Manuel Bompard, coordinateur de LFI, réagit après le meeting d'Édouard Philippe
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Votre invité de la semaine, c'est Manuel Bompard. Bonsoir Manuel Bompard. Vous êtes député, justement, des Bouches-du-Rhône, coordinateur national de la France Insoumise, justement, dans les Bouches-du-Rhône. Sur cette question des incendies, la vigilance est aussi extrême et le risque extrême également.
Bien sûr, comme ça a été dit tout à l'heure, la vigilance est extrême sur une grande partie du territoire aujourd'hui, avec des conditions climatiques, une sécheresse qui fait que ce risque incendie est important. Je veux avoir un mot de soutien, de solidarité avec tous nos sapeurs-pompiers qui sont mobilisés, avec les personnes qui sont touchées. Il y a des personnes qui sont obligées d'évacuer leur logement. Évidemment, appeler tout le monde à la vigilance, mais dire aussi que face à ce risque incendie, la réponse, elle est aussi politique. Il faut des moyens pour ce qu'on appelle la protection civile. Il faut des moyens dans la gestion de la forêt.
La personne qui parlait avant moi tout à l'heure disait à quel point la manière avec laquelle on gère la forêt lui permet d'être plus ou moins résiliente au risque d'incendie. Donc il y a beaucoup de choses à faire. Mais pour l'heure, mon principal message, évidemment, c'est un message de soutien et de solidarité avec toutes les personnes qui sont confrontées à ces incendies.
Il y a cette question, évidemment, des incendies. Il y a eu la question de la canicule. Les écologistes ont déposé une motion de censure. Enfin, on l'a déposé mardi. Concrètement, vous, à la France Insoumise, vous la voterez, cette motion de censure contre le gouvernement ?
Oui, oui. Non seulement on va la voter, mais on l'a même co-déposée, puisqu'on l'a signée avec les écologistes. Pourquoi ? Parce qu'on est face à des situations climatiques qui sont des situations climatiques extrêmes. Et on voit à quel point rien n'a été fait ces dernières années pour nous préparer à faire face à ces situations. Pardonnez-moi, mais là, par exemple, on parle des incendies. J'ai eu l'occasion de dire cette semaine qu'il y a eu, quand M. Gabriel Attal était Premier ministre, une décision de geler des crédits budgétaires qui a conduit, par exemple, à annuler la commande de deux nouveaux Canadiens.
50 millions d'euros qui a été coupé à l'époque dans le budget de la protection civile. Donc, en fait, c'est les gouvernements successifs qui se sont succédés au pouvoir ces dernières années et qui ont eu la possibilité d'agir pour nous préparer à faire face à ces événements climatiques extrêmes et qui ne l'ont pas fait. Et je crois que l'exemple le plus significatif, c'est par exemple ce fameux fonds vert qui avait été mis en place pour aider les collectivités locales à faire des travaux d'adaptation au changement climatique, en particulier dans nos établissements scolaires. Et ce fonds vert, il a été divisé par quatre sous les coups de butoir des divers gouvernements d'Emmanuel Macron.
Et donc, à un moment, cette responsabilité politique, elle doit être soulignée. Et c'est l'objectif de cette motion de censure.
Et donc, c'est pour ça que vous l'avez co-signé et vous la voterez. La semaine à venir va marquer, je veux dire, officiellement presque, le lancement de la campagne présidentielle, puisqu'on saura mardi si Marine Le Pen peut ou non se présenter à l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, lui, s'est officiellement lancé il y a désormais quelques semaines. Aujourd'hui même, c'est Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre, qui a fait son premier grand meeting présidentiel. On va venir à quelques mesures qu'il a évoquées sur le fond. Il s'est présenté en pur produit de la méritocratie républicaine.
Il a ciblé le Rassemblement national, jugeant qu'à ses yeux, c'est un en même temps qui ne s'assume pas. Et puis, il s'en est pris aussi durement à vous, en tout cas à la France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon. Déjà, comment est-ce que vous avez vu, comment vous avez entendu, on l'entendra dans une seconde, ces attaques ? Comment vous les avez perçues ?
D'abord, moi, si vous voulez, je forme le vœu, puisque vous dites que la campagne présidentielle démarre. Bon, pour nous, elle a démarré depuis plusieurs semaines maintenant. Mais je forme le vœu qu'elle puisse être un moment qui est un moment de débat et de confrontation entre des projets politiques et qu'on évite les attaques assez grossières. Quand M. Édouard Philippe dit si la France insoumise gagnait... Vous voulez l'écouter ? Allez, écoutez. On écoute Édouard Philippe ce qu'il dit de la France insoumise. Écoutez-le.
La France insoumise, de son côté, veut conquérir le pouvoir en jetant du sel sur nos plaies, en faisant le choix de la division communautaire, en flirtant souvent avec l'antisémitisme le plus ranche, en nourrissant à dessein la haine du flic, la haine du riche. LFI, je vous le dis, mes amis, c'est péril sur la démocratie et dans deux ans, le FMI.
C'est écrit. LFI, c'est péril sur la démocratie et dans deux ans, le FMI. C'est ça, la France insoumise au pouvoir ?
