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DébatAntoine Léaument· 28 juillet 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesDéfenseInstitutions & élections

L’Europe capitule face à Trump : la France doit dire NON !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Ce sont des mots que vous reprendriez à votre compte : soumission, jour sombre ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Qu'avons-nous à gagner à cet accord ?

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Vous êtes d'accord pour boycotter cet accord ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous partagez ce qui vient d'être dit sur le plateau ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Comment ça se fait qu'un Premier ministre parle de démission alors qu'il est aux manettes ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes critique par rapport à l'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:45Jonas AdadFait
    « Nous sommes dans le temps des carnivores et là on dirait un petit lapin qui vient de se faire manger. »
  • 5:30David AmielFait
    « La France depuis le début est à la fois la plus lucide et donc la plus ferme dans les négociations. »
  • 5:45David AmielFait
    « Ce qui a été présenté hier, ce sont des grands contours et il faut absolument pouvoir compléter cet accord, le muscler dans différentes directions. »
  • 7:30David AmielFait
    « C'est notre dépendance aux États-Unis qui nous rend aujourd'hui vulnérable. »
  • 9:00David AmielFait
    « La France doit être indépendante, qu'elle doit être souveraine, y compris sur ces questions militaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et Antoine Léomand, bonsoir. Vous êtes député la France insoumise de de Jonas Adad, porte-parole des Républicains et en plateau avec nous Thierry Arnaud, éditorialiste international BFM TV. Alors on va regarder la réaction du du Premier ministre François Bairou sur les réseaux sociaux aujourd'hui.

Réaction assez directe. Il parle d'un jour sombre que celui où une alliance de peuple libre rassemblée pour affirmer leurs valeurs et défendre leurs intérêts se résout à la soumission. Antoine Léumand. soumission, c'est un mot jour sombre.

Ce sont des mots que vous reprendriez à votre compte. Ce qui est dommage, c'est que monsieur Beirou est premier ministre de la France et que à ce titre, il devrait faire autre chose que des tweets sur les réseaux sociaux. Euh là, on a non pas un accord mais une capitulation de madame Vanerle devant Donald Trump avec en plus cette humiliation dont vous avez parlé puisque c'est elle qui se rend sur sa propriété privée.

Il est en train de faire du golf, il vient euh il donne lui serrer la main et au final c'est une forme de vassalisation de l'Europe à laquelle on assiste parce que nous allons devoir payer donc des droits de douanes de 15 % mais il y a pas de contrepartie en face. Nous allons devoir investir 600 milliards d'euros, c'est-à-dire, vous l'avez dit, en 2 ans, c'est-à-dire trois fois plus que euh l'excédent commercial que nous faisons par rapport aux États-Unis d'Amérique chaque année. Euh nous allons devoir acheter du matériel américain et puis euh nous allons devoir acheter du pétrole et du gaz de chiste américain, c'est-à-dire en totale contradiction avec les engagements de l'Union européenne et de la Commission européenne sur le plan écologique.

Qu'avons-nous à gagner à ça ? Rien du tout. Et nous sommes dans une situation assez exceptionnelle puisque j'ai l'impression qu'en France, il y a un accord unanime pour dénoncer cet accord.

Je pense que ce que nous devons faire en tant que français, c'est le repousser et faire en sorte que cet cet accord capote, qu'il rate et s'il ne rate pas et bien nous devons dégager madame Van Derleon et je souhaite vivement qu'il y ait une motion de censure contre madame Vleenon rapidement pour pouvoir sortir madame Vlon de la Commission européenne. Jonas Salade, boycotter cet accord. Vous êtes euh d'accord ?

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les États-Unis, comme disait le général de Gaulle, ne sont pas nos amis. Nous n'avons pas d'amis. Nous avons des intérêts et ni monsieur Trump n'est ami, on le voit ce soir, ni monsieur Biden d'ailleurs n'était notre ami.

