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interviewLCP - Assemblée nationale· 1 octobre 2024 31 min

Gabriel Attal, sa réponse à la déclaration de politique générale de Michel Barnier - 1/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mesdames et messieurs les députés chers collègues la France est à la croisée des chemins nous sommes dans une configuration inédite les Français n'ont donné à aucun bloc aucun groupe aucune formation politique une majorité suffisante pour agir seul pour agir nous allons donc devoir changer nos habitudes sortir définitivement des débats stériles des oppositions factices du sectarisme et des postures politiciennes qui ne font avancer personne et certainement pas le pays guérir la politique française devenu trop malade de ces divisions et de ces affrontements avec les députés ensemble pour la République nous sommes convaincus que c'est non seulement souhaitable mais que c'est possible et nous y sommes prêts il suffit de regarder nos voisins européens qui ont pour beaucoup une culture de coalition il suffit de regarder la France qui ne se résumera jamais à trois blocs qui s'affonteraient matin midi et soir cherchant la disparition ou l'écrasement des deux autres non la France ce n'est pas le conflit sans fin l'affrontement sans but l'opposition sans raison non la France ce n'est surtout pas cela l'idéal français c'est la quête de l'unité la recherche de la stabilité l'aspiration à la fraternité alors nous députés représentant du peuple dans cette Assemblée nationale nous le disons avec beaucoup de force et en même temps beaucoup d'espoir soyons à la hauteur de la France oui soyons à la hauteur de la France de ces forces de ses attentes de ses doutes de ses espoirs de son histoire et de son venir bien sûr tout cela ne sera pas facile nous devrons sortir de nos logiques habituelles car nous sommes dans une assemblée quelque part sans majorité le clivage majorité opposition doit être dépassé au profit d'un nouveau clivage ceux qui veulent agir concrètement et ceux qui ne le veulent pas ceux qui sont capables de mettre le pays au-dessus des partis et ceux qui ne le sont pas nous sommes plusieurs groupes à avoir fait ce choix-là sans jamais rien renier de nos divergences et de nos différences parfois profondes j'y reviendrai nous savons que les extrêmes ne se placeront jamais dans cette logique c'est d'ailleurs leur raison d'être que de se placer à ce point en marge de tout ce qui peut faire réussir le pays et je le dis aussi ici je ne me résous pas à ce que le Parti socialiste parti de gouvernement puisse manquer à cet appel de l'unité s'il faut des preuves que nous sommes prêts au compromis à nous remettre en question pour le permettre alors nous chercherons toujours avec notre groupe à emprunter cette voix pour vous convaincre je vous ai entendu tout à l'heure réagir lorsque le Premier ministre a dit que son gouvernement était pluriel représentatif en indiquant que vous considériez que ça n'était pas le cas mais alors pourquoi ne pas avoir accepté de venir avec vos idées et vos propositions dans le gouvernement pour les appliquer il faut être lucide les Français ne nous demandent pas de penser la même chose de dire la même chose de vouloir la même chose les Français ne nous demandent pas d'effacer nos différences ils nous demandent de les surmonter pour agir agir pour eux agir avec eux la lucidité c'est d'ailleurs la base commune qui doit être la nôtre nous habitons tous le même pays nous rencontrons tous les mêmes français évidemment qu'il y a des Français qui souffrent évidemment qu'il y a des Français qui doutent évidemment qu'il y a des Français en colère plus grave encore des français perd de foi dans la France il perd de foi dans la promesse républicaine il perd de foi dans ce rêve français mélange de grandeur et d'universel d'une puissance à nul autre pareil avec un message apporté au monde évidemment que c'est une réalité si tel n'était pas le cas le groupe que j'ai l'honneur de présider aurait été doté d'une majorité absolue dans cet hémicycle j'ai la lucidité et l'humilité de le reconnaître devant vous alors oui nous sommes lucides lucides sur les doutes quant à la capacité de l'État à protéger quant à la capacité du travail à rémunérer quant à la capacité de l'école à éduquer quant à la capacité de la santé