Vous êtes conscient que celui qui dit ça a été Premier ministre pendant trois ans d'Emmanuel Macron, que les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron ont gouverné à coup de 49-3 en termes de respect de la démocratie, que cet homme était Premier ministre au moment de la mobilisation des Gilets jaunes, dont on ne peut pas dire à l'époque que la parole populaire et la parole citoyenne aient été particulièrement entendues. Quant à la question du FMI, cet homme, pendant qu'il a été Premier ministre, pendant trois ans, la dette publique a augmenté de 400 milliards d'euros.
Alors moi, je veux bien ces gens, si vous voulez, qui ont une responsabilité directe et immédiate dans la situation difficile dans laquelle est le pays aujourd'hui et qui viennent nous donner des leçons et se présenter comme des personnes neuves alors qu'elles sont au pouvoir depuis dix ans. Moi, je pense que les Français ne veulent ni du premier Premier ministre d'Emmanuel Macron, ni du quatrième Premier ministre d'Emmanuel Macron. Ils veulent ni du fils spirituel d'Emmanuel Macron, ni du frère spirituel d'Emmanuel Macron. Vous voyez ? Donc je pense qu'il est bien mal placé pour nous donner des leçons.
Moi, j'appelle Édouard Philippe à rentrer dans un débat qui soit un débat projet contre projet. Après, les Françaises et les Français y trancheront et éviter les attaques qui sont franchement... qui malheureusement masquent souvent la vacuité de ces propositions.
La France insoumise, dit-il également, qui flirte souvent, parfois, avec, dit-il, l'antisémitisme le plus rance. C'est quand même pas rien comme attaque.
Oui, bon, vous trouvez ça très original ? Parce que là, je veux dire, depuis maintenant des mois et des mois, vous avez des gens qui n'ont aucune preuve de rien du tout et qui viennent sur les plateaux de télévision expliquer que la France insoumise flirterait ou je ne sais quoi avec l'antisémitisme. Écoutez, la France insoumise, c'est un parti qui est un parti antiraciste. C'est un mouvement qui est un mouvement antiraciste. Et quand on est un mouvement antiraciste, on combat toutes les formes de racisme. Et l'antisémitisme, évidemment, en fait partie.
Et j'aimerais bien que ces représentants macronistes qui se succèdent sur les plateaux de télévision ou dans les meetings, fassent, eux, leur propre examen de confiance.
Il a dit qu'il n'avait pas tout réussi.
Oui, mais y compris sur la question de l'antisémitisme, quand on sait qu'il y a eu un plan de lutte contre l'antisémitisme et que la Commission nationale consultative des droits de l'homme sortait un rapport il y a quelques mois dans lequel elle disait que ce plan avait été un fiasco absolu. Vous voyez, y compris sur la question de l'antisémitisme, de la lutte contre l'antisémitisme, de la lutte contre le racisme, on peut faire bien mieux que ce qu'ont fait ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui. LFI, est-ce que c'est la haine du riche et la haine des flics ? C'est ce qu'il dit là aussi.
C'est un ancien premier ministre, c'est pareil.
Oui, mais ce n'est pas parce que c'est un ancien premier ministre que ce qui se dit a de l'importance quand c'est aussi outrancier et aussi ridicule. Je veux dire, la haine n'a jamais... C'est ridicule, vous ne dites pas que c'est grave. Mais c'est grave, c'est ridicule, mais la haine n'a jamais fait partie de notre vocabulaire. Moi, je n'ai pas de haine des riches. Je pense par contre qu'il faut partager davantage les richesses. Et je pense que si on partageait davantage les richesses, notre pays avancerait mieux. Je n'ai pas de haine du flic, pour reprendre la terminologie d'Édouard Philippe.
Je pense par contre qu'il y a des rapports dégradés entre la police et une partie de la population. Et que si on veut vivre dans un pays dans lequel on a toutes et tous envie de vivre, il faut qu'on s'attaque à ce problème. Et quand je vois que mardi prochain à l'Assemblée nationale, le gouvernement a l'intention de faire voter une loi pour ce qu'on appelle la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, qui consiste à dire que quand il y a un tir policier, par définition et par nature, on considérerait que ce tir policier est adapté, qu'il est conforme à la déontologie. Ah non, c'est extrêmement grave. Il y a des limites qui sont mises.
Non, justement, c'est ça qui est scandaleux dans cette proposition de loi. Moi, je ne dis pas que l'ensemble des policiers sont des personnes qui font mal leur travail. Mais il doit y avoir des principes déontologiques, il doit y avoir des règles déontologiques. Et quand quelqu'un ne respecte pas les règles déontologiques, c'est notre honneur de le dénoncer. Donc, ça me permet d'en parler. Il y a cette proposition de loi, mardi. Elle est très dangereuse. Le barreau de Paris a, par exemple, des avocats, des personnalités, des familles de victimes de violences policières s'expriment contre cette proposition de loi.
Il y a une pétition qui a quasiment 200 000 signataires sur le site de l'Assemblée nationale. J'en profite pour appeler les gens à la signer.
