💥 Tout comprendre au budget - Manu refait l'actu n°22
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Manuel BompardFait
« La proposition du gouvernement pour le budget ou pour le budget de la sécurité sociale, elle est tout simplement catastrophique. »
- 9:00Manuel BompardFait
« On a réussi à faire adopter un amendement qui s'appelle l'impôt universel sur les entreprises et qui permet de lutter contre l'optimisation fiscale. »
- 10:00Manuel BompardChiffre
« On considère qu'on peut récupérer sur ces 36 milliards qui partent entre 20 et 25 milliards d'euros. »
- 12:00Manuel BompardChiffre
« Ça permet de rentrer beaucoup d'argent, quasiment 20 milliards d'euros. »
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Bonjour à toutes et tous. On se retrouve pour un nouveau numéro de Manu Refctu. C'est le numéro 22.
C'est parti. [musique] Alors, on est en direct ici de l'Assemblée nationale. On est en plein dans ce qu'on appelle le débat budgétaire.
C'est-à-dire qu'à partir du mois de septembre jusqu'au mois de décembre, ici à l'Assemblée nationale, on discute de deux documents qui sont des documents très importants, de deux textes de deux lois qui sont des lois très importantes. La première, c'est ce qu'on appelle le PLF, projet de loi de finance. C'est le budget de l'État.
C'est là qu'on définit euh quelles vont être les recettes de l'État, par exemple, le niveau des impôts, mais aussi s'il y a des niches fiscales, s'il y a des possibilités de déduire son impôt parce que on investit dans tel ou tel sujet ou parce qu'on va faire des dons par exemple à telle ou telle association ou formation politique. Et puis évidemment, quand on a défini le niveau des recettes, on définit aussi le niveau des dépenses et les dépenses et notamment par exemple les budgets des différents ministères. Alors ça peut paraître un peu abstrait mais en vérité ça a des conséquences très concrètes sur la vie des gens.
Si vous mettez plus de moyens dans le budget d'éducation nationale, ben c'est plus de professeurs, c'est plus d'assistants d'éducation, c'est plus d'accompagnants pour les élèves en situation de handicap. Si au contraire vous réduisez le budget de l'éducation nationale, ben ça se traduit après par des conséquences très concrètes par exemple pour nos enfants. Et ça c'est vrai sur tous les différents ministères.
Le deuxième texte, le deuxième loi, c'est ce qu'on appelle le projet de loi de finance de la sécurité sociale PLFSS. Ça ça régit le fonctionnement de la sécurité sociale. Quelles sont les recettes de la sécurité sociale et notamment quel est le niveau par exemple des cotisations que vous allez verser pour financer euh la la sécurité sociale quand vous allez toucher un salaire ?
Et puis de l'autre côté les dépenses de la sécurité sociale. Alors ça sous forme d'objectif. Euh quels vont être les objectifs en terme de dépenses de santé par exemple pour l'année prochaine ?
C'est un débat qui est un débat très important et c'est un texte les deux textes qui ont des conséquences très concrètes dans la vie des gens. le gouvernement actuel, le gouvernement de Sébastien Lecnu. Gouvernement qui n'est là, je veux le rappeler que par le fait que la motion de censure que nous les insoumis nous avions déposé il y a maintenant environ 15 jours n'a malheureusement pas été voté par une majorité des députés à l'Assemblée nationale.
Il a fallu il a manqué 18 voix pour que le gouvernement Lecnu soit renversé. et le gouvernement le cornu n'a pas été renversé, notamment parce que le Parti socialiste a décidé de ne pas voter cette notion de censure. Et ça permet aujourd'hui à monsieur le Cornu d'ouvrir le débat euh sur le budget à l'Assemblée nationale par des budgets proposés par le gouvernement.
Parce que quand une loi comme un PLF, un projet de loi de finance ou un budget de la sécurité sociale sont examinés à l'Assemblée nationale, ils le sont sur la base de la proposition que le gouvernement a fait. Et la proposition du gouvernement pour le budget ou pour le budget de la sécurité sociale, elle est tout simplement catastrophique. Dans le budget de l'État, par exemple, vous avez euh cette volonté affichée que vous avez euh sans doute entendu euh dans les médias de faire des économies parce que le déficit de la France est trop important.