à tous nous soigner ce même exercice de lucidité devrait me semble-t-il conduire ce qui s'opposait à nous hier de connaîre que peut-être tout n'est pas à jeter qu'il y a des raisons d'espérer qu'il y a des succès qui ne sont d'ailleurs pas le succès d'une étiquette politique ou d'un camp mais le succès de la France et de tous les Français nous avons enfin vaincu le fléau du chômage de masse et le taux de chômage est au plus bas depuis 25 ans le taux de chômage des jeunes au plus bas depuis 40 ansrientère depuis des décennies il y a plus d'usines qui ouvre que d'usines qui ferme dans notre pays plus d'emplois industriels qui sont créés que d'emplois industriels qui sont détruit les émissions de gaz à effet de serre baissent de 6 % l'an dernier 6 fois plus qu'avant 2017 dans notre [Applaudissements] pays nous avons considérablement agi pour augmenter les moyens de notre armée de notre sécurité de notre justice après des décennies de paupérisation et de sous-investissement nous avons mis des moyens sans précédent pour notre santé et débloquer la formation des médecins nous avons entamer je le crois profondément l'inversion de la tendance du déclin à l'école en affirmant notre volonté de rhausser le niveau avec le choc des savoirs nous avons apporté de nouveaux droits à nos compatriotes en particulier les femmes avec la PMA pour toutes et l'inscription de la liberté à recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution tout n'est pas à jeté il y a des succès et je veux voir Monsieur le Premier Ministre dans votre intervention une forme de reconnaissance aussi d'une partie du travail qui a été engagé lorsque vous avez évoqué la question de l'insertion vous avez renvoyé vers la réforme du RSA dont nous avons engagé la généralisation lorsque vous avez évoqué l'accès au logement vous avez renvoyé vers le projet de loi logement et la primo attribution des logements sociaux donnés au maire que nous avions fait adopter en commission au lorsque vous avez évoqué l'agriculture vous avez renvoyé vers le projet de loi d'orientation agricole adopté par l'Assemblée nationale et aujourd'hui en Naette lorsque vous avez évoqué la famille vous avez renvoyé vers le service public de la petite enfance que nous avons inscrit dans la loi et que nous cherchons depuis à décliner lorsque vous avez évoqué la jeunesse vous avez renvoyé à la réforme du lycée professionnel dont nous sommes fiers et qu'il faut effectivement concrétiser lorsque vous avez évoqué la lutte contre la fraude vous avez parlé du chantier de la sécurisation de la carte vitale que nous avions engagé avec Gérald armanin un chantier difficile mais pour lequel nous vous accompagnerons évidemment lorsque vous avez évoqué le pouvoir d'achat vous avez renvoyé vers le travail que nous avons mené sur la désmicardisation qui est essentiel aujourd'hui j'y reviendrai vous avez évoquer le plan sur les soins palliatifs qui a été engagé la loi fin de vie le travail sur les familles monoparentales la lutte contre la délinquence des mineurs et les mesures que nous avions rédigé pour réformer l'excuse de minorité quand je vois tout cela et après avoir entendu votre discours évidemment qu'il y a une satisfaction pas pour nous mais pour le pays parce que sur tous ces sujets qui sont des sujets profondément ancrés dans le quotidien des Français sur lesquels les Français nous attendent on ne peut pas accepter les zigzags et ce qui compte sur toutes ces questions c'est la concrétisation ça n'est pas l'attribution à une étiquette ou à une personnalité en particulier et donc nous nous réjouissons que vous ayez repris l'ensemble de ces chantiers dans la feuille de route de votre gouvernement oui ensemble pour la République c'est un groupe qui l'assume veillera sur l'acquis des SEP dernières années c'est un groupe issu d'une famille politique qui ne s'est jamais défilé qui a toujours eu à cœur de penser l'avenir de notre pays et d'agir pour qu'il soit meilleur c'est un groupe de députés issus de familles politiques différentes mais qui se sont reconnus dans un projet politique celui du mouvement et du dépassement mouvement pour faire entrer notre pays dans le 21e siècle èc avec plus de force et plus d'atout dépassement pour réunir enfin autour de la table des femmes et des hommes qui ne pensent pas toujours la même chose mais qui se