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Audition parlementaireAntoine Léaument· 30 mars 2025 174 minContradictoireFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Audition des instituts de sondage à l'Assemblée nationale.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 21 %Défensif 42 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous considérez comme un échantillon représentatif pour vos instituts ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous faites entrer dans la définition des sondages liés au débat électoral ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Les marges d'erreur sont-elles définies de manière satisfaisante selon vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le droit à l'information des personnes est-il correctement respecté par vos instituts ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Le niveau de détail des données envoyées à la Commission des sondages est-il suffisant ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment constituez-vous vos échantillons ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 46:00Frédéric Dabi (IFOP)Fait
    « Nous indiquons aussi un tableau de marge d'erreur depuis mars 2011. »
  • 1:05:00Jean-Daniel Lévi (Haris Interactive)Fait
    « Plus les intentions de vote sont réalisées à proximité du scrutin, plus elles gagnent en précision et en fiabilité. »
  • 0:10InconnuFait
    « Comme il y a une marge d'erreur, une incertitude dans la statistique, vous allez avoir effectivement certains instituts qui auront un candidat devant l'autre et d'autres l'autre candidat devant. »
  • 4:20InconnuFait
    « On élimine tous ceux qui sont inscrits à 10h31 parce que s'il y a une vague d'inscription massive à 10h31, on sait que c'est probablement un robot. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon, bienvenue à cette table ronde format XXL, je le dirais, mais tout le monde a réussi à trouver sa place. C'est formidable. Euh donc, vous savez que les travaux de cette commission d'enquête vise à regarder l'organisation des élections en France.

Donc nous procédons à un certain nombre de d'auditions pour de l'inscription sur les listes électorales à la bonne tenue des opérations de vote jusqu'à ça a été un point abordé dans les échanges préalables la question des sondages et cette questionlà elle a été abordée lors de précédentes auditions notamment d'un certain nombre d'experts qui ont d'ailleurs émis un certain nombre de critiques sur le rôle des sondages et et aussi la manière dont ils sont, ils peuvent être conduits, du moins des interrogations et des questions. Nous avons également auditionné la Commission nationale des des sondages qui joue un rôle très important pour garantir le respect d'un certain nombre d'exigences sur notamment la publication des sondages et la qualité de leur réalisation. É important que nous vous donnions la parole cette cet après-midi pour pouvoir expliquer peut-être plus dans le détail la manière dont vous pouvez conduire ces sondages.

Alors, comme on est dans un format assez large, peut-être vous rappeler que nous allons tenir cette audition de 17h à 20h. Nous dépasserons pas 20h, ce qui nous laisse devant nous quand même 3h. je pense la capacité à aller au bout de des échanges et de la réponse au aux questions euh que nous aurons, le rapporteur, moi-même et les collègues qui nous rejoindront pour cette audition.

Alors, il était peut-être prévu initialement que chacune et chacun d'entre vous puissiez vous présenter et je suggère qu'on passe cette étape. Je pense que tout le monde se connaît et je vous propose plutôt qu'à un moment quand vous prendrez la parole, si vous avez besoin peut-être de revenir sur une spécificité de votre de votre entreprise que vous souhaitez partager, ce qui nous permettra peut-être de gagner un peu de temps et surtout de rentrer dans le vif dans le vif du sujet et dans le vif des questions. Donc nous rentrerons directement dans la phase de questions réponse en commençant par celle du monsieur le rapporteur et je sais qu'elles sont qu'elles sont nombreuses.

Avant ça, peut-être rappeler à chacune et chacun d'entre vous que nous sommes dans le cas d'une commission d'enquête et que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Donc je vais vous inviter successivement à lever la main droite et à dire je le jure. Ce qui me permettra par ailleurs en balayant la salle de bien citer l'ensemble des instituts qui sont représentés autour de cette table et saluer chacune et chacun d'entre vous en vous remerciant pour votre disponibilité et votre présence cet après-midi.

Donc nous allons commencer pour l'OP messieur Frédéric DBI et François Cross et monsieur Cross. Voilà, faut que tout le monde lève la main et voilà, excusez-moi pour cette formalité mais elle est importante dans le cas d'une commission d'enquête pour Verrian madame Lor Salving. Parfait.

Pour BVA, mesdames Sulfie Carpasic et Christelle Krappel. Très bien, parfait pour Hippsos, messieurs teinturier et Dorido. Merci pour CSA, Yve Delfrat et Arnaud Schmidt et madame Julie Gaillot.

Bonjour, je le jure. Bonjour, je le jure. Parfait.

Merci pour Haris Interactive, monsieur Jean-Daniel Lévi et Pierre Adrien Bartoli. Merci pour Opion monsieur Bruno Jeard et Frédéric Michot. Merci pour via voice monsieur François Mick Marti merci pour Odoxa Gliman et Émile Leclerc pour la Bernard Sananès et Vincent Thibau.

Parfait pour cluster 17, monsieur Dormagène, ce n'est pas la première fois qu'il va lever la main droite et dire je le jure puisil a déjà été auditionné dans cette commission. Et monsieur Stéphane Fournier, bonjour. Bonjour le Écoutez, je crois que nous sommes arrivés euh au bout.

Tout le monde a tout le monde sait bien voilà, je regarde qu'on a oublié personne. Écoutez, nous allons donc rentrer dans le vif du sujet. Je propose de laisser la parole à monsieur le rapporteur pour ces premières questions.

Merci monsieur le président. Bonjour à toutes et à tous. Euh je vais essayer de faire assez vite sur les questions et je vais les faire toutes à la suite comme ça ça permettra que vous ayez davantage de temps pour répondre.

