Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et l'invité de notre entretien, c'est Christophe Gomard. Bonjour, merci beaucoup d'être là. Christophe Gomard, vous êtes député européen, les Républicains, ancien chef du renseignement militaire.
On va commencer en parlant des vœux d'Emmanuel Macron aux armées dans un contexte et dans une situation internationale évidemment très compliquée. On va y revenir avec vous Emmanuel Macron qui a donc présenté hier ses vux aux armées. Il était sur la base militaire militaire Distre dans les bouches du Run.
Est-ce qu'il a envoyé le bon message pour vous ? Vent, il a fait surtout un auto satisfait site de ce qu'il a fait pour la défense euh qui était pas justifié qui mon point de vue pas vraiment justifié. Quand on regarde l'état réel des forces armées françaises, on ne peut être que un peu déçu.
C'est-à-dire qu'il annonce Warby et Orby qu'il a doublé la loi de programmation militaire, enfin le budget. Euh dans les faits à l'euro, c'est vrai, mais avec l'inflation, avec le coût deéat matériel, on aura pas plus de chars d'avion, de canon à la fin de cette loi de cette loi de programmation militaire qu'au départ, or on voit bien qu'aujourd'hui avec la guerre de haute intensité qui existe entre la Russie et l'Ukraine que on doit se préparer à cette éventualité et surtout ce qu'il racontait hier et ce qui est vrai que pour être crain et ben il faut faire peur et pour être craint, il faut être fort. Et ça, je pense qu'on l'est pas suffisamment et on sait bien que malheureusement la France ne dispose pas d'assez de munition, ne dispose pas d'assez de chars, de canon, d'avion, de frégates.
Donc pas qu'on n'est pas craint aujourd'hui pour vous. Ah, je pense qu'on n'est pas réellement craint. Non, malgré la dissuasion nucléaire, ça alors si ça oui, mais une dissuasion nucléaire n'est forte que si il y a une dissuasion conventionnelle, une force armée conventionnelle suffisamment puissante et forte également.
Euh et c'est en cela où les deux piliers de notre dissuasion, à la fois l'aspect nucléaire et l'aspect conventionnel doivent être puissants tous les deux pour que l'on soit crédible et donc craint et entendu. Et vous le disiez, il a appelé hier à accélérer le réarmement et Emmanuel Macron, est-ce qu'on est en retard par rapport à nos autres voisins européens sur cette question ? Alors, si je recompare aux Allemands un peu, les le budget de la défense allemande est de 86 milliards d'euros.
Le N est à 50 et en 2029, il sera l'allemand à 126 milliards d'euros. Le nôtre sera peut-être à 60. Donc, on voit bien qu'il y a un gap et si je regarde les Britanniques, le budget de la défense britannique aussi est plus élevé que le nôtre.
C'est en ce sens-là qu'on a un peu de retard. Donc, les paroles ne suffisent pas dans le domaine. Et quand je parle aux industriels, ils me disent "Mais on n pas de commande de l'État." Quand j'entends le chef d'état qui guueule presque les industriels de défense disant "Mais il faut que vous prodigiez plus vite 5 ans 6 ans c'est beaucoup trop long mais très bien mais il y a pas de commande quand vous leur pas la faute des industries de défense mais je pense que non les industries de défense elles elles agissent sur commande." C'està-dire qu'elle elles fabriquent si on leur a commandé elles fabriquent pour vendre réellement.
Donc ça veut dire que l'économie de guerre vantée par le chef de l'État dans les faits existe pas. Ah non c'est un slogan. Mais d'ailleurs lui-même l'a reconnu hier.
Il a dit "Mais non, cette économie de guerre non, en fait ça n'existe pas. Il faudrait faire plus." De fait, il a fini par le reconnaître.
Or, c'était un de ses mantras. Euh, il l'a dit, "Nous sommes de guerre, le le ministre de la défense de l'époque des armées, pardon, Sébastien Gu, le disait également. Donc, on n'est pas du tout économie de guerre.
Ça veut dire que notre industrie est entièrement tournée vers la guerre, vers la défense, ce qui n'est pas du tout le cas. Et pourquoi ? Bah parce qu'en fait ce que on revient, il y a pas assez de commandes.