Et donc, monsieur le Cornu, les économies qu'il veut faire et ben il veut les faire reposer sur les Françaises et les Français. Et ce qu'il ne dit pas, c'est que si le déficit de la France est trop important, c'est parce que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, il y a eu une politique qui a été une politique de cadeaux fiscaux qui ont été faits au au très riches, aux ultra riches qui ont vu leur impôts baisser par exemple par la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune ou de cadeaux qui ont été faits aux très grandes entreprises, aux multinationales qui ont bénéficié d'une baisse de ce qu'ils appellent les impôts de production qui s'est traduit par le fait que par exemple l'année dernière la France a atteint un record historique de dividendes, du montant des dividendes versées par les entreprises du CAC 40. Donc s'il y a un déficit important aujourd'hui, c'est le résultat de la politique d'Emmanuel Macron.
Et monsieur le Cornu vient nous voir aujourd'hui et nous dit "Ben si ce déficit est important, bah c'est à vous maintenant les Françaises et les Français d'en payer la facture." Et ça a des conséquences très concrète. Par exemple, dans le budget initial de le corn, il y a ce qu'on appelle le g le gel du barê de l'impôt sur le revenu.
C'est-à-dire que comme les revenus augmentent, même si c'est pas beaucoup légèrement sur la base de l'inflation, c'est-à-dire la hausse des prix chaque année, et ben des gens qui ne payaient pas d'impôts vont peut-être franchir l'année prochaine le plafond euh de la première tranche de l'impôt sur le revenu et donc vont se mettre à payer des impôts. Ça concerne 200 à 300000 personnes en France. Et bien ceux qui payaient des impôts mais qui par exemple n'atteaient pas la deuxème ou la troisème tranche du barême de l'impôt sur le revenu, ben vont peut-être passer une tranche parce que le barême va rester stable alors que les revenus vont très légèrement augmenter.
Donc c'est 18 ou 19 millions de personnes qui vont payer davantage d'impôts sur le revenu l'année prochaine si le budget de le corps ennu tel qu'il a été proposé initialement est adopté. C'est plus d'impôts. C'est des économies tout à fait scandaleuses par exemple euh pour réduire les indemnisations pour les personnes qui sont en arrêt de travail en raison de maladie de longue durée, de cancer, de de maladies très graves et qui nécessitent pendant des des mois et des mois de pouvoir avoir accès à un traitement.
Et donc c'est des gens qui vont se retrouver avec davantage de difficultés financières. C'est une mesure qui est tout à fait scandaleuse. C'est par exemple l'augmentation de ce qu'on appelle les droits de timbre.
Si vous êtes en train de de faire une demande administrative, par exemple, pour renouveler un titre de séjour, bah là, on va vous taxer à ce moment-là en augmentant, en multipliant par deux ou par 3 la participation financière que vous devez verser à ce moment-là. Mais c'est aussi dans le budget de la sécurité sociale des mesures pour sous-indexer les pensions de retraite. C'est-à-dire que l'année prochaine, on n'augmente pas les pensions de retraite qui normalement sont augmentées chaque année sur la base de l'inflation, c'est-à-dire de l'augmentation des prix.
Donc ça veut dire du pouvoir d'achat en moins pour tous les retraités. des plus pauvres au plus riches, mais tous les retraités auraient moins de pouvoirs d'achat l'année prochaine. C'est par exemple des mesures pour réduire les APL, les aides pour le logement, pour les étudiants, pour les interdire carrément aux étudiants internationaux qui sont pas des étudiants de nationalité française.
Bref, c'est le doublement des franchises médicales. Vous savez les franchises médicales, c'est quand vous allez acheter une boîte de médicament à la pharmacie ou quand vous allez dans une consultation médicale, il y a une toute petite partie et c'est déjà une arnaque parce que normalement cette consultation médicale ou ce médicament vous l'avez déjà payé par les cotisations que vous versez sur votre salaire pour financer la sécurité sociale mais il y a déjà une toute petite partie qui est à votre charge. Et ben, ils vont doubler cette partie qui est à votre charge.
