Menace russe : sommes-nous prêts ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 42 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous ces discours et ces mots de Lavrov ?
- 3:03OuverteRéponse directe
La pression russe est-elle nouvelle ou s'intensifie-t-elle ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Faut-il que l'Europe réagisse face à ces provocations ?
- 9:10OuverteRéponse directe
Peut-on encore parler de guerre hybride ou faut-il parler de terrorisme d'État ?
- 10:34RelanceRéponse directe
La réunion d'hier était-elle nécessaire ou dramatisée ?
- 11:56OuverteRéponse directe
Quelle est la crédibilité des rumeurs sur une mobilisation russe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Chiffre
« L'Allemagne prépare ses hôpitaux à accueillir un millier de soldats blessés par jour. »
- 1:37Fait
« Le Kremelin promet d'écraser l'Europe en quelques jours si guerre il y a. »
- 5:18Fait
« Certains dirigeants européens déclarent ouvertement qu'ils se préparent à une guerre contre la Russie. »
- 5:44Amiral Alain ColdefilleFait
« On a toujours eu du côté des soviétiques des hommes de paix qui envahissent la Hongrie, la Tchécoslovaquie. »
- 10:34Vincent CrusetFait
« La Russie est passée à un niveau supérieur. »
- 11:56Chiffre
« On évoque 500000 hommes, 600000, peut-être même 800000 hommes côté ukrainien. »
- 13:24Jérôme GaroChiffre
« Le nombre de demandes de conseils pour quitter la Russie a été multiplié par 8 ces dernières semaines. »
- 33:35Amiral Alain ColdefilleFait
« Aucun vol non identifié ne traverse le ciel de France sans être intercepté. »
- 39:01Vincent CrusetFait
« Les capteurs du renseignement français ont identifié des menaces très sérieuses. »
- 45:13Fait
« Une barrière au monde ne peut arrêter un ennemi de façon permanente. »
- 50:14Donald TuskFait
« Le narratif officiel de Moscou sera qu'il s'agit d'un accident. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonsoir, bienvenue à tous sur LCI. C'est lors de votre grand dossier consacré ce soir à cette question menace russe. Sommes-nous prêts ? Nous, ce sont les Européens qui constatons chaque jour où presque les provocations, voir les attaques de Vladimir Poutine sur notre continent. Les signes semblent encore s'accumuler ces dernières heures. Le Kremelin promet d'écraser l'Europe en quelques jours si guerre il y a. La mobilisation russe se précise également et Poutine renforce encore un peu plus sa triade nucléaire. Oui, ces messages sont clairement destinés aux occidentaux. Face à cela, comment réagir ? La France annonce à la hâte renforcer la sécurité de ses sites critiques. Quel est ce plan ? On en sait un peu plus ce soir, on vous dira tout. Et en Europe, les exercices se multiplient.
L'Allemagne prépare ses hôpitaux à accueillir un millier de soldats blessés par jour. La Suède réhabilite ses abristiques. La Suisse, oui, la Suisse qui renforce également son armée. Tous les pays européens se sentent aujourd'hui concernés. Faudra-t-il faire sans Donald Trump et les États-Unis qui comptent encore un peu plus réduire leur présence sur notre sol ? Mais d'abord, écoutons ces menaces directes et concrètes du Kremelin. Cette fois-ci, c'est Serge Lavrov, le ministre des affaires étrangères russes qui s'y colle. Écoutez, si l'Europe qui parle quotidiennement de se préparer à la guerre contre la Russie venait à attaquer la Fédération de Russie, ce serait une guerre d'un tout autre genre et très courte.
J'espère que cet avertissement sera pris en compte dans les capitales européennes et par les institutions qui s'efforcent actuellement de représenter une Europe unie. Et je présente mes invités ce soir pour le grand dossier. Je suis ravi d'accueillir l'amiral à l'incole de fille. Bonsoir ancien inspecteur général des armées. Je suis ravi d'accueillir Xavier de Jacomoni également. Bonsoir Xavier. Quentin. Éditorialiste au service international LCI. Ellisabeth Shepardam est également avec nous. Bonsoir Elisabeth, maîtresse de conférence, directrice du programme politique et relations internationales à l'université de Tour, spécialiste défense et sécurité et puis Vincent Cruset est également avec nous. Bonsoir Vincent. Bonsoir Quentin. Expert en renseignement, écrivain,
ancien espion, auteur de ce roman qui vient de sortir la marque des esclaves aux éditions de l'animal dans la collection à service action. Je le disais tout à l'heure, c'est un roman mais il y a toujours une part de vérité. On en prend toujours plaisir à à lire ces ouvrages de votre part Vincent Cruz. Mais d'abord commençons donc commençons ce soir ce grand dossier par ces signes de plus en plus marqués d'une Russie menaçante envers l'Europe. On vient d'entendre un instant Serge Lavrov, le mini des affaires étranges russes. Ce n'est pas le plus fantaisiste normalement. On a l'habitude d'entendre un Dimitri Medvedev qui est très belligérant si je puis dire, très belliciste à notre rencontre. Un Vladimir Poutine également. Sarg Lavrov est d'habitude plus mesuré mais là quand
même de dire que l'Europe peut-être réduit à néant entre guillemets en quelques jours si jamais une confrontation il y avait avec la Russie c'est assez inquiétant comment vous analysez ces ces ces discours et ces mots Xavier de Diacomoni une pression constante depuis février 2022 nous sommes les ennemis de la Russie de leur point de vue parce que nous apportons une aide à l'Ukraine dans la guerre qu'elle mène pour se défendre sa guerre de de résistance face à Vladimir Poutine et à ses hommes. Et ça fait longtemps déjà que la Russie veut nous faire peur nous faire peur pour que nous arrêtions de soutenir l'Ukraine. Donc là, on sent que au bout de 4 ans et demi de guerre, sans résultat tangible du
côté du côté de l'Ukraine, c'estàd que la Russie n'a absolument pas réussi à atteindre ses ses buts de guerre qui étaient à minima de s'emparer des quatre blastes et de conserver la Crimée. au maximum de marché jusqu'à KIV, mais plutôt d'un point de vue politique ensuite, mais il y a un rédissement et on voit que les actions sont de plus en plus violentes jusque sur le territoire européen. Je crois que le déclencheur en fait, c'est l'affaire des drones, il y en a trois de l'aéroport de Lechic dont un drone avec des explosifs qui visaient un avion de transport ukrainien avec du matériel militaire à bord. Le drone a dysfonctionné, la charge n'a pas explosé. Mais si ça avait été le cas, les dégâts auraient été considérables, il y aurait certainement eu des morts.
Et là, à un moment donné, il faut que l'Europe réagisse. C'est sans doute ce qu'a voulu faire hier le président de la République en convoquant les candidats à la présidence et les chefs de parti pour leur expliquer de manière extrêmement claire quels étaient les dangers auxquels nous soumettent la Russie. Alors effectivement, on verra un peu plus tard justement la réaction des Européens et notamment ce ce plan pour protéger nos infrastructure en France. Mais écoutons Vladimir Poutine parce que évidemment le président russe, il va aussi de sa petite menace, en tous les cas de sa petite déclaration contre l'Europe. Il le dirent encore une fois dans dans Vladimir avec un avec un Vladimir Poutil dans le texte, il se place en position de victime mais le ton est menaçant envers les Européens.
Comme on le sait, ces menaces ne diminuent pas. L'OTAN prend de l'ampleur, s'étend et s'implante déjà dans d'autres régions du monde. Certains dirigeants européens déclarent ouvertement qu'ils se préparent à une guerre contre la Russie. À mon avis, ils essayent simplement de sauver leur code de popularité en chute libre, en masquant leurs erreurs en matière de politique économique et social.
