24/09/2026 - L'invité d'ICI Matin
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est réalisable ? Comment comptent faire les élus ?
- 0:17OuverteRéponse directe
Vous en annoncez 30 000 d'ici à 2040, environ 2000 emplois créés chaque année. Comment vous allez faire ?
- 0:48RelanceRéponse directe
Et qu'est-ce que peut faire une collectivité là-dedans ? C'est pas plus haut que ça se décide ce genre de choses ?
- 1:22OuverteRéponse partielle
Il y a des personnes qui nous écoutent aujourd'hui qui sont à la recherche d'un emploi. 2040, ça peut paraître un peu loin. Est-ce que vous pouvez leur dire dans combien de temps vous aurez des résultats concrets et des emplois à proposer ?
- 2:13OuverteRéponse directe
On va en reparler dans un instant, mais il y a un chiffre aussi que vous avancez, comme un totem un peu, il y aura au total 100 hectares pour l'économie. Ça veut dire quoi ?
- 2:53RelanceRéponse directe
Vous parlez de Carrosse, est-ce qu'elle n'est pas déjà cette commune un peu saturée par les entreprises ? Est-ce que ça ne fait pas trop d'entreprises finalement à terme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17PrésentateurChiffre
« Vous en annoncez 30 000 d'ici à 2040, environ 2000 emplois créés chaque année. »
- 0:50PrésentateurFait
« C'est pas plus haut que ça se décide ce genre de choses ? »
- 1:28PrésentateurFait
« 2040, ça peut paraître un peu loin. »
- 1:39Invité politiqueChiffre
« On va passer les 70 000 défaillances d'entreprises sur un an, donc c'est des records. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« il y aura au total 100 hectares pour l'économie. »
- 2:24PrésentateurFait
« Ça veut dire que la plaine du Var sera couverte d'entreprises dans les prochaines années ? »
- 2:31Invité politiqueChiffre
« D'hectares déjà urbanisés pour l'économie, à peu près 60-70. »
- 2:57PrésentateurFait
« Est-ce que ça ne fait pas trop d'entreprises finalement à terme ? »
- 3:53Invité politiqueFait
« La plaine du Var, le démarrage de l'aménagement est un succès moyen, on va dire ça comme ça. »
- 4:28PrésentateurChiffre
« une baisse de 20 à 30% du budget économique pour l'an prochain. »
- 5:28Invité politiqueChiffre
« On a plus de 50 000 étudiants sur la métropole de Nice. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« Entre du logement saisonnier et étudiant, c'est près de 500 logements qui viennent avec l'école. »
- 6:21Invité politiqueChiffre
« On en a à peu près 1 000 qui sont en cours d'instruction. »
- 6:47PrésentateurFait
« Votre élection qui a fait l'objet d'un recours concernant votre situation, on le rappelle, de chef d'entreprise et les marchés passés avec la ville et la métropole. »
Temps de parole
- Philippe Ippolito74 %
- Présentateur25 %
≈ 5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est l'une des annonces de la rentrée, la métropole de Nice veut créer 30 000 emplois. Alors est-ce que c'est réalisable ? Comment comptent faire les élus ? On en parle avec l'adjoint au maire de Nice en charge de l'économie, il est l'invité d'ici matin. Bonjour Pierre Hippolito. Bonjour. Alors vous venez d'annoncer au chef d'entreprise la volonté de la métropole de Nice de créer des emplois. Vous en annoncez 30 000 d'ici à 2040, environ 2000 emplois créés chaque année. Comment vous allez faire
?
D'abord on va mettre un environnement favorable pour les entreprises. Tout d'abord on a baissé la fiscalité, près de 10 millions d'euros pour les entreprises, donc moins d'impôts pour les entreprises
locales.
Deuxième élément, il va leur falloir du foncier, du foncier pour se développer, puisqu'une entreprise elle a besoin d'espace, elle a besoin de bureaux supplémentaires,
elle
a besoin d'agrandir ses usines pour produire plus, pour recruter. Et donc on va aussi flécher et sécuriser les hectares pour nos entreprises et pour les activités économiques du territoire.
Et qu'est-ce que peut faire une collectivité là-dedans ? C'est pas plus haut que ça se décide ce genre de choses ?
Il y
a
des choses qui se décident au national bien évidemment, les charges sociales, les charges patronales, ça on ne peut pas agir. Par contre on peut agir sur la taxe foncière, la taxe des ordures ménagères qu'on a baissé en avril, comme l'avait promis Eric Ciotti. Et puis après l'aménagement du territoire et aussi une compétence métropolitaine, donc on va pouvoir aussi travailler sur les zones d'activité avec les différents maires de la métropole. On a identifié des zones avec eux, il y en a qui veulent développer leurs emplois sur leurs communes et donc on va les accompagner pour aussi prioriser les activités économiques comme on priorise l'agriculture et le logement de nos actifs.
