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DébatGabriel Attal (sur YouTube)· 28 août 2025 100 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

EN DIRECT | LA FRANCE PEUT-ELLE RESTER DANS LE JEU ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 33 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00RelanceRéponse partielle

    Si vous aviez géré vos sociétés comme le pays est géré depuis 8 ans, seriez-vous en liquidation judiciaire ?

  • 30:00RelanceÉludée

    Est-ce que vous n'avez pas peur d'avoir une responsabilité dans le chaos économique ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la dissolution est une solution pour sortir de l'instabilité ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les trois mesures essentielles pour relancer l'économie ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Où vous situez-vous sur les normes écologiques : stop ou encore ?

  • 1:10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il changer le statut de la fonction publique ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Musique] Pour terminer cette rêve 2025 va débuter. Pour terminer cette rêve 202. Je me demande pourquoi vous êtes aussi nombreux les uns les autres.

Cours de tennis. Je demande pourquoi vous êtes aussi nombreux les autres. C'est ce que l'on va découvrir sur ce central Philipp Charier.

On va accueillir les invités de la R25 et du MD au micro d'apoline de merci d'accueillir les différents représentants de différents partis politiques. s'il vous plaît marelier Gabriel Bruno et J sont vos invités s'il vous plaît Bruno et sont vos invités s'il vous plaît vos invités s'il vous plaît vos s'il vous plaît Alors on la photo. On va accorder quelques instants à la presse.

On va attender quelques instants la presse. On va attender quelques instants à la presse. Quelques instants pour la photo tant attendue.

Ici au cœur de la R 25 le débat l'événement. Ici au cœur de la présence 25 le débat l'événement ici au cœur de la présence 25 le débat l'événement ici au cœur de la débat. On va vous inviter à rejoindre nos places s'il vous plaît.

Merci au journalistes à la presse s'il vous plaît. On va vous inviter à rejoindre s'il vous plaît. Merci au journalistes à la presse s'il vous plaît.

Cux qui représentent les différents partis politiques évidemment qui ont certainement envie de répondre à l'actualité et à ce qu'ils ont pu entendre tout à l'heure des discours premier ministre. Cheroli, soyez les bienvenues mesdames et messieurs les invités également. Merci dans le saldames et messieurs de vous installer.

Apoline de la Malerve, c'est à vous s'il vous plaît. Et bon, bonsoir à tous. Très attendu ce débat.

C'est un véritable débat des présidentiels avant l'heure, j'ose le mot parce que chacun de vous, si une campagne commençait demain, qu'elle soit d'ailleurs pour les législative ou pour les pour la présidentielle, vous seriez sans doute soit celui qui l'incarne, soit celui qui porte cette campagne. La rentrée politique et économique, elle se joue maintenant. Elle se joue ce soir.

Quand le MEDEF m'avait proposé, Patrick Martin, d'animer ce débat avec les chefs de parti, j'ai bien sûr dit oui parce que je me suis évidemment tout de suite dit que c'était inédit et je crois que ça l'est de vous voir les représentants des six parties ensemble débattre. J'ai mesuré immédiatement le poids politique de cette rencontre mais je vais être tout à fait honnête, je n'avais pas imaginé que ce serait aussi aigu, aussi vital, j'allais dire évidemment dans le contexte actuel. Bonsoir Jordane Bardélin, Bruno Retaillot, Gabriel Atal, Marine Tondelier, Fabien Roussel et Manuel Bompard.

Vous êtes le président du Rassemblement national, le président des LR, le secrétaire général de Renaissance, le secrétaire national, la secrétaire nationale des écologistes, le secrétaire national du Parti communiste français et le coordinateur de la France insoumise. La France peut-elle rester dans le jeu ? Voilà le thème du débat ce soir.

Alors, d'abord, nos règles du jeu et elles ont été éductées en accord avec chacun de vous. Vous avez accepté de débattre ensemble de l'avenir économique de la France face au chefs d'entreprise français ici à Roland Garos. C'est face aux téléspectateurs puisque nous sommes également diffusés en direct sur BFM TV.

Vous commencerez chacun par exposer votre diagnostic, vos solutions, l'avenir économique de la France. Il commence tout de suite. François Bairou était là il y a peu de temps et il l'a redit.

Pour lui, la France est en danger. Tout le monde, je crois, a conscience de la crise politique, démocratique, économique à laquelle on fait passe. Il a décidé de jouer sa peau.

Pour lui, c'est la confiance ou le chaos ? Et c'est au fond la question que je vais vous poser parce que vous êtes deux ici et seulement deux à avoir déjà dit que vous voteriez cette confiance. Gabriel Atal et Bruno Retaillot.

Les quatre autres, vous l'avez déjà annoncé, vous ne voterez pas cette confiance. Alors, la première question, c'est tout simplement de savoir si vous n'avez pas l'impression les uns et les autres de faire basculer le bateau puisqu'il dit qu'il est en train de couler, de le faire couler totalement. Jordan Bardélin, bonjour à tous.

Permettez-moi d'être direct puisqu'on est aujourd'hui face à des chefs d'entreprise qui aiment aller vite prendre des décisions. Si vous chef d'entreprise euh vous aviez géré vos sociétés comme le pays est géré depuis 8 ans et plus et vous seriez très certainement en liquidation judiciaire. Je sais à quel point l'incertitude, l'instabilité du moment est probablement pour vous le pire boulet qui est aujourd'hui attaché au pied de notre nation et au pied de notre pays.

J'aimerais rappeler que euh face à ce chantage que dans lequel s'est lancé le premier ministre sur le thème moi chaos qu'il y a 12 mois, il y a eu des élections législatives et que lors du second tour des élections législatives, un certain nombre de partis politiques se sont mis autour de la table et ont décidé de s'unir pour empêcher le Rassemblement national d'avoir une majorité et par conséquent pour priver le pays d'une majorité claire, d'un cap clair pour avancer. Nous avions dit à l'époque que ces accords contre nature de second tour allaient plonger le pays dans une instabilité. Je crois qu'on ne sortira de cet impasse et de cette instabilité qu'en revenant devant les Français parce que rien ne peut émerger de solide, de stable, de durable dans ce parlement.

Par conséquent, moi je plaide pour une solution la plus démocratique qui soit, c'est le retour aux urnes, soit par une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, étant entendu qu'il faudrait éviter peut-être de faire des accords contre nature au second tour et d'accepter la volonté des Français, soit par une nouvelle élection présidentielle. entre nous, je ne vois aucune autre solution pour sortir de cet impasse, pour retracer un cap, offrir une vision au pays et remettre le monde économique sur le chemin de la lisibilité et de la stabilité. Le mot incertitude, le mot chaos, ils ont été prononcés aussi par Patrick Martin face à cette cette période qui s'ouvre.

Est-ce que vous n'avez pas peur d'avoir une responsabilité là-dedans Marine Tondelier et ensuite chacun de vous ? Mais les écologistes ont toujours une attitude responsable. Il y a pas de problème.

Moi, j'ai lu dans le Figaro euh le récit du début de votre événement et les déclaration des chefs d'entreprise. J'ai lu qu'un chef d'entreprise disait "On en a marre de fêter des pendaisons de crémaillère à Matignon." Bon, la différence c'est que nous on n'est pas invité.

J'ai aussi des chefs d'entreprise qui faisaient part, c'était assez unanime, de leur inquiétude pour le contexte économique du pays. Et je rappelle que oui, monsieur Baou a dit que la France était donc un bateau dont la coque était percée et où les oppositions diraient en gros "Ne t'inquiète pas Simon, tout va bien se passer." Bon Simon est inquiète mais les chefs d'entreprise sont inquiets aussi et nous on est inquiet aussi.

Tout le monde est inquiet. Et ce que me dit pas monsieur Baou, c'est que ce bateau, le capitaine est Emmanuel Macron et que tout l'équipage également est macroniste. Et donc que si la solution quand ce bateau part à la dérive, c'est de laisser les mêmes aux commandes, ça ne fonctionne pas.

J'ai aussi entendu monsieur Bonpard, pas celui de la France insoumise, celui de Carrefour Alexandre dire que et il a pas été le seul qu'au moment de la dissolution, ça avait dévissé dans l'économie. C'est aussi le moment où ça ça enfin ça s'est emballé sur l'écart par exemple dans dans le les taux d'intérêt France-Allemagne. Ça a été un moment de rupture économique et c'est pas nous qui l'avons provoqué.

C'est un président de la République qui a décidé tout seul. D'ailleurs, je crois que monsieur Atal a été au courant après Pascal PR, ce qui est quand même un problème. Donc c'est ça responsabilité.

Faut pas rejeter la responsabilité sur les autres. Il vut répondre. Est-ce que est- ce que je réponds surtout, c'est que oui, ça a dévissé au mouvement de la dissolution et ça a dévissé pendant 3 mois sur les carnets de commande, sur les investissements.

C'est vous qui le dites. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu cette dissolution.

Il y a eu le temps des élections et puis il y a eu de l'en sur la décision que vous prenez aujourd'hui. Ce pays a une histoire, les choses viennent de quelque part. Quand on dit aujourd'hui, il y a une dette de 3000 milliards d'euros, elle était à 2000 milliards d'euros au début du mandat.

Et c'est pas nous qui étions ni président de la République, ni à Matignon, ni nulle part dans le gouvernement. Donc je veux bien qu'on explique que tout est de notre faute et comme l'a dit François Bairou hier, il n'y a pas d'autres méthodes possibles. Ça m'a rappelé Margarette Toucher.

There is no alternative. C'est pas un enfin on peut pas convaincre des gens disant bon bah en fait on n pas le choix, c'est comme ça, ça ne marche pas. Et la dissolution qui a été voulue par ce président a créé une crise économique, une crise démocratique.

Surtout si c'est pour faire des élections. J'entends que monsieur Bardella veut refaire une dissolution. Enfin, si c'est pour faire retourner tout le monde aux urnes et pas suivre le résultat des élections, c'est quand même compliqué.

Et puis ceux qui s'occupent de la dette savent aussi que organiser des élections, ça un peu ça ça prend un peu d'argent aussi. Et on entend les patrons qui réagissent. Euh Fabien Roussell, Manuel Bonpa, cette décision que vous avez prise de ne pas voter la confiance, elle est elle est cohérente mais dans le contexte actuel, est-ce que vous acceptez cette alternative ?

Est-ce que c'est en effet la confiance ou le chaos ? Mais on peut pas réduire euh la situation de notre pays à euh la confiance ou le chaos parce que c'est c'est pas comme ça que ça se pose. La France est un beau pays.

La France a plein d'atouts. La France a plein de richesse, plein de talent, plein d'énergie. Or, année après année, politique après politique, gouvernement après gouvernement, on voit la France s'enfoncer dans la crise alors que les défis face à nous sont immenses.

La guerre est en Europe, on a un président, une administration américaine dure avec le continent européen. On a besoin d'une France forte, une France unie, une France prête à affronter ces toutes ces situations mais on a face à nous un gouvernement, des gouvernements qui nous affaiblissent. qui affaiblissent notre pays.

On est au bord du déclassement et on a des Français, des concitoyens, des salariés qui sont épuisés, des chefs d'entreprise eux-mêmes qui n'ont pas de lisibilité sur les années qui viennent. Et à un moment donné, on ne peut plus avancer dans ces conditions-là. On a besoin justement de d'avoir un cap nouveau et de sortir des dogmes dans lesquels notre pays est enfoncé depuis des années et et donc de sortir des politiques qui ont creusé sur le qui ont creusé le déficit, qui ont abîmé nos services publics, qui ont désindustrialisé la France, qui nous ont fait perdre nos atouts y compris en matière énergétique.

On a besoin d'une France forte et d'un état stratège qui intervient, qui planifie, qui donne confiance. C'est notre combat et c'est la raison pour laquelle moi la question c'est pas de savoir si monsieur Berérou doit rester à la tête du gouvernement. Il y en a certains sont obsédés par les élections.

Moi, je suis obsédé par une idée, c'est de retrouver euh euh une France qui a un cap et et surtout d'avoir un changement de politique. C'est ce que ce à quoi nous appelons euh et c'est pour ça que nous présentons un pacte d'avenir pour la France avec des propositions, on va en reparler après. Mais ce qui est important pour nous, c'est avoir un changement politique, un cap nouveau pour la France et de trouver le moyen d'être rassemblé.

Et vous allez et vous allez pouvoir débattre aussi justement de cette question du curseur entre libéralisme, étatisme, la question du rôle des entreprises, de la fiscalité, de l'État, des normes. Mais effectivement Manuel Bompard, est-ce que c'est le chaos ou la confiance ? Bonjour.

D'abord, d'abord, je veux remercier Patrick Martin et le MEDEV d'avoir organisé cet échange. Vous le savez, c'est pas courant pour la France insoumise, le coordinateur de la France insoumise d'être devant vous, mais je crois que dans ce moment politique là, c'est important qu'on puisse se parler avec franchise et présenter les différentes options politiques sont sur la table. Moi, je suis là pour vous parler avec franchise et donc la réalité c'est la question de monsieur Bairou.