Je vais commencer d'abord par vous questionner sur la loi elle-même, ce que dit la loi et sur la manière dont vous la recevez puisque l'article 1 de la loi de 1977 sur les sondages justement définit les sondages comme étant une enquête statistique visant à donner une indication quantitative à une date déterminée des opinions souhaits, attitude ou comportement d'une population par l'interrogation d'un échantillon et que cette cet échantillon doit être représ représentatif de la population concernée. Alors, ma première question est assez simple, c'est ce que vous considérez pour chacun de vos instituts comme des échantillon représentatif. Deuxème question qui lié toujours à cet article 1er, il est dit que cette loi régit sondages qui sont liés qui sont sur des sujets liés de manière directe ou indirecte au débat électoral.

Donc qu'est-ce que vous faites entrer euh vous dans cette euh dans cette définition de manière directe ou indirecte ? On voit que c'est assez large. Donc en soit, on pourrait imaginer que par exemple des sondages qui concernent le débat politique d'une manière générale puissent y entrer et pourtant on a un peu l'impression que c'est très recentré au final sur seulement les sondages de type électoraux au sens strict du terme, c'est-à-dire d'intention de vote.

Ensuite sur l'article 2. Donc l'article 2 définit un certain nombre de données qui doivent être publiées et cet article 2 parle notamment de la question des marges d'erreur des résultats publiés ou diffusés. Donc j'aurai des questions un peu avec peut-être des éléments plus précis à l'appui sur le sujet mais sur ces marges d'erreur est-ce que vous vous considérez que la manière dont ces marges d'erreur sont définies est satisfaisantes ? parce que vous vous considérez que on sait que il y a il y a la question de la méthode des quotas ou de la méthode quantitative que ces marges d'erreurs sont basées sur les méthodes quantitative normalement.

Pourtant, la plupart des instituts de sondage utilisent la méthode dite des quotas qui exige des redressements, mais on va beaucoup parler de la question des redressements ensuite et où donc on donne des marges d'erreur mais qui potentiellement pourraient ne pas s'appliquer de manière correcte à ces sondages et qui par ailleurs peuvent avoir un certain nombre de biaiss. Mais j'y reviendrai dans un une série de questions sur la base de de documents. Ensuite, il est dit que dans cet article 2, il doit y avoir une mention indiquant le droit de toute personne à consulter la notice prévue à l'article 3 qui est juste après.

Donc, il est fait mention d'une notice technique d'une certaine manière à l'article 3. Est-ce que vous considérez que ce droit à l'information des des personnes est correctement respecté par vos instituts ? Cet article 3 donc nous définit une série de de données qui doivent être envoyées à la commission des sondages qui définissent notamment les conditions dans lesquelles il a été procédé aux interrogations.

Donc ça on imagine que c'est par internet, par téléphone et cetera. Mais est-ce que vous estimez que le niveau de détail est suffisant ? La proportion des personnes n'ayant pas répondu à l'ensemble du sondage et à chacune des questions ?

Est-ce que vous estimez que sur ce point-là vous respectez bien la loi ? s'il y a lieu la nature et la valeur de la gratification perçue par les personnes interrogées. Même question sur ce sujet.

Est-ce que vous estimez que vous respectez bien la loi sur ce sujet ? Et enfin, s'il y a lieu, les critères de redressement des résultats bruts des sondages. Et vous imaginez bien évidemment que c'est là l'une des questions qui nous intéresse de près compte tenu de l'opacité qui peut exister sur le sujet.

Euh alors, je vais avoir une une série de questions et je vais essayer de les si vous en êtes d'accord de les exemplifier avec j'ai N'y voyez pas de de personnes ciblées ou de d'institut de sondage ciblé. J'ai pris des sondages qui me semblaient représentatifs de certains écueils qui peut y avoir à mon sens avec la question des instituts si j'arrive à brancher ça. Et je sais pas si ça va marcher mais on m'a dit que ça marchait.

Alors je sais pas si vous voyez quelque chose ou pas. Non, vous ne voyez rien. Bon bah sinon je le pose sinon je le pose à voix à voix haute et puis non ça marche pas.

Bon, alors première question sur la constitution des échantillons, sur donc comment vous constituez des échantillons. Moi, j'ai ici pris un exemple d'un sondage. À la limite, je peux ne pas dire ce que qui ça concerne.

C'était un un enfin je sais pas si vous préférez que je le dise ou que je le dise pas. J'ai pas de Bon, donc sondage IP if réalisé du 6 au 9 décembre 2024 qui concernait les intentions de vote à l'élection présidentielle mais du coup une élection présidentielle fictive. qui pourrait avoir lieu dimanche prochain en 2024.

L'enquête était menée auprès d'un échantillon de 1101 personnes inscrites sur les listes électorales. Ensuite, la question Ah, j'ai l'impression qu'il y a un truc qui bouge. Donc peut-être que ou là là oui hein, c'est pas le bon écran.

Alors, je sais pas comment j'accède au deuxième écran. Yes. Toc.

Voilà. Bah voilà. Sauf que là, je sais pas comment je bouge.

Yes, c'est bon. Euh donc voilà la le l'enquête en question donc sur un échantillon de 1101 personnes. Ensuite il y a une question qui est posée sur la base des personnes donc effectivement inscrites sur les listes électorales.

Vous personnellement envisagez-vous d'aller voter à la prochaine élection présidentielle ? On obtient un sous-ensemble. Sur ce sous-ensemble, on questionne aux personnes qui sont donc inscrites sur les listes électorales envisageant d'aller voter à l'élection présidentielle.