Amiral à l'incool de fille, il renverse la charge de la preuve. C'est souvent le cas avec Vladimir Poutine, mais quand même c'est menaçant aussi. Ouais, c'est habituel le renversement de la charge de la preuve. On a toujours eu du côté des soviétiques des hommes de paix qui envahissent la Hongrie, la Tchécoslovaquie et cetera. Donc ça c'est pas nouveau. Ce qui est un petit peu nouveau, c'est dans dans je vais pas faire de psychologie de comptoir mais la VORF était tendue. D'habitude, il est beaucoup plus serein, beaucoup plus calme. Là, il était tendu. Vous l'avez vu à son facièesse, à sa façon de Oui. Façon de s'exprimer, ça se voit, ça se voit tout de suite. Et pourquoi est-il tendu ? C'est que j'allais dire l'ensemble du dispositif russe est tendu
à commencer par Poutine et à chaque fois qu'ils sont un peu tendus sur la réserve ou un peu il profèrent des menaces. Alors bien sûr, il y a les interlocuteurs habituels, les Pestof, les Medvedf et cetera, mais là il faut donner un ton supérieur à la menace et et bien sûr ça veut dire il est lui-même en situation inconfortable. Ça veut pas dire qu'il y a pas de une vraie menace, il y a une vraie menace mais il est en situation inconfortable. Pourquoi ? Rappelons-nous quand même que au début Poutine a des objectifs stratégiques qui est de détruire l'OTAN, rater la suite de l'infaland de rally, de casser l'Union européenne raté, il y a 21 paquets de sanctions, de séparer l'Atlantique de l'Europe, raté, enfin bon, plus ou moins raté mais quand même
raté parce que les Américains sont toujours du côté les Canadiens surtout les Canadiens du côté européen et puis attaquer la France qui depuis toujours fait partie des objectifs stratégiques de la Russie. Pourquoi ? Parce que dans l'Alliance atlantique, la France est le seul pays entre guillemets autonome par rapport aux décisions de Washington de par sa dission nucléaire et donc elle a toujours un avis clairement dans le camp occidental, clairement dans le camp d'alliance mais un petit peu c'est pour ça qu'on les Français faut pas pas s'étonner, on a toujours été la cible privilégiée des services soviétiques et maintenant des services riches. sous le contrôle de notre ami euh Ellisabeth chez Partselam, on a l'impression de de revivre un scénario avant février 2022 lorsque la Russie
nous disait "On ne veut pas attaquer l'Ukraine. Si jamais ça se passe, ce sera une guerre courte." Sauf que si il s'agit plus de l'Ukraine, il s'agit de l'Europe quand même. Le ton est monté d'un cran. Les menaces, elles sont directement envers les Européens dans la didactique russe. Non, aujourd'hui, on on est effectivement dans cette on va dire langage très clair. Euh euh c'est bon, moi je je rejoins l'admiral, c'est c'est pas nouveau, c'est quelque chose, c'est un langage où ils sont mis à mal, donc ils nous attaquent directement mais en réalité il nous attaquaiit déjà sur le terrain. Alors on n'est pas sur des chars, on n'est pas sur le même menace physique que l'Ukraine bien évidemment. En tout cas, en France, on ne partage pas non plus des frontières avec la
Russie, il faut le dire, mais on est sur un une menace qui était déjà là entre des cibarattaques, des sabotages, euh des des des ingérences, même avant 2022, il faut le dire, dans des élections. Euh donc, ils sont peut-être beaucoup plus directs dans le langur narrative parce qu'ils sont mis à mal notamment depuis cet été. On voit cette tension dont on décrivait à l'amiral depuis, j'ai l'impression, le mois de juin et les attaques dans la profondeur ukrainien. Et justement, on va voir une carte un petit peu des dernières attaques provocations russe en Europe. Alors, elle n'est pas exhaustible, on aurait pu en rajouter mais là on est remonté jusqu'en août. On aurait pu remonter bien plus largement mais la carte aurait manqué de place visiblement. On peut
citer en Allemagne évidemment avec ce drone à l'aéroport de la psiche. On peut sauter ce qui s'est passé au Danemark il y a quelques jours avec ces fusées éclairantes qui ont frôé un hélicoptère et son équipage à bord. On peut citer la Norvège, l'interception de deux Montbardiers russes. On peut situer la Lituanie avec un drone abattu. On pourrait citer également l'Italie, souvenez-vous, il y avait une explosion d'un dépôt qui avait alerté un un dépôt militaire en tous les cas de munition. Vincent Cruset, euh on parle souvent de guerrier hybride, de cyberattaque, d'ingérence. Là, lorsqu'on voit des drones des attaques à la fusée éclairante, des drones abattus, est-ce qu'on peut vraiment parler encore de guerrier hybride ? Non, il faut parler de terrorisme
d'État. notamment en ce qui concerne l'absiche qui est certainement l'attaque la plus spectaculaire qui a été menée sur le territoire de l'Union européenne qui est vraiment du terrorisme he qui aurait pu abattre l'un des anthonofs que l'on voit là qui donc approvisionnait en armement les Ukrainiensich étant le point de bascule avant un transport routier ou ferroviaire de ses armements de terrorisme d'état en ce qui concerne également les drones qui sont entrés en Moldavie au moment du décollage du président Zelinski Donc il y a il y a une dizaine de jours à peu près, il faut employer ce terme de terrorisme d'État qui je crois a été employé par le président par le président de la République à l'occasion de la réunion d'hier. Je crois que ça a été relevé par les différents participants
indiquant que vraiment la Russie est passée à un niveau supérieur. Vous savez, avant les Jeux Olympiques de 2024, il y a eu un certain nombre de tentatives avec les les mains rouges, les étoiles de David, les cercueils sous la tour Effel et cetera avec le recrutement d'agents digable, des proxy bulgares, moldav ou autres. Aujourd'hui, c'est différent. C'est certainement le fait notamment travaille de de cell de cellules clandestines du du renseignement militaire russe du du Grou et on a changé vraiment de dimension. D'où la réunion d'hier qui était certainement un petit peu dramatisée, mais c'était nécessaire de dramatiser et de mettre justement les chefs de parties, notamment les chefs de parti qui ont plutôt des sympathies prorusses ou qui sont très ambigues quant à la
politique du Krémelin de les mettre devant le pied du mur quelques semaines peut-être avant des mouvements sociaux qui pourraient être amplifiés par par les Russes hein, par la guerre informationnelle russe qui nous est menée. C'est très important. On est à maintenant 9 mois d'un scrutin présidentiel qui est très important. Et finalement euh Poutine pourrait s'ar s'emparer d'une partie de l'Europe sans tirer le moindre coup de canon. Alors justement, on s'intéressera un peu plus tard justement concrètement à comment nous les Européens et les Français comment on va pouvoir se protéger notamment face à ces infrastructures critiques dont évoquait le le chef de l'État. Mais on voulait évoquer un autre signe qui est menaçant pour nous les Européens, pour les
Ukrainiens également, c'est ces rumeurs autour d'une mobilisation partielle général. Le mot évidemment euh n'est pas encore officiel du côté de de la Russie. On évoque 500000 hommes, 600000, peut-être même 800000 hommes côté ukrainien. C'est le le l'annonce en tous les cas les informations données par les Ukrainiens sur une éventuelle mobilisation russe ces prochaines semaines. On va prendre la direction de Moscou où on retrouve justement notre correspondant sur place Jérôme Garo. Bonsoir Jérôme. La question est simple aujourd'hui. Est-ce que les Russes craignent une éventuelle mobilisation dans les prochaines semaines en Russie ? Bonsoir. Bonsoir à tous. Alors, tout d'abord, il faut rappeler que la possibilité d'une mobilisation générale est une rumeur qui revient régulièrement
depuis le début de la guerre. Ceci dit, moi étant dans en Russie depuis 4 ans et demi, là je constate que ce bruit est beaucoup plus fort que d'habitude, au point que Vladimir Poutine lui-même euh a été questionné sur ce sujet et a démenti officiellement en disant que pour l'instant, il n'avait pas besoin de décréter une mobilisation générale. Il n'empêche, on voit un certain nombre de signaux faibles qui prouvent qu'il y a une inquiétude au moins chez une partie de la population. Euh d'après certaines associations anti-guerre, le nombre de demandes de conseils pour quitter la Russie a été multiplié par 8 ces dernières semaines. De son côté, le pouvoir a tiré les leçons de la mobilisation partielle de 2022 qui s'était déroulé de manière un petit peu
chaotique. Depuis, un registre électronique a été mis en place pour émettre les convocations. C'est-à-dire que lorsqu'une convocation est émise, la personne concernée voit son accès à la sortie du territoire russe interdite. C'est-à-dire qu'elle sera automatiquement bloquée au douanes. Ce dispositif a été mis en place pour éviter la fuite de milliers de russes en cas de mobilisation comme ce fut le cas en 2022. Merci beaucoup Jérôme Garot, envoyé spécial TF1 LCI en Russie. C'est très intéressant ce que nous dit Jérôme Garo, amiral Alain Coldefille parce que déjà lorsqu'on perçoit des signaux faibles en Russie, vu comment le l'État cadnasse toutes les informations, ça veut quand même dire beaucoup de choses. L'autre information, c'est la manière dont organise le Kremelin pour
se préparer à une telle à une telle manœuvre et une mobilisation de plusieurs centaines de milliers d'hommes. C'est convocation automatisé quand même. On se dit quand même que le Gremelin prépare vraiment une mobilisation très large. Oui. Alors en fait, il faut rappeler les rapports de force he l'OTAN, c'est 950 millions de personnes et la Russie 145. Mais du côté des je parle des forces terrestres, il y a en gros en temps normal 3 millions d'hommes de chaque côté, 3 millions de soldats. Je parle des forces terrestres hein. Et là comme les les Russes sont des gros consommateurs, si on peut dire de de vie de vie humaine et ne compte pas, ils ont besoin sans arrêt de de j'allais dire de de refournir un petit peu les et combler les pertes. Et donc c'est pas étonnant que dans la la
