Déshabillons-les, François Bayrou : l'autorité d'un centriste
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse partielle
Êtes-vous un gentil centriste utopiste ou une forte tête solitaire ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Pourquoi cette image de gentil centriste ne correspond-elle pas à votre réalité ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Êtes-vous perçu comme conservateur mais aussi comme précurseur ?
- 2:34RelanceÉludée
Pourquoi ne pas rappeler davantage vos propositions sur la dette de 2007 ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Le "fabriqué en France" est-il un thème que vous portez depuis longtemps ?
- 4:00OuverteÉludée
Comment reconquérir vos électeurs de 2007 sans les décevoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:51Fait
« il y a un vrai décalage entre ce que vous êtes et votre image dépinale du gentil centriste utopiste qui veut réunir tout le monde »
- 2:34Fait
« j'ai fait de la question du déficit et de la dette seul contre tous la question principale de ma campagne en 2007 »
- 3:17Fait
« il a été précurseur en 2007 il a envie et il souhaite encore être précurseur aujourd'hui avec ce thème du fabriqué en France »
- 5:25Fait
« à quoi ça sert de dire j'avais bien raison tous les jours »
- 8:53Fait
« il a confiance en son talent et même je vais plus loin en son étoile »
- 10:12Fait
« il a très vite compris que ce sera un geste populaire que ça correspondrait à ce que se disent beaucoup de parents »
- 12:18Fait
« j'ai même été souvent assez gêné de l'exploitation qui en est faite de la redite des images »
- 13:03Fait
« je suis absolument certain que la gifle a été bruitée parce que j'ai jamais frappé assez fort pour faire ça »
- 13:48Fait
« c'est un geste d'éducation »
- 15:16Fait
« le secret c'est d'être absolument authentique d'accord le secret c'est de ne pas être dans en représentation »
- 18:49Fait
« il y a un problème républicain dès l'instant que de très gros intérêts financiers industriels sont liés à de très gros intérêts médiatiques »
- 20:55Fait
« je ne suis pas un homme de coup d'accord il faut que vous rayez ça je suis pas un homme de coup je suis un homme de cohérence »
- 21:40Fait
« TF1 voulait que j'aille sur leur plateau ils étaient même prêts à me payer un avion »
- 23:06Fait
« j'ai inventé le mot sarcolandisation »
- 29:21Fait
« je me suis laissé entraîner dans une colère »
- 34:50Fait
« avec sa tribu son commando c'est quand même lui qui décide »
- 36:58Fait
« même moi ça veut dire deux choses ça veut dire j'ai fait du chemin et compris le cheminement des autres »
- 38:26Fait
« j'ai choisi que cette famille elle devait exister pour son propre compte »
- 41:22Fait
« elle m'a dit écoute on va mettre les choses au point simplement si tu avais cédé comme père on t'aurait toujours aimé mais comme un politique pour nous c'était fini »
- 42:51Fait
« c'est plus facile pour moi d'être fédérateur et consensuel parce que j'aime assez les gens pour voir l'essentiel en eux »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
la question monsieur est-ce que vous êtes un gentil la réponse est non son image est celle d'un vrai gentille mais qui est vraiment François Baayou un sympathique consensuel ou une forte tête solitaire l'homme du dialogue centre ou celui des coups médiatiques comme il en a fait plusieurs dans sa carrière cette semaine nous déshabillons en tout bien tout honneur le président du MoDem qui nous a reçu au siège de son parti François Baou bonjour bonjour vous êtes candidat à la présidentielle pour la trè fois consécutive normalement les Français commencent à vous connaître et pourtant en préparant l'émission on s'est rendu compte d'une chose incroyable du moins surprenante c'est qu'en fait il y a un vrai décalage entre ce que vous êtes et votre image dépinale du gentil centriste utopiste qui veut réunir tout le monde alors est-ce qu'on vous a connu une image fausse et si oui pourquoi vous avez dit des images d'Épinal en tout cas c'est des stéréotypes comme on dit c'est des images portées depuis très longtemps par des gens parce que c'est vrai que trop souvent le centre a été hésitant et qu'il devienne tranché ça change tout je pense que plus on est modéré plus il faut être tranché d'accord donc pour vous c'est c'est pas lié à vous votre personnalité c'est lié au fait que vous êtes centriste c'est l'image du centre c'est lié à l'image du centre puis peut-être je suis trompeur dans le la manière de m'exprimer enfin toutes ces choses alors on va commencer par autre chose c'est peut-être un paradoxe aussi là encore on vous perçoit souvent comme quelqu'un de conservateur et on vous présente souvent comme quelqu'un de conservateur mais en fait vous êtes aussi un précurseur comme l'analyse le sondeur Gael Sliman qui commmente alors il part dansun de vos discours alors très en vogue aujourd'hui sur l'explosion de la dette je vous montre un extrait son commentaire et vous réagissez j'ai fait de la question du déficit et de la dette seul contre tous la question principale de ma campagne en 2007 à l'époque il y avait beaucoup de gens qui disaient mais enfin c'est pas en abordant des sujet comme ça qu'on gagne une élection présidentielle pourtant il y a 7 millions de Français qui m'ont suivi et aujourd'hui il y a 60 millions de Français qui voient que c'était la question principale et qu'on est en train de s'enfoncer il l'avait bien dit seul contre tous et il a bien raison François Baayou quand on Al il il a raison sur tout ce qu'il dit là c'est à la fois il l'avait dit il avait été le premier à le dire avant même la crise il est très précurseur en fait il a un côté précurseur oui c'est c'est pour cette raison qu'on comprend qu'on comprend mal la raison pour laquelle et bien il ne il n'a pas plus rappelé qu'il avait proposé tout cela il y a déjà 5 ans mais on peut dire il a été précurseur en 2007 il a envie