Vous avez mis en avant, aussi, dans le début de campagne, la Nouvelle France, qui est devenue à la fois le slogan et le projet de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Là aussi, il en a parlé, Édouard Philippe. Écoutez ce qu'il dit à ce sujet.
Je l'ai aimée, la France d'hier. Elle est merveilleuse. Elle n'était pas que glorieuse. Mais je l'ai aimée dans son entier. Et je n'ai pas envie de l'avoir remplacée par la prétendue Nouvelle France de ceux qui banalisent les délires ethnico-communautaires, qui attisent les colères, qui dressent les Français les uns contre les autres.
La Nouvelle France qui dresse les Français les uns contre les autres.
Là, je vais vous dire, il me déçoit, Édouard Philippe, parce que reprendre comme ça une vision extrêmement identitaire des propositions qui sont les nôtres, alors qu'à aucun moment, nous, nous avons dit la Nouvelle France va remplacer, dit-il, une ancienne France. Qu'est-ce que nous disons ? Nous disons que la France aujourd'hui, la France de 2026, elle est confrontée à des défis qui sont des défis absolument nouveaux. Je vous donne quelques exemples.
Les jeunes qui rentrent le plus tard, plus tard qu'avant, sur le marché du travail, donc la question de l'autonomie de la jeunesse, une population plus âgée qui se retrouve confrontée à des difficultés pour vieillir dignement, la question écologique, des mutations dans le monde du travail qui fait qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de précarité, de gens qui ne sont pas forcément dans des structures collectives où ils peuvent se défendre. Toutes ces questions-là, c'est des questions éminemment nouvelles et éminemment politiques. Et quand nous, nous disons la Nouvelle France, on parle de ça, du pays tel qu'il est aujourd'hui et de la mania avec laquelle il faut y répondre.
Et vous avez des gens qui sont des obsédés de la vision racialiste de la société qui disent « Ah là, vous allez remplacer les gens ! » Il a une vision racialiste, Édouard Philippe ? Non, je parle plutôt des personnes de l'extrême droite qui ont essayé de construire une forme de polémique sur cette question de la Nouvelle France. Et pour ça, je vous disais, je suis déçu qu'Édouard Philippe reprenne en quelque sorte cette lecture à son compte.
Je l'ai connu plus inspiré. Alors justement, allons sur le fond de quelques-unes des propositions qu'il met sur la table. Par exemple, sur la question économique et sociale, Édouard Philippe confirme qu'il proposera de travailler davantage. Il faudra travailler plus longtemps. Il demandera, dit-il, des efforts, mais juste partager, étaler dans le temps. Par exemple, dire aux retraités qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social. Ça, vous êtes d'accord avec lui ?
Ça dépend de quels retraités. Des retraités qui ont largement les moyens de pouvoir contribuer davantage de manière générale à la solidarité nationale. Oui, si c'est pour s'en prendre aux gens qui ont des toutes petites retraites après une vie pleine de labeur où, à la fin, ils n'arrivent même pas à dégager de quoi pouvoir vivre dignement alors qu'ils ont travaillé toute leur vie précisément, normalement, pour avoir le droit à la fin de leur carrière professionnelle à pouvoir profiter d'un petit peu de temps à la retraite. Non, je ne suis absolument pas d'accord.
Le problème d'Édouard Philippe, si vous voulez, dans ce meeting, c'est qu'il vous fait des grandes généralités, des grandes phrases et jamais il ne rentre dans le cœur des propositions et pourquoi il ne rentre pas dans le cœur des propositions ? Parce que s'il rentrait dans le cœur des propositions, ça, c'est contraire à ce qu'il a dit. Il dit, oui, il faut que ça soit juste de travailler plus longtemps mais M.
Philippe proposait la retraite à 67 ans et par définition, la retraite à 67 ans, elle n'est pas juste parce que c'est les gens qui vont avoir le plus de difficultés à, par exemple, avoir des carrières qui sont des carrières hachées, qui vont parfois avoir des interruptions dans leur parcours professionnel. ou quelqu'un qui travaille à l'usine ? D'accord, mais la retraite à 67 ans, elle est pour tout le monde. Donc, dans ce cas-là, lui-même est contradictoire avec ce qu'il propose. Donc, en fait, le problème de ces interventions, c'est que vous pouvez faire des grandes généralités, l'école, elle doit fonctionner mieux, l'écologie.
Il propose une refonte massive de l'école, la plus importante peut-être depuis Jules Ferry. Incroyable. Il veut être le président de ce retour de l'école au cœur de la République, mieux payer les enseignants, des journées moins longues qui intègrent plus de sport, de culture, des vacances d'été raccourcies pour que le savoir, dit-il, ne se perde pas entre juin et septembre. Ça aussi, vous signez ?
Non. Pourquoi ? Alors, sur la fin, non, parce que je ne suis pas sûr que raccourcir les vacances scolaires nous permettent d'améliorer la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage de nos enfants. Et pour le reste, j'ai envie de dire quel dommage qu'il n'a pas été Premier ministre pendant trois ans pour mieux payer les enseignants. Quel dommage que ces députés à l'Assemblée nationale n'aient pas voté l'ensemble des budgets de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis qu'il est au pouvoir. Enfin, ces gens-là nous viennent nous présenter les choses comme s'ils n'avaient rien à voir avec ce qui s'est passé dans ce pays depuis dix ans.