projection de R, il faut essayer de se mettre dans la tête des Russes qui qui planifient. On a besoin de de renforts massifs et là ces renforts massifs, ils vont pas être comme au début pris dans les dans les territoires qui sont à 5000 km de Moscou. Ils vont être pris davantage et c'est pour ça que notre reporteur qui vit à Moscou sent bien ses ses signaux faibles. qui à mon avis et les délégations du pouvoir russe le montrent. À contrario, il y a vraisemblablement dans les tiroirs du Kremelin la mobilisation, non pas générale parce que ça ferait un petit peu, mais une mobilisation importante dans les prochaines semaines quand les résultats des élections qui se déroulent en ce moment, je crois vont être vont être publiés parce que je il y avait on respecte un certain formalisme quand
même. H euh 800000 hommes jusqu'à 800000 hommes que vous avez euh évidemment il est question de la guerre en Ukraine mais on parle de près d'un million de soldats. On se dit que ça va bien au-delà de l'Ukraine en fait quand on parle de mobilisation d'autantom. Oui, ça va au-delà de l'Ukraine mais finalement vous savez pour attaquer des portions du territoire européen, faut quand même remettre les choses à leur place. On va pas avoir un déferlement de chars soviétiques qui traversaient la Pologne, l'Allemagne pour arriver à Paris. La pologne se prépare à ça. La Pologne ? Oui. La Pologne se prépare parce qu'elle est en première ligne étant frontalière avec la Biélorussie. On a vu le rôle de la Bielorussie dans la guerre en Ukraine et puis de Calingrad qui est une une esclave qui
fait peur un peu à tous les Européens et elle doit défendre aussi ce qu'on appelle le corridor de Swalki qui en fait est entre Kaliningrad et la Biélorussie et qui mène aux État Baltes parce que si jamais ce corridor était bouclé par les forces russes et là faut pas énormément d'hommes pour le faire et bien on ne pourrait plus porter aucun secours aux États-Baltes qui seraient totalement isolés des autres pays. de l'OTAN. Donc le cas de la Pologne est assez spécifique. Moi je pense que la mobilisation elle va se faire. Il y aura pas de d'annonce de mobilisation, elle va se faire à bas bruit. Aujourd'hui, les Russes ont absolument besoin d'hommes sur le terrain pour finir
de conquérir les oblastes, notamment Louans et Donè qui font partie des sont des oblastes qui ont déjà été intégrés dans la Fédération de Russie. Ils font partie de la Constitution de la Fédération de Russie. Donc là, il y a une urgence pour Vladimir Poutine à avoir un résultat. Autrement, à quoi aurait servi cette guerre ? On arrive à 4 ans et demi de guerre. Faut voir ce que ça représente. Personne en février 2022 aurait pu penser que ça dure aussi longtemps. Maintenant, les attaques qui peut y avoir sur l'Europe, elles seront menées par des petits groupes. On peut avoir des attaques notamment sur Narva, par exemple. C'est un exemple qu'on cite beaucoup parce que il y a 90 % de populations russophones, ce qui veut pas dire que ce soit une population
totalement russophile, mais là quelques petits hommes verts comme on a pu le voir en Crimé suffirait largement pour déstabiliser et ensuite voir ce que fait l'OTAN. Est-ce qu'il y a une réaction ou est-ce que on laisse les pays Baltes se débrouiller avec le problème russe. Je pense qu' on est dans la préparation de provocation, pas d'une guerre à l'échelle de tout le territoire. Non, en tout cas, quand on écoute Vladimir, c'est un exemple et il y en a plein d'autres en fait. C'est ça la difficulté, c'est que moi, je suis même étonné aujourdh sincèrement, on a vu je pense il y a 2 ans et demi, 3 ans, une gigantesque panne du euh un piratage informatique sur les distributeurs de billets à Kve. Ça a duré entre 24 et 48 heures, c'estàd qu'il plus on pouvait
plus retirer d'argent. Moi, je suis très étonné que ça ne soit pas encore arrivé dans l'un des pays européens qui se confrontent aujourd'hui euh avec la Russie. Voilà, ce genre de choses, ça ça peut arriver demain et ça peut avoir des conséquences catastrophiques. Si l'epchic avait été bloqué pendant des jours et des jours voire des semaines parce que l'attentat aurait réussi, ça aurait eu des conséquences économiques extrêmement graves. De même pour les Russes, mobiliser des petits groupes en Allemagne, en France ou dans d'autres pays pour des actions de sabotage qui peuvent paraître assez banales, je pense que c'est relativement facile et que ils vont pas se priver pour le faire. Alors justement si confrontation attaque il y a du côté de la Russie comment elle s'y
prendrait ? Vous avez évoqué plusieurs scénarios. Un autre scénario est évoqué du côté de la Royal Navy britannique. C'est le le chef de la marine britannique qui l'indique qui s'appelle Gwen Jenkins. Et il explique que l'objectif des Russes, ça pourrait être de sectionner les câbles sous-marins, ce qui perturberait les télécommunications des armées européennes en temps d'attaque, autrement dit à désorganiser euh toute la chaîne de commandement. On va voir un petit peu euh ces câbles. On vous va représenter sur une carte. Alors évidemment euh les câbles sous-marins en dans tout le tout le terrain tout sur tout le globe et évidemment les Européens sont connectés avec les Américains, avec tout le monde entier par ces câbles. Mais on vous a représenté ces câbles notamment du côté
de la la mer du Nord et la mer Baltique. Il y en a énormément, vous les voyez. Ça peut être des cibres Ellisabeth chez Parselam concrètement c'est ces câbles pour les pour les Russes bien évidemment mais c'est une crainte depuis le début de la guerre en réalité. et on a déjà vu euh en mer Baltique alors difficilement attribuable euh aux Russes mais on suspecte que navire chinois supérieur chinois avait déjà coupé à des câbles en mer Baltique. Il faut peut-être se rappeler avec un capitaine russe. Avec une capitaine russe. Oui. Voilà. Mais on avoue que difficilement attribuable même si on sait probablement très bien à à qui on avait à faire. La la question c'est peut-être pourquoi c'est aussi grave ? Qu'est-ce que ça représente ces câbles entre les
transferts bancaires informatiques ? Ça peut être très très grave si ces câbles sont coupés et c'est une réalité aujourd'hui et c'est pas simplement une réalité en meilleure Batique, il faut le dire. On parle aussi vers Irlande, vers le Royaume-Unique dans l'Atlantique. Donc aujourd'hui, c'est très inquiétant. Vers en Cé Oui, les câbles sous-marins, ça représente 95 % du trafic internet international, hein. Donc euh c'est considérable, c'est vraiment un enjeu stratégique euh comme l' rappelé Isabelle euh Ellisabeth, sorry, euh c'est euh c'est c'est aussi toutes toutes les transactions internationales financières, hein, qui sont C'est surtout ça d'ailleurs, c'est plus ça que du militaire en fait parce que si si les Russes parviennent à entraver justement ces transactions
financières internationales, c'est une véritable catastrophe à la fois bancaire. boursière et cetera. Euh effectivement, il y a eu 11 attaques en Mer Baltique, enfin 11 11 attaques supposées de câble sous-marin en mer Baltique depuis 2023. C'est pas énorme mais c'est tout de même une menace importante. Il faut parler de la Méditerranée et de Marseille qui est un hub très important avec 16 câbles qui qui qui convergent jusqu'à Marseille avec 16 data center qui correspondent à l'arrivée de ces de ces 16 câbles sous-marins. Pour l'instant, la Méditerranée n'est pas encore une zone de menace pour ces câbles sous-marins mais pourrait le devenir très prochainement. Amiral à l'incolle de fille. Évidemment, je me tourne vers vous lorsqu'on parle de de câble sous-marin pour l'ancien
amiral, comment on fait pour protéger c ces câbles ? Parce que on va voir ces ces dernières semaines, on a vu passer les les forces de longtemps, on vu passer certains sous-marins russes aux alentours. Est-ce que pour les pour les sectionner, ce sont des sous-marins russes qui seraient aux affaires, ce serait des drones ? Comment on s'y prend ? Alors euh les les points de faiblesse de ces câbles sous-marins, moi je pour compléter ce que vient de dire euh ce que venez de dire euh dans la lison transatlantique, la majeure partie des câbles arrive en Grande-Bretagne, hein. Voilà, ça c'est c'est le point névralgique. C'est c'est le point névralgique. Alors le moment de faiblesse, c'est quand j'allais dire les câbles remontent à la surface, si je puis dire, pas quand ils
sont par 5000 m de fond, quand ils remontent à la surface. Et c'est là où où bien sûr on fait très très attention. S en en mer Btique au fond de l'eau, c'est pas très profond mais dans l'Atlantique c'est beaucoup plus profond. Mais les Russes depuis longtemps ont développé des capacités d'intervention profonde de nature. Alors, on fait des expéditions scientifiques, on sait intervenir à 4000 m de fond et on sait couper un câble. Ça c'est pas c'est pas voilà. Alors, les câbles sont euh sont redondants, sont régulièrement inspectés parce que le j'allais dire l'information, c'est pas de la puissance, c'est l'information qui passe et on a besoin quand même de la régénérer de de temps en temps. Ils sont ils sont surveillés mais comme le dit le c'est pas un amiral, c'est un général
qui commande la royal Navy d'en ce moment le général Jenkins. C'est un point il l'intérêt à son intérêt est de montrer la vulnérabilité des communications militaires qui passe certes par satellite mais également beaucoup par les câbles les militaires comme le je dire les débits sont moins importants globalement que les transactions financières qui doivent se faire autre transaction commerciales qui passent par les par les réseaux internet j'allais dire la voie satellitaire qui est une voie beaucoup plus réduite peut c peut palier un grand nombre de je dire de fan de câble sous-marin. Mais autrement dit, si un câble sous-marin est sectionné, on aurait du mal à communiquer par exemple avec l'armée suédoise par exemple si attaque qu'il y avait euh Oui.
