Démission d'E.Macron, les Français sont pour |LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que les Français ont déjà tourné la page après la réforme des retraites ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui explique l'inquiétude et la colère des Français selon vous ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Les interdictions comme celle de fumer sur les plages sont-elles justifiées ?
- 8:00FerméeRéponse directe
François Bairou va-t-il répondre aux demandes du patronat ?
- 10:00OuverteRéponse directe
François Picmal, pourquoi réclamer la démission de Macron ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous fait croire qu'un départ de Macron résoudrait la crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00François PicmalPromesse
« Nous déposerons une demande de destitution à l'Assemblée nationale la semaine du 23 septembre. »
- 14:00Chiffre
« 68 % des Français favorables à une démission du président de la République si aucune majorité absolue ne se dégage. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous êtes au bon endroit devant LCI direct. Cette question d'actualité brûlante. Le scénario de la dissolution est-il inévitable ainsi que le départ d'Emmanuel Macron ?
Oui, selon notre sondage if pour LCI que nous allons décrypter dans un instant. Mais on va d'abord partir à l'université d'été du MEDEF pour rejoindre Omeya Gesum. Bonjour Omeya.
On a entendu un coup de pression mis par le patron du MEDF au gouvernement tout à l'heure. Oui, exactement. Un véritable coup de pression durant 1 heure de discours pour ouvrir l'université d'été du MEDF devant de nombreux chefs d'entreprises présents ici à Roland Garose.
Une heure de discours pendant laquelle Patrick Martin a insisté sur son inquiétude face au contexte politique actuel et a demandé aux politiques, je cite, de dépasser leur rivalité. un soutien donc au Premier ministre avec néanmoins des lignes rouges. Par exemple, non à une taxation supplémentaire des grandes entreprises non au retour sur l'impôt de solidarité sur la fortune.
Alors, est-ce que ces demandes seront entendues par le Premier ministre qui s'est dit prêt aujourd'hui à recevoir les partis politiques ? En tout cas, François Bairou sera présent ici aux universités du MEDF demain pour répondre au patronat. Merci beaucoup Omeya Gessum avec Camille Soo en direct de l'université du MEDEF.
Je vous parlais de ce sondage, un sondage IPOP pour LCI qui sonne comme une claque pour l'exécutif. Regardons ensemble, 63 % des Français se déclarent favorable à une nouvelle dissolution. Est-ce que ça veut dire, Valérie, que les Français ont déjà tourné la page ?
Euh non, ça veut dire que il y a euh une inquiétude dans le pays, il y a une colère dans le pays. On verra quelle forme elle prendra. Et euh depuis la réforme des retraites, il y a eu ce que certains appellent une blessure démocratique qu'il faudra réparer.
Je pense que ce sondage traduit cela. L'impression que quand il y a des réformes, elles se font contre la volonté de la majorité des Français. Je vous rappelle que la réforme des retraites, 75 % c'est un chiffre moyen, parfois ça montait plus haut, était opposé à cette réforme des retraites et pourtant elle a été promulguée.
Marie Malouw ? Oui, on sent que les Français euh n'ont fatigués énervés de subir les décisions des politiques. Euh c'est quelque chose que moi j'ai beaucoup entendu cet été, notamment l'interdiction de la cigarette à la plage.
Les gens trouvent ça logique de pas fumer à la plage quand on est à côté d'un bébé, quand on est à côté d'enfant et de pas laisser son ego dans le sable. Mais l'interdiction, c'est-à-dire le leur dire on vous interdit ça, vous êtes pas vous comprenez pas bien mais c'est pour votre bien ces injonction qu'on leur impose sans faire appel à leur euh sens civique, à leur intelligence aussi parce que s'il y a personne sur la plage, où est le problème de fumer ? Et ça ça date aussi du Covid où on a vu des interdictions qui n'étaient pas expliquées, qui finalement n'étaient pas justes.
Quand on a dit les masques, ça sert à rien mais finalement c'était pas vrai. Donc il y a un doute sur la décision politique et aussi la lassitude de devoir subir des décisions qu'on ne comprend pas. Et là, il y a la situation que la dissolution, c'est aussi parce que il voit bien que la situation est bloquée.
Ils veulent en sortir mais dans ce même sondage, ils sont surtout inquiets. Même si la colère progresse plus que l'inquiétude, ils sont quand même très nombreux de à plus de 60 % à être inquiet et angoissé par la par la suite. Nicolas Shaban, je m'attraise autant au patron qu'aux citoyens engagés.
