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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 8 septembre 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

Coronavirus, union de la gauche, séparatisme... le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Alexis Corbière, bonjour. Contamination, nombre d'entrées à l'hôpital. On voit ces dernières semaines que l'épidémie reprend de l'ampleur. En France, sommes-nous prêts à l'affronter, cette deuxième vague, si c'en est une, ou considérez-vous que non, qu'on n'a pas encore tiré toutes les leçons de la première ?

  • 0:47RelanceRéponse partielle

    Augmentation des tests ou changement de stratégie, c'est-à-dire ne plus laisser la possibilité à tout le monde de se faire tester, mais uniquement à ceux qui pensent être vraiment malades.

  • 4:02OuverteRéponse directe

    La rentrée scolaire, on en est à une trentaine d'établissements fermés dans toute la France, dont l'un hier dans votre département de Seine-Saint-Denis, un lycée, 1300 élèves qui ont donc été renvoyés à la maison. C'est la bonne démarche qui est choisie par le ministère de l'Éducation, le cas par cas, c'est-à-dire fermer, soit de renvoyer des élèves chez eux, uniquement ceux qui sont malades, soit de fermer des classes, soit de fermer l'ensemble d'un établissement en fonction de la circulation du virus telle qu'on la suppose dans chaque cas.

  • 8:21OuverteRéponse directe

    Alexis Corbière, vous êtes donc le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon. Franchement, sa candidature en 2022, c'est un secret de polichinelle ?

  • 9:02RelanceRéponse directe

    Pourquoi il ne le dit pas maintenant ? Qu'est-ce qu'il en empêche ?

  • 10:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est prêt à faire alliance demain par exemple avec les socialistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiquePromesse
    « Il y a deux choses que nous réclamons, nous, dans ce moment de retour de circulation importante du virus. C'est gratuité des masques plus que jamais et augmentation des tests. »
  • 3:27Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, le taux, je crois, de positivité sur les tests, on est à 7%, alors que la moyenne nationale est de 5%. »
  • 4:58Invité politiqueChiffre
    « J'ai fait une réunion il y a quelques jours avec M. le Recteur et M. le Préfet qui nous annoncent qu'en cette rentrée, nous avons 4000 enfants qui ne se sont pas présentés aux écoles. »
  • 20:00Invité politiquePromesse
    « moi je suis favori à la dépénalisation du cannabis »
  • 20:26Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui il y a 7 millions de fumeurs dans ce pays »
  • 22:28Invité politiqueFait
    « je rappelle que la loi de 1905 est une loi de séparation de l'église et Toleda »
  • 25:11Invité politiqueChiffre
    « on a un médecin scolaire pour 12 000 élèves »

Temps de parole

  • Alexis Corbière77 %
  • Présentateur9 %
  • Invité7 %
  • Invité 23 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Alexis Corbière, bonjour. Contamination, nombre d'entrées à l'hôpital. On voit ces dernières semaines que l'épidémie reprend de l'ampleur. En France, sommes-nous prêts à l'affronter, cette deuxième vague, si c'en est une, ou considérez-vous que non, qu'on n'a pas encore tiré toutes les leçons de la première ?

0:23
Alexis Corbière

Il y a deux choses que nous réclamons, nous, dans ce moment de retour de circulation importante du virus. C'est gratuité des masques plus que jamais et augmentation des tests. Voilà, moi, je sais, je suis élu Bagnolet-Montreuil. Dans le département de la Seine-Saint-Denis, devant la mairie, il y a un point où on peut faire des tests. Les queues sont extrêmement longues, il faut attendre longtemps. Et cet exemple existe dans beaucoup d'ambroits.

0:47
Présentateur

Augmentation des tests ou changement de stratégie, c'est-à-dire ne plus laisser la possibilité à tout le monde de se faire tester, mais uniquement à ceux qui pensent être vraiment malades.

0:54
Alexis Corbière

Mais moi, c'est le même état d'esprit. C'est augmenter la capacité à faire des tests pour qu'il y ait un débat qui s'ouvre. Est-ce que c'est la quatorzaine, sept jours ? Il semble même que le corps médical nous dit pourquoi pas aller vers sept jours. Moi, je fais confiance au médecin. Alors, justement. À condition que ce soit du test. Au bout de sept jours, on reteste pour, à tout moment, être en capacité de prendre les bonnes mesures. Et pardon de vous dire... Enfin, pardon, Marc Fauvel, souvenez-vous, on s'était revus au début de l'été. Vous m'aviez posé la question, mais est-ce que vous exagérez pas avec Mélenchon de dire qu'il va y avoir un retour ? Qu'est-ce qui vous le fait dire ?

Avouez quand même que sur ce point, nous étions pas trop dans le faux en considérant... Vous n'avez pas tout à fait dit ça comme ça dans mon souvenir, mais si c'est l'impression que vous avez vu, tant mieux. Non, non, je vous avais posé à peu près la même question qu'aujourd'hui. Vous m'aviez fait remarquer beaucoup d'erreurs que j'avais faites, mais sur ce point-là, ça y a Braclia.