On sait déjà aujourd'hui que vous avez des gens qui renoncent à des soins ou à des médicaments parce qu'ils ont pas les moyens financiers pour pouvoir payer cette participation forfaitaire et ben elle serait doublée l'année prochaine. Je pas faire toute la collection du musée des horreurs qui est ce budget ce budget de la sécurité sociale mais il y a beaucoup de choses extrêmement problématiques et qui sont au service d'un choix politique toujours le même. C'est-à-dire qu'on fait un budget de coupe, on réduit la dépense publique, on s'attaque au pouvoir d'achat en particulier des plus pauvres. le budget, ça a été estimé, il repose deux fois plus sur les 10 % les plus pauvres que sur les 10 % les plus riches.
Et c'est là que le gouvernement cherche à faire des économies et dans le même temps, on refuse de mettre à contribution les ultra riches, les milliardaires, les très grandes entreprises qui s'en sont mis plein les poches. Par rapport au budget de l'année dernière, la contribution qui est demandée aux très grandes entreprises, elle a été divisée par deux dans le budget de cette année. Vous voyez, c'est un budget avec des choix politiques cohérents qui sont bien sûr inacceptables du point de vue de ces conséquences sociales.
J'en ai parlé des conséquences écologiques parce que un budget de coupe c'est un budget dans lequel on ne fait pas les investissements nécessaires pour la transition écologique. Il a un économiste qui s'appelle Pisaniféric qui était un insoumis. C'était l'inspirateur du programme d'Emmanuel Macron en 2017 et il vous dit il faudrait mettre 30 à 40 milliards d'euros par an pour la transition écologique si on veut être respecté notre trajectoire face au changement climatique.
Bon bah il y a rien de tout ça. C'est l'inverse. Le budget de l'écologie ou le budget consacré à l'écologie baisserait encore l'année prochaine.
Donc c'est un budget qui a des conséquences dramatiques et c'est un budget qui d'un point de vue économique est absurde. Parce que si vous faites des budgets qui se traduisent par une baisse du pouvoir d'achat, et ben à la fin ça veut dire moins de consommation populaire. Et en France, il faut savoir que le PIB, la richesse produite chaque année à 50 % c'est dû à la consommation populaire.
C'est-à-dire le fait que les gens vont à faire des courses, vont au restaurant, vont chez le coiffeur. Si vous réduisez le pouvoir d'achat, ben à la fin ça veut dire moins de dépenses. En tout cas, les dépenses qui sont peut-être pas les plus essentielles, les plus indispensables, même si elles sont utiles évidemment, bah c'est d'abord sur celle-là que vous coupez.
Et donc ça veut dire plus de difficultés économiques pour les artisans, plus de difficultés économiques pour les restaurateurs et c'est un cercle vicieux. D'ailleurs, il y a un organisme indépendant qui s'appelle l'observatoire français des conjectures économiques, OFCE, qui vous dit "Le budget, le cornus, s'il était adopté en l'État, il va diviser la croissance du pays par deux l'année prochaine." Alors, c'est pas qu'on est des fans de la croissance, mais ça veut dire moins de richesse produite par le pays l'année prochaine.
Et qui dit moins de richesse produite par le pays l'année prochaine dit moins de recette fiscale, moins de rentrée d'impôts et donc aggrave encore le problème du déficit. C'est le cercle vicieux de l'austérité budgétaire. C'est-à-dire que vous réduisez, donc à la fin vous avez moins de recettes, moins d'activité économique, donc vous avez moins de recette fiscale, donc à la fin vous avez plus de déficit, donc vous continuez à réduire et vous vous arrêtez euh jamais.