et il souhaite encore être précurseur aujourd'hui avec ce thème du fabriqué en France qui est un vrai enjeu aussi des enjeux de politique industrielle derrière beaucoup de choses et donc voilà il on suivi d'ailleurs pas mal et que les autres ont suivi donc il a envie aussi d'être de continuer d'être dans cette tradition certainement certainement mais encore une fois l'habitude veut qu'on consolide son socle rendez-vous compte 18 et5i % d'électeurs qui ont voté François beayrou à l'époque alors c'est compliqué pour lui d'y parvenir de de de rééditer cet exploit là parce que dans son dans ses 18 et5i % il y avait une partie d'électeurs de gauche déçu par la campagne de Segolen Royal il n'empêche que essayer de reconquérir cet électorat là et plus logique en tout cas comment par là plutôt que d'essayer de séduire tout de suite d'autres électorats plus difficiles à séduire voilà alors toute une analyse de votre positionnement dans cette campagne j'adore les sondeurs vraiment c'est très vous les alors vous les aimez pas on comprend vous les aimez pas non je dis pas que je les aime pas c'est je pense que d'abord il y avait des choses justes dans ce que disait monsieur Sliman mais il y a une chose certaine c'est que que si vous ne n'imposez pas des sujets nouveaux dans une campagne électorale alors évidemment vous avez l'air de rabacher le fait que la question du déficit et de la dette que je rappelle elle doit être accompagnée de la question de la réflexion sur pourquoi du déficit et pourquoi de la dette et ça nous relie à la question de la tragédie qui fait qu'on ne produit plus en France et que donc si on veut un redressement alors il faut que ce redressement il comporte la question du désendettement il comporte la question de la production il comporte la question de l'éducation et la question de la moralisation de la vie publique d'accord en même temps ce qu' dit et c'est vrai que ça peut être la perception parce que même si tout ça est lié c'est que dans un cas vous étiez sur une thématique réduction de la dette vous étiez précurseur et aujourd'hui vous pourriez même si vous le dites dire davantage j'avais bien raison j'avais bien raison pour faire revenir vos électeurs d'avant à quoi ça sert de dire j'avais bien raison tous les jours à quoi ça je sais pas visiblement visiblement vous reconqu non mais visiblement il y a la question de faire revenir vos anciens électeurs et puis d'ire de nouveau avec le on va on va pas faire de non non non non mais la question c'est quel élector à quel élector parlez tactique électorale mais euh il dit quand même que votre score de 2007 c'est fait dans un contexte particulier avec des déçus de la candidate de gauche qui ne croyaient pas en leur candidate vous avez bénéficié de circonstances exceptionnelles est-ce que vous y pensez à ça est-ce que pour vous vous avez effectivement bénéficié de circonstances exceptionnelles du tout pas du tout j'ai bénéficié d'une campagne que nous avons faite du travail que nous avons fait pour que naisse en France ce ù pour que se révèle en France un courant politique très profond très puissant et dont on a absolument besoin pour équilibrer le pays et ça n'est pas les circonstances exceptionnelles qui l'ont fait naître c'est le travail que nous avons fait qu'il a révélé et ce ça va se passer de la même manière cette fois-ci avant donc vous pensez non on va pas s'embêter excusez-moi j'ai aucune j'ai pas accepté cette émission pour qu'on fasse la 1e émission sur les tactiques électorales franchement vous m'avez écrit pour dire je fais une émission avec vous elle ne portera pas comme d'habitude sur les questions politiques mais elle portera sur votre personnalité c'est pour ça que je l'ai accepté donc on va évacuer cette question des sondeurs qui viennent parler de sondage on s'en fiche d'accord non mais c'était pour revenir sur vos thèmes ça nous paraissait important pour les pour les pour les téléspectateurs alors cette stature de présidentiable vous la travaillez depuis 10 ans à l'époque vous êtes patron de l'UDF vous présentez à la présidentielle de 2002 et là vous surprenez tout le monde en adoptant une posture de rebelle vis-à-vis de Jacques Chirac qui prépare al l'URE de créer qui propose de créer un grand parti he l'UMP qu'on connaît aujourd'hui avec la droite et le centre et là vous faites un coup d'éclat en février 2002 vous perturbez la naissance du mouvement alors on a demandé à quelqu'un qui vous connaît bien qui connaît bien la vie politique française de commenter quelques images il s'agit d'Alain duamel qui revient sur ces images justement de François Baou trouble fait face au pour le coup les images on les a pas revu souvent j'espère qu'ell vous inspireront davantage le temps d'une éclairci Philippe doueblas est allé accueillir celui qu'onattendait pas et qui est venu au nom du principe que quand on a des choses à se dire on se les dit les yeux dans les yeux et face à face en tout cas ici sur la terre de rugby le Sud-Ouest et tout est fait pour organiser un accueil chaleureux à défutjour sincère à celui qui vient pourtant dénoncer l'hégémonisme d'un parti unique réuni derrière un seul homme si nous pensons tous la même chose c'est que nous ne pensons plus rien alors il y a des lieux au premier sifflé Alain Jupé intervient pour demander le respect savez que c'est quand même très rare qu'à un congrès d'un grand parti et un congrès à un moment important c'était un moment fondateur au sens littéral là que quelqu'un arrive pour en fait porter la contradiction absolue honnêtement moi je l'ai bien aimé ce jour-là ah oui j'ai ah oui je me suis dit ça au moins il a il d'abord il a des trips ensuite ça fait encore partie de ces très très rares hommes politiques je suis sûr qu'il y en a pas cinq aujourd'hui en France qui qui ose aller à un congrès et et au fond faire confiance à la puissance de leur verb et et à leur