Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 24 septembre 2025 65 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Enseignante poignardée : comment endiguer les violences ? | Chaque voix compte - 24/09/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 39 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Quelle a été votre première réaction en apprenant ce drame ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous réagi ce matin ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous sidère dans le parcours de ce jeune ?

  • 7:13RelanceRéponse partielle

    Vous sentez-vous impuissant face à cette violence ?

  • 7:57RelanceRéponse partielle

    Comment endiguer cette violence qui entre dans l'école ?

  • 23:16RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on a fait des préconisations du rapport Naima Moutu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:30Fait
    « La violence n'a pas sa place à l'école. »
  • 7:13Promesse
    « Parmi les mesures alors annoncées par le gouvernement figure une interdiction de la vente d'armes blanche aux mineurs. Des fouilles aléatoires ont aussi été mises en place. Enfin, le gouvernement s'est dit ouvert à tester l'installation de portique à l'entrée des établissements. »
  • 10:32Gill LangloisChiffre
    « On a un vrai sujet qui même en population générale, on parlait de il y avait récemment sur une une antenne concurrente ce matin des chiffres qui tournaiit autour de que ce soit des problématiques de santé mentale de l'ordre de 100 millions de français qui étaient concernés. »
  • 14:01Mélène DescambalChiffre
    « 7000 psychologues scolaires aujourd'hui en France, on a compté ça fait un pour 1600 élèves. »
  • 20:21Sylvain BerriosChiffre
    « C'est quand même 10 milliards d'euros par an, c'est 200000 enfants. »
  • 23:16Promesse
    « Le déploiement de la vidéosurveillance, l'interdiction de la vente directe ou en ligne des armes appelées armes zombies, c'est-à-dire des couteaux, vous savez, à double tranchant qui avaient notamment servi dans une des attaques au couteaux cette année. »
  • 37:27Fabienne RouchiFait
    « Le Premier ministre n'a apporté aucune aucune réponse claire sur la question de l'année blanche sur le doublement des franchises médicales sur la suppression de 3000 postes de fonctionnaires. »
  • 41:00François Cornier BouligeonFait
    « Nous sommes tellement plus habitués au dialogue. Nous sommes rentrés dans une culture de la manifestation. »
  • 1:00:31Fait
    « Au cours de nos auditions, nous avons constaté que l'ensemble des communes qui l'ont mis en place, qu'ell soi de gauche, de centre ou de droite, se félicite de la réussite et de l'impact de l'encadrement des loyers sur leur territoire. »
  • 1:01:14Chiffre
    « Entre juillet 2023 et juin 2024, les loyers étaient en moyenne 8 % moins cher grâce à l'encadrement. »
  • 1:01:59Fait
    « Il y a une personne très récemment, un homme qui a dû payer plus de 200 € de parking d'hôpital à Avignon parce que tout simplement il était au chevé de sa femme qui était en train de mourir. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. On est ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale. À mes côtés ce soir, Lou Frittel et Laurent Guimier. Bonsoir à tous les deux et merci d'être avec moi. Tout de suite, c'est le sommaire de chaque voix compte avec à la une, l'horreur en pleine salle de classe. Un élève de 14 ans a blessé à l'Ame enseignante ce matin dans un collège de Benfeld dans le Barin. La victime a été blessée au visage, son agresseur a été arrêté. La communauté éducative est à nouveau sous le choc et on se demandera ce soir où en sont les dispositifs pour sécuriser les écoles.

Comment endiguer cette violence des jeunes ? On va en parler avec nos trois premiers invités ce soir. Carole Zerbib, proviseur et membre du syndicat des personnels de direction SNPDEN. Bonsoir madame et merci d'être là. À vos côtés Sylvain Berrios, député apparenté Horizon du Val de Marne. Bonsoir. Gill Langlois secrétaire national du syndicat enseignant UNSA. Bonsoir et merci d'être là. Et nous sommes en direct également avec Mélène Descambal qui est psychologue de l'éducation nationale en direct avec nous depuis Rennes. Bonsoir madame et merci d'être avec nous. À suivre aussi dans chaque voix compte quelle histoire ce sera à 20h05 avec Laurent Guimier.

Quelle histoire avez-vous choisi de nous raconter ce soir Laurent ? Oh l'image de Sébastien Lecornu qui brandit une tronçonneuse en forme de tweet pour dégraisser le mammou de l'État. Qui nous amènera à la deuxième partie de chaque voix compte la question qui fâche toujours pas de fumée blanche à Matignon. Le Premier ministre poursuit ses consultations. Il a reçu ce matin les syndicats qui en sont ressortis, gros gens comme devant et qui annonce une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. La méthode Le cornu montre-t-elle déjà ses limites ? Nous attendons vos questions ou vos réflexions. Vous pouvez flasher le QR code qui s'affiche ici.

On en débattra Fabienne Rouchi, secrétaire confédéral de la CGT, Julien Aubert, vice-président des Républicains et François Cornier Bouligeon, député ensemble pour la République du cher. Et puis Lou Frel, elle va nous emmener dans les coulisses de Matignon ce soir. Bah oui, à défaut d'avoir un gouvernement, au moins on a un cabinet complet ce premier ministre. Donc on va décortiquer un peu tout ça et puis à 20h30, ce sera Bourbon Express ce soir avec Marco Pomier, le journal de l'Assemblée nationale. Vous verrez qu'on a parlé foot et parking d'hôpitaux au palais Bourbon. Si si, vous saurez tout à l'heure avec Marco. Voilà pour le menu du soir.

Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti.

2:44
Non speech

[Musique]

2:52
Locuteur

On s'est réveillé ce matin en ayant très envie de revoir un vieux film avec Claudia Cardinal. Et puis la réalité nous a rattrapé dès 8h avec un mauvais film qu'on a déjà beaucoup trop vu. Une enseignante poignardée en classe par un élève. Ça s'est passé dans un collège du Barin. L'élève de 14 ans a été arrêté. La victime enseigne la musique. Elle a 66 ans. Elle est blessée au visage. Ses jours ne sont pas en danger mais elle est encore hospitalisée ce soir. Je voudrais d'abord vous demander à tous les trois quelle a été votre première réaction ce matin en apprenant ce ce drame Carole Zerbib. Bah la stupéfaction.

C'est-à-dire que encore une fois euh il y a eu un incident euh euh grave avec une arme blanche euh dans un établissement scolaire, c'est-à-dire qu'un élève a fait l'usage, porter sur lui cette arme et en a fait usage. C'est vrai que c'est ça nous questionne. Et les questions, on va les poser ce soir. Gill Langlois, comment vous avez appris et et réagi ce matin ? Mais écoutez, c'était la consternation hein et euh et tout de suite une pensée d'abord pour la victime euh parce que c'est bien une tentative, on a tenté de la tuer avec une arme blanche dès le matin alors qu'elle faisait son métier.

Euh une femme qui avait fait toute sa carrière dans l'éducation nationale, qui était à quelques mois de la retraite. C'est encore plus terrible. On pense bien sûr à sa famille, à tous les collègues et à tous les parents d'élèves, les élèves et à toute la communauté éducative. Sylvain Berrios. Oui, c'est une sidération bien sûr vis-à-vis de du corps enseignant qui qui peut pas continuer à être comme ça dans cette peur permanente qui est réelle. C'est pas la première attaque au couteau. Mais aussi une sidération lorsqu'on apprend le parcours du jeune. Qu'est-ce qui vous sid dans son parcours ? Ben, ça marque une forme d'échec.

C'est un enfant qui qui aurait dû être pris en charge par l'es public. C'est un enfant qui avait donné des signes sinon d'agressivité en tout cas de violence potentielle. C'est un enfant qui a qui avait des troubles lui-même et on l'a pas suivi dans de façon vulgaire. On pourrait dire qu'on l'a juste on l'a raté. On a on est passé à côté d'une situation qui aurait dû tous nous alerter et donc ça doit nous questionner. Donc c'est une double une double sidération et je pense que ça doit nous amener à réfléchir dire que il n'y faut plus jamais ça ça suffit pas. Dire qu'il faut des portiques, ça suffit pas. Aujourd'hui, on doit prendre conscience que le mal est beaucoup plus profond.

On va y revenir dans un instant mais en effet les mêmes questions se posent toujours. Comment endiguer cette violence ? Comment protéger nos enseignants ? La ministre démissionnaire de l'éducation Ellisabeth Borne s'est rendue ce matin dans ce collège de Benfeld où a eu lieu l'agression Thibo Enoc. Il est 8h15 ce matin dans ce collège du sud de Strasbourg quand un élève de 14 ans armé d'un couteau poignard d'une enseignante. J'ai entendu un cri très aigu mais qui était un peu étouffé. Tout le monde a couru. On est tous allés dans la salle polyvalente pour appeler les parents. L'agresseur a été rapidement interpellé.

Le pronostic vital de la victime n'est pas engagé mais devant l'établissement évacué, élèves, enseignants et parents disent leur sidération. Comme quoi, ça se passe pas qu'à la télé quoi. On n jamais tranquille. Les enfants partent le matin, tout allait bien quoi. Je ne pensais pas qu'un heure et demi après, je recevrais un appel comme ça. En début d'après-midi, la ministre des missionnaires de l'éducation nationale, Elisabeth Borne, s'est rendue sur place. Moi, je veux le dire très clairement, la violence n'a pas sa place à l'école. Un discours de fermeté teinté d'impuissance. Cette attaque au couteau dans un établissement scolaire est la troisème de l'année.