Et nous ce qu'on dit les insoumis, c'est que d'abord évidemment ce budget, il est injuste, mais surtout qu'il faut changer radicalement de logique économique et qu'il faut au contraire avoir un budget qui a un budget d'investissement, d'investissement public, d'investissement dans la transition écologique, d'investissement dans le développement des secteurs de demain, le numérique, l'économie de la mer par exemple pour prendre ces exemples-là. Parce que si vous avez un budget d'investissement par exemple dans la transition écologique, si vous mettez davantage de moyens pour la rénovation thermique des logements pour prendre cet exemple, et ben ça veut dire que tout le monde est gagnant. Si vous êtes dans un une passoire thermique, bah vous allez faire des économies d'énergie.
Du point de vue de l'écologie, bah c'est quand même une bonne chose d'avoir des logements qui gaspille moins d'énergie. Et puis pour le secteur du bâtiment, bah c'est de l'activité économique. Donc ça c'est des mesures qui permettent au contraire à l'opposé du cercle vicieux dont j'ai parlé de déclencher un cercle vertueux.
Et donc il faut rompre avec la logique économique de l'austérité budgétaire, des coupes budgétaires, la logique économique de ce qu'ils ont appelé la politique de l'offre. C'est-à-dire, on va réduire les prélèvements qu'on demande, les taxes sur les entreprises et par magie, ça va se traduire par le fait que les entreprise vont créer plus d'emplois et cetera. Ça c'est la politique de macro depuis 2017 et ça nous a mis dans le mur.
À l'inverse, il faut faire une politique de relance qui s'appuie sur le fait de satisfaire les besoins sociaux, les besoins écologiques. Voilà ce que nous nous proposons les insoumis. C'est la raison pour laquelle on a proposé ce qu'on appelle un contrebudget dans lequel on augmente de manière très importante les recettes parce que ça c'est ce que Macron a beaucoup baissé depuis qu'il est arrivé au pouvoir.
Et en même temps, on fait des dépenses qui sont utiles contre la pauvreté, pour la transition écologique, pour le développement de nos services publics. C'est le contrebudget de la France assoumise que vous pouvez retrouver. Et c'est cette logique là qu'on défend dans ce débat budgétaire.
Alors comment on fait ? Ben on dépose des amendements et on essaie d'abord de supprimer toutes les pires mesures du budget. Parfois on y arrive.
Par exemple, je vous ai parlé de l'indexation du barême de l'impôt sur le revenu qui allait se traduire la non indexation pardon qui allait se traduire par le le fait que l'année prochaine vous allez avoir des gens qui aujourd'hui ne payent pas d'impôts sur le revenu qui pourraient en payer demain. B ça on a réussi à l'Assemblée nationale à faire voter un amendement pour supprimer cette mesure. Parfois on dépose aussi des amendements pour augmenter les recettes.
Par exemple, cette semaine, on a réussi à faire adopter un amendement qui s'appelle l'impôt universel sur les entreprises et qui permet de lutter contre l'optimisation fiscale. Vous savez les cette pratique qui consiste à ce que des multinationales en France en fait vont avoir une pratique pour évader du profit dans des paradis fiscaux parce que dans ces paradis fiscaux, ils peront pas beaucoup d'impôts sur le bénéfice qu'ils auront réalisé et ils maquillent le fait que le bénéfice qui en fait a été réalisé en France, bah ils font comme s'il a été réalisé dans un paradis fiscal. C'est une pratique, c'est un peu compliqué qui s'appelle les prix de transfert.
C'est-à-dire vous allez avoir un siège social au Luxembourg et vous allez payer, vous allez louer la marque et donc chaque année, vous allez produire de la richesse en France. Mais cette richesse, vous allez l'évader au Luxembourg et au Luxembourg, ils perdont pas d'impôts sur le bénéfice. Et comme vous aurez évadé la richesse, vous en perrez pas non plus en France.
Ça, c'est une pratique qui est un manque à gagner pour les recettes de l'État chaque année, presque de 40 milliards d'euros par an. Et ça, c'est pas seulement moi qui le dit, c'est un organisme qui s'appelle le CPI qui est rattaché au Premier ministre. Bon ben, nous on a proposé une mesure qui s'appelle l'impôt universel sur les entreprises qui consiste à dire on va calculer la richesse que vous avez vraiment produit en France et on va faire en sorte que c'est sur cette richesse produite en France que vous allez payer de l'impôt sur les bénéfices.