sincérité ou à leur charisme pour dire au minimum je témoigne au maximum j'inverse et et avec clcul ça dit qu'est-ce que ça dit sur lui sur ce sur sur le le personnage ça dit d'abord beaucoup de confiance en soi oser faire ça ça prouve qu'il a confiance en son talent et même je vais plus loin en son étoile d'accord paril fallait plus que du talent et et puis quelqu'un qui non seulement n'a pas peur mais a envie de de démontrer son originalité par rapport à ses propres concurrents par rapport à ses père par rapport à ceux qui peuvent avoir les mêmes ambitions que lui d'accord alors il va s'illustrer encore quelques semaines plus tard dans cette campagne de 2002 où il est candidat à la présidentielle au départ assez bas dans les sondages au mois d'avril un frémissement et arrive un événement qui là aussi le fera considérer autrement je vous montre François baayrou' avance prudemment à l'extérieur des jeunes viennent de lancer des pierres jeunes comprennent que la France ça ne peut plus vivre comme ça sera temp aussi que dans des quartiers comme ceci il a un minimum de rest pendant la discussion quelques enfants se massent autour du candidat l'incident n'ira pas plus loin mais le soir les événements de la journée ont marqué les esprits ces attitudes là ne sont pas acceptables ni de près ni de loin le geste lui-même c'est un réflexe on le voit très bien l'explication question c'est que François Baayou est un enseignant qui a l'habitude que les adolescents l'écoutent quand même même s'il a pas enseigné très longtemps un père de famille nombreus et quelqu'un qui a aussi un petit côté c'est moi le chef quand même he bon donc ça c'est de l'ordre du réflexe compréhensible de sa part ensuite il y a l'homme politique qui réapparaît dans l'exploitation politique qu'il en fait bien sûr et il a très vite compris parce que il travaille pas toujours assez certains dossiers mais en revanche on peut pas dire qu'il manque d'intuition politique il a très vite compris que ce sera un geste populaire que ça correspondrait à ce que se disent beaucoup de parents beaucoup d'enseignants qui ont envie de faire la même chose dans les mêmes cas et et que non seulement il fallait l'assumer mais mais que d'une certaine manière il fallait en faire le totem de sa campagne et c'est un peu ce qu'il a fait h ce qui ce qui ce qui est frappant aussi c'est que justement cette image qu' peut avoir de centriste parfois assez consensuel ou qu'il a pu chercher à se donner là on voit bien qu'il est dans ces deux moments qui qui qui qui n'est pas du tout finalement celui-là pour moi c'est un François berou c'est un vrai faux centriste c'estàd que d'une part c'est un centriste idéologiquement on peut pas dire le contraire par tradition par filiation par par type de culture par conviction au pluriel mais en même temps il a pas du tout le tempérament du du centriste classique c'est c'est quelqu'un je je dis pas matchiste mais enfin c'est quelqu'un de très virile qui qui qui veut être un chef qui veut être un patron qui en a d'ailleurs l'ambition au plan national et et qui à chaque occasion symbolique va dans ce sens et essaie de convaincre les gens qui d'ailleurs souvent sont convaincus par ça que il a peut-être des opinions modérées mais qu'il est le contraire d'un mou voilà vous d'ailleurs on l'a vu il y a 2 minutes tout à l'heure voilà vous ne ratez pas une occasion de montrer que vous n'êtes pas un mou que pensez-vous de son analyse je trouve tout est à peu près juste euh juste et intuitif de la par d'in duamel euh que je connais bien qui me connaît bien euh une chose n'est pas tout à fait juste je n'ai pas fait d'exploitation de la gifle ah bon et j'ai même été souvent assez gêné de l'exploitation qui en est faite de la redite des images j'ai oui c'est vrai ça devient le totem pour j'ai souvent expliqué euh il faut que vous pensiez quand vous les montrer qu'il y a aussi des enfants là des enfants qui ont vécu ça qui ont subi peut-être enfin c'était c'était c'était pas méchant c'était un réflexe comme Madame duamel l'a dit mais il faut que vous pensiez à eux et si ces images ont été diffusé c'est contre ma mon gré la journaliste qui les a prises attestera que je lui ai dit vous devriez pas montrer ça ah bon mais pour vous pour vous pour les gamins donc et donc pour les gamins et et donc que non j'en ai pas fait d'exploitation et je n'ai pas aimé un certain nombre bre de choses par exemple je suis absolument certain que la gifle a été bruitée parce que j'ai jamais frappé assez fort pour faire ça ah oui alors ça j'avoue qu'on n pas pour revérifier 10 ans après c'est pas facile c'est impossible d'accord P une tape paternelle voilà d'accord non mais quand il dit vous en avez fait enfin qui parle de cette exploitation politique c'est que vous donnez du sens vous on voit bien le discours du soir c'est vous vous assumez le geste en fait oui bah bien sûr et c'est un geste d'éducation je je je n'ai je n'ai pas approuvé queun tribunal punisse un maire pour avoir fait la même chose il y a des moments dans la vie où on a besoin de fermeté dans l'éducation et quelquefois c'est plus bon c'est plus éloquent symboliquement mais vous dites je ne voulais pas qu'on les diffuse pour les enfants visiblement pas pas par rapport à vous euh vous auriez raté une belle occasion finalement vous vous l'avez dit cette image a été diffusée rediffusée de vous imposer comme un homme d'autorité vous y avez pas pensé à ça sur le moment cette image je n'y pas pensé non vous pensez pas comm ntait pas une stratégie non mais après c'était un geste d'un père de famille d'accord et sur la diffusion d'images parce que on imagine quand même depuis le temps que vous êtes en politique vous y pensez aux images surtout après le fameux congrès duem où on vous voit vous y pensez quand même à l'imp-être peut-être mais moins que que vous ne croyez on cro pas je pense qu'en politique voilà