S'il y avait des commandes, c'est-à-dire des commandes fermes et définitives, euh les industriels mettraient "Je suis allé visiter". Mais pourquoi du coup il y a pas assez de commande ? C'est alors que le chef de l'État martelé économie de guerre économie de guerre parce que c'est à l'État de commander.
Mais l'État n'a pas d'argent. On a une dette qui est de plus de 3500 milliards d'euros et pour ça en effet il faut payer. Vous savez que la la défense pousse un report de charge de on appelle ça une bosse dans notre langage de 8 milliards d'euros.
C'est-à-dire en fait, c'est les commandes qui ont été livrées mais non payées. Or, si les industriels qui vont qui cherchent à être payés, en fait, au-delà de ça, l'État va devoir payer des intérêts moratoires. C'est-à-dire qu'en réalité, on paye plus cher un matériel acheté déjà qui est déjà en compte dans les armées, on le paye finalement plus cher 1 2 3 4 ans après.
C'est là où je pense qu'il y a un véritable moratoire à faire en terme de budget de la défense. Qu'est-ce qu'on veut pour nos armées ? Qu'est-ce qu'on veut pour notre défense ? pour la sécurité non seulement de notre pays mais de notre continent.
Justement en matière de budget de la de la défense, hier Emmanuel Macron a acté un effort supplémentaire de 36 milliards pour accélérer le réarmement. Alors avant de parler de la faisabilité, la somme elle peut paraître considérable. Est-ce que vous vous la jugez suffisante ?
Bah elle est de mon point de vue insuffisante. Il faudrait la le budget défense, il faudrait au moins le doubler le triplé. C'estàd il faudrait monter au moins à 100 milliards d'euros voire à 150 milliards d'euros.
C'est-à-dire répondre arriver au 3,5 % de notre PIB. Or, nous en sommes loin. Nous sommes tutoyons les 2 %.
Or, le président s'est engagé lors du sommet de l'OTAN à ce que la France dépense 3,5 puis 5 % de son de son PIB en faveur de la défense et on en est loin. Là pour le coup, à part peut-être la Pologne, les autres pays européens sont pour le moment loin aussi. Oui.
Alors la Danemark, le Danemark est à 3,5 %. La Pologne est à un peu plus de 4,5 %. Euh l'Allemagne va va monter en puissance et va sans doute arriver au 3 %.
Ça pas ça n'est pas encore le cas de la France. Non, il faut une nouvelle loi de programmation militaire sans aucun doute. Bon, malheureusement comme le budget n'est pas voté, il n'y a pas de budget pour la défense à l'heure actuelle.
Donc en fait, on est un peu malheureusement dans le mur. Mais c'est ce que j'allais vous dire déjà pour commencer, il faudrait qu'il y ait un budget. Est-ce que vous appelez vos collègues LR, les parlementaires LR au compromis pour qu'il y ait un budget rapidement ?
Alors, je ne suis pas à l'Assemblée nationale, mais je crois que il faut il faudrait surtout moi ce que ce que j'appelle, mais je l'avais fait déjà ici sur votre plateau, c'est que je crois que le président le chef de l'État doit se rendre compte de l'impasse dans lequel nous sommes aujourd'hui et euh s'il était de mon point de vue responsable, il présenterait sa démission parce que on ne on ne changera on ne changera pas ce qui se passe sans de nouvelles élections. Si on on a on élu des nouveaux députés, on le voit bien la difficulté c'est que je crois que les Français veulent un véritable changement. Ce changement aura lieu lorsqu'on aura un nouveau président en espérant qu'il ait une majorité à l'Assemblée nationale de façon à pouvoir gouverner.
Or aujourd'hui, le pays de mon point de vue est assez ingouvernable. C'est-à-dire que ce matin avec ce qui se passe en Ukraine, avec les véléités de Donald Trump au Groenlande, on va y revenir, vous appelez encore à la démission d'Emmanuel Macron. Pour vous, ça affaiblirait pas la France ?
Bah, la France est déjà très affaiblie malheureusement euh et le fait que euh le président soit toujours là au Parlement européen, c'est assez intéressant de voir que mes collègues me disent "Mais euh le le président Macron est trop faible, "Macron is too weak", me disent-il, euh avec une dette et c'est en ça où la France perd en crédibilité. La France malheureusement disparaît un peu des radars. Or, notre pays est un pays puissant euh avec 67 millions d'habitants avec une dissuion nucléaire, un siège au conseil de sécurité, la deuxème zone euh exclusive économique.