Qu'est-ce que ça dit pour vous de l'état du pays ? Ben ce qu'on se dit déjà en tant que citoyen, mais je crois qu'on peut tous se mettre autour de cette table sur cette axe et ce chemin, euh on a juste envie de quelque chose de stable, la stabilité. Je crois que par défaut énormément de gens seraient d'accord pour qu'il y ait une stabilité dans un équilibre qu'ils auraient pas forcément exactement choisi, mais qu'au moins il y ait quelque chose qui stabilise cette situation.
Et donc le réflexe naturel puisque on le voit ce match avec des éléments qu'on a évidemment identifié qui mélangé à l'infini ne donne jamais autre chose que ce qu'on voit depuis un certain nombre de mois et d'années. Et bien dans ce cas-là, c'est le le fameux reset. On revote et on se remet en situation d'essayer de trouver une majorité.
Je suis persuadé que peut-être 20 30 % de de Français se disent "Si c'est pas ma majorité, au moins il y en aura une et il y aura une forme de stabilité." Je suis assez étonné de voir à quel point la situation telle qu'elle est aujourd'hui euh va laisser place dans l'esprit des gens à sans doute et par par un espoir qu'on peut comprendre quelque chose de mieux, quel que soit le scénario final. Je parle pas des deux gros des deux grosses branches qui se poseront toujours et qui sont pas du tout satisfaites du fait que l'une ou l'autre a finalement obtenu cette majorité.
Je parle de cette zone un peu plus neutre au milieu qui en qui n'en peut plus de ces discours politiques pendant des heures. Je l'ai bien dit. Quand est-ce qu'on passe à l'action ?
Quand est-ce qu'on se remet en situation à lundi matin de se dire on est d'accord sur au moins quelque chose et on va faire en sorte tous d'y arriver. Voilà, c'est c'est vous le disiez, c'est plus que du dépit, c'est de l'épuisement et c'est un découragement. On le voit dans les sondages récents et notamment le sondage aussi sur étonnant à ce stade là sur l'envie de la démission du président.
Oui, on va y revenir exactement parce que ça aussi c'est un c'est un chiffre qui nous a marqué pour l'exécutif. Les irresponsables, ceux qui sont responsables du chaos àenir, ce sont les insoumis. Et nous sommes justement en direct avec François Picmal, député de Haaron de la France insoumise.
Merci d'être avec nous en direct sur LCI. J'aimerais vous faire écouter ce qu'a dit François Baou sur ce qu'il considère comme l'alliance entre le RN et la France insoumise pour faire tomber le gouvernement. Qu'est-ce qu'il peut y avoir après ?
L'alliance entre LFI et le RN. Ça conduit la France où ? Ce sont des organisations politiques pour certaines d'entre eux brutales qui sont absolument antagoniste l'une contre l'autre et c'est par leur addition des voix qu'on se trouverait dans une crise politique.
Et Emmanuel Macron d'ajouter ceux qui ne voteront pas la confiance s'éloignent de l'esprit de responsabilité qu'un parti de gouvernement doit avoir que L etfill ne l'est pas. Cela ne me surprend pas. Vous êtes irresponsable François Pic Mal.
Je crois que je crois que là monsieur Macron devrait s'appliquer à lui-même ses paroles. L'esprit de responsabilité de sa de sa part, ce serait de tirer un constat et un bilan des échecs successifs des actions qu'il a mené tant au niveau politique, économique, social, de la question écologique notamment, mais aussi du point de vue de la démocratie. Une intervenante a dit sur votre tableau euh sur votre plateau pardon qu'il y avait eu une blessure démocratique avec la réforme des retraites.
Et ben moi, je je suis totalement d'accord. Je pense que c'est pas la première blessure démocratique par ailleurs que nous subissons. Moi par exemple, mon premier vote, vous savez, ça a été en 2005 contre le traité constitutionnel européen.
On sait ce qu'il est advenu après. C'est pour ça qu'on réclame d'avoir un nouveau contrat politique pour le pays qui soit décidé collectivement, un contrat politique entre les habitants, les citoyens, les citoyennes et leurs représentants leurs représentants pour savoir comment fonctionne. Ça s'appelle la 6e République et aujourd'hui la situation est tellement enlysée que pour nous l'issue qui qui répondrait véritablement au problème parce que la racine est là au-delà de monsieur Baou c'est monsieur Macron.
Monsieur Macron doit à mon avis partir, il doit démissionner. C'est pour ça que nous déposerons une demande de destitution à l'Assemblée nationale la semaine du 23 septembre parce que c'est le plus raisonnable et vous l'avez dit dans vos commentaires. Je pense que tout le monde a aujourd'hui besoin d'une clarification dans le pays sur la ligne politique, sur le programme politique, sur le projet de société.
