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interviewEurope 1· 13 avril 2026 4 min

Pour Edouard Philippe, la rive gauche ou la droite Trocadéro ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les dito politique sur europe 1 avec le Figaro. Bonjour Jean-Vincent Trémolet de Viller. Bonjour Dimitri, bonjour Anissa.

Bonjour à tous. Vincent Édouard Philippe a pris la plume hier, c'était dans la tribune dimanche pour chroniquer le dernier livre de Jean-François Copé quand les populistes trahissent le peuple. Le candidat Philippe à la présidentielle est très rare médiatiquement.

Comment faut-il interpréter ce choix d'intervention ? C'est compliqué de vous répondre Dimitri. L'édouard Philippologie est une science dans laquelle il faut s'avancer avec la plus grande prudence.

On ne sait jamais avec le maire du Haf s'il faut déchiffrer une cryptologie maiavélique ou si tout simplement Édouard Philippe est le eric sati de la communication politique. C'est-à-dire qu'il préfère les silences aux notes. Depuis sa victoire au municipal qui devait lancer sa campagne présidentielle, il a fait un 20h pour ne rien dire, une interview à Normandie pour dire que les Français on aura la cenne de la politique et enfin ce texte étrange dans la tribune dimanche pour encenser le livre de Jean-François Copé.

Apparemment, cette discrétion ne déplaît pas aux Français puisqu'il monte dans les sondages, mais on ne peut pas dire que se dessine avec cette stratégie du murmur, une volonté farouche, une vision attirante, une espérance politique. Il y a bien quelques petits points mais on peine à avoir la vue d'ensemble. On se dit donc que le favori ne veut surtout pas descendre dans la reine et qu'il préfère s'en tenir à des considérations générales.

L'état de droit, c'est bien, le populisme, c'est mal. S'il fallait vraiment tirer un enseignement de ces interventions, c'est qu'elle ressemble déjà à une campagne de second tour face à Jordan Bardelin. Seulement avant le second tour, il y a un premier tour Vincent hein.

Et c'est là toute la difficulté pour franchir le premier tour. Édouard Philippe a trois solutions. La première, la plus évidente, c'est de faire une campagne très à droite sur le régalien, ce qui contraindrait Bruno Rotaillot à le rejoindre.

La deuxième, la moins convaincante, c'est de faire campagne au centre gauche pour s'attacher Gabriel à Tal et occuper l'espace de l'électorat progressiste qui veut absolument éviter Mélenchon. Et puis la troisième, la plus tentante pour le tempérament d'Edouard Philippe, c'est de choisir, de ne pas choisir, d'essayer de faire une synthèse entre la rive gauche et la droite Trocadero, c'est-à-dire une proposition politique qui conjugerait la GPA et un plan marchal contre l'immigration, une plateforme qui réunirait Stéphane Séjourné et François X Bami. On a un peu de mal à voir le tableau.

Le risque de ce non choix pour Édouard Philippe serait d'être pris en tenaille entre Gabriel Atal qui va faire de la surencher sociétale et Bruno Rotaillot qui est décidé à renverser la table constitutionnelle. Alors entre ces trois solutions, donc la droite, le centre, la gauche, d'après vous que va choisir Eddard Philippe ? Ben la son intérêt serait évidemment d'aller à droite.

C'est là que sont les réserves électorales, mais la cour déjà en conseillé foisonne pour lui dire d'aller au centre. Et si l'on prend les deux dernières sorties d'Edouard Philippe, elles n'ont rien pour satisfaire la droite. Lors de son 20h, il n'a pas parlé d'immigration et il a fait le strict minimum sur la menace Mélenchon.

Et le choix de chroniquer le livre de monsieur Copé n'est pas non plus le signe d'une droitisation de sa campagne. D'abord, le maire de Mot, sèchement battu à la primaire de la droite en 2017, je vous rappelle qu'il avait fait moins de 1 %, n'a pas forcément laissé un bon souvenir chez les électeurs LR. Et puis depuis, Jean-François Copé a fortement recentré son discours.

Il considère aujourd'hui qu'il est trop tard pour interdire le voile dans l'espace public et autorise même les élus d'opposition à le porter lors des conseils municipaux à mot. Dans la tribune que lui consacre Édouard Philippe, il y en a d'ailleurs plus pour l'électorat musulman et contre Jordan Bardella que pour les électeurs de la droite classique. On y revient Dimitri.

Second tour, second tour, second tour. Les sachants nous diront qu'une présidentielle se gagne toujours au centre. On leur répondra timidement que Baladure, Josepin et Jupé ont déjà suivi leur précieux conseil.

L'idopolitique sur Europain. Merci Vincent Trémolet de Viller. À la une du Figaro ce matin, Léon X veut témoigner de la présence chrétienne en Algérie.

Bonne journée Vincent. Merci. Il est 7h56.

Excellent début de journée.