80 % des télécommunications si passe par les câbles. Oui oui oui oui. Oui. Donc effectivement le satellitaire pourrait pas lier mais néanmoins ça poserait d'énormes problèmes la Baltique est clairement le point faible parce que la Baltique c'est entre 50 et 100 m de profondeur d'une manière générale mais terrané en revanche on est entre 100 et 2000. 3000 m à la sortie de Toulon hein. Comment 3000 m à la sortie de Toulon ? Oui oui oui. Donc on voit bien que le le focus il est vraiment sur la Baltique et les attaques qu'on a vu jusqu'à maintenant c'était pas des attaques très sophistiquées hein. C'était des bateaux qui laissaient traînaient leur ancre au fond. quand vous avez le 50 à 100 m, ça pose pas de difficulté technique et qu' à un moment ou un autre espérer
accrocher le câble et que simplement le casser l'arracher. Alors on était plus sur des démonstrations, des menaces. Maintenant si les Russes voulaient le faire, ils pourraient aussi le faire avec des robots sous-marins lancés depuis depuis des sous-marins qui croiseraient sans qu'on le sache. Et c'est pour ça qu'il faut une surveillance extrêmement attentive. Moi, j'ai été interpellé par l'incident qui a eu lieu entre le navire russe et l'hélicoptère danois. Ça s'est passé juste à la sortie de la mer Baltique en fait du côté des côtes danoises vers le D3 qui s'appelle le grand le grand belt. Et c'est le seul endroit par lequel les navires russes peuvent sortir pour aller vers la mer du Nord, vers l'Atlantique.
Et donc pour eux, c'est crucial de sécuriser cet endroit. Et je pense que s'ils ont fait ce qui s'apparentait à une attaque hein parce que un tir de fusée même éclairante dans un rotort d'hélicoptère, l'hélicoptère il tombe et là il y a deux morts hein au minimum. Sécuriser les les câbles sous-marins, sécuriser également les sites critiques français. Vous avez entendu l'annonce hier d'Emmanuel Macron sur un grand plan pour sécuriser justement nos infrastructures critiques. De quoi parle-t-on exactement ? On en parle juste après la pause. Restez avec nous. Les suite de votre grand dossier sur LC consacré ce soir au aux menaces russes et cette question. Sommes-nous prêts nous les Européens ? On en parle dans un instant, mais d'abord dans l'essentiel de l'actualité ce soir. On parle du
budget avec le niveau d'endettement de la France qui va encore continuer de se creuser de 119,3 % aujourd'hui à 121 % en 2027, annonce le ministre, le ministère de l'économie et des finances. La France est le pays le plus endetté de la zone euro derrière la Grèce et l'Italie. Cette augmentation est la conséquence, selon Bery d'un déficit encore élevé. L'actualité internationale également avec des flammes et un important panage de fumée noire euh vu aujourd'hui près de l'aéroport de Riad en Arabie Saoudite à plusieurs vols ont été annulés ou retardés. C'est un réservoir de carburant du géant pétrolier saoudien à Aramko qui a pris feu. L'Arabie Saoudite qui subit, vous le savez, ces derniers jours, la pression croissante des combattantsistes
du Yémen. Mais c'est la c'est la première fois que la capitale est directement touchée. Et puis Donald Trump qui a annoncé avoir obtenu un contrôle permanent sur la sécurité du Groenland, les États-Unis vont immédiatement lancer le processus de développement d'une importante présence militaire sur le territoire, annonce le président américain. Un accord de sécurité qui met fin au contentieux avec le Danemark, l'Union européenne et l'OTAN dans le viseur de Donald Trump, les vues de la Chine et de la Russie sur le Genland. Voilà, on continue. Notre grand dossier ce soir consacré donc aux menaces russes. Hier, Emmanuel Macron, vous le savez, a annoncé à la hâte un grand plan de sécurité pour les infrastructures
critiques en France. La phrase a étonné évidemment et on se pose beaucoup de questions depuis sur concrètement quelles sont ces infrastructures civiles critiques dans notre pays. On va faire le point avec vous Mathilde Vessels parce que ça englobe énormément de choses aujourd'hui les infrastructures critiques. De quoi s'agit-il exactement ? Oui, vous l'avez dit, le président a donc annoncé avoir demandé au gouvernement de préparer un plan de protection renforcé de nos infrastructures critiques, mais aussi des sites les plus sensibles hein de notre industrie de défense. L'objectif, il est simple, le simple, c'est de mieux les protéger notamment contre les attaques de drone et les cybers attaques. Alors, sont concernés tous les sites réseaux physiques ou virtuels qui
sont essentiels au bon fonctionnement d'un pays. par exemple nos centrales électriques et nucléaires, les réseaux d'eau, les télécommunications, les hôpitaux, mais aussi les gares, les aéroports ou encore les centres de données et les sites directement liés à la sécurité du pays comme les centres de commandement militaire. Le but est donc d'identifier les sites dont la paralysie pourrait évidemment désorganiser le pays. Et pour cela, ce seront les préfets qui seront sur le pied de guerre. Oui, effectivement euh l'État veut préparer les territoires donc à cette menace qui est bien réelle, c'est les attaques hybrides. Quand on parle d'attaque hybride, on parle d'actions qui restent sous le seuil d'une guerre classique. Par exemple, des sabotages, des cyberattaques, des survols de drone ou
encore des campagnes de désinformation. Et donc dès la semaine prochaine et bien chaque préfet de département va devoir mettre en place un état majeur de sécurité et de défense. Autour de la table sont attendu force de l'ordre, du renseignement mais aussi des entreprises, des associations ou encore des acteurs de la protection civile ou encore la Croix-Rouge. L'objectif, il est très concret. Identifier les endroits qu'il faudrait protéger en priorité en cas de crise, une centrale électrique, un réseau de télécommunication, une usine stratégique ou même une entreprise travaillant pour la défense évidemment ou pour l'Ukraine par exemple. Autre priorité, savoir aussi qui pourrait être mobilisé notamment parmi les réservistes et vérifier que les personnels
indispensables restent disponibles dans le secteur stratégique. Merci beaucoup Mathilde Vessels pour ce point complet. Amiral à l'in de fille. Évidemment, je pense que beaucoup de téléspectateurs, beaucoup de Français se posent des questions ce soir depuis hier sur ces infrastructures critiques. Déjà, la première question qu'on se pose jusqu'alors comment elles étaient protégées ? Les centrales nucléaires en France, les bases militaires évidemment oui. Mais les usines de dépôt de munition aujourd'hui elles ne sont pas protégées concrètement ? si les centrales nucléaires sont très protégées. Et le alors par les centrales nucléaires, il y a un dispositif d'alerte qui fait appel à euh bon au GIGN et puis à des forces spéciales euh qui qui sont en permanence
prête à et puis il y a des il y a des euh pour relever le personnel, c'est le personnel de la marine qui relève le personnel parce que la marine met en œuvre des centrales nucléaires depuis 54 ans hein. Voilà. Et donc les chefs de car sont prêts à à prendre la relève de personnel qui seraient euh que je veux dire qui serait qui aurait été tué ou des choses comme ça. Donc mais ce que je veux dire pour pour de façon un peu plus globale, c'est que dans notre système où depuis 1959 le premier ministre est chargé de la défense nationale dans tous ces aspects, on a fait souvent par silo, je dire la protection ben des objectifs militaires, des centrales nucléaires et des centrales plus plus généralement de DF et cetera et cetera. Le fait nouveau, c'est que dans notre monde hyper
connecté, le les conséquences d'une attaque sur des hôpitaux ont aussi des conséquences dans dans d'autres domaines ou sur les transports et cetera. Ça c'est je crois que c'est un petit peu nouveau dans le fonctionnement de nos de notre de notre état hein parce que pour le moment je vous dis on a travaillé. Alors, c'est bien que le préfet se renforcé dans ses dans ses prérogatives et ses responsabilités et ça me paraît essentiel. Ça c'est la base du commandement, un seul chef. Mais je crois qu'il y a encore un petit effort à faire. Ne, on parle pas de rien. Euh les exercices pour protéger les centrales, les Alors après, il y a 2è aspect, c'est la loi. Moi, j'ai j'ai entendu quelqu'un dire "Mais on peut survoler l'île longue." Oui, parce que la loi ne permet
