Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI· 20 mai 2026 19 min

Les Partis Pris : "Villepin/Philippe/Bardella, juges et présidentielle", "2 CV, le progrès en mar...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Place au parti prix Pascal Route. Vous restez autour de la table. L'abnous Chalmanie nous rejoint pour l'international mais c'est vous qui commencez route parce que ça commence à faire un certain nombre de dossiers et de procédures.

Ville, Édouard Philippe, Jordan Bardella, les juges et la présidentielle. Est-ce que ce sont des coïncidences de calendrier ? Comment faut-il analyser cette avalanche d'affaires ?

En tout cas, la justice a fait irruption depuis quelques jours et surtout depuis 24 heures dans la campagne présidentielle. Alors, elle a pas commencé formellement, attention, mais tout de même, il y a plusieurs procédures qui sont en tout cas au moins hasard du calendrier qui coïncident dans le temps. Alors, je dis campagne présidentielle parce qu'en fait, il s'agit d'abord d'un candidat non déclaré mais qui multiplie les insinuations, c'est-à-dire Dominique de Villepin, un candidat déclaré Édouard Philippe et un candidat potentiel Jordan Bardella.

Donc dans le détail, c'est le parquet national financier qu'il a annoncé cet après-midi. Il ouvre une enquête préliminaire sur la base d'éléments portés à sa connaissance des chefs de recell de détournement de fonds public et toutes infractions connexes contre Dominique de Villepin. L'enquête porte sur les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offert à l'ancien ministre alors qu'il était aux affaires étrangères entre 2002 et 2004 et puis conservé par celui-ci.

On s'en souvient, c'est le sulfureux homme d'affaires Auert Bourgi qui avait révélé cette affaire. Dominique de Villepin n'a pas nié d'ailleurs. Il a rendu les statuettes et le buste au Kedorsé.

Mais le parquet national financier a décidé de se saisir euh pour juger de l'affaire, pour juger s'il y a un délit. J'imagine notamment de se poser la question d'un enrichissement personnel l'ancien ministre. Les valeurs de des statuettes étant estimées par Robert Bourgier à 125000 € et par Dominique de Ville en son entourage à 32000.

Donc euh [grognement] c'est il y a une il y a une marge. Enfin, je vous rappelle que Robert Bourgier avait raconté avoir payé les costumes de François Fillon et son intervention en fin de campagne de l'ancien candidat lui avait beaucoup coûté dans l'opinion publique. Aujourd'hui, cet intermédiaire est inter qui est intervenu dans les affaires les pays africains dans les années 90 et 2000 a eu des déclarations taux détruantes.

Il a dit "Je ferai tout pour empêcher Dominique de Villepin d'aller à l'Élysée." Alors voilà, voilà pour le coup il y a pas de il y a pas à s'interroger sur le calendrier. C'est la volonté de Robert Bourg qui exprimé.

En tout cas, en tout cas, c'est c'est ce qu'on a c'est ce qu'appelle le PNF les affaires qui sont arrivées à sa connaissance. C'est-à-dire qu'il y a des éléments dans la presse et donc il se saisit de l'affaire. Alors l'entourage de Dominique Ville déclare "Le PNF n'aura aucune difficulté à faire la lumière sur cette affaire pour laquelle Dominique De Villepin se tient sereinement à sa disposition.

Notez bien sereinement, ça revient souvent. Alors, je vous rappelle qu'une enquête préliminaire, alors pour avoir une du calendrier, ça peut durer 2 ans et qu'à l'issue d'une affaire d'une enquête préliminaire, la fête peut être classée l'affaire peut être classée ou bien une information judiciaire peut-être ouverte avec à la clé des nouvelles investigations et des auditions. Alors, c'est exactement ce qui arrive à Édouard Philippe.

C'est-à-dire qu'il y a eu une enquête préliminaire de 2 ans qui a donc pris fin et il y a une nouvelle plainte avec constitution de partie civile qui a entraîné l'ouverture automatique d'une information judiciaire. La plainte est nouvelle. Alors il y a eu une première plainte et il y a une deuxième plainte avec constitution de partie civile qui du coup aussi entraîne la la l'ouverture d'une information judiciaire.

Alors de quoi s'agit-il ? C'est assez différent. C'est une plainte déposée pour chef de favoritisme, détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêt et concussion, malversation de fonctionnaires, contre Édouard Philippe en tant que maire de du Havre, une de ses adjointes à la mairie et la directrice générale des services de la communauté urbaine.