Il y
a
des personnes qui nous écoutent aujourd'hui qui sont à la recherche d'un emploi. 2040, ça peut paraître un peu loin. Est-ce que vous pouvez leur dire dans combien de temps vous aurez des résultats concrets et des emplois à proposer
?
Tous les jours il
y a
des entreprises qui recrutent, donc il ne
faut
pas perdre espoir. On a une dynamique économique en France qui est défavorable. Les entreprises sont en défaillance, on va passer les 70 000 défaillances d'entreprises sur un an, donc c'est des records. Pour autant il y
a
encore des entreprises qui se créent. Je rencontre tous les jours des nouvelles structures, des start-up qui investissent encore, qui croient en l'entrepreneuriat. Des jeunes aussi qui sortent des écoles et qui font des programmes entrepreneuriaux pour créer leur boîte. Donc il
y a
des boîtes qui se créent, donc il
y a
des boîtes qui recrutent. Et chaque année on va continuer à recruter. Je pense notamment sur l'enseignement supérieur,
il
y
a
beaucoup d'écoles qui
sont en train de se plonger.
Et les écoles c'est aussi des recrutements parce qu'il faut des salariés, des collaborateurs pour l'enseignement supérieur.
On
va en reparler dans un instant, mais il
y a
un chiffre aussi que vous avancez, comme un totem un peu, il y aura au total 100 hectares pour l'économie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la plaine du Var sera couverte d'entreprises dans les prochaines années ?
Non, d'abord 100 hectares, c'est 100 hectares à sécuriser, pas à créer. On ne
va
pas créer 100 nouveaux hectares parce que ça serait un rêve, mais on ne les aurait
pas. On est à
combien actuellement
? D'hectares déjà urbanisés pour l'économie, à peu près 60-70. Donc on en a une trentaine à créer. Donc c'est déjà beaucoup plus mesuré. Mais pour autant,
il
faut déjà aussi sécuriser ceux qui sont fléchés plus ou moins à l'économie ou qui peuvent l'être. Je pense notamment à la zone d'activité de Carrosse à La Grave, à Saint-André-de-la-Roche, au moyen pays où il y a quelques petites zones aussi à créer.
Vous parlez de Carrosse, est-ce qu'elle n'est pas déjà cette commune un peu saturée par les entreprises ? Est-ce que ça ne fait pas trop d'entreprises finalement à terme ?
Je pense qu'il n
'y a
jamais assez d'emplois quand je vois le taux de chômage. Donc l'objectif c'est quand même d'arriver à moins de chômage pour que tout le monde trouve du travail.
Et
pour les habitants, de se retrouver avec tant d'entreprises autour d'eux, ça
ne dénature pas un peu ? Écoutez, la zone d'activité de Carrosse, elle existe déjà. L'idée c'est de densifier là où ça existe déjà. Donc quand vous avez une entreprise en bas d'une vallée, dans une zone industrielle qui fait 3 mètres de haut, si elle passe à 6 ou 9 mètres de haut, je pense que ça ne gêne personne. Puisque des fois, à côté, il y
a
déjà un bâtiment qui fait 9 ou 12 mètres. Donc franchement, si on peut densifier là où c'est déjà présent, c'est là où il y
a
le moins d'impact pour les résidents. Et puis les résidents, s'ils travaillent à Carrosse, ils sont bien contents de trouver un emploi à côté de leur lieu de travail, surtout vu le prix du gasoil et le prix des déplacements professionnels.
C'est vrai qu'on parle quand même pas mal dans la plaine du Var de bétonisation, de circulation. Ça aussi, il faut peut-être le prendre en compte pour justement attirer aussi les entreprises et les salariés.
Tout à fait, je pense qu
'il
faut un environnement qui soit favorable. La plaine du Var, le démarrage de l'aménagement est un succès moyen, on va dire ça comme ça. Donc on va prendre la mesure de ce qui n'a pas marché et regarder ce qu'on peut faire pour que ça marche mieux. Donc il va falloir qu
'on
soit plus aéré, plus vert aussi dans l'aménagement. Sophia Antipolis a été un bon exemple d'aménagement économique qui n'a pas dénaturé son environnement. Donc on peut aussi travailler des entreprises avec de l'emploi, avec du logement, avec des parcs, avec des services publics, ce qui est important pour nos citoyens et c
'est
le retour que j'ai.