Donc on voit quand même que cette ce pays est puissant mais tellement endetté que je crois qu'il faut déjà rationaliser, réformer l'État et faire en sorte de faire des économies et non pas de multiplier les impôts supplémentaires. Petite parenthèse sur le budget. Est-ce que du coup dans le contexte Sébastien Lecornu a raison de passer par une méthode plus forte, de renoncer au vote et de dire c'est soit 493on.
Je pense qu'il faut un budget pour la France euh et revenir en arrière. C'est c'est encore la politique de même temps. Maintenant, on fait pas mais on fait on en est là.
C'est c'est en ça où je dis qu'on est un peu vraiment dans le mur. On aura peut-être un budget demain matin et c'est souhaitable pour la France mais on sera quand le pays n'avancera pas tant que les élections. Mais ça veut dire qu'il y aura pas de censure des républicains si 493 ou ordonnance.
En tout cas vous l'appelez pas de vos vœux vous. Non, moi ce que j'appelle c'est c'est j'appelle pas au compromis. Je je dis simplement j'appelle la responsabilité de chacun mais je moi je n'appelle pas au soutien du macronisme compromis pardon.
Elle passe par quoi d'autre que le compromis ? La responsabilité d'avoir un budget. Oui mais les gens parlent de stabilité politique mais on n pas dans la stabilité politique.
On est dans une espèce d'instabilité chronique qui va durer jusqu'en 2027 malheureusement et qui est très mauvais pour la France et pour notre réputation et pour le poil et l'influence de la France non seulement en Europe mais dans le monde. Mais est-ce que les républicains c'en seront ou pas ? Ça, je n'en sais rien.
Est-ce qu'ils doivent le faire selon vous ? Ah, moi je censurerai le gouvernement. Oui.
Oui. Moi, personnellement, oui. Euh le chef de l'État a a dit hier qu'il voulait un un réarmement pour faire face à un éventuel engagement majeur face à la Russie d'ici 3 ou 4 ans.
Pour qu'on comprenne bien, qu'est-ce qu'il faut mettre derrière ce thème terme engagement majeur ? Tout le monde se dit que en 2030, quand on regarde les projections, le l'armée russe sera recomposée. Elle perd 1000 charses par an, mais elle en construit 1000 également.
C'est-à-dire que en 2030, les gens imaginent qu'elle sera remise de cette guerre contre l'Ukraine, que la production de matériel militaire sera suffisante pour qu'elle soit en mesure d'attaquer ailleurs. Bon, c'est une hypothèse de travail. Euh ça n'est absolument pas du renseignement parce que faire de la faire du renseignement sur 3 ans, ça ça me paraît compliqué connaz les les intentions d'un Vladimir Poutine en 2030, je ne sais pas comment comment on fait.
On est on n'est pas dans la tête de Vladimir Poutine. En revanche, qu'on se prépare à un éventuel conflit. Oui, ça c'est logique.
C'est-à-dire que le président de la République chef des armées demande au chef majeur des armées de s'y préparer. Mais pour ça, encore faut-il qu'il ait les moyens et les moyens en particulier financiers qui permettent d'avoir plus de char, plus de rafale, plus de frégat et et tout ce qu'on veut. Mais c'est ce qu'il faut faire et au-delà de ça, il faut qu'on discute au niveau européen pour euh disposer d'une architecture de sécurité qui permettent en effet de faire face à tout types de menaces.
Or, on en est loin. Aujourd'hui, tout le monde se pose sur l'OTAN. C'est très bien l'OTAN, c'est une belle organisation militaire qui fonctionne très bien avec des États-majors très bien armés en terme de communication, de renseignement, mais avec ce qui se passe au Grenland ou ailleurs, avec un Donald Trump qui se fiche finalement pas mal de cette organisation du de l'Atlantique Nord, certains de ses conseillers lui disent "Non mais il faut ce vieux truc là, il faut le il faut le il faut l'enlever et il faut quitter ça." Malheureusement, beaucoup de pays européens se disent que notre seule défense, ce sont les États-Unis d'Amérique et on a remis pendant des dizaines d'années notre défense aux États-Unis d'Amérique qui sont plusieurs milliers de kilomètres et non pas de prendre en responsabilité notre propre défense.