rejoignent sur une conviction la France ne peut avancer que si elle est unie alors en cet instant où il n'y a plus de véritable majorité parlementaire en cet instant où l'unité doit prévaloir sur le reste nous trahirions nos valeurs la raison même de notre existence si nous décidions d'être une force de division monsieur le premier ministre je connais la difficulté de la tâche qui est désormais la vôtre et donc je ne serai jamais celui qui cherchera à la compliquer encore davantage c'est aussi l'état d'esprit de mon groupe notre état d'esprit est clair tout ce qui permettra de rendre le pays plus fort plus prospère plus juste et plus sûr nous le soutiendrons nous le soutiendrons et je le dis plus que jamais comme député comme groupe ire nous agirons nous agirons depuis ces bans la situation politique fait que plus que jamais auparavant l'Assemblée nationale peut-être puissante des majorités peuvent se faire depuis ces ban des textes peuvent naître depuis ces ban la vie des Français peut changer depuis ses bans notre groupe a compris une chose c'est le moment où jamais pour agir vraiment depuis le Parlement alors nous le ferons avec un objectif un seul agir vite agir fort agir vraiment en respectant les Français et en respectant nos valeurs au sommet de nos valeurs et je le dis ici très solennellement il y a l'état de droit et je vous remercie monsieur le Premier ministre pour la clarification que vous venez d'apporter parce que l'État de droit c'est le rempart contre la folie des hommes et donc je le dis évidemment on peut avoir une parole forte mais sans hystériser tout le temps on peut être plus ferme beaucoup plus ferme probablement sur l'insécurité pour faire respecter nos frontières pour protéger nos concitoyens oui on peut changer le droit c'est la raison d'être même de cette assemblée mais pour ça il faut agir agir plutôt que parler pour reprendre vos propos agir plutôt qu'ystériser agir plutôt que semer la division oui l'attente des Français est forte mais cette attente mérite plutôt des actes des engagements du changement que des paroles pour faire parler dans les médias parmi nos valeurs il y a la recherche de la prospérité pour tous ce fut le cœur de notre combat pour redistribuer des richesses pour que les Français vivent mieux il faut créer de la valeur de l'activité et de la croissance tout en rééquilibrant nos comptes c'est ce que nous sommes parvenus à faire entre 2017 et 2019 avant la crise du covid et ce sans céder à la facilité des hausses d'impôts puisque nous avons même allégé le poids des impôts sur notre économie sur notre sur les Français et sur les entreprises de plus de 50 milliards d'euros dit ici nous n'avons pas baissé les impôts par dogme ou par fétichisme anti-impôts si nous avons baissé ces impôts c'est par volonté d'efficacité économique résultat la croissance française est supérieure à ses voisins européens nous avons recréé des millions d'emplois et notre taux de chômage est au plus bas depuis des dizaines d'années aujourd'hui après le quoi qu'il en coûte qui a protégé des millions de Français au prix de dizaines de milliards d'euros notre pays oui nous le savons tous la situation budgétaire nécessite que l'on continue à agir sans délai un pays surendêé ne peut pas être un pays libre cet effort nous avons commencé à le faire en février dernier quelques jours seulement après notre nomination avec mon gouvernement nous avons fait 10 milliards d'euros d'économie par décret d'annulation cela ne s'était jamais fait nous avons gelé plus de 16 milliards d'euros de crédit dont une partie importante devait être annulé en fin d'année ce que vous avez la possibilité de faire cet été encore dans les lettres plafond que nous avons transmis au ministère il y avait aussi une quinzaine de milliards d'euros d'économie par rapport à l'inflation qui était prévu je le dis beaucoup de ceux qui aujourd'hui donne des leçons de responsabilité budgétaire ont été aux premières loges pour critiquer les économies lorsqu'elles avaient été actées dans le décret d'annulation en février dernier ou dans les lettres plafond beaucoup de ceux qui sont au première loge aujourd'hui pour expliquer que sur ce sujet tout aurait été catastrophique depuis des années n'ont pas été tout à fait au rendez-vous pour nous accompagner sur la réforme des retraite courageus