Cet impôt, on considère qu'on peut récupérer sur ces 36 milliards qui partent entre 20 et 25 milliards d'euros. Voilà ce qu'on peut récupérer. Donc c'est c'est conséquent, c'est très important.
Le corps nu qui veut faire 40 milliards d'économie avec une mesure comme celle-là, vous en faites déjà la moitié. vous faites déjà la moitié du chemin. Donc ça par exemple, on a réussi à faire le voter à le faire voter par une majorité des députés.
Puis il y a aussi les débats, vous avez entendu sur l'imposition des des milliardaires avec notamment la taxe Zucman dont on a beaucoup parlé dans les dans les médias. Bon après, il faut dire la vérité, cette bataille, elle sert pas à rien. Elle permet de remporter des victoires idéologiques, des victoires culturelles, des victoires symboliques.
Elle permet de montrer que sur c certaines mesures, il peut y avoir une majorité de députés qui les votent. Mais contrairement à ce qu'ils disent à la télé, c'est pas vrai de dire que c'est euh les parlementaires qui auront le dernier mot sur le budget. La vérité, c'est que à la fin de l'examen par l'Assemblée nationale, le texte part au Sénat, que le Sénat peut rétablir le budget dans l'état initial euh tel qu'il a été proposé par le gouvernement et que parfois c'est pas parce qu'on a fait voter un amendement qui supprime une mesure à l'Assemblée en première lecture que quand ça revient après, parce qu'il faut que ça revienne après, la mesure n'y figure plus.
Parfois, le Sénat a réintroduite et le gouvernement essaie de nous l'imposer dans un deuxème temps. Donc c'est pas parce qu'on gagne un amendement pour supprimer une mesure ou pour en ajouter une qu'à la fin, elle est forcément dans le texte du budget. Et puis par ailleurs, il y a cette possibilité d'avoir le Sénat qui rétablit le budget dans son état initial.
Mais il y a aussi une autre possibilité, c'est que dans la Constitution aujourd'hui, le délai dont on dispose pour discuter ce budget est limité. C'est 70 jours pour le projet de loi de finance et 50 jours pour le projet de loi de finance de la sécurité sociale. De telle sorte que si à la fin on arrive pas à discuter ses budgets dans ces délais, le gouvernement peut décider tout seul.
C'est une pratique qui s'appelle les ordonnances. Ça a jamais été utilisé sur le budget depuis 1958, depuis que la 5e République existe. Mais le gouvernement dans ce cas-là peut décider tout seul d'imposer son budget.
Et nous les députés, on peut rien faire. On peut même pas voter une motion de censure pour empêcher les ordonnances. Les ordonnances, elles passent.
C'est une pratique qui est tout à fait insupportable et inacceptable de la Constitution. Et là, on voit bien que le gouvernement fait exprès de faire perdre du temps dans les débats sans doute qu'il essaie de nous amener à l'expiration des délais. C'est pourquoi nous les soumis, on essaie de de faire accélérer les débats pour qu'on puisse avoir le temps de rejeter le budget parce que l'objectif pour nous c'est toujours le même, battre ce budget pour l'empêcher de s'impliquer, censurer le gouvernement pour le faire tomber et destituer ou faire démissionner le président de la République pour qu'on puisse enfin avoir une élection présidentielle anticipée dans lequel on peut choisir entre ces deux logiques politiques et économiques dont j'ai parlé.
Vous voyez le budget le cornion, il est pas amendable à la marge. Et c'est pour ça que quand le Parti socialiste vous dit "On n'a pas censuré le gouvernement parce qu'on va essayer de obtenir des petites choses pour améliorer un petit peu un budget qui est catastrophique, il sème des illusions parce qu'en fait c'est pas une différence de degré qu'on a avec le budget de le cornu une différence de rupture frontale. On défend pas la même logique économique.
C'est pas le budget le cornu qu'il faut un petit peu modifier pour qu'il devienne acceptable. Et donc vous avez depuis maintenant plusieurs semaines un parti socialiste qui essaie de vous faire croire que il a remporté des très grandes victoires quand en vérité c'est souvent de l'esbrouf hein. On a beaucoup parlé de l'annonce de le cornu de soi-disant suspendre la réforme des retraites la retraite à 64 ans et puis après quand le corps nu écrit ça dans un texte en fait c'est juste un décalage.