Et c'est en cela où je pousse moi pour avoir une architectique de sécurité vraiment européenne, j'allais dire autour d'un étatmajoré autour d'un état major vraiment européen commandé par des Européens et j'allais dire renseignés grâce au renseignement des pays européens et et on entend ça depuis le début de la guerre en Ukraine mais est-ce que ça en prend le chemin ? Pourquoi ça n'en prend pas plus le chemin ? Et parce que les pays beaucoup de pays ont des armées qui sont nato by design, c'est-à-dire qu'elles sont organisées par et pour l'OTAN.
Et les officiers de ces pays en question dont l'Allemagne, dont la Pologne sont en fait intégrés dans les États-majs de l'OTAN. Le seul pays qui ne soit pas comme ça, c'est la France qui a une capacité de décision, de planification et de conduit des opérations de manière autonome. L'autre pays qui pourrait être comme ça, c'est la Grande-Bretagne.
Et c'est en cela où j'essae moi au Parlement européen, j'ai organisé un séminaire début juillet sur justement comment s'organise-ton entre pays européens pour être capable de se défendre demain si jamais les Américains venaient à nous quitter ou si jamais il quittent l'organisation du traité de l'Atlantique Nord. Comment fait-on ? Je pense qu'il est nécessaire en effet de monter en puissance un état-major digne de ce nom avec des moyens de communication et de renseignement suffisants pour planifier, conduire une guerre.
Emmanuel Macron a envoyé des soldats français au Groenland, une un petit un petit contingent dans le cadre d'une mission européenne. Est-ce que vous soutenez cette initiative ? L'initiative est intéressante.
Oui, que les Européens disent aux Américains, attendez, c'est un territoire européen. Moi, ce qui m'étonne, c'est que les Danois n'aient pas tapé plus fort du moins sur la table. Il existe sur l'île du Groenland une base américaine où il y a 150 ou 200 soldats américains.
Il y a un accord, un traité entre les États-Unis et et le Danemark qui a été signé en 1951. Je comprends pas que les Danois dénoncent pas ce traité. Euh disent aux soldats américains présents au Groenlande, bah partez ou rompre le contrat de F35 d'achat de matériel et d'équipement militaire américain.
C'estàd là on verrait la vraie volonté danoise de garder le Grenland. Mais pour l'instant on est plutôt dans du soft, dans du moyen. On envoie 15 soldats français.
Bon qui sont suivis sans doute par d'autres. Pour un exercice, quelle est la durée ? On envoie on va envoyer une frégate le long, on va envoyer un avion de surveillance et de renseignement.
Les cieux doisent envoyer quelques soldats aussi. Donc oui, si jamais les Européens gagnent ce que je souhaite, je pense que les Trump leur fera payer ensuite. Est-ce que ça sera de quelle manière ?
Soit je quitte l'OTAN, soit débrouillez-vous entre européens pour votre défense, c'est plus mon problème. Euh même si dans les faits en fait, soit des conséquences sur la crraine. Ah, sans doute.
Je pense que c'est Trump. Trump, il est dans le deal, hein. C'est c'est un agent immobilier, enfin, je veux dire, c'est un promoteur immobilier plus exactement qui est dans le deal.
Il est dans le transactionnel direct. il est dans la je tente un deal, ça marche pas, je repousse ailleurs et on en est là. Donc que va-t-il se passer ensuite sur le Groenland ?
Parce qu'il est quand même très ferme sur le Greenland. Il est et même Marc Rubio qui est plutôt, j'allais dire un modéré, Marco Rubio, lui il dit attention au président Trump quand il a annoncé c'est qu'il va le faire. Ouais, de mon point de vue militaire et la Maison Blanche a dit hier soir, aucun impact pour Donald Trump de l'envoi de soldats européens.
Non, mais je je crois pas qu'il y a une vraie qui va le faire par la force de mon point de vue va plutôt le faire de manière financière. Euh c'est-à-dire soit en donnant 1 million de dollars à chacun à chaque inuite habitant au Groenland et ensuite pourquoi pas organiser un référendum et soit vers une indépendance, soit effectivement une présence américaine beaucoup plus importante. Il fera pas de manière militaire pour vous.
Je ne le penserai pas. Je ne penserai pas. Maintenant tout est possible avec Donald Trump.
