Sabrina SEBAIHI | Accord de 1968, je débats avec un journaliste de Valeurs Actuelles !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse directe
Comment avez-vous réagi hier dans l'hémicycle quand vous avez vu ce vote historique pour dénoncer ces accords ?
- 3:12RelanceRéponse partielle
Est-ce que parler de chasse aux Algériens quand on dénonce un accord qui vise davantage un régime qu'une population est excessif ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est du racisme totalement décomplexé ou est-ce que c'est le fruit d'une stigmatisation qui a pris dans l'opinion ?
- 4:56RelanceRéponse directe
Les absents ont toujours tort : votre groupe a-t-il une part de responsabilité dans ce vote ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Le vote est symbolique : comment justifiez-vous cette dénonciation ?
- 7:36RelanceRéponse directe
La gauche a-t-elle une part de responsabilité dans ce texte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Sabrina SEBAIHIFait
« personne ne s'attendait vraiment à cette victoire d'ailleurs y compris le Rassemblement national lui-même qui ne s'attendait pas à avoir une victoire sur ce texte hier matin. »
- 1:56Sabrina SEBAIHIFait
« LR avait déjà proposé ce texte en 2023 et il n'avait pas été voté à l'Assemblée nationale. »
- 2:35Sabrina SEBAIHIFait
« Ce n'est pas du tout contraignant. C'est symbolique, c'est une victoire symbolique effectivement du Rassemblement national hier qui prend sa revanche. »
- 3:45Sabrina SEBAIHIFait
« on voit bien qu'on stigmatise et qu'on ne cible qu'une seule nationalité depuis plusieurs mois. »
- 4:20Sabrina SEBAIHIFait
« nous avons fait aujourd'hui de l'algérien du binational franco-algérien la principale cible de toutes les attaques. »
- 14:40Sabrina SEBAIHIFait
« l'Algérie a occupé une place particulière dans l'Empire colonial français ? est un fait historique. »
- 21:43Sabrina SEBAIHIChiffre
« 76 % des Français considèrent qu'il faut arrêter d'accorder des visas aux Algériens qui veulent venir en France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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La [musique] vérité en face Maxime Liedu. On est ensemble jusqu'à 10h sur Sud Radio avec un numéro de téléphone, c'est le 0826 300. Vous nous appelez, vous voulez nous nous interpeller, nous faire réagir tout simplement un numéro 0826 300 pour ces questions. Est-ce que la dénonciation des accords de 1968 entre la France et l'Algérie est-ce du racisme décomplexé ? C'est volontairement provoquant mais ce sont les termes utilisés par Marine Tondelier et vous allez voir que même chez les plus modérés en réalité on ré on réagit de façon violente. Certains parlent de la nostalgie de l'Algérie française ou le retour de l'as sur les banss de l'Assemblée nationale. Est-ce que tout ça traduit aussi en réalité la fin du cordon sanitaire ? Vous savez expression employé un peu comme le Front
républicain pour faire barrage à tout ce qui vient d'une certaine partie d'hémicycle et notamment du rassemblement national. Bonjour Amorie Brelet. Bonjour Maxime, rédacteur en chef à valeurs actuelles. Ravi de vous retrouver donc comme tous les vendredis avec la une de valeurs actuelles cette semaine qui est le sujet principal euh qui est consacré cette semaine. Attendez, c'est c'est la mémoire, c'est la fatigue, ne bougez pas, je la retrouve pour vous. Et ma chère Sabrina DBI, bonjour. C'est B. Pardonnez-moi. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes député écologiste des Hautes Scènes et vice-président du groupe d'amitié France Algérie à l'Assemblée nationale. Peut-être vers c'est vers vous que je me tourne. Comment vous avez réagi hier dans l'hémicycle quand vous avez vu ce
vote historique nous dit Marine Le Pen pour dénoncer ces accords. Écoutez, je pense que comme beaucoup de personnes d'abord, il y a eu beaucoup d'émotions hier dans les MCYCL au moment du vote, d'autant plus que je crois que personne ne s'attendait vraiment à cette victoire d'ailleurs y compris le Rassemblement national lui-même qui ne s'attendait pas à avoir une victoire sur ce texte hier matin. Mais écoutez, après il y a eu une alliance où on s'y attendait vous savez Horizon ça fait bien longtemps déjà qu'il Édouard Philippe demande la dénonation. à l'avoir vraiment annoncé c'était en une de l'Express il y a près de 2 ans. Oui, c'est quasiment d'ailleurs l'une des seules propositions qu'il fait pour 2027 avec la retraite à 67 ans. Donc ça fait pas tout un programme mais en tout