1:40
Invité

Alexis Corbière, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a été l'invité de France Inter tout à l'heure, et il a fait une annonce. Écoutez. Le Conseil scientifique est favorable à ce qu'on puisse, demain, quand je dis demain, c'est pas stricto sensu demain, réduire la période de mise à l'abri dans un certain nombre de situations et de passer de 14 à 7 jours. Pourquoi ? Il y aura une meilleure adhésion des Français à une période plus raccourcie, mais qui doit être absolument respectée de manière à limiter la contagiosité. Réduire la période d'isolement, la décision, elle sera actée en Conseil de Défense vendredi, c'est une bonne chose ?

2:15
Alexis Corbière

Oui, mais que les choses soient claires, moi, je fais confiance aux médecins et aux scientifiques. S'ils nous disent que c'est faisable, faisons leur confiance. Mais j'entends ce que dit le ministre, il faut que ça aille de pair avec un sérieux dans le confinement, et je répète qu'il faut augmenter la capacité de faire des tests. Il faut tester, rappelez-vous ce que nous disait l'OMS, c'était une controverse au cours du mois de mars-avril. L'OMS nous disait des tests, des tests, des tests, alors que le gouvernement disait, attention, ça n'est pas si indispensable. Et c'était le même débat sur les masques. Rappelez-vous la polémique, nous disions, nous, il faut porter des masques.

Et si on considère que le masque, je pense notamment à l'éducation nationale. Vous savez, moi, comme vous, je suis attaché, l'école, elle est gratuite, laïque, obligatoire. Si elle est gratuite, laïque et obligatoire, et si le masque, lui, est obligatoire dans le cadre de cette école, il doit être aussi gratuit. Et je regrette que ce soit au bon vouloir des régions ou des départements que ces masques soient apportés, parce que c'est déjà une question de principe, et c'est aussi une question des fois de petit budget vis-à-vis des familles. Vous voyez, c'est important pour que ce ne soient pas les masques fourrés au fond de la poche, un peu sales, etc.

Mais un masque, je rappelle, pour ce qui est des masques papiers notamment, au bout de 4 heures, il faut en utiliser un autre. Donc tout ça est quelque chose de très sérieux. Attention, le virus circule, il circule particulièrement en Seine-Saint-Denis. Aujourd'hui, le taux, je crois, de positivité sur les tests, on est à 7%, alors que la moyenne nationale est de 5%. Là, je parle pour mon département, département qui a cette caractéristique d'accueillir beaucoup de ces gens qui vont travailler, qui partent au matin, qui font tous ces métiers qu'on avait vus en première ligne. Exactement, qu'on avait vus en première ligne.

3:43
Présentateur

Et qui a aussi la particularité d'être le département le plus jeune de France, métropolitaine, et le plus pauvre également.

3:48
Alexis Corbière

Le plus pauvre, donc qui amène à ce que la relation, la pauvreté amène à ce que la relation aux visites médicales, aux médecins, est plus faible. Voilà. Et ça nous pose toute une série de problèmes, on va peut-être en parler, y compris dans la manière dont la rentrée scolaire s'aborde. Et moi, je ne suis pas content. On va en parler dans quelques minutes. Voilà, tout de suite, si vous voulez bien.

4:02
Présentateur

La rentrée scolaire, on en est à une trentaine d'établissements fermés dans toute la France, dont l'un hier dans votre département de Seine-Saint-Denis, un lycée, 1300 élèves qui ont donc été renvoyés à la maison. C'est la bonne démarche qui est choisie par le ministère de l'Éducation, le cas par cas, c'est-à-dire fermer, soit de renvoyer des élèves chez eux, uniquement ceux qui sont malades, soit de fermer des classes, soit de fermer l'ensemble d'un établissement en fonction de la circulation du virus telle qu'on la suppose dans chaque cas.

4:28
Alexis Corbière

Moi, je ne m'oppose pas à des fermetures parce qu'il faut être sérieux, vigilant, tout ça est dangereux. Par contre, j'ai envie de parler d'autres fermetures de classes qui me posent problème. Donc, moi, si on a repéré dans un lycée la potentialité d'un danger d'un élève, d'un professeur que sache qui est atteint du virus, j'invite chacun à respecter les consignes. Par contre, il y a d'autres fermetures de classes qui me posent plus problème. Je prends l'exemple de la Seine-Saint-Denis. J'ai fait une réunion il y a quelques jours avec M. le Recteur et M. le Préfet qui nous annoncent qu'en cette rentrée, nous avons 4000 enfants qui ne se sont pas présentés aux écoles.

Je parle de l'école élémentaire sur 200 000 élèves. Et je ne parle pas des familles dont on sait parfois qu'elles sont parties dans le pays d'origine, elles préviennent la direction de l'école, qu'elles rentront un peu plus tard. Non, des gens qui n'ont donné aucune nouvelle.

5:07
Invité

Qui presque 5 fois plus sur l'étude.

