Mélenchon : son premier passage dans l'émission - On n'est pas couché 2007
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:09FerméeRéponse directe
Vous allez signer à la fête de l'Huma ce weekend votre bouquin ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Votre premier combat est-il contre la social-démocratie ?
- 3:06RelanceRéponse directe
Pourquoi rejeter la social-démocratie de l'Europe du Nord ?
- 4:18OuverteRéponse directe
L'âge de la retraite doit-il être augmenté ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir critiqué Ségolène Royal pendant la campagne ?
- 6:35RelanceRéponse partielle
On vous reproche de faire perdre la gauche, est-ce vrai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:29Fait
« Faut que les riches soient riches pour que les pauvres soient moins pauvres. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Pourquoi d'ailleurs choisir un journaliste ? Est-ce que vous pouvez pas écrire un livre sol ? Ben, j'ai cru, c'est c'est assez faible, j'ai cru que ça serait plus facile, hein. Franchement, on arrivait au mois de juin, je raconte ma vie là, et il fallait bon pour être dans dans la rentrée, ce que je voulais, c'était que le livre soit prêt pour la fête de l'humanité. Ouis, je vous raconte tout parce que je je parle aussi au communiste, je parle pas seulement qu'au socialisme, je parle aussi au communisme. C'est un peu l'événement phare, c'est une fête importante. Donc, il fallait faire vite. C'est ce weekend la fête de l'humain. Ouais. Alors, je me suis dit ça va aller plus vite si on pose des questions et je réponds. C'est pas vrai, c'est pire.
Ça prend deux fois plus de temps. Au lieu d'écrire tout seul, on est obligé de négocier avec le journaliste qui reste un journaliste tout le temps. Donc pose des questions qui vous énervent, accepte pas qu'on réécrive les réponses si ça lui convient pas, que c bref, ça a été encore pire que si je m'étais mis tout seul. L'avantage, c'est que Soudé est un type intelligent qui connaît bien tout le petit monde dont je parle, hein. Donc déjà, ça facilitait la communication. J'avais pas affaire à ces ces journalistes qui euh n'y connaissent rien mais parlent quand même. Je me sens pas visé. Non. Bah pas vousour vous c'est le drame avec vous c'est que vous connaissez ça trop bien. Ça veut dire vous allez signer à la fête de LUM ce weekend votre bouquin. Oui. Euh je
vais aller sur plusieurs sur sur plusieurs stands et puis je vais le vendre parce que moi-même j'ai une une présent une présence euh merit. Non non on n pas on n'est pas bon pour les meres. Attends il faut savoir les faire hein. Vous rigolez vous. Mais c'est du boulot hein. Bon alors mélange avant de donner la parole à Vour et Nodo, moi je voudrais savoir parce que je l'ai dit en tout début d'émission, c'est vrai que c'est pas un panflet antiroyal comme celui de Marie-No Lindman, une ancienne copine à vous hein, Marie- Noël Lindman d'abord du même département pendant longtemps. Voilà les sonnes sauf queelle elle a axé son bouquin essentiellement contre ses golems royal lui en veut manifestement beaucoup. Vous C'est vrai que d'abord elle l'a appelé au revoir
royal tout de suite on a tout compris dans le titre. Vous c'est en quête de gauche et vous ne visez pas spécialement la dernière candidate socialiste à l'élection présidentielle, même si vous avez quelques reproches à lui faire, mais c'est plutôt ces choix politiques que vous lui reprochez. Et derrière tout ça, finalement votre premier combat, on comprend, c'est un combat contre la sociale démocratie, la gauche qui se tourne vers le centre, donc la gauche de monsieur Zapatero en Espagne, la gauche de monsieur Blair j'imagine en Angleterre, la la gauche de monsieur Prodit en Italie aujourd'hui et même alors donc la politique de monsieur Clinton puisque on l'a dit au début, c'est lui qui aurait été l'initiateur de tout ça. Oui, c'est lui