Et là on demande si c'est certain, pratiquement certain, il y a de grandes chances et cetera. Et c'est sur cet ensemble- làà qu'on va euh obtenir les résultats finaux. J'ai zoomé sur la partie du bas.

Donc au final sur toutes les personnes interrogées inscrites sur les listes électorales, il y a 814 personnes qui ont exprimé une intention de vote. Sur toutes les personnes inscrites sur les listes électorales, certaines d'aller voter interrogé, 628 personnes ont exprimé une intention de vote. On voit donc qu'on part d'un échantillon de 1100 personnes, on donne des marches d'erreur sur les 1100 personnes et infiné, on arrive sur un résultat de 628 personnes qui répondent effectivement à la question.

Et moi, j'aurais une question, une première question qui est est-ce que ça vous semble un échantillon représentatif ? Est-ce que vous estimez que à ce niveau-là de de d'échantillon, on n'est pas sur des des marges d'erreur qui sont peut-être trop importantes pour avoir des résultats fiables ? Ensuite, on va peut-être question de sujets échantillonnages.

Ouais, c'est des sujets échantillonnages. Je je reste sur les échantillons et puis après on passera peut-être à la question redressement mais dans un deuxième temps. Sur les échantillons, est-ce que vous avez recours à des sous-traitants ?

Alors, on vous avait envoyé un questionnaire auquel vous avez tous répondu et je vous en remercie, mais j'aimerais savoir si vous avez recours à des sous-traitants pour les la constitution des échantillons. On nous a parlé de Donellie, Dinata, Bilendi, Toruna, je sais pas si c'est non vous disent quelque chose et si vous y avez recours, mais si c'est le cas, j'aimerais le savoir. Question toujours sur les échantillons.

Je vraiment j'en ai plus que trois donc après je je passe à la suite. Est-ce qu'il y a pas des biais inhérents à la constitution de d'échantillons sur internet ? notamment il y a la question de l'âge qui est posée parce qu'on sait que les personnes les plus âgées vont avoir un moindre accès à internet et que peut-être il peut y avoir des biais qui sont associés à ça.

Il y a aussi une question qui est posée sur le niveau de diplôme puisque les répondants alors d'après les les chercheurs que j'ai pu rencontrer sur le sujet, les répondants ont tendance à avoir un niveau de diplôme peut-être plus élevé que la moyenne. Est-ce qu'il y a pas des biais qui sont qui existent à ce niveau-là dans la la constitution de l'échantillon ? question aussi sur la fiabilité du souvenir de vote parce qu'on sait que vous faites des redressements à partir du souvenir de vote.

Donc là, on y viendra peut-être après sur la question du redressement, mais comment vous évaluez la fiabilité du souvenir de vote ? Et puis enfin, dernière question sur cette partie échantillon. Est-ce que vous avez une manière de vérifier la fiabilité des réponses qui vous sont données sur sur la constitution de l'échantillon, notamment sur quand les gens vont vous donner un âge sur internet, vous dire qu'ils sont un homme, une femme, vous dire que je sais pas, ils sont ouvriers ou cadres, comment vous évaluez la fiabilité, la véracité des réponses qui vous sont données sur internet avec des gens que par la force des choses vous n'avez pas en face de vous pour vérifier ce point-là ?

Merci monsieur le le rapporteur. Alors je propose que commence pour commencer la série de réponses. On commence peut-être par directement l'iOP puisque c'est l'exemple monsieur le rapporteur que vous avez choisi avec une question très précise.

Peut-être si vous êtes en mesure de répondre à la question. Je précise que je pense ce document ne vous a pas été adressé en amont. Et puis après sur les autres sujets, les questions plus générales posées par le rapporteur, que vous leviez éventuellement votre chevalet pour nous signaler que vous voulez répondre, apporter une réponse.

Peut-être que toutes les questions, on va pas vous demander à chacun d'apporter un élément de réponse. Sinon là, je pense qu'à 20h, nous y serons encore. Mais peut-être qu'à chaque fois, peut-être un ou deux ou deux trois exemples de de sondeur peut nous aider à à apporter une réponse à la commission d'enquête.

Si ça vous convient, je laisserai d'abord la parole à l'hop pour répondre aux questions précises du rapporteur, son exemple et puis après on commence sur les autres questions plus général. Merci monsieur le président, merci monsieur le rapporteur pour votre première question. Merci aussi de nous convier ici pour discuter ensemble des méthodes, tout ce qui peut faire avancer le débat démocratique à travers votre commission élection.

Vous faites référence à une enquête barométrique qui a été faite à plusieurs reprises depuis 2023. une enquêtif fiduciale pour le Figaro et Sud Radio où à 3 à 4 3 ans 2 ans et 1 an de la présidentiel de 2027 si elle l'U en 2027 nous réalisons des enquêtes d'intention de vote avec bien sûr beaucoup de configurations électorales compte tenu des inconnus sur l'offre électorale. Ces enquêtes sont fait de manière le enfin le protocole méthodologique était est exactement le même enquête par enquête.

C'est une enquête grand public classique selon la méthode des quotas qui nous fournissent non pas Dainata Bilandi qui sont des fournisseur d'adresse mail mais l'INC grâce à l'INC qui dépend du ministère de l'économie et des finances vous savez qu'on peut avoir des données fiables à l'échelle d'un pays d'une région d'un département d'une commune d'une circonscription d'un canton ou d'un quartier en l'occurrence pour une enquête auprès du grand public les quotas utilisés c'est indiqué dans la note méthodologique. J'ai une petite incise par rapport à votre question que je trouve très pertinente et plutôt que capitale sur l'information du grand public. Je le dis Urby et Orby et je pense que mes confrères le font également.