pas d'abattre tout tout aéronef ou tout mobile qui sont ça a été fait d'ailleurs, on se souvient en décembre. Ça peut arriver parce que pour pour le moment on n pas on a pour le moment c'est souhaitable he on n pas le droit de détruire tout ce qui bouge au-dessus de au-dessus de nos bases militaire. Alors, il y a des zones sensibles, il y a il y a des zones protégées, il y a des zones sensibles dans lesquelles on peut intervenir, mais on en est pas à à à réagir euh rapidement en détruisant le ceux qui viennent survoler les ces éléments. Ce qui explique que quand il y a des du Greenpe qui survole une centrale nucléaire, on les laisse tranquillement se poser et puis éventuellement ils repartent en fourgon de police, mais on pourrait aussi les les abattre. Je je je
suis pas parti dans ça mais voilà, je crois qu'il faut dire c'est beaucoup de choses ont été faites depuis toujours sur les grands enjeux davantage en silo, cétait de façon verticale et que ce monde moderne c'est un monde où tout est connecté. Mais vous parlez tout à l'heure du GIGN et du RA, mais je vais poser une question concrète parce qu'aujourd'hui on est notamment dans la guerre des drones et on les a vu, ils sont actifs notamment en Europe. Une centrale nucléaire ou un dépôt de munition, peu importe si demain un drone s'approchait de manière assez offensive d'une centrale nucléaire, est-ce qu'on pourrait l'arrêter aujourd'hui concrètement ? Est-ce qu'on a les on a les l'arsenal concret pour pouvoir arrêter des drones ? On a des des moyens. Alors, d'abord les centrales
sont construites de façon à à recevoir des coûts assez importants sans qu'il y a un dommage collatéral en particulier du côté des du côté des cœurs nucléaires. Ça c'est un point important. Les drones oui et non. Oui et non. Si on est en état d'alerte maximum maximal mais on tient pas en état d'alerte maximal dans pendant des semaines et des semaines. B ça demande beaucoup trop de monde, beaucoup trop de moyens. Donc il faut se renseigner, regarder d'où peuvent partir les drones. Surveiller. Le cel de France est surveillé en permanence. C'est l'armée de l'air et de l'espace qui en est qui en est responsable. Tout objet volant dans l'identifiant est détecté. Non identifié détecté. Il y a deux grands centres. Bon Lon Marsan et puis
tout le tout le ciel français est surveillé protégé. Aucun vol non identifié ne traverse le ciel de France sans être intercepté. Même des drones à part les drones. Alors justement à les petits à l'exception des drones qui sont en dessous de la la couverture radar et qui sont beaucoup plus petits et qui font pas partie parce qu'on est parti d'un système qui protégeait le ciel de France contre une attaque de d'un avion suicide que c'est proche allant sur la tour Effel, l'Élysée, une centrale nucléaire et cetera. On on n'est pas on n' pas développé des moyens pour répondre au drones et c'est pas aussi évident que ça. Hm. Bon, pour les centrales nucléaires pour compléter ce que vous disiez euh elles
sont conçues pour euh résister au crache d'un avion. Donc un drone même avec une petite charge d'explosif en théorie, je dis bien en théorie euh devrait pas poser de de très graves difficultés. Maintenant, ce qui est difficile, c'est d'abattre les drones. Euh d'abord, il faut les repérer. Sont des petits appareils qu'on voit pas au radar comme comme vous le disiez ou très très peu. Les cinq drones qui sont approchés de l'île longue en décembre 2025, il y a eu un brouillage qui a été mis en place tout de suite mais aucun des drones n'a été récupéré. On n'a pas tiré dessus et aucun des opérateurs de ces drones n'a pu être identifié et arrêté. Là, on est sur quand même sur une attaque qui est grave parce qu'on est au cœur de la dissuasion nucléaire euh française.
C'est là où sont stationnés les sous-marins nucléaire lanceur d'engin et euh il faudrait pas que ça se reproduise non plus très souvent. Mais le problème c'est que des sites alors il y a l'île longue là c'est emblématique les centrales nucléaires aussi mais des sites à surveiller il y en a une multitud les dépôt de munition les par exemple Oui. Oui. Il y a eu des survolsureno à Bergerac si je me souviens bien. Euh il y a eu d'autres incidents comme ça euh dans le sud de la France aussi dans dans le VLU. Euh mais le problème c'est qu'aujourd'hui abattre des drones c'est un très compliqué, deux parfois dangereux parce qu'en abattant le drone, il faut pas non plus qu'il tombe par exemple sur une zone habitée ou sur une une zone sensible. On n'a pas exactement les outils pour le faire et
le brouillage ne fonctionne pas à chaque fois. Vincent Cruset, est-ce que ce plan n'arrive pas finalement un petit peu trop tard ? Non, il arrive au bon moment. Enfin, il arrive à un moment critique, à un moment grave où effectivement les Russes sont en train de préparer des opérations concertées, combinées, donc alternant ou du moins groupant à la fois éventuellement des des cyberattaques, des opérations de sabotage et cetera. concernant les points sensibles, il y en a 1500, hein, on appelle les les points d'importance vitale. Alors, vous vous comprenez bien la difficulté de protéger tous ces tous ces tous ces ces 1500 points sensibles. Je pense au 2800 km de ligne TGV à haute vitesse, hein. Comment vous pouvez contrôler tous les ponts qui enjambent ces lignes
de TGV ? C'est extrêmement compliqué. Puis il y a un autre problème, il y a un problème aussi. Il y a le risque de la menace terroriste avec des mouvements terroristes qui p qui pourraient être instrumentalisés, manipulés par les services russes. On a quand même une manifestation d'ampleur la semaine prochaine avec des centaines de milliers de personnes qui vont se rendre au au aux messes et aux différents au aux différents événements qui autour du pape. Et tout va bien se passer certainement hein comme pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. C'est des gens qui nous ont fait un un qui nous qui nous ont dressé un tableau catastrophique. Mais certainement ça ça va très bien se passer parce que d'abord on a un ministère de l'intérieur qui est en
ordre de marche derrière Laurent Nounz. Euh il y a des répétitions à l'heure actuelle dans Paris donc avec notamment prenant en compte toutes les conditions de sécurité et de protection autour de cet événement. Mais néanmoins, on peut être vulnérable. On peut être très vulnérable. Mais vous l'ancien espion le qui est en contact avec les les quand même avec les services de renseignement. Très honnêtement, hier après euh la fin de la réunion et le débrief des tous les chefs de parti et notamment la prise de parole d'Emmanuel Macron en discutant un peu avec les gens depuis hier soir, euh les gens se posent quand même certaines questions euh quand même on a senti le ton grave du président de la République. Vous qui êtes en contact avec les services de renseignement, est-ce que
aujourd'hui ces sites sensibles, centrale nucléaire, dépôt de munition, on englobe vraiment l'ensemble de ces sites critiques ? Parce que aujourd'hui les renseignements français déjouent quasi quotidiennement comme le faisait à l'époque lorsque le terrorisme djihadist était au plus haut, la menace était au plus haut en France. Est-ce qu'aujourd'hui on nous dit pas tout et on déjoue quotidiennement des des menaces et des attaques russes ou pas d'ailleurs sur notre territoire ? D'abord, je ne suis plus en contact avec les services de renseignement français et pas avec mon ancienne maison. En tout cas, de toute manière, je ne suis pas dans le secret des dieux et il ne m'en parlerait pas. Ce qui est certain, c'est qu'un certain nombre de documents à à diffusion restreinte ont été dévoilés
par les quatre chef des de nos services de renseignement. Donc à la fois Nicolas Lerner, le patron de la DGSE, Céline Berton DGSI, Nicolas Roche qui est le secrétaire général de la de la défense et de la sécurité nationale, mais aussi donc le général Justel qui est le patron du du renseignement militaire. Donc ils ont eu accès à ces documents et ces documents certainement c'est une synthèse un petit peu édulcorée. On n'est pas rentré dans les détails. Ils ont des nos chefs de parti n'ont pas eu accès à de la de la documentation classifiée mais néanmoins, ils ont dû se rendre compte que les capteurs du renseignement français ont identifié des menaces très sérieuses et qui se sont une menace qui s'est amplifiée au cours des derniers jours, des dernières semaines et des derniers jours.
Ellisab par salam. Je je pense qu'il faut comprendre qu' aussi il y a pas de 100 % en terme de protection à cause du nombre mais aussi à cause de type d'attaque. Moi je pense euh ces menace de russe et et cette escalade me fait penser à l'attaque contre à le pipeline, enfin le colonial pipeline en 2021 aux États-Unis. On parle quand même euh donc de au lieu du qui qui alimente toute la côtesse des États-Unis euh la dont la fermeture a été vraiment considéré comme une urgence nationale américaine. C'est le président qui l'avait déclaré. C'était un groupe russe, pas d'attribution contre le gouvernement mais c'était partie d'une mot de passe qui a été piqué à quelqu'un qui n'avait pas sécurisé son mot de passe dans la société même. Ils ont dû témoigner devant le congrès. Donc on a quelques
détails. Ça peut être des choses tellement difficiles à protéger, c'est-à-dire un employé dans une de nos structures qui, on va dire ne sécurise pas son mot de passe. Et contre ça, on va quand même avoir notamment ce que ces attaques cyber dont les Russes sont depuis longtemps très forts contre nos infrastructures critiques parce que là on parle avant la guerre en Ukraine, il va falloir aussi faire de l'éducation parce que c'est pas non plus à le gouvernement qui va pouvoir être à toutes les portes pour ça. Mais je pose une question d'actualité qui me vient comme ça mais vous savez ce weekend c'est les journées du patrimoine. lorsqu'on voit le le bureau du président de la République ouvert au public, évidemment, c'est c'est c'est pour que tout le monde puisse comprendre
un petit peu les rouages de la politique de nos institutions, mais est-ce qu'aujourd'hui dans c dans ce contexte là aujourd'hui de guerre hybride en tous les cas de menaces grandissantes de la Russie, est-ce qu'il faut pas revoir également ces dispositifs sans croisé parce que on donne accès quand même à des lieux qui sont quand même J'imagine que les j'imagine que les visiteurs sont triés, peut-être doivent-ils s'inscrire à l'avance et donc disposer d'un QR code. Le problème c'est c'est que ça nous oblige à déployer des moyens considérables. Pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, il y a eu 4 millions de QR codes à la fois les Rivins, les gens qui qui habitaient autour de autour de la scène mais aussi tous les touristes qui sont passés 15 jours auparavant le long
du le long du du de la scène. Et là aujourd'hui, je pense par exemple à la visite du PAP, il y a certainement aussi des millions de QR codes qui ont dû être qui ont dû être déployés et mis en place d'ailleurs par une par une société française qui est d'envergure, qui fonctionne très bien. Donc voilà, ça nous oblige quand même à déployer des moyens considérables en terme de protection et de sécurité. Et donc tout ce personnage, tout ce personnel que l'on utilise euh euh et que l'on dédie justement pour les moyens de protection et bien c'est du personnel qui nous manque ailleurs. J'ai cas de Jacomonie. À l'inverse, il faut pas non plus il faut prendre les choses extrêmement au sérieux. On le fait peut-être un peu tard, moi je pense, mais il faut pas non
plus tomber dans la parano parce que ça c'est tout à fait le le but de Vladir Poutine et et des services russes, c'est-à-dire nous faire douter de tout, nous faire tous douter les uns des autres et créer un espèce de de climat de psychose qui ferait que on pourrait difficilement vivre en France. On est dans une période extrêmement particulière puison est juste au début d'une campagne électorale qui qui va être extrêmement compliqué, qui polarise énormément le pays. On peut être certain que les services russes vont s'appuyer là-dessus. Ça, je pense que c'est leur premier axe de travail avant les attentats, avant les attaques cyber d'ampleur. Ils vont essayer de manipuler cette élection pour parvenir à leur fin.
Leur fin, c'est quoi ? d'avoir en Europe des gouvernements, pas seulement en France he c'est le cas en Allemagne, on le voit avec la montée de la FD en Grande Bretagne qui se rallie plus ou moins à leur façon de voir les choses en leur promettant éventuellement si jamais ça se passe bien d'avoir une énergie moins chère demain. On voit bien qu'aujourd'hui le prix du litre d'essence est un problème pour nous tous. C'est un grave problème pour beaucoup de Français qui vivent en zone rurale. Moi-même, j'habite à la campagne, je peux le mesurer euh tous les jours. Et là-dessus, euh les Russes vont appuyer extrêmement fort pour dire voilà euh en gros leur message ça va être si jamais on faisait une espèce d'accord d'alliance, vous nez laissez l'Ukraine, vous nous laissez nous
débrouiller, bah on pourra bien avoir à nouveau du gaz moins cher, du pétrole, des produits raffinés moins chers. Il faut savoir qu'aujourd'hui l'AFD discute déjà avec des envoyés du Kremelin pour savoir si à quel moment et de quelle manière il sera possible en Allemagne de rouvrir Nordstream. Donc la première menace, c'est peut-être celle-ci. Après la menace est est vraiment protéiforme. Il peut il peut s'agir de commando du gure jusqu'à des petites mains comme on l'a déjà vu ou alors la manipulation d'activistes. On a vu pendant la guerre froide notamment les activistes allemands être manipulés. On peut avoir exactement la même chose en France, que ce soit à l'extrême gauche ou à l'extrême droite. On va avancer un petit peu dans dans ce grand dossier parce qu'il y a la menace
sur la France et plus généralement la menace sur l'Europe. Regardez juste la une de The Télégraphe en en Grande-Bretagne aujourd'hui qui titre tout simplement la Russie aujourd'hui se prépare à intensifier la guerre. Ça c'est l'article sur internet, mais la une de The Télégraphe aujourd'hui euh dans les les kiosques britanniques euh vraiment ouvre son son journal euh sur ce sujet. Parmi les pays qui s'inquiètent le plus, il y a évidemment la Pologne. On est en ligne avec Adam Sakou. Bonsoir. Vous êtes expert franco-polonais, spécialiste de de la Pologne et contributeur médias. Juste avant de de vous interroger concrètement sur l'inquiétude des Polonais, regardez ce reportage de notre reporter TF1 LCI Bonoît Crystal qui nous raconte concrètement comment la Pologne se
prépare physiquement à une éventuelle offensive russe sur son territoire. Regardez milliers de blocs de béton antichar en pleine campagne pour bloquer les Russes. Les Polonais appellent cela le bouclier oriental. On en installe 200 par jour. Objectif : embourber les Russes en cas d'attaque. Ils sont derrière ces barbelés. Face à eux, un terrain boueux difficile. On est à 200 m de la frontière. Question : la Pologne membre de l'OTAN, pourrait-elle stopper avec ses moyens rudimentaires des centaines de chars russes ? Une barrière au monde ne peut arrêter un
ennemi de façon permanente. Mais nous, on aura le temps de contre-attaquer pendant que ils seront ralentis avec ces obstacles. Coût de ce chantier 2 milliards et demi d'euros en partie financé par l'Union européenne. La Pologne y ajoute ses propres investissements avec une armée qui compte plus de 200000 soldats. En plus de ces blocs en béton, il y a tout ce que nous ne pouvons pas voir. des mines qui peuvent être déployées à tout moment en cas d'attaque, la défense anti-drone, la Pologne construit ici le plus grand renforcement de frontière en Europe depuis 1945. Adam coup, vous êtes en ligne avec nous aujourd'hui. Les Polènes n'ont plus choix pour faire face à la Russie. Oui, il faut il faut investir dans dans
sa défense nationale et c'est un réflexe polonais constant mais qui évidemment connaît une une augmentation importante des moyens depuis 2022, depuis l'invasion à grande échelle. Euh ce qui est très important à rappeler, c'est qu'on sort aujourd'hui en Pologne d'une semaine absolument préoccupante. Euh je pense que les auditeurs, euh les téléspectateurs sont conscients, mais pour rappel euh il y a eu cette attaque euh sur un train euh entre l'Ukraine et à proximité de la frontière polonaise à à une poignée de kilomètres. Donc ça a été un vrai signal d'alerte lundi. On a eu ensuite le lendemain la découverte d'un drone russe sur une plage polonaise, donc dans le nord du pays avec 4 kg d'explosif à