qui a donné le cadre intellectuel. Si vous lisez le livre, vous verrez ça, ce que ça intéresse parce que honnêtement, moi, je voulais mettre à distance quelque chose qui qui j'étais pas à l'aise avec ça, une dispute personnelle, hein, euh avec quelqu'un dont vous aimez pas le vocabulaire ou les manières d'être, mais il me semble que quand on est en responsable politique, on a la chance d'avoir un peu de culture et de d'avoir vécu ces choses, on doit essayer de se mettre à distance et d'essayer de réfléchir. Donc elle, elle n'est pas responsable personnellement. C'est une femme courageuse qui a endossé une orientation politique. Et je dis je suis pas d'accord avec. J'essaie de démontrer d'où vient cette orientation politique et à quoi elle a déboucher. Alors comme
il y a après l'actualité quand on est sorti de l'élection, j'ai vu ressortir euh le le coucou de l'horloge socialiste. Chaque fois qu'on perd, on perd quand même souvent mais pas tout le temps. Vous avez quelqu'un qui arrive et qui dit "Ah ben c'est parce que on n' pas remis en route la socialdémocratie blabla blabla de l'Europe du Nord. Alors l'Europe du Nord, tout le monde sort les violons et vive l'Europe du Nord. personne ne dit jamais rien sur ce qui s'y passe vraiment. Et moi j'ai j'ai fait le tour d'abord, j'ai eu du mal à trouver des livres, j'ai eu du mal à trouver des fiches qui établissent qu'est-ce qu'on fait réellement dans l'Europe du Nord. Donc on a fait tout ce travail qui a pris du temps. On s'y mis à plusieurs he je veux pas dire que c'est moi qui
ai fait tout le travail et alors je découvre que c'est en désastre social et en désastre électoral. C'estàdire ce que ce qu'on a connu la bonne brave social déémocratie de l'État providence qui partageait ben elle existe plus. Et je fais le tour d'Europe comme ça et je découvre que les fameux Suédois qui sont l'exemple devant lequel nous devrions nous nous évanouir hein de de joie et bien voilà, ils viennent de perdre leurs élections en prenant la pire bâche électorale depuis 1920. Et euh pourquoi ? Et ben parce que ils ont augmenté l'âge de la retraite, diminué les salaires, augmenté le temps de travail. Bref, ça c'est pas c'est pas pour ça que moi je me suis engagé à gauche. Je comprends que des gens disent bon on peut pas faire autrement. Alors on peut
avoir un débat. Ce qui n'est pas supportable c'est qu'on dis non on peut pas discuter. C'est comme ça et pas autrement. l'actualité par exemple l'âge de la retraite on en a parlé encore cette semaine. Madame la garde elle-même l'a dit et oui travailler plus longtemps vo et ben voilà et ben non moi je suis pas d'accord je pense que le pays est plus riche qu'il a jamais été et que la retraite a représenté une avancée sociale considérable pour des tas de gens dans les générations précédentes et notre devoir de gauche c'est de protéger ça vous savez alors on peut être minoritaire ça peut ne pas être évident contre nous l'évidence du monde tel qu'il est on vous dit mais vous rêvez monsieur Mélenchon c'est pareil on disait pareil 180 vous rêvez ça se fera pas c'est
pas possible et pourtant on l'a fait et ce que je voulais dire dans ce livre aussi c'est pas parce que ceux-là font ça qu'il n'est pas possible de faire autre chose. Il y a des exemples. Bon alors j'ai pris les exemples d'Amérique latine pas parce que je veux en faire un modèle mais vous savez c'est incroyable. C'est à moi qu'on dit mais alors vous voulez chercher votre modèle chez Tav en Argentine ? Non je lou peut-être mais eux Loua aussi et eux ils vous parlent de l'Europe du Nord tous les 5 minutes et personne ne leur dit mais vous comptez transposer ça donc j'imagine que pendant la présidentielle enfin je n'imagine pas je le sais je l'ai lu quand évidemment Segolen Royal a tenté de flirter avec François Baïou entre les deux tours. Ça vous a évidemment
copieusement énervé. Ah oui, clairement. Parce que alors en plus, c'est pas de peau hein, si j'ose dire. Euh pendant la campagne euh moi je voulais faire quelque chose hein. Bon, je vais faire quelque chose et je me suis toujours battu toute ma vie. Donc je me dis je vais faire quelque chose. Je vais donc voir le directeur de la campagne Jean-Louis Bianco et je lui dis bon je fais quoi moi ? J'ai j'ai fait deux trois réunions et comment je peux aider ? Je sais faire des tas de choses. Oui. Oui. Me dit-il qu'est-ce que tu as envie de faire ? Bon bah je commence à deux trois idées et puis pour finir je dis ben moi je vais faire les argumentaires sur Baou. Très bonne idée. Fais les argumentaires sur Bairou. C'est moi qui l'ai fait avec une trentaine de sénateurs et