Après les drames de Nogan en juin et de Nant au mois d'avril déjà à l'Ameche. Les victimes étaient alors décédées. Je vous invite à observer une minute de silence. Des attaques alors qualifiées de vagues et de phénomènes par le Premier ministre François Baerou qui avait demandé un rapport pour tenter d'y répondre. Nous ne pouvons pas demeurer les bras baissés devant ce qui est en train de se passer. Parmi les mesures alors annoncées par le gouvernement figure une interdiction de la vente d'armes blanche aux mineurs. Des fouilles aléatoires ont aussi été mises en place. Enfin, le gouvernement s'est dit ouvert à tester l'installation de portique à l'entrée des établissements.

L'école doit être considéré comme un lieu sacré. Un volet répressif doublé d'un plan sur la santé mentale des jeunes et d'un dispositif de prévention pour détecter les élèves fragiles. Autant d'annonces rester pour l'heure à l'état d'intention. On va reparler avec vous trois de ces différentes annonces. Gill Langlois. D'abord ce qu'on percevait ce matin dans dans la bouche d'Élisabeth Born, c'est effectivement cette impuissance face à la répétition de ces drames. Vous en tant que enseignant, en tant que syndicat une star enseignant, vous sentez aussi cette impuissance face à cette violence qui est maintenant entrée dans l'école ?

Alors, ce qu'on peut dire, c'est que ça devient malheureusement des phénomènes qui ne sont pas exceptionnels. Vous l'avez rappelé hein, trois événements cette année, quatre si on rajoute ce qui s'est passé à à Enti. Euh il y a il y a pas de fatalité. Il y a effectivement les pouvoirs publics qui font un certain nombre d'annonces. On a parlé du plan santé mental qu'avait annoncé la première ministre. On voit bien qu'en terme de calibrage par rapport à ce qui peut être fait dans l'école, c'est extrêmement insuffisant.

Quand vous voyez le nombre de médecins qui restent à l'école, plus de la moitié qui ne sont pas présents, quand vous voyez le nombre de collègues psychologues euh de postes qui sont pas pourvus, quand tu vous voyez les difficultés de travail pour les assistantes sociales, les sous-effectifs, on voit bien que déjà à l'intérieur de l'école, tout n'est pas mis et dans un temps, on nous dit que c'est la priorité absolue, qu'il faut tout faire, qu'on peut pas accepter, que c'est inacceptable. Alors bien sûr, on partage, mais on peut pas faire que du constat.

Et après, on avait eu une présentation et des amorces par l'ancien premier ministre de mesure pour le budget de l'éducation nationale qui nous annonçait déjà qu'on allait sans doute perdre plusieurs milliers de postes et donc on répond pas. Et en plus la question n'est pas que celle de l'école. L'école c'est un réceptacle. Elle va recevoir des choses qu'on observe. Le problème des armes blanches dont on a une tragique illustration aujourd'hui, c'est aussi un problème que vous avez dans les dans les villes, y compris dans les petites villes de province aujourd'hui. C'est des problèmes de c'est des problèmes de société.

Et lorsqu'on on s'interroge sur comment est-ce qu'on accompagne la jeunesse à la fois à l'école mais aussi en dehors de l'école, on va se rendre compte que tous les services d'azux sont complètement débordés. L'aide sociale à l'enfance. Exactement. En l'occurrence, le collégien de 14 ans euh suspecté de l'agression euh venait d'un foyer de l'aide sociale à l'enfance où il avait été placé il y a quelques mois. Il avait été aussi placé là euh d'après les informations qu'a communiqué le procureur euh parce qu'il avait été sorti d'une famille d'accueil maltraitante.

Donc on voit bien que même le fonctionnement de l'aide sociale à l'avance, ils n'ont pas les moyens de vérifier que tout se passe bien. Et je vous parle du côté services sociaux, mais il faut voir aussi l'accompagnement qui peut être décidé par la justice lorsque vous avez des enfants en danger. On sait très bien que le nombre de magistrats qui s'occupe des enfants sont en nombre insuffisants. Mais est-ce que vous diriez ce soir que ce collégien de 14 ans en réalité, il n'avait rien à faire dans cette salle de classe qu'il aurait dû être prise en charge différemment ? Mais là, c'est ce que je suis en train de vous expliquer.

C'està-dire qu'on a besoin de tout un écosystème autour de l'école pour répondre lorsque vous avez des problèmes psychologiques. Il suffit de regarder l'état actuel de la pédopsychiatrie en France, c'est catastrophique. On manque de professionnels partout. Alors, vous pouvez avoir des structures de soins mais quand il y a plus de psychiatres ou de pédopsychiatre pour les faire fonctionner, ça ne marche pas.

Vous pouvez faire des coupes-files comme a annoncé dans son plan la ministre de l'éducation nationale, mais si c'est pour que tous les autres enfants ne soient pas suivis, donc on a un problème d'investissement, de sous-traitement d'une question qui est devenue essentielle qui est celle de la santé mentale dans notre société. Carol Zerbib, vous partagez le le constat Gillanglois ? Oui, tout à fait. Effectivement, il y a un manque de personnel et comme le dit Gilles Langlois, on ne peut pas continuer à dire c'est un phénomène qui nous préoccupe et en même temps renier sur les moyens et qu'il faudrait qu'on ait dans l'éducation nationale pour faire face à ce phénomène.

Euh effectivement, il faudrait renforcer l'encadrement des élèves, euh mettre davantage de surveillants, davantage de CPE, davantage de PSE. Dans mon établissement par exemple, le PSE vient uniquement une demi-journée par semaine. Él difficulté, est-ce que si vous aviez ces personnels supplémentaires, cela empêcherait qu'un enfant entre dans l'école avec un couteau ? Ça permettrait au moins de repérer les élèves qui sont en souffrance psychique. Mais en l'espace, il avait été repéré. le rectorat a dit qu'il était très suivi euh et qu'il était en fragilité scolaire, que il était très suivi par l'équipe éducative de de l'établissement.

Ça veut dire qu'il y a des systèmes d'alerte qui n'ont pas fonctionné ? Certainement. Oui, si l'élève euh est passé à l'acte, il y a peut-être Mais en même temps, on peut pas non plus euh tout prévenir et tout anticiper. Voilà. Malheureusement, c'est c'est ça aussi hein, c'est que à un moment et ben il y a un incident grave qui se produit et qu'on n pas pu anticiper. En tout cas, si on renforce la présence auprès des élèves et qu'on peut repérer les signes faibles et d'ailleurs la ministre de l'éducation nationale a bien compris puisque elle nous a demandé de mettre en place un protocole de santé mentale.

Alors alors justement, elle l'avait demandé ça au début de cette année, un protocole santé mentale qu'elle avait demandé. Elle a demandé au collège et au lycée de le de s'en doter d'ici à la fin de cette année. Vous par exemple, vous êtes proviseur d'un d'un lycée à à Paris, vous avez déployé un protocole santémental dans votre établissement ? Alors là, on était préoccupé par les opérations de rentrée, mais effectivement la semaine prochaine, j'ai rendez-vous avec l'équipe médico-sociale, la CPE pour travailler ensemble à ce protocole de santé mental. Et en quoi ça va consister au juste ? Et bien, quand on a un élève, d'abord, comment est-ce qu'on repère un élève ?

identifier les signaux les signaux qui permettent d'identifier qui permettraient d'identifier un élève. Sensibiliser les personnels et les élèves parce que les élèves peuvent pourraient aussi nous dire bah là on a un camarade qui tient des propos un peu délirants ou qui semble ne pas aller très bien. Voilà sensibiliser toute la communauté éducative à ses signaux et puis qu'est-ce qu'on fait quand on a un élève qui va mal ? Voilà qu'est-ce qu'on met en place autour ? Sauf queon nous demande de mettre des choses en place sans moyens supplémentaires.

Vous voyez, dans mon établissement parce qu'il y a des parce qu'il y a beaucoup d'élèves qui vont mal, on fait venir en rémunérant cette personne sur nos moyens propres une psychologue clinicienne, mais je mais on la finance avec les moyens de l'établissement parce que la présence du psen une demi-journée par semaine n'est pas suffisante pour prendre en charge tous les élèves qui vont mal. 7000 psychologues scolaires aujourd'hui en France, on a compté ça fait un pour 1600 élèves. On en a une avec nous justement, Mélène Descambal. Merci d'être là. Vous êtes donc psychologue de l'éducation nationale. D'abord, que vous inspire le passage à l'acte de ce collégien de 14 ans ?

C'est un nouveau drame qui montre effectivement qui voilà les les failles du système parce que qu'est-ce qu'on propose à nos élèves ? Quel est le projet d'école pour les enfants d'aujourd'hui ? Quel est l'avenir qu'on leur montre ? Est-ce que on leur donne les moyens de s'épanouir ? Est-ce qu'on répond à leurs besoins ? Là, bon là, c'est une situation singulière, je vais pas en parler parce que je n'ai pas d'éléments.