cas ça fait longtemps qu'il s'exprime dessus. LR avait déjà proposé ce texte en 2023 et il n'avait pas été voté à l'Assemblée nationale. Par contre, ce qui est beaucoup plus surprenant c'est que à l'époque le les macronistes en tout cas le bloc EPR, lui avait plutôt voté contre et là il n'était pas présent. Je crois que beaucoup d'entre eux n'assumant pas le fait qu'ils avaient basculé de l'autre côté, ils ont préféré ne pas venir plutôt que de venir assumer leur vote. Et c'est bien dommage parce que quand il s'agit de vote aussi important visiblement puisque on a l'impression que tous les Français demandent à longueur de journée à chaque coin de rue finalement ces accords de 68 sont le principal sujet de conversation. Je le dis de manière très ironique hein
parce que moi on m'en a jamais parlé où que je sois où que je me sois déplacé en France, on m'a jamais parlé de ces accords de 68 mais visiblement c'était une priorité absolu droite hier de faire passer ce texte. Donc voilà, beaucoup de enfin en même temps, c'est une résolution qui n'a pas d'effet hein, vous le savez. Ce n'est pas du tout contraignant. C'est symbolique, c'est une victoire symbolique effectivement du Rassemblement national hier qui prend sa revanche et qui n'a peut-être jamais digéré euh la guerre d'Algérie et l'indépendance de l'Algérie qui hier a pris sa revanche. D'ailleurs, on voit dans les tweets de certaines personnalités en tant qu'enfant de rapatrié, en tant que ceci, en tant que cela. Voilà, c'est une revanche sur l'histoire. Écoutez,
pour vous, c'est une revanche sur l'histoire ce vote, mais est-ce que on on ne fait pas peut-être suffisamment attention au mot ? Hier dans un discours dans l'hémissique, vous avez dénoncé quoi le la chasse aux Algériens. Est-ce que si on critique l'extrémisme d'un sens, est-ce que on ne doit pas faire attention aussi et je m'adresse à la député que vous êtes Sabrina Sbaybe à faire attention au mot qu'en emploi. Je suis pas sûr, vous voyez, au même titre que parler de la nostalgie de l'Algérie française. Est-ce que parler de chasse aux Algériens quand on dénonce un accord qui vise davantage un régime qu'une population et des habitants ? Est-ce que c'est pas excessif ? parce que c'est pas dangereux pour le débat démocratique. Alors, vous savez, on est passé depuis
quelques temps d'un débat qui était autour de l'immigration est un problème en France à les Algériens sont un problème en France et donc en réalité, on voit bien qu'on stigmatise et qu'on ne cible qu'une seule nationalité depuis plusieurs mois. Vous savez, moi je rencontre pas mal de binationaux. Bon, historiquement, je suis sur une circonscription qui a accueilli les bidonville de Nanterre. beaucoup d'Algériens qui étaient venus à l'époque d'ailleurs beaucoup exactement dans les hautes scènes beaucoup d'entre eux d'ailleurs qui avaient fait la marge du 17 octobre 1961 ça ne s'invente pas et bien ils ont le sentiment qu'on parle et d'ailleurs à juste titre qu'on parle des Algériens des binationaux matin midi et soir et donc il y a une forme de stigmatisation on ne parle que de ça
toute la journée donc oui je le regrette mais c'est une réalité nous avons fait aujourd'hui de l'algérien du binational franco-algérien la principale cible de toutes les attaques et de et d'ailleurs le responsable de tous les mots de ce de ce qui ne va pas en France. H et pour un simple petit rappel he le 17 octobre 1961, c'était la grande répression policière qu'on des Algériens qui avaient défétat qui a massacré plus de 200 pacifiquement Amori Brelet. J'imagine en effet qu'il y a des quelques points de désaccord qui qui vont naître entre vous. Comment vous vous regardez en effet ça ? Est-ce que c'est du racisme totalement décomplexé ? Est-ce que c'est le fruit d'une stigmatisation qui a pris dans l'opinion comme le dit à l'instant Sabrina SBA député écologiste ?
