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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 21 août 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Jean-Marc Sànchez : «Il n'est pas certain que Pedro Sánchez paie la facture»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Première réaction sur les images que vous venez de voir.

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on a une idée du nombre de migrants sur place ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Selon vous, Pedro Sánchez va-t-il payer la facture ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jean-Marc SànchezFait
    « Il est fort probable effectivement que ça se reproduise, même si c'est un nom peu important de migrants. »
  • 1:30Jean-Marc SànchezChiffre
    « On parlait de 10 à 11000 parmi lesquels on a beaucoup de mineurs qui ne sont ni mineurs ni isolés. »
  • 4:30Jean-Marc SànchezFait
    « L'Espagne est un pays quasi fédéral qui ne dit pas son nom. »
  • 5:30Jean-Marc SànchezFait
    « On a un accord entre l'Espagne et le Maroc qui n'est pas appliqué. une directive européenne qui n'existe pas. »
  • 7:00Jean-Marc SànchezFait
    « Il n'est même pas certain que l'année prochaine dans des élections, il paye la facture. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Marc Sanchez, avocat franco-espagnol. Merci d'être avec nous euh et et surtout de répondre à nos questions. D'abord, première réaction sur les images que vous venez de voir.

Euh ça continue en fait hein. J'ai eu au téléphone monsieur Marchetau hier avant qu'il ne prenne l'avion pour Valence. Effectivement, il m'expliquait qu'il allait tenter de rencontrer là-bas des réfugiés, mais en vérité, tout porte à croire que ce sont des passeurs qui ont organisé ce transfert.

On est très loin des côtes africaines, on est encore plus loin des côtes marocaines et de l'enclave de Seouta. Il est fort probable effectivement que ça se reproduise, même si c'est un nom peu important de migrants. Le message est fort.

Ça veut dire on peut vous atteindre. Non seulement on continue, mais on peut vous atteindre partout n'importe quand. Et donc la question maintenant est de savoir que vont faire les autorités ?

Les autorités locales ne peuvent rien faire et le gouvernement espagnol ne fait rien et le président du gouvernement est toujours en vacances. Alors, dans cette crise, il y a une dimension humanitaire qui est éminatoire ou diplomatique européenne. Il y a une crise de politique interne espagnole, il y a une crise de politique étrangère et il y a aussi une crise de géopolitique internationale.

On oublie que le Maroc est allié des États-Unis et que si effectivement l'alliance entre l'Espagne et le Maroc change en faveur d'une alliance politico-économique avec l'Algérie, les Américains n'auront plus ni d'un côté ni de l'autre de la Méditerranée l'avantage qu'ils avaient de pouvoir contrôler le D3. Donc tout cela a en vérité une implication et des conséquences qui sont beaucoup plus importantes que ce que l'on peut voir. On voit pour l'instant la phase visible des choses.

Il y a toute la face cachée. On ne l'a pas encore vu. Euh est-ce qu'on ne sait pas euh précisément est-ce qu'on a une idée du nombre de migrants qui sont encore sur place à solitaire ?

On a aucun aucun chiffre espagnol ne le savent peut-être pas ou si elles le savent elles ne le disent pas. Moi je suis très surpris. Je rappelle qu'il disait qu'il y avait 2000 migrants et nous avions notre équipe Thbo Marchoto qui était sur place, il nous disait on est à beaucoup plus que 2000 migrants à l'époque.

C'est c'est sans doute beaucoup plus que ça en fait. On parlait de 10 à 11000 parmi lesquels on a beaucoup de mineurs qui ne sont ni mineurs ni isolés. On a beaucoup de réfugiés puisque c'est le statut qu'il demande qu'il ne disent pas d'où ils viennent évidemment puisqu'ils n'ont pas de papier.

On a un accord entre l'Espagne et le Maroc qui n'est pas appliqué. une directive européenne qui n'existe pas. Donc en vérité aujourd'hui on a entre 10 à 12000 personnes qui sont sur le territoire espagnol parce que c'est au tas et l'Espagne et dont on ne sait pas quoi faire et qu'ils ne veulent pas rentrer chez eux.

Reste-t-il encore à savoir où se trouve ce chez eux ? On parle de, on peut le dire hein, euh de de crise humanitaire et on a évoqué des viols hein et on a appris euh que le gouvernement espagnol a annoncé son souhait de transférer 500 jeunes filles euh mineures. Alors, on en est là hein.

La difficulté, c'est vrai, la difficulté, c'est que personne n'en veut parce que en fait les présidents des régions autonomes en Espagne, il faut voir qu'en Espagne les régions ont des pouvoirs beaucoup plus importants. L'Espagne est un pays quasi fédéral qui ne dit pas son nom. Ils n'en veulent pas.

Ils ne veulent pas pour plusieurs raisons et notamment parce que ce sont quasiment tous des opposants à Pedro Sanchez. La plupart des régions espagnoles, notamment celle du sud qui serait susceptible de les accueillir sont dirigés par le parti d' popul qui est le parti conservateur qui est le l'adversaire historique de la de la gauche espagnole. Le problème c'est que au bout du compte, c'est le gouvernement central de Madrid qui a le dernier mot et c'est le Parti socialiste qui dirige ce gouvernement avec sa coalition de gauche.

Et donc dans ces conditions, il va falloir trancher et d'une manière ou d'une autre, soit il va falloir que ces réfugiés viennent en Espagne continental sur la péninsule, soit qu'on en fasse quelque chose. Mais qu'en faire et et où et où les maîtres ? Euh vous l'avez évoqué euh on a on n' pas beaucoup de nouvelles de Pedro Sanchez qui est toujours euh en en vacances, hein, on l'a vu au début mais euh on l'a pas trop vu durant la crise.

Euh selon vous qui connaissez bien euh le pays, il va payer cash Pedro Sanchez. Alors ça n'est pas certain si on est parce que en Espagne on a une particularité, c'est qu'on a un système électoral très différent du système français. Je m'explique, il y a deux façons de payer la facture, soit dans les urnes, soit dans la rue.

Personne ne souhaite que ce soit dans la rue parce qu'il pourrait y avoir des débordements et ça commence à être le cas. Je me souviens de la vidéo qui a été diffusée hier et que l'on a vu sur votre plateau où on voyait effectivement la réaction des Espagnols qui est compréhensible. Et puis de l'autre côté, il y a ce système électoral de liste plurinominal fermée à la proportionnelle à un tour.

Alors c'est un peu compliqué mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tous les partis sont à peu près certains d'être élus mais aucun parti n'aura majorité. Donc pour pouvoir gagner, il faut faire des alliances et Pedro Sanchez ne peut conserver le pouvoir qu'en faisant alliance avec la gauche qui va lui assurer une majorité relative contre une droite divisée.

Donc il n'est même pas certain que l'année prochaine dans des élections, il paye la facture, sauf si des élections anticipées ont lieu, ce qui n'est pas exclu.