Ce que j'entends en tout cas qu'on parle de d'enfants confiés à l'aide sociale à l'enfant, c'est un drame, le manque de moyens de ces enfants qui sont déjà traumatisés par une situation familiale extrêmement maltraitante pour eux au minimum et en plus qui voilà qui se qui n'a pas l'accompagnement suffisant. C'est vrai que on n pas assez de personnel, on n pas assez, il y a plus assez de pédopsychiatre, les listes d'attente même pour les urgences en pédopsychiatrie pour des enfants qui sont mais vraiment qui sont suicidaires qui deviennent violents et en fait ils détruisent tout parce qu'ils sont détruits à l'intérieur et il faut entendre cette souffrance.

Moi je je enfin ça va dans le bon sens qu'on qu'on s'émeuve de tout ça mais on le voit depuis longtemps. Là c'est un nouveau drame et on est vraiment on est tous très affectés évidemment. Ça ça nous montre aussi tout le pouvoir qu'on a si on se met tous ensemble en tant que communauté. C'est vrai que ces protocoles, c'est un premier pas, mais ça ça restera insuffisant parce que je crois qu'il faudra un petit peu faire une révolution copernicienne finalement parce que on demande au aux élèves de s'adapter à un système qui est peut-être pas ajusté du à leurs besoin. C'est compétitif, on les on les trie, ils savent très bien, ils ont pas un sentiment de compétence.

les enseignants eux-mêmes euh il faut qu'ils aillent bien les enseignants, il faut que euh pour être performant euh il faut aussi qu'ils aient des conditions de travail qui sont épanouissantes. Et c'est vrai que euh c'est l'ensemble hein d'une communauté où on inclut bien sûr les familles, toutes les ressources locales, tout le personnel qui travaille dans dans les établissements qui est extrêmement précieux hein, il y a pas que les enseignants. C'est ça c'est une alliance. Nous, il faut qu'on se mette tous ensemble pour éduquer nos enfants et pour leur proposer un environnement adapté à leurs besoins.

Alors nous, en tant que psychologue, ce drame illustre hein, toute cette souffrance qu'on voit et comme vous le dites madame, voilà, une demi-journée par semaine, c'est très nettement insuffisant. On peut pas se démultiplier. Alors, exemple, par exemple, vous qui êtes vous qui êtes psychologue de l'éducation nationale, euh moi à mon époque, il y avait pas de psy à l'école. Euh comment quel est votre rôle exact ? C'est-à-dire que vous avez un cabinet dans le lycée, la porte est ouverte et vient qui veut ou alors vous vous êtes proactif et vous allez vers des élèves que vous sentez en souffrance ou dont on vous a dit qu'ils étaient en souffrance et vous les convoquez.

Alors la la la pratique diffère selon les les endroits. Moi je suis dans le dans le premier degré mais on est aussi dans le dans le second degré et aussi dans le supérieur. En fait il y a tout un maillage préventif qui doit se mettre en place. hein, et on fait des réunions en début d'année pour examiner bon les nouveaux élèves qui arrivent, faire le point sur les situations d'élèves parce qu'il y a des élèves fragiles, des élèves en difficulté et il y a des programmes qui se mettent en place en ce moment, c'est tout le déploiement de de l'enseignement de compétences psychosociales, c'est-à-dire le vivre ensemble de façon explicite.

On essaie de trouver des projets qui fédèrent aussi les élèves. On essaie de de de faire tous ensemble ce genre de choses, mais les élèves normalement ont accès au psychologues à leur demande. Dans le premier degré, il faut que ça soit avec l'autorisation des personnes qui ont l'autorité parentale. Mais c'est vrai que normalement, on fait partie des équipes des écoles et les élèves peuvent venir nous solliciter en passant par leur famille, par leurs professeurs et des fois c'est à la demande des familles. On répond aux besoins mais effectivement on n'est pas assez nombreux.

Je crois aussi qu'il faut préciser madame vous que les psychologues de l'éducation nationale ne sont pas là uniquement pour pour faire de la psychologie. Enfin, je veux dire il y a aussi un volet important dans leur mission qui est l'orientation des élèves. C'estàdire que certains disent que les psy ont remplacé les conseillers d'orientation. C'est vrai. C'est en fait c'est les mêmes personnels. C'estàd qu'avant on les appelait les copsy, les conseillers d'orientation psychologue.

Maintenant sont devenus les psen mais c'est mais c'est les mêmes personnes et leur mission c'est faire de l'orientation des élèves, informer, faire des informations collectives, faire des entretiens individuels sur les questions d'orientation et aussi euh voir les élèves qui qui ont qui on qui sont en détresse ou en souffrance psychique. Voilà, il y a il y a quand même deux volets dans leur mission. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas euh euh uniquement dédiés euh à la à la psychologie dans les Ce qui m'interpelle, c'est qu'un élève en souffrance, je suis pas certaine qu'il fasse la démarche d'aller voir un et de se confier à lui. Pas toujours non.

Je pense mais vous avez rappelé le chiffre hein, quand vous voyez 7500 pour 1600 élèves. Ouais, exactement. On est dans une situation où on sait qu'on a explosé les problèmes depuis la crise Covid mais même avant, on a une croissance exponentielle. Ça veut dire que sur les 11200000 élèves, on sait que des problèmes, on va dire d'ordre psychologique pourraient toucher 10 à 20 % des élèves scolarisés. Donc on voit bien euh que à ce niveau-là, il n'y a pas de réponse qui soit apportée qui soit la hauteur des enjeux.

On on a un vrai sujet qui même en population générale, on parlait de il y avait récemment sur une une antenne concurrente ce matin des chiffres qui tournaiit autour de que ce soit des problématiques de santé mentale de l'ordre de 100 millions de français qui étaient concernés et on voit bien que cette cause n'est pas prise en charge par la société pour apporter des réponses. Après, je pense qu'il faut on est à l'Assemblée nationale. Mais oui, mais c'est des tourner ils vont travailler le budget. Vous entendez ce que dit Gill Langloire ? Oui, mais j'entends j'entends bien ce que disent les uns et les autres, les unes et les autres.

D'ailleurs, cette affaire en fait, enfin pour moi c'est une immense scolaire parce que ce jeune aurait dû être pris en charge par le service public qu'on a appelé tout à l'heure l'aide social à l'enfance. C'est quand même 10 milliards d'euros par an, c'est 200000 enfants. Voilà un enfant qui a été euh violenté dans sa famille d'accueil. il arrive dans un foyer. C'est donc un enfant qui par essence porte en lui une blessure et une une violence qu'il a subi et on ne l'a pas accompagné ou il a été mal accompagné. Oui, parce que le rectorat encore une fois bien qu'il était très suivi par l'équipe éducation dans les faits euh cet enfant est passé à l'acte.

Il y a que les faits qui compte bien sûr. Donc comment est-ce que nous sommes arrivés là avec autant de moyens déployés, avec autant d'alerte pour un enfant qui va finalement passer à l'acte ? Vous savez, vous avez 50 % des troubles mentaux qui sont détectables avant 15 ans. On est exactement exactement il en a 14 dans ce cas de figure là. En fait, les constats, tous les constats ont été faits, les constats l'exposition aux réseaux sociaux ont été fait. Il y a même eu une loi en 2023, c'est Laurent Marcangelie qui l'avait porté et qui a été voté sur la majorité numérique. Est-ce qu'elle est appliquée ? Est-ce qu'elle est appliquée ? La réponse est non.

lorsqu'on a un enfant euh qui aujourd'hui enfin le cas présent euh qui relayait des propos des des des des signaux nazis, il a pas été l'inventé à l'école ou dans un foyer, il a été le trouver quelque part. Est-ce que la majorité numérique, celle qui expose tous nos enfants à cette violence là, est-ce qu'elle est respectée ? La réponse est non. Aujourd'hui, elle est pas respectée. Lorsque Naimachu fait comment une mission d'information et et dit bah oui, attention parce que on peut se procurer des armes partout. Oui. Quelle est la conséquence législative ? Vous parlez justement du rapport de Naima Moutu.

C'est un rapport lorsque Nathalie euh comment Colin Osterl euh nous dit "Mais euh attention euh nous sommes dans une situation où la santé mentale de ceux qui sont pris normalement en charge euh par l'aide sociale à l'enfance est en train d'exploser." Enfin mais vous venez d'évoquer le rapport de Naim Mamou. Je voudrais qu'on y revienne un petit peu. Pardon ? parce que c'est un rapport donc que François Bairou lui commande le 24 avril dernier. Il mandate cette mission baptisée mineur arme blanche. Cette mission rend son rapport à la fin du mois de mai. Est-ce que Est-ce que vous vous souvenez de ce que disait ce rapport ? Oui. Est-ce que vous vous souvenez de ces préconisations ? Oui.

Le déploiement de la vidéosurveillance, l'interdiction de la vente directe ou en ligne des armes appelées armes zombies, c'est-à-dire des couteaux, vous savez, à double tranchant qui avaient notamment servi dans une des attaques au couteaux cette année. Indurcissement de la réponse pénale et pas de téléphone portable à l'école et au collège. Qu'est-ce qu'on a fait de ces préconisations ? Et pas uniquement, il y avait il y avait également la caractéristique des enfants qui portaient un couteau avec eux. Il y en avait trois. ceux qui avaient peur, ceux qui attaquaient et ceux qui étaient dans une situation de santé mentale. Il y avait ça dans le rapport.