Tous les sondages publiés par l'FOP sont sur notre site où les Français peuvent regarder quand l'enquête a été faite, à quel moment les questions précises qui ont été euh posées, la constitution de l'échantillon depuis 2011. Nous indiquons aussi un tableau de marge d'erreur depuis mars 2011 et on a continué à le faire depuis lors et ça permet aussi de de corriger des biais médiatiques où on va très rapidement citer un sondage sans parler de la question, sans parler comment dire des conditions méthodologiques. Alors de cet enchantillon de représentatif de plus de 1100 personnes, on a déduit effectivement la part des Français inscrits sur la liste électorale et ils ont et leur a été posé, je crois que dans cette enquête, on avait quatre à six hypothèses de configuration de premier tour bien sûr pas de second tour à ce moment-là.

Et je voudrais euh déconstruire une croyance et j'avais eu cet échange avec monsieur Bompard en septembre 2021 sur la manière dont l'hop travaillait pour établir ses intentions de vote. Effectivement, on demande l'intention d'aller voter en avril 2027 si ça la certitude d'aller voter et l'intention de vote en fonction d'une en fonction de l'offre électorale. Et quand nous travaillons sur ces données, nous mettons en avant en avant pardon les certains d'aller voter mais les personnes qui ne sont pas certaines d'aller voter, je crois que l'échelle c'est tout à fait certain, plutôt certain et pas du tout certain.

On utilise également les résultats donnés par ces personnes à travers des indicateurs qui sont donc la certitude, l'éventuelle sûreté du choix et ce qu'on appelle les matrices de transfert. C'est-à-dire que devient tel ou tel électorat de 2022 de 2000 en l'occurrence en 2024, on avait les européennes étaient passés donc les élections européennes de 2024 pour voir par exemple la part d'électeurs d'Emmanuel Macron, comment cette part se comporte en attention de vote, la part des électeurs des grands électorats c'est-à-dire Macron Mélenchon et Marine Le Pen. Donc dans ce cadre-là, un redressement été est effectué.

Vous savez la commission des sondages depuis je crois 2015 ou 2016 mais les coffrères me contrediront ou plutôt préciseront nous demandent de choisir une colonne de référence qui est les certains d'aller voter. Nous Alif, on utilise le scrutin de référence et on utilise les certains d'aller voter pour l'élection présidentielle. Donc ce n'est pas je ne peux pas enfin on ce n'est pas tout à fait exactement utiliser ce chiffre de 628.

On regarde l'ensemble de l'échantillon. Bien sûr, les personnes qui sont sur un ne se prononce pas en intention de vote, on en publie euh plutôt on on donne à euh on donne à voir la part des personnes qui n'expriment pas d'attention de vote et les personnes pas certaines du tout d'aller voter. Bien sûr, on ne va pas les utiliser.

Ce qui donne au final un sous-échantillon plutôt solide en terme de marge d'erreur. Je parle sur le contrôle de mon collègue et ami François Cross. entre une person entre un échantillon souséchantillon de 600 personnes et 800 personnes, il y a pas une variation décisive de la marge d'erreur et c'est comme ça que ces enquêtes sont établies et moi je les prends également dans la durée puisque quand je travaille sur des enquêtes suivantes, on en réalisera une bientôt à 2 ans de l'élection présidentielle, on va également voir ce qui a été donné par le passé sur les souvenirs de vote.

Je sais pas si je peux continuer, mais mes collègues vont sans doute préciser et le faire aussi bien que moi voir mieux. Les souvenirs de vote. Moi, j'ai vraiment vu une rupture entre les souvenirs de vote quand le mode de recueil d'enquête nationale ou locale était faite par téléphone et faite par internet.

On va se parler franchement par téléphone pour certaines forces politiques. C'était une véritable catastrophe. Notamment le vote Front National de l'époque où il y avait des souvenirs des votes extrêmement faibles.

Est-ce que c'était une non désirabilité ? Ne pas oser dire qu'on avait voté FN au téléphone. Je donne souvent cet exemple.

Quelques jours après après le 21 avril 2002, je travaille à l'Institut CSA. Nous travaillons pour une enquête de second tour, donc Chirak Le Pen pour Libération. Donc ça devait être le mardi 23 ou le mercredi 24 avril 2002.

Nous posons l'intention de vote et bien sûr le souvenir de vote est très simple. Qu'avez-vous voté le 21 avril 2002 ? Jean-Marie Le Pen doit sortir à 6 7 %.

Ça, on dit non sur les mauvais souvenirs de vote à cette époque et je crois que sauf exception, le téléphone a toujours été pas bon pour les souvenirs de vote présidentiel ou d'autres scrutins et je parle pas à l'échelle locale ou pour les municipales, il y a un sur souvenir de vote notamment du maire et l'équipe municipale sortante. Quand on est passé en online, c'est-à-dire 2010-211 pour l'FOP, je crois qu' Pin commence un petit peu avant nous. La première élection, on a travaillé vraiment sur du online, c'était les élections régionales de 2010, mais prenons l'élection présidentielle, on a vu un spectaculaire rétablissement de la qualité euh des euh souvenirs euh de vote.

Ils se sont avérés même par exemple parfait pour la présidentielle de 2017 qui est peut-être élection où les où les sondages ont été les plus près dans leur dernière mesure du résultat réel. Ils se sont détériorés ces temps-ci, mais je le répète, ça n'a rien à voir en terme de détérioration par rapport à l'époque de la du mode de passation par téléphone. Il y a parfois une sous-estimation du vote Macron, une surestimation du vote Marine Le Pen 10 avril 2002 et une sous-estimation du vote Mélenchon, même si en moyenne, je crois que tout est accessible he sur le site de la commission des sondages, on est entre 14 et 16 % de souvenirs, donc loin du 21 et demi.