Derrière la question de monsieur Baou, c'est la question de la politique qu'il propose et donc du budget qu'il propose pour cette année. Et la question qui nous est poser, c'est de savoir si le budget que propose monsieur Baou pour cette année est de nature à améliorer la situation de notre pays. Monsieur Baou peut dire c'est la confiance ou le chaos, mais les difficultés sociales, économiques, écologiques, démocratique, international, elles sont déjà là aujourd'hui.

On a atteint dans notre pays un record historique de pauvreté. Pour la première fois depuis des années et des années, les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse. Il y a des records dans les faillites des entreprises.

Et ça, c'est pas le fait qu'on ne va pas voter la confiance de monsieur Baot qui est responsable de cette situation. Le budget de l'année qui vient de s'écouler, de l'année que nous vivons en ce moment a déjà réduit à peu près la croissance par deux. Si le budget proposé par monsieur Bairou devait voir le jour, il aurait encore des effets récessifs sur la croissance.

Et vous le savez comme moi. Parce que dans un pays dans lequel vous avez à peu près 50 % de la richesse produite chaque année qui est tirée par la consommation populaire. Si votre politique est une politique d'austérité économique, si votre politique est une politique de réduction du pouvoir d'achat des Françaises et des Français, à la fin, ça se traduit y compris pour les chefs d'entreprise, y compris par pour les entreprises par des carnets de commande qui sont plus faibles, par une consommation populaire qui est plus faible et donc par des entreprises qui ont des difficultés économiques.

Donc moi évidemment que je vais voter contre la confiance de monsieur Baotou et ça sera le cas des parlementaires insoumis pour une raison simple, c'est qu'il faut changer mais complètement radicalement et totalement de logique économique. Aujourd'hui, on a besoin de faire l'inverse la politique de l'offre. Et pardon, je sais que ce que je vais dire ici peut-être ne vous conviendra pas mais moi je préfère le dire avec franchise et avec honnêteté.

La politique de l'œuvre qui est de l'offre qui est à l'œuvre dans ce pays depuis des années et des années montre à quel point elle nous amène aujourd'hui dans le mur. Et monsieur Baïou propose de continuer cette politique de l'offre. Moi, je pense qu'il faut faire l'inverse.

Une politique de la relance, de la relance sociale, de la relance écologique, une politique de reprise des investissements publics, une politique de pouvoir d'achat qui permet ensuite de relancer la machine économique. Là, vous êtes en train de développer vos propositions. Je je je j'y vais direct parce que je pense que c'est le sujet important.

Mais donc vous voyez bien que le sujet il peut pas être posé en terme moi ce que je pense c'est que la responsabilité c'est précisément d'empêcher le chaos et pour empêcher le cha il faut empêcher monsieur Baou de présenter son budget Bruno Retaillot Gabriel Atal vous voterez cette confiance et en même temps l'un comme l'autre vous voulez des ruptures. Vous le dites. Vous dites on ne peut pas continuer comme ça.

Il faut des changements. Il faut une rupture à la fois sur la question de la fiscalité du rôle de l'État du modèle social même. Est-ce que en prolongeant, en continuant, on peut quand même proposer une rupture ?

Bruno Rota d'abord je ne voterai pas puisque je suis ministre. Tout à fait. Enfin disons vous êtes également vous avez également votre casquette de président d' et et ils auront leur rôle à jouer.

Absolument. Absolument. Mais je voudrais vous remercier d'abord remercier Patrick Martin, tous les entrepreneurs de France qui sont ici et vous remercier de me donner l'occasion de parler d'autres choses que des questions sécuritaires, même si je pense que la liberté et l'ordre ce sont deux deux frères siamois ou deux sœurs siamoises.

Euh moi je pense qu'on est arrivé au bout d'un système. La question qui sera posée le 8 septembre c'est pas de voter pour ou contre monsieur Berou. Ça n'est pas un référendum.

C'est de partager un diagnostic. Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut non pas le réparer le système, il va changer de pied évidemment mais ça ça sera pour 2027.

Simplement ce que moi j'observe c'est que on ne peut plus vivre dans un système et ce sera la rupture qui est un système socialtatiste. C'est tout. Je me souviens de la phrase de Ronald Rean que vous avez en mémoire qui décrivait assez bien la situation française il y a plus de 20 ans.

Voilà. Tout ce qui bouge, on le taxe. Ce qui bouge encore, on le réglemente.

Et ce qui bouge plus du tout, on le subventionne. On en est là. Donc il faudra impérativement il a le droit aux applaudissement dire la vérité au français sortir des bonniments qu'on nous a raconté et notamment la gauche depuis des années.

Un travailleer moins vous vivrez mieux de la dépense publique c'est ce qui fait la qualité des services publics. Si c'était le cas on serait à l'avant-garde du bonheur universel et 3. La dette c'est pas un problème.

C'est une ovation dans la salle du MD. Et par conséquent, on ne peut plus vivre pour très concrètement, vous vous rendez compte l'an prochain, la richesse que vous contribuez à créer, vous les entreprises avec vos salariés, 50 milliards d'euros en plus en 2026. Si on ne fait rien, l'accroissement de la dépense publique tout compris, ce sera 60 milliards.

Donc vous voyez bien que la dépense publique désormais et la croissance sont totalement déconnectées. L'une est en train de cannabaliser l'autre et il faudra prendre un certain nombre de décisions. Mais au moins, pourrait-on s'accorder sur le fait que on arrive au bord du gouffre ?

Vous savez, moi j'ai toujours été un opposant àel Macron. Je me suis engagé dans un gouvernement parce que j'avais peur du pire, le chaos et aussi la gauche mélanchonisée. Donc, j'ai pris mes responsabilités pour donner à la France un peu de stabilité mais demain, je pense qu'il faudra des ruptures encore plus franches.

Gabriel Atal, je précise, je précise effectivement pour ceux qui nous qui nous regardent en dehors de cette enceinte de Roland Garos que vous avez à trois reprises donc applaudi Bruno Rotaillot. Vous vous n'y aviez pas eu le droit ni les les uns et les autres. On verra Gabriel Atal.

Euh Gabriel Atal, à vous. Ah, je vais je vais peut-être vous surprendre à Pauline de Malerbe en vous disant que la date la plus importante pour moi n'est pas le 8 septembre, c'est le 31 décembre. Moi, je veux que notre pays le 31 décembre, il ait un budget pour l'année prochaine.

Je le veux pas pour moi, je le veux pas pour nous les politiques, je le veux pour vous les chefs d'entreprise. Parce que qu'est-ce que vous nous dites quand on échange avec vous ? Que vous voulez savoir à quelle sauce, pardon pour l'expression, vous allez être mangé l'année prochaine en terme fiscal, en terme normatif parce que vous faites face à la concurrence et que vous avez besoin de visibilité.

Donc la seule question qui vaille pour le 8 septembre, c'est pas chaos, stabilité et cetera, c'est est-ce que faire chuter le gouvernement le 8 septembre facilitera l'adoption d'un budget d'ici au 31 décembre dont les entreprises, notre économie et notre pays a besoin ? Je suis convaincu que la réponse est non. C'est pas vrai, comme ils vous le disent, que ça faciliterait les choses de faire chuter le gouvernement ou de retourner aux élections.

On a besoin d'un budget. Vous nous demandez des solutions, ils vous disent 10 solutions. Nous, on vous propose de travailler à tous, toutes les formations politiques pour être capable, alors ça sera peut-être pas le budget du siècle, sera peut-être pas parfait, mais au moins de savoir comment on passera l'année en terme fiscal et en terme normatif l'année prochaine dans un contexte extraordinairement bouleversé à l'international.

Ensuite, évidemment qu'il faudra une rupture parce que le monde a changé. On s'efforce de faire tourner le pays avec un modèle issu de 1945. La France peut pas tourner en 2025 avec un modèle de 1945.

Tout notre modèle institutionnel, social, applaudissement, économique a été construit à une époque qui n'a plus rien à voir. Pardon, mais après la Seconde Guerre mondiale, on avait une démographie qui explosait. Aujourd'hui, on a une population qui vieillit.

Après la seconde guerre mondiale, on avait une économie qui était tirée par la consommation, le marché intérieur. Aujourd'hui, on a une révolution absolue qui est devant nous, on en a pas parlé pour l'instant, c'est l'intelligence artificielle. Après 1945, on parlait de météo, on parlait pas de dérèglement climatique.

Tout ça, ça nous impose de changer profondément de modèle. C'est d'une réinvention de notre modèle dont la France a besoin. Et c'est à ça que je veux m'atteler avec Renaissance.

Chacun allez-y vous disiez non je dirais à Gabriel Atal que quand même son modèle économique c'est 30 dernières années il a pas beaucoup changé parce que on vit sur le même modèle économique depuis 30 ans 40 ans. D'ailleurs, même le Premier ministre l'a dit quand il a fait sa conférence de presse, c'est-à-dire on est dans un un système de concurrence libre et non faussée en Europe. Un système où on a continué où on donne de plus en plus d'aide publique aux entreprises.

On va en parler un système où justement au nom des libéraux on a dénoncé, vous avez dénoncé monsieur Retaillot, monsieur Atal, vous avez dénoncé l'État providence, l'État qui l'état qui nous protégeait, l'État qui planifiait tout ça vous avez tapé dessus et vous avez aujourd'hui un état affaibli. Vous avez des services publics affaiblis et vous avez des Français épuisés. épuisés parce qu'ils sont menacés dans leur vie à cause des narcotrafics, à cause de l'insécurité, menacés dans leur santé parce que les hôpitaux ferme menace leurs enfants ne se sont pas en sécurité dans les écoles, il manque des des des enseignants et vous trouvez que on en fait beaucoup mais au contraire c'est bien la raison pour laquelle on a besoin de changer de paradigme parce que vous avez appauvri la nation, appauvri l'état j'aimerais bien aussi faire vous faire sortir de l'ambigué Jordan Bardella dans un sens parce que là, on a vu effectivement d'un côté une politique quand même qui est plutôt ce qu'on pourrait appeler la politique de la demande.

Vous l'avez d'ailleurs tout à fait assumé comme telle Manuel Bonpard à l'instant. Je pense qu'on peut dire que Bruno Retaillot comme Gabriel Atal et d'ailleurs c'est sans doute la raison pour laquelle vous avez été spontanément applaudi. Vous seriez du côté d'une croissance tirée par les entreprises par les initiatives individuelles.

Et vous Jordan Bardelin, je je me demande toujours est-ce que aujourd'hui vous êtes plutôt du côté de l'offre ou du côté de la demande ? Je voudrais vous vous poser la question dans un instant mais Gabri que vous puissiez commencer à débattre. Non, pour que chacun puisse s'exprimer, je répondrai rapidement juste sur un des points de Fabien Roussell.

C'est un vrai désaccord qu'on a. Je sais qu'il est partagé par ailleurs par vos voisins. Moi, je le dis, je ne supporte plus vous entendre parler de cadeau au patron quand on parle des baisses d'impôts.

Je ne le là vous là vous là vous êes espéri là, vous saviez. Il est jaloux parce qu'il avait pas été accueérent avec ce que je défends pardon mais c'est une méconnaissance totale de la situation économique internationale aujourd'hui et de la compétition à laquelle nos entreprises font face à l'international et c'est une méconnaissance totale de ce qu'est l'entreprise. L'entreprise c'est pas un patron, c'est une équipe où chacun à sa place et chacun avance ensemble face à la compétition internationale.

Vous voulez leur rajouter des boulets au pied en augmentant leurs impôts, en augmentant leurs taxes pour augmenter la dépense publique. J'ai un vrai désaccord avec vous que j'assume sur ce point. Marine Tulier, je voulais quand même, j'ai conscience que je suis partie pour moins me faire applaudir que que monsieur Rataillot et monsieur Atal, mais c'est comme ça on est venu débattre et pour vous donner notre avis en toute sincérité.

La première chose, c'est que j'entends sans cesse de votre bouche que l'argent est rare dans ce pays, que l'argent public est de plus en plus rare et que il faut agir sous la dette. Mais j'ai l'impression que l'argent public est rare pour tout le monde, sauf pour les aides aux entreprises. Et moi, je veux qu'on pose ce sujet.

Bien sûr qu'il faut aider les entreprises. Mais bien sûr qu'il faut aider les entreprises. Là, on en avait pas eu jusqu'à présent.

Mais je je veux bien me prendre des leçons de constructivité, de responsabilité, mais ce que vous venez de faire est assez intéressant. Il y a pas de problème pour aider les entreprises, mais comment on les aide ? Est-ce qu'on peut débattre un moment de la conditionnalité des aides dans ce pays qui soit soumis à des critères de non délocalisation ?

Mais je pense à des amendements que j'ai fait à la région Haut-Fance où tout le monde dis les écolos, c'est toujours les mêmes amendements. Puis même Xavier Bertrand maintenant face à Arcelor se dit ça aurait peut-être pas été bête à des critères sur la parité dans les entreprises, sur le sur les des critères sociaux, des critères environnementaux, c'est logique. Toutes les collectivités qui demandent des aides ont des critères.

Pourquoi les entreprises en auraient pas ? Puis je sais aussi qu'au sein des entreprises, il y a des débats que vous avez conscience que certaines entreprises, peut-être pas celles qui en ont plus besoin, sont beaucoup plus aidées que des plus petites entreprise. Et que c'est d'ailleurs la même chose dans l'agriculture qu'on entend beaucoup d'agriculteurs dire que la vie est dure et c'est vrai, c'est le métier qui a le plus de taux de sucide dans ce pays.