bord. Et aussi de nouveau jeudi dernier si je ne m'abuse, on a abattu un drone à 4 km de la frontière polonaise et donc vous connaissez tous les risques dans le casadre d'une telle destruction. On parle de débris et cetera. Tout ça s'inscrit aussi dans un contexte mémoriel. Comme vous le savez, la Pologne est absolument traumatisée. Elle voit la Russie comme une menace existentielle. Et en fait, le 17 septembre ici en Pologne, on commémorait et bien euh le la triste date du 17 septembre 1939 lorsque l'URSS euh commençait son envahissement euh de la Pologne lors de la Seconde Guerre mondiale. On a vu Oui, attends ça cou je vous coupe juste. On a vu cette dent de dragon effectivement et on vous rappelez évidemment le contexte et toutes ces
provocations ou attaques russes, ça dépend du mot qu'on veut employer. Quand on voit ces images là, évidemment, ce sont des des manœuvres faites par le gouvernement. Mais les Polonais, concrètement, les Polonais, ils s'inquiètent aujourd'hui d'une attaque russe. Alors, ils s'inquiètent. Oui, aujourd'hui il y a des enquêtes d'opinion qui qui ont été publiées. Aujourd'hui, 60 % des Polonais considèrent par ailleurs que la Pologne n'est pas forcément prête à faire face à une menace euh qui peut être pas forcément de grande ampleur mais même tenace, c'est-à-dire des drones en essin qui vont venir et bien menacer l'espace aérien polonaise de manière un peu plus conséquente que ce qu'on voit jusqu'ici. Donc oui, il y a un véritable risque et je pense que la journée de de ce samedi
justement témoigne un peu de justement du niveau d'alerte que l'on a aujourd'hui avec un état qui vise vraiment la résilience totale. On a eu ce matin des jets polonais qui ont survolé l'espace aérien. On a eu des sirènes d'alarmes qui ont retenti deux des plus grandes régions frontalières de la Pologne pour commencer justement à préparer la population à des réactions en cas de d'alerte, en cas de crise. On a eu aussi des visites plus intenses sur les différents points de frontière entre l'Ukraine et la Pologne avec des installations d'abri beaucoup plus important que que jusqu'ici. Donc oui, aujourd'hui il y a une inquiétude mais il faut remettre ça aussi en contexte. Aujourd'hui, malheureusement, les Polonais se réveillent ici et là avec ces actes
parfois très inquiétants, mais ils vivent avec cette crise, avec ce seuil de guerre hybride important depuis des années. On a on se souvient de l'incursion de drone il y a un an. On vit avec des sabotages, des incendies et des menaces. On parlait autour des infrastructures critiques presque quotidiennement sans parler des des cyberattaques. Attends Sakou, vous restez avec nous. On marque juste une courte pause. On continue de parler de la situation polonaise et plus généralement de cette menace russe sur l'Europe. Restez avec nous. La suite du grand dossier sur LC consacré ce soir aux menaces russes et la question nous européens sommes-nous prêts face aux menaces croissantes de Vladimir Poutine ? On parlait il y a un instant de la Pologne qui se prépare concrètement physiquement à une
potentielle offensive sur son territoire. On a vu ces dents de dragon effectivement aligné le long de la frontière polonaise euh sur le flanc est entre guillemets, celui qui borde notamment la Russie. Écoutons Donald Tusk, le premier ministre polonais. Il ne parle pas de guerry hybride euh Donald Tusk. Il parle carrément de drones et de missiles qui pourraient bientôt s'abattre sur le territoire de l'OTAN. Des missiles qui viendraient évidemment de la Russie. Écoutez Donald Tusk. Le plan russe selon les évaluations des services de renseignement inclut des attaques hybrides de drones et de missile contre des pays soutenant l'Ukraine y compris la Pologne. En dépit de possibles dommages, le
narratif officiel de Moscou sera qu'il s'agit d'un accident. L'objectif est également d'affaiblir la cohésion globale de l'OTAN et de convaincre les pays l'OTAN que l'article 5 qui prévoit une défense mutuelle est davantage théorique que réel amiral Ain Coldef ce scénario là d'une frappe d'une attaque d'un drone ou d'un missile qui s'abattrait par erreur sur le territoire polonais il est coup humain de fil blanc aujourd'hui alors comme vous dites par erreur hein parce que les Russes ne feront jamais d'attaque frontale en déclarant "ça on a on a envoyé une vague de" et et toute la
subtilité c'est de savoir s'il y a une vague de drone plus peut-être un missile qui s'opère ou comme c'est déjà arrivé, il faut la fois garder ses nerf comme pendant la guerre froide car on oublie que pendant la guerre froide on a été au bord du gouffre pendant pendant 40 ans hein et et et c'était comme ça. Heureusement que des deux côtés les gens gardaient leur nerf. Donc faut garder garder ses ners faut montrer sa force. Et ce que font les Polonais très bien, ils ont renforcé particulièrement leur armée terre qui à ma connaissance est maintenant numériquement la première en Europe, leur leurs moyens en investissement. ou leur dépenses par rapport au PIB au-delà de 5 % il est passé 5 % mais enfin bon faut regarder un peu ce que ça ce que ça représente et il faut montrer sa force
pour éviter justement d'être titillé parce que quand c'est toujours on en parlait tout à l'heure quand avec quand vous faites 1,90 et 100 kg on vous embête moins quand vous montrer vos vos muscles, on vous embête moins donc je pense pas qu'il y a d'attaque frontale à ce stade compte tenu du fait que les les Russes savent très bien qu'il y aurait une réaction de l'OTAN et c'est important que nos forces qui sont déployées de des pays baltes jusqu'en Rouie quand même, il y a des français, il y a des anglais, il y a un petit peu tout le monde soit toujours sur le pied de guerre le sont fas des interceptions, elles en font et et montrent notre résolution et on peut rien dire d'autre. Si Penvoyer des drones et de faire que
un missile par erreur tombe tombe en Pologne, la première première fois il explosera pas et la deuxième fois il explosera. Et que fait-on ? La question c'est que fait-on ? Alors après oui ça c'est c'est très important la question que que pose l'amiral parce qu'effectivement Donald Tusk évoquait l'invocation de l'article 5 et cetera mais comment vont réagir par exemple nos alliés je mets entre guillemets américains ? nous renvoie, vous savez, au titre de de l'éditorial de de Marcel de en 1939, faut-il mourir pourqu et là c'est tellement du sinistre Marcel et c'est et là c'est tellement voilà réactualisé c'està-dire que est-ce que effectivement on prendra des décisions sévères à l'encontre de la Russie et est-ce que les alliés seront se montrer solidaires à cette occasion
à Dan coup vous êtes encore en ligne avec nous est-ce qu'aujourd'hui les Polonais craignent d'être lâchés entre guillemets par leurs alliés otaniens en cas d'attaque Alors pour l'instant, ils font tout pour ne pas l'être et je pense que justement cette alloc cette allocution solennelle au pupitre de la diète par Donald Tusk, elle est aussi c'est la son rôle aussi, c'est-à-dire mobiliser l'Alliance Atlantique. Ce qui est très intéressant aujourd'hui en Pologne, c'est d'ailleurs le fait qu'on a un regain diplomatique important notamment bien sûr avec l'Ukraine. On le voit avec ces images, la Pologne est très engagée. Elle va faire partie aussi de cette coalition antibalistique avec Kief, mais aussi c'est sur quoi je voudrais insister avec les États-Unis. Aujourd'hui, la semaine
prochaine, pardon, le ministre de la défense polonaise sera à Washington notamment pour parler de l'établissement d'une base américaine permanente sur le sol polonais. Alors oui, c'est à moyen terme, c'est pour 3 4 ans, mais ce sont des signaux stratégiques importants. Aujourd'hui, il y a 10000 soldats américains en Pologne, mais cette force là, elle est censée s'inscrire dans la durée. Donc c'est un un message important qui montre un peu aussi la volonté polonaise justement de montrer sa force. Elle n'est certes, elle reconstruit ses capacités terrestres, elle modernise son armée, mais elle est aussi dans les alliances, que ça soit otanienne ou de l'Union européenne. Euh donc ça c'est pour moi crucial et je j'aimerais aussi insister sur le fait, on en a parlé sur cette frontière
