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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 16 octobre 2025 14 min

Motions de censure rejetées : une dissolution "aurait semé le chaos" (Jean-Didier Berger)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Europ soir 19h 21h Pierre de Villena avec pour cette deè Raphaël Stinville bonsoir bonsoir Pierre directeur adjoint de la rédaction du journal du dimanche bonsoir Jean-Michel Salvator chroniqueur politique et communiquant bonsoir Jean Didier Berger bonsoir à tous invité politique d'Europe un soir député LR des Haut de scène est-ce que vous avez pris votre carte du Parti socialiste oh non il n'en est pas question vous savez les les députés de la droite républicaine ont les idées clair nous avons préservé l'essence essentiel en ne votant pas cette motion de censure en ne en allant pas dans le sens de la France insoumise et du rassemblement national qui une fois de plus main dans la main essaie de semer le chaos dans notre pays au détriment des Françaises et des Français. La dissolution ça aurait été le chaos. Jean-Dier Bernard Berger mais je savais que j'allais la faire.

Ça fait 3 jours que j'arrive pas à vous appeler Jean-Dier Berger. Excusez-moi. C'est c'est totalement.

Ça va venir vous inquiétez pas. Ça va venir. Oui, je pense que ça aurait été le chaos.

Vous savez, c'est la signature de la France et sa crédibilité qui sont en jeu. Si demain les taux d'intérêt augmentent, qui va aller payer les traites des Français ? Qui va aller consoler ceux qui auront perdu leur emploi parce qu'il aura été supprimé ou parce qu'il n'aura pas été créé faute de visibilité pour les investisseurs ?

Qui ira expliquer au aux usagers des services publics que qu'ils ont été amoindris ou fermés purement et simplement par les villes, les départements et les régions lorsque leur dette aura un poids beaucoup trop lourd à supporter. Ça n'est certainement pas ni les élus de la la France assoumise ni les élus du Rassemblement national parce que aucun d'eux n'aura ce courage. Euh quand on regarde dans votre propre camp, on sait qu'il y a eu une une visioconférence avec l'ensemble des protagonistes euh DLR euh le weekend dernier et vous avez dit lors de cette visio euh parce que je suis assez renseigné, arrêtons de parler d'exigenence.

Ouvrons euh ouvrons-nous à toutes les concessions possibles pour éviter la dissolution, y compris celles qui font plaisir à la gauche. C'est la raison pour laquelle je vous ai demandé si vous aviez pris votre carte du PS. C'est c'est pas pour l'histoire de la censure.

Mais vous savez, c'est très simple. Quand on fait quand on dit qu'on fait une concession, c'est certainement pas une concession qui fait plaisir à celui qui l'a fait. Évidemment, quand on fait une concession, on se on se fait mal et c'est justement pour ça qu'on ne change pas d'avis sur la question.

Rend compte vous rendez compte vos électeurs LR Jean Didier Berger, vous rendez compte ce qui ce qu'ils doivent penser de vous lorsque vous dites mais je sais ce qu'il pensent de nous. Je sais ce qu'il pensent de nous. 75 % deseur de vous de vous de vous individuellement monsieur.

Oui, bien sûr mais je pense que 75 % de nos électeurs c'est le sondage BFM qui est paru hier soutiennent les députés de la droite républicaine lorsqu'ils pensent qu'il vaut mieux éviter la censure dans l'intérêt du pays. Et moi je pense que vous savez, c'est très français ça, dans une négociation lorsqu'il n'y a pas de majorité. Euh, d'habitude, on pense que celui qui cède, que celui qui fait un pas euh pour obtenir euh bah davantage davantage de stabilité, que c'est celui qui perd, que c'est le loser.

Moi, je pense au contraire que les Français, ils ont la maturité politique pour comprendre que quand euh il n'y a pas de majorité, plutôt que de laisser la France insoumise s'emparer du pouvoir parce que j'imagine que c'est peut-être ça que vous préférez, moi pas. Et bien oui, il faut trouver des solutions. Et je vais vous dire un truc, si le Rassemblement national n'avait pas décidé de faire comme la France insoumise et de censurer toutes et tout le temps toutes priori, et bien le PS n'aurait pas les clés de la négociation.