Je suis une petite fille d'agriculteur, je suis très sensible à cette détresse mais pourquoi c'est toujours les plus gros agriculteurs qui touchent le plus d'aides publics que sont des aides à l'hctare et que ce cri crève sont relativement moins aidés ? Moi, j'ai un sujet, je veux qu'on puisse se poser cette question. Et puis euh, monsieur Atal, j'ai entendu votre tirade, c'était très émouvement, mais vous ne convaincrez personne dans ce pays tant que les inégalités contribueront de s'acroître parce que augmenter la dette de 1000 milliards d'euros en 8 ans en commettant le double exploit déjà de ne pas préparer l'avenir sur le plan environnemental, c'est 43 reculs environnementaux depuis le début de l'année et on on parlera d'environnement, j'ai j'ai prévu d'autres développements plus tard, mais sur le social, comment vous voulez-vous et même vous de chef d'entreprise qui êtes peut-être plutôt dans une meilleure situation économique pour certains par rapport au SD Français, vous pouvez l'entendre quand les 500 personnes les plus riches dans ce pays, je peux terminer monsieur Bardella tout va bien.

Quand les 500 personnes les plus riches de ce pays ont vu leur patrimoine, leur fortune doublée entre 2017 et 2023 et que dans le même temps, il y a 9,3 millions de pauvres, il y a jamais eu autant de pauvres dans ce pays depuis 30 ans. Depuis 30 ans. et que quand on a le SMIC ou moins, 42 % des personnes qui sont concernées par ça, le SMIC ou moins sautent au moins repas par jour pour des questions financières.

Comment voulez-vous que le pacte social tienne ? Et si le pacte social ne tient pas, mesdames et messieurs, l'économie ne tiendra pas non plus. Évidemment que ça va faire des greffes, des mouvements sociaux, mais c'est un sujet qu'on doit adresser ensemble.

Moi si je suis venue aujourd'hui, c'est pas pour vous entendre applaudir monsieur Retaillot et me sifflez-moi et puis je vais vous dire les écologistes, on n'est pas arrêté par ça. Je suis venu pour vous tendre la main et pour vous dire travaillons-y ensemble parce que même pour les affaires, ce qui est en train de se passer n'est pas bon. La dissolution c'est pas bon.

Les tergiversations et le manque de prédibilité c'est pas bon. Et c'est pas bon pour vos entreprises mais c'est pas bon non plus pour nos mairies écologistes. Quand enfin je donnerai un exemple plus tard là-dessus sur les fe mais franchement prévisibilité vous allez pouvoir en débattre parce que je crois vraiment qu'il y a un clivage aussi sur cette question.

Il y a pas de problème. On n pas d'accord sur on n pas enfin on peut être d'accord ou pas sur la mesure mais sur faire travailler des villes pendant des années là-dessus pour les laisser tomber à la fin en disant on supprime l'aide à la conversion des véhicules. Bah comment ils font les gens alors la question de l'imprévisibilité.

Mais on peut pas changer d'avis toutes les tr semaines. En fait dans un pays c'est pas possible quand on échappe d'entreprise et c'est pas possible quand on dirige des villes écologistes ou d'autres. Donc on demande de la prévisibilité et j'ai commis l'exploit de me faire applaudir aussi au MDA.

Je rentre dans le club privilégié de Messieur Atal et Retaillot. J'en suis très fier. Jordan Bardellin.

Je vais vous dire, je suis très étonné de vous voir euh applaudir des gens qui ont fait 1200 milliards d'euros de dette en 10 ans dans notre pays. Alors moi, messieurs, je bois vos paroles mais quand je vous écoute, je me dis dommage que vous n'ayez pas été au pouvoir ces 10 dernières années parce qu'aujourd'hui au moment où on se parle, la France empreinte plus cher que la Grèce, que la Slovénie, que le Portugal. qui l'aurait cru il y a 10 ans.

Il y a eu mesdames messieurs, en 8 ans autant de déraisons budgétaires, autant de dettes supplémentaires que dans les 50 ans qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Donc moi, je ne viens pas pleurer sur l'air renversé, mais je viens dire que baisser la dépense publique, que réduire les coûts de fonctionnement de l'État, c'est vital mais c'est pas suffisant parce que vous-même quand vous restructurez votre entreprise, quand vous réduisez les coûts de votre société, s'il y a pas un projet derrière, si l'ambition c'est pas l'investissement, si l'ambition c'est pas la production, si l'ambition c'est pas la croissance, alors 1 an après, 2 ans après, on est dans la même situation. Et moi, je m'étonne un peu de voir que lorsqu'on propose aux Français qui travaillent ou aux entreprises de serrer la ceinture, il y a aucun projet derrière.

Et moi, je viens dire une chose très simple. Avec de la croissance, beaucoup de choses sont beaucoup plus soutenables. Et donc ce qui devrait nous réunir aujourd'hui et ce qui devrait nous mettre d'accord, c'est la nécessité de remettre le pays sur le chemin de la production, de déverrouiller les contraintes qui pèsent sur la croissance.

Il y a pas eu de politique de l'offre depuis 2017 parce que quand on vous fait des avantages lorsqu'on baisse la fiscalité sur les impôts de société ou sur l'impôt de production mais qu'on le récupère en un impôt de papier de l'autre et qu'on augmente tous les qu matins le nombre de normes de contraintes d'obstacles administratifs pour les entreprises françaises pour les artisans, pour les commerçants, alors on peut pas parler de politique de l'offre. L'impôt de papier, c'est 4 % du PIB. C'est 60 milliards d'euros de richesse créée qui est perdu chaque année dans notre pays.

Donc il faut s'attaquer à ces contraintes qui pèsent sur la croissance. Il faut une fiscalité de croissance. Il faut évidemment baisser les impros de production pour faire en sorte qu'on rattrape notre retard et qu'on se réaligne sur le plan de la compétitivité avec nos partenaires européens.

Il faut qu'on retrouve un prix de l'énergie français parce qu'on ne réussira pas le défi de la réindustrialisation. On ne réussira pas à remettre le pays sur le chemin de la croissance tant qu'on aura une énergie et une électricité qui est deux fois plus chère qu'aux États-Unis et qui de manière artificielle s'aligne sur la production du gaz en Allemagne. Il faut faire en sorte de faire le patriotisme économique pour que ceux qui produisent sur notre sol, ceux qui produisent au sein du marché commun puissent avoir une priorité dans l'accès au marché public comme c'est le cas dans vous êtes plusieurs à avoir parlé de la question des normes.

Vous allez ensuite pouvoir exposer chacun. J'aimerais que vous vous puissiez répondre à cette question des trois mesures essentielles vitales à vos yeux. Mais mais parce que le débat euh est lancé désormais, il y a un point qui revient régulièrement, c'est cette question des normes, c'est cette question de l'écologie et là-dessus, il me semble que le clivage ne serait pas euh j'allais dire droite, gauche ou parce qu'il n'y a par exemple Fabien Roussell ou Marine Tondelier ou vous Bruno Retaillot et Gabriel Atal des différences assez majeures sur le rapport à la norme écologique sur la question des ZFE, vous l'évoquiez à l'instant. sur la question des éoliennes, sur la question de l'électricité, sur la question du fameux euh de de la question de l'automobile avec le moteur thermique qu'on aura plus le droit de vendre.

Euh est-ce que sur ces questions-là pour vous, d'abord Bruno Retaillot, c'est un des tournants que vous avez opéré vous, vous avez les chefs d'entreprise face à vous, vous avez des chefs de parties. Où vous situez-vous là-dessus ? Est-ce qu'il faut faire stop ou encore sur ces normes ?

Et comment ? Évidemment, poser la question comme ça, c'est évidemment on a beaucoup trop de normes. Je je veux simplement redire à Jordan Bardella queil faut être très concret.

Moi, j'ai été dans l'opposition, je l'ai dit, donc je ne me sens pas du tout comptable de la dette ou des déficits précédents. Simplement ce que j'observe, c'est que j'étais dans l'opposition et j'ai soutenu la réforme des retraites parce que je la trouvais absolument essentielle et c'est difficile d'être dans une opposition, d'avoir une réforme impopulaire et de devoir la soutenir. Mais c'est parce que c'était non pas le choix de mon parti mais le choix de mon pays.

Quand au Sénat, on a voulu faire les 15 heures de contrepartie d'activité pour le RSA, votre groupe ne l'a pas voté à l'Assemblée nationale. Ce sont des actes concrets que nous avons posés et qui sont importants. C'est ça la vie politique.

C'est aussi prendre ses responsabilités même quand on est du reste dans l'opposition pour le pays parce qu'on l'aime maintenant. Et faire un milliard d'euros de prélèvement obligatoire, monsieur le ministre, parce que parce que ben justement, je ferai moi des propositions précisément François Bairou l'a d'ailleurs dit. Moi, je suis pas favorable sur par exemple les jours fériers.

Je pense qu'on peut faire différemment. Si on veut que les Français travaillent plus, on doit faire en sorte qu'il puisse que le travail puisse plus payer. J'en parlerai dans quelques instants.

Simplement, on a un souci de croissance, d'industrialisation, mais ça n'est pas avec une énergie chère que on ne pourra réindustrialiser. J'ai pris position, je pense que nous avons besoin des énergies renouvelables, mais que désormais elles arrivent à un point de maturité, notamment l'éolien, où on ne doit plus les subventionner parce que ça coûte trop cher. Et là encore, on voit bien que depuis 13 ans, la consommation d'électricité est relativement flatte.

Donc, on ne doit pas avoir une perception, une obsession décroissante de l'écologie, mais il faut que l'énergie par exemple participe à notre réindustrialisation. C'est la grande différence par exemple avec les États-Unis. J'aborderai tout à l'heure un certain nombre de propositions très concrètes sur le travail, sur le modèle social, mais là encore quand on parle de croissance, on parle à la fois de productivité, de compétitivité.

Or, l'énergie c'est fondamental, la fiscalité c'est fondamental et là aussi la simplification c'est fondamental. Et puis il y a la croissance, c'est le travail. On en reparlera sur sur cette question des Non mais j'ai une question très simple.

Monsieur Rillot, je vous entends. Euh moi je siège au Parlement européen. Votre famille politique au Parlement européen, elle met en œuvre le Green Deal.

Le Green Deal est une montagne de normes administrative pour des milliers d'entreprises dans notre pays. Elle met en œuvre la CSRD, elle met en œuvre le devoir de vigilance. Elle met en œuvre la politique de décroissance de la dite de la ferme à la fourchette qui prévoit la baisse de 15 % du nombre de cheptel dans les 10 prochaines années.

Elle met en œuvre l'interdiction de la vente de véhicule neuf à l'horizon de moteur thermique, pardonnez-moi, véhicule thermique à l'horizon 2035 qui va orchestrer la baisse de 200000 emplois, la destruction de 200000 emplois directs. Je ne parle que des emplois directs dans le secteur de l'automobile. Tous les industriels de l'automobile sont vant debout.

Donc vous soutenez au niveau européen une politique de décroissance qui fragilise nos entreprises et qui crée une montagne normative qui fragilise l'activité économique du pays et qui est un monstre administratif pour beaucoup de nos chefs d'entreprise. Je retail puisse vous répondre avant. Vous êtes députés européen et vous ne pouvez pas sauf à ne pas y siéger ne pas savoir que notre chef de délégation François Xavier Bellami a refusé.

Je pense d'ailleurs que pour l'instant on a pas suffisamment parlé mais nous vivons dans un monde menaçant. Ça n'est pas un monde plus civilisé mais plus archaïque où la force prime sur le droit et il nous faut mieux nous organiser en Europe. Et moi je veux que l'Europe sorte de sa naïveté et qu'elle abandonne son logiciel mercantiliste qui nous a fait perdre beaucoup dans le point industriel et aussi la déréglementation.

Il faut que cette fascination pour la norme l'Europe en sorte aussi. C'est fondamental et je suis totalement d'accord sur CS3, C3S, CSRD et cetera, mais en même temps je pense qu'on a besoin d'une Europe qui puisse innover. Je propose d'ailleurs qu'il y ait une véritable Darta comme les États-Unis l'ont pour que on puisse sur l'intelligence artificielle, le quantique et autres avoir une agence qui soit vraiment qui nous mette au meilleur niveau mondial, pas sur tous les sujets.

Moi, je ne veux pas d'une Europe de tous les sujets. Je veux une Europe de quelques projets déterminants pour notre avenir. Non, au mercantilisme de l'Union européenne.

Oui, Manuel Monpar, écoutez, ça fait des années d'accord. Bah, ça fait des années et des années que nous posons la question et nous défendons ce qu'on appelle une un protectionnisme solidaire, une manière de faire en sorte de protéger notre tissu économique d'une forme de concurrence déloyale. Et j'ai l'impression que ces derniers mois, il y a un certain nombre de personnes de familles politiques qui pendant des années et des années ont multipliaé les politiques de déréglementation.