Al d'abord une petite précision comptable. Les absents ont toujours tort et y compris à gauche. C'est la tête de fil euh des députés de députés écologistes de votre groupe, madame Serel Châelin, qui a déclaré hier cette voix qui nous a manqué pour faire face au RN, c'est celle de Gabriel Atal. C'est évidemment faux puisque les voix ont manqué dans tous les groupes d'opposition y compris à gauche et notamment six de vos collègues et je ne parle même pas des groupes LFI et communistes et qui avait piscine aussi d'ailleurs qui avait piscine. Donc il a une responsabilité partagée y compris à gauche. Ensuite moi j'ai été en effet choqué par les réactions ou transferts qui ont suivi ce vote. Vous-même vous avez en effet dénoncé une chasse aux Algériens, une initiative raciste, un
véritable crachat à la figure de la République. Et là encore, vous êtes en opposition totale avec les Français qui à 72 % favorables à la suppression de ces accords de 68 selon un sondage de juillet de juillet dernier. 49 % à gauche, 59 % au Parti socialiste et même 46 % chez dans votre parti Europe écologie les ver. Donc est-ce que près de la moitié de vos sympathisants sont des racistes ? Évidemment, ça n'est pas sérieux. Enfin, ce vote, vous l'avez dit, c'est un vote purement symbolique qui n'est absolument pas contraignant juridiquement. C'est une décision d'ailleurs de de remise en cause des accords qui ne relèvent uniquement de la prérogative présidentielle. Donc le parlement n'aura pas son moi, à dire si jamais, ce sont les mots du premier ministre qui
dit en réalité, le parlement n'a pas vocation à dicter la politique étrangère de la France, mais bien sûr, nous devons renégocier cet accord qui, je cite, en réalité, appartient à une autre époque, à un autre temps. Oui, tout à fait. Al ça c'est c'est c'est l'argument de de de certains. Il il est une évidence que les accords de 68 ne permettront pas, contrairement à ce que certains pensent à droite, euh de faire pression sur le régime d'Alger dans le cadre d'un éventuel bras de fer politique et diplomatique. Ça n'est pas le levier le plus efficace. À mon avis, le levier le plus efficace, c'est la question des visas. Euh enfin techniquement, régulièrement sur la table. Tout à fait. Techniquement, juridiquement, la sortie des accords de 68 pose un vrai problème. C'est très
compliqué. En tout cas, une sortie unilatérale selon les juristes paraît impossible et suppose de toute façon une renégociation. Donc, c'est-à-dire de toute façon une entente entre nos deux pays dans les années à venir. H et on le on y reviendra jusqu'à jusqu'à 10h, on aura le temps d'évoquer en effet ce volet. Mais un député Macronist Charles Rodwell qui est notamment à l'origine d'un rapport très récent qui estimait le coût de ce de cet accord en réalité à 2 milliards d'euros par an disait "Mais attendez, bien sûr, il faut le changer, le faire évoluer, mais en réalité, on ne peut pas le faire sans renégocier un accord derrière." Sinon, ce serait dramatique. Sabrina SBA, je vous voyais bien sûr hocher de la tête et être, on va dire, perplexe quant au propos, mais peut-être aussi sur la
responsabilité de la gauche. D'abord quant à cet accord, c'est vrai que tous les bancs n'étaient pas pleins non plus du côté de la gauche. Vous avez peut-être une part de responsabilité dans ce texte. Enfin, pas peut-être, vous l'avez. Alors, peut-être juste pour rappeler, vous savez, un groupe n'est pas forcément présent à 100 %. Vous avez plein d'autres choses qui se passent dans les la vie des parlementaires notamment. Il y avait des collègues qui étaient en circonscription aussi sur d'autres événements. Le groupe écologiste pour le coup, je vais parler que pour le on était présent à plus de 80 %. Je ne crois pas qu'on est à rougir de notre taux de présence même si effectivement il nous aura manqué une voix qui aurait permis de ne pas faire passer ce texte. Et je crois que tout le
