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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 17 novembre 2024 6 minAutoproduitPortrait personnelInstitutions & élections

Philippe de Villiers : "11 novembre 1918 : mon hommage"

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Philippe de Villiers

je vais vous emmener avec moi si vous voulez bien un instant le le 1er août 1914 c'est l'inauguration d'une ligne de chemin de fer dans le bocage vendé1 elle est magnifique elle est toute neuve il des viaduxs splendide mais en fait ce dont je vais vous parler c'est le lendemain parce que le lendemain la gare est pleine la gare regorge de monde et notamment des des jeunes enthousiastes immobilisés en Garance la classe 14 avec le drapeau quand la France voudra le train siffle et fume c'est le signal du grand départ qui est imminent il y a de l'émotion mais c'est festif et Jo on sera bientôt de retour sur le qu les familles font un geste de la main un geste discret affectueux à très vite on vous attend pour les vendanges et accouz aux fenêtres du train à vapeur et des alignements de conscrit du pays alentour des vareuses le horizon qui porte la marguerite à la bouche et la fleur au fusil et dans les escarbilles de la locomotive on entend si flotter les aires de la poollinaire ah que la guerre est jolie elle sera courte c'est une promesse un pronostic juste le temps d'aller moissonner les bches le train s'ébranle et dernier baiser à très vite destination Verdin sur lequel demeure une jeune femme Louise son mari lui a fait ses adieux ainsi qu'à son fils qui s'appelle Jacques il s'appelle Jacques mopilier Le Soldat Louis c'est son épouse et le petit Jacques qui porte le même prénom que lui c'est son fils il a 10 ans sa femme court après lui avant qu'il ne monte dans le train tu nous écriras tu nous écriras tu me promets oui je t'écrirai bien sûr et le petit garçon danscherire papa n'oublie pas ton beret n'oublie pas ton bet le BET c'est le BET de conscrit conscrit de chambretau il ve son béret pour ne pas le perdre et pour exécuter la demande de son fils et puis s'éloigne bientôt le de fumée s vapor sur le viaduc de Barbin c'est fini il faut attendre il faut attendre le retour attendre les lettres attendent les nouels et bientôt c'est le silence et le 11 novembre 1918 et cloche devant le monument au mort Louise qui pleure prend son petit gars dans ses bras le serre et lui murmure à l'oreille de sa mère papa il est où il va revenir bien sûr qu'il va revenir elle sait elle a compris lui pas encore et un an après très exactement 1 an après le 11 novembre 1919 devant le même monument aux morts les gendarmes remettent sur un coussin rouge le dernier vestige retrouvé de son mari un bet le BET défrîchi de conscrit récupéré dans la tranchée des bayonnettes alors Louise ser le BET contre son cœur puiselle le donne à son fils jacqu et là la musique enonne la fanfare de Robert Bru et qu'est-ce qui se passe surprise le petit garçon le petit Jacques il prend le BET il l'embrasse et il le coiffe et là il fait le salut militaire il a 10 ans il fait le salut militaire qui n'a jamais appris le salut devant le monument au Mor où manque le nom de son père pas encore inscrit il fait le salut militaire comme pour dire à son père papa tient bon l'arrière tient bon tout est perdu tout est sauf [Musique]