On considérait que la libéralisation à outrance, que la suppression de toute forme de barrière douanière allait faire le progrès, le bien-être et cetera. Ils se réveillent et se rendent compte que non, c'est pas le cas. Et maintenant, disent qu'ils sont partisans des formes de protection.

Donc là, il y a quand même une forme d'hypocrisie dans le débat qui me fait doucement sourire. Monsieur Retaillot, tout à l'heure, vous nous dites pardon mais faisons pas d'idéologie, parlons concrètement. Tout à l'heure, vous nous dites euh oui euh depuis des années et des années, c'est la politique de la gauche en matière économique qui est au pouvoir et c'est pour ça qu'on est dans les situations difficiles.

Depuis 30 ans, monsieur Retaillot, euh c'est les logiques économiques qui sont les logiques économiques de libéralisation à outrance. C'est les logiques économiques de politique de l'offre. C'est des budgets qui se multiplient, qui sont à chaque fois des budgets de compression et de réduction de l'investissement public qui sont à l'œuvre et qui sont responsables de la situation dans laquelle on est au président de gauche quand même.

Alors je sais pas s'il sont pas s'ils sont vraiment à gauche si vous parlez Non mais on va parler franchement si vous parlez de de la présidence de François Hollande lui-même s'est converti euh à à à la logique de la politique de l'offre. C'est la vérité. au cours de son mandat, il a fait le crédit impôt compétitivité emploi.

Et pardon, peut-être ce que je vais vous dire ne va pas vous plaire, mais à l'époque le prédécesseur de monsieur Martin faisait le tour des plateaux de télévision en disant "Si vous nous faites 20 milliards d'exonérations sur les cotisations sociales, il y aura un million d'emplois qui seront créés. Il y a eu à peine 100000 emplois qui ont été créés, tout le monde le sait." Donc je suis désolé, peut-être que ça vous plaît pas mais moi j'assume de dire que cette politique là cette politique qui a consisté à partir du principe que parce qu'on allait faire des exonérations de cotisation sociale, ça allait se retrouver dans l'économie réelle.

Monsieur Macron s'est inscrit dans la même lignée. Quel est le résultat concret ? Le résultat concret, c'est un investissement qui est à l'arrêt.

Même monsieur Martin lui disait il y a quelques jours, j'ai vu une déclaration dans la presse sur ce sujet. C'est des des salaires réels relativement à l'inflation qui ont baissé de 3 % depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. C'est une croissance qui à tonne et qui est à l'arrêt.

Donc si vous voulez, applaudissez ce qu'on fait ça et dites-leur de continuer. Mais moi, je pense qu'il faut faire une politique et une politique différente. C'est pas une politique qui se fait contre les entreprises.

C'est une politique de planification. C'est une politique qui donne de la prédictibilité. C'est une politique qui permet de de choisir dans quel domaine de l'économie on veut la développer. de le faire évidemment en discussion avec les entreprises sur le sujet.

Vous parlez de l'énergie enfin pardon tous au Parlement européen, même vous, monsieur Barda, pouvez faire semblant maintenant. Vous vous êtes absten ce jour-là, vous avez soutenu le marché européen de l'électricité. Pas du tout.

Précisément, vous vous êtes abstenu l'année dernière sur la réforme du marché européen de l'électricité. Tout le monde pourra le vérifier. La la question qui est posée aujourd'hui pour les entreprises, c'est est-ce que vous voulez avoir un prix de l'électricité qui est fluctuant sur un marché que personne ne contrôle ou est-ce qu'au contraire vous voulez avoir des prix qui sont des prix réglementés qui vous permettent d'avoir de la prédictibilité pour vos investissements ?

Moi je pense que la planification, la prédictibilité c'est les meilleurs alliés des chefs d'entreprise beaucoup plus que la logique de marché que vous avez tous développé. Non, je disais avoir de la prévisibilité sur les prix de l'électricité en sortant du nucléaire comme vous le proposez par exemple. Mais alors monsieur Atal, vous voulez qu'on ne le débat sur le nucléaire pe s'exprimer nous aussi si on peut prendre la parole plutôt que de vous laisser dans vos logor permanente si on peut question.

Vous voulez que je vous réponde ou pas faire un tribune ? Non parce que vous voulez qu'on débatte sincèrement du vous engagez vous engagez aujourd'hui des projets de nouveaux réacteurs nucléaires. Tout le monde sait toutes les personnes qui savent de quoi on parle savent que ces nouveaux réacteurs nucléaires, ils rentreront pas en service avant 2040 ou 2045.

La question qui nous est posée, c'est qu'est-ce qu'on fait maintenant ? 2040 et 2040 et vous monsieural, certains de votre famille politique, les amis de monsieur Rotaillot, les amis de monsieur Bardella dans cette situationlà, il votaiit il y a quelques semaines à l'Assemblée nationale un moratoire sur le développement des énergies renouvelables concerné par le développement des énergies renouvelables. C'est un secteur économique qui se développe à qui on a dit du jour au lendemain vous allez devoir tout arrêter.

C'est ça la réalité. Gabriel Atal Bon et évidemment l'écologie possible que je dise un mot sur l'écologie je déranger personne je allezy simplement défendez-vous non je trouve que à vous écouter finalement on a l'impression que le fait qu'on est et on devrait tous s'en réjouir un taux de chômage qui est au plus bas depuis 30 ou 40 ans, il remonte c'est tomber du ciel et si le si le chômage a baissé c'est parce qu'il y a des entrepreneurs et beaucoup sont ici qui ont pu qui ont pu embaucher qui ont pu investir qui ont pu innover Et s'ils ont pu le faire, oui, j'assume. C'est parce qu'on a baissé l'impôt sur les sociétés, créé la flat taxe, supprimer l'ISF, tout ce que d'ailleurs Jordan Bardella voulait garder parce que je vous entends faire vos grandes on peut vous remercier pour la fermeture de F.

Je vous entends faire vos grandes déclarations dans le nuire lors du premier mandatéconomie. Jordan Bardella c'est comme en amour. Il y a les déclarations mais il faut des preuves.

Quand on a supprimé l'ISF, quand on a supprimé l'ISF, vous étiez contre qu'on le supprime. Et cet été, l'été dernier en 2024, au moment de la dissolution, vous proposiez même dans votre programme de créer un nouvel impôt, l'IFF, l'impôt sur la fortune financière, une taxe sur les assurances. Quand on a fait quand on a fait les les ordonnances travail avec Muriel Penic qui pour moi a été une très bonne réforme.

Vous avez voté contre à l'Assemblée nationale et encore il y a quelques mois quand on a présenté la réforme de l'assurance chômage vous vous y êtes opposé alors que tout le monde sait qu'on doit avoir un modèle social qui incite davantage à l'activité. Maintenant il y a une chose dont je me réjouis je me suis moins exprimé que vous. Il y a une chose dont je me réjouis, c'est quand même qu'il a un mot qui a été prononcé qui est pour moi essentiel et qui d'ailleurs devrait être même dans le titre de la table ronde qui nous réunit parce que le titre c'est "Est-ce que la France peut rester dans le jeu ?" Je crois tout à fait, je vais dire.

Et le mot qui a été prononcé, c'est Europe. Et je pense que c'est très important et je seraiis peut-être le seul à le porter aussi fortement sur cette scène parce que c'est pas très populaire aujourd'hui d'en parler dans l'opinion publique. Mais moi, je crois profondément que la France ne restera pas dans le jeu sans une Europe forte et que l'Europe ne restera pas dans le jeu sans une France forte.

On peut reprocher plein de choses à l'Europe. Effectivement, il y a eu de la surréglementation. Effectivement, on a laissé nos industries partir en Asie, notre défense aux États-Unis et cetera.

On peut lui reprocher plein de choses. Mais enfin, rappelons cette ce cet élément qui est absolument essentiel. On n'arrivera pas à s'en sortir si on n'investit pas dans le projet européen pour l'innovation, pour l'emploi, pour le soutien au travail et pour la compétitivité de nos entreprises.

C'est vital. Non mais c'est dommage que vous ayez pas été premier ministre. C'est dommage que vous ayez pas été ministre pendant 7 ans.

C'est franchement c'est c'est regrettable. Regardez ce qu' fait sûr que c'est confortable d'être dans l'opposition. Mais juste puisqu'on parle d'Europe, vous êtes fier de l'accord commercial qui a été négocié par la présidente et je veux bien parce qu'en fait c'est la prime énorme mais vous avez raison aussi la question des tarifs douiniers je voulais évidemment qu'on y reviendrons mais si je peux en placer une sur l'écologie juste vous dire que juste vous dire et je pense d'ailleurs qu'on est devant une salle qui normalement comme ce sont des chefs d'entreprise comprennent mieux que l'écologie que ceux qui nous gouvernent et je le pense sincèrement parce que vous savez que chaque degré de réchauffement climatique au niveau mondial cause 12 % de PIB en moins en moyenne dans le monde parce que vous savez que 25 % du bénéfice de vos entreprises est menacé jusqu'à 25 % de votre bénéfice d'entreprise est menacé par le changement climatique et que vous vous savez ce qui est en jeu.

Et franchement, moi je vous le dis, j'ai commencé la politique, j'étais une jeune femme écolo du pas de calé, pleine de complexe en me disant il y a le cercle de la raison, ils l'air d'avoir très très raison. En ayant bien conscience qu'il y avait des gens qui avaient une présomption de crédibilité par principe et que moi je partais plutôt pour toutes les raisons que je viens de citer qu'une présomption de non crédibilité. Mais franchement, quand je vous écoute, j'arrête d'avoir des complexes parce que quand on compte 43 reculs environnementaux depuis le début de l'année, alors que la question qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir si la planète sera encore habitable dans 30 ans pour nos gamins.

Quand je vois que même pour ceux qui s'en foutent de l'environnement, y compris d'un point de vue économique, ce que vous faites n'a aucun sens. Monsieur Retaillot quand je suis arrivé au cercle des économistes à Provence au mois de juillet. J'arrivais franchement dans les 70 ans c'est la première fois qu'il m'invite.

Est-ce qu'il vont est- est-ce qu'ils vont pas regretter ? Les gens venaient me voir parce que ce matin-là vous aviez sorti une tribune avec monsieur Aubert et monsieur de Bélami pour demander un moratoire sur l'énergie renouvelable. Les chefs d'entreprise, venez me voir moi, ça devrait vous inquiéter.

Pour me dire madame Tendelier, qu'est-ce qu'on fait ? Jusqu'où iront-ils ? Est-ce que vous comprenez comment on peut les arrêter ?

Parce que les énergies renouvelables monsieur Retaillot, c'est 100000 emplois dans ce pays. Parce que la transition écologique, c'est un potentiel d'emploi de 900000 emplois selon l'ADEM et qu'on n pas le choix que de s'y coller et que je ne comprends pas qu'on en soit pas capable aujourd'hui parce que la Chine est en train de prendre de l'avance. On parle de compétition mandale mais enfin il y a 75 % des panneaux photovoltaïques.

En 1990, c'était l'Europe. Aujourd'hui, c'est plus que 15 %. C'est la Chine qui prend ces créneaux là. pas pour des raisons environnementales he je vous le concède parce qu'ils ont compris que d'un point de vue économique c'était intelligent et nous qu'est-ce qu'on fait ?

On perd de part de marché, on laisse fermer nos boîtes. Et je vais vous dire même quand je vais chez Michelin où la CGT Michelin disent "Ah bah Tondolier, vous venez soutenir les pneus ?" Je dis "Bah oui, je soutiens les pneus parce que même quand je veux rénover euh mon grenier, voilà pour faire l'isolation thermique, j'ai eu bien du mal avec le site de ma prime Rénov.

Maintenant, c'est c'est suspendu de toute façon comme ça, il y a même plus de site. Et bien, j'ai besoin d'un artisan et cet artisan, oui, il vient avec une camionnette. et c'est qu'ionette elle a des roues et ben je préfère que ces roues soient produites en France dans des conditions mieux disantes environnementalement et socialement alors que mon métier c'était la qualité de l'air.

Je suis allé soutenir Arcelor, ils m'ont dit "Mais en même temps tit, on se fritait sur la qualité de l'air." C'est super de vous voir là. Bah ouais, c'est super parce que si on laisse crever nos fourneaux en France, on fait comment ?

D'un point de vue environnemental, on importera de l'acier produit avec des normes bien moins disantes et surtout on perdra notre souveraineté. Et je ne comprends pas pourquoi les Anglais sont capables de nationaliser les fourneaux parce qu'ils ont bien compris que c'était un enjeu stratégique et de souveraineté et que nous on soit pas fichu de le faire. Et les salariés de ces boîtes, ils voient ce qui est en train de se passer.

Et quand on défendra quand on dépendra exclusivement de la Chine pour se fournir en acier et ben on sera pas sorti des ronces et Simon pourra toujours s'inquiéter. Renault Rota. Je n'ai pas demandé de moratoire sur les énergies renouvelables.

J'ai demandé puisque désormais ces technologies sont au niveau du prix du marché qu'on arrête de les subventionner parce que nous avons ça nous avons un immense avantage en France. Nous avons l'électricité la plus décarbonée au monde. Pas grâce à vous az demandé un moratoire.