d'assistants de de socialistes volontaires qui viennent et on fait 50 fiches où on compare le programme de Vaou au programme de Sarkozy. On dit vous avez vu c'est la même chose sur le contrat de travail sur ceci sur cela. Baou écrit des choses incroyables. Faut que les riches soient riches pour que les pauvres soient moins pauvres et des idioc de cette de cette acabi hein auquel personne n' fait attention. Le parti distribue ça dans tout le parti, toutes les fédérations et quand jure après on apprend qu'on va s'allier avec le bonhomme dont on vient de dire qu'il est le même que l'autre. Non, il est mieux fait d'aller conner des affiches. Franchement, écoutez, alors bon, mais simplement je veux dire que là dans c'est souvent à moi qu'on dit mais vous êtes mais
excessif mais enfin quand même. Qu'est-ce que c'est que cette situation ? Quand est-ce qu'on a dit au Parti socialiste qu'on allait s'aller avec Zour ? Il vous fait rire Mélenchon. Ah mais je j'aime beaucoup Mélenchon. J'aime beaucoup mais il le sait. Il le sait et et je si je peux me permettre, je crois que c'est réciproque. Parce que vous vous aimez la gauche qui fait perdre la gauche. Pas du tout. Non mais pourquoi vous dites ça ? Non non non [applaudissements] non attends attends non Rutier écoutez. Pardon monsieur M mais non vous avez pas le droit de dire ça. La gauche attendez non non non non non non. Qui est-ce qui a fait gagner la gauche ? Le président de Mitteran Lionel Jospin. Oui pas sur cette orientation là. Enfin,
Lonel Jose pas dans la aux élections législatives. Des fois, on perd. C'est pas parce qu'on gagne ou qu'on perd qu'on a raison ou qu'on a tort. Mais ne dites pas ceux qui font perdre la gauche. Le président Mitteran, il a fait gagner la gauche dans des conditions incroyables de difficultés sur une ligne de gauche. Le Lionel Jospin l'a fait. C'était le seul cas au monde où on annonçait qu'on allait diminuer le temps de travail par la loi. Les Américains avaient l'impression que les communistes venaient de prendre le pouvoir. Et d'ailleurs, c'était le seul pays du monde où après la chute du mur de Berlin, il y avait des communistes dans un gouvernement des vers. Ne dites pas la gauche qui perd. La gauche qui perd, c'est celle qui fait des bonuseries
et de la moral à tout le monde et qui perd les élections. C'est pas moi qui les ai perd. Je pas il a quand même pas fait gagner la gauche sur une ligne de droite. Misère. Non. Mais pourquoi ? Bah oui, je vous il avait un si beau bilan parce que dans la campagne jamais parlé dit je ne suis pas socialiste. Ben bien sûr quand vous commencez que vous dites une parole comme ça là mon programme est pas socialiste. Alors dans sa tête compliquée, ça voulait dire je vais pas faire le socialisme c'était mais les gens ils ont compris mon programme est pas de gauche. On dit alors pourquoi on voter pour un gars de gauche qui dit que son programme est pas de gauche c'est une élection. Vous pensez que ce qui a fait gagner Sarco finalement c'est d'assumer le
fait qu'il était vraiment à droite et qu'il allait faire une politique de droite oui. Bah la France c'est comme ça. Faut convaincre les gens. C'est il faut d'abord entraîner la société. On on acccumule pas des patrimoines électoraux. On doit gagner le cœur, l'esprit. Les gens ils ont des problèmes à régler. Alors ils nous regardent, ils disent "Bon, ceux-là, ils tiennent pas la route, il savent pas ce qu'ils veulent." Et celui-là, tiens, il a l'air de savoir ce qu'il veut. Alors après, c'est un autre sujet de savoir si le président Sarkozy a raison ou pas, mais il faut respecter cette cette idée que les Français ne sont pas un troupeau à la disposition des uns ou des autres. Voilà. Donc, on doit entraîner, conquérir, convaincre. En parlant de quoi ? Du social.