Alors ensuite les conclusions c'était oui attention on doit faire en sorte qu'on ne puisse pas se procurer notamment les fameux zombies sur comment sur internet. Je vous pose la question monsieur le député qu'est-ce qu'on a fait de ce rapport ? Qu'est-ce qu'on a fait de ces préconisations ? Bah l'instabilité existante fait qu'on n pas on n pas légiféré. C'est ça la vérité.

Et c'est pour ça que je suis très en colère parce qu'il y a quand même des situations où on peut léger où on n pas besoin d'un énorme consensus, d'un énorme compromis pour avancer sur des sujets dont tout le monde est d'accord parce que dans leur dans dans la mission qui avait été dirigée par Naimamchu, il y avait d'autres parlementaires de tous horizons dans lorsque ça a été voté quand lorsque la loi sur numérique a été votée, il y avait tous les parlementaires l'ont voté. Donc il y a une forme de consensus de certains disent des compromis, des consensus, je sais pas comment appeler ça, tout le monde est d'accord.

Enfin ce qui nous empêche d'avancer aujourd'hui, c'est qu'on on a une assemblée qui ne fonctionne plus mais rien nous empêche d'avancer. Vous comprenez ça Carole Zerbib en tant que proviseur de lycée que en gros c'est l'instabilité politique sur la SE sur sur c'est quand même encore une fois 10 milliards d'euros pour 200000 enfants et aujourd'hui on n'est pas en situation de suivre les enfants. Carolb oui vous dites aujourd'hui l'école est victime aussi elle aussi de l'instabilité politique.

On on on l'a dit hein au SNPDN UNSA, cette instabilité politique est est quand même compliquée pour l'école parce que à l'école quand on met en place des politiques publiques, on a on a besoin qu'elles s'inscrivent dans la durée. On a besoin d'une stabilité et c'est vrai que cette instabilité voilà provoque voilà c'est c'est compliqué. Moi, je voudrais revenir sur sur ce que vous disiez sur la question des réseaux sociaux. Il y a une banalisation de la violence. que les jeunes ont accès à des images violentes. Ils sont en permanence sur ces sur ces écrans euh qui sont sans aucun filtre. Alors, on essaie à l'école puisque notre mission, elle est d'éduquer.

On essaie euh de de de décrypter avec eux ces images, mais il y a plein de choses qui nous échappent. Et le fait d'être constamment sur le téléphone. Alors, c'est interdit à l'école primaire et au collège mais pas au lycée. Donc, on a quand même des élèves qui sont constamment sur le téléphone au lycée. Moi, j'ai les élèves, ils sont assis dans la pause ou pendant les récréations, ils sont assis les uns à côté des autres, ils se parlent pas. ils se parlent pas, ils sont sur le téléphone. Donc peut-être aidons-les, aidons nos élèves, aidons nos enfants à retrouver du lien social, à se débarrasser de cette addiction du du téléphone.

Euh au moins quand ils sont euh euh des 8h ou je sais pas ou 9h où ils sont en établissement scolaire. Je voudrais, voilà, là je pense à une phrase de d'un philosophe qui s'appelle euh euh Emmanuel euh Levinas qui disait que regarder le visage de l'autre empêche la violence, empêche de tuer. Et bien amenons nos élèves à se regarder et à retrouver un peu de de fraternité et d'altérité. Voilà, regardons l'autre. Là, on on entend que vous êtes dans la dans la prévention. Il avait aussi été question un temps beaucoup des fameux portiques de sécurité. Euh aujourd'hui, on a cherché des portiers qui en a pas, des portiers qui en a nulle part.

Il y a des lycées qui sont équipés de tourniqués en fait pour ou les enfants en badge pour éviter en fait les intrusions de personnes étrangères à l'établissement. Mais point de point de portique à l'horizon. Reportage au lycée Berkson, c'est dans le 19e arrondissement de Paris avec Clément Perot et Pierre Beretta.

27:21
Non speech

[Musique]

27:26
Locuteur

C'est un nom clair et net pour ces enseignants d'un collège lycée du nord-est de Paris. Installer des portiques de sécurité à l'entrée de l'établissement n'aurait pas de sens. Moi ce que je demande c'est des êtres humains. C'est du personnel qui soit enchéri en os qui a un cerveau qui a des sentiments, qui soient capable de s'intéresser à d'autres êtres humains. Henry Berkson est une grosse cité scolaire. Plus de 2000 élèves. Les assistants scolaires, communément appelés les pions, ne sont qu'une quinzaine selon cet enseignant. en recruter davantage lui paraît plus prioritaire que des portiques.

Il y a un jeu quand même, j'ai envie de dire politicien, c'est que le portique de sécurité permet de de faire une annonce nous défendons l'insécurité ce que ne permettrait pas de faire l'embauche de de personnes humaines. Un autre manque, c'est l'assistante sociale. On a fait une rentrée scolaire sans assistante sociale. Et l'assistante sociale, elle oreille à l'écoute des élèves qui iraient mal dans leur peau. Et chez les élèves etth bien pas plus de succès pour l'idée des portiques. Hors de question même selon ce groupe d'ados. Bah c'est ridicule étant donné que on a des ciseaux, on a des ceintures, les boucles de ceintures sont en métal, on a des bijoux, ça peut être du métal.

Enfin, il y a des vraiment je trouve que c'est vraiment pas une bonne idée. On est tous déjà quand même assez contrôlés sur l'entrée, la sortie, savoir quand même si on appartient à l'établissement et tout, mais c'est pas en mettant des portibles de sécurité qu'on va sortir plus en sécurité. Il y a des couteaux à la cantine monsieur. Donc enfin, il y a des couteaux dans l'établissement évidemment c'est pour pour couper nos steaks, on va pas les couper avec une fourchette, donc c'est compliqué. Il y a des gens avec des problèmes psychologiques qui peuvent agresser des personnes.

Si on a dans le lycée, il faut les aider avec des psychologues et cetera et s'ils sont dangereux juste les sortir du lycée. Mais c'est pas avec des por en plus qui vont coûter super cher à l'état qui est déjà méga endetté euh qu'on va résoudre la situation. La remarque n'est pas inutile. Un portique de sécurité détecteur de métau coûte au minimum 2000 €. Sylvain Ber, on est d'accord que cette histoire de portique aujourd'hui, elle est enterrée. On en parlera plus. D'abord, je vous rappelle que hélas eu un cas précédent aussi tout aussi dramatique qui s'est fait en présence de policiers de gendarmes à l'époque et de fouilles de sac.

Vous parlez de l'agression de la surveillante de nos gens en Haute Marne. Donc en fait cette question cette question de du contenu des sacs, de mon point de vue, il commence à la maison. Il commence à la maison. Enfin, pour des enfants au collège, la question de savoir ce que les enfants emmènent à l'école et l'œil que les parents peuvent avoir vis-à-vis de ce qui se passe dans le sac de leurs enfants peut être posé également. Mais l'hypothèse qu'on ait des portiques partout et que ça règle la situation est inexacte.

La souffrance du jeune homme encore une fois qui est passé par une situation dramatique dans une famille d'accueil puis en foyer n'est pas résolue par un portique, il est résolu par l'aide sociale à l'enfance qui n'a pas fait son job. Carolb, vous avez déjà confisqué des couteaux dans votre lycée ? Oui. Oui. De quelle façon ? C'est vous vous avez surpris des élèves avec des couteaux et vous leur avez dit "Tu me donnes ça". Alors le dernier qu'on qui a été confisqué, vous savez dans le cadre du plan vigie pirate les élèves ouvrent le sac à l'entrée et là on a trouvé un couteau puis en avait un autre avec un marteau.

Bon voilà donc le ce contrôle visuel des sacs, il est il est plutôt il a été sanctionné. Ah oui oui bien sûr conseil de bien sûr il y a des règles établies hein excusez-moi madameur mais lorsque lorsque dans Valdemarne c'est 267 couteaux qui ont été saisis au cours de l'année scolaire précédente et lorsque lorsqueil y a il y a un acte un cout qui est sais en conseil discipline obligatoire une obligation en fait là de ce point de vue il y a la règle est établie la règle est établie mais la question c'est excuse-moi la question, c'est comment est-ce qu'on travaille avec nos élèves ? Notre métier, notre cœur de métier, c'est de faire de l'éducatif. Voilà.

Comment est-ce qu'on travaille avec nos élèves ? Comment on les éduque ? Comment on leur explique, comment on fait de de la prévention ? Parce que voilà, moi je rejoins ce que vous disiez monsieur, c'est les les portiques, on n'est pas nous ne sommes pas du tout favorables et puis ça posera d'autres problèmes. Enfin, on voit pas bien comment on va pouvoir gérer l'entrée des établissements scolaires avec des des porties. Voilà, c'est Oui, si surtout si c'est ça fait comme à l'aéroport, il va falloir prendre le temps, hein. Euh merci à tous les trois et merci même à tous les quatre. Merci à Mélène Descambal d'avoir été avec nous depuis Renn.