C'est-à-dire que on devait arriver à à les gens qui étaient nés en 1968 il devaient partir à la retraite à 64 ans. Et finalement, c'est les gens qui sont nés en 1969 et après qui vont partir à la retraite à 64 ans. Donc c'est pas du tout une suspension de la réforme des retraites.
C'est un décalage d'un an de son entrée en vigueur, de son entrée en application. Et ça concerne même pas tous les retraités. Par exemple, tous ceux qui sont en corrière longue, ils sont pas concernés par le la disposition de le corps et pire encore, il nous dit bah ça ça va nous coûter de l'argent donc il faut le payer.
Et pour le payer, il va sous-indexer pendant 4 ans les pensions de retraite. De retraite vont baisser relativement au prix, relativement à l'inflation pendant 4 ans. Et en plus, on va faire une taxe sur les mutuels et tout le monde sait très bien que cette taxe sur les mutuels, elle va être répercutée ensuite aux gens qui sont obligés d'avoir une mutuelle parce que la sécurité sociale, elle permet pas de faire face à tous les types de prise en charge de soins.
Donc en fait, on vous donne quelque chose là et on vous prend quatre ou cin fois plus de l'autre côté et on essaie de vous faire croire que c'est une grande victoire. Bah non, c'est pas une grande victoire. Donc évidemment, nous on s'oppose aussi à ces formes de compromis pourri, à ces formes de pièges, d'arnaque qu'il faut dénoncer.
Et de la même manière, je vous invite à être vigilant sur les débats sur la taxe Zucman. Nous, on défend la taxe Zucman. L'année dernière à l'Assemblée nationale, c'est à l'initiative des députés insoumis la première fois dans le budget que nous avions réussi à faire adopter la taxe Zukman. la taxe dubane, c'est l'idée que ce n'est pas normal qu'en France, alors que le taux d'effort moyen de la population, c'est-à-dire la différence entre ce qu'on gagne et ce qu'on verse sous forme de cotisation, d'impôts, de contribution à la solidarité nationale, c'est à peu près 50 %.
Et ben pour les ultra riches, pour les milliardaires qui sont une poignée, quelques centaines ou pour ceux qui qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine, eux ils sont 1800, bah eux en moyenne ils payent seulement 25 %. Ils ont un taux d'effort de seulement 25 %. Mais ça c'est pas possible.
C'est pas acceptable. Donc c'est quoi l'attaque Zukman ? C'est l'idée de dire d'abord on essaie de comprendre pourquoi ils ont un taux d'effort plus faible.
Et ils ont un taux d'effort plus faible parce que les revenus en fait le patrimoine qu'ils ont, les richesses qu'ils ont en fait ils les touchent pas. Il les placent des sociétés qui s'appellent des holdings dans lequels ils ont des actions. Les holdings, elles achètent des actions et plutôt que de toucher leur revenus parce que s'ils touchait leur revenus, bah ils devraient payer l'impôt comme tout le monde et ben il place dans une sorte de tirlire cachée qui elle échappe à l'imposition.
Et donc la taxe du, c'est l'idée de dire "Eh ben on va aussi aller taxer euh l'argent qui est sur ces holding." Et ça ça permet de rentrer beaucoup d'argent, quasiment 20 milliards d'euros. Ça permet de faire en sorte que les milliardaires aisent un taux d'effort qui soit à peu près équivalent à celui du reste de la population.
Et là vous avez toute la Macronie, la droite, le Rassemblement national hein, le Rassemblement national qui essaie de se faire passer pour les défenses des plus paes mais qui est surtout là quand il faut défendre les milliardaires, qui vous dit "Non, surtout pas, il en est pas question et cetera." Et puis vous avez une négociation qui est engagée entre le gouvernement et le Parti socialiste où le Parti socialiste essae de faire passer une sorte de sous-taxe Zukman mais qui n'existe pas parce que euh ils disent "On va on va faire ça mais on va enlever euh en gros les holdings pour aller vite ou une partie des holdings." Bah oui mais si vous enlevez une partie des holdings, vous rlevez pas le problème.