Les les conséquences sur la la guerre en Ukraine, elle elle pourrai être lesquelles ? Elle pourrait être plus de soutien aux Ukrainiens, elle pourrait aller jusqu'à un soutien à la Russie ? Non, Donald Trump a euh comment dirais-je ?
Ilil faut lire son sa sécurité nationale, sa stratégie de sécurité nationale dans lesquelles pour lui il y a trois zones d'influence. La zone d'influence américaine, c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidentale qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'Europe et qui à l'ouest va jusqu'à la au chapelet d'île du Japon. euh Philippine en passant par Taïwan et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise.
Quand on regarde ce qu'il fait à la fois au Venezuela, à la fois au Grenland, à la fois en Iran, en fait, il cherche à bloquer les Chinois et sans sans doute les Russes. Tout le pétrole vénézuélien dans lesquels sur lequel les Chinois avaient un regard, hop, ça va être américain. Ce qui se passe au Groenland, les terres rares, le le le pétrole qui peut exister ou le gaz, ça sera américain.
Ce qui se passe en Iran, ça sera américain. ça sera plus chinois. Donc il y a une vraie tentative de d'assèchement des capacités chinoises.
C'est ça qu'il vise ce qui se passe en Ukraine. En fait, il s'en il s'en fiche un peu. Il a dit "C'est aux Européens, achetez de l'armement américain d'abord mais c'est vous payez mais voilà, je ne m'en occupe plus et je pense qu'il va plus s'en occuper de fa." Mais est-ce que vous pensez encore que l'Union européenne peut empêcher Donald Trump de s'emparer du Groenland ?
Je pense que ça sera compliqué. euh ils peuvent gagner hein cette présence militaire est intéressante. Combien de temps euh combien de temps durera-t-elle ?
Mais est-ce que ça se passera pas différemment ? C'est-à-dire que militairement parlant euh l'Europe montre qu'elle est présente et que c'est un territoire de l'Union européenne. À ce titre-là, c'est normal que des soldats de l'Union européenne, ils soient présents à la demande du royaume du Danemark.
Euh ou alors et c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que si jamais les Européens gagnent, je pense qu'il y aura des conséquences ailleurs. Et en effet euh sur l'Ukraine, c'est pas impossible. Que va faire euh Vladimir Poutine dans tout ça ?
Est-ce qu'il faut s'en inquiéter ? Bah Vladimir Poutine, euh quand on regarde ce qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale, la Russie dans le même temps de guerre avait atteint Berlin. Euh là, elle n'a pas conquis les quatre blastes du du Donbas.
Donc de mon point de vue militairement certes il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important mais sur le plan conventionnel on voit bien quand même qu'il est limité même ses bateaux c'està dire sa marine n'est pas si puissante que ça si ce n'est ses sous-marins nucléaires dansin et ses sous-marins en règle générale. Mais sur la les véléités de Donald Trump de s'emparer du du Groenland Vladimir Poutine il va regarder ça en simple spectateur ? Je ne pense pas.
Mais que peut-il faire ? Je pas je suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose en réalité. euh à part faire naviguer quelques-uns de ces bateaux dans dans cette régionlà.
Euh ça c'est possible mais euh je pour moi il n'a pas les moyens réellement de réagir face à un Donald Trump aujourd'hui. Est-ce qu'on aujourd'hui on peut considérer que les États-Unis sont sont encore nos alliés nous européens ? C'est une vraie question.
En tous les cas, c'est des vrais adversaires économiques euh avec des lois extraterritoriales très puissantes, avec des droits de douanes très importants. C'est un véritable advers adversaire économique, c'est encore un allié militaire. Est-ce que ça le restera ? l'épisode Groenland sera un bon indicateur en fonction de la conclusion de cet épisode.
Autre sujet, c'est l'Iran où les manifestations, les mobilisations sont réprimées, des milliers de morts. Est-ce que l'Union européenne est trop silencieuse ? Ah oui, mon point de vue oui.
Quand je regarde, si vous voulez ce qui se passait, la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011. Ça sans doute était peut-être une erreur au regard des conséquences ensuite en Afrique et on les mesure encore aujourd'hui. Néanmoins, pourquoi est-ce que on demande intervention grâce à une résolution ?
Je crois que c'est la résolution 73 des Nations- Unies parce que Kaddafi massacre sa population. Là les molas massacrent la population iranienne. Mais finalement que fait-on ?