le secret c'est d'être absolument authentique d'accord le secret c'est de ne pas être dans en représentation de dire le le plus profondément ce qu'on est ce qu'on pense de laisser transparaître les choses de laisser passer des émotions négatif parfois ouais bah c'est la vie hein c'est il faut aussi parfois que s'expriment des émotion de de remise en ordre non mais il est assez vrai ce qu'in duamel a dit que j'ai plutôt un tempérament euh autorité d'autorité je dis pas autoritaire mais c'est quoi la différence entre d'autorité et autoritaire non l'autorité est naturelle autoritaire c'est forcé qui veut forcer son autorité d'accord donc donc vous constatez que vous avez de l'autorité mais vous ne cherchez pas par je le constate pas c'est la vie c'est comme ça constate que quand vous me dites on passe à l'extrait suivant je me h autre chose sur les événements ces images pour le coup la gifle alors on l'a vu revu et cetera mais bon c'est un incontournable ce fameux congrès de 2002 on a l'impression quand même ça a été un déclic parce qu'avant vous étiez un ministre de l'Éducation enfin vous aviez été vous n'étiez pas jusqu'avant mais enfin plutôt consensuel c'est ce qu'on avait retenu de vous on vous avait on voyait plutôt comme quelqu'un de modéré là vous apparaissez du jour au lendemain comme le rebelle qui va braver là on pense que même physiquement ça devait être assez éprouvant qu'est-ce qui s'est passé est-ce qu'il y a eu un déclic est-ce que ça vous a changé est-ce que c'est un tournant dans votre vie politique non c'est un moment très heureux pour moi très risqué très risqué ah B parce qu'il y avait 7000 8000 9000 personnes qui étaient en réalité en opposition forte avec moi et qui le manifestai mais c'est un moment très heureux parce que enfin je disais ce que depuis des années j'avais besoin de dire c'était céit c'est-à-dire que il n'était pas vrai que nous étions tous sur la même ligne dans ce qu'était l'opposition de l'époque UDF RPR comme on disait euh et j'étais absolument certain de la manière dont tout ça dégénérerait et je vois doublasi qui m'accueillait comme le promoteur de cette manifestation voà de cette manifestation et qui aujourd'hui a dit ben je me suis trompé François Baayou avait raison c'est vrai c'est vrai là pour le coup les images donc et donc c'était c'était un moment très heureux comme chaque fois qu'une famille politique renait la renaissance d'une famille politique ou la renaissance d'une personnalité c'est c'est vous de vous-même c'est vous qui êtes né à ce momentl P je dis pas né mais j'ai probablement quelque chose a changé dans le regard des gens plus profondément en cet instant-là quand beaucoup d'autres par la suite dans le dans le regard des politiques non des des citoyens français des citoyens alors on va revenir sur un autre autre moment je peux vous montrer les images c'est très court c'est les images d'un autre coup pour le coup c'est médiatique cette fois-ci c'est une gifle symbolique à une animatrice de télévision Claire Chazal là c'est la campagne d'après on a l'impression qu' a quand même des constantes dans vos campagne c'est ce qui est frappant et là vous l'attaquez bille en tête sur le plateau de TF1 sur les liens entre son patron Martin buig et un certain candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozi je repasse les images et on commment je considère pour moi cler que l'argent et la politique doivent être séparé je pense que l'un ne doit pas avoir barre sur l'autre notamment lorsque ces puissances économiques détiennent de très grands médias c'est une accusation extr accusation extrêmement violente qu'il faudrait j'allais dire étayer par des choses concrètes l'amitié ne signifie pas forcément une prise de position ou des concessions sur l'idéologie et les idées polities Chazal que vous défendiez je comprends très bien que vous défendiez cette thèse précisément sur votre antenne je ne défends mais je puis vous assurer mais je puis vous assurer qu'il y a un problème républicain dès l'instant que de très gros intérêts financiers industriels sont liés à de très gros intérêts médiatiques et sont en liaison intime avec l'État et alors là on voit c'était tout juste sur le fond ça a été dit beaucoup par d'autres après oui donc vous regrettez rien sur la forme quand même c'est pour le coup face à une femme en plus on a l'impression la pauvre qu'elle est ai souvent parlé avec CLIRE Chazal depuis bien sûr bon c'était un peu vif c'était un peu rude Ctait la première chaîne de télévision française avec une audience énorme un impact énorme à cette époque beaucoup plus important que aujourd'hui oui avec la TNT sur vie politique et et ce qui se passait cette espèce de on est en septembre 2006 he je précise avant le début de la campagne espè de d'organisation qui euh était faite pour montrer constamment Nicolas Sarkozi dans sa gloire c'était insupportable et d'ailleurs les Français l'ont pas supporté c'est en raison de ce type de mise au point que les Français ont dit ben au fond il est crédible ce ce François c'est François Baayou est est cohérent il ose dire les choses et il est crédible bah c'était c'était bien oui parce que c'est vrai que ça vous a et puis après vous avez récidivé d'ailleurs si l'on pe dire quelques mois plus tard toujours pass à cler Chazal ça vous a posé effectivement comme le candidat antiystème donc ça a été effectivement un des axes fors mais ça pose deux questions c'est est-ce que vous êtes un homme de coup parce qu'on le voit là plusieurs fois il y a quand même c'est gros risque peut-être mais un un coup et et puis deuxièmement est-ce que c'est des choses que vous préparez que vous entre guillemets préméditez non je ne suis pas un homme de coup d'accord il faut que vous rayez ça je suis pas un homme de coup je suis un homme de cohérence simplement je n'accepte pas quand les choses ne sont pas claires et loyales pour