Nous la gauche, on doit parler de ça, de la vie de tous les jours, d'améliorer la vie des braves gens. Ce pays est si riche. Et pourquoi il y a tant de pauvres ? Pourquoi il y a tant de monde qui dort dans la rue ? On peut pas partager un peu plus ? Bon, ça c'est un discours de G. Je peux dire Mélanchon pardon [rires] pardon je vous appelle ça Zour. [applaudissements] Éric Zour
il est quand même c'est pas mal. Il y a pire comparaison comparaison. Je suis bien d'accord he franchement. Bon bah c'est c'est le meilleur à droite Sarco. Bah apparemment oui hein. Oui. Alors d'abord je tiens à dire que Mélenchon a raison que la gauche a gagné sur une ligne de gauche en 81 en 97 mais il a tort en 88 parce que Mitteran a gagné sur une ligne centriste d'ouverture d'alliance exactement avec le centre. Mais bon passons. C'est pas ce que je voulais dire mais c'est un c'est une précision. Non mais c'est votre avis c'est pas le mienin. Bon soyez pas de mauvaise fois Mélenchon sinon on s'en serra jamais. Vous avez bien vu, c'est tout. Ils ont reconnais. Faites [rires] des imitations maintenant.
Bon, alors je tiens à dire donc que j'aime bien Mélenchon, qu'on a l'occasion de parler longtemps et que en plus euh sur le diagnostic ce livre, sérieusement, ce livre est passionnant, je tiens à le dire parce qu'il fait une historique de la gauche depuis 20 ans qu'on voit bien exactement qu'est-ce qui s'est passé intellectuellement, idéologiquement. Alors pour pour parler de d'idéologie, on voit bien exactement d'où ça vient. Effectivement, en gros, son sa thèse, c'est de dire "La social-démocratie est morte au moment même euh où on presse les socialistes français de devenir socio-démocrates." En fait, ils ont déjà sauté une étape. La moitié du parti est devenue carrément démocrate démocrate à l'américaine
avec une organisation politique qui tendrait vers un parti républicain pour parler vite sarcoziste et un parti démocrate hollandaux royalistes peu importe strroscanien tout ça en fait c'est la même salade avec un accord sur 90 % des propositions entre le parti républicain et le parti démocrate comme aux États-Unis je peux vous dire que tout ce que je viens de dire je suis d'autant plus d'accord avec Mélenchon et il le sait que Moi-même, j'ai écrit tout ça. J'ai écrit des des articles dans le Figaroant exactement le même diagnostic depuis copour. Non, non, pas du tout. Il a pas du tout copié. Simplement c'est une réflexion qu'on fait depuis des années, on en a discuté pendant des heures et donc tout ça, moi aussi je fais je partage ce diagnostic.
Donc là, on est tout à fait d'accord, il a raison. Maintenant, notre désaccord, il est sur autre chose. Il est que il faut voir pourquoi Clinton fait ça, pourquoi Blair fait ça, pourquoi tous font-ils ça ? pas seulement parce qu'ils sont méchants. Non, on est pas une affaire de sentiment. D'ord, on est d'accord. Donc c'est pourquoi ? C'est parce qu'il y a la mondialisation et que la mondialisation, qu'est-ce que c'est ? que on met des milliards d'êtres humains, un milliard de travailleurs chinois et indiens pour parler vite qui sont payés trois bol de riz et qu'on leur fait faire le même boulot qu'aux ouvriers européens qu'on les met dans des conditions on a aboli les frontières donc leur leur leurs produits rentrent sans droit de douane
et du coup évidemment les patrons disent ben tu veux pas faire le boulot pourtant et ben moi je le fais pour trois bol de riz rie là-bas qu'est-ce que c'était la sociale des C'est pour ça qu'on a du plomb dans nos jouets à la maison exactement et c'est pour ça que tous les salaires des pays européens sont tirés vers le bas par les salaires misérables des Chinois et des Indiens. Bon, cette mondialisation, ça s'appelle le libre échange, hein, mais d'où ça vient ? Qui nous a bassiné pendant des années avec l'internationalisme magnifique, avec la fin des frontières, avec l'égoïsme des nations, avec le patriotisme, le nationalisme c'est la guerre comme disait François Mitterrand qui nous a bassiné. Il disait ça et ça c'est bien
