Ponctionner les aides sociales des casseurs : Il était temps ! (Agnès Verdier-Molinié)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Fait
« Les suspects arrêtés avec des marchandises dérobées pourront être sanctionnés sur leurs aides sociales »
- 1:20Chiffre
« En 2023, j'ai regardé quel a été le montant des amendes en moyenne hein sur les les casseurs pilleurs. Et ben 515 euros. »
Temps de parole
- ?100 %
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Il est 7h 19 sur Europe 1, bon réveil avec Dimitri Pavlenko jusqu'à 9h et place à l'édito éco. Bonjour Agnès Verdi Molinier. Bonjour Dimitri, bonjour à tous. Agnès, les aides sociales des casseurs et des pilleurs sont dans le viseur du gouvernement. Et oui, c'est pas trop tôt hein. Et en juillet 2023 après les émeutes de Nahel, le président de la République avait déclaré qu'il faudrait sanctionner financièrement les familles des mineurs récidivistes. Mais en octobre 2023, la majorité gouvernementale s'était opposée à une proposition DLR visant la suspension des allocations familiales pour les parents d'enfants criminels ou délinquants. Ensuite, bah rien n'a été fait. Alors les ministres Vincent Jeanbrun et Gérald Darmanin proposent une circulaire pour amputer les aides
sociales des pilleurs du montant de leur butin. Même si le dispositif fait un peu usine à gaz, on peut se féliciter de ce changement de posture. Alors c'est vrai que l'application de la mesure, ça n'a pas l'air simple en effet hein. Ah oui, c'est pas simple hein. Bon euh c'est pas simple. Voilà ce qui est prévu pardon. Les suspects arrêtés avec des marchandises dérobées pourront être sanctionnés sur leurs aides sociales et les revenus issus de la revente des produits volés seront pris en compte dans le calcul de leurs droits sociaux, RSA, chômage, APL ou allocations familiales. Mais est-ce que ça ? Bah la réponse c'est non hein, car cette baisse des aides ne concernera que le prix du parfum volé chez Sephora ou du téléphone portable. Mais quid des dégâts matériels
infligés aux commerces, aux abribus, aux Vélib, aux bâtiments ? Bah il y a rien dans la circulaire. Ces faits-là ne seront pas prélevés sur les aides sociales. Bah ? Car le gouvernement n'ose pas aller plus loin alors qu'il faut absolument dissuader les casseurs des prochaines dégradations. Alors on pourrait on pourrait prélever sur les aides sociales par exemple une participation au remboursement des dégradations. Ça se chiffre tout de suite en dizaines voire centaines de milliers d'euros hein. Mais c'est c'est clair. Mais en 2023, j'ai regardé quel a été le montant des amendes en moyenne hein sur les les casseurs pilleurs. Et ben 515 euros. C'est ridicule. Euh la loi casseurs pilleurs qui arrive en discussion prévoit elle un plafond de responsabilité de 10000 euros mais là
encore on peut fortement douter que le maximum soit appliqué par les juges hein. Mais pourquoi est-ce qu'on s'inspire pas de la ? En cas de soulèvement violent, les casseurs doivent rembourser le prix des dégâts. Les avoirs des personnes sont pris des casseurs hein, sont pris à 100 % au-delà d'un forfait de subsistance et de leur loyer et ça peut durer jusqu'à 10 ans. Donc nous on est vraiment petits joueurs avec nos 515 euros d'amende en moyenne qui n'ont été appliqués qu'à 16 % des condamnés, vraiment c'est pas dissuasif. Signature Europe 1, Agnès Verdier-Molinié. Merci Agnès, bonne journée.