monde, enfin tous ceux qui étaient qui n'étaient pas présents ont eu beaucoup de regrets de ne pas avoir été présents pour le voix de ce texte. Concernant les accords de 68, c'est très intéressant la manière dont les choses sont présentées parce qu'en réalité ça fait des mois qu'on ne parle que de cela. Donc à la radio, non, on en a fait un sujet. On en a fait un sujet. Si vous demandez Oui, pas justifié parce que si on demander au Français ce qu'il y a exactement dans ces accords de 68, il serait incapable de vous dire ce qu'il y a à l'intérieur. D'abord parce qu'ils ont été revus à plusieurs reprises, ils ont été réduits à la baisse. Donc il y a en réalité très peu d'avantages en réalité par ces accords de 68. Ce qu'on ne dit jamais aussi, c'est qu'ils sont en défaur par
exemple des étudiants algériens qui n'ont pas le droit au passeport talent, qu'ils n'ont pas le droit de travailler comme les autres étudiants étrangers. Donc il y a aussi des désavantages à ces accords de s'ord récemment vous avez vu que c'est c'est passé un peu sous les radars mais on a redonné 1000 visas au à certains étudiants algérien sans que ça ne pose de problème et même avec des relations qui sont plus que tendues. Donc est-ce qu'on peut vraiment dire que l'Algérie, il y a un acharnement diplomatique au même des Je suis pas sûr. Alors c'est pas une question d'acharnement diplomatique, c'est une question d'acharnement parfois médiatique et politico-médiatique. Je crois qu'il faut vraiment faire la nuance des choses. Ensuite, je crois que là où c'est important, c'est qu'à partir
du moment où on a fait un sujet qui est devenu un sujet central, forcément quand on répète à longueur de matin, matin, midi et soir que les accords 68 sont un problème, et bien ça devient un sujet dans la société. Enfin sur le rapport Rodel que vous avez évoqué effectivement j'étais présente au moment de la préation de ce rapport qui nous indique que le les accords de 68 coûteraient 2 milliards. C'est dans ce rapport qui est truffé pas en truffé d'erreur d'abord je le dis c'est pas parce que si vous commencez à critiquer les rapports de votre institution je l'ai critiqué en je l'ai critiqué par que c'est un peu comme le rapport de la cour des comptes si on commence à cracher sur les rapports officiel parce que la cour des comptes pour le coup ce sont des des agents qui ont
travaillé sur la base de chiffres et cetera. Là, on a des hommes politiques qui ont un qui ont utilisé des chiffres pour en faire un rapport à charge. Je le dis parce que dans ce rapport notamment, il est indiqué que par exemple les étudiants algériens coûteraient en bourse 132 millions d'euros. Or, la totalité des bourses qui sont attribuées aux étudiants étrangers c'est moins de 100 millions d'euros. Moi, j'aimerais qu'on m'explique comment avec la totalité de tous les étudiants à travers le monde, ça coûte moins de 100 millions d'euros et les bourses pour les étudiants algériens coûteraient 132 millions d'euros. C'est totalement faux. Dans ce rapport, d'ailleurs, on mélange pel plusieurs sujets. On mélange la convention de la sécurité sociale pour