5:09
Alexis Corbière

Ils sont où vous avez posé la bonne question. M. le Recteur, M. le Préfet, il y a une semaine, n'étaient pas en capacité de répondre. C'est une question fondamentale. Il faut avoir les moyens d'aller frapper aux portes. Qu'est-ce qu'il a né ? Est-ce que les gens gardent les enfants parce qu'ils sont inquiets ? Est-ce qu'on aura peut-être, vu que ça va être un débat qu'on va avoir, des enfermements un peu obscurantistes liés à je ne sais trop quelle exaltation religieuse qui amènerait à ce que les familles ne veulent plus les mettre dans l'école publique ? Est-ce que c'est plein de raisons ? Mais c'est fondamental de le savoir. Et nous sommes désarmés face à ça.

C'est-à-dire que nous n'avons pas d'assistante sociale, nous n'avons pas de personnel pour aller vérifier que ces 4000 enfants aient bien à l'école publique. Alors vous voyez, ce qui me met en plus en colère, et je lance un salut à ce micro, c'est qu'en même temps qu'il y a ces enfants qui ne se sont pas présentés, on ne sait pas pourquoi, le rectorat nous ferme des classes à la rentrée. Dans ma circonscription, Bagnolet-Montreuil, j'ai 7 fermetures de classes, 5 à Montreuil et 2 à Bagnolet parce qu'il y a moins d'effectifs. Et on profite de l'occasion après 6 mois du fait que les gamins ne sont pas allés en classe.

Ils devraient se dire, attention, il y a des gamins qui ont accumulé du retard, si on a des classes moins importantes, c'est une bonne chose. On ferme, on fait des réductions. Et je salue les écoles d'Anton, d'Hydro, Louise-Michel de Montreuil qui sont ce matin mobilisées. Je n'ai pas pu aller à leur côté parce que... Parce que vous êtes avec nous sur France Info. Mais tant mieux, mais j'en profite et je vous en remercie pour le dire. Monsieur le recteur, monsieur Blanquer, ne fermez pas de classes en Seine-Saint-Denis. Déjà attendez de savoir où sont ces 4000 gamins parce qu'ils vont revenir. Et il faudrait, moi ça m'intéresse quand même, je ne me...

Je ne suis pas, comment dirais-je, ça ne peut pas rester dans l'angle mort d'une pensée républicaine, sociale, de dire où ils sont. Et deuxièmement, on vient de vivre quelque chose d'incroyable depuis le mois de mars dernier. Les gamins n'ont quasiment pas fait la moitié d'une année scolaire. Ce n'est pas le moment de faire des économies budgétaires. Si on a un peu moins de gamins dans certaines classes de Seine-Saint-Denis, c'est autant de plus pour l'école publique. Donc ne fermez pas de classes. Et je le dis solennellement, monsieur Blanquer, ne fermez pas de classes, en particulier en Seine-Saint-Denis.

6:56
Présentateur

Alexis Corbière, député insoumis de Seine-Saint-Denis et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, invité de France Info. On va en parler de Jean-Luc Mélenchon dans quelques instants, si vous voulez bien, de son positionnement en cette rentrée, de son ambition ou pas pour la prochaine présidentielle. Et puis de l'union de la gauche ou des gauches, puisque des discussions sont en cours déjà depuis plusieurs semaines. D'abord le Fil Info à 8h40 avec Mélanie Delonais.

7:16
Invité

Il est mis hors de cause. L'homme arrêté en Alsace dans l'enquête sur les mutilations de chevaux est sorti de garde à vue. 153 enquêtes sont en cours en France, selon le ministre de l'Intérieur. C'est un peu moins pire qu'annoncé. Selon les prévisions publiées ce matin par l'INSEE, la croissance en France va reculer de 9% au lieu de 11% sur l'année 2020 à cause de la crise provoquée par le coronavirus. L'INSEE table sur un rebond du PIB de 17% au troisième trimestre. Une semaine plutôt qu'une quatorzaine en cas de contamination par le coronavirus. Le conseil scientifique est favorable, dit Olivier Véran.

Sur France Inter ce matin, le ministre de la Santé précise que la mesure sera discutée vendredi lors d'un conseil de défense à l'Elysée. Lui passe la soirée isolée devant la télé plutôt que ballon au pied. Kylian Mbappé testé positif au Covid et donc forfait pour France-Croatie. Le match de Ligue des Nations ce soir à 20h45.

8:10
Présentateur

France Info.

8:13
Invité

Le 8.30 France Info. Salia Brakia. Marc Fauvel. J'ai été impatiente d'avoir votre réponse. Alexis Corbière, vous êtes donc le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon. Franchement, sa candidature en 2022, c'est un secret de polichinelle ?