Merci vraiment d'être venu débattre de ce sujet ce soir dans chaque voix compte. À suivre la question qui fâche. À quoi joue Sébastien le cornu ? On va en débattre avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier.

32:10
Non speech

[Musique]

32:17
Locuteur

Chaque soir, Laurent nous raconte l'envers du décor, le dessous des cartes derrière une image et ce soir Laurent, vous nous racontez comment notre nouveau premier ministre s'inspire d'y Musk pour réformer l'État. Oui, ça s'est passé sur le réseau social X il y a 5 jours. Regardez ce message de Sébastien Lecornu qui annonce la création de la mission, je cite État efficace. C'est une toute petite équipe de deux hauts fonctionnaires, messieurs Duamel et Main logés à Matignon et qui sont chargés de de ratboiser si je puis dire tout ce que l'État compte de délégation interministérielle et autres comités théodule.

deux objectifs, un état plus efficace pour nous les citoyens et puis qui coûte moins cher et ça forcément ça nous rappelle ce qui s'est passé aux États-Unis au début de l'année quand Donald Trump est revenu à la Maison Blanche. Oui. Avec le milliardaire Elon Musk, vous vous en souvenez, dans ses valises bombardai à la tête du Dodge acronyme de département de l'efficacité gouvernementale. Une structure chargée, elle aussi de mettre de l'ordre dans le fonctionnement de de l'administration. Alors, il y a pas de coïncidence, hein.

Évidemment, lorsqu'il poste son message, euh la semaine dernière, notre nouveau Premier ministre s'attend à ce qu'on fasse le rapprochement et je pense que c'est voulu. Regardez le nom des deux structures. Le mot efficacité est utilisé dans les deux. Le timing est le même fin janvier à Washington et la semaine dernière. Ici, c'est la première action concrète qui a été annoncée et puis des résultats arrivent tout de suite à Washington. Vous vous souvenez he du vent de panique dans les bureaux quand les hommes de musque ont déboulé chez nous. Alors évidemment avec des modalités quand même assez différentes.

Il y a quand même sep structures administratives qui sont tombées dès le premier communiqué de Matignon. Oui. Bon ok. Est-ce que ça veut dire qu'on va bientôt voir Sébastien Lecnu euh brandir une tronçonneuse à la façon d'Elon Musk ou du président argentin Miley ? Alors une fois n'est pas coutu Madeline, je m'avance. Je crois pouvoir vous dire non. Oh la phase 1 de son plan est plutôt réussie. Le message on taille dans le mil feuille est bien passé notamment dans les médias. a pas besoin de photo de tronçonneuse et aussi parce que la phase 2 est autrement plus périeuse.

Sur ce sujet, le premier ministre doit éviter le syndrome de l'annonce gadget et il le sait et il l'a prouvé parce que Valérie Brochard nous en parlait dans Bourbon Express hier soir. 4 jours après le début de la mission, rebelotte 2è salve de décision avec toujours dans le cadre de cette mission état efficace le gel des dépenses de com des ministères. Et pour pr vous prouver tout ça, Adeline, est-ce que vous êtes prête à monter avec moi dans la machine à remonter le temps ? Embarquez-moi. Automne 2024, proposition de loi supprimant une vingtaine de comités théodule.

H mais 2004, Eric Wert, secrétaire d'État à la réforme de l'État, promet de faire tomber 350 commissions qui ne servent à rien, dont la commission du peuplier ou le Conseil national du froid. Il en reste encore, mais on a quand même pas mal élagué, si je puis dire. On redescend encore mars 1947, le gouvernement ramadier instaure la commission de la hache. Autre temps, autre mœurce, on sort de la guerre, il faut remettre l'État à flot et puis aussi finir d'épurer l'administration. Mais en en 48, l'année d'après, cette commission de la hache devient la commission de la guillotine. Ça c'est vraiment appelé comme ça. Oui. Oui. C'est c'est c'est comme ça que ça s'est appelé.

50000 postes de fonctionnaires sont supprimés. Donc on a pu le faire hein. On peut on peut remonter encore plus loin ou on s'arrête là ? Alors Adeline, on remonte jusqu'à Versailles à la cour sous l'ancien régime parce que souvent, y compris dans notre bonne République, beaucoup de choses trouvent leurs racines euh et leurs sources à Versailles. 1787, Louis X demande à l'un de ses ministres de faire le ménage dans l'administration. Le ministre supprime les pouss fauteuil euh et puis les cravtiers aussi qui sont là pour c'est des hommes qui qui faisaient les nœuds de cravat qui apportaient la cravate, les boutons de manchette et qui qui l'a posé.

Ils étaient là depuis Louis XIV, c'est-à-dire que c'était instauré des des des habitudes et et des métiers qui ne servaient plus à grand-chose mais qu'on avait conservé. Ce ministre s'appelait le cardinal de Bri. Brienne alors comme l'hôtel du même nom. Alors il appartenait au frère du cardinal. Ça n'était pas le cardinal mais enfin c'est quand même son frère. Et l'hôtel de Brian évidemment, c'est le ministère des armées, là où Sébastien Lecnu a vécu pendant 3 ans, 4 mois et 3 jours. Et c'est là sans doute que le futur premier ministre a mûri ce ce sujet de l'état mamouth qui, je crois, est aussi simple à comprendre pour les citoyens que difficile à résoudre. Quelle histoire !

Merci Laurent Guimier. On passe à la question qui fâche.

36:41
Non speech

[Musique]

36:48
Locuteur

Je salue nos trois invités qui nous ont joint sur le plateau de chaque voix compte. Bonsoir Fabienne Rouchi, merci d'être là. Secrétaire confédéral de la CGT, Julien Aubert, vice-président des Républicains est aussi avec nous et François Cornier Bouligeon, député ensemble pour la République du cher. Merci d'être ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Petit retour en arrière mais alors on va pas jusqu'à Versailles. C'était il y a de semaines souvenez-vous. Sébastien le cornus s'installé à Matignon depuis depuis Motus et Bouche cousu. Le nouveau premier ministre tweet certes, il n'a donné qu'une discrète interview à la presse locale. En fait, il consulte sans faire d'annonce.

Les syndicats en ont été d'ailleurs pour leur frais ce matin. Cette stratégie peut-elle se retourner contre Sébastien Lecornu ? Et bien c'est Stéphanie Despierre qui pose ce soir la question qui fâche. Dans la question qui fâche ce soir, un rendez-vous très attendu. Ce matin, tous ensemble, les huit syndicats de salariés franchissent le seuil de Matignon avec l'espoir d'obtenir des réponses à leur revendication. Après des rencontres en face-face il y a des jours, cette fois le Premier ministre les reçoit en même temps. 2h30 plus tard, ils ressortent tous ensemble et à l'unisson. C'est une occasion manquée.

Le Premier ministre n'a apporté aucune aucune réponse claire sur la question de l'année blanche sur le doublement des franchises médicales sur la suppression de 3000 postes de fonctionnaires. Il ne nous a pas dit que ces pistes étaient enterrées, ce qui signifie que ces pistes malheureusement sont toujours sur la table. C'est donc une occasion manquée. L'intersyndical appelle donc à une seconde journée de mobilisation jeudi, le 2 octobre. La semaine dernière, au moins 500000 personnes ont manifesté selon la police. Les syndicats espèrent faire encore mieux la semaine prochaine. Au-delà des questions sans réponse, le doute s'installe aussi sur la méthode le cornu.

On a un premier ministre qui nous dit euh voilà, je vais je vais je vais changer la méthode mais finalement je n'ai aucun pouvoir par rapport à ce qui va se passer au niveau du budget. C'est le parlement qui a la main. On pense que là, il n'a pas pris ses responsabilités. Alors la question qui fâche ce soir, la voici. Sébastien Lecnu et les syndicats. C'est l'impasse ? C'est l'impasse Fabien Rouchi. Oh, je ne sais pas si on peut parler d'impasse en tout cas nous avons été forcément un petit peu déçu de n'avoir absolument aucune précision ni aucune réponse claire à nos questions qui l'étaient. Pourtant, nos questions partagées par l'intersyndical.

Bon, ce que nous dit monsieur le cornu, c'est qu'il réfléchit, qu'il va avoir bon, OK, mais après des manifestations qui ont quand même et des grèves dans beaucoup d'entreprises qui ont quand même rassemblé plus d'un million de personnes dans la rue, ben ça nous semble un petit peu léger de de d'en tenir aussi peu compte. En fait, il vous a écouté mais vous n'êtes pas sûr qu'il vous ait entendu. C'est ça. Oui. Bon, il nous a proposé de nous rencontrer à nouveau de manière bilatérale avant le 2 octobre. Oui, en effet. Alors, c'est justement on vient, on l'a appris juste avant cette émission.

annonce qu'il va adresser au partenaires sociaux dans les prochains jours un courrier pour leur demander leur contribution sur c thématiques avant de de vous revoir de nouveau. Donc les cinq thématiques, c'est le financement, la protection sociale, la réindustrialisation, la souveraineté économique, les conditions de travail et la qualité de vie au travail et le renforcement du paritarisme. Vous vous êtes prêt à retourner le voir pour évoquer à nouveau ces cinq sujets ? De toute façon, nous ne reviendrons pas le voir en bilatéral.