Mais ce n'est pas cette distorsion dont on parlait. Je sais pas si François tu verrais jeter quelque chose. Non, c'est juste pour dire que que cette méthode là en fait c'est une méthode très classique.

D'ailleurs, si on a un peu d'historique, pendant des décennies, on était sur 1000 personnes et là le la fiche méthodologique que vous avez montré, elle était sur 1200. Donc on voit que nous avons pris en compte justement cette problématique de l'abstention qui fait que la base de personnes est effectivement en situation de se prononcer sur un vote est de plus en plus plus en plus faible depuis depuis quelques quelques années voir décennies. Et donc pour le reste en fait l'hob fonctionne comme plusieurs autres de ses confrères ici présents via des partenaires qui sont des access panels référent notamment Daata et Bilendy qui font eux-mêmes des contrôles lors du recrutement de leurs panélistes.

Ils font aussi des contrôles lors de l'envoi de l'invitation du mail pour ce type d'enquête. Nous-même nous contrôlons lors de l'enquête, même avec des questions piège et différents moyens de calcul, les répondants qui répondraient par exemple n'importe quoi ou trop vite. Si ensuite lors même de la de du redressement et de du du cumul de l'échantillon, nous effectuons aussi encore des contrôles pour essayer de d'éviter les réponses les plus aberrentes.

Voilà, rien n'est parfait. Moi-même quand j'ai été enquêteur dans ma dans ma jeunesse, je savais bien que y compris au téléphone en face-à des fois des personnes pouvaient nous répondre n'importe quoi, bien sûr qu'on aura toujours des réponses fausses dans ces enquêtes, qu'elles soient faites par internet ou via d'autres modes de collecte. Mais on fait tout nous comme je pense la plupart de nos confrères pour limiter ce type de réponse aberrente.

Ensuite, comme l'axliqué Frédéric Dabi, on contrôle les résultats statistiquement à travers un traitement qui vise notamment à pondérer l'échantillon afin qu'il soit représentatif à partir des données socio-démographiques, géographiques. de niveau de diplôme. Vous expliquz que c'était un vrai problème puisque dans toutes les enquêtes en ligne ou téléphone ou même face- à face, on a toujours une surreprésentation des niveaux de diplôme les plus élevés, une surreprésentation des niveaux socioculturels les plus faibles des personnes d'origine étrangère ou qui maîtrent mal la langue.

Et parallèlement, au-delà de ce redressement, on redresse les résultats en fonction des données du ministère de l'intérieur sur la participation et le vote au scrutin de référence. La plupart du temps, c'est la présidentielle et si on est sur une élection par exemple européenne, on va prendre en compte le dernier scrutin européen et ainsi de suite pour chaque scrutin. que l'outil est critiquable, l'outil est n'est pas parfait, mais en l'état en tout cas les dernières élections, je pense aux élections européennes, aux élections législatives ont plutôt prouvé que l'outil en ligne était plutôt adapté pour des intentions de vote fiable aux scrutins nationaux.

Voilà, je par contre, il faut que vous coupiez le micro juste à côté. La question des des marges d'erreur et des tailles d'échantillon se pose et au fur et à mesure qu'on arrivera à proximité de la date de l'élection présidentielle, l'IPOP comme en 2012, comme en 2017, comme en 2022 déplorera un rolling, c'est-à-dire une enquête en continue. Ce qui fait qu'à minima pour chaque sortie quotidienne de nos attentions de vote, on sera sur 3000 personnes et 2600 électeurs qui rend les marches d'erreur plutôt très marginales.

Merci. Merci. Est-ce qu'on peut maintenant aborder la question peut-être plus spécifique de la sur la constitution des échantillons sur l'utilisation de la sous-traitance ?

Je pense c'était la question suivante qui souhaite peut-être nous expliquer comment pour celles et ceux qui l'utilisent parce que je comprends qu'il y a aussi de deux modèles. Celles et ceux qui utilisent de la sous-traitance sur les échantillons nous expliquer comment comment ça fonctionne et puis pour ainsi et comment on contrôle la qualité de l'échantillonnage qui souhaite s'exprimer. Sinon, on va devoir faire un tour de table, ce qui est quand même un peu désagréable.

Donc, il y en a bien qui peut se lancer qui l'utilise peut-être en premier. Allez-y, je vous en prie. Bonjour monsieur le président, monsieur le rapporteur.

Je je rejoins Frédéric juste pour vous dire un petit mot en préambule, vous dire qu'on qu'on est ravi de pouvoir avoir cet échange avec vous de manière très ouverte et qui nous paraît utile et sain d'avoir ce débat en démocratie. Euh d'autant que certains propos qui figurent dans la proposition de résolution ayant motivé la constitution la commission nous semble voilà nous semble quelque peu marqué par des a priori qu'on espère pouvoir lever aujourd'hui en voilà en vous convainquant de euh de notre professionnalisme et de la déontologie qui qui guide nos notre profession sur la question des panels. Alors, je rejoins je vais pas répondre à la question de la fiabilité du mode de recueil internet, même si c'était une de vos questions et c'est vrai que si enfin je rejoins François aujourd'hui aucun mode de recueil n'est parfait et on rencontre d'ailleurs des difficultés croissantes en ce qui concerne le mode de recueil téléphonique. difficultés qui sont exacerbées par des j'allais dire des bâtons dans les roues, c'est pas le terme, mais par certaines disposition prise par le législateur qui notamment dans le cadre de la loi contre le démarchage téléphonique qui nous rend la vie plus compliquée.