moi la démocratie la République c'est quelque chose qui doit imposer la la loyauté que les gens puissent être entendus puissent être respectés pour ce qu'ils sont et donc je n'accepte pas quand quand c'est manipulé ou quand j'ai le sentiment que c'est manipulé et donc je m'exprime avec suffisamment de force pour que on l'entende mais vous l'aviez préparé c'est quelque chose vous a dit là il faut un coup d'éclat je vais me faire complètement oubli écrasé je l'avais préparé en un seul sens c'est que TF1 voulait que j'aille sur leur plateau ils étaient même prêts à me payer un avion parce que c'était à une université d'été dans le sud-est ils étaient prêts à me payer un avion pour que j'aille sur leur plateau et j'ai refusé parce que je voulais être loin d'eux j'avais des comptes j'avais des comptes enfin j'avais des comptes à exiger demander et je voulais être loin d'eux et donc pourquoi pourquoi loin parce que vous aviez peur de la vous vouliiez pas être reçu plateau il y a forcément voilà une connivance et je voulais pas m'en prendre à Claire Chazal en particulier je voulais m'en prendre à la chaîne et il fallait un peu de distance d'ailleurs donner lieu ensuite à des scènes absolument homériques avec les dirigeants de la chaîne à l'époque et de l'information à l'époque on a entendu les murs trembler des enguelades que nous avons eu mais c'était absolument juste mais alors ce qu'on a envie de vous dire là quand on voit ces images effectivement emblématique d'avant la campagne de 2006 ces images emblématiques de 2002 on se dit mais tiens en 2012 on en a pas vu il y a pas eu ça ah il y a pas eu de drame il y a pas eu bah oui mais c'est pas ce qui vous a manqué vous manqué j'ai parlé non voyez euh je vous ai dit je ne suis pas un homme de coup il faut que vous que vous sortiezz d'intuition il a dit àin duamel un homme d'int j'ai trouvé cette année que pendant un certain temps la campagne était équilibrée C temps-ci elle ne l'est plus je l'ai donc dit j'ai inventé le mot sarcolandisation C c'était une manière de condamner la même chose bien sûr mais on peut pas ça serait pas élégant de recommencer toujours les mêmes les mêmes choses moi j'ai j'essaie d'avoir un peu de sens esthétique aussi ah d'accord d'accord donc les affrontements comme ça ces affrontements un peu virile entre guillemets c'est pas quelque chose que vous recherchez vous systématiquement parce que vous avez souvent on a revu on va pas toutes les remontrer mais on se rappelle de la les élections européennes de 99 vous traitez Nicolas Sarkozi de menteur en direct sur un plateau de télévision et après c'était vrai la question n'est pas mais en tout cas vous y allez pareil donc on a l'impression que vous aimez bien c'est il faut y aller franco d'accord mais là là vous le faites pas cette fois-ci vous vous dites j'en sais rien là campagne commence à peine c'est pas si l'occasion se présente c'est si la situation l'exige l'exige d'accord il a dit autre chose alin diamel vous dit vous êtes globalement d'accord avec tout il y a autre chose peut-être Ave avec lequel vous serez moins d'accord il a il vous a fait un compliment vous avez de l'intuition mais il a dit aussi que vous ne travaillez pas assez c'est pas vrai ah bon c'est pas vrai alors pourquoi tout le monde dit que vous travaillez pas assez peut-être parce que j'ai un aspect comment dire plus de facilité mais c'est absolument faux j'écris moi-même tout ce que je signe je suis probablement le seul homme politique de ce niveau qui écrivent lui-même ses discours ses livres ses dossiers y compris les dossiers économiques et financi parce que c'est pour moi quelque chose que j'apprécie beaucoup que j'aime beaucoup j'aime beaucoup l'économie et la finance oui mais alors pourquoi c'est pourquoi pourquoi pourquoi ce sont des choses que ceux qui vous ont côtoyé véhiculent et pourquoi on dit pourquoi parce que on était sur les imagesich pourquo parce que ça donne une impression de facilité et c'est peut-être une impression excessive d'accord bon alors vous avez dit vous ne faites pas de coup médiatique on l'a entendu du vous faites des coups d'éclat vous aimez les affrontements on en a vu qui vous qui ont marqué favorablement votre parcours il y en a quand même eu un qui a été dans l'image et qui reste comme un raté un gros raté euh on le revoit d'ailleurs souvent dans les reportages les sujets et cetera comme étant le moment qui a dit-on terni votre image pass ça à montrer un autre François baayrou vous savez de quoi je veux parler je vais rappeler pour les téléspectateurs donc c'est une altercation avec Daniel conbendit en 2009 en pleine campagne européenne à l'époque vous êtes au coup à coup dans les sondages bon ce sont que les sondages mais ça a peut-être son importance beaucoup de tension sur le plateau je vous propose de revoir les images avec un petit commentaire d'un psychanalyste philosophe spécialiste du langage Jean-Pierre Winter et Sarkozi dit Monsieur con bandit parce qu'il l'avait interpellé moi je vous connais depuis longtemps on se téléphone souvent je peux pas en dire autant on se téléphone souvent vous êtes venu déjeuner trois fois à l'Élysée en tant que président en tant que président du groupe avec tous les présidents don le président de ton groupe mais je me sens pas mal je trouve ça ignoble de ta part parce que tu sais exactement ce qu'il se passe quand on est président de group tu as été député européen tu sais ce que c'était et ce genre de jeu devant les citoyens et bien mon pote je te dis jamais tu seras président de la République parce que tu es trop minable pour ça trop minable je ne suis pas sûr que vous puissiez vous employer le mot ignomini si je peux fait par du langage parce qu'il y a un certain nombre d'ignominies que vous Daniel conbendit n'avit pas hésité à porter par exemple point à la ligne par exemple point à la ligne par exemple par exemple je