C'est Marine Le Pen qui a donné les clés du camion au Parti socialiste. Madame Diop du PS nous a dit il y a à peu près 20 minutes que elle n'hésiterait pas à censurer si elle avec le PS donc et pas avec la France insoumise mais on imagine bien qu'il y aura le wagon de la France insoumise derrière si jamais il y avait quelque chose dans le budget qui ne lui convenait pas. Raphaë Stinville.

Oui. Maintenant que vous avez consenti à la suspension de la réforme des retraites, il y a quand même une question qui se pose. Désormais, quelles sont les lignes rouges pour les républicains ?

Mais écoutez, si vous avez quand même comme nous bien suivi ce qui s'est passé depuis le 7 juillet 2024, euh personne n'est en mesure d'imposer des lignes rouges à personne. Visiblement, le PS il est parvenu mais il y est parvenu pour la raison que je vous ai indiqué tout à l'heure, c'est que le Rassemblement national en ayant décidé, vous savez avant avant il y avait deux possibilités pour un gouvernement. Et ben écoutez, nous nous avons obtenu le fait de pouvoir continuer démarrer l'examen de ce budget.

Et en l'absence de 493, nous allons avec mes collègues de la droite républicaine déposer des amendements pour obtenir la location sociale unique plafonnée, pour obtenir la remise en cause de l'AME, pour obtenir la suppression du titre de séjour pour soins, pour obtenir que la baisse de la dépense publique soit la règle. Vous savez, l'année dernière, j'étais déjà au sein de la commission des finances et j'ai vu le Rassemblement national et la France insoumise voter main dans la main 60 milliards d'impôts supplémentaires. Si vous avez envie que ça recommence, c'est votre droit.

Moi, ce n'est pas le cas. Sur la ME, on va voir si les socialistes sont d'accord avec vous. Mais ils ne sont pas d'accord avec nous.

Mais vous savez, il y a pas besoin d'avoir d'accord avec les socialistes. Si le Rassemblement national est tout le monde veut travailler ensemble et si on veut arriver un budget cohérent, il faut que il faut que tout le monde travaille ensemble. Mais vous savez, les choses vont se faire mais les choses ne vont pas puisqu'il n'y aura pas de 493, les choses ne vont pas se faire d'un bloc.

Chaque vote sera différent, article par article, euh euh amendement par amendement, il va y avoir des votes différents. Moi, j'observe que si le Bloc Central et le Rassemblement national décident de supprimer l'AME, la gauche et le Parti socialiste pourront pas s'y opposer. Donc, on verra si vous savez souvent à chaque fois qu'on propose des choses, mais parce qu'il voulait empêcher a priori le gouvernement, vous savez, pour des raisons différentes.

Jean-Luc Mélenchon, lui ce qu'il veut c'est avoir une une dissolution rapide pour essayer de prendre le pouvoir avec le nouveau fond populaire. Marine Le Pen, elle ce qu'elle souhaite, c'est avoir une dissolution rapide pour faire en sorte de modifier son calendrier judiciaire. C'est sont des intérêts différents mais en l'occurrence des intérêts divergents.

Par contre, l'intérêt des Français, ils n'en ont absolument rien à faire. Donc nous, on est là pour défendre les Français. Et vous savez, chaque partie dit ça, monsieur Berger, tout le monde dit ça.

Tous, tous vous dites ça. Le Rou dans le même panier. Non, je mets pas tout le monde dans le même panê mais c'est pas mon c'est pas mon dit c'est vous qui le dites mais bien sûr mais moi je vous me posez les questions, moi je vous apporte la réponse.

Vous vous posez les questions, moi je vous apporte les réponses. Moi je vous dis 75 % de nos électeurs ils sont d'accord avec nous et vous savez l'année dernière la France a coûté 12 milliards d'euros et 90 % des Français jugent que les responsables politiques de tout bord d'ailleurs je parle pas que de vous sont inefficaces. Jean-Michel Salvateur ou vous êtes pas obligé vous êtes pas obligé d'essayer d'y contribuer.

Bah attendez, j'y contribue pas, je pose des questions. Euh mon métier monsieur Ouais, monsieur B. Moi si votre métier si vous sais ça la conception de votre métier que de considérer que de de faire du tous pourri et du tous dans le même panier, c'est votre droit.

Mais moi j'ai le droit de vous répondre, c'est ce que je fais. Je pense que les auditeurs ont très bien compris que c'était pas mon intention. Bonjour Jean-Michel Salvator.