Mais pour vous donner un exemple, quand moi j'ai commencé ma carrière il y a un peu plus de 20 ans, pour avoir une un français au téléphone qui répondait à une enquête, il fallait avoir il fallait réaliser au moins 10 appels. Aujourd'hui, on a des taux de décroché y compris pour des échantillons nationaux qui sont plutôt de l'ordre de 1 pour 40, 1 pour 50 voire plus. Donc c'est extrêmement compliqué.

Le face-à à faceace, c'est très compliqué également aussi. Outre le fait que c'est très coûteux aller chez les gens, c'est compliqué. Et ceci étant dit, aujourd'hui Internet est le mode de recueil qui nous permet à la fois le la meilleure représentativité et de toucher le plus de catégories de populations possible.

On sait que le taux de pénétration de l'internet aujourd'hui n'a rien à voir avec ce qu'il était il y a encore 5 ans ou 10 ans et qu'on touche quasiment l'ensemble de la population modulo une partie d'électronique. Euh et par rapport à la question de la fiabilité, c'est aussi un mode de recueil et je rejoins Frédéric sur la question du souvenir de vote. Globalement c'est un mode de recueil qui favorise davantage la sincérité des réponses parce que vous n'avez pas de biais de désirabilité par rapport à notamment un enquêteur qui vous entraînerait à tenir certains propos.

Je reviens à votre question de la Constitution. donc des échantillons. Donc nous pour cette raison, on réalise aujourd'hui la plupart de nos enquêtes auprès du grand public et n et notamment nos enquêtes politiques ou prélectorales par internet.

Nous n'avons pas de panel propriétaire, ça veut dire qu'on n pas chez BVA un panel pour plein de raisons et je voilà chacun a sa façon de voir les choses. On considère que c'est aussi un métier d'avoir un panel, de recruter des panélistes, de les de les maintenir, de les renouveler, de faire vivre le panel. Donc nous c'est un c'est quelque chose qu'on ne fait pas et donc on passe par différents prestataires parmi ceux que vous avez cité Bilend Daata qui sont voilà qui sont des prestataires à qui on sous-traite la réalisation de nos enquêtes.

Alors quand vous dites sous-traiter l'échantillonnage, on ne soite pas nos enfin ce qu'on attend en terme de structure d'échantillon. C'est nous qui leur fournissons les quotas qu'on souhaite faire appliquer à l'échantillon. On leur donne des consignes strictes sur la taille de l'échantillon souhaité, sur les quotas qu'on souhaite appliquer les et on leur donne les les objectifs à atteindre quota par quota.

Euh et ensuite, c'est un travail en bonne intelligence entre le prestataire et l'institut. Le prestataire applique les quotas qu'on lui demande, nous fait un suivi terrain permanent en temps réel que nous nos équipes étudent là, je me tend vers Cristal qui pourra compléter contrôle et suivre jour après jour disent attention là on a un peu moins de jeunes, il faudrait mettre l'accent sur les jeunes sur telle catégorie et cetera pour être au plus proche de la structure souhaitée qui reprend bien évidemment les les données C en terme de d'atteinte d'objectif. Euh et donc il y a un contrôle précis qui est effectué par nos prestataires notamment enfin voilà, il y a plein de choses qui sont vérifiées.

Les gens qui répondent de ce qu'on appelle les straightliners, les gens qui répondent très très vite, les gens qui répondent trop vite. Donc il y a toute une série de réponses qui sont éliminées directement par nos prestataires et nous de notre côté on effectue un un autre contrôle pour s'assurer de la qualité des données. Les outils d'intelligence artificielle aujourd'hui permettent d'aller un grand plus loin, notamment de regarder si les verbas à Team sont pas des verb à team, s'il y a pas des duplications de données et cetera.

Donc on va être aussi en capacité de se prémunir contre euh j'allais dire enfin voilà contre tout risque de potentiel de euh de d'intrusion dans le système même si on l'a pas constaté jusqu'à présent. Voilà dans les grandes lignes. Je sais pas Christelle si tu veux compléter sur non ça mon micro mais paraissait complet peut-être juste avant que monsieur le rappagissiez peut-être une un autre tour d'expérience sur l'utilisation des panels, la correction des billets la manière ça se constitue.

Monsieur Sananè, monsieur le président, monsieur le rapporteur, merci de ce débat de cette initiative et d'ailleurs, on se disait que peut-être la pédagogie de savoir comment fonctionnent les les instituts qui nous arrivent de faire par exemple dans des rédactions pourrait être intéressante d'ailleurs pour un public assez large de parlementaires. En tout cas, j'imagine que beaucoup d'entre nous se tiendraient à la disposition des des parlementaires pour expliquer le mode d'emploi de ces enquêtes. Même si Frédéric l'a dit, beaucoup de données sont publiques, soit dans nos déclarations à la commission des sondages, soit sur les sites internet parce que c'est vrai que parfois, je prends l'exemple de de questions qui sont posées de manière beaucoup plus longue et détaillée que une restitution d'un média peut en donner le le sentiment.

Il y a parfois juste un titre et c'est le métier des journalistes. Ce n'est pas du tout une critique. Là où la question, nous comme d'autres de nos confrères, on est très attentif par exemple à ce qu'on appelle les mise à niveau, c'est-à-dire expliquer la problématique de la manière la plus neutre possible.