réformes nécessair pour l'équilibre de nos comptes et en général cela même proposé des dizaines de milliards d'euros de dépenses supplémentaires à chaque discussion budgétaire mesdames et messieurs sur le chemin de la réduction des déficits nous devons agir avec méthode sans idéologie et certainement pas au prix de notre croissance de nos emplois et de notre prospérité c'est pourquoi la bonne méthode selon nous est la suivante moins de dépenses et certainement pas plus d'impôt j'entends j'entends le terme de justice fiscale dans le débat public qui pourrait être contre personne évidemment ici je crois ne soutient l'injustice fiscale mais qui peut soutenir ici qui peut soutenir ici que la France paradis fisc quand 10% des contribu P 70% de l'impôt sur le revenu quand nous sommes le dernier pays d'Europe à avoir un impôt national sur la fortune quand nous sommes quasiment champion des prélèvement obligatoires quand nous avons le taux marginal d'impôt sur le revenu le plus élevé dans la zone euro quand nous avons une CSG avec des taux supérieurs parmi les plus élevés personne ne peut dire que nous serions un paradis fiscal malgré les baisses d'impôts qui ont été engagé notre groupe est évidemment prêt à regarder certaines mesures notamment pour corriger certains comportements je pense à la taxation des rachats d'action sur lesquelles nous avions travaillé avec Jean-René casen et les commissaires aux finances mais je le dis nous ne ferons rien n ne soutiendrons rien qui puisse se faire au prix de la croissance de notre pays ou du pouvoir d'achat des Français prenons garde prenons garde à ce que derrière une prétendue justice fiscale ne surgisse une véritable injustice sociale car augmenter les impôts de nos entreprises cela peut en affaiblir beaucoup et une finé créer du chômage ou priver beaucoup de salariés de l'intéressement et de la participation auquel ils ont droit et même en affirmant ne cibler que les très grandes entreprises on peut menacer des millions d'emplois et des milliers de sous-traitants quand on prévoit une augmentation d'impôts pour les entreprises qui font plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires derrière l'exemple facile de Total il y a la Compagnie des Alpes Renault Athos Kiabi St micro Electronics les Chantiers de l'Atlantique la société bretonne de volaille électricité de Strasbourg Gaz de Bordeaux Picard il y a tant et tant d'autres entreprises fleuron français encré dans chacune de nos circonscriptions qui créent de l'emploi qui ne s'en metent pas plein les poches et qui aujourd'hui serait déjà moins taxé si elle partait ailleurs dans d'autres pays de l'Union européenne n'attaquons pas l'économie réelle de notre pays je le dis par ailleurs nous avons une conviction notre pays ne se remettrait pas d'un choc fiscal similaire à celui qui a été imposé au pays il y a 10 ans ce choc fiscal ce serait la certitude quelque part d'un retour en arrière sur ce qui a fait notre force même si j'ai entendu Monsieur le Premier Ministre vos propos à ce sujet vous avez rappelé que la situation économique la baisse du chômage que nous connaissons aujourd'hui nous la devons à l'action qui a été menée depuis 2017 en matière de baisse de fiscalité de soutien à notre économie je le dis ici notre position est claire nous ferons le choix des économies plutôt que le choix des impôts oui mesdames et messieurs nous ne garderons la maîtrise de nos comptes qu'en réduisant nos dépenses car nous avons une conviction avant de demander des efforts aux Français l'État doit toujours balayer devant sa porte et se serrer davantage la ceinture des économies sont possibles au sein de la puissance publique qui doit revoir ses priorités nous ferons des propositions autour de trois grandes priorités la première c'est notre modèle social la majorité de nos dépenses des économies sont possibles en régulant mieux les indemnités journalières face à une dépense devenue hors de contrôle sur les transports sanitaires également sur les dépenses de chômage en accompagnant et en incitant mieux à la reprise d'emploi la deuxième priorité ce sont les économies au sein de la sphère de l'État je pense notamment à tout ce que nous dépensons en matière de travail le chômage est au plus bas B il paraît naturel de diminuer les financements que nous octroyons aux politiques liées au