Vous vous souvenez qu'il y a quelques années, monsieur Biden a mis en place l'IRA dont l'objectif était d'attirer les entreprises en baissant massivement les charges. Ce que je veux dire en tout cas, c'est que ce soir, on se dit que nous étions déjà une colonie numérique parce qu'on avait mis sous vraiment sous vassalisation l'entièreté de notre économie de la part des Américains et on risque de devenir une colonie économique. Et ce qui m'interroge beaucoup, c'est qu'on dit toujours "Oh, Donald Trump, il est instable.

On sait pas jusqu'où il va aller." Mais nous aussi, nous avons le droit d'être instable. Nous aussi, on a le droit de ne pas accepter de devenir non pas les partisans d'un accord, mais d'un tribu.

On a l'impression là de devoir donner payer notre kilogramme de chair à Donald Trump. Et enfin, dernier point, ce que j'aimerais dire, c'est que cette situation qui nous met dans une situation de vasale, c'est parce que nous n'avons pas réformé notre modèle. Regardez, il y a des pays ces derniers temps qui s'en sortent beaucoup mieux et il faut qu'on prenne aussi en compte le fait que nous devenons, il faut que nous redevenions un pays de des pays de producteurs, pas uniquement des pays de consommateurs.

Si monsieur Trump peut nous proposer et nous imposer ça, c'est parce que nous n'avons plus de puissance économique. Regardons ce qui se passe par exemple en Argentine. Là où monsieur Miley a baissé massivement les charges, on retrouve 7 % de croissance.

Regardez la relation qu' a monsieur Trump avec madame Mélony. Il lui parle pas de la même façon. il négocie pas de la même façon parce que l'Italie a retrouvé de la puissance et si nous en France nous voulons retrouver de la puissance, il faut qu'on pousse vers la baisse massive de charge, la réindustrialisation massive parce que tant que nous sommes pas forts, on va continuer à se faire manger.

Et j'en terminerai par là, euh monsieur le président Macron avait dit justement il faut arrêter de se comporter en herbivore. Nous sommes dans le temps des carnivores et là on dirait un petit lapin qui vient de se faire manger. C'est d'ailleurs ce qu'a dit Orbane.

Et ça fait mal que Orban dise la vérité sur ce que c'est que cet accord. Alors, on est en ligne avec David Amiel, député ensemble euh pour la République de Paris. Euh je m'adresse au représentants de la majorité que vous êtes.

Est-ce que vous partagez ce qui vient d'être dit sur le le plateau ? Euh vassalisation, capitulation, démission. Est-ce que euh vous êtes vous aussi critique par rapport à l'accord qui a été conclu hier ?

Bien sûr que je suis critique par rapport à cet accord et donc j'espère qu'aujourd'hui ce sera une claque de réveil pour les Européens. La France depuis le début est à la fois la plus lucide et donc la plus ferme. Dans les négociations, on a pu obtenir certains éléments qui étaient importants pour les intérêts des Français.

Je pense à l'absence de droit de douane pour l'aéronautique où on exporte massivement. Je pense à l'absence d'ouverture de nos marchés agricoles. Je pense évidemment au maintien de la taxe sur les géants du numérique où la France avait été pionnière.

Mais pour autant, ce pseudo accord ne peut pas être la fin du match. Expliquez-nous ce qui s'est passé parce que tout le monde est unanime pour dire que c'est un mauvais accord, mais il a bien été signé au nom de l'Union européenne et donc au au nom de nous tous au fond. Comment ça se fait qu'un premier ministre parle d'un jour sombre qui parle de de démission alors que il est aux manettes en responsabilité aujourd'hui ?

D'abord, l'accore n'a pas été signé et c'est extrêmement important. ce qui a été présenté hier, ce sont des grands contours et il faut absolument pouvoir compléter cet accord, le muscler dans différentes directions. La première, c'est évidemment d'envoyer un signal très clair à l'ensemble du monde à commencer par les États-Unis sur le fait que l'Europe n'est pas à vendre à la découpe.