Et donc le taux d'effort des milliardaires, bah il va être toujours plus bas que celui du reste de la population. Donc, il faut être vigilant sur les esbrouffes ou les arnaques qui vont peut-être venir encore dans les prochaines heures ou dans les prochains jours. Euh parce que la sous-taxe Zucman ou la taxe Zucman Light, ça n'existe pas.
C'est euh une taxe à trou, une taxe fake, une taxe mensongère. Ça n'a rien à voir avec une taxe du hukmane et ça permet au milliardaires de continuer à se gaver sur le dos du plus grand nombre qui lui va être là à se serrer encore la ceinture alors que la ceinture, elle est déjà très serrée. Donc faut être vigilant sur ça.
Il faut se battre, faut s'informer dans ce débat budgétaire. Parce que malheureusement bien souvent le traitement médiatique, on vous dit pas la réalité des mesures qui sont mises sur la table et vous pouvez compter sur les insoumis pour faire ce travail d'explication, pour se battre, pour essayer d'empêcher les pires dispositions de ce budget et pour garder le CAP. Et le CAP, c'est faire tomber le gouvernement.
Le CAP, c'est obtenir le départ du président de la République et pouvoir proposer enfin un autre chemin, une un autre avenir pour notre pour notre pays. Pas le voir continuer à s'abîmer comme ça d'un point de vue économique, d'un point de vue social. le voir pas du tout à la hauteur de l'urgence climatique, le voir complètement déconsidéré sur la scène internationale avec la honte de l'incapacité de la France à faire quoi que ce soit pour mettre un terme au génocide à Gaza.
On en a assez en fait de cette situation de voir le racisme, la xénophobie fleurir ou courir à longueur d'antenne sans que à un moment il y ait des gens qui leur disent stop et entretenu au plus haut niveau de l'État par des politiques qui sont de plus en plus insupportables. Donc il faut, c'est le moment où jamais là, on sait pas quand vont avoir lieu les prochaines échéances électorales nationales. Peut-être qu'à la fin de ce débat budgétaire, il y aura un gouvernement qui va tomber et c'est possible qu'il y ait une dissolution de l'Assemblée nationale et des nouvelles élections.
Il faudra être prêt à la bataille et au combat. Peut-être que ça sera pour des élections présidentielles anticipées dans quelques semaines. Peut-être que ça sera en 2027 au moment des élections présidentielles.
Mais en tout cas, c'est maintenant que ça se prépare. Maintenant que se prépare l'affrontement évidemment contre ce qui reste de la Macronie, mais on voit bien que la Macronie, elle est en train de disparaître, même si le président de la République, lui, reste accroché à son poste, mais aussi contre l'extrême droite. Et ce débat budgétaire, il a montré aussi à quel point l'extrême droite vous ment comment elle essaie de se faire passer pour un parti qui défend les plus les plus pauvres, celles et ceux qui galèrent.
Alors qu'à chaque fois qu'elle a l'occasion à l'Assemblée nationale de voter pour augmenter les bas salaires ou à l'inverse pour augmenter la contribution des plus riches, à chaque fois l'extrême droite, elle vote avec les macronistes pour l'empêcher. C'est le cas sur la taxe Zukman. J'en ai parlé tout à l'heure, mais par exemple dans le contrebudget du Rassemblement national, il y a les mêmes mesures à quelques exceptions près de ce qu'il y a dans le budget de l'UCNU.
Le Rassemblement national ne dit rien sur le doublement des franchises médicales pour prendre cet exemple là. Et pire encore, le Rassemblement national propose de réduire ce qui s'appelle l'impôt sur la fortune immobilière qui est un petit impôt qui avait remplacé l'impôt sur la de solidarité sur la fortune. Là, il propose de le réduire encore, de faire encore un cadeau aux ultra riches, encore un cadeau à celles et ceux qui ont beaucoup beaucoup d'argent.