J'avais une question à vous poser sur votre décision de sur votre décision à propos des retraites. Finalement, la grande différence qu'il y avait jusqu'à présent entre les Républicains et le Rassemblement national, c'était sans doute le sérieux budgétaire et la bonne gestion. En acceptant finalement de renoncer à cette réforme des retraites, on se dit que vous perdez un petit peu l'originalité que vous pouviez avoir par rapport au rassemblement national.

J'observe par exemple que les socialistes espagnols euh ont voté pour une retraite à 67 ans alors que vous euh chez les Républicains, vous vous rangez à à la retraite à 62 ans. Est-ce que finalement cette décision ça ne vous perd Est-ce qu'avec cette décision finalement vous ne risquez pas de perdre toute une partie de vos électeurs qui n'auront plus aucune raison de ne pas voter pour le Rassemblement national ? Écoutez, vous avez raison de poser la question, ça me permet de vous dire la différence qu'il y a entre nous et les autres.

Les autres sont pour l'abrogation de la réforme des retraites. Euh le Parti socialiste demande la suspension de la réforme des retraites. Est-ce qu'on est d'accord avec cette solution ?

Est-ce qu'on est d'accord avec cette solution ? Attendez, vous me posez la question, laissez-moi euh au moins la possibilité de vous répondre. Nous ne sommes pas d'accord avec cette solution.

Nous ne sommes pas d'accord avec cette solution et ça nous permet de dire que quand on fait une concession, ça n'est pas parce qu'on est d'accord avec la solution, c'est au contraire parce qu'on n'est pas d'accord avec la solution. Ça nous permet au contraire de dire que lorsque nous reviendrons responsabilité, lorsque nous aurons une majorité, si les Français nous la donnent, nous pourrons par exemple indexer le nombre de trimestres sur l'espérance de vie. C'est une proposition que Valérie PCRES avait faite et que je reprends à mon compte parce que je pense que c'est une solution qui nous permet de faire de traiter les questions de pénibilité branche par branche.

Une solution qui nous permet de ne pas avoir à revenir sans arrêt et à remettre sans arrêt cette question des retraites sur le tapis. Quand vous savez il y a 50 ans, il y avait quatre cotisants par retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisants par retraité.

Bientôt un pour un et après moins d'un cotisant par retraité. Mais qui va payer ? Qui qui va pouvoir euh assurer la soutenabilité de notre modèle social et du modèle de retraite en particulier ?

Donc non, nous n'avons pas changé d'avis mais nous tenons compte de la situation politique et du vote des Français. Si nous ne faisions pas cette concession, c'était laisser la main à ceux qui veulent l'abrogation pure et simple de la récente. Est-ce que par pureté le renvoqué l'a dit, il l'avait très bien dit, il y a pas jusqu'en 2027 et l'élection présidentielle prochaine, il y a pas de solution chimiquement pure.

Et ceux qui ne l'ont pas compris, ceux qui n'ont pas compris que depuis le 7 juillet 2024, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale sont voilà dans l'intransigence idéologique. L'intransigence idéologique, c'est facile. l'opposition stérile, très confortable, mais nous nous sommes au responsabilité à l'Assemblée nationale.

Nous avons le devoir de trouver des solutions concrètes pour les Françaises et les Français. Et ça n'empêchera pas, queles que soient les solutions qui seront retenues lors de cet examen budgétaire, de promouvoir des solutions pour périniser notre système de retraite. Monsieur Berger, euh vu l'ambiance aux républicains, vous venez de dire "Nous ferons, j'allais dire mieux et nous appliquerons le programme que nous avons OLR quand nous serons responsabilité.

Dans l'état actuel des choses, expliquez-moi comment est-ce que vous pouvez arriver aux responsabilités d'abord parce que vous avez fait des concessions et que sans doute certains militants vous en voudront. On sait qu'il y a des militants LR aujourd'hui qui déchirent leurs cartes. On sait qu'il y a des militants LR qui aujourd'hui vont rejoindre l'UDR d'Erixioti qui était un microparti jusqu'à présent.

Euh comment en l'état actuel des choses ? Et c'est une question ouverte sans jugement, monsieur monsieur Berger, comment est-ce que vous vous comptez revenir aux responsabilités ? Bien, je vais vous le dire, c'est très simple.