Cert-il aujourd'hui de financer des énergies qui ne sont pas pilotables, qui euh ne sont pas qui sont intermittente. Par exemple, à midi, plusieurs mois durant, on finance, on subventionne des énergies alors que le prix de ces énergies est désormais négatif. Je veux qu'on ait une approche simplement industrielle, une approche pragmatique.

Mais vous avez eu des rapport des compes sur le nucléaire intéressant des par l'ossature de notre structure énergéctive française et c'est bon pour le climat et c'est bon pour la réindustrialisation c'est le nucléaire. Voilà. Et même la cour des comptes dit le contraire monsieur Retaillot même la cour des comptes dans un rapport que manifestation manifestement monsieur pas non plus même la cour du rapport nous les énergies renouvelables nous les énergies renouvelables nous les énergies renouvelables parce que c'est bien de critiquer quand il y a ce que vous appelez des reculs et cetera mais quand nous avec les députés renaissance on défend un certain nombre de sujets et notamment les les énergies renouvelables on faisait partie des seuls à voter pour maintenir les énergies renouvel moment où vous avez retiré à l'Assemblée nationale le juste de mettre des panneaux photovalques sur le supermarché Je peux aller je peux aller au bout de de ce que je suis en train de dire.

Il y a eu un vote il y a quelques mois à l'Assemblée nationale sur les énergies renouvelables. Effectivement, un amendement LR qui était présenté pour faire un moratoire sur les énergies renouvelables, y compris pour les particuliers qui pouvaient plus installer de renouvelable chez eux. Avec mon groupe, on a voté contre.

Pourquoi ? Parce qu'on a besoin des deux. La réalité c'est qu'on a besoin du nucléaire.

Et oui, investir dans des centrales nucléaires, ça prend du temps, c'est sur le temps, mais d'ici là la demande d'électric va continuer à augmenter et donc on a besoin du renouvelable de continuer à développer et donc de subventionner à ce que le nucléaire per de répondre au besoin. Je voudrais que vous puissiez vous exprimer aussi sur la question du rapport au travail, la question évidemment du temps de travail, la question de la rémunération du travail et la question même du statut des travailleurs. Est-ce que quand vous avez les uns et les autres commencé à dire qu'il fallait des ruptures, est-ce qu'il faut changer la question aussi du statut de la fonction publique ?

Est-ce qu'il faut revenir sur un nouveau modèle social ? Je voudrais que chacun vous puissiez dire votre proposition sur cette questionlà. Le travail, le modèle social, le temps de travail et la rémunération du travail.

On va commencer par vous manuel Montpar. Bah évidemment qu'il faut conforter notre modèle social et continuer à le développer et donc faire l'inverse de ce qu'on a sous les yeux, y compris dans les propositions de monsieur Baou et dans la continuité de ce que je disais tout à l'heure, l'inverse de la politique qui a consisté à faire des exonérations d'une cotisation sociale. Parce que quand vous faites des exonérations de cotisation sociale, bah à la fin forcément il y a un modèle social qui a un modèle social moins financé et on va dire aux gens ben maintenant on est en déficit de de la sécurité sociale.

Donc mais vous changeriez quoi vous ? Mais moi d'abord je reviendrai sur les exonérations de cotisation sociale pour que on puisse financer notre modèle de protection sociale. Ça c'est la première chose que je pense qu'il faut qui qu'il faut faire.

Deuxièmement, euh il faut euh refuser euh ceux qui euh veulent euh dégrader la qualité de notre modèle social. Pardon, peut-être là aussi ça sera pas populaire, mais je le dis, enfin pas dans cette salle, je pense que dans le pays ça le sera euh mais mais je le dis, non, je suis pas d'accord avec le fait qu'on augmente jusqu'à 6 jours de carence comme l'a proposé madame Votrein. Ce qui fait que aujourd'hui, un salarié qui va être malade pendant toute sa première semaine, il sera pas payé, il sera pas indemnisé parce que vous savez comme moi ce que ça va produire comme résultat, c'est que quelqu'un qui a une maladie pas très grave et ben il va venir travailler et le risque c'est aussi la propagation de cette maladie.

Je préfère qu'il puisse être prise en charge. Et ben si, je préfère qu'il puisse être prise en charge plutôt que pendant 6 jours il travaille pas et ils soit en congé maladie mais qu'il ne soit pas indemnisé et pas rémunéré. Et ça c'est dans les propositions qui sont dans les propositions contenues à l'intérieur du plan Bairro.

Pour le reste, je refuse catégoriquement la logique qui consiste à penser et là aussi vous pouvez me siffler, ça ne me dérange pas. Je refuse catégoriquement la logique qui consiste à penser que le problème aujourd'hui, c'est qu'il y aurait en quelque sorte une horde de travailleuses et des travailleurs qui ne voudraient pas travailler euh qui euh euh alors que plein d'emplois nos vacances seraient disponibles pour eux et qui ne voudraient pas les prendre en charge. C'est la logique intellectuelle qui a conduit à ce qu'on a déjà fait trois ou quatre réformes de l'assurance chômage et qui sont traduits par le fait qu'il y a des gens qui sont encore plus dans une situation difficile.

Aujourd'hui en France, aujourd'hui en France, il y a un emploi non pour vue pour 26 personnes qui recherchent un emploi. Donc essayez de faire croire que la difficulté aujourd'hui du chômage, c'est le fait que il y a des gens qui ne voudraient pas travailler, ça ne correspond pas à la réalité économique du pays. Si on veut apporter une réponse qui correspond à la réalité économique du pays, il faut avoir des politiques de création d'emploi.

Et pour avoir des politiques de création création d'emploi, il faut avoir une forme de planification. Il faut considérer que dans un certain nombre de domaines économiques, on a besoin de se développer. Je pense à l'économie de la mer, je pense à la question du numérique, je pense à la transition écologique évidemment on en a parlé, je pense à la question du spatial par exemple.

Là, oui, on a des politiques intelligentes à mettre en place pour faire en sorte qu'on ait des politiques de création d'emploi qui permettent d'augmenter le nombre de personnes qui sont en emploi. Parce que si on augmente le personnes qui seront en emploi, bah, on aura plus de problème de financement, notre protection sociale et notre modèle social. Fab Fabien Rous, Pauline de Malin, je voudrais faire une très brève très brève intervention.

Mes chers amis, je veux je commence par vous rapporter une anecdote et ensuite je me permets de vous faire une demande. L'anecdote, je suis intervenu l'an passé à la fête de l'humanité. Je me suis confronté à Sophie Binet et les rares fois où dans l'assistance, il y a eu des mouvements d'humeur à mon égard, quand ce n'était pas Sophie Binet elle-même, c'était le médiateur du débat qui a demandé à l'assistance de rester respectueuse.

Nos invités nous font l'honneur d'intervenir devant nous. J'en déduis que c'est le dernier applaudissement qu'on entend. Nos nos invités nous font l'honneur d'intervenir devant nous.

Chacun a sa sensibilité, ses convictions. Il n'est pas interdit d'applaudir he pour autant. Mais je vous demande, c'est donc ça ma demande de de bien vouloir les respecter.

Merci. Merci Patrick Martin. Merci Patrick Martin pour ce message pour faire respecter les mêmes règles qu'à la fête de Luma.

Vous êtes encore invité cette année, c'est le 12, 13 et 14 septembre. Je vous invite à y venir et vous y prendrez une bonne dose de bonheur. Le bonheur de mergaz, le bonheur, le bonheur commun doit rester un idéal.

Et nous considérons-nous que pour reconstruire cette France des jours heureux, cette France du bonheur commun, oui, le travail doit être mis au cœur du projet de société, au cœur de la reconstruction de la France. J'en ai fait un livre intitulé le parti prix du travail, recherche midi encore accessible dans les librairies quand tant que vous voulez. et et c'est aussi une adresse à votre égard et à tous les Français parce que quand effectivement on parle de la dette, de la crise, du budget et qu'il nous faut des recettes nouvelles, qu'il nous faut des richesses nouvelles, nous ne produions pas des richesses sans salariés, sans chef d'entreprise, sans investissement, sans capitaux et sans investissement public.

Nous avons besoin de produire beaucoup plus de richesse et de produire en France, de renouer avec une France des bâtisseurs et de redonner confiance au travailleurs. C'est la raison pour laquelle quand je parle du travail, je pense d'abord à celles et ceux qui aujourd'hui n'arrivent pas à vivre de leur travail. Vous êtes confronté à ça vous-même.

On est passé depuis que Emmanuel Macron a été élu président de la République. On est passé de 12 % de salariés au SMIC à 17 % de salariés au SMIC aujourd'hui. Mais qui peut vivre décemment avec un SMIC dans notre pays tellement il est bas ?

On l'entend de partout parce que les factures ont fortement augmenté à côté et donc donc vous l'augmentez encore plus comment vous voulez l'augmenter ? Mais la première chose qu'il faut faire bien sûr, c'est d'indexer les salaires, tous les salaires sur l'inflation, d'augmenter les salaires et faire en sorte que le travail puisse nous permettre de vivre et de vivre dignement. pas seulement de réussir à joindre les debouts, mais de se sentir heureux, de pouvoir partir en vacances, élever ses enfants, avoir des moments de bonheur et quelque part tourner le pays.

Quand vous augmentez les salaires dans notre pays, ils vont pas faire de l'évasion fiscale. Ceux qui vont gagner 100, 200, 300 € de plus, ils vont le dépenser. Dépenser dans l'économie.

Et ce que je souhaite c'est que ce qu'il dépense, ça nous fasse tourner l'économie et que justement on produise plus en France ce dont on a besoin. Et donc ça va de paire et je finis sur le travail, ça va de paire avec la relocalisation de notre industrie, mais vraiment pas que par des mots parce qu'ils sont au pouvoir depuis 8 ans, mais on a toujours continué de délocaliser notre industrie et c'est c'est le parti communiste qui vous le dit. Moi ça me fend le cœur quand les entreprises elles partent en Chine.

Je demande à ce qu'elles reste en France et qu'on produise en France ce dont on a besoin en France. Produire français, ça doit rester un beau slogan et on doit être fier du made in. Est-ce que ça doit se faire par des contraintes ?

Est-ce que ça doit se faire par des interdictions ou est-ce que ça doit se faire par des incitations ? par exemple une contrainte au lieu de verser 200 milliards d'euros par an d'aide publique. dernière commission d'enquête parlementaire 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises d'aide aux entreprises et bien si seulement ces aides était conditionné à de l'investissement en France et pas versé sans aucune contrepartie derrière sans sans engagement écrit vous ne voulez pas supprimer ces aides vous voulez les conditionner mais la question c'est d'avancer ensemble et donc ça veut dire que les les les chefs d'entreprise français qui vous écoutent vous leur dites je vous laisse les aides mais en échange on fait un deal mais la très grande majorité de notre pays, les TPE, les PME, elles ont très très peu accès à ces aides en réalité et c'est pas elle qui bénéficie du crédit impôt recherche.

C'est pas elle qui bénéficie des niches fiscales qui qui courent à foison. La plupart des PME, elles ont la la petite portion des ailes publiques. Et donc nous, ce que l'on souhaite, c'est que on accorde une aide aux entreprises en fonction des engagements qu'elles prennent, des engagements sociaux. pour le travail, la relocalisation, pour le climat, que ce soit fléché.

Enfin, cette commission d'enquête présidée par mon ami Fabien Guay, sénateur communiste, elle était aussi présidée par un sénateur de droite LR. Tout le monde a dit qu'il n'y a une opacité totale dans les aides publiques accordées au aux entreprises et donc euh qu'on y mette un peu de clarté et des objectifs. Et l'autre proposition que je formule, c'est que quand je parle d'un pacte d'avenir et de confiance pour la France, c'est que ce qu'il nous faut, ce qu'il vous faut, ce qui a besoin pour notre pays pour retrouver la France des bâtisseurs, c'est une France qui réinvestit de nouveau.

Et c'est pour ça que nous nous proposons que l'État injecte 500 milliards d'euros d'argent sur 5 ans. 500 milliards d'euros 500 Oui. Au lieu au lieu de parler au lieu de parler de la dette tous les jours et des économies qu'il faut faire et de là où on va couper un bras, couper une jambe et de se regarder les pompes parce qu'on est déprimé parce que ça va mal, soyons offensifs, conquérrants.

Regardons devant les Allemands, ils sortent le bazooka communautaire. 800 milliards d'euros d'investissement sur 5 ans. Donc là, vous sortez 500 milliards d'euros sur la table.

Mais l'inflation euh l'ira euh anglais, moi je suis je suis pas fortifie en anglish, mais et l'inflation reduction act, l'IRA l'IRA américain c'est 1200 milliards de dollars qu'ils investissent dans des infrastructures dans la relocalisation de leur de leur activité pour préférer les entreprises américaines. Non, Apoline, Apolline, Apoline de Malerme quand même sur le nucléaire, permettez-moi, s'il y a bien un parti décarboné dans ce pays et procléaire, c'est le parti communiste français depuis deux goals. Là, pour le coup de de ce point de vue, vous mettez prenez votre micro Bruno Rota qui disait et a la différence et à la différence c'est que nous pensons que l'énergie l'énergie c'est un enjeu essentiel prioritaire pour la France.