Vous voyez, c'est pas un parti qui défend les intérêts des classes populaires, des gens qui galèrent, qui n'ont pas le choix. C'est un parti qui défend les intérêts des puissants et pour défendre les intérêts des puissants, il cherch à diviser les classes populaires avec leurs obsessions racistes et xénophobe. Voilà la réalité de ce parti.
Et ça, il faut le faire savoir autour de vous parce que malheureusement, il trompent des gens qui parfois tombent dans ce piège là. Et ça fait partie aussi des objectifs du débat sur le budget de les démonter, de les démystifier, de les démasquer sur la réalité de ce que fait le Rassemblement national. Et prenons par exemple un dernier exemple.
Quand on apprend il y a quelques jours que le président de la République a pris une ordonnance, il va interdire aux gens d'être à découvert, hein. Ça concerne plus de 20 % de la population qui chaque mois, à la fin du mois, elle est à découvert et c'est ce qui lui permet de payer les dernières factures avant que la paye euh tombe pour euh le début du mois suivant. Et il y a eu une directive européenne dans lequelle il y avait plein de dispositions, plein de mesures.
Alors certaines, elles étaient bien. C'était lutter contre la publicité pour les crédit à la consommation pour que les gens se fassent pas euh fassent pas avoir augmenter les droits des consommateurs face aux banques. Tout ça c'était très bien.
Mais ça ouvrait aussi une possibilité et cette possibilité il y a eu une ce qu'on appelle une transposition de cette directive dans le droit français par Emmanuel Macron qui s'est traduit par l'interdiction d'être à découvert. une honte, c'est inacceptable une mesure de cette nature et cette transposition et cette directive, elles ont été rendue permises, elles ont été rendues possible, pardon, par une loi qui a été votée à l'Assemblée nationale en avril dernier. Et quand il a fallu voter sur cette loi, les insoumis s'y sont opposés.
Mais ça a été possible parce que le Rassemblement national d'un côté, le Parti socialiste de l'autre ont laissé passer cette loi. Et aujourd'hui, à cause de cette décision, bah vous vous retrouvez dans une situation où les découverts seront peut-être tout simplement interdites demain. Sur ce sujet, je vous appelle à la mobilisation les députés insoumis.
La France a soumise à lancer une pétition que vous pouvez signer sur Chenchborg et on va se battre. On a déposé une proposition de loi et on va faire le maximum pour essayer de faire en sorte que cette mesure tout à fait inacceptable et scandaleuse qui touche comme d'habitude toujours les plus pauvres, ceux qui n'arrivent pas à finir à boucler les fins de mois, que cette mesure elle soit elle soit annulée et abandonnée. Donc on a besoin de votre mobilisation, besoin de votre mobilisation dans l'action, besoin de votre mobilisation pour les prochaines élections.
Je vous ai parlé d'une éventuelle dissolution, d'éventuelles élections présidentielles. Il y aura aussi au mois de mars les élections municipales. aussi des élections importantes et je vous donne déjà rendez-vous le samedi 23 novembre.
Non, le dimanche pas 23 novembre prochain. C'est le dimanche attention le dimanche 23 novembre prochain en région parisienne pour la convention nationale de la France assoumise pour les élections municipales. C'est ouvert à tous les militantes et les militants de la France assoumise.
On va préparer ensemble la bataille des élections municipales. Elle va être importante aussi. Peut-être que ça sera la prochaine élection, peut-être pas s'il y en a d'autres avant.
Mais dans tous les cas, toutes ces batailles-là électorales, elles s'inscrivent dans la même logique. C'est la logique du programme l'avenir en commun. C'est la logique de tourner la page de la macronie, d'empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir et de permettre à notre pays de repartir de l'avant, de faire face aux défis qui sont devant nous, d'être à la hauteur de l'histoire, d'être à la hauteur du moment, de retrouver notre place sur la scène internationale.
Voilà, ça ça dépend de chacune ou de chacun d'entre nous. Vous pouvez compter sur les insoumis pour ne rien lâcher, pas se résigner évidemment, continuez à avancer. continuez à travailler et on compte sur vous pour votre soutien.