La plainte, la dernière, celle qui déclenche cette ouverture de la de la la l'information, elle est elle date de juin 2025 et elle porte sur une convention de plus 2 millions d'euros attribué à une association pour gérer la cité numérique du Havre. Donc, il y a eu presque un an d'enquête préliminaire. Alors, il y a eu 2 ans d'abord d'enquête préliminaire qui s'est achevé et donc et puis il y a eu une nouvelle plainte.

C'est assez complexe, il faut le dire, qui débouche maintenant sur une information judicie. Voilà. Alors pour revenir sur cette ce qui est reproché, c'est que l'association qui était euh dirigée par la première adjointe étant la seule candidate euh la directrice des services, une directrice des services à porter plainte pour dénoncer le conflit d'intérêt.

En fait, çaen est suivi un conflit des plaintes en rafale contre cette fonctionnaire et la mairie. Aujourd'hui, toutes ces allégations sont formellement contestées par Édouard Philippe qui a immédiatement fait savoir qui répondrait bien évidemment à toutes les questions que posera la justice, comme il l'a toujours fait de façon très sereine. Alors concrètement, qu'est-ce qui va se passer ?

Bah le candidat, parce que lui il est déclaré, va sans doute être convoqué par le juge. Et s'il considère ce juge qui a des éléments en charge, il peut décider une mise en examen ou un statut de témoin assisté. En général, ça peut durer une année à peu près à l'issue de laquelle le juge peut décider d'un non lieu et clôturer l'affaire ou bien la renvoyer devant un tribunal.

De son côté, Jordan Bardella fait face aussi lui à une procédure qui est lancée par le parquet européen. C'est une suspicion de fraude au fond de fond de l'Union européenne. On a déjà vu ça mais qui vient d'être découvert.

Tout c alors c'est le canard enchaîné qu'il a révélé par du soupçon hein. Je pense pas voà tout à fait. Je vais vous préciser exactement le statut de toutes ces c'est le cas d'enchaîné qui a révélé que plus de 130000 € versés par le groupe ID, donc c'est le groupe auquel appartient Jordan Bardella aurait servi à du média training de Jordan Bardella entre 2019 et 2021 alors qu'il était le porte-parole de la candidate Marine Le Pen.

Donc en fait le soupçon c'est un peu comme d'habitude de l'argent de Bruxelles qui aurait servi à Paris. Mais donc là, les faits remontent à 4 ans 3 ans 4 ans 3 ans et la procédure arrive à un an de la présidentielle. Exactement.

Et donc Marine Le Pen a répondu que son parti tenait à la disposition du parquet tous les éléments et elle dénonce une manœuvre visant à salir le Rassemblement national. Alors toutes ces procédures sont de nature différente. Il n'y a aucune mise en examen aujourd'hui, c'est très important de le dire.

Euh et ça repose la question de la justice et de la politique parce qu'il est sain que les candidats déclarés ou non soient totalement lavés de tout soupçon pour euh se présenter à ces échéances. Il est bienvenu que ça arrive un peu avant d'ailleurs parce qu'on le sait, les partisans des uns et des autres ont tendance à accuser les juges de vouloir influer sur le résultat de l'élection. Et donc moi, je reprendrai bien pour conclure une suggestion que fait la magistrate Béatrice Bruger dans son dernier livre Les juges ont-ils vraiment tous les droits ?

Elle remarque que le parquet national financier pratique l'opportunité des poursuites et donc il risque d'être jugé comme partial voire abusif. On se souvient que ça avait été le reproche sur François Fillon. Alors qu'en Italie, par exemple, il y a un principe de légalité des poursuites, c'est-à-dire que la poursuite est identique pour toutes les infractions et automatique.

Et donc ça lève un peu de la subjectivité en quelque sorte et peut-être que ça apaiserait un débat qui va être très vif quand on sait déjà que le procès de Marine Le Pen et son jugement en appel à venir le 7 juillet va être décisif pour la prochaine élection et qui va susciter, on le sait, de nombreuses réactions. Pascal, votre parti prix économique là deux chevaux h h il y a eu la Fiat 500, il y en a eu beaucoup d'autres. Voilà le retour de la deux chevaux.

Stellantis va la relancer le progrès en marche arrière dites-vous. Bah c'est qu'on regarde un peu dans le rétroviseur. C'est la de chevaux, c'est pas tout à fait nouveau.