Il faut investir massivement et il faudra donc augmenter la dépense publique. Ou alors on demande au patron de payer de payer les 150 milliards d'euros qu'il faut mettre. Nous nous disons nous disons qu'il faut investir et baisser la facture d'électricité entre sur la question de l'investissement de l'État.

On est au cœur quand même de notre question aussi de l'État les initiatives d'État ou de ou privé. Je voudrais quand même avoir votre réaction à tous les trois sur ce chiffre qui a été avancé. Jordan Bardella, est-ce que c'est c'est précisément peut-être le moment de sortir de l'ambiguité ?

Est-ce qu'il faut que l'État Est-ce qu'il faut une politique économique plus étatiste, moins étatiste ? Est-ce que vous iriez jusqu'au 500 milliards là ? Moi, je pense qu'il faut que l'État s'occupe de ces domaines régaliens et que la France dans son ensemble réapprenne à aimer ce qui créent, ceux qui innovent, ceux qui prennent des risques et qu'on arrête de pointer du doigt le patron, l'entreprise, l'artisan, le commerçant avec trop de normes, trop d'impôts, trop de taxes.

Mais est-ce qu'elle doit investir ? J'y viens bien sûr. En 1945, on a parlé du gaolisme, du communisme.

En 1945, la France, elle est à genou. La France, elle est exang. Et 10 ans plus tard, la France elle est projetée dans les tres glorieuses parce que il y avait une vision, parce que il y avait un projet, parce que il y avait une confiance absolue dans le travailleur et dans le patron, dans l'ouvrier et dans le chef d'entreprise.

Et donc, il faut renouer avec cet état d'esprit là, sinon on ne s'en sortira pas. Et moi, je veux juste dire une chose, c'est que notre pays aujourd'hui, il a des boulets au pieds financiers, normatifs, fiscaux, sécuritaire, mais on a tous les atouts pour réussir. Il manque pas grand-chose pour faire repartir la machine économique.

Il y a une fiscalité sur la production qui est trop haute. Il y a trop de normes, il y a des règles de concurrence et d'accès au marché public qui ne sont pas adaptées. On a des salaires nets qui sont trop bas et un coût du travail qui est trop haut.

Donc, il faut évidemment réduire le train de vie de l'État pour redonner de la marge de manœuvre à nos chefs d'entreprise et pour permettre d'augmenter les salaires parce que c'est une nécessité absolue. Nous, on a proposé parce qu'on est dans un pays où l'épargne est parmi les plus élevés aujourd'hui des économies développées et de l'OCDE, 14 % d'épargne, c'est considérable, c'est un des taux les plus élevés au monde. On pourrait mettre en place un fond souverain, créer un véhicule d'investissement de plusieurs dizaines voir centaines de milliards d'euros chaque année garantis par l'État. pour les Français qui le souhaitent pour faire en sorte que les Français non seulement soient actionnaires de la Maison France mais qu'ils restent propriétaires de notre pays et fléch l'investissement, l'épingne des Français encore une fois pour ceux qui le souhaitent vers l'intelligence artificielle vers les start-ups, vers la relocalisation, vers la réindustriisation, vers les grands projets.

Il faut qu'on renoue avec la culture des grands projets. Évidemment, les centrales nucléaires, ça a été abordé. Donc je pense qu'on a tous les atouts pour réussir et puisqu'on est ici dans une enceinte sportive, je dirais que la France a peut-être les meilleurs joueurs du monde mais elle est entraînée par des annes.

Et je pense que quand vous avez les meilleurs joueurs du monde et que vous êtes mal entraîné, mal conseillé avec une mauvaise tactique, et bien vous pouvez avoir les meilleurs joueurs du monde et bien vous perdez systématiquement. Donc on a tous les atouts pour réussir. Il faut renouer avec l'optimisme français et il faut que la France se remette à épater le monde.

Bruno Rota sur la question du travail mais plus globalement j'ai entendu parler du modèle social. Je veux simplement poser un constat. Il y a 25 ans, un allemand un français c'était le même niveau de vie PIB par habitant.

La différence aujourd'hui, elle est de 7000 € alors que on a cessé de dépenser de l'argent public, y compris dans le modèle social. Et il y a quelques semaines, on a appris d'ailleurs que le PIB par habitant Italie égale France désormais. Donc il y a quelque chose qui qui ne va pas dans notre modèle.

Si on veut reconstruire une prospérité collective qui va nous donner du poir d'achat parce que c'est pas des chèqus en bois de l'État, des transferts sociaux alors qu'on a plus les moyens de les donner. C'est au contraire la création de richesse qui va nous permettre d'améliorer le niveau de vie. Comment fait-on ?

Il y a le frein et il y a l'accélérateur. Et je vais faire des propositions. Le frein bien sûr c'est les dépenses de l'État, la fonction publique de l'État des collectivités hospitalières mais surtout de l'État des collectivités.

Aujourd'hui, on en est à 5,6 millions de personnes par rapport à l'Allemagne qui a des meilleurs services publics que nous. C'est beaucoup trop. On a fait le choix d'une fonction publique nombreuse et mal payée qu'on a paupérisé.

Or, cette année, à la fin de l'année, en euh 2000 euh en 2025, il y aura 144 fonctionnaires qui arriveront à l'âge de 62 ans. Je propose dès 2026 de ne pas remplacer tous les fonctionnaires euh qui partiront à la retraite dans l'administration administrante et ce sera intéressant en matière de norme. G, ça veut dire qu'on gèle, ça sera 1 million d'euros dès 2026.

Il faut être concret. Deuxème, donc le frein mais aussi l'accélérateur. Comment est-ce que on crée plus de richesse ? par le travail d'abord par le travail les pour 2 tiers des Français près des 2 tiers des Français aujourd'hui vous leur donnez une augmentation et bien ils vont donner plus pour cette augmentation que ce qu'ils recevront.

Ça ça n'est pas imaginable. Je propose, nous allons proposer ce que j'appelle le seuil le seuil zéro charge. C'est-à-dire que on repart de 1607h, 35, on ajoute les fameux 2 jours 16h 1623h.

Et à partir de ce seuil, on pense que les gens les Français ont donné leur d leur contribution et à partir de là il y a plus ni cotisation salariale ni cotisation patronale et on fait se rapprocher le brut du net et c'est zéro dépenses publiques. Deuxè deè proposition tout est auudessus tout ce qui est au-dessus vous coupez quelle dépense de la sécurité sociale vous coupez quelle dépense sauf ccd non mais vous coupez quelle dépense de la sécurité sociale vous coupez quelle dépense de la sécurité sociale laissez-moi parler je n'ai interrompu personne tout à l'heure. Faut être concret.

Première proposition pour que le travail paye plus à partir d'un certain niveau que j'appelle libératoire. Deuxème proposition incité. Bien sûr, il faudrait que le fameux décréat sur l'assurance chômage rentre très rapidement pour converger avec les règles européennes sur l'éibilité sur le temps le temps de l'indemnisation en fonctionnement.

Ce que moi je propose pour rendre le travail plus incitatif que l'assistana, c'est non pas de créer une allocation sociale unifiée, personne n est arrivé, c'est au contraire de créer un compte social unique, il y a un compte fiscal. L'État connaît parfaitement chacun de ses contribuables. Il ne connaît que très très peu chacun de ses allocateurs.

Et bien, il y aura en miroir de ce compte fiscal un compte social qui regroupera toutes les aides, toutes les aides de l'État bien sûr des collectivités et on capera ces aides-là à 70 % des revenus de l'assistance pour qu'il y ait un écart suffisant et pour inciter vraiment au travail. C'est un outil antifraude, c'est un outil plus simple pour les allocataires et c'est aussi un outil très incitatif. Voilà ce que je voulais dire très rapidement mais ça fera la vraie différence et ce sont des vraies propositions concrètes.

Vous aviez une question Emmanuel Monar Bruno Rota. Oui. Non, c'était juste une question puisque évidemment c'est facile de dire on va faire des politiques qui vont réduire les recettes de la de la protection sociale, de l'assurance maladie, du modèle social de manière générale.

Mais après, si on veut être honnête dans le débat public, on doit dire une fois qu'on a réduit les recettes du modèle social, de l'assurance maladie, du système des retraites, on doit dire quelles sont les dépenses qu'on va réduire. Donc, quelle est la proposition sur ce sujet ? C'est une fois que vous avez fait vous avez augmenté encore les dispositifs d'exonération de cotisation et donc il y aura moins d'argent pour venir financer le modèle social, vous devez nous dire est-ce que c'est dans la santé ?

Est-ce que c'est dans les retraites que vous allez aller couper pour qu'à la fin ça coûte moins cher ? près du déficit de la sécurité sociale vous pas entendu je ferai dans quelques jours un point précis sur les économie que nous allons proposer dans le plan de du premier ministre et je ferai aussi un les propositions que je détaillerai simplement ce que je veux dire c'est que nous sommes largement gagnants et l'économie c'est pas un fromage qu'on découpe. il faut créer de la richesse et c'est ce qui permet précisément d'avoir de l'emploi, d'avoir du niveau de vie, d'avoir du pouvoir d'achat.

C'est quelque chose qui pour moi est absolument fondamental et c'est comme ça que nous relèverons la France. Moi, j'ai pas du tout, je ne tiens pas de discours catastrophiste. Quand on voit l'Espagne, le Portugal, la Grèce même, l'Irlande avec quelques bonnes décisions politiques.

En quelques années, en quelques années, un pays se relève avec les entrepreneurs que nous avons en France. On voit ce qu'ils font alors qu'ils ont des semelles de plomb. Croyez-moi, il faut très peu de choses pour déverguer les choses.

Et regardez tous ces pays que j'ai cité. Aucun n'a choisi l'économie administrée. Tous ont choisi la liberté.

Tous ont choisi de faire confiance aux hommes et aux femmes qui créent qui créent de l'emploi, qui créent des entreprises et qui sont des chefs d'entreprise. Je veux pas vous couper la parole mais ce qu'il y a dans le plan, c'est connu. Pardon, c'est en en 2 secondes.

Ce qu'il y a dans le plan c'est connu. C'est la réduction du remboursement des médicaments, augmentation de la franchise médicale, réduction des prises en charge pour les maladies chroniques. C'est ça les économies que vous proposez.

Mais je vais dire à la fin comme ça vous êtes obligé de tout écouter. Déjà, je ne crois pas, monsieur Raillot, dans la fable en fait. Il suffit de créer de la richesse.

Non, moi je ne crois pas dans la fable du ruissellement et ça fait des des dizaines voire même plus que ça d'années qu'on nous sert. Si voilà s'il y a des si les riches sont plus riches à Russelles. Le chiffre que je vous ai donné tout à l'heure sur le les riches qui sont certes plus riches mais les pauvres qui n'ont jamais été aussi pauvres montre que ça ne marche pas.

Sur mes propositions sur le travail. Premièrement, ça a été dit tout à l'heure et et vous le savez, je l'ai lu aussi dans le Figaro à propos de vos rencontres. Tout le monde voit bien que ce qui a tiré la croissance depuis maintenant voilà de depuis la dissolution, c'est la consommation.

Et donc pour ceux qui est les yeux rivé sur l'indicateur de la croissance, vous voyez bien que c'est la consommation qui la tient debout malgré tout aujourd'hui et que du coup on voit bien que l'argent qui est mis en augmentant le salair lui il ruisselle. Lui il ruisselle et il bénéficie à toute l'économie. Vous dire aussi qu'on ne peut pas avoir de réflexion sur le travail sans penser à ce monde qui change et au climat euh qui devient de plus en plus invivable et que il va falloir aussi qu'on se mette autour d'une table pour travailler des conditions de travail dans ce monde qui changent dans des secteurs comme le BTP où on atteint maintenant l'été parfois des températures où euh on peut plus travailler en réalité.

Donc comment on prend ça en charge pour les entreprises, pour les travailleurs ? C'est un sujet que les écologistes vous proposent de travailler. Le temps de travail aussi, on n'est pas d'accord là-dessus mais mais je le dis quand même, j'ai retrouvé d'ailleurs des caricatures de l'époque du Front Populaire où les affiches contre le Front Populaire montrai un travailleur complètement écrasé par une roue et c'était écrit misère, chômage et cetera. et le grand coupable, c'est écrit sur la roue, c'était la semaine de 40h qui vraiment allait tuer tout le monde dans le pays.

Bon, finalement, j'ai l'impression que aujourd'hui ça vous je pense que le travail aujourd'hui, il faut plus le partager et le chiffre a été donné tout à l'heure. Enfin, moi en gros, je pense pas qu'il faut supprimer les jours fériers. D'ailleurs, ça a été je pense même les chefs d'entreprise ont été un peu effarés par cette proposition par et sur le nombre de je dis juste que sur nombre d'heures par semaine, quand on est passé à la semaine de 40h, le patronat de l'époque disait "Oh là là, 40 c'est pas possible." Là aujourd'hui oui, moi je pense qu'on doit distribuer mieux le travail puisque les chiffres sont clairs.