8:28
Alexis Corbière

Il a envie, il se sent, moi pour avoir beaucoup discuté avec lui, il y a un an, un an et demi, il s'est interrogé vraiment sur, y compris sa propre volonté, c'est important, que personne n'imagine que tout ça est quelque chose. Il faut déjà, comment dirais-je, intellectuellement, physiquement se dire, est-ce qu'on en a la volonté ? C'est son cas. Il pense effectivement que dans cette période troublée, l'expérience qu'il a accumulée, le rayonnement qu'il a accumulé peut être utile. Il n'empêche qu'après le délai qu'il s'est donné, que nous nous sommes donnés, de voir là d'ici deux mois un peu, c'est pas non plus une astuce.

9:02
Invité

Pourquoi il ne le dit pas maintenant ? Qu'est-ce qu'il en empêche ?

9:05
Alexis Corbière

Parce que je vous dis, ce n'est pas une astuce, ça mérite le temps de voir, de discuter avec différentes forces, de discuter aussi au sein du mouvement insoumis. Je rappelle que la France insoumise est un mouvement qui prendra aussi sa décision. Il y a d'autres candidats en liste chez les assoumis ? Ça vaut le coup de vérifier, je veux dire, justement. Ils ont vraiment une chance face à Jean-Luc Mélenchon ? On peut avoir une discussion ? Oui, bien sûr. Moi, je trouve que c'est plutôt... Dans ces cas-là, s'il y avait d'autres candidats, ce serait tranché par une primaire ? Non, mais ce serait tranché par une désignation interne, on verrait. C'est-à-dire une réunion à Huitlots ?

Oui, où à un moment donné, on pourrait poser la question de... Il n'y a pas de vote démocratique. Mais il y a des votes démocratiques, renseignez-vous, nous avons des votes démocratiques, nous en avons en ligne, nous votons surtout sur les campagnes que nous menons, etc. Mais pas sur le candidat. Et ça me chagrine. Mais si, je suis en train de vous dire qu'on le décidera collectivement. Jean-Luc, c'est une chose, et une fois qu'il dira si oui ou non il souhaite être candidat, il y aura au mois de novembre une convention où nous prendrons la décision de ce que nous faisons à l'occasion de l'élection présidentielle. D'accord ? Donc rassurez-vous, les Insoumis pourront se prononcer là-dessus.

10:09
Invité

Donc si je vous écoute, François Ruffin peut être candidat face à Jean-Luc Mélenchon ?

10:12
Alexis Corbière

Pourquoi pas ? Mais il le veut. Non mais je veux dire, il n'y a pas de problème. Ce ne serait pas une émulation saine, un match des idées chez les Insoumis par exemple ? Si François ou un autre. Comment dirais-je ? Moi je suis plutôt soulagé. Et en plus j'aime beaucoup François. Mais je suis plutôt soulagé à l'idée que contrairement à d'autres, on n'est pas, mais il peut y avoir un débat, des chicaneries sans fin, parce que je l'ai vécu. Vous trouvez ça formidable, c'est de la stimulation.

10:36
Présentateur

C'est des chicaneries comme vous dites, c'est aussi une question de lignes. J'entends bien, exactement, vous avez tout dit.

10:40
Alexis Corbière

C'est pas exactement la même que Jean-Luc Mélenchon sur les alliances, si ? Alors justement ça, ça m'intéresse, je ne sais pas, je ne connais pas.

10:45
Présentateur

Alors je vais vous poser la question autrement. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est prêt à faire alliance demain par exemple avec les socialistes ?

10:50
Alexis Corbière

Alors, je vais vous dire une formulation. Moi ma ligne, c'est pas de division artificielle, mais pas d'union superficielle. La division artificielle, c'est avec toute une série de forces dont nous savons, il faut après affiner, que nous partageons beaucoup de choses, il faut travailler au rassemblement. Maintenant, l'unité, je termine l'idée, l'unité, ce que je vais appeler superficielle, c'est-à-dire dire, notre seule identité, c'est qu'on est rassemblée sur un contenu quasiment timbre-poste, avec des gens qui sont connus vis-à-vis des secteurs populaires, comme ceux qui, il y a encore peu de temps, quand ils étaient en responsabilité, leur ont fait grand mal.

Je pense notamment au gouvernement François Hollande, à la loi El Khomri, au CICE, toute une série de choses contre lesquelles nous avons manifesté, et face auxquelles, à l'heure actuelle, ils ne me semblent pas, mais ça peut évoluer. Et si ça évolue, tant mieux que de la part du Parti Socialiste, il y a eu une claire, à journaux bientôt, comme on dit, politique. Vous n'avez pas pardonné aux socialistes. Mais ce n'est pas une question de pardonner, c'est une question d'efficacité. La grande équation que nous avons à résoudre aujourd'hui, qui est le phénomène politique de la période, c'est l'abstention populaire.

Aucune personne de sérieux qui veut battre Emmanuel Macron ne peut aller à cette élection sans résoudre cette affaire. Comment nous remobilisons des millions de gens, ils étaient près de 70% lors des dernières élections, qui n'y vont plus, parce qu'ils sont dégoûtés, parce qu'ils font une grève civique. Nous n'irons pas, si nous y allons, dans la confusion, en leur donnant l'impression qu'on va refaire des choses qu'ils ont mal vécues, je pense notamment au quinquennat de François Hollande.