Pour vous, ça le disqualifie politiquement pour la prochaine élection présidentielle ? En tout cas, ça le disqualifie pour nous faire des propositions aujourd'hui qu'il n'a pas été capable de mettre en œuvre quand il était au pouvoir et aux responsabilités. Il dit qu'il n'était pas à l'Élysée, qu'il ne décidait pas de tout. Il n'a pas changé mais le Premier ministre dirige la politique de la nation. Donc, pardon, mais si un Premier ministre considère qu'il n'avait pas les leviers suffisants pour pouvoir mieux payer nos enseignants, là, on a un petit problème parce qu'il les avait ces leviers-là. Donc, si vous voulez, c'est pourquoi je ne crois pas à M. Philippe comme je ne crois pas à M.
Attal parce que ces gens-là vont rentrer dans cette campagne présidentielle avec des boulets au pied et ces boulets au pied, c'est leur bilan, leur bilan aux responsabilités au pouvoir depuis dix ans.
Est-ce qu'Edouard Philippe c'est votre, en tout cas, ou celui de Jean-Luc Mélenchon puisque c'est votre candidat, est-ce que c'est le rival le plus sérieux de Jean-Luc Mélenchon pour accéder au second tour de l'élection présidentielle ?
Ah, je pense que Edouard Philippe fait partie des candidats qui évidemment ont une, en tout cas, si on en croit les sondages, les enquêtes d'opinion, une possibilité de pouvoir accéder au second tour de l'élection présidentielle. Moi, je pense que la qualification de personne au second tour de l'élection présidentielle est acquise aujourd'hui. On va peut-être parler du Rassemblement national tout à l'heure et comme l'a redit Jean-Luc Mélenchon à midi, nous, notre objectif c'est de battre le Rassemblement national dès le premier tour et de leur empêcher de se qualifier.
C'est pas un peu illusoire ça ? Non. Vous imaginez que le Rassemblement national puisse ne pas être qualifié au second tour ?
Écoutez, moi, je sais qu'en 2022, au moment de l'élection présidentielle 2022, un an avant la date de l'élection, il y avait 20 points d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen à l'époque. Le soir du vote, le soir du premier tour de l'élection présidentielle, il y avait un point d'écart. Ça veut dire que pendant la campagne, on avait remonté 19 points par rapport à ce que disaient les sondages un an avant l'élection présidentielle. Donc non, rien n'est illusoire. Tout ça va dépendre de la capacité des Françaises, des Français, des gens qui veulent justement battre le Rassemblement national de se mobiliser, de se mettre en mouvement.
Moi, je les appelle à se mobiliser, je les appelle à nous rejoindre dans la campagne, à signer sur Mélenchon2027.fr et à venir prendre leur part.
On voit vos désaccords évidemment avec Édouard Philippe. Néanmoins, s'il se qualifie au deuxième tour face au Rassemblement national, est-ce qu'il serait acceptable, tolérable à vos yeux de voter pour Édouard Philippe face au Rassemblement national ?
Je ne vais pas voter pour quelqu'un qui défend, j'en parlais tout à l'heure, la retraite à 67 ans.
Y compris dans un second tour face au Rassemblement national ?
C'est précisément la raison pour laquelle j'ai un appel aux Françaises et aux Français et je leur dis franchement ces gens-là, d'un côté le Rassemblement national, de l'autre côté le bloc macroniste, c'est la tonaille qui a empêché depuis deux élections présidentielles le pays de prendre un autre chemin. Mais si le deuxième tour c'est Philippe, ça partait là ou Le Pen, vous faites quoi ? Je comprends votre question, moi j'ai toujours appelé à battre le Rassemblement national, il n'y a pas de sujet. Donc vous voteriez pour Édouard Philippe ? Non, non, mais monsieur Daré, s'il vous plaît, on est en train... Vous êtes quelqu'un qui n'est pas langue de bois ?
Je ne suis pas langue de bois d'ailleurs, je viens de vous dire. Donc vous voteriez Édouard Philippe ? Non, il y a plein de manières de battre le Rassemblement national, mais ça, chacun fera ce qu'il veut. Donc ça peut être quoi ? S'abstenir, voter blanc ? Chacun fera ce qu'il veut, ce n'est pas mon sujet, mais moi aujourd'hui... Vous pourriez prendre un bulletin Édouard Philippe ? Mais attendez, monsieur Daré, franchement, sincèrement, on est à moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle, mais on est quand même à neuf mois.
Donc si vous commencez d'ores et déjà à me poser des questions sur des options spéculatives de tel second tour, etc., franchement, on ne va pas s'en sortir. Écoutez, moi ce que je vous dis, c'est qu'en 2017, on a été condamnés au deuxième tour à devoir choisir entre un macroniste et le Rassemblement national. En 2022, on a été condamnés au second tour à choisir entre un macroniste et le Rassemblement national. Ces gens-là, voilà dans quelle situation ils nous ont mis. Qualifier un macroniste face au Rassemblement national, c'est prendre le risque que l'extrême droite l'emporte parce que l'extrême droite n'a jamais autant progressé que depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.
Et à l'inverse, qualifier une candidate du Rassemblement national face à un macroniste, franchement, on a déjà fait ça. Les deux fois précédents, on a vu le résultat. Donc, il faut précisément déjouer cette tenaille. Et pour déjouer cette tenaille, aujourd'hui, la seule option pour déjouer cette tenaille, c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Alors, vous parlez
du Rassemblement national, c'est mardi qu'on saura donc si Marine Le Pen peut ou non se présenter à l'élection présidentielle. Elle considère que cette décision pourrait contrecarrer le fonctionnement démocratique de la France si elle ne peut pas se présenter. Est-ce que ce n'est pas le cas ? Est-ce que vous préféreriez pas la battre dans les urnes plutôt qu'au tribunal ?
Moi, je préfère toujours battre les gens dans les urnes plutôt qu'au tribunal. Mais pour ça, il ne faut pas qu'ils fassent des choses qui peuvent donner lieu à une condamnation au tribunal. Elle est bien gentille, Mme Le Pen, mais ce n'est pas nous qui avons, si on en croit les éléments de la justice, utilisé de l'argent du Parlement européen pour rémunérer des gens qui manifestement ne travaillaient pas pour le Parti européen. Donc, si elle n'avait pas fait ça, ça aurait été plus simple pour nous de la battre dans les urnes.
Nous, ce que nous avons dit, et ça nous a d'ailleurs parfois été reproché à l'époque, nous, nous avons dit qu'on pense que c'est une décision importante, une inéligibilité. Et donc, ce qu'on a dit au moment du jugement en première instance, on a dit qu'il nous semble normal quand même qu'il y ait une possibilité de recours, une voie d'appel. Parce que pour une décision importante comme ça, il faut qu'on soit bien sûr. Bon, Mme Le Pen s'est plaint à l'époque de ne pas avoir de voie d'appel. Elle a une voie d'appel puisqu'il va y avoir une décision en appel mardi. Donc, maintenant, il faut qu'elle arrête de jouer la victime, si vous voulez.
La première fois, elle pouvait légitimement demander une voie d'appel. Elle l'a. Si elle est condamnée, maintenant, j'espère au moins qu'elle acceptera cette condamnation et qu'elle arrêtera de jouer cette forme de victimisation.
Nos adversaires me tueront peut-être la balle maintenant depuis des années. Mais un autre se lèvera avec nos idées. C'est ce qu'elle confie ce matin à Guillaume Durand dans les colonnes de nos confrères de la tribune dimanche.
C'est grave, non ? C'est grave de parler comme ça. Qui a une balle pour Mme Le Pen ? Personne. On essaie de la battre politiquement. Et moi, je souhaite la battre politiquement. Et je vous ai dit que ce soit Mme Le Pen, que ce soit M. Bardella, l'objectif, dans tous les cas, c'est de les battre politiquement. Mais jouer ce refrain-là, encore une fois, si elle ne voulait pas être condamnée, le mieux, c'était de ne pas faire
ce qu'on lui reproche. Mais dans le fond, ce qu'elle dit, est-ce que ce n'est pas plutôt qu'elle considère que quoi qu'il arrive, elle a gagné le débat d'idées ?
Ça, c'est les Françaises et les Français qui le décideront de savoir qui a gagné le débat d'idées. Pour l'instant, Mme Le Pen, elle n'a jamais été au pouvoir. Le Rassemblement national, elle n'a jamais été au pouvoir. Et à chaque fois, pour l'instant, qu'ils se sont qualifiés au second tour, ils ont été largement battus. Et y compris quand parfois des sondages leur annonçaient un an avant qu'ils allaient être à 30 ou à 35 % dans les sondages.
Jean-Dame Bardella ou Marine Le Pen, qu'est-ce que ça change pour vous à la France insoumise ? Vous allez me dire, ça ne change rien, mais ce n'est quand même pas la même campagne, ce n'est pas la même incarnation et on voit, qu'il le veuille ou non,
qu'il y a des nuances politiques. C'est vrai qu'il y a des nuances politiques. Moi, je vais vous dire, je pense que le Rassemblement national a pris un chemin avec M. Bardella et même si finalement, c'était Mme Le Pen comme candidate, je pense que ce chemin restera le même. C'est-à-dire ? C'est le chemin de devenir le nouveau parti de la bourgeoisie, le nouveau parti Bling Bling et qui a été très illustré en vérité par ces images de M. Bardella à Monaco. Je pense que le Rassemblement national est en voie d'embourgeoisement.
Petit à petit, il a renoncé par exemple à une mesure qu'initialement dans la mandature, il votait à l'Assemblée nationale qui était ce qu'on appelait le rétablissement de la flat tax qui visait à dire que quand on touche des revenus des dividendes, on doit être imposé de manière proportionnelle comme on l'est sur les revenus du travail. Marine Le Pen par exemple était favorable à la taxation des surprofits totales. Oui, mais M. Bardella ne l'était pas. Sur la retraite, je ne sais pas si vous avez compris finalement quelle est leur proposition mais manifestement M. Bardella veut supprimer l'âge de départ à la retraite.
J'entendais, je lisais cette semaine dans la presse qu'il se serait mis d'accord M. Bardella et Mme Le Pen pour supprimer l'âge pardon c'est un peu compliqué d'annulation de la décote. C'est-à-dire quand on arrive à 67 ans aujourd'hui en France on annule la décote même si on n'a pas une carrière complète. Bon mais s'ils font ça mais ça c'est quelque chose qui touche en premier lieu les gens qui sont par exemple des femmes qui ont eu des carrières de retraite hachées les personnes les plus précaires ces gens-là ils veulent leur dire même à 67 ans vous aurez une retraite qui est une retraite de misère. Ça c'est le projet du Rassemblement National il faut que les gens
soient conscients quand même. Jean-François Copé qui était sur ce plateau vendredi matin a expliqué qu'il mettait à ses yeux un signe égal entre la France Insoumise et le Rassemblement National. Est-ce que vous vous réjouissez qu'il ne préfère pas le Rassemblement National ou est-ce que vous déplorez qu'il vous place au même niveau ?
Non mais moi ce que je déplore c'est que la droite républicaine en France a disparu. Elle n'existe quasiment plus. C'est-à-dire des gens avec qui on pouvait avoir un débat politique dur raide. Jean-François Copé c'est pas la droite républicaine ?
Bah précisément qui était capable de faire la différence entre un affrontement politique même s'il peut être dur et des partis qui veulent remettre en cause les principes qui sont les principes élémentaires par exemple de l'état de droit quand j'entends pour vous donner quelques illustrations quand j'entends monsieur Retailleau dire qu'il veut supprimer le principe de précaution de la constitution vous savez qui a mis le principe de précaution dans la constitution ?
C'était Jacques Chirac donc c'est-à-dire monsieur Retailleau rond même avec cet héritage-là de Jacques Chirac avec qui j'avais pour autant beaucoup de désaccords quand je vois des députés républicains une fois j'étais ici sur ce plateau avec monsieur Wauquiez incapable de dire que la France devait soutenir la cour pénale internationale alors que précisément le fait d'intégrer le statut de Rome dans la constitution c'était là aussi une partie de l'héritage de Jacques Chirac je vous dis j'assume de le dire pour moi la droite républicaine aujourd'hui elle n'existe plus et la déclaration de monsieur Copé en quelque sorte exprime ça exprime qu'il est incapable de faire la différence entre un parti avec lequel il est en désaccord je l'entends mais qui s'inscrit dans le débat politique dans la République et un parti le rassemblement national vous ne vous dites pas que vous avez peut-être une part de responsabilité quand vous entendez ça ?
quand monsieur Jean-François Copé dit des choses j'ai rarement le sentiment d'avoir une part de responsabilité peut-être de ne pas lui avoir appris le prix du pain au chocolat c'est peut-être ma seule responsabilité sur les propos de monsieur Jean-François Copé
quand on voit tous les candidats qui mettent des propositions sur la table on a l'impression que ces derniers jours aussi c'est la course à qui supprimera le plus d'emplois public par exemple ou fera le plus d'économies Gabriel Attal 100 000 postes de fonctionnaires en ne remplaçant pas certains départs à la retraite un plan de départ volontaire rétablir les finances publiques en 10 ans un slogan zéro déficit en 2037 et il brandit un symbole il dit ça sera impunité zéro notamment pour les ministres qui ne tiendront pas leur budget ce sera dehors c'est une bonne idée ça ?
Non Pourquoi ? Mais d'abord parce que encore une fois Monsieur Philippe c'est les gouvernements successifs Macronis c'est 1000 milliards de dettes supplémentaires depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir donc ces gens pourquoi ? Et pourquoi ?
C'est pas juste pour envoyer comme ça un élément de bilan parce que ces gens ont choisi une logique politique et économique et leur logique politique et économique ça a été de faire ce qu'on a appelé la politique de l'offre et de faire ce qu'on appelle des politiques d'austérité de coupe dans les dépenses publiques et en faisant croire que ça allait permettre de redresser les finances publiques Monsieur Edouard Philippe parlait du FMI tout à l'heure le Fonds Monétaire International qui ne fait pas partie de mes références dit l'austérité ça ne marche pas ça ne permet pas de réduire le déficit budgétaire pourquoi ?
Il faut que tout le monde le comprenne parce qu'en France vous avez 50% de la croissance du pays qui est tirée par la consommation populaire quand vous avez une politique de coupe une politique d'austérité c'est à dire les salaires qui stagnent les retraites qui n'augmentent pas le point d'indice des fonctionnaires qui ne suivent pas l'inflation ça veut dire que les gens ont moins de pouvoir d'achat et quand les gens ont moins de pouvoir d'achat ils consomment moins et quand les gens consomment moins l'activité économique elle tourne au ralenti et quand on n'a pas les investissements publics par exemple dans la transition écologique dans la rénovation thermique des bâtiments et bien pareil on asphyxie le tissu économique et ces gens sont tous dans cette même logique et moi personnellement je crois que cette logique elle nous amène dans le mur et qu'il faut précisément avoir une logique et une logique inverse une politique de pouvoir d'achat et une politique d'investissement public en particulier dans la transition énergétique au vu de ce qui se passe ces derniers jours je pense qu'on en a bien besoin
on a vu la transition énergétique on a vu les questions économiques évidemment la question de la justice et de la sécurité va être aussi au cœur de cette campagne ce matin il y a 4500 personnes qui ont défilé à Narbonne pour honorer la mémoire du jeune Louis qui a été battu à mort il y a quelques jours il y a la maman de cet adolescent qui a réclamé un durcissement de la justice pénale je rappelle qu'il y a 5 jeunes dont 3 mineurs qui ont été âgés de 16 à 19 ans qui ont été mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire elle dit sa maman je ne veux plus entendre parler de l'excuse de minorité on a eu une étude de notre partenaire Elab cette semaine qui disait qu'il y a plus de 8 français sur 10 qui sont pour la suppression de l'excuse de minorité pour les 16-17 ans je rappelle que c'est un principe qui permet à un mineur d'écoper d'une décision qui est moins lourde qu'un adulte est-ce que vous seriez favorable à la suppression de cette excuse de minorité ?
d'abord je respecte évidemment la douleur de la famille de Louis et donc je ne veux pas avoir de mots durs à son égard je veux juste dire une chose l'excuse de minorité puisque ce mot est utilisé aujourd'hui partout n'existe pas ça n'existe pas ce n'est pas dans notre droit etc ce qui existe c'est pris en compte par les magistrats ce qui existe c'est la possibilité d'avoir ce qu'on appelle des atténuations de peine quand les personnes qui vont devant un tribunal sont des personnes mineures quand on tue comme un adulte on paye comme un adulte il y a quelques jours je peux comprendre tous les raisonnements sauf que pardonnez-moi mais notre rôle c'est de se poser la question de savoir ce qui est efficace or pourquoi on considère qu'un mineur on ne le juge pas comme un adulte d'abord parce que un de nos objectifs principaux c'est de faire en sorte qu'il ne recommence pas et donc la question qui doit être posée c'est plutôt comment on fait en sorte qu'il ne recommence pas et je ne suis pas sûr que mettre un mineur qui a fait quelque chose d'absolument inacceptable intolérable et glaçant mais je ne crois pas que l'objectif ce soit de le mettre avec des gens qui ont fait des choses encore pires ou du même acabit pour qu'après une fois qu'ils sortent s'ils sortent ils se mettent à refaire la même chose ou des choses pires parce qu'il a appris des choses encore pires dans le cas par exemple de Louis ce qu'il faut je pense quand même regarder c'est qu'on parle d'un jeune homme qui manifestement avait des troubles qu'il était dans une maison médicalisée qu'il est sorti de cette maison médicalisée et qu'il n'y avait aucune autre possibilité pour le prendre en charge et que donc sa famille dit on va le mettre à l'aide sociale à l'enfance et l'aide sociale à l'enfance l'installe parce qu'ils n'ont pas d'autres possibilités dans un foyer avec d'autres jeunes et évidemment c'est un foyer qui n'est pas adapté pour prendre en compte un jeune homme qui a des troubles donc à un moment est-ce qu'on va pouvoir se poser la question de ces problèmes de comment on traite la question de la psychiatrie de la pédopsychiatrie des jeunes qui se retrouvent dans des situations qui sont des situations de souffrance est-ce qu'il y a une question d'hyperviolence des jeunes ?
Non mais attendez mais après allons jusqu'au bout parce que si on aborde ce sujet abordons-le dans sa complexité donc ce jeune il se retrouve dans un endroit qui n'est pas adapté pour lui et qu'est-ce qu'il fait ?
Il fugue et quand il fugue il se retrouve dans une situation de vulnérabilité absolue donc notre question c'est comment on protège ces jeunes qui sont dans l'aide sociale à l'enfance et comment on ne fait pas en sorte qu'ils se retrouvent absolument tout seuls dehors parce qu'ils sont partis bon premièrement deuxièmement il y a manifestement des signalements comment on fait en sorte que ces signalements soient relayés donc là il y a un gros sujet la protection de la jeunesse l'aide sociale à l'enfance qui sont aujourd'hui les parents pauvres la psychiatrie tout ça à mon avis c'est là-dessus qu'il faut agir ensuite quand un jeune fait une bêtise pire encore commet un crime c'est une bêtise de passer un tabac à mort si vous voulez bien regardez ma phrase en entier allez-y j'ai dit fais une bêtise ou pire encore commet un crime et là en l'occurrence manifestement c'est un crime évidemment qu'il doit être sanctionné et après aujourd'hui ce que vous appelez l'excuse de minorité l'atténuation de peine elle n'est pas obligatoire les juges décident en fonction du contexte de la situation des circonstances si oui ou non mais non mais c'est eux qui doivent le décider parce qu'une peine elle est individualisée donc cette idée qu'on essaye de répandre après ça ne m'étonne pas qu'il y ait 8 personnes sur 10 que parce que ce serait un mineur en gros il ne serait pas sanctionné c'est faux ce n'est pas vrai il est sanctionné et il est sanctionné de la manière avec laquelle en fonction des circonstances du contexte qui sont pris en compte au moment de l'élaboration de la peine
vous évoquiez tout à l'heure évidemment votre candidat Jean-Luc Mélenchon qui tente de rassembler toute la gauche aujourd'hui Fabien Roussel a été reconduit à la tête du parti communiste il devrait officialiser début septembre une nouvelle candidature à la présidentielle est-ce que ce n'est pas votre échec de ne pas avoir su le faire venir à vous ?
Vous voulez toujours que ça soit de ma faute écoutez c'est la décision du parti communiste ou en tout cas des personnes qui étaient membres de ce congrès du parti communiste pour ma part je regrette cette décision parce que on parlait tout à l'heure du schéma de cette élection présidentielle et que précisément si on veut éviter cette tenaille d'avoir le choix au second tour entre un candidat macroniste et un candidat de l'extrême droite aujourd'hui la seule candidature qui est en mesure de déverrouiller cette tenaille c'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon et en 2022 moi vous savez je rencontre beaucoup beaucoup de militants communistes qui me disent ah en 2022 on a déconné on a déconné de maintenir notre candidature jusqu'au bout parce que les quelques 300, 400, 500 600 000 voix qui se sont reportées sur la candidature de Fabien Roussel il en a manqué 400 000 pour se qualifier au second tour vous lui dites quoi ce soir Fabien tu vas faire perdre la gauche je lui dis que d'abord ils font ce qu'ils veulent et donc c'est pas à lui que je vais m'adresser Fabien tu auras ça
sur la conscience
non précisément je vais pas m'adresser à lui je vais m'adresser aux militants aux sympathisants et je vais leur dire franchement venez nous aider parce que la campagne elle va être dure mais il y a une vraie opportunité de changer ce pays il y a une vraie possibilité de tourner la page des 10 années qu'on vient de vivre vous dites pareil aux écologistes il y a beaucoup qui poussent Marine Tondelier à dire retire ta candidature bien sûr que je leur dis ça écoutez moi je suis à l'Assemblée Nationale depuis 2022 avec les députés communistes avec les députés écologistes mais dans 95% des cas on vote la même chose à l'Assemblée Nationale on défend les mêmes propositions les mêmes mesures politiques et on serait pas capable de les défendre ensemble dans l'élection présidentielle et dans l'élection législative donc là on a la possibilité de faire quelque chose de grand de gouverner ce pays de faire la bifurcation écologique de partager les richesses de sortir ce pays de la pauvreté de lui réhabiliter sa voix sur la scène internationale voilà c'est de ça dont on est en train de parler et tout le monde peut prendre sa part là-dedans donc moi je leur dis venez vous serez les bienvenus et tout le monde sera respecté on va construire ensemble sur le programme sur les élections présidentielles les législatives une belle campagne pour prendre le pouvoir et permettre de sortir ce pays de ces situations difficiles dans laquelle il est aujourd'hui
alors faire vivre différentes personnalités dans un même groupe pour la France ça ressemble un peu à ce qui se passe aujourd'hui avec le foot vous nous avez amené le maillot que vous avez lancé effectivement avec Jean-Luc Mélenchon vous avez su jouer sur l'aspect marketing de cette coupe du monde vous en avez vendu combien vous le savez à peu près
alors la semaine dernière on était à plus de 15 000 maillots qui ont été vendus donc si des personnes sont intéressées n'hésitez pas et puisque vous avez filé la métaphore footballistique je vais vous dire que pour moi l'élection présidentielle qui vient va être un petit peu comme le match d'hier entre la France et le Paraguay c'est à dire c'est à dire qu'il va y avoir beaucoup de gens qui vont faire des mauvais coups comme les questions que vous m'avez interrogé vous êtes d'accord
avec Mbappé qui dit par exemple au sujet du match il pensait qu'on allait venir en smoking on sait faire ça le football aussi s'il faut mettre les mains on met les mains
c'est ça une campagne présidentielle aussi non précisément c'est pas ça que j'allais dire c'est qu'il va y avoir beaucoup de coups bas beaucoup de petites attaques pas très gratifiantes comme celle d'Edouard Philippe tout à l'heure peu les arbitres de nos élections risquent d'être peu vigilants sur la manière avec laquelle certains ne vont pas respecter les règles et moi je dis aux gens qui nous écoutent nous on doit être comme l'équipe de France hier on garde notre sang-froid on garde notre calme et on met la campagne sur le programme parce que c'est comme ça qu'on pourra gagner l'élection présidentielle et à la fin c'est ça qui gagne même si parfois c'est des moments difficiles à passer pendant le match beaucoup de gens je pense étaient un peu agacés mais à la fin on a gagné on est qualifiés ça sera pareil pour la campagne présidentielle
on voit votre optimiste au moins en tout cas pour l'équipe de France merci Manuel Bonpart
d'avoir été notre invité notre invité ce soir
au moins en tout cas
on a gagné on a gagné
Manuel Bompard