Dernier trimestre 2024, 2,9 millions de chômeur catégorie A, c'est-à-dire les chômeurs qui sont qui sont qui sont entièrement au chômage. 5,2 millions de chômeurs en comptant le chômage partiel, c'est-à-dire la catégorie BC parce que je finis ma phrase. Et donc quand il y a 5,2 millions de chômeurs et 480000 emplois vacants, 420000 emplois vacants et que d'ailleurs la solution de monsieur Atal c'est dire "Ah bah s'il y a des emplois vacants, il faut radier voilà plus de gens, il faut rigidifier l'assurance chômage." Enfin, vous voyez bien que il y a quand même une grosse part de chômage frictionnel et que et et que 35 dépend ça dépend des secteurs.

C'est un sujet qu'il faut discuter en tout cas et là on ne le discute plus alors que il y a beaucoup trop de chômage par rapport au nombre d'emplois vacants. Et puis ce que je voulais dire aussi, c'est que j'entends monsieur Retaillot avec ses lois sur l'immigration. On n jamais tous les ans, je pense, depuis 1945, il y a une loi sur l'immigration.

C'est le sujet sur lequel on légifère le plus. Mais moi, j'ai lu le rapport du MEDF qui dit que d'ici 2050, l'économie française aura besoin de 3,6 millions de travailleurs étrangers. et au rythme où euh monsieur euh Retaillot mène ses politiques xénophobes, je sais pas euh comment nous ferons.

Et ce que je voulais finir par vous dire, c'est la la répartition aussi des richesses. On peut créer des richesses, mais comment on les répartit ? Et moi je le dis, il y a des rentes de situations dans ce coup. parler, je finis par là, vous pourrez répondre après, il y a pas de problème sur je vais Non mais je je vais aborder un sujet qui est difficile, c'est celui des traitement anticancéreux parce qu'il y a un chantage qui se joue qui n'est pas acceptable déjà parce qu'il y a de plus en plus de concerts et vous devinez les raisons pour lesquelles il y en a de plus en plus et l'environnement n'est jamais très loin.

Mais il y a aussi des traitements anticancéreux qui coûtent de plus en plus cher. Pourquoi ? Parce que des entreprises pharmaceutiques, pas forcément françaises, se sont dit tiens, on rentre de situation.

Il y a des systèmes de sécurité sociale dans certains pays et des mutuels qui vont toujours faire en sorte que voilà que quand en fait ça suive. Et donc quand je vois des des traitements comme le Kate Troua qui coûte 72000 € par an, quand je vois des anticancéreux dont le prix augmente pas parce que les coûts de production augmentent ou que la recherche de développement augmente, non, juste parce qu'ils se disent tiens c'est possible, on va augmenter le prix et la sécurité sociale et les mutuels suivront. Et ben, j'ai un problème et je veux qu'on puisse adresser ça parce qu'à les fins les anticancéreux, c'est 22 milliards par an, c'est-à-dire 12 % de nos dépenses de santé.

Vous voulez faire des économies dans la santé ? Négociez aussi avec ces entreprises-là. Alors, si on peut Gabriel Latal, Bruno Rotaillot, on arrive à la fin donc sur le travail bien sûr, mais je ensuite que vous puissiez chacun dire.

C'est un c'est un débat intéressant et la période appelle à ce qu'on se parle et à ce qu'on regarde quelles sont même si parfois elles sont minimes nos convergences. Donc ce débat, il est important. Je regrette d'ailleurs que certains partis soient pas présents dans ce débat même si on est déjà nombre préciser exactement les choses mais je parle sur le contrôle du MEDF qui l'a organisé.

Il y a deux autres chefs de parti qui avaient été invités. Il y a d'un côté Olivier Fortron du Parti socialiste. Il est à Blois pour ces journées et il y a Édouard Philippe, c'est peut-être à lui que vous pensez le patron d'horizon qui a dit que c'était pas possible pour lui d'être là aujourd'hui.

Je précise que les deux ont été invités. C'est pour dire à Pauline de Malerbe que on aura besoin de se parler tous si on veut pouvoir donner un budget à la France d'ici à la fin de l'année. Donc je vais essayer de chercher mais on pourra prolonger ce débat les convergences que je vois et je vais peut-être vous surprendre.

Je suis d'accord avec Fabien Roussel qui dit que le bonheur doit être un objectif politique. Je le je l'ai déjà dit, je le crois profondément et que le travail c'est quand même central pour le bonheur dans une société parce que quand on travaille on s'accomplit, on peut développer ses projets, sa famille et cetera. Mais ce qui mine le bonheur et ce qui mine le travail, c'est pas un SMIC qui est trop haut.

Le SMIC en France, il est plus haut que chez la plupart de nos voisins. C'est le fait que les gens restent tankqués au SMIC pendant quasiment toute leur vie pour certains parce que pour un chef d'entreprise, augmenter un salarié au SMIC de 100 € ça lui coûte 400 € parce que les charges sont trop élevées. Donc quand vous dites que vous voulez augmenter les charges qui pèsent sur le travail, au contraire, vous n'allez pas permettre l'augmentation des salaires et c'est pas l'augmentation imposée du SMIC qui permettra d'augmenter les salaires.

Il y aura tout simplement moins de gens qui travailleront et travailler. Ça doit rester l'objectif pour tous. Je rejoins Jordan Bardella sur un point quand il dit qu'on a énormément de talent et d'atout en France et je le crois profondément et on fait partie d'une génération qui a vu des géants naîttres de l'autre côté de l'Atlantique alors même qu'on avait des des talents en France qui ont développé des projets.

On a vu en France qu'il y a des Français qui ont inventé Daily Motion au moment où YouTube est né aux États-Unis. On a vu en France qu'il y a des Français qui ont pensé à Viao au moment où LinkedIn est né aux États-Unis. On a vu en France qu'il y a Arcos qui a créé le premier baladeur MP3 avant que l'iPod d'Apple soit créé.

On a vu en France qu'il y a des Français qui ont pensé à chauffeur privé à peu près au même moment qu'ubber. Pourquoi est-ce qu'ils ont pas pu en faire tous des géants ? parce qu'on manque de capitaux en France et en Europe.

Et donc la solution c'est pas moins d'Europe. La solution c'est d'avoir une vraie union des marchés de capitaux en en Europe qui est urgente. La solution c'est pas la retraite à 60 ans.

La solution c'est enfin assumer le débat de la capitalisation dans nos retraites pour avoir des fonds d'épargne disponibles pour investir dans l'innovation pour nos entreprises pour innover pour créer les géants de l'intelligence artificielle. Demain Mistral ça peut être un des géants d'intelligence artificielle dans le monde et on peut avoir des géants qui naissent en France. qui tireront aussi notre économie, qui nous feront gagner en productivité, qui permettront aussi au salaire d'augmenter.

On n'y arrivera pas en passant à la retraite à 60 ans en restant dans ce système étatiste. On n'y arrivera pas en imposant à l'Europe des boulets qui l'empêchent de faire circuler les capitaux et les parmes privés pour investir pour nos entreprises. Donc on voit que sur les objectifs, sur le constat, le diagnostic, on peut avoir des consensus et c'est important si on veut pouvoir avancer.

Bâtissons tous ensemble des solutions pour le pays parce que c'est urgent. Je ne veux pas que notre génération soit celle qui voit l'Europe devenir une colonie américaine ou chinoise pour les sujets technologiques. Je ne veux pas je ne veux pas que notre génération voit à nouveau l'industrie et Bruno Rill puisse vous répondre sur ce point et ensuite que vous puissiez chacun rapidement donner une forme de conclusion justement sur votre capacité ou non à voir des passerelles peut-être même si la situation alors vous n'êtes pas tous d'accord sur la la drame le niveau de drame que l'on traverse aujourd'hui en France mais est-ce qu'il ne faut pas une forme d'union sacrée est-ce que certaines passerelles ont pu être dessinées aujourd'hui un dernier mot là-dessus sur un dernier mot sur bien sûr le la seule façon de créer un fond souverain sans créer de la moné de singe, c'est la retraite par capitalisation.

La difficulté c'est la transition. Dans quelques semaines, nous ferons mon parti politique, ma famille politique des propositions justement pour installer un 3è étage de la retraite par capitalisation parce que la retraite par répartition, il faut la garder mais les conditions démocratiques demain exigent que nous passions à un étage de capitalisation. Je veux enfin répondre à Marine Tolier et m'expliquer devant les chefs d'entreprise sur la position que j'ai commistre de l'intérieur vis-à-vis des travailleurs étrangers.

Vous avez aujourd'hui au chômage, au moment que je vous parle 420000 étrangers en situation régulières qui sont au chômage. Moi, je me je préfère et c'est les consignes que j'ai demandé dans chaque région, dans chaque département préfet, je préfère qu'on qualifie ces hommes et ces femmes qui n'ont pas triché pour venir chez nous plutôt qu'on régularise des clandestins. Je ne veux pas que demain il soit plus facile en trichant avec nos règles d'accéder au travail alors que certains attendent des visas, jouent le jeu de nos règles, de nos lois.

Je pense que c'est eux qu'il faut favoriser avant de favoriser le travail clandestin. Voilà. Jordan Bardella sur la retraite par capitalisation.

Moi, je vais vous dire, j'ai pas de tabou mais venir parler de retraite par capitalisation devant des devant des chefs d'entreprise, c'est aussi assumer devant eux que c'est des cotisations supplémentaires ou alors que c'est de l'argent qui va en moins vers le régime général. Et donc, lorsque vous aurez trouvé un plan de transition vers le régime par capitalisation, alors il faudra le présenter parce que en toute humilité, sans avoir de tabou, la transition n'est pas simple. et pour l'instant de tous ceux qui parlent de retraite par capitalisation.

Encore une fois, moi j'ai pas de tabou parce que je pense que dans un pays qui a un taux d'épargne très important, il faut qu'on réfléchisse à la façon monsieur Atal, non pas de flécher ses capitaux vers l'Union européenne mais de les flécher vers les entreprises françaises. On pourrait on pourrait continuer à débattre très longtemps et je pense que vous pouvez tous sur des lignes qui sont me semble-t-il y a des passerelles qui ont été naturellement évoqué sur le fait que la France avait des atouts. On a parlé de l'énergie nucléaire, le fait de pouvoir bénéficier d'un prix français l'électricité, ça me semble indispensable.

Mais il y a aussi deux modèles de société qui s'affrontent. Mon modèle de société, c'est pas le droit à la paresse. Je pense que la France, elle s'est construit sur l'idée du travail.

Et donc, si demain on veut remettre le pays sur les rails, si demain on veut relancer l'activité économique, alors il faut effectivement plus de liberté pour nos chefs d'entreprise, mais il faut aussi faire confiance à ceux qui travaillent. Et notre modèle social ne pourra pas être stable à l'avenir s'il est ouvert à la terre entière. Et donc quand on cherche des économies, moi je vais vous dire ça me fait un petit peu mal parce que euh quand on accueille 500000 personnes chaque année dans notre pays, des visas de travail c'est 50000.

Il y en a 4500 autres qui rentrent dans notre pays. Que font-ils et qui payent. Je voudrais je voudrais que vous puissiez simpement simplement parce que vous avez parlé de de de par et de travail.

Quand vous dites que vous voulez favoriser le travail, vous vous opposez à ce que Rotaillo appelé le décret atal qui est la réforme de l'assurance chômage que j'avais construite avec Catherine Vrin quand j'étais premier ministre qui a été interrompu par la dissolution qui est disponible qui permet d'aligner les règles de l'assurance chômage française sur la moyenne des pays européens pour c'est vrai inciter davantage à l'activité. Vous vous opposez à cette réforme, en tout cas vous vous y opposiez encore il y a de semaines. Est-ce que quand vous dites il faut inciter au travail à l'activité, vous nous dites que vous avez changé d'avis et que finalement vous soutenez cette réforme de l'assurance chômage ou est-ce que vous gardez votre position sur la réforme de l'assurance chômage mot.

Ce qui veut dire que vous êtes pas totalement. Votre réforme, elle fragilise sur tous les cadres. Et moi, je pense que le problème dans notre pays et l'un des indicateurs dont personne n'a parlé aujourd'hui, c'est que la productivité de l'économie française entre 2017 et 2025, elle stagne.

Et le sujet essentiel, c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent dans notre pays. Il est anormal qu'alors que le premier emploi stable soit de 27 ans en Allemagne, qu'il soit de 23 ans en France, il faut pousser les jeunes plus tôt sur le marché du travail. Il faut mettre en place le collège modulaire.

C'est une erreur que de considérer que toute une classe d'âge, que toute une génération doit être poussée vers des bacs + 5 à l'université. Parce que la réponse aussi aux besoins de main d'œuvre de nos entreprises, c'est de faire ce qui se fait en Allemagne ou en Suisse, c'est de mieux orienter plutôt plus jeunes et de revaloriser les métiers manuel. C'est c'est véritablement le débat déjà politique avec ces six chefs de parti.

Je voudrais quand même en conclusion que chacun et au fond vous avez commencé à à l'évoquer Gabriel Atal à l'instant, vous disiez ce type de débat et c'est effectivement totalement inédit de vous avoir vu et de vous avoir entendu débattre. Est-ce que vous vous dites nous pourrions sur certains points dans le contexte de crise démocratique et économique que nous traversons, à l'issue de cet échange, travailler ensemble sur certains points ? Et je voudrais que ce soit votre mot de conclusion à chacun, Manuel Bompa, mais à Pauline de Malerbe, la démocratie parlementaire, ça existe normalement dans notre pays si on fait passer tous les budgets par 493.