Ça prend souvent quatre lignes et évidemment vous ne le retrouvez pas toujours dans une des dans une dépêche ou dans un dans un reportage. Ceci étant dit dans ce dans ce débat, c'est vrai que nous on voudrait quand même on est on est quelques-uns à se dire à Délaï l'a évoqué que si ce débat doit être utile, il faut qu'il n'ait pas d'a priori. Je crois qu'aucun d'entre nous ne dira que nous sommes infaillibles. simplement nous faisons notre métier qui est un métier, je veux pas dire ni plus ni moins difficile qu'un autre, mais un métier de précision, d'expertise avec une recherche de fiabilité que nous essayons de développer en permanence par honnêteté d'abord évidemment par rapport à ceux qui nous commandent des enquêtes mais aussi je vais dire aussi par une forme d'intérêt parce que quand vous êtes une institution, une entreprise, un média et que vous devez choisir un institut pour trava travailler avec lui.

Qu'est-ce quels sont les critères qui peuvent compter ? Bien sûr, la fiabilité. Et donc d'ailleurs, c'était une des questions qui nous était posée.

Évidemment, même si un sondage est on sera on le dira tout à l'heure, un sondage n'est pas une prédiction et donc il n'est pas censé donner un résultat. quand notre dernière intention de vote s'éloigne du résultat final, ce n'est pas quelque chose dont nous sommes dont nous sommes satisfaits. Ce que ce que je voulais dire enfin, c'est que on revendique quelque part finalement une forme aussi de droit à l'erreur.

Le sujet, c'est de progresser. Il y a eu après 2002, nous n'étions pas encore créés mais nous sommes solidaires de ce qui s'est passé à ce moment-là. Après 2002, il y a eu beaucoup de modifications, d'évolution, d'amélioration des des processes et c'est vrai que ce qui se fait notamment sur les panels nécessite des contrôles.

Et je sais que la dernière fois que par exemple, nous avons été auditionné à la commission des sondages, nous sommes venus avec notre panéliste le plus régulier. C'est vrai que quand nous faisons des sondages notamment d'opinion, nous travaillons à 99 % des cas toujours avec le même panéliste, ce qui permet d'avoir des habitudes de travail, des échantillons composés de la même de la même manière. Je trouve que c'est intéressant aussi de voir Adï l'a évoqué comment ils ont développé toute une série de process de contrôle.

Je n'y je n'y reviens pas pour éviter ce que par exemple Luc Bronner a décrit dans son enquête du monde. Un point peut-être on essaie de pas être redondant entre nous. Un point sur lequel on peut peut-être apporter une précision, c'est la question de la rémunération.

Alors les répondants ne sont pas payés, il faut se dire les choses clairement. Ils sont incentivés, ils sont dédommagés pour leur temps. Je vous donner un exemple qui n'est pas un exemple précis d'une enquête récente, mais un exemple, on va dire général, une moyenne.

Répondre à un questionnaire de 10 minutes permet de gagner entre 70 et 75 points, ce qui équivaut à 1,10 € valable en point cadeau. Donc il ne retrouve ils ne reçoivent pas une enveloppe, un virement et cetera. en tout cas avec les panélistes avec qui nous travaillons des des points cadeaux pour il n'est donc très difficile d'imaginer qu'un panéliste pourrait gagner sa vie en faisant ce ce métier et nous considérons que les incentives sont un moyen de garantir la représentativité parce que sans incentive il y aurait vraisemblablement des personnes uniquement intéressées par le sujet qui y répondraient.

Voilà pourquoi les panels euh et pourquoi nous avons accepté ces ces ces modes de fonctionnement. Merci. Il y a-t-il d'autres prise de parole sur la la constitution des panels ?

Le recours aux sous-traitants sur lequel vous voudriez partager votre expérience ? Je vous en prie. Oui, juste en en rebond de ce que vient de dire Bernard Sanes très très brièvement et en effet, je crois qu'ussi le fait d'incent les personnes qui répondent permettent sur des sujets politiques notamment de garantir au fond une plus grande fiabilité parce que les gens ne répondent pas alors oui, c'est vrai que les gens répondent par intérêt pour la chose publique ou pour la chose politique.

Ça permet d'élargir beaucoup plus largement. Et puis lorsqu'on regarde parce que ces questions de quota qui sont très importantes he de représentativité lorsqu'on prend le temps de regarder élection préélection le les écarts potentiels avec les les résultats réels des scrutins, on se rend compte que par rapport à ce qu'on a pu connaître, moi j'ai commencé à travailler il y a très longtemps dans les années 90, euh aujourd'hui les écarts sont considérablement réduits. C'est dire, je pense que nous sommes aussi dans une démarche empirique où de fait nous améliorons les méthodes et ce qui a été dit, je rejoins tout à fait ce qui a été dit sur le face- à face et le téléphone qui parfois ben conduisaient certains à hésiter à déclarer des des des restitutions de vote qui étaient peut-être plus difficiles à déclarer à l'époque.

Voilà, aujourd'hui, je me suis amusé à faire calculer l'écart moyen entre les intentions de vote et les dernières intentions de vote pour les quatre derniers scrutins et le résultat réel. l'écart, cet écart moyen, je pourrais vous donner tous les détails si vous le souhaitez, est de 0,88 candidat par candidat ou liste par liste entre le les dernières intentions de vote qui ont été publiées donc de jours avant le vendredi qui précède le scrutin et le scrutin en lui-même. Donc bien entendu, tout est à améliorer.

Je crois que cette démarche empirique qui est la nôtre, elle est elle plaide pour précisément débattre, enrichir ces sujets-là. Euh mais je crois que précisément cette euh à la fois les méthodes que nous utilisons et puis euh le soin que nous ayons que nous apportons à cette à cette démarche empirique euh est indispensable. Je crois que nous y sommes assez attachés.

Pardon. C'était un un simple complément de ce que Bernard Sanit de d'exposer. Vous vouliez compléter monsieur Nan ?