Vous vous rappelez de la formule hein ? C'était quatre roues sous un parapluie. Un véhicule mythique de l'industrie automobile de la fin la 2è partie du 20e siècle à une époque d'ailleurs où l'industrie automobile occupait 10 % des emplois industriels dans le pays.

C'est une voiture qui est née dans les années 30 en 1935 pour être précis euh à un moment où Citroën Oui. 1935 elle a été conçue pensée en 1935 ans. Ah oui, c'est ça.

Un moment où le le Citroën avait été racheté par Michelin et le le dirigeant de l'époque donc avait donné un cahier des charges très simple. Il avait dit "Voilà, c'est ce que vous aviez à l'écran, un véhicule avec un bloc moteur fixé avec quatre vis, ça tenait avec quatre vis. Quand vous voyez les voitures d'aujourd'hui, vous dites "On a fait des progrès quand même capable de transporter quatre personnes un sac de pomme de terre, un tonel lait à 60 km/h pour 3 L au sang.

Nom de code, c'était la TPV pour toute petite voiture qui a été prête à la commercialisation en 1939. Mais en 1939, la guerre éclate. Évidemment, il y a pas de salon de l'automobile et il faudra attendre 1948 pour que cette voiture soit présentée au public.

On en a vendu quand même 514940 en France et dans le monde entier. C'est donc ce mythe Citroën stellantis pour dire les choses autrement qui a que qui sera électrifié dans les les semaines ou les mois qui viennent dans le cadre d'une coopération internationale avec là aussi un objectif économique, c'est-à-dire faire rentrer une petite voiture dans une enveloppe de 15000 €. Voilà, vous avez le véhicule.

Alors c'est ça la nouvelle [rires] de chevaux. Est-ce que ça ressemble vraiment à l'ancienne de chevaux ? Oui, ça n'a rien à voir.

Non. Alors ça n'a plus rien à voir mais enfin la Renault 5 d'aujourd'hui dont je vous dirai un mot tout à l'heure, oui, la Renault 5 électrique, elle a pas grandchose à voir non plus avec les premières Renault 5 qu'on a connu dans les années 80. Donc l'histoire si l'histoire repasse les plats l'histoire automobile également après la Renault 5 électrique qui a au passage d'ailleurs rencontré son public.

Aujourd'hui, Renault annonce livré pratiquement au mois de septembre. C'est qu'il y a un véritable engouement lié à la crise des carburants notamment après la quatelle, vous savez la quatelle électrique, j'en ai vu quelques-unes circuler dans Paris et et en province. Elle est très belle cette voiture.

C'est une vraie réussite si vous voulez sur le plan du marketing. Donc c'est la vogue de la nostalgie. C'est un peu ça la nouvelle 500.

Donc revoilà revoilà notre de chevaux. Alors c'est la mode du revival. La question c'est est-ce que nos constructeurs manquent d'imagination euh ou est-ce que c'est le public qui plébiscite ces modèle vintage qui sont un peu symboliques du 20e siècle, c'est vrai, à une période où tout allait bien dans le pays.

C'était les tres glorieuses, la croissance, tout le monde avait du boulot. On achetait une voiture, on partait en vacances, on découvrait les loisirs. Peut-être qu'il y a les deux à la fois.

Quelle que soit la raison, l'industrie automobile européenne traverse malgré tout une crise profonde et l'industrie française en particulier. Le marché du neuf est totalement sinistré. On vend aujourd'hui autant de voitures neuves chaque année qu'en 1974, c'est-à-dire moins d'un million et dei de véhicules neufs.

Le marché de l'occasion est extrêmement dynamique. Celui du neuf est en panne et le constat des dirigeants du groupe Stellantis a été de dire qu'il manque un modèle à 15000 €. C'est-à-dire une voiture qui soit accessible. dans ce qu'on appelle le segment A, ce sont les véhicules techniquement de moins de 3 m 70.

Objectif donc clair avec des modalités qui se discutent en ce moment. Soit ce véhicule sera fabriqué sur les chaînes italiennes de Fiat, pas très loin de Naples, soit ce sera l'objet d'une coopération sur une nouvelle chaîne, une nouvelle plateforme qui serait conçue avec Lip Motors. Lip Motors, c'est une entreprise chinoise qui est le partenaire de ces lentilles et qui est très en avance en réalité sur les véhicules électriques.

Je le regrette. Donc la nouvelle de chevaux ne sera pas produite en France, mais elle sera malgré tout le produit d'une coopération avec des constructeurs du nouveau monde. Vous savez que Donfing le partenaire de Stellantis va investir dans l'usine de Rennes.