les pensionnés qui vivent en Algérie. Je rappelle que ce sont des Français parfois qui ont cotisé en France et donc c'est normal qu'ils puissent faire valoir leur droit, y compris quand ils sont à l'étranger. D'ailleurs, dans n'importe quel pays à travers le monde. On y mélange aussi la question par exemple des retraites pour des gens qui ont cotisé, qui ont travaillé. Donc vous voyez bien ce en fait ce rapport vous dénoncer en tout cas ce rapport mais on va essayer on va essayer d'avancer en effet dans dans ce débat et je compte sur vous également auditeur vous avez peut-être des questions, des interpellations, des réactions quant à ce que vous venez d'entendre. Un seul numéro c'est le 0826 300. Vous nous appelez, vous êtes nombreux. On passe un coup de fil dans un instant notamment
sur ce vote concernant les accords de 1968 entre la France et l'Algérie. Est-ce du racisme totalement décomplexé ou est-ce que contraire c'est peut-être un retour du bon sens de la part de la France qui devait taper du point sur la table par rapport à certains abus ? qu'il pouvait y avoir. Je vous donne la parole à Ma Bret parce que c'est c'est c'est la députée qui qui venait de terminer son propos en disant bon en réalité le rapport il disait beaucoup de choses d'inexacte. Il y a des points qu'on ne peut pas prendre comme tel comme étant acquis. On doit absolument voilà écarter le le fait que ce soit aujourd'hui un sujet absolument médiatique. Comment vous est-ce que vous êtes d'accord avec ces théoris ? Estce qu'on en a pas peut-être trop fait par rapport à l'Algérie ces derniers mois ?
Non, mais pour moi, le coût des accords de 1968 euh n'est pas une raison euh suffisante pour les remettre en cause. Euh, ça n'est pas partie au débat. Le vrai sujet, c'est est-ce que ces accords ont encore une légitimité euh aujourd'hui euh plus de 50 ans euh après euh la fin de de la guerre d'Algérie. Aujourd'hui, les ressortissants algériens à travers ces accords bénéficient d'un statut dérogatoire absolument unique en France. s'agisse de circulation, de séjour, de regroupement familial ou ou d'allocation sociale. Il est vrai cependant qu'il ne bénéficie pas d'un certain nombre d'avantages liés au au aux droits commun des étrangers, vous l'avez dit notamment concernant les étudiants. Donc ça n'est pas la remise
en cause de ces accords n'est pas la panassée contrairement à ce que répète inlassablement la droite de depuis des années. Ça n'est pas la panassée pour euh j'allais dire le problème pour redémarrer redémarrer notre relation historique et douloureuse entre nos deux pays et notamment dans le dans l'idée d'engager un bras de fer parce que derrière la remise en cause de ces accords, c'est l'idée d'engager un bras de fer diplomatique et politique avec le régime d'AG qui, je le rappelle aussi détient toujours deux de nos compatriotes dans ces prisons. Boem Sensal et Christopheglise et comment vous regardez ça ? Euh madame la députée, c'est vrai que quand quand on regarde, c'est c'est toujours un peu un peu délicat et je vous dis comme je le ressens et comme je le je le vois et
Dieu sait que j'ai j'ai les yeux penché sur l'actualité notamment en ce moment, c'est toujours un peu délicat d'avoir des députés qui viennent les larmes aux yeux en dénonçant un texte porté par le Rassemblement national et tout d'un coup avoir l'impression qu'il se fascine pour cette cause là. quand Boem sans sal emprisonné ou quand Christopher Glaz est détenu, on n'a pas l'impression que ça provoque la vie émotion pour rester poli. Donc comment vous expliquez cette sensation d'être toujours, on va dire un peu plus du côté du régime plutôt que de nos compatriotes ? On le disait tout à l'heure en débat, on a l'impression aujourd'hui que c'est devenu une habitude et qu'on doit à chaque fois tendre l'autre joue concernant le le le régime algérien. On nêtes pas d'accord