trouve ignoble moi d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter je sûr que tu viens là-dessus alors ah là là on téléphone souvent vous voulez répondre on répond on pass c'est une vieille histoire que tout le monde vous êtes venu déjeuner trois fois à l'Élysée certes une fois vous êtes arrivé en retard on on remarquera quand même que Daniel cbit le tu-i alors que lui continue à le vous voyeer pour mettre de la distance hein pour mettre de la distance mais que du coup Daniel conbéin apparaît comme celui qui joue Fran jeu euh qui i Ono d'habitudeoi d'habitude pas de raison là que devant les téléspectateurs on joue la comédie donc du coup il apparaît comme un comédien et je pense que ça doit participer en partie à son malaise et quand on est mal à l'aise on va chercher dans les fonds de tiroir de de quoi se défendre et là pour le coup euh c'est assez c'est assez malheureux c'est pas c'est pas à la hauteur de ce qu'on pourrait attendre du personnage et du rôle que François berous se donne oui vous voulez dire que là il est dans un registre qui n'est pas le sien habituel qui se laisse quoi vous pensez qu'il se laisse déborder parce que la question qu'on s'est beaucoup posé alors après la réponse c'est pas forcément évidente à trouver c'est est-ce que c'était une stratégie est-ce qu'il avait décidé finalement de l'attaquer là-dessus en disant je vais marquer des points ou alors est-ce qu'il s'est laissé emporter par l'émotion l'autre effectivement qui qui l'agresse un peu tu es un minable et c'est et c'est l'impulsion quoi voilà c'est toute la question oui bon c'est je n'en sais rien je je sais pas si c'est calculé ou pas il y a aucun moyen de le savoir sauf si François berou lui-même nous le dit mais ce qui m'apparaît certain c'est que il est il est mal à l'aise il est il est très mal à l'aise comment vous voyez qu'il est mal à l'aise je je le vois à sa sa rhétorique qui change justement un changement de rhétorique tout d'un coup il est il passe dans un registre qui n'est plus du tout celui auquel il nous habituer et de l'allusion d'ailleurs parce qu'il est dans l'allusion quand il parle de son Liv faut il faut il faut que con Bendit lui demande de deux ou trois fois avec istance de cesser d'être allusif pour que il prenne la décision de de le dire ce qu' laisse penser que c'était pas si calculé que cela voilà les images une interprétation ou juste c'est juste ce que Monsieur V a dit c'est ass juste c'est-à-dire que je me suis laissé entraîner dans une colère et il faut pas ah c'est donc la colère parce qui vous a provoqué en fait vous l'z provoqué insulter insulter d'accord et cette image donc alors bon je rappelle parce c'est vrai que c'est très vous êtes dans l'allusion c'est ça qui est surprenant en fait quand on quand on on a l'impression que vous êes d'habitude quelqu'un de très clair qui dit les choses clairement là vous êtes dans l'allusion on ne comprend pas exactement à quoi vous faites référence alors je le rappelle très brièvement c'est un livre où Daniel Comed dit revendiquer des comportements ambiguus à l'égard des enfants un livre sorti en 75 sur lequel il avait déjà fait un M à coup une Amand d'onorable en disant que c'était de la provocation donc a priori une vieille affaire et c'est vrai que quand on voit ce plateau on se dit il y a deux agresseur finalement enfin vous qui l'agressez ce qu'on a retenu lui vous agresse aussi pourquoi finalement selon vous l'histoire a retenu que c'était vous l'agresseur et pourquoi cette séquence vous a autant nuit parce qu'on peut quand même dire que ça a été un moment ça a été un bah oui ça arrive que il y ait dans la vie des des moments qui sont mal interprétés ou surinterprétés bon c'est comme ça mais et vous en avez vous y avez j'imagine vous y avez repensé vous en avez tiré des leçons des enseignements la principal leçons c'est que il faut jamais se laisser entraîner dans une colère la colère est mauvaise conseillère dans la vie euh et en politique en particulier et dans les débats encore plus il faut être le plus de sangfroid possible et il arrive que quelquefois et c'est toujours une faute on soit pas de sangfroid et là c'est vous qui avez manqué de sang-froid ou c'est Daniel conbedit qui a l'art de faire sortir les gens de leur gond est-ce que c'est une situation dans laquelle vous êtes retrouver avec d'autres les deux mon général les deux ouis oui je pense que con bit est volontiers provocateur euh il le fait ça bien d'ailleurs et que moi il m'arrive d'être un peu épidermique comme ça vous dites je me suis mise en colère ça a été une erreur je me suis laissée effectivement un peu déborder par mon par mon émotion euh ça a montré c'est ce que c'est aussi pour ça peut-être que ces ces images continuent à marquer un François Baayou qu'on ne connaissait pas qu'on avait jamais vu euh voilà mais et s'il était vraiment comme ça c'est un peu la question qu'on peut se se poser vous vous répondrez quoi c'est la question monsieur est-ce que vous êtes un gentil la réponse est non on l'a vu d'accord est-ce que vous êtes un colérique vous dites oui mais maintenant je fais très attention je suis pas un colérique je pense pas qu'on puisse me définir comme ça mais disons que euh parfois j'ai le sang bouillant et ceci encore une fois il faut pas que ça ait sa place dans la politique bon et puis ça ça explose quelquefois d'accord mais là ça n'explosera plus vous avez dit d'accord donc finalement par rapport à ce que vous avez dit sur le moment j'assume quand je suis en colère moi j'y vais enfin je ne regrette rien je pratique pas la politique des regrets ce que vous aviez dit le lendemain de cet événement aujourd'hui vous êtes non je ne pratique pas la politique des regrets pratique pas la politique des regrets mais vous dites quand même non je dis que il faut pas se mettre en colère il faut pas en général et sur un plateau de télévision parce