Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationHKK5 HORIZON· 22 juillet 2026 14 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationEurope & international

MACRON REFUSE LA DÉMISSION DE BARBUT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:02non_speechChiffre
    « 1279 médecins, chercheurs, scientifiques avaient adressé une lettre ouverte au ministre de l'agriculture, de la santé et de l'environnement. »
  • 4:28non_speechFait
    « L'acétamyride est un neurotoxique. Donc il va plutôt conduire à des maladies de type cognitive, maladie neurodégénérative. »
  • 5:55non_speechFait
    « Linrae a publié les résultats d'une étude pour savoir si une agriculture sans pesticides est possible. Ils ont mené 10 ans d'observation sur des parcelles dans plusieurs régions de France et la réponse c'est oui. »
  • 6:51non_speechFait
    « La France aura énormément de problèmes à l'avenir pour stocker l'eau. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Un des ministres d'Emmanuel Macron a voulu encore démissionner mais finalement Emmanuel Macron a fait tout son possible pour que cette dame puisse rester. Sa ministre de la transition écologique, cette dame était sur le point de démissionner. Emmanuel Macron a fait tout son possible. Pourquoi ? parce que sa démission aurait pu donner la voix à l'opposition de critiquer encore de plus le gouvernement de Macron. Cela aurait été un échec total. Mais finalement Macron a fait tout son possible pour que cette dame puisse rester. Pourquoi cette dame avait-elle décidé de démissionner ? Et pourquoi a-t-elle décidé encore de rester ?

Ce sont des questions qu'on va répondre parce que le Parlement français vient d'adopter une loi, une loi qui permet désormais aux agriculteurs d'utiliser deux produits chimiques qui étaient déjà interdits sur le sol français mais autorisés ailleurs dans l'Union européenne. Et le gouvernement français vient d'autoriser l'utilisation de ces deux produits. Une autorisation encadrée à flux Piradifuron. Ces deux produits sont considérés comme un danger environnemental par les écologistes. Donc cette dame, la ministre de la transition écologique, elle n'a pas digéré ça. Elle dit pourquoi revenir encore sur une loi qu'on avait déjà mis croix rouge. Pourquoi revenz encore sur cette loi ?

Cette loi, cette c'est ces produits détruisent l'environnement. Pourquoi revenir encore sur cette loi alors que ça détruit l'environnement ? Voilà les points de divergence entre cette dame et le gouvernement français. Elle fait partie du gouvernement mais elle s'oppose. Regardons cette vidéo et après on revient.

2:21
Non speech

[musique]

2:22
Locuteur

On en parle tout de suite avec Audry Rassine, notre spécialiste environnement. Bonsoir Audrey. Alors, pourquoi ces deux pesticides avaient-il été interdits et pourquoi sont-ils réintroduits ? On a compris en tout cas que les agriculteurs eux bien sûr sont contents. Pas tous, pas tous. On va on va nuancer. Effectivement, il y en a quand même qui sont contre l'usage de pesticides dans les champs. Alors, c'est une bataille épique, on l'aura compris, qui est menée depuis des années, hein, maintenant pour ou contre l'utilisation de l'acétamypride et du flupiradifur, deux pesticides de la même famille, les néonicotinoïdes.

La ministre de l'environnement a fait savoir qu'elle pourrait démissionner en cas d'adoption du texte avec la réintroduction de ces deux molécules. Il y a 1 an, 1279 médecins, chercheurs, scientifiques avaient adressé une lettre ouverte au ministre de l'agriculture, de la santé et de l'environnement. Il s'inquiétait déjà, on va le voir, de la réautorisation de la cétamipride et du flupiradifuron interdit en France depuis 2016 et qui menacerait, ce sont leurs mots, à nouveau, la biodiversité et la santé humaine. Vous lisez avec moi.

C'est au nom de ces risques pour l'environnement et la santé que le Conseil constitutionnel avait aussi censuré la réintroduction de la CAMIPRI en août 2025, donc l'an dernier, jugeant son usage contraire à la charte de l'environnement. L'un des arguments des partisans de l'autorisation de ces pesticides, c'est qu'on aurait pas assez d'études sur leurs effets toxiques. Alors, j'ai contacter Laurence Huc, elle est toxicologue, Aline Raée, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. Et elle travaille aussi pour LINEM, l'Institut national de la recherche médicale médicale.