Si nous sommes en intersyndical, nous allons continuer à l'être pour parler notamment de ces cinq sujets-là, mais ils ont déjà été abordés avec monsieur le cornu à plusieurs reprises. Donc effectivement, s'il n'y a absolument aucune réponse, si il ne part pas d'une page blanche en ne mettant pas à la poubelle tout ce qui était prévu notamment dans le budget Bairou, euh ça sera très difficile de pouvoir avancer sur toutes ces questionsl avec lui. François Cornier Bouljon, à quoi joue Sébastien Lecornieu avec les syndicats ? On a du mal à comprendre là. Il il demande d'aller revoir alors qu'il les a vu ce matin.

Je crois Adeline François que le premier ministre Sébastien Lecnu ne joue pas parce que nous sommes tous conscients de l'état dans lequel est notre pays. Mais c'est symptomatique ce que nous voyons ici. Nous sommes tellement plus habitués au dialogue. Nous sommes rentrés dans une culture de la manifestation. c'est un droit constitutionnel que nous protégeons euh de l'affrontement, de la polémique et nous avons un premier ministre qui est dans une posture d'humilité, d'écoute, de dialogue et ça surprend tout le monde.

Et bien ça ne nous ça ne devrait pas nous surprendre parce que en réalité d'abord notre pays est dans une situation qui est difficile avec une dette publique qui est énorme avec des enjeux qui ne le sont pas moins. Et les Français ont voulu, et moi je suis un démocrate, nous sommes dans une démocratie représentative, il n'y a pas de majorité pour personne à l'Assemblée nationale et donc nous devons bâtir des compromis. Nous devons nous parler, chacun doit faire un pas l'un vers l'autre et se dire que nous devons placer l'intérêt de la France au-dessus de l'intérêt de nos partis ou de nos syndicats. C'est ce que les Français nous demandent et nous nous sommes prêts à le faire.

Mais on a eu l'impression à la sortie de la réunion avec les syndicats à la mi-journée que les syndicats avaient fait un pas vers Sébastien Lec Gornu physiquement même en allant le voir à Matignon. Ils sont ressortis en disant bah voilà, on lui a dit les choses et lui il nous a rien répondu. Non mais les syndicats sont dans leur rôle.

Moi, je connais très bien Sébastien le Cornu parce que je suis rapporteur budgétaire des crédits de défense et donc je le connais depuis l'hôtel de Brienne dont on vient de parler dans son rôle de ministre des armées et nous avons bâti ensemble une très grande loi de programmation militaire et j'ai vu les capacités de dialogue et de construction de monsieur le Cornu9 en voilà et en étant capable de parler depuis la gauche voire même la gauche de la gauche jusqu'à la droite et la droite de la droite. Très bien. Puisque vous le connaissez, euh qu'est-ce qu'il fait en ce moment avec les syndicats ? On voudrait comprendre de de multiplier ses consultation sans faire d'annonce.

C'està-dire il remplit ses cahiers des de toutes les propositions qu'il reçoit et il va en faire quoi ? Moi, je pense qu'il veut éviter la rupture et euh c'était peut-être une stratégie qu'il pouvait y avoir et nous n'avons euh c'est quasiment la dernière chance quand on regarde bien si nous ne voulons pas le chaos de dans notre pays, si nous voulons refuser euh les démarches sédicieuses de l'extrême gauche et de et de l'extrême droite. Donc lui, il cherche à bâtir par le dialogue des compromis. et un compromis. Ça veut dire que vous aurez des satisfactions chères madame de la CGT, mais vous aurez aussi des insatisfactions et ce sera la même chose pour moi.

Mais nous ferons un pas vers l'autre, l'un vers l'autre pour essayer de trouver une solution pour notre pays et pour essayer de gouverner la France jusqu'en 2027. Moi, je préfère la construction au chaos. Et les concitoyens que je rencontre dans le Berry, mais partout, il y a un sondage qui est sorti aujourd'hui. Plus de 70 % des Français veulent que nous fassions un effort et que nous trouvions un compromis. Et bien bâtissons-le. Et je crois que c'est ce que fait Sébastien Lecornu. Julien Aubert, vous êtes prêt vous au compromis ? Oh, le compromis c'est c'est généralement un signe d'intelligence. La compromission revenance, c'est un signe de l'acheter.

J'ai j'ai l'impression que c'est un peu le petit prince, vous savez. Petit Prince rencontre le renard et tous les jours il se rapproche sur le banc de manière à forger une amitié. La difficulté de l'opération actuellement, c'est que il n'y a pas de majorité politique et donc il essaie de mener simultanément un dialogue avec des partis politiques pour bâtir un je dirais un programme, un socle et cetera. et de l'autre, il discutent avec des syndicats qui ont des demandes légitimes mais qui ne peuvent être de toute façon euh je dirais garanti qu'une fois qu'on a trouvé un budget ou de quoi faire passer un budget.

Et donc c'est je dirais la la première complexité, c'est courageux de sa part hein de enfin c'est c'est il faut preuve d'ouverture. Alors on dit pas Oui. Il a même dit devant les syndicats qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République. Il n'a pas tort. Il n'a pas tort. il a pas tort. C'est-à-dire que effectivement en fait il est un premier ministre en suspension.

Donc l'enjeu c'est de dire au syndicat à la gauche à la droite voilà dites-moi si on reste et on continue ou et si je tombe moi je pense si vous voulez qu'il fait un peu vous savez c'est ces ces arts martiaux chinois où c'est l'art de la guerre c'estd que il faut utiliser votre faiblesse comme force ce sachant faible bah il le met en scène comme un homme seul qui reçoit toutes les forces en disant voilà je vais être cet honnête broker qui va essayer de trouver une solution maintenant je crois que derrière François avait au moins une chose qu'on pouvait pas lui enlever, c'est que il avait dit il faut d'abord établir un diagnostic.

Il se trouve que il y a une voilà, il y a des gens qui ne partagent pas le diagnostic sur l'urgence de la dette et cetera. Une fois qu'on est d'accord avec le diagnostic, on peut effectivement essayer de trouver des solutions. Voilà. Mais plus on attend, plus on perd de temps et plus nos concitoyens qui tous les jours se débattent dans la question de pouvoir d'achat, de crise économique, de perte d'emploi trouve que ce système où on passe son temps à faire des conclaves mais où il y a jamais de fumée blanche et bien ça donne envie de plus aller à la messe. Il y a François Cormier Boudijon qui veut vous répondre. Mais non, mais donnons un exemple concret à nos concitoyens.

La gauche veut la taxe Zucman. Ben, je crois que maintenant tous les Français ont bien compris que la taxe du Zukman, elle est contre-productive. Mais nous voulons tous les Français veulent une meilleure justice fiscale. Ils veulent une ils veulent une meilleure progressivité de l'impôt. Ils veulent que euh les ultra riches ne puissent pas s'extraire de l'impôt. Donc essayons de trouver une taxe qui réponde aux objectifs mais qui ne soit pas une catastrophe pour l'investissement dans l'outil industriel et donc pour l'emploi parce que nous nous voulons une France du plein emploi. Nous voulons que les Français vivent dignement grâce à leur emploi et donc nous avons besoin d'investisseurs.

Donc non à la taxe dumane mais oui à trouver une solution ensemble d'une taxe qui soit plus progressive plus redistributive. Donc nous nous sommes prêts au dialogue. Oui, c'est un bon exemple. L'ISF qui a lorsqu'il existait ramené quelques milliards d'euros. D'accord. Bon, on essaie de rétablir une espèce d'ISF modernisée sur le patrimoine sur la fortun quand vous cherchez 120 milliards d'euros et que l'essentiel du débat porte même si sur le fond le je dirais le fait que des ultra riches ne payent pas suffisamment en pourcentage payent moins en pourcentage de leur revenu que vous et moi, moi ça me choque. Bon, pourtant je suis un homme de droite mais c'est une autre chose que le patrimoine.

Est-ce que quand on se concentre et qu'on passe 90 % du temps télé à discuter de 5 milliards d'euros alors qu'il faut en trouver 150, on voit bien que c'est toujours les mêmes débats. C'est comme j'étais bon les avantages des premier ministres effectivement c'était à faire enfin ça c'est 4 millions d'euros. Donc il faut aussi c'est aussi un symbole. Non mais je sais mais sauf que les symboles ils font pas manger. Et à un moment donné, il faut dire la vérité aux français, c'est que on peut faire des actes symboliques, mais c'est pas ça qui réglera le fond du problème. Et ayons le courage pour la droite de dire qu'il y a un problème d'égalité et de justice sociale.

Ayons le courage à gauche de reconnaître que nous avons un problème de la dette et de finances publiques. Une fois qu'on aura ce courage, assumons le fait que pour redresser ce pays, c'est pas vrai. Ça va pas pouvoir se passer en disant à aucun moment on touche à rien. C'est forcé. Voilà. Et d'ailleurs les ex, ça veut dire que la droite est prête à accepter. Euh par exemple dans les lignes rouges de la gauche, il y a euh la réforme de l'assurance chômage, il y a la réforme des retraites, il y a la taxation des haut revenus. Ça veut dire que la droite, elle est prête aussi à faire des efforts sur c Ça veut dire que la droite, elle a des lignes rouges notamment.