travail ou à l'apprentissage je pense aussi aux opérateur de l'État enfin trème priorité continuer à réformer pour simplifier débureaucratiser et faire ainsi des économies substantielles sur nos modes de fonctionnement je pense au très bon rapport remis par Eric vert sur la décentralisation et au très bon rapport remis par Monsieur Boris Ravignon sur le coût du millefeuille administratif au fond nous semble-t-il la stratégie doit être la suivante créer de la richesse par le travail réduire nos dépenses lutter contre la fraude ajuster notre fiscalité et dans cet ordre là mesdames et messieurs parmi nos valeurs il y a justement le travail le travail qui doit toujours être valorisé encouragé récompensé le travail est la condition de notre prospérité pour redistribuer des richesses il faut d'abord les produire pour nous l'objectif de la politique économique de notre pays ça doit être tout pour le travail tout pour ceux qui travaillent notre modèle social a beaucoup de qualité et d'atout mais il a un défaut principal il n'encourage pas suffisamment au travail nous avions préparé une réforme de l'assurance chômage elle n'est sans doute pas parfaite mais elle existe et elle envoyait un signal clair quand on peut travailler on doit travailler dans la situation dans laquelle nous sommes je ne crois pas que nous puissions nous payer le luxe d'hésiter de tergiverser ou de reculer de réforme de l'assurance chômage il est urgent de réformer tout faire pour ceux qui travaillent c'est aussi faire en sorte que le travail paye mieux le constat est connu trop de Français sont bloqués autour du SMIC pour certains le SMIC est devenu un plafond de verre il faut avancer dans le chantier de la desmicardisation et je me réjouis que vous l'ayez annoncé Monsieur le Premier Ministre oui le travail est une urgence française et le pays risque le grand déclassement si nous ne répondons pas à cette urgence mais penser le travail c'est inventer la société de demain il faut travailler plus mais il faut que le travail donne plus envie notre pays n'a pas vraiment pensé son rapport au travail depuis des décennies il est plus que temps de le faire en s'attaquant à la question des accidents et de la mortalité au travail il faut le faire en innovant en pensant en dehors des chemins habituels en sachant inventer les solutions de demain la semaine en 4 jours les semaines alternés pour les parents divorcés les horaires adaptés pour les travailleurs de première ligne tous ces chantiers sont eux aussi essentiel pour que la France redevienne une grande nation de travail et de prospérité le travail c'est évidemment aussi ceux qui travaillent notre Terre notre pays n'aurait pas la même histoire pas les mêmes paysages pas la même puissance pas la même grandeur si nous n'avions pas nos agriculteurs et nos pêcheurs l'hiver dernier la colère qui grondait depuis des années s'est réveillé avec Marc fenau avec Agnès panier runaché avec des élus de l'opposition je pense notamment à Julien div nous avons agi aussi vite que nous le pouvions tout ce qui pouvait être fait par voie réglementaire a été fait en quelques semaines d'un point de vue réglementaire les lignes ont bougé comme rarement auparavant mais le travail n'est évidemment pas terminé je vous remercie monsieur le Premier ministre d'avoir annoncé que la loi d'orientation agricole serait remise à l'ordre du jour sans délai parmi nos valeurs il y a le respect des droits de toutes et surtout de de tous et surtout de toutes j'ai dit il y a 8 mois à cette même tribune combien je crois profondément que la France a changé en la matière et qu'il faut y voir le signe que notre pays bouge que la France avance que les Français sont un peuple de progrès et d'égalité alors continuons à faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes car s'il est un sujet qui peut nous réunir toutes et tous ici c'est bien celui-là et alors qu'à Avignon un procès choque tout le pays et uncage celui de pic force notre admiration nous devons nous saisir de cette nouvelle forme de domination des femmes nous y tenons Monsieur le Premier Ministre relancer la mission gouvernementale sur la souousmission chimique que mon gouvernement avait confié à la députée Sandrine joso et la sénatrice Véronique Guillotin un sujet au combien essentiel parmi nos valeurs il y a la justice la justice