Je lui ai demandé si on avait des preuves établies par la science de la toxicité de ces substances. écoutez sa réponse. Alors déjà quand on parle de établi par la science, ça veut dire par des études indépendantes menées par des scientifiques qui n'ont pas d'enjeu financier sur la question. [musique] Donc pour ces étudeslà, on sait surtout que l'acétamyride est un neurotoxique. Donc il va plutôt conduire à des maladies de type cognitive, maladie neurodégénérative. Euh concernant le flux piradifur, euh c'est un composé pour lesquels on a moins de connaissance mais là on sait qu'il est fortement persistant dans les eaux souterraines.

Donc même si il est utilisé à titre dérogatoire, il va polluer de façon durable nos points de captage d'eau que nous allons boire. Donc l'exposition va être à longue durée et euh c'est également un néonicotinoïde donc on sait les effets neurotoxiques qui sont liés à son usage. Et l'un des problèmes aussi pour ces deux pesticides, c'est qu'ils sont utilisés en enrobage de semence, c'est-à-dire que les semences sont traitées d'office avec le pesticide et donc ils sont utilis ces pesticides là sont de fait utilisés dès la semence même s'il n'y a pas la présence du ravageur. a ces promesses parfois de dire "Oui, mais on va cibler." Oui, mais les autres espèces non cibles ne sont pas touchées.

À ce jour et on le voit dans toutes les expertises collectives qui sont menées, les pesticides sont toxiques pour le vivant dans son ensemble. Et et de ce fait là, on arrive quand même à un palier après 60 ans d'usage de pesticides où on arrive à bout d'un système agricole et on arrive à une contamination généralisée des milieux qui nous empoisonne au quotidien. Et je signale d'ailleurs que Linrae a publié les résultats d'une étude pour savoir si une agriculture sans pesticides est possible. Ils ont mené 10 ans d'observation sur des parcelles dans plusieurs régions de France et la réponse c'est oui.

Une agriculture sans pesticides est possible à des rendements équivalents avec des techniques d'agroécologie.

6:04
Non speech

[musique]

6:06
Locuteur

Même les scientifiques ont même c'està-dire ne sont même pas sûr à 100 % des effets visibles de ces deux produits. Il y a toujours des doutes mais on sait quand même que ces produits restent persistants dans le sol. Ce sont des faits qu'on ne peut pas nier. Mais la démission de cette dame aurait pu être un choc total. Heureusement, elle est partie voir Emmanuel Macron. Emmanuel Macron lui a dit de rester. C'était pas seulement pour ces deux produits, il y avait aussi la loi concernant le stockage d'eau. Et cette dame, elle défend l'environnement. Elle ne veut pas que l'environnement soit détruit.

Donc elle défend l'environnement et commence stocker l'eau surtout même en France parce que au fur et à mesure qu'on avance le réchauffement climatique devient de plus en plus grave. Donc la France aura énormément de problèmes à l'avenir pour stocker l'eau. Donc la question concernant le stockage d'eau a posé énormément de problèmes au Parlement. Comment stocker l'eau et à quel moment ? Quelle quantité ? Comment allons-nous prélever cette eau ? [raclement de gorge] C'est c'est c'est ça le problème parce que sans une loi stricte, claire et nette, ça ne peut pas marcher. Donc cette dame a vu cette politique ou ces politiques d'inacl.

C'est pourquoi elle a présenté sa lettre de démission à Emmanuel Macron. Et Emmanuel Macron a dit non, il faut rester. Mais cette dame, elle a décidé de rester. Cela ne veut pas dire qu'elle a accepté cette loi. Non, [raclement de gorge] parce que Emmanuel Macron lui a dit beaucoup de choses. Il aura aussi Emmanuel Macron pourrait aussi la supporter sur d'autres sur d'autres plans. Le projet environnemental, protection des eaux et des forêts et cetera. Donc même si cette bataille elle est perdue mais aussi sur d'autres points elle pourrait aussi gagner. Donc cette dame elle n'a pas démissionné. Oui, ses idées sont toujours là. Elle est fidèle à ses idées. Elle n'a pas changé d'idée.