renversement de situation assez merci étonnant qui on disait ça pendant des années c'est la gauche vous devriez être content le libéralisme et l'invêt vous devriez être content grâce au libre échange grâce au capitalisme il y a les pauvres des pays riches qui subventionnent les riches des pays pauvres vous devriez être ravis c'est ça vous avez demandé par pas du tout mais pas du tout ce que je veux dire votre long discours là vous connaissez par cœur, c'est formidable parce queiste he comme rhtorique du tout ce que je veux dire ce que je veux dire il a progressé depuis qu'il était chez vous à c'est pas l'idéologie on est dans le déterminisme quasiment tout je pense
que il y a justement moi je crois à l'idéologie mais on dirait pas crois vous croyez pas au gastes politique puisque vous parlezalisation comme comme moi je crois l'idéologie moi je crois que quand on prépare le terrain idéologique hein et ben ça quand on le prépare que quand on le prépare. quand on le prépare. [rires] [applaudissements] Ah, vous êtes là. Euh, quand on prépare le terrain idéologique, il y a des conséquences politiques et réelles et sur la vie des gens. Mais vous pouvez pas dire que la mondialisation, c'est une conséquence de la Oui, la mondialisation, c'est une conséquence mais bien sûr de Mais bien sûr, c'est une dérégulation. Mais bien sûr, à partir du moment où on dit les frontières c'est mal,
à partir du moment où on dit les nations c'est dépassé, mais si c'est la gauche qui dit ça, mais si c'est la gauche qui a dit, mais le libéralisme d'abord c'est une idologie de gauche au départ premièrement. Tellement Ah oui, toville et tout, c'est bien connu que ce soit non mais pas du tout. Je vous ai connu plus. Attendez, j'ai pas fini. J'ai pas fini. C'est parce qu'il vous invite au restaurant, vous répondez pas. [rires] Et sur l'Europe c'est la même chose monsieur Mitterran. Non mais attends pas ça comme sujet les François Mitteran avait dit François Mitteran avait dit l'Europe sera c'est la même chose c'est la même chose et je vais dire pourquoi Mitteran avait dit l'Europe sera socialiste ou ne sera pas
magnifique prophétie puisque l'Europe a été exactement le contraire c'est-à-dire le cheval de 3 de la mondialisation et c'est par l'Europe que la France a dû se voir imposer C'est la privatisation des services publics, la concurrence entre les États et les reculs du droit du travail. C'est justement l'Europe, la Commission de Bruxelles, l'Europe, l'acte unique européen négocié par un socialiste de l'or, la monnaie unique européenne négociée par un socialiste mitérant. C'est un meeting ici, hein. Mais oui, mais c'est un meeting de droite. Pas du tout simplement. Non, mais attends, attends. Je pense qu'il sent que le poste de Fillon est bientôt libre. [rires] [applaudissements] Il y a quelque chose
ben je m'arrête si vous voulez là. Attends sur le le bon on cherchait le numéro 2 du gouvernement monsieur Borlot en fait il est là ses émours. Non parce que j'ai une autre j'ai d'autrê brièvement monsieur Mélanchon très brièvement. J'ai le droit de l'eau. [rires] Est-ce que j'ai le droit de l'eau ? Non non non. Ah ben non pas d'eau. Ah non pas non. Bon ce qui disait Mour c'est que la la responsabilité du phénomène qu'on appelle la mondialisation qu'il faut qu'il faut bien comprendre c'est un phénomène une une transformation du capitalisme. Bon les gens ont trouvé leur intérêt à organiser autrement leurs échanges nous lancent un défi. Il faut pas avoir une explication policière de l'histoire, faut arrêter 5 minutes. Voilà donc des gens gagné des élections dans des pays différents.