Puisque les Américains nous imposent des tarifs importants sur nos exportations de biens, il faut que nous on aille les frapper là où ils sont les plus faibles, c'est-à-dire sur leurs exportations en matière de services, de numérique, de finances. Ça doit être une priorité absolue des prochains mois. Et puis ensuite, il faut qu'on puisse bâtir cette souveraineté européenne dans les domaines de la défense, de l'innovation, de la technologie parce que c'est notre dépendance aux États-Unis qui nous rend aujourd'hui vulnérable et je trouve que dans les réactions qu'on a entendu aujourd'hui, c'est un peu le bal hypocrites.

On a vu le Rassemblement national se lamenter de la politique de Donald Trump alors qu'elle fait soir et matin sa propagande et j'entendais sur votre plateau Antoine Léoman se lamentait aussi de cet accord. Mais pourquoi est-ce que certains pays européens ont poussé un accord rapide avec les États-Unis ? Parce qu'ils en dépendent sur le plan militaire qui a proposer depuis des années de pouvoir bâtir une défense européenne autonome la France.

Sur quelle opposition a-t-on vu se manifester dans notre pays ? celle de la France insoumise qui a dit jamais il faut augmenter nos dépenses militaires, jamais il faut pouvoir avoir un parapluie européen. Bah on envoie le résultat c'est effectivement cette dépendance dans tous les domaines.

C'est c'est un peu dommage monsieur Amiel de de faire ça parce que je trouve qu'il y a justement un un accord pour dénoncer cet accord et c'est dommage de créer de la division dans un moment où au contraire il faudrait que notre peuple se rassemble face à cette cette capitulation en fait de l'Europe. Mais ce que nous avons dit nous depuis le début, c'est que la France doit être indépendante, qu'elle doit être souveraine, y compris sur ces questions militaires et que nous ne voyons pas pourquoi nous irions faire un parapluie nucléaire européen alors que la France, la doctrine de la France en matière de défense nucléaire pour le coup et bien c'est que on ne nous touche pas. C'est ça la doctrine de la France en matière militaire.

Et si vous voulez changer la doctrine de la France en matière militaire et bien il faut en discuter devant le Parlement. C'est ça qu'il faut faire. Mais c'est pas prendre des décisions unilatérales.

Et par ailleurs, c'est faux ce que vous dites. Nous n'avons jamais dit que nous n'étions pas pour spécialement augmenter les dépenses militaires. Ce que nous disons, c'est que il faut d'abord parler des besoins.

S'il y a des besoins d'augmentation du budget militaire, on en parle. Et ensuite mettre en face les moyens. Vous vous faites l'inverse en permanence, c'est-à-dire que vous vous dites il faut faire des économies, on va on va couper dans tous les budgets partout, sauf un l'armée qui en décide, personne.

Vous voulez faire passer ça par 493. Bref, sur tous les sujets, vous évitez le parlement et puis ensuite vous venez vous plaindre. des décisions qui sont prises.

Pardon monsieur Amiel, mais c'est pas à la hauteur du moment historique qu'on est en train de vivre là. Ce qu'on est en train de vivre, c'est les États-Unis d'Amérique qui sont en train de vassaliser l'Union européenne. Donc, on n'est pas à négocier des petits bouts de machin pour savoir si oui ou non s'en est mieux tiré quelque part.

Là, ce qu'il faut faire, c'est dire non, dire niet, dire non. Voilà, c'est ça qu'il faut dire à monsieur Trump. Et je pense que ce qu'il faut faire, c'est justement le dire de manière collective pour avoir la chance que de faire en sorte qu'on repousse cet accord.

Euh Jonas Adad côté allemand on est moins moins critique. Par côté on n pas très si je me permets juste une seconde on n'est pas très enthousiaste non plus quand même. Je pense que vraiment ce qu'il faut comprendre dans ce que dit Fredrich Mert c'est que ça aurait pu être pire et que c'est ce qu'il exprime c'est plus une forme de soulagement que de satisfaction tout en reconnaissant que l'économie allemande va souffrir de cet accord.