Elle n'a pas démissionné. Elle est restée pour continuer le combat sur d'autres sur d'autres plans. Donc cette sortie h l'opposition attendait juste pour que les choses tournent mal et commencer encore à crier. [rires] C'est la politique d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a fait ceci un c'est un échec total. Cela prouve même que même ses propres ministres les désavouent. Cela aurait été un coup de tonner total après surtout la démission de plusieurs ministres depuis depuis le début du mandat d'Emmanuel Macron. Donc cette démission aurait pu s'ajouter encore à d'autres démissions. Heureusement Macron a sauvé son honneur. La dame elle est restée. Mais jusqu'à quand ? C'est ça le problème ?

Parce que cette loi d'une part les agriculteurs ont raison et d'une d'une autre part aussi les écologistes ont raison. Chacun détient une part de vérité. L'objectif c'est d'essayer de trouver un équilibre entre ces deux parce que une loi écologique qui ruine les agriculteurs ne peut pas fonctionner. De même une politique agricole qui sauve les agriculteurs mais qui détruit l'environnement, ça ne peut pas marcher parce que les deux là sont ensemble. L'agriculture sans environnement, c'est impossible. Donc les agriculteurs et l'environnement les deux sont obligés de cohabiter ensemble. Sans environnement, il n'y a pas d'agriculture. [rires] Oui. Donc les deux là sont ensemble.

On essaie de trouver un équilibre.

10:32
Non speech

[musique]

10:33
Locuteur

La première solution pour la France, ce qui je pense la première solution, c'est de ne pas accepter d'autoriser d'autres produits d'autres produits agricoles utilisant ces produits chimiques sur son sol. Il ne faut pas accepter ça, bloquer alors l'importation de ces produits agricoles en France qui utilisent les mêmes produits parce que l'Union européenne utilise ce produit là ailleurs dans d'autres pays [grognement] mais vous vous refusez l'autorisation de ce produit mais vous acceptez de consommer les fruits utilisant ces produits. Donc il y a il y a un problème et les agriculteurs ont trouvé ça injuste. Les agriculteurs ont crié haut et fort et ils ont raison.

Ce cris de cœur, on comprend, on ressent, c'est vrai parce que c'est une concurrence déloyale, déséquilibrée. Il ne faut pas accepter ça. Donc la France doit bloquer l'importation de ces produits agricoles venant d'ailleurs. Sinon, ça serait catastrophe totale pour les agriculteurs français.

11:47
Non speech

[musique]

11:49
Locuteur

La deuxème solution, elle est extrêmement importante parce que il ne suffit plus d'interdire certains produits. Ça, on comprend. Mais ce que la France doit faire, la France doit trouver des solutions alternatives. Si vous interdisez un produit, alors trouvez des des alternatives pour les agriculteurs, c'est extrêmement important. Mais si vous interdisez un produit sans proposer des alternatives, cela crée des problèmes. Si vous voyez les agriculteurs utiliser ces produits chimiques, c'est parce qu'ils n'ont qui n'ont qui n'ont pas d'autres choix. Mais s'il y avait d'autres alternatives, ça serait plus facile pour eux. Mais il y a pas de solution.

Donc la France doit améliorer, doit travailler beaucoup sur la recherche. Oui, la France doit travailler beaucoup sur ça. Prouver d'autres produits alternatifs pour les agriculteurs. Cela va permettre aux agriculteurs de ne plus être dépendant de ces pesticides. Oui, on peut bel et bien faire l'agriculture sans pesticid comme cette dame même vient de confirmer parce que dans beaucoup de pays africains on fait l'agriculture sans pesticides. Peut-être les sols ne sont pas les mêmes parce que en Afrique les sols sont riches naturellement. Donc, on peut bel et bien faire l'agriculture en Afrique sans pesticides.

En France, cela devient extrêmement compliqué parce qu'il y a pas de matière organique abondante dans la nature. Cela devient un problème. Donc, la France doit doit doit revoir tout ça. C'est un point extrêmement important. Interdire, c'est bien, mais trouver des alternatives pour les agriculteurs. Et cette dame restera-t-elle jusqu'à quand ? C'est la question. On ne sait pas cette dame va rester là-bas longtemps vu qu'elle avait déjà présenté sa lettre de démission et Emmanuel Macron a dit qu'elle doit rester. On va voir la suite si elle pourra rester ou non. On va se limiter là. Abonnez-vous massivement pour ne plus rater aucune de mes vidéos. Merci et merci.