vous qui êtes président de ce groupe d'amitié à l'Assemblée nationale ? Non, je crois que alors je pense que vraiment pour moi déjà je dissocie vraiment les sujets, il y a eu beaucoup d'émotions suite bien évidemment à l'arrestation de nos compatriotes et au fait qu'ils soient emprisonnés que ce soit Boem sans sal, Christophe Glaise et d'ailleurs je pourrais y ajouter y compris Cécile Collère, Jacques Paris, tous les otages, en tout cas les otages en Iran euh et euh et bien sûr qu'il y a beaucoup d'émotions et je crois on a été plusieurs à le dire que nous avions d'ailleurs défendu le fait qu'il soit libéré de manière inconditionnelle. justement nous ne voulions pas poser de conditions et nous pensons que la voix diplomatique et la voix du dialogue est
la meilleure solution pour obtenir leur libération. Oui, mais c'est pareil en fait y compris avec d'autres pays. En réalité, la question diplomatique, c'est ce qui permet parfois très souvent de sortir par le haut dans des situations de crise. Je le dis pour vous le le bras de fer ou même est-ce que vous pensez qu'à un moment on en arrivera jusque là, jusqu'au bras de fer au sommet de l'État ? Écoutez, en tout cas, moi ce que je pense c'est que tant qu'on n'a pas utilisé tous les moyens, tous les moyens dont on peut disposer en matière de diplomatie, il faut aller jusqu'au bout des processus pour obtenir leur libération. La deuxième chose, c'est que je crois et et je l'ai dit parce que à un moment, on a beaucoup parlé, vous l'avez dit, de la question de ces accords hein, de de 68,
mais pas que parce qu'en réalité quand on dit c'est un régime dérogatoire, c'est oui, il c'est ces accords sont le fruit de l'histoire, ils ne tombent pas du ciel. Il y a eu d'abord les accords desviants, puis les accords de 68 qui ont été, vous l'avez dit, repris à enfin modifiés à trois reprises. C'est le fruit de l'histoire. Est-ce que aujourd'hui il est vrai de dire que l'Algérie a occupé une place particulière dans l'Empire colonial français ? est un fait historique. On peut aussi dire dans ce cas-là en face de cet argument de dire que aujourd'hui en réalité l'Algérie n'occupe pas la même place et que c'est un des pays qui se met le plus en opposition vis-à-vis de la politique de la France et qui ne respecte pas ni l'accord ni certaines règles contrairement à d'autres pays que
concernant en effet le la reprise de certains OqTF énormément de conditions qui ne sont pas respectées. Puisqu'on parle de la question des OCUTF, vous savez que la question de la reprise des OQTF c'est à peu près équivalent dans de nombreux pays. On est autour de 5 % de la reprise des EQTF. La réalité c'est qu'au moment où les relations étaient plutôt au bout de année. Oui. Non non. Oui. Bah en tout cas je peux vous dire que jusqu'à présent c'était autour de 5 % ça ne aujourd'hui ça ne l'est plus. On est dans un bras de fer sur la question des OCUTF. C'est vrai. Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'en 2022, quand le président Macron se rend en Algérie, les relations diplomatiques étaient plutôt au beau fixe, les occut avaient repris parce que les relations,
la coopération sécuritaire dont on a besoin dans l'intérêt de la France, l'incorp, les la coopération économique dans l'intérêt de la France avait repris, ça fonctionnait plutôt bien. Dès que ça se tend, ça s'arrête. C'est comme avec enfin, c'est comme dans toutes nos relations bilatérales avec d'autres états en réalité. Donc, on tente la diplomatie par-dessus tout à Maoribolet. Comment vous regardez ? Est-ce que vous pensez un qu'on doit poursuivre la diplomatie, même quand hélas, elle ne tient pas forcément sa parole. Est-ce que vous pensez qu'à un moment ou un autre, on arrivera jusqu'au sommet de l'État pour intervenir dans ce dossier ? On mesure pour l'instant en effet la prudence du président de la République. Je crois que de ce point de vue-là, tout