Et plus d'emplois en annonçant en même temps, et c'est Éric Ciotti qui le fait, le maire de Nice et le président de la métropole, une baisse de 20 à 30% du budget économique pour l'an prochain. Est-ce que c'est compatible de proposer plus d'emplois et d'en même temps baisser le budget économique
? Tout
à fait possible, puisque j'ai aussi à la charge de gérer avec les services le budget de notre direction économique. Donc on va faire des économies, des économies de fonctionnement, pas forcément d'investissement mais de fonctionnement. C'est-à-dire qu'on va mieux dépenser. Et aujourd'hui, avec le budget qu'on va proposer, on fera aussi bien voir mieux que ce qu
'on
faisait avec moins. Donc on peut faire mieux avec moins des fois, c'est pas qu'une question d'argent. Plus on dépense, on n
'a
pas forcément plus de résultats.
Vous avez évoqué tout à l'heure aussi l'enseignement supérieur. Il y
a
Vattel, il y a Ferrandi, l'extension de l'EDEC. Est-ce que votre stratégie,
c
'est de faire finalement de Nice une ville plus universitaire qu'avant,
plus qu'elle ne l'est
aujourd
'hui ? Clairement, j'ai aussi à la charge l'enseignement supérieur. C'est la première fois que l'économie et l'enseignement supérieur sont pilotés par la même personne. C'est une chance qu'Éric Ciotti ait un signal fort qu'il a voulu lancer. L'enseignement supérieur doit être une stratégie clairement de développement. On doit devenir encore plus une ville étudiante. On est en train de le devenir. On a plus de 50 000 étudiants sur la métropole de Nice. Et la plaine du Var doit être aussi à vocation de l'implantation de nouvelles écoles, comme vous avez cité Vattel, Ferrandi notamment, l'extension de l'EDEC. Donc il y a énormément d'écoles qui s'implantent et qui se développent.
Et ISART aussi, l'école numéro un de jeux vidéo. C'est un peu notre polytechnique des jeux vidéo et on l
'a
à Nice. Donc il faut qu
'on
les accompagne dans leur développement pour pouvoir encore faire grandir l'écosystème étudiant. Mais les étudiants,
il
leur faut aussi du logement étudiant.
Et
c'est ça la question, justement, le logement étudiant. Déjà que c'est compliqué aujourd'hui, si on rajoute encore des écoles, comment on va faire ?
Par exemple, Vattel vient aussi avec un projet de logement étudiant. Entre du logement saisonnier et étudiant, c'est près de 500 logements qui viennent avec l'école. C'est-à
-dire
qu'on prévoit le logement en même temps que l'implantation de l'école. Donc on a un gros plan de développement étudiant et vous le verrez dans les prochains mois.
Il
y
a
quand même beaucoup de projets qui sont en train de sortir. Avec ma collègue Marie-France Césarie, on travaille énormément à l'implantation de nouveaux logements étudiants. Donc ça, c'est à peu près dans les tuyaux. On en
a
à peu près 1 000 qui sont en cours d'instruction. Puis après, les étudiants, ils n'ont pas forcément besoin que d'un logement aussi. Une école, un logement, puis un environnement favorable, des loisirs, de la restauration adaptée à leur pouvoir d'achat. Et c'est ça qu'il faut qu'on arrive à créer aussi dans la plaine du Var, cet écosystème favorable pour être attractif pour les étudiants. Et qu'on se dise, Nice est une ville étudiante.
J'aimerais évoquer quand même, pour terminer avec vous, votre élection. Votre élection qui a fait l'objet d'un recours concernant votre situation, on le rappelle, de chef d'entreprise. Et les marchés passés avec la ville et la métropole. Qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui à ceux qui estiment qu'il y avait incompatibilité avec votre candidature ?
Tout d'abord, c'est la loi qui le décidera et le tribunal. Après, je trouve que c'est bien que les chefs d'entreprise puissent s'engager en politique pour avoir une vision un peu différente. Historiques n'ont pas forcément marché, donc essayons de prendre aussi des profils un peu différents. Moi, je conseille à tous les chefs d'entreprise et tous les citoyens actifs de s'engager en politique. Mais c'est vrai qu'a priori, les chefs d'entreprise ne
sont
pas forcément très bien perçus quand ils arrivent en politique. Je pense qu'il y en a certains peut-être qui ont un peu peur. Et si vous êtes inéligible, qu'est-ce que vous ferez
?
Je ne me pose pas la question. Pour l'instant, je suis éligible. De toute façon, si je devais être condamné, je ferais appel quoi qu'il arrive. Je suis encore de nombreux mois présent aux côtés d'Eric Sotti à la métropole à la
ville
de Nice. Donc je me concentre sur mon travail, sur mon engagement. Et chaque jour suffit sa peine. L'important, c'est les niçois et les niçoisins.
Merci beaucoup Pierre-Élipolito. Je rappelle que vous êtes adjoint au maire de Nice en charge de l'économie.