Justement justement François Picmal, qu'est-ce que vous qu'est-ce qui vous fait croire que si François Baou chute qu'Emmanuel Macron quitte l'Élysée de son plein gré ou contrat ? qu'il y aura cette clarification que ce ne sera pas pire après. Bah je vois pas pourquoi ce serait pire de toute façon que la situation dans laquelle on est.
Ce serait difficile. Faut vraiment creuser plus fond que le fond si je puis me permettre. Donc si vous voulez, ça permet euh de reposer les choses au niveau des programmes politiques qui sont proposés, au niveau des projets de société et d'avenir pour notre pays qui sont proposés et que les habitants votent en conscience après de manière éclairée.
Puis en tant que démocrate, il faut accepter le résultat des urnes. Ce qui s'est passé, c'est que monsieur Macron, lorsqu'il a été réélu, a été réélu, on le rappelle, sur aussi un rejet du Rassemblement national, n'a pas obtenu une majorité absolue qui est le fruit des politiques qu'il a mené auparavant. Il a décidé seul d'une dissolution.
Il n'en a pas respecté le résultat en refusant de nommer le nouveau Front populaire au gouvernement et c'était cousu de fil blanc qu'on allait se retrouver dans cette situation. Donc celui qui si vous voulez le le verrou de la situation aujourd'hui, c'est monsieur Macron. Et moi je tiens à dire en tant que que républicain à saluer le fait que monsieur Bairou lui ait eu au moins le geste de dire qu'il allait remettre son sort, son budget, l'avenir politique qu'il proposait aux françaises et aux Français devant un vote du parlement.
Et bien je pense qu'aujourd'hui monsieur Macron ferait bien de s'inspirer de ce geste républicain. François Picmal, vous restez avec nous justement. Je je rebondit sur ce que vous dites en montrant à nos téléspectateurs le résultat assez percutant du sondage à la question si pas de majorité absolue à l'Assemblée en cas de dissolution, est-ce qu'Emmanuel Macron doit rester à l'Élysée ?
Regardez, 68 % des Français favorables à une démission du président de la République si aucune majorité absolue ne se dégage lors de ces nouvelles élections. Le mouvement de colère, c'est une réponse de colère. Elle est elle est elle est juste.
Enfin, elle est juste dans dans son expression. Les gens disent que ce qu'ils veulent, c'est ce que vous disiez. C'està-dire une forme de stabilité.
Donc, ils estiment qu'avec un départ d'Emmanuel Macron, on fait un reset, je reprends votre expression, on relance la machine. La colère qui anime en ce moment avec la situation politique que nous connaissons, les les on est quand même dans une situation de crise politique, crise financière, crise économique, crise sociale, crise écologique. Demandz aux Français ce qu'ils veulent, ils disent "Balayez-moi tout ça et et recommençons." Après, vous connaissez le vieil adage, la colère est souvent mauvaise conseillère.
Alors, on verra ce qu'il en est. Moi, j'ai pas pensé à la place des Français. Ils disent qu'il souhaitent le départ d'Emmanuel Macron s'il n'a pas de majorité absolue.
Mais faudrait-il d'abord qu'il fasse une dissolution ? Il dit qu'il ne le président de la République par son entourage fait savoir qu'il ne la souhaite pas cette dissolution, mais que ça reste un outil institutionnel dont il a la prérogative. Marine, pourquoi les Français pensent que la clé de la sortie de crise pourrait être le départ du chef de l'État ?
C'est lui qui prend les décisions et c'est quand même un petit peu lui qui nous a mis dans cette situation puisque il a utilisé les institutions à contetemps. Il a changé de premier ministre avant les élections européennes. Les Français venaient de voter le soir même.
Il leur dit au lieu de dire "Je vais écouter ce que vous avez dit, prendre compte votre vote, non, on relance un autre vote. Souvenez-vous qu'on passe tout l'été, en même temps, les Français votent, il une nouvelle assemblée et pendant tout l'été, il y a pas de nouveaux gouvernements. C'est aussi un petit peu incompréhensible pour les Français.
Donc ils disent il faut que ça change, faut qu'il y ait de la stabilité, faut qu'on sache où on va et donc si il a pas de majorité à l'assemblée et bien une des solutions serait qu'il s'en aille. En même temps, il faut procéder par ordre. Si François Bairou démissionne, Emmanuel Macron peut dissoudre, il peut trouver un autre premier ministre qui peut-être établirait un pacte de gouvernement.