Mais mais côté allemand on n pas la même économie. Côté allemand, on a 10 % de pardon en France, on a que 10 % de notre économie qui est basée sur l'industrie. En Allemagne, ils en ont 20 %.

En Allemagne, il ils ont fait l'erreur magistrale de passer à l'éolienne et au gaz. Et nous, nous avons le nucléaire. Donc ce que ça démontre bien ici cette divergence, c'est que nous n'avons pas les mêmes intérêts économiques que les Allemands.

Et donc dans c dans ce jeu qui se joue, il faut que nous moutions au front en tant que français et non pas en tant que couple franco-allemand qui en l'occurrence n'existe pas ou alors c'est un trouble, ça je ne comprends pas. 2e sujet également par rapport à ce qui a été dit, euh la difficulté qui se trouve posée devant nous, c'est que nos agriculteurs et euh nos entrepreneurs n'ont pas les mêmes problématiques que les Allemands. Et lorsqu'ils vont être confrontés au choc, par exemple, sur le 20 ou sur d'autres sujets de cet ordre-là, ils vont être confrontés à des des difficultés qui ne sont pas du tout les mêmes que les Allemands.

Et donc, tant qu'on ne se réveille pas et qu'on ne redevient pas un pays de producteur, on aura toujours les mêmes problématiques. Et enfin, dernier point. Lorsque madame Van Derleyen s'engage de la sorte qui lui a donné un tel mandat, j'entends monsieur Macron, je sais pas si monsieur Léom va être d'accord avec cette nouvelle assertion que je vais avoir, mais la semaine dernière, reconnaître l'État palestinien qui pour l'instant n'est pas très clair dans ses frontières, dans sa réalité, au nom de la France.

Au nom de la France. Donc ça c'est une grande prise de position diplomatique et là on est dans une et c'est encore de l'imaginaire parce qu'on ne connaît pas les frontières, on connaît pas les réalité. Là on est dans le concret.

Il faut que le président se mouille parce que c'est bien beau de reconnaître des états comme ça. Peut-être que ça arrivera un jour mais là matériellement dans quelques mois on va avoir des entrepreneurs qui vont mettre la clé sous la porte, des agriculteurs qui vont mettre la clé sur la porte. Donc il faut que le président Macron dans son domaine réservé se lève et dise cet accord n'est pas tolérable.

Mais qu'est-ce que vous voulez dire exactement ? Parce que le fait que Bruxelles et que la Commission européenne négocie des accords commerciaux au nom des 27, c'est l'un des piliers de fonctionnement de l'Union européenne. Donc vous dites il faut donner à madame Vlen un nouveau mandat où il faut la dégager dit monsieur don où est-ce qu'il faut commencer à négocier pays par pays dans ce casl on remet fondamentalement cause union européenne mais non je pense qu'il faut lui donner un nouveau mandat et d'ailleurs c'est pas que moi qui le pense regardez le tweet du premier ministre quand il parle d'heur sombre et de soumission quand on parle d'heur sombre et de soumission on va pas se terrer et ne rien faire donc il faut que la France dénonce l'accord il faut que moi je pense que c'est le seul truc qu'on peut Moi je pense qu'il faut que la France donne un nouveau mandat clair sur la signature d'un accord qui défende ses intérêts.

Premier point. Et deuxième point, d'un point de vue intérieur, il faut qu'on ait un plan pour réagir à cet accord. Quand monsieur Trump ou quand monsieur Biden, ils sont dans une guerre économique et ben ils utilisent des armes de guerre économique.

Ils baissent les taxes, ils font plus de compétitivité. Quel est notre plan ? Quand est-ce que nous baissons les taxes ?