que la colère vous affaiblit vous diriez en particulier sur un plateau de télévision ou ouais bah sur un plateau de télévision vous avez des millions de spectateurs alors évidemment c'est pas tout à fait c'est pas tout à fait comme si vous êtes au coin de la rue hein d'accord d'accord voilà ou bien enfermé dans votre chambre a des caméras partout aujourd'hui casser en train de casser un verre il y a des caméras partout aujourd'hui pour terminer je voudrais revenir et prolonger une phrase dite par Alain duamel tout à l'heure il a dit il aime bien être le chef et alors alors cette question du chef du chef solitaire du chef avec ses troupes et cetera c'est quelque chose qui qui traverse un peu votre parcours parce que vous avez eu des troupes nombreuses lorsque vous étiez patron du DF hein vous avez aussi dirigé le groupe parlementaire 120 députés et puis elles se sont réduites vous avez connu une traversée du désert vous avez vu aussi revenir quelques anciens alliés en septembre dernier je vous propose de revenir sur cette solitude ce que vous en avez dit à deux moments commenté toujours par Jean-Pierre winter on verra si vous êtes toujours d'accord avec son analyse mes compagnons les vrais ne jamais tourner le dos donc les autres étaent des faux ma ma tribu mon mon mon commando ne m'a jamais tourné le dos jamais il y a eu une seconde de fissure mais il est vrai que les élus les notables les ceux-là sont partis du côté du pouvoir mais c'est qu'il pense que le pouvoir c'est plus important que les idées ça fait mal pour moi c'est leère bon c'est désagréable mais ça c'est pas mal au sens vous comprenez c'est pas la maladie d'un enfant c'est pas c'est pas la menace de santé sur quelqu'un que vous aimez c'est pas quelqu'un que vous aimez qui s'en va pas du tout euh je serais tenté de de penser que cette solitude elle est revendiquer euh nécessaire probablement euh mais qu'elle qu'elle le désole aussi quand même quoi qu'il en dise par ailleurs ah bon oui parce que il a beau dire que entouré qu'il a comme attribu sa tribu euh il n reste pas moins que la politique ça se fait justement avec des élus et avec des gens avec qui on va partager le pouvoir de décision h et et et souvent quand on lit des des interviews ou des des commentaires de gens qui ont été proches de de François berou euh on a impression qui est peut-être fausse hein mais que on contribu à créer ceux qui l'ont approché politiquement que finalement il a un côté quand même autocratique ce qui n'est pas tout à fait la même chose que la solitude mais alors parce qu'il y a deux choses effectivement là là il parle de la solitude ceux qui l'ont lâché et puis il dit j'ai ma tribu mon commando mais quand il parle de sa tribu et de son command on a quand même l'impression que avec sa tribu son commando c'est quand même lui qui décide quoi c'est sa tribu enfin du moin c'est ce qu'on peut entendre c'est et c'est c'est pourquoi politiquement je suis pas sûr que ça tienne vraiment le coup parce que si on peut décider un peu en étant dans la position dans le rôle équivalent au pater familial comme ça de voilà de décider pour pour la famille si ça tient le coup effectivement avec des gens qui le suivent depuis longtemps politiquement il faut il faut il faut jouer avec les alliances hein et alors d'autant plus que on revendique d'être centriste alors le message l'objectif de de ce weekend il y a deux messages le premier est un message de rassemblement calme et serein en prenant le temps de ce rassemblement la famille politique du centre a été éclatée pendant trop longtemps un jour prochain elle se reconstituera elle se reconstruira maintenant c'est cette année année présidentielle où Monsieur meignor participe à cette université il y a une valeur symbole quand même mais parce que au fond tout le monde a fait du chemin tout le monde même moi ce qui est troublant dans dans l'expression c'est tout le monde a fait du chemin ajouter même même moi c'est déjà se mettre en dehors de de tout le monde justement comme si comme si c'était presque un exploit quoi hein le même là avec toute l'équivoque d'ailleurs de du du mot euh semble presque contredire ce qu'il est en train de dire oui parce qu'on peut il y a deux on peut comprendre de deux manières on peut penser même moi sous entendu même moi pour qui c'était très difficile d'en faire ou alors même moi parce que moi j'ai raison voà voilà donc c'est pour ça que bon c'est c'est très équivoque et que ça ça fait sourire quoi même moi pourquoi même moi bah vous avez dit les deux choses c'est assez vrai un même moi par c'est pas mon tempérament de euh n'est-ce pas faut peut-être rappeler en quelques phrases rappelez rappelez il y a derrière tout ça un débat qui dure depuis 10 ans depuis les premières images que vous avez montrer 2002 p est-ce que le centre c'est une partie de la droite ou est-ce que le centre c'est une famille à parentière c'est c'est ça la question et c'est une question fondamentale ouis moi je prétends qu'il y a qu'une question en politique c'est to be or not to be voilà et pour vous on voit bien pour vos amis elle s est-ce que c'est est-ce que vous choisissez d'être ou de ne pas être d'accord donc vous vous avez choisi d'être al si vous choisissez de ne pas être vous avez beaucoup de satisfaction vous avez beaucoup de privilèges on vous récompense vous avez des postes vous avez des gallons vous avez des chapeaux à plume vous avez minè des ministères des sièges toute cette affaire là mais ça n'est pas autre chose que d'acheter sa disparition d'être payé pour disparaître et bien moi une fois pour toute et il y a longtemps et puis je crois même avant de avant de le décider consciemment euh moi j'ai choisi que cette famille elle devait exister pour son propre compte et donc même moi voilà même moi ça veut dire deux choses ça veut dire j'ai fait du chemin et compris le cheminement des autres même si je