Il faut tester toutes les hypothèses avant d'arriver au chef de l'État. qui de toute façon Emmanuel Macron démissionne. Un autre arrive à l'Élysée, est-ce qu'il aura une majorité à l'assemblée ?
Si c'est une succession de coup de colère et de décision attive, sans explication, sans prise en compte de chacun des messages des Français, notamment lors d'une dissolution ou de la constitution d'un nouveau gouvernement, ça portera pas forcément la solution. Ce que les Français expriment, c'est qu'ils veulent qu'on sorte de cette situation où il y a pas de majorité et où ça n'avance pas. C'est ça qu'ils disent surtout et qu'il faut qu'on leur parle et qu'on leur explique ce qui se passe et vers où on va.
C'est le problème de François Baou qui n'a jamais réussi à faire comprendre où est-ce que vraiment il voulait aller. Nicolas Chaban. Et puis alors, je crois qu'il y a une autre chose à à changer en urgence le fameux logiciel, hein, c'est-à-dire que nous, on a un ministère de l'agriculture, mais pas celui-là, hein.
On en a connu h et on a retrouvé dans h ministères de finalement de d'influence politique différentes à peu près le même résultat. C'est-à-dire qu'il y a aussi les fameux conseillers, les gens qui travaillent dans les ministères. Cette espèce de d'étonnant vous connaissez Ual Suspect, c'est le fameux Kaiser Saosé.
C'est-à-dire que quelqu'un bloque mais on ne sait pas qui. Il y a une espèce comme ça de culture par défaut où rien ne se fait vraiment. Nous, je crois que c'est fait, c'est le 8e ministère de l'agriculture, ça ne marche toujours pas.
Donc même avec des politiques et des partis politiques différents, on arrive aux mêmes résultats et souvent aux mêmes impasses. Donc il y a aussi à ce niveau-là à changer bien des choses. Il faut que la courroie de transmission entre les consommateurs que nous sommes et la politique se réforme avec humilité et que les conseillers dans les ministères finalement peut-être on devrait faire des formations.
On va envoyer des producteurs, des citoyens avec un peu de bon sens, de bienveillance et on va parler pour expliquer aussi ce qui pour nous est un autre monde que sans doute celui de cette famille de gens qui organise le monde pour nous. et pardon pour la petite inclinaison de discussion de bistro mais malgré tout c'est une philosophie je crois devenue générale des oui c'est c'est le la remontée de de terrain c'est compliqué de diriger la France même même les Français eux-mêmes quand on leur pose la question ils disent que la France est un pays ingouvernable avec non mais je pense que pour revenir à cette question de la de la dissolution et de la démission moi je pense que les Français ont fondamentalement raison ils sont ils sont logiques dans ils tirent les conséquences d'une situation qui est bloquée maintenant La la tout est dans l'ordre de de l'articulation entre entre ces deux mesures potentielles parce que s'il y a dissolution, il est clair qu'on peut pas voir pourquoi il n'y aurait pas une démission de du président de la République. Sachant qu'en France et et tout le l'enjeu du quinquena, ça a été d'aligner le mandats parlementaires sur le mandat du président de la de la République qui est le maître des horloges.
Donc ce serait un moyen de revenir finalement à cet alignement, pas forcément de le faire dans l'urgence. mais par exemple de de d'avancer les élections présidentielles de 2027 à 2026, ce qui ce qui lancerait un signal positif pour les marchés. Maintenant, pour je me mets à la place d'Emmanuel Macron, est-ce qu'il a intérêt à faire cette dissolution ?
Sachant que ça veut dire automatiquement quelque part qu'il doit annoncer sa démission ? Et bien non, il a pas intérêt à annoncer sa cette dissolution. Et effectivement, comme ça a été dit, euh la solution la la moins pire serait de trouver un autre premier ministre. qui arrive à dégager un un une coalition gouvernementale relativement euh large ou en tout cas à à à tenir euh à faire tenir encore un peu cette ce ce ce quinquena.
Euh et là on pense évidemment à un basculement plutôt vers la gauche, ce qui peut-être il aurait dû faire dès la première dans un instant. Marie Malwin, je voyais réagir. Si si quand vous dites dissolution en train d'émission du président, dans nos institutions, on a démontré que la stabilité pouvait être possible dans le cadre d'une cohabitation avec une majorité qui n'est pas de la même couleur.
Oui, mais le problème c'est que on risque d'avoir une s'il y a une dissolution sans cette annonce de démission, on risque de se retrouver dans la même situation. Ça, ce sont des conjonctures laissez les gens répondre. Et si vous faites une mathématiquement on on est dans un en démocratie, si vous posez une question, vous devez attendre la réponse.