a été tenté et essayé par Emmanuel Macron et les services de l'État depuis le depuis l'arrestation et l'incarcération de de Boem Sensal. Donc la voie diplomatique malheureusement ne fonctionne pas. La la relation entre la France et l'Algérie, elle a véritablement déraillé au-delà de notre relation compliquée depuis des décennies. Elle a véritablement déraillé au moment de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sara occidental. Donc c'est une décision qui a été prise par Emmanuel Macron qui est une décision politique et qui n'aurait pas dû susciter de la part du régime d'Alger les réactions que l'on a vu. Enfin on a quand même essayé par la suite de justifier l'emprisonnement de Wem Sansal par rapport à au fait de d'avoir reconnu cette paternité. Mais absolument
et on a eu droit à des déclarations notamment de ministre algérien y compris d'ailleurs du président totalement ou trancière qui n'était pas d'ailleurs sans rappeler les déclarations passées de du président Boutfica qui il y a déjà 20 ans comparait la colonisation française en Algérie à un génocide et comparer les Français à des nazis. Donc on en est là aujourd'hui. Donc la relation aujourd'hui, elle est au fond du trou et malheureusement il n'y a rien pour en sortir. D'où l'idée de la droit d'engager un bras de fer politique et diplomatique qui me paraît en effet la seule solution à moyen terme. H 0826 300 300. Justement madame la députée figurez-vous que on a Giselen. Bonjour Giselen. Oui bonjour à tous. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous vous vouliez quoi ? Réagir
par rapport à à ce qu'a dit madame la députée Sabrina Sbai. Vous vouliez réagir par rapport à ce qu'elle a pu dire et les arguments qu'elle a pu donner. On vous écoute, le dialogue est ouvert dans le respect comme d'habitude. Bien sûr, il y a pas de souci. Mais par contre, je voulais lui préciser à cette députée écologiste que elle ommet beaucoup de choses hein dans ce qu'elle dit. Par exemple, au niveau des retraités algériens qui se trouvent donc en France, qui ont travaillé en France. Donc ils reçoivent exactement leur retraite par les Français. Par contre, le complément il y a à faire par l'Algérie quand ils ont travaillé en Algérie et ben le gouvernement algérien ne verse absolument rien et c'est français qui
paye le complément. Et il y a aussi également la dette colossale à la sécurité sociale dans les hôpit dans les hôpitaux parisiens. Exactement. La dette colossale de du gouvernement algérien qui ne paye jamais rien. Donc voilà. Tout ça c'est omis et je comprends pas pourquoi on accuse toujours ceci ou cela et que à côté ben on regarde pas vraiment les choses en face et on dit la vérité. Hm hm. Et donc qu'est-ce que vous lui répondez à Guseline, madame la députée Sabrine SB quand vous lui dites "Bon, en réalité je comprends vos habos vos vos arguments, ils sont raisonnables." Mais c'est vrai que mine de rien, le fait que la France paye à un moment la différence entre le on va dire entre les
différentes retraites et qu'en plus, on le sait, ça avait été beaucoup mis sur le devant de la scène que certains dignitaires algériens viennent se faire soigner en France en laissant des dettes considérables. Ça n'est pas normal, on est d'accord sur ça. Alors, deux choses. D'abord sur la question des retraites, on parle aussi d'Algériens, en tout cas de personnes qui ont travaillé également en France, qui ont cotisé en France et qui touchent leur retraite. Vous savez la France d'ailleurs quand on parle de complément, c'est pas un complément de retraite. C'est juste que quand les personnes sont au minim sociaux, on complète par l'aspa notamment pour leur permettre de vivre dignement. Et je crois qu'il qu'on le fait pour absolument toutes les nationalités qui vivent en France quand