Quand est-ce qu'on dessert les taux des normes qui étranglent nos entrepreneurs ? dénoncer l'accord aussi bien sûr mais c'est c'est ce qu'il faut faire concrètement mais si la France s'oppose à cet accord il ne passera pas enfin je veux dire la France est pas une sous-puissance du continent européen. Nous sommes la deuxième puissance économique de ce continent nous sommes la première puissance militaire de ce continent et quand la France parle normalement elle doit être entendue en Europe.

Enfin je veux dire monsieur Macron a cessé de dire que c'était le grand européen convaincu et cetera. Bien maintenant, c'est le moment de montrer les dents. C'est le moment de justement aller dire à madame Vleon que nous ne sommes pas d'accord avec ça puisque personne en France n'est d'accord avec ça.

J'ai entendu personne sur aucun plateau d'aucun parti politique dire qu'il était d'accord avec ce ce prétendu accord qui a une capitulation. Donc soit nous sommes un peuple souverain et nous nous faisons respecter par l'Union européenne, soit alors euh nous acceptons que notre souveraineté soit diluée euh auprès de madame Vley qui, ça a été très bien dit tout à l'heure, défend non pas les intérêts des Européens mais les intérêts d'une petite portion des Européens, c'est-à-dire les industriels qui exportent aux États-Unis d'Amérique. C'est ça qu'elle a essayé de faire madame Vleyon.

Moi, j'ai entendu une personne en France être contente de l'accord. Enfin, elle n'en a pas parlé mais elle en a parlé d'une certaine manière avant. C'était Bernard Arnaud.

Il a dit "On ne peut pas se fâcher avec les États-Unis d'Amérique. Pardon mais si on peut se fâcher avec les États-Unis d'Amérique et particulièrement quand on veut défendre les intérêts de son pays." Moi, je trouve que c'est c'est très choquant en fait ce qui se passe là.

Et par ailleurs, je je ne peux pas ne pas euh dire que nous l'avions dit. En fait, nous avions prévu ça. Nous n'avons cessé de dire que si nous entrions dans des logiques de confrontation tel qui est en train de le faire monsieur Trump, si nous négoons pas justement du protectionnisme mais sur une base négociée, sur une base solidaire, sur une base qui soit négociée pour une relocalisation de la production, et bien nous arriverions à ça.

Et aujourd'hui, monsieur Trump fait de l'Europe sa vassale parce qu'il est dans autre chose. Il il s'en fiche de l'Union européenne. Lui, il est dans la guerre commerciale avec la Chine.

C'est ça qui l'intéresse. Alors, on est en ligne toujours avec David Amiel. On a entendu tout le mal que vous pensiez de cet accord. vous représentez la majorité.

Qu'est-ce que vous dites ce soir à Emmanuel Macron ? On a nos invités ce soir qui demandent une dénonciation de l'accord. Est-ce que c'est votre cas également ?

Et quel message vous avez envie de d'adresser au président de la République qui vous écoutera peut-être ? La position du gouvernement, elle est très claire puisqu'il s'agit depuis ce matin, ça a été dit, répété par les différents ministres, de pouvoir reposter sur les services numériques des Américains et sur la finance. Au mieux, ça permet de faire reculer Donald Trump face à ses attaques inacceptables.

Au pire, ça envoie un signal très clair sur le fait qu'on ne s'en prend pas à l'Europe impunément. Mais vous savez, je crois qu'Emmanuel Macron, il a pas de leçons de souveraineté européenne à recevoir. Ça fait des années qu'il se bat souvent seul pour alerter justement sur cette montée des prédateurs des États-Unis, de la Russie, de la Chine qu'il a obtenu sur l'Ukraine, sur les questions géopolitiques, sur les questions militaires des avancées incroyables.

Il a été souvent seul en Europe, il a été souvent seul en France et je voudrais compléter le débat que nous avons commencé avec Antoine Léoman. On comprend pourquoi les Allemands veulent un accord rapide avec les États-Unis. Parce qu'ils exportent massivement.