c'est prendre soin de ceux qui souffrent oui mesdames et messieurs ceux qui ont besoin de l'État c'est avant avant tout ce qui qui souffr ceux qui pose un genou à terre ceux qui ont des vies plus difficiles que les autres je pense notamment au maires célibataires mais vous l'avez évoqué également c'est un sujet là aussi de consensus possible entre nous je pense au travail qui a été mené sous la précédente législature par la députée Fanta bereté par le député Philippe Brun qui siège au groupe socialiste qui avait beaucoup travaillé sur cette question avançons ensemble par- de là l'éclivage sur ce sujet au combien essentiel je pense à la question du handicap nous célébrerons l'an prochain les 20 ans de la loi de 2005 tous ensemble soyons à la hauteur des valeurs de notre pays de l'engagement de Jacques Chirac et construisons l'acte 2 de la loi de 2005 parmi nos valeurs il y a l'ordre l'ordre c'est d'abord le respect des règles et de ceux qui les incarnent il y a chez les Français une aspiration clairire que tout le monde respecte les règles communes cela vaut pour les délinquants les fraudeurs les jeunes cela vaut pour les les entreprises cela vaut aussi évidemment pour les responsables politiques cela vaut partout et pour tous et je le dis et c'est toujours important de le rappeler puisque manifestement ça ne va plus de soi sur les chiquiers politiques nos forces de l'ordre sont des héros nos militaires sont des héros nos pompiers sont des héros tous rassemblés ici nous n'aurons de cesse de le rappeler l'ordre c'est évidemment les femmes et les hommes qui le font vivre mais ce sont aussi des moyens et des moyens qui ont été prévus dans les lois de programmation militaire et lois de programmation du ministère de l'Intérieur nous nous serons Monsieur le Premier Ministre très attentifs à ce que les lois de programmation soient respecté évidemment à l'europrès tel que cela avait été prévu l'ordre c'est agir sur la délinquence des mineurs mais je ne rappelle pas les différentes mesures que nous avions prévu puisque vous l'avez évoqué notamment la comparution immédiate et la réforme de excuse de minorité nous vous accompagnerons dans la reprise de ce chantier l'ordre c'est notre capacité à faire respecter nos frontières et à maîtriser notre immigration je le dis ici je ne connais aucun gouvernement qui n'a pas dit vouloir faire de cette thématique une priorité mais je connais peu de gouvernements qui ont vraiment réussi il faut faire très attention car en la matière qui sème l'hystérie récolte le conflit rien ne serait pire qu'âtiser la colère des Français à coup de grandes phrase si ensuite les Français ne voient rien qui bouge ces mêmes français qui sont tout à la fois en attente d'efficacité et d'intigence sur le sujet sur ce sujet j'assume de dire que nous devons aussi faire une part d'autocritique nous n'avons pas toujours réussi à convaincre les Français et pourtant nous avons agi pour plus de fermeté avec de premiers résultats notre position est claire accueillir moins pour accueillir mieux c'est cet équilibre qui a motivé ce que nous avons fait je pense à la loi de Gérard Colomb en 2018 à la loi portée par géralde dararmmananin Élisabeth borne en 2023 certains annoncent vouloir des places supplémentaires en centre de rétention administrative ça tombe bien cette loi le prévoit certains veulent plus de mesures d'éloignement cela tombe bien cette loi le prévoit certains veulent plus de fermeté cette loi le prévoit certains veulent permettre à ceux qui travaillent dur de s'intégrer cette loi le prévoit aussi l'immigration est un sujet sérieux cette loi a été votée il y a moins d'un an commençons je crois par l'appliquer pleinement évaluons ces résultats décidons ensuite s'il faut aller plus loin et d'ici là rien n'interdit à ceux qui ont des idées sur le sujet d'y travailler et de faire des propositions je pense à l'exécution des otf cela reste un défi majeur que nous n'arrivons pas à relever et quand je dis nous je parle pour toute l'Europe puisque ceux qui font des critiques sur ce sujet oublient souvent de rappeler que nos voisins européens ont les mêmes difficultés que nous a exécuté leurs qtf et que nous avons plutôt progressé ces dernières années en dépassant récemment l'Allemagne sur ce sujet oui nous versons à ces pays de l'aide au développement oui nous