elles sont sous un certain seuil de un minima social, on complète par l'aspain. Donc je vraiment je le dis, je comprends le fait pour vous. Ce n'est pas quelque chose qui vous choque. En réalité, ça ça ne me choque pas parce que moi je je pour moi la France c'est un pays qui est extrêmement grand. C'est une puissance qui pour le coup ne laisse personne sur le bord bord de la route et que quand nous avons des personnes âgées qui vivent sous le seuil de miné sociaux et bien oui, on complète leur salaire et leurs minémas sociaux. La deuxième chose concernant les dettes hospitalaires. Là aussi, moi j'ai eu l'occasion notamment on a eu l'occasion d'auditionner l'ambassadeur de France en Algérie avec qui on a abordé cette questionlà en commission des affaires étrangères. Et
bien la réalité c'est que il y a eu par le passé effectivement une tête hospitalière qui a été quasiment intégralement payée par l'Algérie. Aujourd'hui, il reste un reliquin h de 2 millions il me semble sur des facturations et donc il y a des négociations en cours pour terminer ce relic. Je crois qu'il ne faut pas confondre et je crois que c'est là où c'est important les dettes euh qu'il y avait les dettes hospitalières qu'il y avait pour les les Algériens qui venaient se soigner en France sous couvert de l'autorité algérienne. Et donc là il y avait une coopération et le l'état algérien c'est que ça laisse en effet det et vous parlez de quelques millions. Moi les les derniers chiffres qu'on qu'on avait eu des différents journaux c'était plus de 45 millions.
Donc c'est pour ça vous voiez le le chiffre aussi. ce n'est plus du tout ce chiffre et c'est pour ça que je disais qu'il fallait dissocier. Il y a ensuite les autres chiffres qui sont ceux d'algériens par exemple qui viennent en vacances en France et qui tombent malad et qui eux par exemple ne payent pas quand ils rentrent de l'autre côté. Mais vous savez ces gens-là quand ils refont une demande de visain et bien c'est refusé parce que tant qu'ils n'ont pas réglé leur dette hospitalière, ils ne peuvent pas revenir en France. À Maurice Bré, moi je crois surtout qu'il faut d'abord rééquilibrer la relation franco-algérienne qui aujourd'hui l'est absolument pas. Euh nous délivrons chaque année plus de 200000 visas euh à l'Algérie et en échange l'Algérie ne
nous accorde plus aucun laisser ou très peu de laisser passer euh consulaire. Là, j'en reviens à nouveau à l'opinion des Français. 76 % des Français considèrent qu'il faut arrêter d'accorder des visas aux Algériens qui veulent venir en France tant que l'Algérie refuse de récupérer ses ressortissants expulsé de France selon un sondage à nouveau CSA d'octobre dont 72 % des sympathisants de votre parti madame la députée donc en réalité c'est un sujet beaucoup plus large faut très sécuritaires sur les Français je rappelle que l'auteur de l'attentat terroriste de Mulous a été expulsé 14 fois et qu'à 14 reprises le régime d'Alger l'a refusé Merci beaucoup. Par contre, je ne suis pas d'accord avec le fait de lier la question des visas avec les questions sécuritaires. Je
trouve que pour le coup là, c'est extrêmement stigmatisant parce que dans le propos que vous venez de tenir, vous laissez supposer que ceux qui demanderaient des visas pour venir en France poseraient un problème sécuritaire. C'est exactement l'amalgame que vous venez de faire. la conversation qu'on poursuivra dans ce studio une prochaine fois avec grand plaisir et même certainement vous deux en dehors de ce studio.
Sabrina Sebaihi