C'est pas tombé du ciel tout ça. On commençait à battre les protections douanières à tout ouvrir à bon et à rendre possible le libéralisme. Ça c'est pas la gauche qui a fait ça. C'est c'est la c'est la droite dans le monde et il faut comprendre pourquoi il le faisaient parce qu'il partent de l'idée que plus ça circule et plus ça s'échange, mieux c'est de leur point de vue à eux. Bon donc nous le défi pour nous les gens de gauche c'est de partir de cette réalité la mondialisation libérale d'abord d'arrêter de la confondre avec l'idée d'une mondialisation qui viendrait simplement de la communication je sais pas quoi. C'est un phénomène politique. Comment on affronte ce phénomène politique ? C'est le grand nom dit de la gauche. Dire,
on fait comme si tout ça était naturel et qu'on n'y pouvait rien. Donc d'abord, on commence par dire ben on va s'adapter, on va être l' espèce d'hôpital de campagne qui accompagne le désastre en réparant les blessés. Et puis après on dit "Ben, c'est pas possible. Donc tout ça est merveilleux en réalité." C'est ça qu'on avait oublié de vous dire. Et donc on va y aller et on va y aller, on va courir devant. Et c'est ça que je reproche à mes amis de gauche, mais pas dans une explication policière ou personnelle. Je leur dis, "Vous avez baissé les bras. Il faut donc reprendre avec courage en partant de l'idée que ce qui doit l'emporter c'est de partager pour que chacun et ce qui lui permet de vivre dignement de son travail. Tu peux dire que les
chinois et les Indiens on partage arrête chinois c'est pas le sujet là le sujet pourrait être après c'est les problèmes de stratégie politique. Comment pouvons-nous réaliser ça en mettant du protectionnisme autour de l'Europe ? Ça c'est un autre sujet mais restons-en sur le le cœur de la Non mais c'est ça qui est important Mélenchon. Oui c'est ça qui est important. C'est vous, c'est l'impression j'ai l'impression de Galabru et de fesse. Mélenchant. Mélenchon [applaudissements]
mais c'est ça qui est important. Mélenchon soyez un peu sérieux. No très sérieux moi h j'ai des questions plus concises donc [rires] mais j'ai pas je suis désolé j'aurais voulu en plus mais c'est ce qu'on vous reproche [rires] mais je fais quand même un petit retour en arrière sur ce qu'a dit Zemour parce que je me suis complètement perdu parce que le livre de Mélenchon est certes passionnant mais au contraire il explique que le combat était presque perdu d'avance puisque la le capitalisme est un ordre mondial et que le socialisme à la française se limitait à un seul pays. Donc le combat était inégal. C'est pas ça que je voulais vous vous poser comme question quand même hein. Oui. Il y a il y a une question alors attendez juste avant
de répondez à ça. Oui. Parce que il touche juste euh on a pas vu ça arriver. Nous les Français le socialisme français est particulier dans le monde dans l'univers des socialistes. Vous savez c'est un peu bac + 15 mais on disait les partis socialistes socio-démocrates. Il y en avait qu'un de partis socialistes. Nous les autres étaient des sociaux-démocrates. Parce qu'on a une histoire singulière à cause de la grande révolution de 89 de la commune de Paris de toutes ces choses. Et et François Mitteran incarne cette singularité quand il fait le programme commun. Il y a pas un seul autre pays au monde où des socialistes prétendent s'aler avec des communistes. C'est vrai. À l'époque, il y avait le pouvoir sur le tiers de l'humanité. C'est
une chose incroyable qui se souvient qu'EC Zemour avait peur que des chars russes arrivent sur les chis et que national qu'on nationaliste à baignoir. Bon donc on a connu tout ça et alors à un moment donné le le nous nous on fait le constat qu'on est bloqué. C'est le constat de de dean 83. On dit bon, on est bloqué, comment on va réavancer ? Donc il invente une autre stratégie qui est de dire et ben on va puisque c'est comme ça, on va construire un ensemble politique plus large qui s'appelle l'Europe dans lequel on va pouvoir avoir un cadre de rapport de force, de compromis et hop, la machine va redémarrer et on s'y met tous et on accepte toutes sortes de compromis en disant "Be tout façon, ça s'arrangera plus tard quand on aura du pouvoir politique." Ce qu'on voit pas
à ce moment-là, c'est que le capitalisme s'est transformé, il est devenu transnational et on se fait avoir. On en est là. Qu'est-ce que j'ai dit ? Alors votre qu'est-ce que j'ai dit ? Attends, on en est là. Sauf que Mitteran, il essaie de trouver, je dis Mterran, je veux pas répéter sans arrêt son nom, mais je dirais la gauche hein et Lionel Jospin derrière lui essaie de trouver une sortie et les nouveaux qu'est-ce qu'ils font ? Ils disent il y a pas de sortie. Le problème c'est pas d'inventer une stratégie, on ne peut rien faire. Et donc ils en viennent non seulement à ne rien faire, non seulement à persécuter les gens, mais à se moquer de ceux qui essayent de faire quelque chose. Qu'est-ce qu'on entend pas sur le Venezuela de Chavez ? Qu'est-ce qu'on entend pas
sur Loula ? Aujourd'hui, Loua est en odeur de santé parce que les bourgeois ont moins peur. Mais il fut un temps où on le traitait, c'était un ouvrier, vous rendez compte ? À la tête du Brésil, il lui manque un doigt. Quelle horreur ! On pouvait pas mettre un type pareil président et ainsi de suite dans combien de pays. Et je vois en Europe la gauche bon chic bonor qui regarde tout ça de haut en disant bon tout ça ça marchera pas. Ces gens se battent comme des fous. Ils ont réussi à remettre leur pays de debout. Pour la première fois, il y aura des retraites au Venezuela. Pour la première fois, il y aura des médecins dans les quartiers dépôts. On peut changer le monde. Alors, peut-être que j'ai tort, mais si plus personne ne le dit, il y a plus aucune chance qu'on le change.