Quand vous avez les électeurs qui sont des électeurs raisonnables et qui voient bien que confier les reines du pouvoir aux extrêmes, à la France insoumise au rassemblement national, et bien une fois que le macronisme est terminé parce que le président de la République ne peut pas se représenter, qui reste comme gens sérieux pour faire les choses dans notre pays ? Qui reste comme grand parti de gouvernement pour faire des réformes de sérieux budgétaires ? qui s'inscrivent dans dans dans la dans la politique de monsieur Macron.

Il y en a un en l'occurrence, c'est Édouard Philippe. Oui, mais moi je pense que les gens non plus sont déçus du macronisme et n'auront en aucun cas envie de se retourner vers ce type de solution. Et je pense que nous avons la responsabilité d'assurer la suite des opérations et de permettre à la France d'enfin faire les grandes réformes que personne n'a eu le courage de faire jusqu'à présent.

Raphaël Stinville pour le JDD. Oui, le péché originel de cette assemblée telle que nous la connaissons, est-ce que elle ne elle ne réside pas dans un flou entretenu par euh euh LR lui-même qui euh à la fois présentait euh une ligne indépendante, indépendante du macronisme et indépendante euh de d'Éric Sioti de l'alliance qu'il avait formé avec le Rassemblement national alors même qu' un certain nombre de députés et notamment vous avez bénéficié d'accord avec Renaissance pour ne pas avoir de candidat face à vous, est-ce que finalement cette fusion euh du bloc central n'existait pas déjà dès 2024 ? Vous savez, moi je suis très tranquille avec tout ça.

Si si je suis élu, c'est parce que j'étais le maire de Clamar et que j'étais donc le maire de la ville la plus importante de la circonscription. Quand j'ai été désigné, tout le monde voulait se présenter contre moi. Il y avait des candidats Macronistes qui voulaient se présenter contre moi.

Le modem était furieux. Le modem était furieux parce que c'était le modèle qui précédemment avait la circonscription. et le parti les Républicains avait même menacé de m'exclure.

Donc euh c'est pas parce qu'il y a eu des accords et que les autres auraient bien aimé qu'il en est que j'ai été élu. J'ai été élu parce que j'ai pris mes responsabilités et si demain il y a des candidats contre moi, je leur souhaite bonne chance. Moi ce je me bat pour les Françaises et les Français.

Je prends mes responsabilités parce que j'avais pas envie qu'il a des candidats de du NFP et de la France insoumise. Si je m'étais pas présenté, c'était un candidat du NFP qui gagnait. Et moi, je vois bien à travers notamment le vote de la censure d'aujourd'hui que ça se joue à quelques voies près et je vous feraiis remarquer que s'il y avait pas eu des gens comme moi et bien nous aurions depuis euh 15 mois nous aurions la gauche au pouvoir, nous aurions la gauche aux responsabilités, nous aurions la France insoumise avec des ministres aux responsabilités et moi j'ai fait en sorte que cela n'arrive pas.

C'était un risque s'il y avait eu une dissolution là en l'occurrence dans votre circonscription. Et vous voyez bien que en cas de censure en cas de censure d'abord dans dans ma circonscription si c'est pas moi qui gagne bien sûr ce sera ça sera la France insommise qui gagnera. Le Rassemblement national n'est pas en mesure de l'emporter dans des circonscriptions de de des hautes scènes.

Dans aucune circonscription des hautes scènes. Jean-Michel dernière question. Mais j'avais juste une dernière question à vous poser.

Il y a beaucoup de gens qui disent que si vous avez voulu absolument éviter la dissolution, c'est parce que vous aviez peur du suffrage universel. Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Bon ben écoutez, c'est très simple.

Je pense que les 50 députés de la droite républicaine ont été élus dans les pires conditions qui puissent exister pour notre formation politique. On était vraiment au rat du plancher. Donc tous ceux qui ont été élus, ils ont été élus sur leur nom par rapport à leur implication locale et dans des circonstances extrêmement difficiles.

Donc je peux vous dire qu'aucun de mes collègues et et et surtout pas moi, nous n'avons peur de retourner devant les électeurs. Mais j'observe que cette solution, elle coûte beaucoup d'argent à la France et au français. Et je pense que personne ici n'a envie d'avoir davantage d'instabilité, de rajouter du chaos au KO.

Merci Jean Didier Berger et euh on espère vous voir la prochaine fois dans le studio parce que finalement CLAR c'est pas très loin. [Musique]