Et vous dites aux gens Élysée une autre assemblée vous leur dites Élysée une autre assemblée. Et donc avec cette autre assemblée, vous examinez la situation, vous regardez comment est le terrain. Mais vous dans nos institutions, il y a la séparation exécutif.
Vous pouvez pas dire dissolution égale desmission du président. Ce n'est pas du toutesprit. Pourquoi vous voudriez que le président de la République annonce une dissolution de l'Assemblée nationale ?
Ça n'aurait pas de sens de prendre un risque et de de répéter le scénario de 2024 si derrière il n'y a pas une volonté de de changement politique beaucoup plus forte. Et donc dans ce cas-là, ça veut dire automatiquement qu'il faut également aligner le mandat du président sur celui de de l'Assemblée. Et donc c'est pas du tout ce que Emmanel Macron a en tête hein, pour l'instant parce que vous êtes en train de donner les arguments pour lesquels il ne fera pas de dissolution. je mets pas je me mets pas je me mets pas à sa place.
J'imagine que que le que le députés que nous nous avons en ligne lui sera plutôt d'accord avec la logique des choses. Je dirais si l'annonce la dissolution en tout cas en tout cas c'est pas une logique institutionnelle c'est votre logique mais c'est pas la logique institutionnelle. Parole au au députés insoumis François Picmal.
Est-ce que vous croyez vraiment que votre procédure de destitution puisque à ce stade le chef de l'État écarte l'idée de démissionner a une chance de passer ? Alors, je pense qu'il y a plusieurs choses. Déjà, ce que j'entends sur votre plateau, c'est que tout le monde est d'accord pour dire que le nœud du problème se situe dans la posture du président de la République qui refuse de tirer les leçons de ces échecs successifs.
Et moi, je suis d'accord sur le fait que en fait monsieur Macron se doit de démissionner si on veut avoir des élection législative qui a le plus de chance après une élection présidentielle anticipée de dégager une majorité qui soit nette sur un nouveau programme et un nouveau projet politique. Maintenant, nous connaissons le personnage, j'ai envie de dire. Donc nous savons très bien que il est accroché au pouvoir de manière forte et c'est un des problèmes de sa dérive autoritaire à mon avis.
Et c'est pour ça que le 10 septembre est une date de mobilisation importante parce que nous évidemment au niveau parlementaire, nous allons proposer la destitution et nous allons voir qui sont les opposants, on va dire, du calibre de l'opposition que l'on attend à Emmanuel Macron et à sa politique. Mais il faut qu'il y ait un mouvement populaire. Et je pense que euh au vu des retours que j'ai sur euh la volonté de stabilité comme vous l'avez dit, parce que ce mouvement-là, c'est une demande aussi de stabilité politique et là-dessus, on se rejoint, mais la stabilité politique, ça doit se faire sur un programme qui est clairement euh choisi par nos concitoyennes et nos concitoyens.
Et pour ça, il faut un retour aux urnes. Et ce retour aux urnes, le plus simple, c'est que ce soit une élection présidentielle anticipée puisque c'est les cadres, vous l'avez dit, institutionnel que propose la 5e République, même si nous, si nous accédons au pouvoir, nous mettrons en place ce que nous appelons la 6e République. Donc la date du 10 est très importante en terme de mobilisation pour qu'il y ait une pression populaire qui amène monsieur Macron enfin à la raison et à se dire la situation n'est plus tenable.
J'ai entraîné le pays dans une crise sociale, économique, démocratique, je tire les conséquences et donc je démissionne de mon mandat de président pour que un nouveau choix soit possible. Et en faisant dans ce sens-là, je pense aussi que on quelque part on accélère et on gagne du temps. Parce que en cas de dissolution, que se passe-t-il ?
Nous on n' pas peur d'une dissolution. On sera prêt, on essaiera d'avoir une majorité. Mais il y a aussi un scénario comme vous l'avez dit où il n'y a pas de majorité nette qui se qui se dégage et donc on se retrouve avec des élections présidentielles en 2027 qui donneront lieu elles-mêmes à une éventuelle démission pour que le nouveau président de la République ou la nouvelle présidente de la République puisse avoir une majorité à l'Assemblée nationale.
Donc je pense que la situation est telle qu'aujourd'hui rationnellement, raisonnablement, démocratiquement de manière républicaine, la seule issue c'est que monsieur Macron démissionne ou soit destitué et que de nouvelles élections présidentielles puissent se tenir suivi d'une élection législative pour accompagner les choix de société fait par les Françaises et les Françaises. Yeah.