Peut-être que alors je le regrette une fois encore, j'aurais aimé que ce soit 100 % français, mais peut-être que la logique de l'histoire automobile aujourd'hui, c'est d'assembler les compétences, d'activer des coopérations et de rechercher aussi la taille critique pour continuer d'exister, pour que le pavillon national continue d'exister dans sur ce marché mondial. Vous la trouvez jolie ? Alors, je ne la choisirai pas.

Vous la trouvez jolie de dos, elle est mieux que de face. [rires] Je trouve qu'elle rappelle plus la deux choses parce qu'elle est tellement mythique, vous savez. En plus, on se on fait un vœu quand on voit des de chevertes dans les dans les rues sur les routes.

J'adore la F moi. H J'adore la Fi de 500. Abnous, votre parti prix international Ébola a ressurgi.

Ébola ressurgit. Je crois qu'on est à plus de 130 morts maintenant. Et vous dites c'est la triple peine pour la République démocratique du Congo.

Pourquoi ? Mais oui, c'est d'ailleurs il suffit de dire vous savez le mot Ébola à haute voix et ça convoque tout de suite la peur, le sang et l'agonie. Mais rassurez-vous, l'OMS nous rassure.

Voilà son communiqué de ce matin, on va le voir à l'écran, qui nous explique que l'épidémie le MS estime que le risque épidémique est élevé au niveau national et régional mais faible à l'échelle mondiale. Donc il n'y aura pas de pandémie internationale comme si cette qualification administrative changeait quoi que ce soit la réalité de ceux qui meurent comme si la géographie était une circonstance atteignante. Et pourquoi est-ce que ça me met quand même en colère ?

Québola s dans l'est de la République démocratique du Congo. C'est une région qui est en guerre depuis une trentaine d'années où des groupes armés, le M23 en tête, tiennent des territoires entiers hors de la portée de l'État central et où l'autorité de Kinsas, la capitale, s'arrête là où donc commence la guerre. Donc c'est pour dire à quel point c'est compliqué d'avoir une politique sanitaire sur place.

Ébola en RDC, c'est donc la guerre, c'est la première peine. C'est des milliers de morts, des milliers de femmes violées comme stratégie, comme armes de guerre, des enfants orphelins qui grandissent dans des camps de déplacés sans avenir possible. Je vois pas comment est-ce que pourrait s'en sortir.

En résumé, c'est une tragédie qui provoque l'indifférence et tellement ça dure depuis longtemps. 30 ans, c'est quand on dit guerre en RDC. Bon, c'est une habitude quoi.

Ça fait 30 ans que ça dure. Donc bah qu'est-ce que ça change ? La deuxième peine, c'est évidemment Ébola.

Va essayer d'y mettre son nez. Oui, ça l'efficacité remarquable. Donc la deuxième peine, c'est Ébola lui-même et pas l'ébola que la médecine a appris à combattre.

Alors j'ai appris que depuis 1976, la République démocratique du Congo a connu 16 épidémies d'ébola. pourrait se dire mais ils ont l'habitude seulement voilà la la nouvelle souche c'est une nouvelle sousse qui touche la RDC et ce qui veut dire que les protocoles établis, les vaccins disponibles, les certitudes thérapeutiques et ben tout cela ne sert pour ainsi dire à rien. La troisème peine et ça je vous avoue quand j'ai appris ça moi c'est quelque chose qui m'a qui qui m'a glacé que ce sont les soignants et les médecins qui meurent en premier.

Euh d'ailleurs là euh il y a une interview euh dans le monde Afrique aujourd'hui de Jean Casseya qui est à la tête d'Africain CDC qui est la euh l'agence sanitaire africaine et euh qui nous apprend qu'il est tout à fait possible que le premier cas qui est remontré au 24 avril en RDC ce soit un infirmier qui a succombé en 3 jours. C'est dire si ça va vite. Et c'est aussi ceux qui lavent les corps et qui pratiquent les rites funéraires qui meurent.

Donc ceux qui meurent, c'est ceux qui soignent et ceux qui enterrent. Et je trouve ça glaçant parce que c'est comme si l'humanité devait choisir entre sa survie et son humanité parce que enterré, enfin, j'allais dire on est devenu humain le jour, on a enterré nos morts et c'est quand même des gens qui soignent. Moi ça ça m'a vraiment Pourant on imagine que les soignants sont les premiers à prendre des précautions.

Non parce que le problème c'est que de repérer avant que ça se déclare, ça va très très vite. C'est faut passer du temps. Donc qui passe du temps avec les malades ?