terrestre, la Pologne est aussi le pays qui est le premier à avoir déployé un mur antirrone en tout cas le construire, c'est le programme SAM. Euh et il va être dans les prochaines semaines euh réactualisé, modernisé. Et d'ailleurs, un dernier mot, c'est le fait que la Pologne, c'est assez intéressant, euh récupère les leçons du théâtre ukrainien et on a des nouvelles régulations qui visent à ce que les unités militaires puissent acquérir du matériel plus facilement, le tester plus rapidement afin d'être opérationnel dans euh les scénarios euh les plus rapides, les plus les plus graves et compte tenu notamment de des avancées technologiques très rapides qui sont opérées sur le le front russe, notamment avec les nouveaux drones Gerber qui aujourd'hui sont
extrêmement rapides à plus de 600 kmh. Merci beaucoup à Dansakou d'avoir été en direct dans le grand dossier expert franco-polonais spécialiste de la Pologne. C'est très intéressant ce que disait Adam Sakou il y a un instant parce que est-ce qu'on peut vraiment faire confiance à Donald Trump parce qu'il évoque justement cette question et ce projet d'une base militaire effectivement permanente. Donald Trump se l' félicité en Pologne mais dans le même temps il nous annonce 25000 militaires en moins eur américains sur le sol européen. Donc on a du mal à y voir clair aujourd'hui américains. Je pense qu'il il faut regarder ce que les Américains sont en train de faire dans le questionnaire qu'ils envoient aux alliés. Il y a aussi une question d'idéologie et d'alignement avec les
valeurs américaines, avec ce que fait l'administration. C'est pas simplement de se retirer, c'est aussi de on va dire faire en Europe, enfin avoir des relations avec l'Europe à géométrie variable. La Pologne qui a toujours eu une relation un peu spéciale avec les États-Unis et qui est vu un peu plus, on va dire favorablement par cette administration risque de gagner alors que d'autres pays très clairement risquent de perdre et c'est très important. C'est quoi cette histoire de questionnaire ? C'est un truc honteux non que exigent les Américains. Bah je alors moi je je suis pas dans les valeurs et et et les jugements. C'est pragmatiquement alors c'est pas la première fois avec cette administration. On parle bien évidemment de combien il combien il dépense enfin des un audit
assez on va dire classique de ce que dépensent les alliés euh les bases américaines et cetera mais il y a des questions effectivement sur l'idéologie euh et sur l'alignement on le sait mais c'est pas nouveau. On se rappelle quand même que la sur le site du du ministère des affaires étrangères du state departement, il y a toute cette question, on va dire, de guerre civilisationnelle, de soutien civilisationnel à des pays et dans la stratégie de défense nationale, des pays qui sont vu comme favorables. On se souvient quand même de déplacement de de Jedy V pour aller voir non pas le chancelier de l'Allemagne de l'époque mais la présidente de l'AFD. Donc c'est ça s'inscrit dans quelque chose, on va dire de depuis le janvier où président
euh Trump a pris euh son nouveau mandat. B c'est quelque chose qu'on voit de plus en plus. Oui. Mais pour les Polonais, c'est ce n'est qu'un pan de la réponse euh à Moscou. Les Polonais sont évidemment traumatisés parce qu'ils ont vécu, hein. 18e 19e siècle, la Pologne n'existait plus. 1939, la Pologne à nouveau sous le jou russe. Cette fois-ci, il était soviétique. Donc, il se prépare tout. Moi ce qui m' ce qui m'intéressait dans dans ce qu'ils font, c'est qu'ils sont aussi en train de préparer la population parce que malgré tout, la population évidemment est assez jeune aujourd'hui, n'a pas forcément connu toutes ces époques extrêmement troublées où la Pologne avait quasiment disparu. En tout cas, n'était plus maître de son destin.
Et euh ces d ces dents de dragon, ces accords qu'on pourrait passer avec les Américains si jamais ça fonctionne, on verra bien. Pour eux, ils mettent ils mettent pas tous leurs œufs dans le même panier. Ça vise aussi à rassurer la population et à lui montrer que l'heure est grave et qu'il faut se préparer euh au pire si jamais il devait advenir. Les dents de dragon là, elles arrêteront pas les charrues. Ça c'est une évidence. L'officier polonais nous le disait tout à l'heure, il faudrait aussi des faussés, il faut des hommes derrière pour tenir les positions. En revanche, il y a d'autres menaces sur cette frontière où je suis allé plusieurs fois. La menace, vous souvenez des migrants qui étaient arrivés de Biélorussie. Ben là, tout le dispositif aujourd'hui à la frontière Biélorusse
Pologne peut permettre d'arrêter cette menace-là qui est aussi une autre menace euh que font courir euh que fait courir le Kremelin aujourd'hui. Et évidemment pour les Polonais, il faut se préparer le mieux possible avec tout ce qui est possible de faire jusqu'à un accord avec Donald Trump qui fonctionnera ou qui ne fonctionnera pas. Elisabeth, juste pour rajouter aussi à ce que disait euh Zavier sur cette frontière, ce sont aussi comme les Pays-Baltes et comme la Finlande retiré retiré de la traité de l'OTA sur les mines. Donc on peut imaginer aussi sur ce front, il y a des mines, c'est prévu qui puissent qui puissent en fait qu'on a une pays Bal. Alors il y en a pas pour le moment, il doit pas y en avoir à court terme, mais ils ont prévu de pouvoir miner
la zone pour empêcher toute intrusion. Après, ils savent aussi que le danger le plus grand, il est pas forcément là. Il y a plein d'endroits à protéger hein. Il y a toute la frontière de Calingrad évidemment. Il y a le corridor de Souwel qu'on voit euh écrit sur notre carte qui fait 70 80 km de large et qui si jamais il était pris par les Russes empêcherait de porter secours aux pays aux Pays-Baltes, Estonie, Léonie et Lituanie. Et ce que font les Polonais aujourd'hui, ils le disent clairement hein, c'est ralentir l'avancée russe si elle devait advenir en attendant le renfort des pays de l'OTAN et notamment des pays européens. En espérant que ce qui s'est passé en 1939 ne se reproduise pas et notamment de aussi des Américains.
Amiral Alain Colfice sur le soutien aujourd'hui américain sur l'OTAN et à nous européens. Je regardais aujourd'hui il y a à peu près 80000 soldats. Donc si on doit en retirer 25000 selon ce que ce qu'annonce aujourd'hui Washington, on tomberait entre 55000 et 60000 soldats américains sur le sol européen. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui si les Américains ne nous viennent pas en aide ? L'Europe, qu'est-ce qu'elle est sur les L'Amérique d'abord interviendra en fonction de ses intérêts propres comme toujours. Et visiblement, les intérêts ne convergent plus aujourd'hui. Voilà, ça c'est c'est une règle immuable. La deuxième chose, c'est quand on regarde la répartition, à mon avis, ils sont un tout petit peu moins de 80000 actuellement. Autour de 65000 maisà
on va pas on va pas discuter. Il y a il y a quatre grands spots. Il y a le Royaume-Uni, l'Allemagne et a l'Italie pour prendre les les plus les plus gros spotes. Euh l'Allemagne, Stuttgart et Ramstein resteront puisque c'est la le hub principal de leur force à Ramstein et le commandement des forces américaines à Stuttgart. Ils bougeront pas. En revanche, ils peuvent déplacer des forces d'Allemagne vers la Pologne, ce qui stratégiquement n'est pas n'est pas une absurdité. Ils peuvent réduire le nombre de de d'Américains au Royaume-Uni, ils le font au Royaume-Uni, ça va, ça vient, ça aucune importance. Et sur le flanc sud, il faut se rappeler que du temps de la guerre froide euh le il y a il y avait deux flancs. Il y avait le flanc nord en gros où il y avait essentiellement des troupes
terrestres, je parle du côté américain, et le flanc sud des troupes aériennes et navales car la stratégie américaine c'est Washington Tela Aviv, Washington Riad. Donc il y avait des forces qui se projetaient. C'est pour ça qu'en 56, ils ont viré les Anglais du commandement de la Méditerranée. Et donc maintenant, ils avaient réduit la menace terrestre en dans l'Europe entre guillemets plutôt du nord. Elle revient et moi je pense que c'est plutôt un effet de manche que de qui n'a pas de d'application concrète en tout cas qui serait dérimante pour les intérêts des Européens. Bon en tout cas on suivra ça encore une fois sur LCI. Merci beaucoup d'avoir animé le grand dossier avec moi ce soir amiralin de fille Ellisabethpard Selam Vincent Cru Xavier de Jacoboni.
Emmanuel Macron