Est-ce qu'on a demandé au conseil de sécurité des Nations Unies de se réunir, de prendre une résolution, de faire une proposition ? C'est un peu le grand silence. C'est plus le silence de l'ONU que l'Union européenne, mais l'Union européenne n'apparaît comme rien.
Non, je pense que oui, il faut appeler au renversement du régime des des MOLA pour que le peuple iranien puisse librement s'exprimer. Rendez compte quand même le le nombre de morts qu'il y a eu enfin selon certaines organisations non gouvernementales à Tienm selon les renseignement ça varie entre 1000 ou jusqu'à plus de 10000 morts à tien on avait rien fait à l'époque. On l'a fait en Libye on l'a fait après Sabenitsait 8000 morts.
La communauté internationale s'était réveillée et l'Europe avait cherché à se réveiller. Là qu'est-ce qu'on fait ? Rien.
On est très attentiste. Quelques paroles mais en acte qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a demandé au conseil de sécurité des Nations- Unies de prendre une résolution avec des des actes derrière pour intervenir et faire cesser ces massacres ?
Est-ce que vous pensez que là Donald Trump il ira jusqu'à une intervention militaire en Iran ? Alors on a l'impression qu'il y a les mots et il y a les actes hein. Il y a les mots.
Il semblerait quand même qu'il ait retenu, j'allais dire le le coût jusqu'au moment parce qu' un américains étaient en l'air. Certains disent que c'était l'occasion de connaître les défenses euh iraniennes en fonction de ce qu'il bougeait. C'est-à-dire qu'en fait, on a fait bouger l'adversaire pour voir où était ce qu'il allait faire, la manière dont il allait réagir avec tous des capteurs déployés.
Et aujourd'hui, on sait si jamais enfin les Américains savent que si jamais ils attaquent, voilà la façon dont ça se passerait côté iranien. Je pense qu'également les Israéliens ont demandé à attendre parce qu'il n'était peut-être pas suffisamment prêt. Les Saoudiens également ont demandé à ne pas le faire parce qu'il y aura eu des conséquences régionales très importantes et dont on ne mesurait pas exactement les conséquences.
Donc tout le monde a poussé les Américains à s'abstenir. Ça a permis au renseignement américain et ben de mieux connaître les capacités iraniennes de défense. Est-ce que il y aura j'allais dire une attaque ?
Ça reste possible parce que tous les moyens sont en place. Il y a un portabure américain qui se rapproche de la zone. Donc tous les moyens sont en place pour réagir.
Un dernier mot sur un un autre sujet Christophe Gomar sur le Mercosour he puisque vous êtes députés européen sur la VERlean qui va aller demain en Paraguay signale Mercosour. Vous avez perdu la bataille ? Bah la bataille n'est pas encore perdue, mais c'est vrai que elle pousse le bouchon.
Euh, elle empêche le Parlement de s'exprimer, le Parlement européen. Euh, il y a un peu un un dénit de démocratie sur ce sujet-là. C'est-à-dire que il y aura un vote la semaine prochaine, il va servir à quoi du coup ?
En fait, on m'a demandé à ce que j'allais dire à saisir la la saisie, donc le la Cour de justice européenne justement pour empêcher ce mercour de rentrer de rentrer en en d'être mis en action. Ouais. Est-ce que l'échec il vient pas aussi de de votre camp ?
Est-ce que les députés du PPE auquel vous appartenez qui sont en partie favorable à ce traiter, vous avez échou à les convaincre ? Oui, c'est vrai que c'est très euh les votes sont très nationaux euh et sont pas tellement liés aux partis politiques auquels dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen. Ça reste très national.
La France, la Pologne, les Pays-Bas euh sont contre ce Mercosour. L'Italie de George Méloni finalement a euh changé d'avis. Euh donc la minorité de blocage n'existait plus.
Mais il n'y a pas, malheureusement pour nos agriculteurs, il n'y a pas que le Mercosour. Il y a toutes les euh les règles ou les directives prises en France malheureusement qui agissent parce que la balance commerciale agricole malheureusement est venue négative. La France n'arrive même plus à s'autosuffire en terme de nourriture et c'est là où c'est grave.
Merci Christophe Gomard. Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin député européen LR ancien chef du renseignement militaire
Christophe Gomart