On considère, si vous voulez que c'est quand même incroyable de commencer par les augmentations d'impôts. Enfin, quand vous voyez le le la mauvaise ventilation des dépenses, d'accord ? La comparaison avec d'autres pays, on voit bien qu'il y a des secteurs où on pourrait effectivement essayer de d'améliorer les choses. Bon et c'est je dirais et c'est aussi une question de paresse intellectuelle. Quand vous commencez par dire bon ça nous on évite d'avoir un débat sur les dépenses, on va trouver de l'argent magique à côté, d'abord vous trouverez pas 150 milliards d'euros d'impôts, c'est la moitié du budget de l'État, c'est pas possible.

Et puis deuxièmement, euh au moins vous aurez un débat sur l'efficacité sur l'évaluation des politiques publiques et il honnêtement il y aurait matière à voilà. Fabien Rouchier est très énervé par vos propos. Je vous sens très agacé. Non, je ne suis pas très énervée. Je Oui, enfin un petit peu agacé d'entendre un certain nombre de choses peut-être mais bon moi je je représente un certain nombre de travailleuses et de travailleurs. Donc je ne parle pas en mon nom. Euh quand vous parlez de la taxe Zucman en disant que c'est quelque chose qui risque d'être inefficace et cetera. Euh c'est quoi la taxe zucmane ? C'est taxer les patrimoines qui vont dépasser euh 100 millions d'euros nets.

Euh 100 millions d'euros, c'est euh 500 appartements, 500 logements à euh 200000 €. C'est beaucoup. À quel moment c'est de la spoliation ? Comme on a pu entendre le dire Bernard Arnaud jamais. puisque il faut quand même bien que tout le monde puisse contribuer dans ce pays. Il ne nous semble pas que ce soit en tout cas pas au même niveau que l'ensemble de la population ce que font les plus hauts revenus et les plus hauts patrimoines. Donc il y a quand même peut-être des choses à essayer de de voir de ce côté-là. C'est une question de justice fiscation des droits de l'homme et du citoyen. Justice fiscale. Oui.

Ne dit pas qu'on contribue à autour du patrimoine, on contribue à autour de ses revenus, de ses ressources. Ouais, c'est ça. Mais le patrimoine, il continuera à augmenter celui qui restera auudelà euh des revenu déjà à augmenter de 8 % par an depuis très longtemps. Et on est passé de 80 milliards pour les 500 plus grandes fortunes en France en 1996 à 1200 milliards aujourd'hui c'est 42 % du mais pardon d'abord je pense que j'invite nos constitutiens qui nous regardent à lire aussi d'autres études que les vôtres. Euh je si si je voulais faire un clin d'œil si je voulais faire un clin d'œil, je celle de d'expert tout à fait reconnaieur. Bon oui, nous en avons d'autres.

Si vous voulez avoir des synds, il faut des salariés. Tout à fait. Si vous voulez des syndiqués, il faut des salariés. pour des salariés, il faut aller vers le plein emploi. Moi, je suis quelqu'un de pragmatique. Euh, par exemple, nous sommes en train de relancer la réindustrialisation de notre pays, la recherche de souveraineté et notamment à travers l'industrie de défense. Et bien moi, mes PME sous-traitantes dans l'industrie de défense, elles ont besoin d'acheter des machines pour pouvoir répondre aux commandes. Bah, pour acheter une machine qui coûte 500000, 1 million d'euros, il faut du capital, il faut des investisseurs.

Donc oui, pour une meilleure justice fiscale mais non pour aller chercher l'argent vers ceux qui sont capables de d'investir dans le tissu industriel. C'est notre intérêt à tous, y compris parce que aller vers le plein emploi madame, c'est permettre de trouver des revenus pour notre modèle social, pour l'assurance chômage, pour l'assurance retraite, pour nos hôpitaux publics, pour des questions de sécurité parce que c'est ce que nous demandent les Français. Ils ont besoin de plus de policiers, ils ont besoin de plus de magistrats, ils ont besoin de plus d'infirmières, de plus de d'être sour. Et nous avons aussi besoin, moi je suis partisan d'une grande loi de programmation scolaire.

Nous avons besoin de mieux payer, de mieux former nos enseignants et d'ailleurs tout l'objet du débat que nous avons je sais et j'en profite pour saluer la communauté éducative qui est meurtri aujourd'hui et je suis avec eux. Alors mesdames messieurs, un détail vous a peut-être échappé. On dit beaucoup que Sébastien Lecornu s'occupe du quoi avant de s'occuper du qui, mais il s'est bel et bien occupé du qui, ce sont les coulisses de Lou Fritel tout de suite parce que hier mardi, le journal officiel a publié, figurez-vous, la liste complète du cabinet de Sébastien Lecornu et Lou Frel.

Il y a une donnée à retenir, c'est que les deux tiers de ses conseillers étaient déjà des conseillers de François Bairou. À défaut d'avoir un gouvernement et bien on va s'intéresser un peu à l'armature du cabinet de de Sébastien Lecnu. Et oui effectivement Adeline euh c'est une se resserrée de 41 conseillers sur 70 66 pardon euh sous sous François Bairou mais 25 déjà en poste. C'était quand même pas la volonté de Sébastien Lec au départ. lui promettait au contraire de réformer en profondeur cette structure. C'est la faute à deux raisons. La première, l'instabilité gouvernementale qui, selon ce qu'on va dire qui quitterait son job pour un CDD de 3 mois.

C'est vrai que objectivement c'est pas forcément la place qu'on a envie de prendre, c'est le 4e premier ministre en un an. La seconde Ah oui, pardonnez-moi. Et effectivement, on retrouve autour de lui dans cette armature quand même Louis Marguerite par exemple qui est son directeur adjoint de cabinet qui lui était un ancien député Renaissance. a été directeur adjoint de Bruno Lemire à Bercy et celui de François Bairou également. Pas beaucoup de renouveaux contrairement à ce qui ce qui pouvait être promis au départ. Il y a aussi la question de récompenser la loyauté et c'est vrai qu'on peut penser en tout cas c'est ce qui m'a été aussi rapporté dans un moment d'instabilité pour le pays.

Lui qui veut c'est lui qui veut donner l'exemple inverse justement et ainsi on retrouve euh autour de Sébastien Lecnu des personnes venues de l'hôtel de Brienne mais d'autres qu'il avaient aussi suivi depuis les outresemes ou même depuis le département de l'heure. Donc on pense par exemple à David Carmier qui est son conseiller spécial, il était déjà aux armées. Victoire Perin qui est chef du pôle communication, c'est l'une des seules finalement qui est un peu connue par les autres les autres cabinets des ministres aujourd'hui des missionnaire, le directeur de et enfin le directeur de cabinet Philippe Gugustin que j'imagine vous connaissez bien.

J'en connais quelques-uns mais vous savez je pense que c'est plutôt positif moi. Quelqu'un qui enfin je suis pas là pour le défendre mais quand vous êtes dans votre carrière suivie depuis plus anné pardon excusez-moi. Ce n'est pas fini. Oui, vous parlez de Philippe Gustav. Ce n'est pas Vous parliez de Philippe Gustin Loup et ce dernier affiche un profil assez atypique disons. Oui oui tout à fait. Alors c'est un film de militaire quand on a accompagné Sébastien Lecnus c'est toujours pas mal. Il a 65 ans. Il était au départ instituteur. Il a été en poste en France en Allemagne. Il a il s'est installé à Budapest avant la chute du mur de Berlin.

Il a été en Autriche où il était rattaché à l'ambassade de France. Il est rentré à Lén en 99. Il était avec Laurent Boquet notamment promotion Nelson Mandela. plusieurs postes en préfecture, plusieurs cabinets de ministre et il a rejoint notamment Luc Chel Luc Châtel à l'industrie et à l'éducation nationale puis est devenu ambassadeur en Roumanie et il dira avoir été renvoyé par les autorités locales car il était de droite. Luc Châtel va compter, c'est lui qui fait revenir à l'UMP pour devenir secrétaire général du parti pour remettre à Flo parti justement qui avait subi une petite affaire qu'on connaît bien l'affaire Big Malion.

Et c'est là la rencontre avec Sébastien Lecordu, de là né une bromance entre les deux. Il il le suivra au conseil départemental de départemental de l'UR qu' présidé Sébastien Lecnu puis aux outres maires et puis aux armées. À un moment, il revient à ses fonctions préfectorales hein en Il vilaine. Il aura surtout cette phrase prononcée à l'issue des manifestations de étudiantes qui avaient existé au moment de la loi immigration. L'ultra gauche gangraine cette ville avec la connivance et le soutien de Ren 2. C'est l'université locale. Ou encore, c'est une ultra gauche complètement fanatisée. Ces gens-là sont des terroristes, des gens qui cachent leur visage et qui s'aiment l'intérieur.