Et donc, il est évident que parfois il y a des amendements qui peuvent être déposés par les uns et soutenus par d'autres et qui deviennent majoritaires. Il y a pas besoin de d'inventer le fait que les formations politiques devraient travailler ensemble en dehors de l'endroit où s'exprime la souveraineté populaire, c'est-à-dire l'Assemblée nationale. Donc s'il y a des sujets qui sont des sujets qui regroupent différentes personnes ici, et ben il le travaillent ensemble à l'Assemblée nationale.

Mais là, la question qui nous est posée aujourd'hui est la question de savoir si oui ou non il est possible autour des propositions qui ont été faites par le Premier ministre François Baot de mettre en œuvre ce budget dans les prochaines semaines et dans les prochains mois et en gros est-ce qu'il est possible que des personnes, des formations politiques qu'ils ont exprimé leur opposition changent d'avis ? Bah je vous le dis sincèrement à la lumière de ce que j'ai entendu dans le débat aujourd'hui, je pense qu'il y a deux logiques économiques différentes qui s'affrontent. C'est la dignité du débat public et que moi il me semble que si on veut ramener une situation de stabilité, je m'arrêterai là, et une situation y compris de prévisibilité pour tout le monde, on a besoin que cette questionlà soit tranchée.

Politique de l'offre, relance économique et sociale. Et en démocratie, c'est aux françaises et aux Français de trancher, c'est le peuple. Et je terminerai par une petite plaisanterie.

J'ai vu un sondage il y a quelques jours qui disait que 77 % des chefs d'entreprise étaient pour la démission du président de la République. Bah, ils ont au moins un point commun avec la France insoumise. Fabien Russell, un mot.

Mais bien sûr, il faut se dire que nous avons besoin de dialoguer, de travailler ensemble et de trouver des solutions à la crise dans laquelle nous sommes. Et personne ne peut dire euh c'est moi le premier ministre et ce sera mon programme, rien que mon programme et tout mon programme, ni dire c'est moi ou le chaos parce que ça c'est conduire la France à l'impasse. Donc nous devons avoir l'esprit ouvert, la volonté de dialogue entre nous et de trouver les moyens d'avancer ensemble. euh mais sans continuer les politiques qui se mènent depuis plusieurs années et qui nous conduisent dans l'impasse et on a été plusieurs à faire ce constat-là.

Donc changeons de politique et construisons une nouvelle politique. Il n'y a pas de majorité absolue pour aucune force politique, pour aucun camp politique. Donc nous devons euh renouer avec une culture de dialogue et de la construction commune en mettant et c'est je crois ce qu'on a fait ce qu'on a fait ce soir.

Oui, c'est ce qu'on a fait ensemble. Mais je il faut le faire sincèrement et quand j'entends le président le premier ministre ou quand j'entends ici les anciens premier ministres ou ministres, on a l'impression que c'est eux qui détiennent la clé. C'est eux qui disent qu'il faut continuer dans cette voie-là alors qu'ils sont aux commandes déjà depuis de plusieurs années.

Donc il faut que chacun accepte pas vers le passé mais plutôt vers l'avenir. Chacun accepte de faire un pas l'un vers l'autre et puis d'apporter une grande ambition pour notre pays. On ne réenchattera pas la France en faisant des économies et des politiques d'austérités.

Mais vous êtes tous d'accord pour réenchanter la France, je crois. Marine le bonheur c'est assez consensuel normalement. Écoutez, moi, j'ai une conclusion qui va peut-être heurter certains d'entre vous, mais je vais la faire quand même.

En commençant par vous dire que ma ligne politique, c'est l'écologie, mais que ma ligne stratégique, c'est l'antifascisme et que tout le monde sait, je pense, aujourd'hui, à quel point j'ai pu m'engager sur le sujet et je continuerai à le faire. Si je dis ça, c'est qu'il y a une bascule fasciste aujourd'hui non pas qui menace mais qui est en cours au niveau mondial que de grandes démocraties qu'on pensé à l'abri ou même vacciné comme les États-Unis sont tombés et que j'ai l'impression d'être face à un jeu de domino qui s'entraîne dans la chute les uns des autres et je le dis assez solennellement devant vous, l'un des prochains dominaux qui peut tomber c'est la France et que vous avez ici comme chacun des concitoyens de ce pays une responsabilité immense en la matière parce que je le dis macronisme c'est fini. C'est je c'est c'est on voit on est dans une impasse et on peut pas aller en marche quand on est dans un impasse enfin c'est un mur.

Il faut faire l'impression que ce soir c'était le début de ce qui s'écrit pour la suite. Et donc ce que je vais vous dire c'est que le rassemblement national c'est facile, je les pratique à Baumon. C'est une boule à facette.

Alors ils envoient toujours le rayon de lumière à qui ils ont devant vous c'est l'ami des patrons et puis devant moi etin Baumon ce qu'ils disent vous ouvriez du pas de calé c'est l'inverse. Donc à un moment ça boucle pas votre truc. C'est c'est ce qu'on appelle du populisme.

Et il y a une alternative possible et ça je le dis à mes collègues qui sont là et ceux qui sont pas là, c'est à nous de la construire et moi je propose qu'on la construise avec vous parce que ce qu'on ce qui se prépare là c'est de notre responsabilité et je le dis quand même moi j'ai lu Johann Chaputo sur les irresponsables. Je rappelle de manière assez solennelle qu'en 1930 en France on entendait le slogan plutôt Hitler que le Front populaire. qu'en Allemagne Johann Chaputo historien l'a montré.

Les certaines élites pas tout le monde mais certaines élites journalistiques, économiques, politiques ont préférer quelque part faciliter l'accès au pouvoir de l'extrême droite parce qu'ils avaient trop port des avancées sociales et je le dis ils ont rapidement regretté quand ils ont vu ce que ça produisait. Mais je parle quand même de quelque chose d'important, c'est qu'on est un peu dans un contexte préannée 30 et tout le monde le voit bien. Et donc en tant qu'écologiste, moi je vous le dis, on n'est pas d'accord sur tout.

On est même on a même beaucoup de de convergences à construire mais mais la ligne c'est l'antifasciste et on va avoir besoin de tout le monde dans ce bateau-là et donc je vous le dis sonnellement disponible pour travailler pour construire une alternative non fasciste. C'est évidment c'est évidemment Jordan Bardella vous qui devriez répondre mais je voudrais quand même qu'on respecte l'ordre et vous je vois quand même une phrase que j'aime beaucoup derrière moi. La victoire appartient en plus au pignatre et chez les écologistes l'opiniatreté ça nous connaît.

Jordan Bardella, je vous invite évidemment à répondre puisque c'est Écoutez, je vais répondre-moi à votre question, ça me paraît plus pertinent. J'appartiens à un groupe politique qui a l'Assemblée nationale et le groupe qui vote le plus des textes qui ne viennent pas de son propre mouvement politique. Moi, j'ai le sectarisme en détestation et peut-être pour une raison simple, c'est que ces 20 à 30 dernières années, mon mouvement politique n'a fait que le subir.

Ce n'est pas parce que monsieur Roussell fait des louanges au nucléaire que je vais m'y opposer au motif que monsieur Roussell le dit. C'est pas parce que monsieur Rota fait des constats que je partage sur l'immigration que je vais vous dire que j'y suis opposé parce que c'est monsieur Rota. Donc il doit y avoir ces consensus qui peuvent se faire mais dans l'état actuel de la situation, moi je veux juste dire que on ne fera pas la France de demain avec ceux qui ont échoué hier.

Et de la même manière qu'on est aujourd'hui devant des chefs d'entreprise, il faut que la classe politique et que la nouvelle génération qui va gouverner la France demain et après-demain se mette à entendre ce que veulent les Français et avoir l'humilité de se dire aussi quand on fait de la politique que on ne connaît pas mieux qu'un chef d'entreprise comment fonctionne sa boîte, comment ça doit fonctionner dans sa boîte. Et donc on a besoin que l'orientation, que la vision, que le cap qui soit tracé reflète ce que souhaite aujourd'hui une majorité de Français. Et je veux juste dire que tant qu'on fera des accords politiciens au second tour qui ne servent à rien sinon à bloquer le pays juste pour empêcher un mouvement politique d'arriver au pouvoir, alors on désespérera les Français.

Bruno R et Gabriel. Jordan Bardella, je pense que le moment des grands choix de la rupture ce sera 2027. Là, on est on arrive sur le mur.

Donc quelques jours, il y aura une question du premier ministre. Je ne suis pas aligné avec tous ces choix évidemment. Et cette question, elle est de savoir si on partage la dangerosité de la situation.

Un diagnostic. La France peut-elle perpétuellement quand elle dépense 1,50 € recevoir seulement 1 € de recette. On est au bout du bout.

Vous savez quand chaque mercredi je siège au conseil du ministre, mon regard fait le tour de la table. Je vois des femmes, des hommes qui n'ont pas les mêmes parcours, pas la même sensibilité. Pourtant, je suis à la même table.

Je suis à la même table. Non pas parce que nous avons les mêmes convictions, mais parce que nous aimons la France et que nous devons assurer un minimum de stabilité aux entrepreneurs, aux françaises et aux Français. Je pense que le temps de la rupture devra venir.

Je suis moi vendé, je le suis profondément et j'ai grandi dans un département. Je voyais un drapeau, c'est pour ça je salue les chefs d'entreprise qui me faisaient signe il y a quelques instants. J'ai grandi dans un milieu où dans chaque commune quasiment, vous avez une entreprise commerciale, agricole, artisanale, industrielle.

Et c'est en grandissant auprès de ces chefs d'entreprise qui m'ont appris que les succès économiques, c'est pas des succès d'abord matériels. Ça vient des valeurs qu'on partage. Le sens de l'effort, le respect pour les autres, le sens de l'équipe, le goût pour l'esprit d'entreprise.

C'est ça qu'il faut que demain on apprenne à nos jeunes. Mais aujourd'hui, on leur doit un minimum de stabilité, un minimum de responsabilité. J'aimerais en faire plus au ministère de l'intérieur.

J'aurais aimé être ministre de l'intérieur d'un gouvernement avec une vraie majorité pour faire passer des lois qui soient des ruptures. Mais je suis Je pense que dans chaque génération, il faut que il y ait des moments qui exigent une prise de hauteur. Nous y sommes et j'espère que nos oppositions seront à la hauteur de cet instant qui sera à la fois important mais qui sera pour toute la France décisif pour son avenir.

Merci Gabriel. Je vous remercier je vous remercier pour l'organisation de de ce débat, pour l'animation, remercier celles et ceux qui nous ont écouté parce que c'est un débat qui est majeur. Moi, je le redis ici, on a besoin de débat, on en a besoin pour 2027, ça a été dit par plusieurs.

Il faudra une réinvention évidemment, faudra une rupture parce que le monde a changé. 2022 pendant la campagne présidentielle, chat GPC n'existait pas encore. On avait pas la même démographie en 2017 que ce qu'on a aujourd'hui au niveau international.

Tout est en train de changer autour de nous. La guerre commerciale, le dérèglement qui s'accélère et cetera. Il faudra cette rupture et ce changement majeur.

Et on a commencé à esquisser un certain nombre de propositions. Maintenant, je l'ai dit, l'enjeu de court terme, c'est que la France ait un budget avant le 31 décembre. L'Assemblée nationale qu'on a aujourd'hui en France, elle est inédite dans l'histoire de France.

Elle est pas du tout inédite dans l'Europe aujourd'hui. Quasiment tous nos voisins européens, ils ont grosso modo la le même parlement avec le même éclatement de force politique. Mais ils arrivent à se parler même quand ils ont fait des campagnes les uns contre les autres pour essayer de bâtir des consensus.

Je crois que c'est ce qu'on doit essayer de faire. Et donc je terminerai avec deux invitations. Une première invitation, c'est effectivement je crois qu'il ne faut pas faire tomber le gouvernement de François Bairot.

Quoi qu'on pense du budget. J'ai eu l'occasion de dire que sur les jours fériers par exemple, j'étais également défavorable avec mon groupe. Mais pour qu'on puisse y travailler, encore faut-il qu'il y ait des interlocuteurs.

C'est la première invitation que je lance à nos voisins. Et la deuxième invitation, c'est revoyons-nous dans ce format, dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent parce qu'il faudra un budget pour le pays. C'est pas normal.

Enfin, c'est très bien pour le MEDF. C'est très bien pour le MEDF que ce soit à l'initiative du MEDF qu'on se retrouve autour d'une table pour parler de tout ça mais voyons-nous sans forcément être invité par d'autres simplement parce que nous avons la France en partage et la responsabilité de nous parler pour lui donner un budget pour le pays, pour nos entreprises et pour notre économie. Merci.

Merci évidemment à Patrick Martin et et au MEDF et merci à chacun de vous de vous six. C'est une fierté et un honneur d'avoir pu euh animer ce débat euh avec vous et vous entendre dialoguer. Et effectivement, je ne peux que reprendre ce mot.

Euh revoyons-nous et continuons continuer. Nous nous en serons Bonjour. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique]