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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 14 juin 2026 87 minFond programmatiqueNumériqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSanté

29e édition du Parlement des Enfants | Évènements

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 89 %Attaque 5 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Monsieur le ministre, comment envisagez-vous d'éduquer les moins de 15 ans à l'utilisation des réseaux sociaux ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Comment faire pour limiter le temps passé par les enfants sur les réseaux sociaux ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Si la France interdisait les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, quels moyens pour faire respecter cette loi ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Comment les enfants pourraient-ils participer davantage aux décisions concernant leur école ou leur ville ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les défis de la représentation des territoires d'outre-mer à l'Assemblée nationale ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre les discriminations touchant les jeunes en ruralité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Chiffre
    « 30 minutes d'activité physique en plus par jour dans les écoles primaires »
  • 4:00Chiffre
    « Près d'un enfant sur cinq a déjà été confronté au cyberharcèlement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonjour et bienvenue sur LCP. Merci d'être avec nous pour suivre la 29e édition du Parlement des enfants. Dans quelques minutes, vous allez suivre une séance de questions au gouvernement un peu particulière.

Les élèves de classe de CM2 et de 6e sélectionnés partout en France dans le cadre d'un concours vont interroger les ministres et la présidente de l'Assemblée nationale sur plusieurs thèmes. Par exemple la place des écrans, l'alimentation, l'intelligence artificielle et surtout les réseaux sociaux, la protection des mineurs face au danger des réseaux sociaux. Sujet sur lequel chaque classe a imaginer une proposition de loi tout au long de l'année scolaire.

Nous vous dévoilerons les lauréats après cette séance de question gouvernement. Euh récompensé hein, c'est lauréat par un jury national. Mais avant cela, direction l'hémicycle, c'est Yail Bron Pivé qui préside cette séance.

Bonjour à tous, la séance est ouverte. Alors, je sais pas pour vous, mais pour nous, c'est le plus beau moment de l'année quand vous êtes dans l'hémicycle et quand on peut vous voir, vous qui venez de toute la France. Alors mesdames et messieurs les ministres, madame la présidente, présidente de la délégation au droit des enfants et présidente du jury du parlement des enfants, cher Périne Goulet, mesdames et messieurs les députés, je vous en j'envoie quelques-uns dans les rangs.

Mesdames et messieurs les membres du jury, chers enseignants et surtout chers élèves. Alors, je déclare ouverte la grande finale de la 29e édition du Parlement des Enfants. Soyez tous les bienvenus dans cet hémicycle, dans ce lieu chargé d'histoire et de symbole, l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Pour nous, vous accueillir ici et je vous le disais en introduction, est l'un des moments les plus forts et attendus de l'année. Pourquoi ? Parce que l'éducation civique est la clé de voûte de la République.

À l'école, vos enseignants et que l'on remercie pour leur action vous apprennent à lire, écrire, à compter. Ce ne sont pas seulement ce sont les fondamentaux, mais ils vous apprennent aussi d'autres choses. Ils vous apprennent à devenir des citoyens, à débattre avec respect, à connaître les règles de notre vie en société et pour nous c'est tout aussi fondamental.

Et c'est pourquoi nous avons tenu à ce que le Parlement des enfants retrouve sa place originelle, sa place naturelle. Et donc pour la deuxième fois seulement en 14 ans, cette finale se tient ici dans cet hémicycle cœur battant de la représentation nationale. C'est un retour aux sources et c'est un juste hommage à l'intuition fondatrice d'un de mes prédécesseurs, Philippe Segin, qui avait pour la première fois organisé une séance dans l'hémicycle du Parlement des enfants en 1994.

Alors chers élèves, je vous invite à regarder autour de vous. Aujourd'hui, vous êtes assis sur les fauteuils rouges de vos 577 députés et vous n'avez pas pris seulement leur place physiquement, vous avez endossé leur rôle pendant des mois. Vous avez consulté, vous avez fait des propositions, vous avez débattu entre vous, vous avez réussi à nouer des compromis.

En un mot, vous avez été de véritables apprentis législateurs et tout comme les députés, vous avez aussi gagner des élections puisque votre travail a été sélectionné par des juris académiques puis par le jury national composé de députés issus de tous les groupes et de représentants du ministère de l'éducation nationale sous la présidence de Périne Goulet. Alors chers enfants, cette année vous vous êtes attaqué à un immense défi de société. La protection des mineurs contre les dangers des réseaux sociaux.

C'est un sujet qui percute votre quotidien, sujet qui inquiète vos parents et qui nous inquiète. un sujet sur lequel nous devons agir. Alors, nous avons étudié les propositions de loi que vous nous avez transmises.

De nombreuses classes ont demandé l'interdiction des réseaux sociaux pour les plus jeunes. Et c'est la preuve que contrairement à ce que certains adultes rencontent, les enfants perçoivent eux-mêmes les dangers des écrans avec lucidité et responsabilité. Ce sujet a inspiré également vos députés et c'était tout l'intérêt de vous faire travailler sur cette question qui raisonnait avec des travaux que nous avons menés ici même dans l'hémicycle avec notamment les questions relatives à TikTok, travaux menés par nos collègues Arthur de la Porte et Loriller et une loi que nous avons voté en première lecture pour interdire les réseaux au moins de 15 ans.

Alors comme présidente de l'Assemblée nationale, comme maman aussi de cinq enfants, j'en suis convaincu. Nous ne devons pas trembler pour protéger nos enfants. Je sais aussi que c'est un sujet complexe, qu'il y a des nuances, qu'il y a des points de vue et que tout doit être pris en compte.

Alors, parce que vous êtes des citoyens en devenir, parce que vous êtes concerné par les défis de notre époque, nous avons aussi voulu innover pour cette 29e édition du Parlement des enfants. Tout à l'heure comme dans une vraie séance de questions au gouvernement nos fameuses QAG plusieurs ministres que je remercie vraiment infiniment pour leur disponibilité vous répondront en direct sur l'intelligence artificielle sur l'écologie sur le sport sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous parlerons de tous les grands enjeux qui traversent notre société et puis comme il n'y a pas de raison que le gouvernement soit le seul à passer sur le grill, en plus de ces QAG, on aura des QAP, des questions à la présidente parce que là aussi mes homologues notamment Claude Bartelone et Philippe Seguin se faisaient questionner lors des séances de parlement des enfants et ça ça sera une première pour moi.

Et pour mener ces débats qui concernent tous les sujets, il fallait que toute la France soit représentée. Et je voudrais donc saluer les 631 classes qui ont participé à cette édition et je voudrais avoir une pensée particulière pour nos finalistes qui viennent de loin voire de très loin parce que la République n est riche de ses outre mères. Et je voudrais qu'ensemble on salue l'école de Manotai à alors Punawa [rires] en Polynésie française.

Ils ont traversé le globe pour être avec nous aujourd'hui. [applaudissements] Je voudrais aussi qu'on salue la classe de 6e du collège Jeanne et Émile Adné au François en Martinique [applaudissements] et puis parce qu'il y a aussi des Français qui vivent sur tous les continents et sur des territoires étrangers et ils sont représentés. Et nous avons aujourd'hui une classe du 6e du lycée français René Cassin d'Osloot en Norvège.

Alors les enfants, vous n'avez pas encore le droit de vote mais vous avez déjà en votre main en vos mains le droit et je dirais même le devoir de vous engager. Gardez-le précieusement, cultivez-le passionnement. Et pour conclure, je voudrais adresser un immense merci à vos professeurs qui vous ont accompagné.

On peut les applaudir vos professeurs, s'il vous plaît ? Merci à vous. Merci aux fonctionnaires de l'Assemblée nationale, à ceux de l'éducation nationale qui rendent cette séance extraordinaire possible.

Et donc à présent, je vais prononcer la phrase magique et ce sera à vous de jouer. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement et à la présidente de l'Assemblée nationale. Je vais donner la parole à madame la députée Périne Goulet, présidente donc comme je le disais de la délégation en droit des enfants et présidente du jury national de la 29e édition du Parlement des enfants.

Madame la présidente, vous pouvez monter à la tribune de l'orateur. C'est à vous. [applaudissements] Madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, mesdames et messieurs les enseignants et surtout chers enfants, je suis ravie de vous voir tous ici sur les bands de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, cœur battant de notre démocratie.

Alors, je vais me présenter. Je suis Périne Goul, député de la Nièvre, un tout petit département du centre de notre hexagone dans la belle région de Bogon Franchecté qui est ici représenté par les classes de Châtillon sur scène et de Hoxon et pas très loin par la classe de Moulin sur. Je suis également présidente de la délégation au droits des enfants.

Cette délégation a été créée il y a 4 ans sur proposition de notre présidente Yel Bron Pivet que je remercie à nouveau. Sa mission à cette délégation est de veiller à la prise en compte de vos droits, de travailler à l'amélioration des textes vous concernant et de réfléchir aux évolutions à conduire. C'est aussi le lieu pour régulièrement entendre les premiers concernés, vous les enfants.

Cette délégation démontre donc l'attachement de notre parlement à l'enfance. C'est pourquoi lorsque la présidente de l'Assemblée m'a me l'a proposé, j'ai tout de suite accepté d'être présidente du jury de cette 29e édition du Parlement des enfants et aujourd'hui, je suis ravie de voir les visages des enfants qui ont réalisé les 18 propositions de loi que nous avons sélectionné pour être finaliste avec les membres du jury que bien sûr je salue et je remercie de leur travail. Alors bien entendu, avant de commencer, je vous adresse à toutes et à tous mes félicitations.

Bien entendu, je n'oublie pas toutes celles et tous ceux qui partout en France ont participé à cette édition et ce qui n'ont pas démérité non plus. Je souhaite également remercier chaleureusement vos enseignants qui vous ont accompagné dans cette démarche ainsi que toutes les personnes qui ont contribué à faire vivre ce projet. Grâce à leur engagement, vous avez pu découvrir de l'intérieur le fonctionnement de nos institutions et les valeurs de la République.

Chers élèves, le Parlement des enfants est une aventure unique. Il vous permet de découvrir le rôle de législateur, de comprendre comment naissent les lois et d'expérimenter concrètement le débat démocratique. Vous devenez ainsi de véritables acteurs de la vie démocratique.

Et si vous êtes là aujourd'hui, c'est parce que vous avez travaillé avec sérieux, curiosité et engagement. Vous avez réfléchi ensemble, débattu, écouter des opinions différentes et construit des propositions pour améliorer notre notre société, mais surtout pour améliorer vos droits. Et c'est parce que nous avons trouvé, nous membres du jury, que dans chacune de vos propositions, il y avait des propositions innovantes, réalistes et réalisables que vous êtes là aujourd'hui.

Mais sachez en tout cas que le choix n'a pas toujours été aisé. Et au-delà des textes et des propositions de loi, ce que vous nous avez appris et ce que vous vous avez appris est encore plus précieux. Vous avez découvert qu'une bonne idée se construit souvent ensemble et qu'il faut savoir argumenter, faire des compromis et convaincre.

Alors, nous avons pu nous rendre compte que le sujet de votre protection contre les dangers des réseaux sociaux était un sujet qui vous préoccupé et pour lesquels les solutions que vous proposez ne sont pas toujours celles que nous adultes nous envisageons. À l'interdiction des réseaux avant 15 ans que certains nombreux demandent, d'autres demandent plutôt une meilleure formation pour vous et vos parents. des réseaux adaptés à votre âge avec des fonctionnalités qui seraient adaptées à votre âge comme l'interdiction du scrolling infini, l'interdiction des likes ou des flammes.

Et alors que depuis des mois, les ministres et nous-mêmes cherchons des solutions pour permettre l'identification de l'âge des enfants pour que vous puissiez accéder au compte des réseaux sociaux, et bien vous nous avez proposé un système qui soit lié à vos comptes de vie scolaires ou alors que la mairie de vos communes puisse confirmer votre âge. Ainsi, pas de données personnelles fournies aux plateformes sans savoir où elles sont hébergées ni ce qui en sera fait. Et bien mes chers enfants, c'est très malin comme solution.

Alors, il y a encore beaucoup d'autres idées tout aussi intéressantes dans vos propositions et c'est pour ces raisons que vous êtes ici, mais surtout que vous pouvez tous être fier de vous. Aujourd'hui, votre voix compte, vos réflexions, vos questions et vos propositions nous rappellent que vous, les enfants, vous avez un regard précieux sur le monde qui vous entoure. Souvent, vous voyez les choses avec une une certaine sincérité, créativité et un sens de la justice que nous devrions nous inspirer, dont nous devrions nous inspirer, pardon.

Alors ce qui fait aussi la richesse de ce parlement des enfants, c'est que venez de toutes les régions de la France, que vous soyez plutôt proche des litoraux comme ex en Provence, Mérignac, Alançon, La Rochelle ou Courson, plutôt de l'intérieur des terres comme moi, à l'email Brevane, Paris, château Portien ou Viller ou Villèire Saint-Paul, mais aussi ceux proches des montagnes, crestes et lion, sans oublier notre belle île de beauté qui est la Corse et nos magnifiques territoires d'outre mer que sont la Martinique et la Polynésie et bien entendu les enfants de l'étranger et que la Norvège. Ainsi, chers enfants, vous représentez la diversité des enfants de notre pays avec des habitudes et des modes de vie différents qu'il est important de prendre en compte quand on travaille pour vous. Et votre présence nous rappelle ici une chose essentielle.

Vous avez des idées, vous avez des expériences et des points de vue que nous adultes n'avons pas toujours. Vous vivez à l'école, vous y vivez les loisirs, le sport, le numérique d'une manière qui vous est propre. Vous êtes les premiers acteurs de votre génération.

C'est pourquoi il est si important d'entendre votre parole. Et trop souvent encore, les décisions qui vous concernent sont prises sans que vous, premiers concernés, puissiez vous exprimer. Alors, le parlement des enfants et la délégation au droits des enfants vous permettent justement de faire entendre votre voix et de montrer que vous, jeune citoyens, êtes capable de proposer des solutions concrètes, utiles et innovantes.

J'espère bien sûr que certaines de vos idées pourrent être retenues lors de l'examen de nos prochains textes de loi ou par nos ministres. En tout cas, l'histoire du Parlement des enfants montre que certaines propositions de loi portées par des élèves ont déjà contribué à faire évoluer les réflexions et les politique publique. C'est surtout la preuve qu'une bonne idée n'a pas d'âge.

Chers enfants, continuez à faire entendre votre voix et n'oubliez jamais vos droits. Mais attention, avoir des droits implique aussi d'avoir des devoirs. journée à tous et à toutes et je vous souhaite un beau parlement des enfants. [applaudissements] Alors maintenant, on va passer à la séance de questions avant d'avoir le moment tant attendu de la remise des prix.

Alors pour ces questions, elles vont être posées par les des enfants qui appartiennent aux 18 classes finalistes de cette 29e édition. Nous prendrons les questions par groupe en fonction de l'orateur donc du ministre interrogé et ces questions feront l'objet de réponse groupée. Donc je vais donner la parole successivement aux trois classes dont les questions vont intéresser monsieur Édouard Jeffrey qui est directement votre ministre puisque c'est le ministre de l'éducation nationale et la première classe à poser sa question est l'école élémentaire publique du Val Saint-André à EX en Provence madame Mesdame la présidente, mesdames messieurs les ministres, mesdames messieurs les députés, chers élèves, notre question s'adresse à monsieur Édouard Gfrey, ministre de l'éducation nationale.

Monsieur le ministre, c'est un grand honneur pour moi, Alice, de la classe de CM1 CM2 Val Saint-André à Exen Provence de m'adresser à vous. Nous constatons que l'utilisation de l'intelligence artificielle nous pousse à moins réfléchir. Ne pensez-vous pas qu'un des dangers aujourd'hui soit l'intelligence artificielle dans le parcours scolaire ?

Quel geste doit adopter l'école pour continuer à nous inciter à réfléchir ? Je vous remercie pour votre attention. Bravo à toi.

Pas facile la première question hein. Alors la deuxème question va être posée par un élève de 6e du collège Émile Lambert à Viller Saint-Paul. Madame la présidente, monsieur le ministre, mesdames et messieurs les députés, avec la classe de 6e 2 collège Émile Lambert, on a remarqué que les écrans prennent beaucoup trop de place dans nos vies.

À l'école, on nous apprend à utiliser les ordinateurs et à rechercher des informations, mais on ne nous apprend jamais à déconnecter. Est-ce que vous pensez qu'on devrait avoir de vrais cours pour apprendre à se dépasser et à se passer des écrans et à faire des pauses ? Merci de votre écoute. [applaudissements] Merci beaucoup.

La dernière question pour le ministre de l'éducation nationale va être posée par un élève de la classe de CM2 de l'école Jean Massé à Mérignac. [applaudissements] Bonjour monsieur le ministre de l'éducation national. Un texte de loi adopté en janvier prévoit s'il entre en vigueur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins dans 15 ans.

Nous pensons que cette mesure peut être bénéfique car avant d'être des utilisateurs des réseaux sociaux, les enfants doivent pouvoir être simplement des enfants. Cependant, nous pensons aussi que ce temps doit être mis à profit pour former les jeunes à comprendre les réseaux sociaux, leurs avantages, mais aussi leurs risques, afin qu'ils puissent en avoir plus tard un usage responsable et réfléchi. Monsieur le ministre, comment envisagez-vous d'éduquer les moins de 15 ans à l'utilisation des réseaux sociaux afin qu'ils deviennent demain des utilisateurs éclairés et responsables ?

Merci. Bravo. Alors, la parole est à monsieur Édouard Jeffrey, ministre de l'éducation nationale, qu'on remercie encore pour sa présence parmi nous.

Merci monsieur le ministre. Merci madame présidente. Mesdames et messieurs les députés, chers professeurs, chers élèves et chers intervenants.

Alors, vous avez posé trois questions qui sont de trois natures un petit peu différentes mais qui sont liées. D'abord sur la place de l'intelligence artificielle. Il faut ni s'en inquiéter excessivement.

Il faut pas en avoir peur et il faut pas non plus tout lui confier. C'est une révolution. C'est vous êtes en train de vivre une révolution sans vous en apercevoir.

Ça pose la question de ce qu'on doit apprendre, ça pose la question de comment on doit l'apprendre et ça pose la question aussi de savoir comment on évalue, comment on apprécie ce que vous allez écrire, raconter et cetera. Et en réalité, les révolutions, c'est toujours ce qu'on en fait. Ça peut être une très bonne chose comme ça peut être une chose un peu plus problématique.

Et donc pour répondre précisément à votre question, tout l'enjeu pour nous sur l'intelligence artificielle c'est de faire en sorte que vous restiez que ça reste un outil. Faut pas demander à LIA de réfléchir à votre place. Il faut vous servir de l'IA quand c'est nécessaire pour compléter votre réflexion.

Voyez, c'est pas tout à fait la même chose. Et pour ça, chers élèves, il faut que vous ayez beaucoup beaucoup de vocabulaire parce qu'en vrai, plus on connaît des mots, plus on mieux on utilise l'IA. Et mieux on utilise l'IA, plus elle produit quelque chose qui est utile, sinon on sera tous dans les mains de l'intelligence artificielle.

La deuxième chose, c'est que vous m'avez demandé "Mais comment est-ce qu'on peut se former à LIA ? Alors, deux éléments de réponse. Premier élément, c'est que parfois, c'est bien justement de ne pas se former alia, c'est de se former tout court, indépendamment des technologies.

Voyez, pour les pour les aînés que nous sommes, nous on est un peu vieux par rapport à vous. Je parle pour moi, mais j'ai bien dit par rapport à vous, vos professeurs aussi sont plus vieux que vous. Mais nous, on avait pas l'intelligence artificielle.

Moi quand je suis né, il y avait pas le téléphone portable et pourtant maintenant on a tous dans nos poches. Simplement on a été formé à s'adapter et c'est ça la vraie clé. Et ensuite évidemment on va vous apprendre à vous servir de l'outil.

Pour ceux d'entre vous qui sont au collège, vous connaissez peut-être déjà Pix en 6e, voilà. et ben en 4e et en seconde vous aurez un pix spécial IA c'est dédié à l'intelligence artificielle que vous pourrez passer et qui est généralisé en ce moment même. Et puis la troisième chose vous vous m'avez demandé évidemment comment est-ce qu'on fait pour apprendre à se passer d'écran.

Ça c'est important. Quand on passe 4h40 par jour devant les écrans, on prend quand même un petit risque de finir complètement chèvre. Mais à la fin même quand on voit un papier, on a tendance à faire comme ça.

Voyez ? Donc d'abord, c'est pas on va pas on va pas vous apprendre à vous en passer en tant que tel, mais un on fait en sorte que vous n'en ayez pas à l'école. Il y a pas de téléphone portable à l'école.

Ça a été voté depuis longtemps au collège et désormais au lycée. Vous devez avoir des espaces sans téléphone. Ça c'est la première chose.

Et puis la deuxième chose, c'est simpement vous avez besoin de faire autre chose. Vous avez besoin de lire, vous avez besoin d'aller au théâtre, vous avez besoin d'aller au cinéma. C'est bien le cinéma, on peut changer d'écran aussi, vous voyez.

On peut passer au grand écran d'être sur le petit. Et donc tout ce que font aux professeurs que je remercie d'ailleurs comme à chaque fois avec une chaleur et une conviction infinie, c'est précisément de vous apprendre à être à avoir des relations sociales indépendamment de vos petits écrans. Voilà en je sais pas si j'ai tenu les 3 minutes madame présidente mais j'espère ne pas débordé.

Merci beaucoup monsieur le ministre. Merci beaucoup. Alors, je vais maintenant donner la parole aux trois classes dont les questions s'adressent à madame la ministre chargée de l'intelligence artificielle et du numérique.

La première question va être posée par la classe de 6e du collège Charles Peggy à Moulin. C'est l'académie de Clermontferrand. [applaudissements] Merci madame la présidente, madame la ministre.

Lors de notre travail dans le cadre du parlement des enfants, nous avons constaté que des mineurs passent énormément de temps sur les réseaux sociaux. À cause de cela, ils peuvent s'isoler, avoir des problèmes de comportement ou de sommeil. Même si aujourd'hui le contrôle parental existe, il ne fonctionne pas vraiment.

Donc comment faire pour limiter le temps passé par les enfants sur les réseaux sociaux ? Merci de votre attention. Merci beaucoup.

La question suivante va être posée par un élève de la classe de 6e du collège La Croix des Sarasins à Axon, Académie de Dijon. Madame la députée, vous avez la parole. [applaudissements] Madame la présidente, madame la ministre, délégué chargé de l'intelligence artificielle et du numérique.

Je m'appelle Alix et je représente la classe de 6e 6 du collège La Croix des Sarasins en Côte d'Or. Nous avons vu que la santé mentale était une priorité nationale. Le 4è article de notre proposition de loi propose le développement des services de santé mentale dédiés aux jeunes confrontés au risque des réseaux sociaux.

Par ailleurs, nous avons appris que le nombre de médecins psychiatres est en baisse en France depuis 2010. Notre question est : comptez-vous augmenter le nombre de médecins psychiatres en France dans les années à venir ? Merci.

Merci beaucoup. [applaudissements] Et la dernière question de cette série va être posée par un élève de la classe de 6e du lycée français René Cassin Oslo en Norvège. [applaudissements] Bonjour madame la ministre, nous sommes les élèves de 6e2 du lycée français d'Oslo.

Actuellement en Norvège, l'utilisation des réseaux sociaux est autorisée aux mineurs à partir de l'âge de 13 ans et est possible en dessous de cet âge avec une autorisation parentale. Pour notre proposition de loi, nous avons choisi la voie de l'éducation et de l'encadrement plutôt que celle de de l'interdiction. Car nous constatons que dans de nombreux pays où l'on interdit les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, beaucoup de jeunes parviennent à contourner cette limodage.

Si la France devait choisir la voix de la seule interdiction, quelle serait selon vous, madame la ministre, les les moyens de de faire respecter cette loi ? Nous vous remercions. Bravo.

Alors, la parole est à madame Anne Leenanf, ministre chargée de l'intelligence artificielle et de numérique. Madame la ministre. Merci madame la présidente.

Mes chers collègues, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les enseignants, chers enfants, je suis vraiment très heureuse de répondre à votre question, à vos questions qui sont des questions d'actualité. Vous êtes au cœur de ce qui se passe en ce moment en France et vous avez raison. les réseaux sociaux, les les écrans ont pris beaucoup beaucoup de place dans votre vie en particulier, dans la nôtre aussi, je dois dire.

Et c'est un sujet d'inquiétude, hein, vous l'avez dit tout à l'heure, c'est que euh la le je dirais le tout le temps que vous passez sur les écrans plus les pratiques qui sont opérées par les algorithmes fait que vous êtes enfermé dans un système, ça a un impact sur votre santé mentale, sur votre développement. Ça vous isole des autres, ça vous laisse enfermer dans votre chambre, vous discutez moins dans vos familles, vous allez moins faire du sport ou au cinéma comme le préconise le ministre de l'éducation nationale et c'est très grave pour votre vie. Euh le contrôle parental en France, le Parlement en 2022 a effectivement demandé aux plateformes de vérifier ou d'interdire l'accès au moins de 13 ans.

Ce que nous avons constaté, c'est que quand nous demandons à des plateformes qui s'engagent à le faire de de vérifier l'âge et d'empêcher des moins de 13 ans d'accéder à leur services, ils ne le font pas. Ce qui explique pourquoi on s'est dit qu'il fallait qu'on réfléchisse à un moyen de les contraindre. Euh parce que finalement les réseaux sociaux, je dois vous le dire et vous le savez peut-être pas, mais les réseaux sociaux euh derrière vous avez des entreprises et plus vous passez du temps sur leurs réseaux sociaux, plus ces entreprises gagnent de l'argent.

On appelle ça l'économie de l'attention. C'est les algorithmes qui vous envoient en permanence des sujets qui vous plaisent ou parfois vous donnent accès à des sujets qui sont dangereux pour votre santé, illicite et c'est là que nous avons décidé d'interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France. Tu as raison, il y a des pays qui ont effectivement interdit l'Australie l'accès aux réseaux sociaux au moins de 16 ans.

Ils l'ont fait d'une manière différente de nous. Nous, on fait porter la responsabilité sur les plateformes, ce que n'a pas fait l'Australie tout à fait. C'est-à-dire qu'on contraindra les réseaux sociaux à vérifier l'âge, mais pas par eux-mêmes.

Ils devront faire appel à un tiers, ce qu'on appelle un tiers de confiance. Ils iront euh vérifier auprès d'une tierce personne ou entité si oui ou non vous avez moins de 15 ans. Si vous avez moins de 15 ans et que vous voulez rentrer sur un réseau social, la plateforme aura obligation de le saisir ce tiers de confiance.

Tu as parlé tout à l'heure de la commune et ça, je trouve ça très intéressant. Quelqu'un un enfant tout à l'heure a parlé de la commune, c'est effectivement ça fait partie des possibilités. En France, on a les moyens publics de vérifier de manière fiable l'âge d'une personne de manière publique ou privée.

Elle saisit le tiers de confiance. Le tiers de confiance lui dit "D'accord, tu peux laisser rentrer cette personne sur ce réseau social parce qu'il a 17 ans." Ou il pourra dire également "Ah non, désolé, cette personne, elle a 13 ans, tu ne peux pas l'autoriser à rentrer sur ton réseau social." C'est le moyen que nous on a choisi en France.

Euh évidemment, elles auront obligation systématiquement de vérifier l'âge et la France n'est pas seule sur ces démarches. L'Australie a démarré. Vous qui venez de Oslo en Norvège, j'échange régulièrement avec la ministre norvégienne, la Norvège est en train de mettre en place comme la France sur les mêmes bases, c'est-à-dire donner la responsabilité à la plateforme et faire vérifier l'âge par un/ers à 15 ans également.

Donc il y a des évolutions et aujourd'hui nous sommes en Europe un groupe d'une 15 16 pays à avoir cette volonté de protéger les mineurs. L'idée c'est de pas vous interdire, c'est de pas vous empêcher, c'est de vous protéger. Et puis enfin, vous avez raison, seule l'interdiction ne suffira pas.

Euh les ministres de l'éducation nationale, Édouard Geffrey qui est présent travaille sur le sujet à l'école pour vous accompagner sur l'utilisation et il nous a donné quelques informations il y a quelques minutes sur l'IA. Et puis bien sûr, il y a la santé et la France a fait de la santé mentale la grande cause nationale et évidemment la santé mentale des mineurs est une de nos priorités et avec Stéphanie Ris la ministre de la santé, nous travaillons de concert sur le sujet donc interdiction, éducation et santé. Voilà notre priorité madame la ministre. [applaudissements] Alors, une fois n'est pas coutume, je vais donner maintenant la parole à des classes qui vont me poser des questions.

Ça va être la première fois de ma vie que je vais répondre à des questions audio de mon perchoir. Alors, je vais donner la parole à un élève de la classe de CM2 de l'École élémentaire Anatole France à Lime Brevan de l'Académie de Créteille. [applaudissements] Bonjour à tous et à tous.

Madame la présidente de l'Assemblée nationale, voici notre question. Comment les enfants pourraient-ils participer davantage aux décisions qui concernent leur qui concerne leur école ou leur ville ? Merci.

Merci de nous avoir écouté. Merci beaucoup. Et la deuxème question vient de la classe de 6e du collège Jeanne et Émile Adon à Lefrançois, l'Amie de Martinique. [applaudissements] Madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs et députés, je m'appelle Émette Deem, élève du de 6e du collège Jeanne et Émile Adnet de la ville du François en Martinique.

Notre question s'adresse à vous madame la présidente de l'Assemblée nationale. Partici participer au Parlement des enfants a été pour nous un formidable terrain d'apprentissage à la citoyenneté et de découverte des règles et des rouages de la République. Nous avons compris que les citoyens élicent des représentants chargés de décider au nom de la population.

Ce système ancien qui fonctionne bien suscite cependant beaucoup d'interrogations et de débats. Sur le refus de voter de certains, l'abstention demeure forte sur la défiance partielle vis-à-vis des élus, sur des institutions peu fréquentées. Les citoyens ont parfois le sentiment de ne pas être bien écoutés, voire représenté.

Pour nous qui arrivons des autres mères, quels sont selon vous, madame la présidente ? les principaux défis de la représentation des territoires d'autres mères comme la Martinique à l'Assemblée nationale. Quand on sait que quand on sait que le député de la nation doit représenter à la fois les intérêts de sa circonscription et l'intérêt général de tous les Français lorsqu'on semble s'opposer.

Je vous remercie madame la présidente. Merci beaucoup. [applaudissements] Alors la la réponse, elle tient déjà en la capacité que vous avez.

C'est pour ça que je vous ai félicité tout à l'heure à vous engager. En fait pour être entendu, il faut que vous vous exprimiez, il faut que vous parliez que vous parliez en étant groupé. Parfois, moi j'ai visite beaucoup d'établissements et j'entends des enfants comme vous qui parfois se plaignent du fait que par exemple, je donne un exemple, que la cantine est pas très bonne.

Bah moi, je les invite à se regrouper, à le dire. Et j'ai même suscité une fois une pétition. Est-ce que vous savez ce que c'est une pétition ?

Non. Alors, imaginez, vous prenez un papier et vous allez écrire "La cantine est pas bonne." On en a marre de manger que des frites ou des patates ou du poisson carré.

On veut manger des trucs bons à la cantine. On veut manger des choses qui viennent de l'agriculteur qui est en face de notre établissement scolaire. Et vous dites ça et après vous allez faire signer tous les élèves de l'école.

Est-ce que tu es d'accord avec moi ? Est-ce que tu trouves toi aussi que la cantine est pas bonne ? et vous signez la pétition.

Et puis une fois que la pétition elle est signée par 50 60 100 élèves, vous allez la donner au directeur ou à la directrice de l'école en disant "Alors, nous on en a marre, la cantine, elle est pas bonne, on est tous d'accord, il faut que ça change." Monsieur le ministre de l'éducation nationale, c'est une bonne idée. Non, [rires] ça c'est ça veut pourquoi je vous donne cet exemple ?

C'est pour vous dire justement pour être entendu, il faut utiliser des moyens d'expression et vous en avez d'ors et déjà. Et donc le moyen de la pétition, le moyen de l'élection de délégués de classe où vous allez être les représentants de vos euh copains, c'est un premier moyen de s'engager et pour ça il y a pas d'âge pour s'engager. Après, il y a beaucoup de communes mais pas suffisamment qui font ce qu'on appelle des conseils municipaux des jeunes, conseils municipaux des enfants.

Il y en a pas assez en France. Il devrait y en avoir dans chacune de nos communes parce que là aussi c'est une capacité de vous engager et de peser de faire en sorte que vos voix soit entendu. Après il y a des conseils des jeunes dans les départements, dans les régions, il y a les délégués de classe, dans vos écoles, vous avez des conseils de vie collégienne, conseils plus tard de vie lycéenne et cetera.

Allez-y, engagez-vous, c'est comme ça que vous serez entendu. C'est hyper hyper important. N'attendez pas que tout vienne d'en haut et quel que soit votre âge, votre voix compte et c'est la raison aussi pour laquelle à l'Assemblée nationale, on a créé dès 2022 cette délégation au droits des enfants pour vous écouter, pour vous entendre.

Donc allez-y et dès que vous aurez 18 ans, continuez à vous engager. Vous pouvez être candidat, vous pouvez rejoindre des listes au municipal, vous pouvez être maire et vous pouvez devenir député. Vous pouvez revenir dans cet hémicycle dès l'âge de 18 ans.

Je crois que le plus jeune député de toute l'histoire de la République avait à peine 20 ans et je crois qu'il venait de chez vous de Polynésie. Et donc il n'y a pas d'âge pour s'engager et on a besoin de l'engagement de tous. Donc allez-y et si on vous entend pas suffisamment, parlez plus fort, tapez du point sur la table parce que nous notre boulot en tant que député élu de la nation c'est de vous écouter.

La deuxième question c'est pour les outremères. C'est fondamental tout à l'heure, c'est pour ça que j'ai salué les classes qui venaient des territoires d'outre mer parce que notre République, elle n'est pas hexagonale. Notre République, elle existe sur tous les continents et ça n'est pas l'affaire des ultramarins, c'est l'affaire de tous.

Et donc à l'Assemblée nationale, on a par exemple ce qu'on appelle une délégation, je vais vous parler de la délégation droits des enfants. On a une délégation aux outresemèes et comme les outresemèes c'est pas l'histoire simplement l'affaire des ultramarins, dans cette délégation, il y a autant de députés qui viennent des outres Mèes que de députés qui ne viennent pas des outres Mères. Et je me bat depuis longtemps pour qu'il y ait un réflexe ultramarin pour qu'on pense systématiquement à chaque fois qu'on examine un texte ou qu'on examine un sujet qu'on pense à nos outre mères.

Et c'est ce que nous essayons de faire. C'est difficile parfois he je vois des députés d'outreemè qui sont là, ils le savent mais ils savent qu'il faut qu'on se batte tous parce que la République ne serait pas la même si nous n'avions pas nos territoires d'outre mer à la auquel nous sommes vraiment extrêmement attachés. [applaudissements] Alors moi, j'ai été plus longue que les autres mais c'est normal parce que personne ne peut me couper la parole.

Alors, je vais donner maintenant la parole aux deux classes qui vont poser des questions à monsieur le ministre délégué chargé de la transition écologique et qui est avec nous ce matin, cher Mathieu Le Fèvre. Et pour te questionner ce matin, il va d'abord donner la parole à un élève de la classe de CM2 de l'école Antoine Chantin à Paris, donc de l'Académie de Paris. [applaudissements] Madame la ministre, monsieur le ministre de la transition écologique, en mai, nous avons déjà subi de très fortes chaleurs dans notre école.

Nous avons réfléchi à des solutions pour mieux protéger les élèves comme installer des voiles d'ombrage, végétaliser la cour, peindre en blanc, rafraîchir les bâtiments. On nous dit souvent que ce sont les mairies qui décident de ces travaux. Que compte faire l'État pour aider à encourager les communes à agir plus vite ?

Allez-vous mettre en place des lois ou des aides financières pour que tous les enfants puissent apprendre dans de bonnes conditions, même pendant les fortes chaleurs ? Merci de votre écoute. Merci beaucoup. [applaudissements] Et la parole est à présent à un élève de la classe de CM2 de l'école élémentaire Marmont à Châtillon sur scène dans l'Améie de Dijon. [applaudissements] Bonjour monsieur le ministre.

J'y viens euh j'y viens direct au plus important. La question : comment serait-il possible de manger plus de fruits et légumes de de saison et provenant des régions proches des cantines ou au moins de France ? Merci.

Merci beaucoup. La parole est à monsieur le ministre chargé de la transition écologique, cher Mathieu Le Fèvre. Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale.

Mesdames et messieurs les députés, chers professeurs et élèves, merci pour vos questions qui prouve, s'il en était besoin, que le dérèglement climatique, la transition écologique sont des questions d'avenir, des questions qui préoccupent les jeunes générations. Vous avez raison de vous en préoccuper parce qu'il en va de notre avenir de notre avenir commun. Alors, évidemment euh la canicule de la semaine passée qui était extrêmement précoce nous a rappelé à toutes et à tous les méfets du dérèglement climatique que nous vivons au quotidien avec plus d'inondation, plus de chaleur, des feux de forêt plus intenses, des hivers plus rigoureux.

Voilà ce qu'est le le dérèglement climatique et il faut évidemment à la fois atténuer le changement climatique en diminuant notre impact sur la société, en diminuant notre impact sur les gaz à effet de serre. C'est ce que nous faisons notamment en ce moment en utilisant beaucoup plus l'électricité que les hydrocarbures que les carburants qui sont importés qui sont à forte teneur de gaz à effet de serre. Mais il faut aussi nous adapter au changement euh climatique.

C'est la raison pour laquelle euh le gouvernement mais les gouvernements précédent également ont œuvré pour donner les moyens aux collectivités de rénover notamment les bâtiments publics, de rénover les écoles, de rénover les épades où résident les personnes âgées pour que les Français les plus vulnérables puissent être protégés du dérèglement climatique. En 2025, ce sont environ 900 projets qui ont été financés et depuis 2022, c'est plus de 3 milliards d'euros d'argent public. C'est beaucoup d'argent public qui a été mis dans la rénovation énergétique.

C'est bon évidemment pour les élèves en été comme en hiver, mais c'est aussi bon pour leurs professeurs pour que vos professeurs puissent travailler dans de meilleures conditions. Et donc c'est un effort que la société que les Français, vos parents qui contribuent au travers de leurs impôts poursuivent pour que nous puissions nous adapter au dérèglement climatique. Donc atténuation et adaptation.

Et sur l'alimentation, nous mettons en place des règles qui sont des règles de bon sens, des règles précautionneuses, par exemple pour que dans les cantines scolaires, il y ait environ 50 % des achats qui soient faits au niveau local dans les circuits courts. Ce sont des règles qui se trouvent de plus en plus renforcé renforcé notamment dans les textes agricoles du moment avec dans le fond une conviction assez simple, c'est que si on consomme localement, on consomme bien souvent moins cher, c'est plus protecteur pour la planète et c'est meilleur pour la santé. Et donc il faut qu'on préserve notre souveraineté alimentaire et qu'on se dote de règles qui sont des règles de bon sens de ce type.

Et puis il faut aussi que nous soyons en capacité de nous former, que nous puissions former les cuisiniers, que nous puissions nous former tous et tous au goût. C'est le sens du travail que nous demande le ministre de l'éducation nationale. Ce travail- là, nous le faisons et nous le faisons dans le respect, si j'ose dire, des choses simples que nous ont appris nos parents qui est qu'il y a certains fruits qui se consomme à certaines saisons, certains légumes qui se consomment à certaines saisons et en ayant aussi un regard attentif sur la nourriture ultra transformée qui, si nous ne devons pas nous culpabiliser collectivement, doit aussi être parfois laissé de côté au profit d'une alimentation qui est une alimentation saine faite de la main de l'homme qui est parfois plus difficile, plus lente à faire, qui nécessite un peu plus d'éducation et de pédagogie mais qui est à la fin meilleure pour la santé.

Merci madame la présidente. Merci beaucoup [applaudissements] monsieur le ministre. Donc nous allons maintenant donner la parole aux deux classes dont les questions s'adressent à madame la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre la discrimination, cher Aurore Berger.

Et pour se faire donc je donne la classe la la parole à la classe de 6e du collège François Jean Harmorin à Crest dans l'Académie de Grenoble. [applaudissements] Madame la présidente, madame la ministre, vous êtes en charge des discriminations et c'est à ce titre que nous voudrions vous poser une question. Le dictionnaire Leobert définit ainsi le mot discrimination, traitement inégal et défavorable appliqué à certaines personnes.

Ouvrez les parenthèses notamment en raison de leur origine, leur sexe, leur âge, leurs croyances religieuses. Point de suspension. Fermez les parenthèses.

Nous voudrions aujourd'hui vous interroger sur les points de suspension qui supposent qu'il existe d'autres discriminations que celle que l'on cite le plus souvent. Nous venons de créer petite commune de la Drome en zone rurale. Nous y sommes très heureux aux portes de la Provence près de la nature.

Pourtant, nous avons parfois l'impression de ne pas être traité comme les autres, en tout cas comme les enfants des grandes villes. Par exemple, la piscine couverte la plus proche se trouve à 20 km. Or, comme tous les jeunes, nous aimons les sports aquatiques.

En garde cré, il ne passe plus que cinq trains par jour pour se rendre à Valence la préfecture. Nous n'avons bien sûr ni théâtre, ni pinoir, ni bowling, ni musée. Il faut pour cela aller à Valence, ni Opéra, il faut pour cela aller à Lyon.

Sur les 29 élèves de notre classe de 6e, 12 ne sont jamais venus à Paris. Pour bénéficier des mêmes prestations que nos camarades des grandes villes, nous devons donc nous déplacer en bus le plus souvent. Il en coûte 800 € pour une journée à Lyon pour toute une classe.

Nous sortons donc très peu. En tant qu'enfant, nous avons besoin de nous ouvrir à d'autres horizons que celui de notre belle campagne. D'où notre question ?

Pourquoi ne pas attribuer un forfait déplacement au collège des jeunes rurales pour qu'ils emmènent leurs jeunes élèves dans des grands centres culturels ? Comment lutter contre les discriminations qui touchent les jeunes en ruralité ? Merci beaucoup pour ta question [applaudissements] et je donne la parole à un élève de la classe de CM2 de l'école Massou à La Rochelle dans l'académie de Poitier. [applaudissements] Madame la ministre, pourquoi dans les écoles y a-t-il souvent beaucoup plus de maîtresse que de maîtres ?

Merci. [applaudissements] Alors, je vais donner la parole à madame la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Aurore Berger.

À vous. Merci madame Merci madame la présidente, mes chers collègues, mesdames et messieurs les députés. Déjà merci infiniment à vous toutes et tous qui êtes présent aujourd'hui.

On se disait en entrant avec mes collègues ministres qu'on voit rarement un hémicycle aussi calme, aussi studieux et aussi à l'écoute des uns des autres. Donc merci à vous parce que vous permettez l'écoute dans ce lieu extrêmement important pour la démocratie et déjà pour cela, merci infiniment. Merci pour la très jolie première question qui a été posée sur les points de suspension.

Parce que c'est vrai que souvent il y a beaucoup de choses qui se cachent derrière des points de suspension. Et quand on parle des discriminations, il y a celles auxquelles on pense un peu spontanément parce qu'elles sont peut-être plus revendiquées, plus assumées et puis il y a celles qui sont peut-être un peu cachées derrière ces parenthèses et ces points de suspension. Et je crois qu'ici justement parce qu'il y a 577 députés qui représentent tous les territoires de la République française, on est très attaché à ce mot territoire permettre que chacun où qu'il vive ait accès aux mêmes chances.

Et aujourd'hui, c'est vrai que ça n'est pas encore le cas. Ça n'est pas encore le cas parce qu'on n pas toujours accès aux mêmes informations, aux mêmes opportunités. Et c'est là où nous nous devons évidemment ensemble réussir à travailler.

L'accès à la culture, ça a été cité tout à l'heure et tu l'as cité toi-même dans ta question. Tu as parlé notamment de l'opéra. Et bien l'opéra, c'est d'abord une culture qui était populaire au départ et qui ne doit pas être réservée à quelques-uns mais qui doit être ouverte à tous.

On a aujourd'hui beaucoup d'opéras qui se déplacent, pas uniquement les opéras dans les grands opéras physiques, mais qui viennent directement partout sur les territoire. Et ça, l'État, nous on essaie de l'aider. C'est-à-dire qu'on va venir financer, ce qu'on appelle subventionner pour faire en sorte que plus de personnes puissent y avoir accès.

Parce que je crois que ici nous, membres du gouvernement, parlementaires, enseignant évidemment, on sait à quel point rencontrer parfois un livre, un film, un jeu vidéo, une pièce de théâtre, un opéra, ça peut changer une vie et il faut garantir que chacun puisse y avoir accès. Mais tu as raison, on a encore du travail pour que ça puisse être le cas. mais tu as très joliment parlé de ta commune et de ton département et ça donne envie d'y venir et j'espère que je pourrais vous vous retrouver.

Je vois que vous avez votre député qui est là et je serais très heureuse en tout cas de venir à votre rencontre. Et alors pour la question qui m'a été posée, j'ai l'impression que j'ai la question la plus difficile en tout cas pour essayer de formuler la bonne réponse sur pourquoi est-ce qu'il y a plus de maîtresse que de maître aujourd'hui au sein de l'éducation nationale. En fait, je crois que pendant longtemps et c'est tout le sujet quand on parle de l'égalité entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons, c'est que souvent on pense un peu à notre place et dès le plus jeune âge.

Et dès le plus jeune âge, on va expliquer à des petites filles qu'elles seraient prédestinées à certains métiers et puis on va expliquer à petits garçons qu'il seraient prédestinés à certains métiers. Et ce que nous on a envie de vous dire, c'est qu'aujourd'hui vous avez devant vous une présidente de l'Assemblée nationale. Vous avez devant vous des membres du gouvernement, hommes et femmes, des parlementaires hommes et femmes, des enseignants aussi, hommes et femmes.

Et s'il y a bien une chose que nous on veut absolument changer pour chacune et chacun d'entre vous, c'est que vous ayez le droit d'avoir le choix, le droit de rêver, le droit de rêver grand et le droit de prendre votre place, toute votre place, queles que soient vos ambitions, quels que soient les métiers que vous ayez envie d'accomplir. Et c'est ça qu'on doit vous garantir. Il y a rien qui soit interdit à personne dans ce pays.

Tout doit pouvoir être possible pour chacune et pour chacun d'entre vous. à des petits garçons pour être enseignant demain, à des femmes pour être astronautes. Regardez aujourd'hui l'exemple magnifique qu'on a avec une femme astronaute qui nous fait rêver chaque jour.

Ça veut dire que tout est possible et que c'est à nous de le garantir. Merci infiniment à vous. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup madame la ministre.

Maintenant, nous allons donner la parole à deux classes dont les questions me sont à nouveau adressées. Le collège Louise Michel à Alançon, Académie de Normandie, une classe de 6e. [applaudissements] Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, chers camarades, nous avons vu que beaucoup de jeunes s'informment grâce aux réseaux sociaux.

Selon une étude de 2024, un jeune sur de signe régulièrement des pétitions en ligne et un sur tr participe à une activité bénévole. Les jeunes semblent donc s'intéresser au jeux de au sujet de société et s'engager dans la vie citoyenne. Pourtant, en France, on ne peut voter qu'à partir de 18 ans.

En même temps, de plus en plus de personnes ne vont plus voter. Et sur les réseaux sociaux, il y a parfois de fausses informations qui peuvent influencer les citoyens. Alors que l'âge du permis de conduire a été abaissé en janvier 2024, pourquoi ne peut-on voter qu'à 18 ans ?

Et comment peut-on donner envie aux jeunes de participer aux élections malgré l'influence des réseaux sociaux et l'augmentation de l'abstention ? La classe de 6e B du collège Louise-Michel d'Alançon en Normandie vous remercie pour votre réponse. Merci beaucoup. [applaudissements] Et je donne la parole à un élève de la classe de CM2 de l'école primaire Jean Dion à Château Porcien de l'Académie de Reince. [applaudissements] Madame la présidente a euh les citoyens reçoivent chaque jour une très grande quantité d'informations sur internet et sur les réseaux sociaux.

Mais ave le développement de l'intelligence artificielle, il devient de plus en plus difficile de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux. On peut aujourd'hui créer de fausses images très réalistes, de fausses voix ou même oh une personne peut sembler avoir dit des paroles qu'elle n'a jamais prononcé. Une photographie peut faire croire un événement qui n'a jamais existé.

Une rumeure peut être partagée des milliers de fois avir avant même d'avoir été vérifié. Pour des enfants comme nous, cela pose une vraie question d'éducation civique. Nous devons pouvoir nous faire une opinion librement à partir d'information fiable.

Si l'information est manipulée, alors notre jugement peut l'être aussi. Nous apprenons à l'école que la liberté d'expression est une valeur essentielle de la République, mais avec mais cette liberté ne doit pas devenir la liberté de tromper, de manipuler ou de nuire. Madame la présidente, avec l'intelligence artificielle et les fausses images, existil un moyen de protéger les citoyens et en particulier les enfants contre la manipulation de l'information ?

Bravo ! [applaudissements] Merci pour ces ces deux questions qui sont des questions fondamentales et qui se rejoignent évidemment. Je crois qu'il y a deux choses à faire.

D'une part et c'est tous les sujets qu'on a abordé au début, c'est la régulation régulation des réseaux sociaux. Faire en sorte que il n'y ait pas ou il y ait le moins possible de fausses informations qui circulent. Et donc ça, il faut qu'on travaille sur ces espaces-là numériques qui doivent pas être des espaces sans foi ni loi.

Alors que aujourd'hui dans les autres espaces, que ça soit la télévision, la radio, les journaux et cetera, il y a des contrôles, il y a des règles. Et aujourd'hui, on voudrait qu'il y ait cet espace là qui n'est aucune règle. Et ça, c'est pas possible.

C'est pas possible parce qu'on voit aussi que c'est cet espace qui est en train parfois pour certaines personnes de devenir le seul espace sur lequel elles vont pour pouvoir s'informer. Donc c'est un espace qu'on doit réguler. On y travaille.

C'est pas facile parce que tu l'as dit, il y a des gens qui considèrent qu'au nom de la liberté d'expression, on peut tout. Moi, je ne le crois pas. On doit pas pouvoir tout.

On doit pouvoir réguler ces espaces et faire en sorte qu'il n'y ait pas autant de fausses informations qui circulent. parce qu'effectivement avec l'intelligence artificielle et bien on pourrait dans par exemple aujourd'hui mettre d'autres mots dans ma bouche et faire une vidéo et dire bah la présidente de l'Assemblée nationale sur le perchoir a dit ça aujourd'hui devant des enfants de toute la France et on pourrait manipuler les gens avec cela. Donc il faut faire très attention et être même très dur vis-à-vis des réseaux sociaux pour justement réguler au maximum.

Mais ça suffit pas. Il y a l'autre côté. C'est un peu comme si on va travailler sur l'émetteur mais il va falloir travailler sur les récepteurs.

Et les récepteurs c'est nous, c'est les enfants. Mais pas seulement, c'est les adultes. Parce que faut pas croire qu'il y a que les enfants qui se laissent berner hein par des fausses informations, par des images et cetera, les adultes aussi.

Et donc il faut faire travailler sur à mon sens deux choses. La formation à la citoyenneté, c'est ce qu'on est en train de faire aujourd'hui. Connaissance des institutions aussi de l'Assemblée nationale.

Il y a plein de gens qui savent pas à quoi ça sert l'Assemblée nationale. Ils savent pas qu'on contrôle le gouvernement ici. Ils savent pas qu'on peut demander des comptes.

Ils savent pas ce qu'on fait. C'est dommage. Donc il faut mieux connaître les institutions.

C'est l'éducation civique. Je sais que monsieur le ministre, vous y euh travaillez les cours d'éducation moral et civique, mais c'est pas seulement ça. C'est les conseils dont on parlait, les conseils des jeunes et cetera.

Il faut multiplier les outils pour mieux faire connaître aux citoyens leurs institutions. Mais ça suffira pas. Il faut qu'on vous éduque et qu'on nous éduque à l'esprit critique.

Que vous posiez la question est-ce que cette image est vraie ? Est-ce que cette source d'information que je reçois est fiable ? Il faut qu'à chaque fois vous vous interrogiez et ça c'est l'esprit critique.

C'est toute la société qui doit être alertée et formée sur ces sujets-là. Et pour terminer sur la question du vote, en fait, il faut qu'on retrouve la confiance. Aujourd'hui, malheureusement, on a perdu la confiance entre les citoyens et leurs élus.

Et cette confiance, il faut la reconstruire pas à pas, pied à pied ensemble. Et ce que l'on est en train de faire aujourd'hui, ça participe à cette reconstruction aussi de la confiance entre les élus et les citoyens. Mais il ne faut pas ménager nos efforts parce qu'autrement, on ira droit dans le mur. [applaudissements] Alors maintenant, je vais donner la parole aux deux classes dont les questions s'adressent à madame la ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative, chère Marina Ferrari.

Et je donne la parole d'abord à une classe de 6e du collège Jean-Monnais à Courson dans l'Amie de Poitier. Cette question s'adresse à madame Marina Ferrari, ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative. C'est un honneur pour moi, Axil, élève déléguée du collège Jean-Menis à Courson, de vous la poser.

Madame la ministre, comment le sport peut-il aider les jeunes à réduire leur temps sur les réseaux sur les réseaux sociaux le soir pour mieux dormir et préserver leur santé mentale ? Merci de votre écoute. Merci beaucoup. [applaudissements] Et la deuxème question va être posée par la classe de CM2 de l'école élémentaire de Manotaï et madame la députée mide pour bien dire le lieu de Puna.

Merci madame la députée. À toi Académie de Polynésie française. Bonjour madame la présidente de l'Assemblée nationale.

Bonjour madame la ministre. Bonjour à tous. Yaurana.

Je m'appelle Kohena. Je viens de Tahiti et je représente ma classe. À Tahiti.

Tout comme en métropole, les jeunes passent des heures sur leur téléphone. Souvent au détriment de sortie. Ils préfèrent scroller, jouer sur des applis au lieu d'avoir des activités extérieures.

Madame la ministre, comment pouvez-vous inciter les jeunes à pratiquer des activités sportives, artistiques et et culturel au lieu d'être sur leur téléphone ? Merci pour votre réponse, Maurourou. Merci [applaudissements][acclamation] beaucoup.

Merci. Je donne la parole à madame la ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative, madame Marina Ferrari. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les professeurs, mesdames et messieurs les députés membres du Parlement des enfants. Permettez-moi tout d'abord de vous dire que c'est pour moi un honneur d'être devant vous, jeune homme, puisque vous avez parlé d'honneur. C'est un honneur pour moi et pour nous tous membres du gouvernement d'être devant vous aujourd'hui.

Alors, vous l'avez vu, toutes les questions qui ont été posées, bah elles se recoupent et on parle bien évidemment beaucoup de votre santé, de votre santé mentale également et c'est vrai que l'exposition aujourd'hui aux écrans est un fléo. Je vais vous donner quelques chiffres. que je vous invite à les retenir parce que ils illustrent l'urgence dans laquelle nous trouvons.

En 25 ans, vous avez perdu 40 % de votre capacité cardio-vasculaire. Les tests que certains d'entre vous ont peut-être fait d'ailleurs pour les élèves de 6e, nous avons mis en place des tests physiques à l'entrée en 6e cette année que nous allons prolonger dans le temps pour mesurer l'évolution. Vous avez vu que dans ces textes dans ces tests pour ceux qui ont lu l'étude et bien les enfants aujourd'hui ont peine à tenir vous peinez à tenir 4 minutes en courant.

C'est vous dire s'il y a aujourd'hui vraiment un problème de santé publique qui est devant nous du fait de cette sédentarité. Et cette sédentarité et bien elle est en grande partie liée au fait que vous passez beaucoup de temps sur les écrans. Ça a été rappelé tout à l'heure par monsieur le ministre de l'éducation nationale 4 heures en moyenne.

Mais si on regarde sur la cible des enfants entre 11 et 14 ans, on monte à plus de 8h par semaine sur les écrans. C'est vous dire s'il y a urgence à faire quelque chose pour votre santé et puis aussi surtout pour votre mental. Pourquoi ?

Parce que le sport, l'activité physique, oui, c'est bon. C'est bon pour la santé mentale parce que d'abord ça vous permet d'apprendre avoir une meilleure cognition quand vous marchez en montagne par exemple. Vous apprenez l'équilibre, vous vous êtes attentif à ce qui se passe autour de vous, aux risques éventuels.

Tout ça, ce sont des qualités pour l'apprentissage et pour l'apprentissage à l'école qui se développe avec l'activité physique. Le sport, il aide à avoir une meilleure concentration et donc il y a des études scientifiques qui montrent par exemple que quand on pratique du sport et ben on a des résultats en mathématiques qui augmentent. [grognement] Le sport, c'est également des règles.

Vous apprenez des règles quand vous êtes sur un terrain. Sur un terrain foot, vous pouvez pas faire n'importe quoi. Sinon, l'arbitre, il vous siffle corner.

Bon et bien ces règles, c'est aussi des règles de vie en société que vous apprenez mais vous les apprenez en jouant. Et ça c'est très important pour vous demain. Donc on voit que le sport tout à l'heure quelqu'un a dit comment on fait pour déconnecter ?

Et ben le sport c'est un moyen de se déconnecter parce que pendant qu'on fait du sport, ben on n'est pas sur son téléphone, on est mieux sur un terrain à jouer avec des amis ou à faire une compétition parce qu'on a un peu l'esprit de compétition. Alors comment on fait aujourd'hui pour vous donner le goût du sport, pour vous donner l'envie de bouger ? Alors d'abord, c'est ce que font vos professeurs d'éducation physique et sportive dans les écoles.

Donc je tiens à les à les saluer ou les professeurs des écoles qui ont aussi cette charge dans les écoles primaires. Je tiens à les saluer pour ce travail puisque c'est votre première entrée souvent. vers le sport.

Deuxièmement, nous développons des programmes en lien avec l'éducation nationale, 30 minutes d'activité physique en plus par jour dans les écoles primaires. Aujourd'hui, il y a déjà 86 % de nos écoles qui sont engagées. Et puis on a aussi euh les deux heures supplémentaires de sport au collège qui pour l'instant sont développées dans les zones plus sensibles où les où les élèves ont plus de difficultés pour la pratique sportive.

Euh donc ça, ce sont des programmes que nous mettons en œuvre pour vous permettre de faire plus de sport. Il y a les savoirs fondamentaux, savoir rouler à vélo, savoir nager que vous apprenez aussi à l'école. C'est important puisque bien sûr on peut courir avec un ballon, mais avoir le plaisir d'aller faire du vélo aussi le weekend avec les amis ou avec la famille, ça prend et donc nous vous le nous vous permettons de la prendre aussi à l'école.

Et puis à tout ce que nous donnons ce que nous mettons en place à côté pour vous aider. C'est bien sûr le passeport qui a un dispositif sur lequel j'ai une attention toute particulière en ce moment qui est une aide financière pour les familles qui en ont le plus besoin pour pouvoir prendre une licence dans un club sportif pour que en fait le problème financier ne soit plus une barrière. Et donc ça c'est important aussi pour que vous puissiez vous inscrire dans des clubs.

C'est un des dispositifs qui qui aujourd'hui est mis en œuvre. Et puis nous développons, ça a été évoqué tout à l'heure des infrastructures sportives partout sur le territoire en lien bien évidemment avec les collectivités. Et vous savez que nous avons développé notamment 10000 nouveaux équipements sportifs plus légers partout en ruralité notamment ou dans les outre mer avec des terrains par exemple de basket 33 avec des pump track ou des skate parks qui sont des choses qui vous plaisent beaucoup et ça c'est important parce que ça vous permet d'avoir à proximité de chez vous bien évidemment des infrastructures sportives pour pouvoir aller bouger et jouer avec vos amis. [grognement] Et puis euh dernier point sur ce que nous faisons également, nous aidons bien évidemment à la pratique par le biais de l'aide aux fédérations sportives puisque vous savez qu'aujourd'hui le gouvernement, le ministère, nous donnons une délégation de service public, c'est-à-dire que nous donnons de l'argent et des missions qui sont indispensables pour que les fédérations sportives vous mettent en mouvement et vous proposent des activités.

Et dans cette délégation, ça me permet de répondre à d'autres questions. Il y a notamment le fait de féminiser davantage la pratique sportive ou d'être plus inclusif pour les personnes qui sont en situation euh de handicap. Et puis enfin euh dernier point euh [grognement] il faut il faut donner de la visibilité.

J'ai encore une minute madame la présidente. Merci. Il faut donner de la visibilité aux sportifs parce que vous le savez quand on voit des sportifs qui performment, qui défendent la France, bah ça nous donne envie, c'est un peu des rôles modèles, ça nous donne envie de les suivre, ça nous donne envie de faire comme eux.

Et donc, on accueille des grands événements sportifs internationaux en France. Je pense aux Jeux Olympiques et Paralympiques, par exemple à Paris ou à Tahiti, vous avez eu les épreuves de surf. Ben, j'espère que ça aura donné de de l'envie à de nombreux de de nombreux de nombreuses personnes de Tahiti de pratiquer le surf et de se mettre à la compétition.

Et vous savez que prochainement, on va accueillir également les Jeux Olympiques et paralympiques dans les Alpes en 2030 pour donner peut-être envie davantage aux jeunes de pratiquer des sports divers. Et puis enfin, madame la présidente et j'en terminerai là, il y a la question de l'engagement puisque on peut décrocher des écrans en faisant du sport, mais on peut aussi décrocher des écrans en s'engageant. Et au sein du ministère, nous développons des politiques d'engagement pour la jeunesse.

Ainsi, il y a un site que je vous invite à aller voir. Vous êtes encore un peu jeune, mais on vient d'ouvrir un onglet pour les 16 18 ans qui s'appelle Je veux aider. donc jeveaider.goof.fr et là vous trouvez pour la CIP 16 18 ans toutes les propositions pour soutenir vos associations et ça c'est très important puisque le tissu associatif vous savez on en a besoin et on a besoin que nos jeunes aussi que vous alliez vous inscrire dans nos associations pour nous aider tout simplement pour aider notre tissu social.

Voilà merci beaucoup et bravo pour votre travail. Merci beaucoup madame la ministre. Je vais donner la parole maintenant à une classe de 6e pour le collège Giselle Alimi à Lyon de l'Académie de Lyon.

Madame la présidente, mesdames et monsieurs les ministres, chers députés, notre question s'adresse à monsieur Panifou, ministre chargé de relation avec le Parlement. Monsieur le ministre, aujourd'hui, les réseaux sociaux occupent une place considérable dans la vie des Muniers. Pourtant, il reste soumis à des règles d'âge précises avec une majorité numérique à 15 ans, mais les mineurs continuent d'y avoir accès.

Selon une enquête de l'association Génération numérique, 63 % des jeunes de moins de 13 ans disposent d'un compte. Cette réalité n'est pas sans conséquence. Près d'un enfant sur cinq a déjà été confronté au cyberharcèlement.

L'usage excessif des écrans soulève aussi de graves inquiétudes pour la santé. Or, l'interdiction seule ne suffit pas. Il existe de nombreux moyens de la détourner.

Il faut donc protéger les mineurs, mais aussi leur faire confiance et les responsabiliser. Monsieur le ministre, chargé des relations avec le parlement, certains députés veulent interdire les réseaux sociaux aux mineurs pour les protéger et d'autres veulent défendre leur liberté. Comment trouver un compromis équilibré pour représenter tous les citoyens ?

Merci de votre attention. Merci. Beaucoup jeune homme. [applaudissements] Je vais donner la parole à monsieur Laurent Panifou, ministre en charge des relations avec le Parlement.

Monsieur le ministre, merci madame la présidente, mes chers collègues, mesdames messieurs les députés, chers enfants, mesdames messieurs les professeurs et accompagnants. Euh la question que tu viens de me poser est très difficile, mais je vais essayer d'y répondre le mieux possible. Euh le sujet que tu évoques, celui euh celui de la de la protection des plus jeunes, des enfants vis-à-vis des réseaux sociaux et tout ce qui peut s'y passer de moins bien.

Il y a des choses bien mais il y a des choses discutables et et il y a un débat dans notre société qui est faut-il ou pas protéger les enfants ? Et oui, il y a en ce moment au Parlement un texte de loi, une proposition de loi plus précisément qui vise à essayer de d'interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. Alors, comment on fixe un âge ?

Comment on fixe ce débat ? Je vais essayer de te dire en quelques mots quel est le processus du débat et te dire avant tu as dit monsieur le ministre des relations avec le parlement, j'ai j'ai un rôle un petit peu particulier au sein du gouvernement. Tu vois, chaque ministre a un rôle particulier, travaille un fond, le sport, l'égalité femme-hommes, le numérique, l'éducation nationale, euh la transition écologique.

Et bien moi ici je suis celui qui parle de calendrier, d'agendas, qui essaie de faire en sorte avec les deux assemblées, avec l'Assemblée nationale, mais aussi avec le Sénat de faire en sorte que quand il y a une idée, quand il y a un projet de loi, une proposition de loi et en particulier celle-ci, celle qui traite des réseaux sociaux et la protection des enfants, ben c'est de faire en sorte que ce texte puis avoir un chemin, puisse être travaillé et j'en viens à ta question par des gens qui ont des opinions différentes voire très différentes, que ce soit des sénateurs, que ce soit des députés et trouver le moment où ce débat pouvait avoir lieu. Alors, avant que les parlementaires, les députés, les sénateurs ou le gouvernement écrivent cette loi, avant il y a déjà eu des débats parce que la société se pose des questions. Alors, il y a des auditions, il y a des entretiens, il y a des rendez-vous et puis il y a une députée, un ministre qui qui veut que ce texte devienne concret et le présent devant le parlement.

Moi, mon travail en tant que ministre des relations parlements, c'est de faire en sorte de trouver ce chemin, voir il y a des peut y avoir des blocages pour des créneaux ou pas, mais en tout cas faire en sorte que les députés, les sénateurs d'abord dans un mini parlement qu'on appelle la commission où il y a à peu près 70 euh députés, c'est ça madame la présidente, qui vont débattre de ce texte, de ce sujet et encore une fois des gens très différents, des gens qui vont vouloir plus de liberté et d'autres plus de protection. Et ça ressemble plus cette question de de liberté, de protection. Ça ressemble beaucoup sur beaucoup de sujets au point de crispation, de blocage, de débats qu'il y a dans cet hémicycle pour plein de sujets différents.

Mais la réalité de notre démocratie, c'est que d'abord en commission, il y a à peu près 70 parlementaires et puis après ici au sein de l'Assemblée nationale devant tous les tous les députés représentant tous les territoires de la France de la même manière au Sénat ensuite faire en sorte qu'il y ait un débat et que chacun chacun puisse essayer de trouver un compromis, c'est-à-dire une majorité autour d'une solution. La solution par exemple qui traite de la protection des plus jeunes, ceux de moins de 15 ans pour les réseaux sociaux. Savoir si oui ou non les enfants de moins de 15 ans auront accès au power aux réseaux sociaux.

Cette question n'est pas encore tranchée. Le texte est passé à l'Assemblée nationale ici. Il a été adopté par une majorité de députés.

Il est passé au Sénat également. Il a été adopté par les sénateurs. Mais il n'a pas été adopté avec la même écriture, exactement la même écriture.

Ce qui fait que le gouvernement va donc faire. Nous allons donc convoquer ce qu'on appelle, c'est un peu technique mais je vais faire simple, la commission mixe paritaire. C'est-à-dire qu'on va prendre sep députés et sep sénateurs qui vont essayer de faire un compromis avec ces deux textes qui visent la même chose, protéger les plus jeunes, mais essayer de trouver un seul texte, un seul compromis.

Et s'il n'y arrive pas, alors dans notre processus démocratique, ce sera l'Assemblée nationale ici qui aura le dernier mot. Voilà un petit peu comment on essaie de construire ce chemin et comment on essaie de faire en sorte à l'occasion d'une commission d'abord de travaux en séance ici au Sénat et ensuite éventuellement un dernier mot au députés parce qu'il faut bien quelqu'un un dernier mot et dans notre démocratie c'est l'Assemblée nationale. Madame la présidente, voilà comment au cours de longs débat on essaie de trouver un compromis entre celles et ceux qui veulent un peu plus de liberté ou un peu plus de sécurité pour nos enfants.

Mais en tout cas, sache qu'ici, quoi qu'il arrive, l'ambition de toutes et tous sur tous les bancs, c'est de faire en sorte que nos enfants soient protégés et qu'il y a un vrai sujet autour des réseaux sociaux et que on puisse les regarder, être libre de les regarder mais quand notre esprit critique est parfaitement forgé et c'est là toute la question. Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre. [applaudissements] Et donc la séance des questions au gouvernement et à la présidente de l'Assemblée nationale est terminé.

Et nous allons maintenant passer à l'annonce des résultats. Et donc pareil, depuis 2022, on a décidé d'ouvrir donc le Parlement des enfants au collège. Donc il va y avoir deux annonces de résultats par donc un pour les CM2, un pour les collèges.

Et donc pour le niveau CM2, je vais donner la parole à monsieur le ministre de l'éducation nationale, monsieur Édouard Gefrey. Vous faites comme vous voulez, monsieur le ministre. Non.

Alors dans ce cas, je je vais rester ici pour épargner un peu plus nos élèves qui je pense n'ont qu'une hâte, c'est d'entendre ces résultats. Merci au passage chers élèves, d'abord d'avoir été précis dans vos questions, ensuite d'avoir été infiniment respectueux des questions et des réponses. C'est aussi ça la démocratie, c'est respecter la parole de l'autre et l'accueillir et être capable de l'entendre. et merci à vos professeurs juste parce qu'il y a une personne sur 30 en France qui a dédié sa vie à faire progresser les enfants des autres et c'est ce qu'on appelle des professeurs. [applaudissements] et simplement un mot quand vous rentrerez ce soir dans votre train, dans votre bus, dans votre avion, bref, quand tout ça sera fini et que la joie sera, j'allais dire, inscrite dans vos cœurs, dites-leur merci.

Écrivez-leur merci, mais dites-leur merci. Sans eux, on ne serait rien. Voilà.

Donc, merci en ce qui me concerne à vos professeurs et à vous. [applaudissements] Merci. Et donc du coup, j'en viens j'en viens évidemment au nom de la classe qui a retenu l'attention particur des juris pour le CM2.

C'est la case de CME de l'école Jean Dion à Château Portien dans les Ardaines. [applaudissements] [applaudissements] Alors les enfants, venez, venez, descendez. Bravo à vous.

Vous pouvez être fier. [applaudissements] Vous allez [applaudissements] faire une photographie avec monsieur le ministre. Bravo à vous. [applaudissements] Alors, est-ce qu'il y a l'un d'entre vous qui veut monter à la tribune de l'orateur pour dire quelques mots à tout ce beau parlement des enfants ? vas-y, n'ai pas peur.

Tu sais qu'il y a plein de députés qui sont hyper impressionnés, même encore aujourd'hui quand ils montent à la tribune. Donc c'est normal. Mais tu vas voir, dès que tu vas y être, tout va bien se passer.

Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs, chers camarades de classe de CM2 et de 6e, au nom de toute la classe de CM2 de château Portien, je veux vous dire un immense merci. Quand nous avons commencé le parlement des enfants, nous pensions simplement participer à un projet de classe. Mais petit à petit, nous avons découvert quelque chose de beaucoup plus grand.

La démocratie, le débat, l'engagement citoyen et le travail des députés. Nous avons appris à écrire une proposition de loi, à défendre des idées, à écouter les autres et à réfléchir à des sujets importants pour notre avenir. Le sujet des dangers réseaux sociaux nous tenait à cœur parce qu'il concerne tous les enfants de notre génération.

Être sélectionné pour la finale nationale est déjà pour nous une immense fierté. Venir ici dans cette assemblée que nous avons tant étudié est un souvenir que nous garderons toute notre vie. Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui ont rendu cette aventure possible.

Nos enseignantes Mesdames Lantenois et surplie ainsi que Pierre et Jacques qui ont filmé et mis en scène notre vidéo. Remporté la finale est une immense satisfaction. Nous en sommes extrêmement heureux et fiers, mais nous tenons aussi à féliciter chaleureusement tous nos camarades finalistes car leur projet de loi étaient tous très pertinents et leurs vidéos remarquables.

Merci aux organisateurs du Parlement des enfants d'avoir montré à des enfants comme nous que leur voix pouvait compter. Bravo [applaudissements] ! Bravo à vous.

Bravo à toi. Je vous prie de bien vouloir regagner votre place. Toutes mes félicitations.

Alors, on va annoncer les résultats pour les classes de 6e. Et la classe lauréate de cette 29e édition pour le niveau 6e et celle du collège Giselle Alimi à Lyon. Bravo ! [applaudissements] [applaudissements] Madame la présidente Président, mesdames et messieurs les ministres, chers députés et chers élèves, nous vous remercions d'avoir voté pour nous, de nous avoir aidé et de nous avoir encouragé.

Nous avons mis du temps, de l'émotion, du stress et nous sommes joyeux d'avoir pu participer à ce projet de loi. Nous espérons que cette loi aura l'impact que nous recherchons. Nous, représentants du parlement du collège Alimi de Lyon, sommes heureux d'avoir gagné.

Merci. Bravo ! [applaudissements] [applaudissements] Bravo à tous hein d'avoir participé.

Bravo aux enseignants. Bravo pour cette séance. Je crois qu'elle restera gravée dans vos mémoires mais dans nos mémoires aussi.

Merci infiniment les enfants. On compte sur vous. On compte sur vous.

Vous pouvez compter sur nous. On sera au rendez-vous mais on compte surtout sur vous. Soyez demain des citoyens à la hauteur de tous les enjeux dont on a parlé et puis euh bonne continuation.

Merci à tous. Une photo générale et pique-nique. [applaudissements] Allez et je me trouve maintenant avec Yel Bron Pié, la présidente de l'Assemblée nationale entourée des lauréats de cette 29e édition du Parlement des enfants.

Bonjour Yel Bron Pié. Ce parlement des enfants, il existe depuis 1994. Pourquoi c'est important pour vous de faire perdurer ce rendez-vous ?

Alors, on participe en tant qu'institution assemblée nationale à la formation des citoyens de demain. C'est quelque chose qui repose sur les enseignants, sur les parents, mais aussi sur les élus et sur les institutions. Et donc, c'est une de nos contributions.

J'ai beaucoup de parlementaires qui vont dans les classes parler aux élèves, échanger tout au cours de l'année. Je le fais moi-même beaucoup, mais le parlement des enfants, c'est un moment assez particulier parce que là, les enfants au-delà de la découverte de l'institution vont apprendre à réfléchir ensemble, à débattre, à confronter des points de vue, à trouver des solutions. qui se transforme en apprenti législateur et donc c'est un moment qui est très important pour eux et qui est vraiment riche d'apprentissage et de les accueillir à l'Assemblée nationale dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et leur donner la parole, faire en sorte qu'ils ne soient pas des spectateurs mais des acteurs quel que soit leur âge.

Pour moi, c'est extrêmement important et donc je me réjouis de ce moment passé ensemble et de du travail exceptionnel que les enfants ont réalisé. Cette année justement les jeunes, ils ont travaillé sur un sujet au combien important et qui les concerne la protection des mineurs face au danger des réseaux sociaux. Est-ce qu'il y a des idées qui pourraient être reprise à l'avenir dans des projets de loi ou des propositions de loi ?

Mais ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement cette année, on était en connexion parfaite entre ce que nous nous faisons en tant que législateur sur les réseaux sociaux et ce que eux ont fait. On voit qu'on se rejoint quand même sur le fait, le constat, il est clair, il est partagé par tous, le danger euh des réseaux sociaux pour les plus jeunes, l'addiction que cela comporte avec des enfants qui passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux et on voit qu'ils n'ont pas envie de cela mais qu'ils ont envie qu'on leur offre autre chose. Et donc au-delà de finalement d'un certain consensus sur l'interdiction au moins de 15 ans, ce que moi j'ai beaucoup entendu et ce en quoi je crois, c'est que c'est des enfants qui ont envie de faire autre chose.

Ils ont envie de faire du sport, ils ont envie de faire de la musique, ils ont envie d'être ensemble et donc à nous hommes et femmes politiques de leur proposer aussi un autre choix que simplement être sur des réseaux et scroller. Et les bonnes idées n'ont pas d'âge. Et les bonnes idées n'ont pas d'âge.

Et donc c'est vraiment on a cumulé vraiment du gagnant gagnant. Je crois que pour eux c'était un très beau moment mais pour nous c'est un moment très inspirant et on va continuer à travailler pour eux parce que c'est pour ça quand on fait de la politique c'est pour eux qu'on s'engage pour nos jeunes. Merci beaucoup Brun Pivé.

Merci d'avoir répondu à nos questions. Merci beaucoup. Et je me trouve maintenant avec la classe de 6e du collège Giselle Alimi de Lyon qui a remporté un prix cette année et je me trouve aussi avec Lirio.

Alors qu'est-ce que qu'est-ce qu'il y avait dans ta proposition de loi ? Et en fait dans la proposition de loi ce serait pour protéger les mineurs des réseaux sociaux. avec par exemple un réseau score, ça marcherait comme un Nutriscore sur les différents réseaux sociaux qu'on pourrait utiliser avec différentes utilisations.

Il y aurait les potes papotes, un réseau social pour les mineurs euh et aussi par exemple le formations pour mieux utiliser les réseaux sociaux et le permis qui marcherait comme un permis de voiture mais sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que vous avez envie de dire aux jeunes qui utilisent les réseaux sociaux aujourd'hui ? Bah surtout de pas trop être accro non plus parce que ça il y a pas un bon effet sur la santé et que il y a plein d'autres trucs sur en dehors des réseaux sociaux à faire.

Comme quoi ? Bah comme le sport ou d'autres activités ludiques comme un club ou autre chose et surtout notre but c'était surtout de faire responsabiliser et faire confiance aux mineurs. Est-ce que ça vous a plu d'être dans dans l'Assemblée nationale ?

Oui, c'était génial. C'était une première fois donc assez impressionnant de voir l'hémicycle. C'était grandiose.

Et aussi bah les députés de voir les députés, la présidente, c'était impressionnant. Bah, ils se sont ouverts à nous, ils nous ont bien expliqué et bah c'était cool. Voilà, ils étaient sympas les ministres.

Oui. Et surtout, ils nous ont bien expliqué les choses et ils ont parlé un peu avec des mots qu'on connaît aussi. Que vous compreniez.

Oui, surtout parce que il y a des mots très compliqués des fois. Et j'ai une dernière question du coup. Est-ce que ça vous donne envie de devenir député plus tard ?

Oui, tous. Toutes. Oui.

Oui. Oui. Parce que travailler dans la justice, ça serait euh faire que notre pays euh puisse être accordé entre nous et qu'il y ait moins de violence dans le monde.

Et ben merci. Merci à vous et félicitations. Bravo !

Et c'est déjà la fin de cette émission spéciale. Bravo ! Félicitations à tous les jeunes qui ont participé à cette 29e édition du Parlement des enfants.

La démocratie demain est entre leurs mains. Merci à vous de nous avoir suivi. Bonne suite de programme sur les chaînes parlementaires.

29e édition du Parlement des Enfants | Évènements — Aurore Bergé · Pourquijevote