Éric Nono, mais après avoir lu votre livre, moi la première question que je me suis posée, c'est une question autour de laquelle vous ne cessez de tourner, vous vous n'y donnez jamais la réponse. Là, je vois que vous l'évitez soigneusement, je vais vous la formuler très directement, très brutalement. Quand on voit le gouffre qui sépare votre ligne politique à gauche toute d'inspiration révolutionnaire parfois et la social-démocratie qui est à l'œuvre au PS et la social-démocratie dans le sens que que vous entendez, c'est-à-dire une sorte de masque du libéralisme, c'est presque un doublon. Je vous pose la question directement. Qu'est-ce que vous faites encore au PS ? Voilà la première question que je me suis posée. Et oui, pourquoi vous allez pas voir Bes
la première question qui vient Marie George Buffet. Ah Marie-George Buffet. Ah non, je vais vous dire d'abord surveiller les forêts à la fête de l'huma. Ouais, ouais, ouais. J'espère que vous allez venir hein. Euh bah c'est 30 ans de ma vie, c'est mon parti. Euh moi, j'ai adhéré le cœur gros comme ça. Que de belles batailles on a mené, que de beaux résultats. Enfin, les les gens qui partent à la retraite à 60 ans, ils le doivent à ça et ainsi de suite. Je veux pas recommencer la liste de de nos conquêtes. Moi, je ne me résigne pas à voir le mouvement socialiste devenir autre chose. Un parti qui défend l'ordre, qui dit il faut travailler plus longtemps, il faut un peu la fermer. Le moindre acquis social est en
corporatisme. Donc je pour moi la partie est pas perdue mais il est possible qu'elle soit perdu. Croire sérieusement que le Parti socialiste va aller sur votre ligne de votre vivant. Ça c'est pas possible. De votre vivant. Peut-être un jour [rires] mais de votre vivant ça n'arrivera pas tirer les conclusions. C'est pour ça que je pose la question dans je me dis moi je me comme homme parce que c'est ma vie qui a engagé. Je dois aux autres hein. Je je me suis pas fait tout seul. Je me suis fait Vous n'arrêtez pas de dire la politique m'habite. Ça c'est quelque chose qui revient régulièrement dans les interviews que j'ai. Oh non Stéphan franchement ah si [rires] mais c'est vrai que vous enyz un procès d'intention. Voilà
c'est vrai que vous le dites. Vous vivez pour ça. Moi j'aime pas parler de des gens habités. Ça ça fait un peu gourou là. J'aime pas ça. Euh bon je connais quelqu'un d'autre qui s'est dit habité. J'ai trouvé ça bizarre. Bon non c'est ça bien sûr. J'ai parce que ça remplit le corps d'un homme comme comme disait Albert Camus. C'est la lutte pour les sommets. Il parlait pas du crapautage de carrière hein, qui remplit le corps d'un homme ou d'une femme. Donc c'est c'est une grande cause. Je connais beaucoup d'hommes et de femmes qui ont mis leur vie entière et moi j'ai eu beaucoup de chance parce que j'ai eu des responsabilités. J'ai eu j'ai eu la possibilité de m'exprimer. Je l'ai ce soir. Bon combien d'amis qui ont risqué qui ont détruit leur vie, leur carrière parce qu'ils
étaient syndicalistes. Parce que autrefois vous vous moi j'ai connu ça, vous étiez le socialiste du coin, vous étiez sur la liste noire. Plus de boulot. Et il y a encore des gens qui perdent leur boulot parce que ils sont syndicalistes, parce qu'ils sont de gauche. Donc ça crée des devoirs. Moi j'appartiens. Oui oui oui Zemour, fais pas comme ça. Quand tu veux, je te les présente. Ça existe toujours et c'est toujours aussi cruel. Bon alors donc c'est une Oui Rier, ça me Oui, ça me remplit ma vie. Et d'ailleurs si ça la remplissait pas, c'est comme un curé qui dirait ben quand c'est le dimanche, je crois quand c'est les vacances, je crois plus en Dieu, je m'occupe d'autres choses. On dirait il y a un problème là. Non. Donc un homme de gauche qui a