leur accordons des visas diplomatiques et migratoires nous délivrons parfois beaucoup de visas ces aides ces accords ces visas ne sont en aucun cas gravés dans le marbre nous avons des moyens de pression pour faire exécuter les OQTF nous avons d'ailleurs déjà mobiliser ses moyens notamment sur les visas la France n'est pas n'importe quel pays et si nous vous rejoignons sur un un point c'est que quand elle s'exprime elle doit être respectée et de ce point de vue là évidemment nous chercherons à faire respecter nos frontières et nos règles parmi nos valeurs il y a l'Europe qui ne supporte pas l'ambigué car tant se joue en Europe l'avenir de notre planète la maîtrise de notre immigration la prospérité de notre continent il y a le combat sans relâche que nous menons pour notre planète le réchauffement de notre planète nous devons à la fois le freiner de toutes nos forces et nous y adapter le freiner cela passe par la poursuite de l'action engagée je vous remercie monsieur le Premier ministre d'avoir rappelé qu'au prier semestre de cette année près de 4 % de baisse des émissions de CO2 il faut se souvenir qu'avant 2017 les émissions de CO2 baissaient en moyenne de 1 % par an dans notre pays ça a été 2 % dans le quinquena 2017 2022 en moyenne l'an dernier ça a été 6 % nous devons poursuivre nous vous accompagnerons et nous sommes aussi satisfaits des propos que vous avez tenu sur le développement des énergies renouvelables évidemment essentiel en plus du nucléaire mesdames et messieurs les députés voilà le combat que nous devons partager et s'il est un combat vous le savez qui nous tient peut-être plus à cœur encore que les autres en tout cas c'est mon cas c'est évidemment l'école de la République cette promesse doit tous nous réunir ne supporte ni conflit nécessite au contraire de l'unité et de la détermination nous préférerons toujours l'autorité au laxisme l'élévation du niveau au nivellement par le bas les savoirs fondamentaux à la diluion des savoirs et donc nous continuerons à déployer le choc des savoirs à renforcer les moyens de notre école Monsieur le Premier Ministre chers collègues nous avons le destin de notre nation en partage nous sommes coresponsables de l'avenir de notre pays alors avec vous-même avec votre gouvernement nous aurons à cœur de bâtir une relation de confiance solide le genre de confiance qui ne se décrète pas mais se mutuellement aucun soutien ne peut se tenir pour acquis car chaque majorité se forge pas à pas en rassemblant largement avec une méthode qui associe et qui n'exclut pas les partenaires de bonne volonté nous ne voulons pas fonctionner avec la méthode d'avant sinon nous serions pas réunis ici aujourd'hui dans cette configuration jamais je le crois être député n'aura conféré autant de responsabilité à nous d'en être à la hauteur le pays doit toujours toujours passer audessus parti à nous d'en être les garants les garants vigilants et libres vigilant sur nos valeurs vigilant sur l'esprit d'unité et de concorde qui doit à nouveau souffler sur notre vie politique vigilant sur la direction que prendra votre action libre libre de proposer d'amender de nous exprimer libre de voter Monsieur le Premier Ministre notre responsabilité c'est de rester fidèle à la France à sa vocation de puissance et à son impératif d'unité puissance d'abord parce que notre pays la France n'a jamais renoncé et ne renoncera jamais à la puissance que la puissance est son âme sa vocation qu'elle doit être sa réalité et c'est cette ambition de puissance qui a animé le groupe que je préside dans chaque choix chaque vote depuis 7 ans c'est cette ambition qui nous guide car nous nous croyons à notre pays nous refusons la fatalité et la résignation chaque jour partout en France nous parlons à des Français qui se battent pour leurs famille qui font vivre leur pays qui créent de l'emploi qui investissent dans nos territoires tous ces Français que vous refusez de voir c'est pour eux que nous devons agir c'est pour eux que nous devons assumer notre rôle et notre volonté de puissance c'est pour eux que le groupe Ensemble pour la République se mobilisera chaque jour et chaque instant l'unité est la seule solution la responsabilité et la seule méthode la France est notre seule boussole je vous remercie merci beaucoup monsieur le [Applaudissements] Président je remercie