pense qu'il se trompaient et j'ai fait du chemin là il y a une note amusée et compris le cheminement des autres et tendu de la main même si c'est pas absolument ma pente mon tempérament c'està dire que vous avez étendre la main à certains même si c'était pas votre pente c'est ça mon tempérament ça n'est pas de faire des compromis vous le savez bien ça ne m'empêche pas d'avoir compréhension et peut-être même affection pour des gens que je retrouve mais al il y a quand même un paradoxe parce que effectivement il y a vous le dites hein toujours votre tribu votre commando vous avez cette espèce de parce qu'effectivement beaucoup sont partis donc il y a ceux qui ont gardé la ligne le commando mais en même temps est-ce que c'est pas incompatible cette posture de chef de commando avec celle de quelqu'un qui doit négocier avec les uns les autres pour faire ce compromis au centre est-ce que là il y a pas deux rapports au pouvoir différents deg l'a montré de manière éclatante qu'il y avait un temps fondateur pour ne se laisser détourner en rien de sa route c'est le temps du commando et après à supposer que les choses tournent bien il y a un temps dans lequel vous réunissez fédérer faites venir discuter ouvrez toutes ces choses-là euh mais même la solitude c'est quelque chose de fondateur c'est-à-dire que tout d'un coup vous vous trouvez face à l'essentiel mais vous faites vos choix de vie c'est quoi des choix de vie vous dites voyons quel qu'est-ce que je voudrais que mes enfants garde de moi et ça vous en parlez avec les gens votre petit commando vous avez voilà euh souvent et j'en parle avec mes enfants souvent avec ma femme souvent avec oui j'en parle beaucoup d'accord qui on imagine vous ont encouragé dans cette voie oui euh mais vous avez dit effectivement il y a les deux un jour h c'était dans cet été 2007 qui était si difficile après la présidentielle effectivement après la présidentielle et le départ de tous les notables h bon c'était pas agréable et donc j'étais soucieux je dormais mal j'étais en vacances à à la maison dans les Pyrénées c'était pas un moment très agréable et puis un jour l'une de mes filles m'a pris à part et elle m'a dit papa écoute qu'est-ce qui t'arrive il faut qu'on en parle je lui dis ben tout ça ces choix ils sont ils sont tous partis à cause de ce que j'avais dit sur Nicolas Sarkozy elle m'a dit écoute on va mettre les choses au point simplement si tu avais cédé comme père on t'aurait toujours aimé mais comme un politique pour nous c'était fini ah oui et ça a été un moment assez important de ma vie parce que tout d'un coup euh quelqu'un qui était pour moi essentiel me rappeler quelque chose d'essentiel etelle vous renvoyz les valeurs que vous lui aviez peut-être transmisesouou en tout cas elle renvoyait quelque chose qui pourrait le compter et donc pour moi aussi et quand même sur la rapport au pouvoir vous avez dit il y a deux phases phase 1 comment commando phase 2 on élargit la question c'est vous votre tempérament ce que vous êtes est-ce que vous êtes plutôt est-ce que vous n'êtes pas plutôt fait pour la phase 1 commando que pour la phase 2 on négocie et on rassemble écoutez j'ai commencé par la phase 2 oui avec mais paraît que ça vous vous embêt de gérer les députés j'ai été très jeune secrétaire général de l'UDF avec giscar c'était très agréable j'ai fait ça avec beaucoup de plaisir j'ai été très jeune président conseil général j'ai été très jeune et ça et ça marchait très bien j'ai été très jeune ministre de l'éducation nationale et on peut pas dire que je me sois pas entendu avec le monde de l'éducation nationale h on m'a même reproché de mend d'aviré trop consensuel trop avec eux je ce que je récuse je pense qu'il faut créer de de l'Entente pour diriger une grande maison comme celle-là et puis après j'ai une phase politique qui en effet était une phase de affronte voilà qu'on a vu démarrer en et donc j'ai fait mes preuves dans la phase 2 autant que dans la phase 1 et pour tout vous dire alors pour aller au plus profond c'est plus facile la phase 2 que la phase 1 c'est plus facile pour moi d'être fédérateur et consensuel parce que j'aime assez les gens pour voir l'essentiel en eux donc ça se passe bien d'acc ça s'est bien passé avec oui mais entre temps il 10 al c'est ça on peut se dire pendant les 10 ans il a changé non personne ne change jamais je vous dis un secret personne ne change ch jamais les femmes peut-être les hommes en tout cas jeai jamais vu changer on n pas si différent que ça il y a pas de raison pourquoi vous dites les femmes changent souvent non non pas du tout non non c'était pour émettre une réserve de prudence parce que je ne connais enfin de l'Intérieur qu'une des deux parties de l'humanité alors vous dites on change pas peut-être les femmes mais les hommes changent pas vous avez un peu changé qu'est-ce que si vous deviez résumer le petit changement qu' a pu avoir cette expérience je suis moins perpétuellement
[Musique]
batailleur moins perpétuellement confrontation je suis plus apaisé voilà je n'ai pas changé sur mes orientations je n'ai même pas changer sur le fond du tempérament qui a un tempérament assez résistant et même obstiné je veux bien le le reconnaître mais c'est plus facile maintenant pour moi de le vivre avec les autres d'accord ce que donc ça c'est d'argument donc qui parce que que vous renvoyez à ceux qui disent finalement trop solitaire trop intransigent trop trop trop trop oui c'est ce qu'on disait de grands personnages trop Solitair trop intransigent on a dit ça de mes France tout le temps on a dit ça de clémenenceau tout le temps on a dit ça de De Gaulle tout le temps ouais tout le temps et ben je préfère être de cette race là que des autres d'accord bon ben écoutez on verra comment se passera la la prochaine phase en tout cas merci de nous avoir aidé à l'entrevoir merci beaucoup voilà voilà voilà com combien avons-nous