des responsabilités importantes, qui a reçu, qui a eu cette chance d'avoir la parole comme je l'ai là et qui porte pas la cause. Si je veux si je viens devant vous pour vous parler d'autres choses que du partage, de la richesse, de la priorité à ceux qui galèrent le plus, mais alors mais qui va le faire ? Alors, dites donc euh d'un seul coup, ça me revient là parce que j'ai un peu parfois une mémoire euh d'escalier. Monsieur Jean-Hugan Glade, je me rappelle dans la doc qu'on a tellement dit de bien là de François Mitteran en tout cas vous vous aussi Nolo que vous en revanche c'est au moment du film de Dian Curry dit je n'aimais pas François Mitteran parce qu'il était maavellique vous avez dit bah ça ça ça me met un peu mal à l'aise mais [rires]
je je le ressentais je le ressentais comme ça. Oui, peut-être maintenant c'est moi je vous ferai changer d'avis sûr. Oui. [rires] Non, c'est pas un peu tard parce que je vais vous dire c'est les vainqueurs qui écrivent l'histoire. Pourquoi on salit la mémoire de de François Mitteran comme ça ? Parce que moi pourquoi je je ne fais pas de critique parce que je dis politique c'est une qualité. Oui mais Maiavelim c'est vite fait. Bon, il était rusé et alors pour moi. Non mais maintenant je me souviens pourquoi en fait c'est parce que j'avais entend j'ai j'ai j'ai un jour je pense avoir entendu à la télévision ou ailleurs, d'ailleurs je sais plus trop où l'avoir lu que un de ses livres préférés c'était le prince de Maavel. Voilà je je
mais bon alors après c'est un livre magnifique le prince de ma s'en sort pas mal. Oui, c'est il y a une phrase magnifique qui dit "La meilleure forteresse des tyrants est l'inertie des peuples." Voilà, que les peuples inertes n'aillent pas se plaindre d'avoir des tyrans, il faut se battre. Alors Zemour et on conclut. Il faut dire quelque chose quand même, c'est que où là où Nolo ça sera votre dernier mot. Bon, le dernier mot, Nolo a raison. Ah mais oui, parce que le Parti socialiste, qu'est-ce que c'est aujourd'hui ? C'est un parti d'élus, de fonctionnaires municipaux qui ont voté. Oui. Attendez. Qui ont voté ? Mais c'est pas une critique, c'est pas une insulte qui ont voté. Oui, une image très flatteuse quand même
60 % d'élus et de fonctionnaires de locaux, excuse-moi, euh il Ah oui, qui ont voté oui au référendum sur la Constitution. Ah non, chef la base non. Mais je parle du parti. Ah bah le parti c'est la base aussi. Et ben ils ont voté à 60 %. Non, en interne. Oui, en interne, je parle je parle pas des électeurs. Attends, justement. Alors que les électeurs ont voté non et ils ont raté. Moi, j'estime que ils auraient dû casser le parti la la le nom de gauche, c'est-à-dire Mélenchon, Fabius aurait dû à ce moment-là casser le Parti socialiste et emmener les électeurs parce qu'ils avaient tous les électeurs derrière eux et ils ont raté le coche. D'après ce qu'on m'a expliqué, c'est Fabius lui-même qui avait pris cette décision alors qu'il
y avait des gens comme Mélenchon qui le poussaient à casser le parti, à faire comme en Allemagne, vous savez de ça fait des années que Mélenchon y pense et c'est pas bête puisqueen Allemagne, ils ont fait un parti vraiment socialiste de gauche, mais ils n'ont pas l'outil. Et maintenant à à leur gauche, il n'y a rien. Le parti communiste, il est gentil, il les bichonne, mais euh là c'est c'est il est là, il il est il est il tient il tient la main d'un moribon euh parce que 1,93 %, je veux dire ça n'existe plus. On n'est plus autant de François Mitteran où il faisait 20 %. L'extrême gauche Bosanno joue à mort sur sa com personnelle et il veut absolument rentabiliser ses 5 %. Donc le reste, il n'y a rien. C'est pour ça aussi
que les leaders socialistes viennent chercher des voix euh chez les bobos du centre. On va laisser aux téléspectateurs le soin d'en savoir un peu plus en lisant en quête de gauche signé Jean-Luc Mélenchon après la Ça c'est pas très bien après la défaite on voit votre tête juste. Ah ouais ouis chez les pas tellement eu raison. C'est chez Ballan. Merci Jean Bélanchonudon.