Mais pourquoi est-ce que les pays d'Europe de l'Est veulent à ce point un accord rapide avec les États-Unis ? C'est pas parce qu'ils exportent massivement vers l'Amérique, c'est parce qu'ils ont besoin de la protection américaine en matière de sécurité et de défense face à la Russie. Et donc si on veut pouvoir rassembler les Européens dans un discours ferme, il faut avoir la souveraineté en matière économique mais la souveraineté aussi en matière de défense.

On ne peut pas avoir la souveraineté à géométrie varie. C'est en tout cas la ligne qu'on a toujours défendu avec le président de la République depuis 2017. Allez-y, allez-y répondez.

C'est juste qu'on place pas la souveraineté au même endroit. Moi, je suis un partisan de la République française. C'est-à-dire la République française dit la souveraineté nationale appartient au peuple qu'il exerce par ses représentants et par la voix du référendum.

Voilà. Et donc effectivement sur un certain nombre, attendez, si je peux finir si si je peux finir euh monsieur Amiel, il y a eu un vote en 2005 contre le le le traité européen et ce vote n'a pas été respecté. À partir de là, la souveraineté du peuple français a été battue en brèche par ceux-là même qui étaient censé défendre la souveraineté du peuple français.

Donc il y a un problème majeur sur les délégations de souveraineté qui ont été faites à l'Union européenne. Aujourd'hui, on se retrouve dans cette situation. Aujourd'hui, on se retrouve dans cette situation.

Mais monsieur Amiel, le point de désaccord que nous avons, c'est que vous vous dites il faut une défense européenne et moi je ne suis pas d'accord avec ça parce que je considère que la France doit défendre ses intérêts en matière militaire mais que la France doit tout ce que vous dites en matière économique mais encore une fois excusez-moi de couper votre petit parce que la défense européenne que vous voulez faire et vous aussi monsieur monsieur Hadad la défense européenne que vous voulez faire c'est dans le cadre de l'OTAN donc ça n'est pas une indépendance vis-à-vis des États-Unis d'Amérique. Vous voulez même leur acheter du matériel américain. Donc ça n'est pas une indépendance.

Arrêtez de mentir au français. Moi moi moi moi ce que j'essaie de moi moi ce que j'essaie d'apporter comme vision différente, c'est une vision qui est plus concrète. Je j'entends les débats, les arguis juridiques, les constitutions de d' cetera.

On est en 20258 normal. Non mais la question la question elle est très concrète. Comment on fait pour être compétitif économiquement ?

Deuxièmement, comment on fait pour garder notre nucléaire ? Nous républicains, contrairement à ce que vous avez dit, on a une position qui est très claire. Le nucléaire et en tout cas la protection nucléaire de la France, ça ne se partage pas avec qui que ce soit.

Nous avons la le devoir de garder le doigt sur le bouton nucléaire. Deuxièmement, il faut qu'on mette en place demain dans quelques jours concrètement des plans massifs de compétitivité parce que je veux bien qu'on débatte. Oui, mais d'accord.

Mais on fait quoi alors ? Alors, c'est on dit on dit juste on dit juste "Monsieur Trump s'il vous plaît, soyez gentils, vous le faites pas et" il va vous dire "Ben je le fais." Et vous allez dire quoi ?

Bah c'est tout. Bah OK, on accepte. Non, c'est pas ça.

Donc comment comment nos entreprises vont être compétitives ? Je peux je peux vous répondre si vous voulez en deux mots parce qu'on a fini. En deux mots, réformer le système de l'impôt des entreprises, ça va pas ça peut pas se faire en deux mots.

Non, en mettre plus pour vous. Non, le répartir de manière différente. C'est-à-dire que nous nous proposons un impôt progressif sur les sociétés.

Ça n'est pas le cas à l'heure actuelle. Acter ou mais nous on propose de le baisser sur celles qui sont des petites sociétés et de l'augmenter sur les plus grandes. Merci.

Merci à vous trois pour votre éclairage