Alors c'est là où c'est intéressant, notamment, que s'il y a un débat au sein du Parti Socialiste, si toute une série de personnalités, et vous me voyez venir, si un homme comme Lionel Jospin, avec qui on a des tas de désaccords, semble dire autre chose que ce que nous dit actuellement la direction du Parti Socialiste jusque-là, les Insoumis, ceux-ci, ceux-là, à nous taper dessus en permanence, et à surtout ne rien remettre en cause de ce qu'ils ont fait précédemment, bon, si par contre il y a un débat qui s'ouvre, moi je suis preneur de ce débat, maintenant je ne veux pas mentir aux Français, mais ce n'est pas une question de posture de ma part, c'est une question de dynamique politique.

Vous citez Alexis Corbière, Lionel Jospin,

12:44
Présentateur

il dit quelque chose dans son ouvrage et dans l'interview à l'Oge, il dit aussi, Jean-Luc Mélenchon devra choisir entre son intelligence et son tempérament. Oui, bien sûr. Il y a un problème de caractère chez Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui c'est un obstacle.

12:56
Alexis Corbière

Mais je vais vous dire une chose, pour ceux qui ont connu Lionel Jospin, dans le genre aussi qu'il devait choisir entre son intelligence et son tempérament, il se posait là, parce que l'homme était très intelligent, mais son tempérament l'avait à venir à ne même pas avoir la moindre empathie vis-à-vis de salariés qui venaient de perdre leur boulot, il leur avait dit, il n'est à peu pas tout. Donc Lionel Jospin, qui est un homme très intelligent, sait très bien que cette affaire concerne tout le monde, d'accord ?

Il faut incarner les choses, et le tempérament de Lionel Jospin, pour le coup, le tempérament de Jean-Luc Mélenchon, l'incarnation aujourd'hui, est ce qui nous a porté lors de la dernière élection présidentielle à 19,5%. Ce que j'aimerais savoir de quoi on parle quand il s'agit du tempérament, s'il s'agit de dire qu'aujourd'hui, effectivement, il faut rompre avec cette manière bureaucratique, technocratique de faire de la politique, et incarner, au moment donné, une force populaire, une force enthousiasmante, une pédagogie républicaine, notamment... Est-ce qu'il doit s'adoucir un peu, rassurer aussi certains de ses électeurs potentiels ?

Oui, il faut toujours, comment dirais-je, entraîner les gens. Maintenant, je peux vous dire que le style Mélenchon, vis-à-vis de toute une série de gens, est un style qui les entraîne, et qui continue à faire que le rayonnement qu'a Jean-Luc Mélenchon, notamment dans les milieux populaires, est bien en-dessous de d'autres personnes qui lui font la leçon. Après, il y a aussi la caricature Mélenchon. La République, c'est moi, ça ne m'a pas fait bien. Quand on est des meilleurs journalistes de France, comme Marc Fauvel, interroge Alexis Corbin, je lui dis... Je n'ai pas une phrase qui commence comme ça, ça m'inquiète toujours.

Non, mais vous me dites, est-ce qu'il y a des votes à la France insoumise, alors qu'on n'arrête pas de voter ?

14:19
Présentateur

Je me demande simplement s'il y a un vote, s'il y a un deuxième ou une deuxième candidate chez vous. La question, elle est évitable.

14:23
Alexis Corbière

C'est un parti qui prône la démocratie directe, et qui la pratique, c'est un mouvement. Non, ce que je veux dire, c'est que... On en revient à Jean-Luc Mélenchon. La question, c'est, critiquez-nous sur le fond, pas sur nos caricatures. Nous sommes un mouvement qui discute, un mouvement qui vote, un mouvement qui décide collectivement. Un mouvement, après, et Jean-Luc Mélenchon a une particularité, c'est qu'il est aussi celui qui a été le moteur et l'élément créateur de ce mouvement, et qui doit avoir, évidemment, la manière dont on se positionne dans la prochaine présidentielle n'est pas une question secondaire. Et sur les questions stratégiques, entendez ce que je vous ai dit.

L'unité, pourquoi pas, mais l'unité sur un contenu, parce que... Et derrière Jean-Luc Mélenchon. L'unité toute seule... Non, je n'ai pas nécessairement dit ça. Et après, que toute une série de forces politiques qui veulent discuter avec nous, nous disent de quoi ils veulent discuter. Alors, vous ne dites pas nécessairement derrière... Vous dites nécessairement derrière Jean-Luc Mélenchon. Moi, franchement, à l'heure actuelle, on discute avec des gens qui ont le sentiment, je pense notamment à Europe Écologie Les Verts, que c'est derrière eux ou rien. Moi, je leur propose un nouveau nom. Europe Hégémonie Les Verts. Non, mais attendez. C'est le nouveau nom que je leur propose.

Parce que chaque fois que je discute... Alors, eux qui sont cools, nous, on est des bruts. Eux, ils sont gentils, vous les adorez. Mais eux, chaque fois qu'on discute...

15:29
Présentateur

Ils adorent pas plus que vous. C'est pas vrai, Alexandre Vier. Pardon, c'est mon style. Non, mais pas... Quand ils sont là, ils nous disent les mêmes choses que vous. Ils nous disent, vous êtes sympa avec les insouïs. Mais on accepte... Alors, allez, je m'accueille avec... Le sourire en plus.

15:39
Alexis Corbière

Arrêtez chaque fois que je dis ça avec une sorte d'humour. Est-ce que c'est peut-être pas très bon ? Non, mais je veux dire... C'est quoi le problème avec les écolo ? Non, mais il est de bon ton. Notamment, Jean-Luc Mélenchon vient pas sur ce plateau, vous le savez aussi. Mais attendez. Parce que c'est un reproche qu'il nous fait. On n'ouvre pas 50 sujets. Non, mais il est de bon ton. Le problème avec les écolo ? Europe écologique. Je taquine en disant que ça devient Europe Hégémonie Les Verts. Parce que...

Alors déjà, au municipal, il y a quand même des villes où, je m'excuse, soit Grenoble, Lyon, Marseille, les Insoumis étaient dans des listes communes derrière des personnalités écologiques. On les oublie complètement aujourd'hui, mais nous, on a accepté de jouer le jeu, de ne pas considérer qu'on devait avoir la tête de liste ou rien. On discute au niveau des régionales. Je vois notamment Julien Bayou qui m'explique que c'est derrière eux ou rien. Ils auront des candidats partout dans toutes les régions. Très bien. Non, mais c'est avoir des candidats partout. Pourquoi pas ? Mais partout, ça doit être eux qui dirigent les listes.

Enfin, quand j'ai lu, encore une interview du secrétaire national d'Europe Écologie Vire, je pense à Julien Bayou, c'est derrière eux ou rien ? Bon. Ils ont pris la grosse tête ? Je crois qu'ils n'analysent pas bien la période politique. Et ils n'analysent pas bien y compris leurs résultats aux élections municipales. Je répète, moi, ce qui m'obsède. L'abstention de masse. La Ve République est en crise. De plus en plus de gens ne vont plus voter. Sociologiquement, c'est très clair. C'est le milieu populaire.

Donc ces institutions doivent être abrogées de mon point de vue par un grand mouvement populaire conforme à notre histoire qui s'appelle une assemblée constituante pour donner des droits nouveaux aux citoyens. Donc j'invite chacun à ne pas être enivré par le résultat qui repose bien souvent sur le fait que les CSP+, urbains, et c'est très bien, c'est des gens, y compris je m'inclus là-dedans si vous voulez, sont allés voter dernièrement et ont voté notamment pour que les centres-villes soient piétonnés, qu'il y ait des voies cyclables. Très bien. Mais la grande controverse du pays, c'est la question sociale et démocratique autant que la question écologique.

C'est dans ce triptyque-là qu'il faut avancer. Et Jean-Luc Mélenchon, dans ce jeu-là, peut-être qu'il n'est pas le seul, mais il peut apporter. Et je m'excuse et toutes les études d'opinion le démontrent. Donc c'est pourquoi le sectarisme et la ligne tout sauf Mélenchon ne donnera rien. Et il faut une campagne longue. Je termine là-dessus. Pourquoi aussi si on prend la décision de lancer une campagne au mois de novembre, c'est que le candidat champignon sorti de la dernière pluie que personne ne connaît si ce n'est sa plastique, sa jeunesse, sa beauté, etc.

Type ce qu'on a vécu dans la dernière élection présidentielle qui fait du jet-ski mieux que personne, en tout cas mieux que Jean-Luc Mélenchon. Ça c'est pour Emmanuel Macron. Non mais je veux dire cette sidération médiatique à laquelle on assiste qui consiste parfois à dire on va totalement nouveau, va régler... Non. Nous on croit à la campagne longue. Du temps, de la pédagogie. Il faut gagner les cœurs, les consciences. Il y a des idées à faire circuler dans le pays. La faiblesse de ce qu'on appelle la gauche aujourd'hui ce n'est pas sa division. C'est le fait que certaines de ces idées aujourd'hui sont minoritaires dans le pays. Donc il faut travailler là-dessus. Et ça, ça prend du temps.

Ça nécessite pourquoi pas un an et demi de campagne sur le thème de l'écologie, la transition écologique. Qu'est-ce qu'il faut changer sur le thème du partage des richesses, sur le thème de ce serait quoi une sixième république vraiment qui assure la souveraineté populaire. Ça c'est un énorme boulot. Le cannabis, les gilets jaunes,

18:32
Présentateur

c'est dans une minute avec vous Alexis Corbière. Je change de thème. Vous voulez dire quoi ? C'est une invitation. Non, je voulais dire je change de thème qu'il est 8h51. C'est l'heure du fil info avec Mélanie Delonais.

18:41
Invité

Sept jours au lieu de 14, le conseil scientifique donne son feu vert à un isolement plus court pour les personnes contaminées par le coronavirus. C'est le ministre de la Santé Olivier Véran qui l'annonce. Il estime que cela permettra une meilleure adhésion des Français. La mesure sera sur la table du conseil de défense vendredi à l'Elysée. Garde à vue levé ce matin pour l'homme arrêté hier en Alsace dans une enquête sur les mutilations de chevaux qui se multiplient en France. Il a été mis hors de cause. Les syndicats de Suez appellent les salariés à cesser le travail pendant deux heures ce matin contre l'offre de rachat de Veolia.

Ils veulent interpeller le gouvernement et dire leur crainte de milliers de suppressions d'emplois en cas de rapprochement. De l'île d'Oléron à l'île de Ré après une journée de repos et de tests Covid les coureurs du Tour de France remontent en selle aujourd'hui pour la dixième étape longue de 168 kilomètres. C'est le Slovène Primoz Roglic qui porte le maillot jaune.

19:36
Présentateur

France Info

19:37
Invité

Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

19:42
Présentateur

Alexis Corbière le gouvernement vient de généraliser à toute la France les PV pour consommation de cannabis faire payer les clients et c'est ce qu'il fallait faire.

19:51
Alexis Corbière

Moi j'approuve pas cela que les choses soient claires le cannabis évidemment peut être dangereux en particulier pour les jeunes mais moi je suis favori à la dépénalisation du cannabis je suis pour que le débat s'ouvre enfin dans ce pays évidemment le cannabis c'est pas bon pour la santé mais l'alcool non plus mais il s'agirait si on le dépénalisait de sortir toute une série d'activités de la clandestinité ce serait déjà pas mal Dépénaliser ça veut dire vente contrôlée par l'Etat sur le modèle des Pays-Bas ou la Californie ou au Portugal aussi il y a des expériences évidemment que les choses soient claires tout ce qui est héroïne, cocaïne je ne parle pas de ça je parle du cannabis en particulier aujourd'hui il y a 7 millions de fumeurs dans ce pays arrêtons l'hypocrisie organisons quelque chose de sérieux et le fait de verbaliser des clients qui permet de faire du chiffre bon c'est absurde la police française de mon point de vue qui a mieux à faire aujourd'hui face à des phénomènes plus inquiétants de violence

20:42
Invité

Alexis Corbière vous êtes pour la dépénalisation du cannabis le ministre de l'intérieur a un avis sur vous écoutez-le

20:48
Locuteur non identifié

c'est une ht intellectuelle vous savez la drogue aujourd'hui elle est la responsable de dizaines de milliers d'accidents de la route d'homicides de cambriolage parce qu'il faut se payer sa dose quand vous travaillez un peu et que vous avez besoin de 60 ou 80 100 euros par jour pour payer votre dose est-ce que vous ne pensez pas qu'à la fin vous n'allez pas cambrioler ou attaquer quelqu'un pour récupérer de l'argent pour votre addiction

21:07
Invité

l'acheté intellectuelle de proposer la dépénalisation du cannabis

21:11
Alexis Corbière

je ne sais pas vous savez monsieur Darmanin dans sa région moi je peux vous parler de l'alcool je viens du sud de la France les méfaits de l'alcool les accidents de la route etc c'est absurde d'accord que les choses soient claires et puis on pourrait prendre l'exemple du Portugal où depuis que le cannabis a été dépénalisé le rapport y compris aux drogues plus durs a baissé etc

21:28
Invité

et vous entendez ces arguments

21:29
Alexis Corbière

non mais ça c'est pas des arguments ça c'est pas des arguments c'est de la communication de Darmanin qui vise à faire clore un débat qui est un débat sérieux qu'il faut mener en termes de santé publique bon voilà ça n'est pas très intéressant la manière dont il aborde les choses mais moi je vous le dis je n'ai aucune complaisance du cannabis je le dis à ce micro je ne fume pas et je cours même après toute une série de jeunes de mon entourage parce que je pense que c'est pas bon notamment quand on est jeune de temps de formation du cerveau ça peut déclencher des maladies c'est bizarre de dire ça tout en souhaitant la dépénalisation mais parce que l'alcool produit la même chose d'accord vous pourriez dire