Comment voulez-vous les appeler ? En tout cas, ce qu'on voit dans ce cabinet, Lou, c'est qu'il y a pas tellement de profil susceptible de susciter la confiance des syndicats ou d'une partie de la gauche. Ah bah bien peu effectivement, mais ce serait oublié quand même que Sébastien Lecnu, c'est quelqu'un de droite et ensuite c'est quelqu'un qui a grandi politiquement avec Emmanuel Macron.

deux entrantes notables toutefois lesquels pourraient peut-être en tout cas vu que ce sont eux qui négocient aujourd'hui satisfaire quelques-uns des des des socialistes les plus les plus les plus centristes une certaine Virginie Magnan qui donc elle était chez Paul Christophe lorsque lui a été éphémère ministre des solidarités soubarniers chez Sophie Clusel ou handicap elle a été conseillère région solidaire de Valérie PCR et avant elle a été avec Martin HCH il y a 10 ans lorsqu'il était au commissaire aux solidarités actif dans le gouver gouvernement de fill c'est une femme de droite mais c'est une femme en tout cas qui affiche une certaine une certaine touche sociale et et et et et et lié justement à la santé la santé c'est la lecornueu avait déplacé consacré son premier déplacement à Macron à ce sujet-là et promis son plan de santé avec 5000 maisons de santé et enfin le dernier on en parle aujourd'hui parce que c'est le chef du poste social et que c'est avec lui notamment que les syndicats auront à traiter le direct l'exirecteur général adjoint chef chez France travail lesarc Macronist de gauche car passé chez chez Ellisabeth B lorsqu'elle était à l'industrie Emer Morin industrie pardon au transport et résultat bon ce sont quand même des résultats assez macronistes mais pardon Lou mais pour le grand public c'est vrai qu'on connaît pas ou peu les les cabinets ministériel c'est les les les membres de ce cabinet jouent un rôle prépondérant auprès du premier ministre alors quand même il faut bien avoir en tête une chose c'est que il y a 10 ou 15 toujours qui sont les plus politiques qui sont ceux qui impulseront une ligne.

C'est eux qui sont à Matignon. Ceux qui sont plutôt techniques sont dans des annexes souvent en face d'hôtel de Matignon. Mais lorsque vous avez une matrice idéologique qui est plutôt de droite ou de centre, comment vous faites pour changer justement votre ligne pour penser contre vous-même ? Penser contre vous-même et essayer d'aller attirer de nouveaux de de nouvelles personnes qui pourraient demain vous préfèrent avoir de précieuses voix en cas de de motion de censure. Merci Lou Frel. Grâce à vous, on connaît le cabinet de Sébastien Lecornu. À défaut de connaître son gouvernement ou son cravatier ou son cravatier. Mais peut-être vous avez des infos.

En tout cas, il a plus de pouce fauteuil, ça c'est une certitude. François Cormier Bouligeon, c'est pour quand le gouvernement ? Écoutez, ça va arriver dans les jours qui viennent et tant mieux parce que Ah, ça nous rassure, c'est pas dans les jours passés. Oui, forcément, c'est dans les jours qui viennent. Mais totologie. Euh donc ce qui compte c'est la feuille de route. Voilà, il faut un gouvernement, une feuille de route, un budget pour le pays et enfin du dialogue plutôt que le chaos et la discorde. Est-ce que vous nous confirmez que le Premier ministre euh présenterait ces propositions d'ici vendredi ? Non, moi je peux pas confirmer à la place de de Sébastien le Cordu.

En tous les cas, moi je salue l'exercice. Je crois que c'est la première fois sous la 5e République qu'un premier ministre prend autant de temps pour discuter avec tous les acteurs politiques et syndicaux pour trouver un budget et des réformes pour la France. Je pense que c'est une belle méthode. Il cite souvent Pierre Mesmer dont il s'inspire. Pierre Mesmer, ça a été d'abord un grand français engagé pour la libération de la France. Ça a été un grand ministre des armées et ça a été un grand premier ministre qui a lancé des travaux notamment sur le nucléaire militaire et civil dont nous bénéficion encore. Enfin, Sébastien Lecnu, c'est celui qui a fermé le programme de Fenheim.

Donc non non non non. Si si on était secrétaire. Merci en tout cas à tous les trois d'être venus en débattre ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Vous ne bougez pas tout de suite, c'est Bourbon Express. Ça m'énerve Bourbon Express chaque jour à 20h30, c'est le journal du palais Bourbon avec Marco Pomier ce soir. Bonsoir Marco. Bonsoir Aline. On commence avec un sujet qui touche directement des millions de français, les loyers. Oui, un rapport parlementaire a été rendu public aujourd'hui sur l'encadrement des loyers. Vous savez, c'est ce dispositif qui permet de limiter le prix des locations.

Alors, petit rappel, hein, ce dispositif, il est expérimental depuis 2018, testé dans 72 collectivités, mais ce dispositif, il doit prendre fin en novembre 2026. Alors, stop ou encore ? Et bien encore Adeline en tout cas c'est ce que défend la députée macroniste Anaï Lemer et le socialiste Inaki Échannis qui ont mené cette mission d'évaluation, une alliance transpartisane. On en trouve quand même comme quoi comme quoi l'encadrement des loyers, ça peut mettre beaucoup de monde d'accord sauf peut-être les propriétaires. On écoute les deux députés.

Au cours de nos auditions, nous avons constaté que l'ensemble des communes qui l'ont mis en place, qu'ell soi de gauche, de centre ou de droite, se félicite de la réussite et de l'impact de l'encadrement des loyers sur leur territoire et il demande tous de façon unanime la possibilité de pouvoir pérenniser l'encadrement des loyers. Un succès donc un exemple d'ailleurs avec la ville de Paris entre juillet 2023 et juin 2024, les loyers étaient en moyenne 8 % moins cher grâce à l'encadrement. Les deux députés proposent donc de péréniser le dispositif et de l'étendre à toutes les villes en zones tendues et leur commune limitrophe.

Mais attention hein, encadrer ce n'est pas baisser les loyers, c'est juste freiner la hausse. Changement de décor Marco direction Avignon où le député insoumis Raphaël Arnaud s'est invité sur un parking d'hôpital. Oui. Regardez sur ces images Raphaël Arnaud à la rencontre des syndicats sur le terrain pour illustrer son combat rendre tous les parkings des hôpitaux gratuits pour les patients et le personnel. Il a déposé une proposition de loi en ce sens car aujourd'hui et bien se rendre à l'hôpital pour une consultation ou pour voir un proche malade d'ailleurs, ça peut devenir une véritable épreuve pour le portefeuille.

Écoutez Raphaël Arnaud, il y a une personne très récemment, un homme qui a dû payer plus de 200 € de parking d'hôpital à Avignon parce que tout simplement il était au chevé de sa femme qui était en train de mourir. Euh donc ça montre bien encore une fois ça te montre bien de l'absurdité que ça pu être que cette privatisation des hôpitaux. Et d'ailleurs, c'est ce qu'on disait il y a encore rappel quelques années, c'est on disait attention avec ces coupes budgétaires de l'hôpital, c'est pas seulement qu'on dégrade le soin, c'est pas seulement qu'on dégrade l'accès aux soins, c'est qu'en plus de ça, c'est les Français et les Françaises qui vont payer plein pot ces coupes budgétaires.

Preuve en est puisque les gens aujourd'hui payent plein pot sur les parkings des hôpitaux. Vrai sujet les parkings payant des hôpitaux. On va parler football maintenant Marco, parce que vous avez semble-til un pronostic pour le match de Nice face à la Roma ce soir en en Ligue Europa. Non non non non, je ne me risquerai pas. Je vais plutôt vous parler des supporters du Racing Club de Strasbourg depuis l'été 2023. Ils sont en colère contre, regarder sur cette banderole, la multipropriété. Message adressé aux propriétaires de leur club, le consortium américain Bluko, le même qui possède le club londonien de Chelsea.

Alors pour Strasbourg, on se dit que c'est Byzance financièrement et que sportivement c'est le succès assuré. Oui, mais voilà, quand on appartient à un multipropriétaire de club, et bien les premiers joueurs, en tout cas les joueurs euh les plus talentueux peuvent partir beaucoup plus facilement. Euh c'est le cas du capitaine du club strasbourgeois Emmanuel Emmega. Il va plier bagage, direction donc Chelsea en 2026. Alors ça ne plaît pas du tout aux supporters et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Pour le député Éric Cocrel, la multipropriété c'est une dérive football professionnel. 10 clubs sur 19 en Ligue 1 sont concernés et l'insoumis et ben il veut siffler la fin de la partie.

Donc si on narrête pas ça maintenant euh il est fort probable qu'en réalité euh ce qui aujourd'hui structure une partie du football euh à l'avenir structure tout le football. C'est-à-dire qu'on puisse se retrouver avec 10 15 multipropriétaires qui sont propriétaires de fête de la plupart des clubs ayant une quelconque importance au niveau européen et français. Eric Cocrel qui veut proposer aussi un carton rouge sévère he pour les multipropriétaires qui ne joueraient pas le jeu. Une amende équivalente à 2 % de leur chiffre d'affaires mondiales et l'exclusion de leur club des compétitions. Alors sur le papier, pourquoi pas ? Mais l'Assemblée a-t-elle vraiment les moyens de changer les règles ?

Bah c'est toute la question. Une taxe Zukman dans les clubs de foot. Merci beaucoup Marco. Merci à nos à nos invités de ce soir et merci à vous de nous avoir suivi dans chaque voie compte qui revient demain à 19h30. Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Jean-Pierre Gracien et débat. À demain pour chaque voix compte. Bonne soirée.