Il débarque. On est dans une région où pas qu'à la guerre, il y a énormément de fièvres qui circulent. Vous avez d'autres maladies, vous avez quand même l'impossibilité d'avoir des vaccins pour des choses don on ne meurt plus ailleurs qui n'acceptent pas.

Donc le temps de comprendre ce qui vous arrive, c'est en gros quand le premier soignant meurt, le premier médecin meurt, qu'on comprend que c'est peut-être plus grave mais là c'est trop tard et comment vous pouvez ne pas pratiquer de r funéraire parce que c'est ça qui nous rend humain. Donc c'est absolument terrible. Et ce qui est réel aussi, c'est que derrière cette triple peine, il y a des vérités qui dérangent, on va le dire, notre confort d'occidentaux qui sommes absolument inconscients de la chance que nous avons de vivre avec la sécurité sociale parce que cette épidémie se propace dans un vide sanitaire que nous avons contribué à créer.

Évidemment, Washington depuis l'arrivée de Trump qui a retiré énormément d'aide à l'Afrique, mais aussi l'Europe qui en a profité pour couper quand même assez drastiquement des aides qu'on offrait et et et j'allais dire d'une manière très égoïste pour nous protéger aussi en Afrique. les ONG qui tenaient les lignes de front, qui maintenaient les chaînes du froid pour les vaccins, ça on a on a l'impression que ça tombe du ciel, mais il faut de l'argent pour maintenir des vaccins à température froide pour pouvoir qu' puisse être utilisé qui former des agents de santé communautaire ferment, partent et réduisent leur effectif. Et c'est pour ça que si le premier cas a priori il est du 24 avril, on n'est même pas sûr parce que comme il y a moins d'ONG sur place, on a beaucoup de mal à suivre tout simplement la chaîne de contamination, ce qui rend plus difficile le fait d'essayer de contrôler l'épidémie.

Et les instances internationales, me direz-vous. Bon, l'OMS elle-même fonctionne sous provision budgétaire avec des financements amputés et une autorité, disons-le, morale, est quand même fragilisée depuis le Covid. ont quitté et les Chinois ne mettent pas autant d'argent même s'ils se ventent d' d'en mettre beaucoup.

Et vous voyez quand même au moment du Covid quand ils ont dit tout va bien madame la marquise le bon docteur Tedros qui quand dans sa jeunesse était médecin dans une guerria marxiste financée par les Chinois a quand même mis un peu de temps avant de couper le commerce et de dire on a un petit problème. Donc tout ça ça a pas servi. Et puis il y a quand même cette réalité.

Moi quand j'entends pas de pandémie internationale moi ce que j'entends c'est un soulagement. Je le redis, ça me dérange un peu. C'est vraiment, je l'ai senti ce matin, ça m'a ça m'a vraiment interpellé.

Et pendant ce temps-là, les frontières de la République démocratique du Condoi avec le Rwanda, l'Oganda, il y a déjà eu un mort à déplorer, le Burundi, le Congo Brazaville, c'est ce qu'on appelle des frontières de papier et d'autant plus que les gens sont outre guerre en panique et il fuit et ils passent. Donc quand on dit régional, c'est que toutes ces tout ces pays risquent d'être touchés et ensuite de se répandre partout sur le continent africain. Alors oui, j'ai beaucoup de mal éthiquement avec la relativisation confortable de l'épidémie régionale et ce qui se passe quand même au Congo, c'est toujours pareil, c'est ce genre de testà dire pour nos fameuses valeurs, c'est que moi je déteste qu'on se gargarise de valeur sans les actes.

Donc ça serait quand même bien d'être à la hauteur de nos principes et encore une fois c'est une question égoïste. Si on veut pas se retrouver avec une épidémie d'ébola ou autre dans notre confort occidental, il faut éviter les épidémies en Afrique ou ailleurs et ça c'est très important. Donc Ebola en RDC, ce n'est pas un problème africain, c'est aussi notre problème.

D'autant plus que nous avons les moyens d'agir et ça ça fait la différence. Ça devient un problème maoray David hein. Ça peut devenir très rapidement un problème maoray puisque il y a il y a il y a un lien de immigration des grandes des régions des grandes lacs et entre entre toute la région des grands lacs et et et Mayotte euh et évidemment on circule librement de Mayotte à la Réunion et de la Réunion à la métropole.

Ouais. Merci à vous trois pour ces parties prix. Merci à vous de nous avoir suiv.