21:59
Présentateur

dans ce cas là pénalisons l'alcool vous voulez interdire l'alcool

22:02
Alexis Corbière

sérieusement alors parlons sérieusement du fait vous voyez ni vous ni moi ne pensez ça sérieusement et pourtant j'invite chacun à ne pas abuser de l'utilisation d'alcool donc donnons la parole au médecin mais là c'est autre chose que fait Gérard Darmanin me semble-t-il il n'aborde pas sérieusement ce sujet qui est un vrai sujet de société et en plus ça soulagerait la police je répète d'une activité qui n'est pas très intéressante faut-il une loi contre le séparatisme comme la prépare en ce moment le gouvernement dans la mesure où je ne sais pas de quoi on parle je suis inquiet je rappelle que la loi de 1905 est une loi de séparation de l'église et Toleda c'est une loi séparatiste donc je suis pour évidemment combattre l'obscurantisme religieux le repli sectaire mais j'entends des choses de la part du gouvernement qui me semblent être une incompréhension totale de ce qu'est la laïcité et bien je veux dire une chose en république les fidèles doivent respecter la loi mais les religions n'ont pas prêté allégeance aux lois de la république c'est autre chose les religions par exemple les grandes religions monothéistes ne reconnaissent pas le mariage de personnes de même sexe les grandes religions monothéistes ne sont pas d'accord avec le droit à l'IVG et pourtant les lois de la république le permettent donc j'entends des choses qui visent aujourd'hui à tout mélanger tout mélanger donc y compris même à aller au nom de ce combat là à dire il faudrait on va accepter des financements publics pour des associations si j'ai bien compris cultuelles à partir du moment elles signeraient une charte prétendant de la laïcité mais non je ne suis pas pour de l'argent public pour la religion c'est le fondement les deux articles le noyau de sens de la loi de 1905 qui garantit la liberté de conscience mais qui dit pas de financement public des religions j'avais compris ça plutôt au sens d'association sportive par exemple oui ben alors là vous parlez d'association qui serait liée au culte oui mais j'entends dire oui mais on va faire signer des chartes de la laïcité à des associations sportives je ne sais pas très bien s'assurer que les petites filles

23:43
Présentateur

par exemple

23:43
Alexis Corbière

puissent jouer au foot

23:44
Présentateur

dans les mêmes conditions que les petits garçons alors par bon donc maintenant

23:46
Alexis Corbière

on ne peut plus faire une équipe de garçons ou une équipe de filles de quoi on parle c'est la condition que les filles puissent jouer aussi même à un autre horaire que les garçons je vais vous dire une chose non mais si on discute sérieusement vous allez voir actuellement il y a des écoles privées sous contrat qui sont non mixtes d'accord notamment dans les Hauts-de-Seine ou la bonne bourgeoisie des Hauts-de-Seine mais c'est dans le fond il y a des écoles catholiques ah oui donc vous voyez le problème c'est que très vite l'argument que vous m'avancez ah mais c'est des écoles catholiques s'il s'agit derrière cette loi uniquement de porter le fer contre l'islam d'accord les associations qui sont animées par des gens qui sont de confession musulmane en faisant un amalgame incompréhensible qui mélange tout en ayant une vigilance en traquant véritablement des animateurs sportifs qui ont des convictions spirituelles moi je ne suis pas d'accord par contre que les choses soient claires évidemment à l'heure actuelle il faut travailler à ce qu'il n'y ait pas derrière une association d'aide scolaire je ne sais trop quelle activité sectaire mais on en revient au point de départ de notre discussion monsieur le recteur me dit qu'en Seine-Saint-Denis j'ai 4000 gamins je ne sais pas où ils sont et il me dit en même temps je n'ai pas les moyens d'aller frapper aux portes donc plutôt que d'inventer des bazars des machins des lois incompréhensibles dont le seul but c'est d'agiter 2021 sur le thème que j'en fais plus que madame Le Pen pour aujourd'hui m'en prendre à l'islam politique en ne donnant pas véritablement les moyens à la république d'être ce qu'elle doit être je dis à madame Schiappa arrêtez votre bazar donnez-nous des assistance sociale savez-vous qu'en Seine-Saint-Denis on a un médecin scolaire pour 12 000 élèves ça peut être intéressant dans un établissement scolaire si une jeune fille est en but à des pratiques sectaires d'aller s'adresser aux médecins scolaires on n'en a même pas un médecin pour 12 000 élèves donc donnez-nous les moyens à l'heure actuelle en fonction de la loi de faire des choses mais cette opération politique qui je le répète on pourra affiner l'admission se termine qui est totalement contraire avec l'esprit de la laïcité j'ai envie de dire Aristide Briand pardonne-leur ils ne savent pas ce qu'ils font la loi de 1905 je répète liberté de conscience liberté de culte pas de financement public des religions mais après une religion ça n'est pas d'une démocratie ça n'est pas la république et qu'on ne demande pas on aura l'occasion non mais c'est important comme sujet qu'on ne mélange pas tout et qu'on ne crée pas l'ère du soupçon généralisé et comme vous l'avez dit sur uniquement nos constituants de confession musulmane qui dans leur grande majorité sont des gens qui évidemment veulent vivre tranquillement et veulent que les services publics fonctionnent veulent de la justice sociale et aiment la république et si vous le permettez

26:09
Présentateur

Alexis Turbière on fera écouter vos propos à Marlène Schiappa qui sera à votre place en fin de semaine ici même sur France Info sur ces réserves assez fortes que vous venez d'apporter à ce projet de loi sur le séparatisme merci beaucoup d'être venu sur France Info merci beaucoup d'être venu

26:22
Locuteur

merci beaucoup d'être venu