Il y a un point que vous avez évoqué sur la reconstitution du vote et qui a été souligné tout à l'heure. C'est c'est un sujet évidemment évidemment très important. On sait que les personnes interviewées ont une la reconstitution du vote se fait plus facilement sur les scrutins déterminants et notamment sur l'élection sur l'élection présidentielle.

Dans les autres exemples, je crois que c'est Frédéric aussi qui disait ça tout à l'heure. Dans les autres exemples et ce n'est ça a été évoqué par certains d'entre nous, y compris dans la presse, on a eu après l'élection présidentielle de 2017 de 2017 des difficultés à trouver suffisamment de personnes qui reconstituaient le vote pour le candidat de droite parce que ce vote était devenu un vote caché après l'élection et il a fallu 2 3 ans pour le retrouver dans les dans les échantillons. Et on est attentif aussi à un point, c'est que les vote des élections municipales de la dernière fois s'est fait sous période Covid et que sans doute la participation a été très forte et que sans doute la reconstitution du vote sera plus difficile peut-être qu'à l'accoutumé.

Parfait. Merci pour ces précisions. Je crois que le rapporteur a une dernière question, un approfondissement sur ce volet là d'échantillonnage avant qu'on ouvre le sujet.

Vraiment vraiment très très court sur cette question d'échantillon. Comment vous vérifiez euh le fait que les gens ne vous disent pas de bêtises ? Je je prends un exemple, je suis euh je je suis je réponds un sur un sur un sondage.

Je déclare que je suis une femme de 45 ans qui a voté pour Emmanuel Macron à la dernière élection présidentielle. C'est pas vrai, je vous le dis hein, je c'est pas ce que j'ai fait. Mais comment vous vérifiez le fait que je vous ai bien dit la vérité sur ce sur ce sur ce sur ce panel ?

Comment faites-vous pour vous assurer du fait qu'une personne interrogée par internet que par la force des choses vous ne pouvez pas voir ? Est-ce que je veux dire, est-ce que vous vérifiez personne par personne qu'elle dit bien les mêmes réponses ? Est-ce que vous faites confiance à la personne qui répond ?

Euh enfin voilà, est-ce que vous avez des moyens de vérifier ? Sachant qu'en plus certains d'entre vous, la plupart passent par des panélistes. Comment les panélistes s'assurent-ils du fait que les gens ne ment pas ?

Qui veut répondre à cette demande de précision ? Je vous en prie, monsieur L. D'une manière générale, euh on n' pas la possibilité de pouvoir savoir et vérifier ce que peut être le genre, l'âge, la catégorie sociale, voir même le vote de chaque personne lorsqu'elle est amenée à nous répondre.

Il y a deux aspects ou deux questions qu'on peut être amené à se poser, c'est est-ce que on a vraiment au sein nos échantillons énormément de personnes qui ont envie de consacrer du temps à répondre à une enquête et en se disant je vais m'amuser à raconter n'importe quoi ? Certaines existent mais celles-là on arrive à les repérer de manière assez nette. On les repère notamment parce que elles ont des types de réponses qui sont stéréotypées, c'estàd qu'elles vont répondre soit oui à toutes les questions, soit non à toutes les questions.

Elles vont avoir également des temps de passation de questionnaires qui peuvent être anormalement élevés ou courts par rapport à la moyenne des répondants. Ça peut être des catégories de population également qui dans le cadre des questions ouvertes peuvent être amené à nous répondre des aspects qui sont aberrents et on leur tend parfois quelques pièges dans le questionnaire et qui amènent à faire en sorte que les personnes ne savent pas que leur réponse ne va pas être comptabilisée mais celle-ci ne sera pas retenue au final parce qu'il y aura des incohérences dans l'ensemble des réponses qui auront été données. Ce sont des points qui nous permettent à nos yeux de chercher à valider au maximum l'ensemble des réponses qui nous sont données.

Le deuxième aspect qui est assez frappant, c'est que dans le casre d'enquêtes qui sont des enquêtes barométriques, c'est-à-dire oninterroge pas les mêmes personnes, mais on interroge des personnes qui ont des profils similaires à date ou échéances qui sont des échéances régulières. Nous avons non seulement la possibilité de pouvoir regarder les résultats auprès de l'ensemble de la population, mais également par sous-catégorie de population en matière de genre d'âge de catégorie sociale, de localisation géographique, de proximité politique, de vote antérieur et cetera. Et si vous comparez non pas uniquement les résultats d'ensemble mais les résultats par sous-catégorie de population d'une vague à l'autre, nous mesurons des évolutions qui sont des évolutions assez faibles d'une fois à l'autre.

Donc ça nous renseigne également sur le fait qu'il y a forcément des plaisantins mais que ceux-ci sont statistiquement à nos yeux suffisamment faible pour ne pas avoir d'impact sur le résultat global que l'on peut avoir des résultats et notamment lorsque nous sommes auprès d'échantillons qui sont des échantillons conséquents de 1000 ou plus de 1000 personnes au départ. Il y a peut-être un point complémentaire au regard de ce qui a été évoqué précédemment. c'est que nous engageons collectivement notre responsabilité en nous exposant publiquement et que pour la plupart d'entre nous, la part des enquêtes qui sont des enquêtes publiées constituent une part marginale de notre activité et une part marginale de notre chiffre d'affaires, voire même de notre rentabilité.

La plupart de nos clients sont des clients confidentiels, évidemment à caractère politique, évidemment au niveau de différentes institutions, mais surtout pour la plupart des acteurs qui sont des acteurs privés qui vont réfléchir notamment en terme marketing pour leur stratégie. il recourt aux enquêtes avec le même type de protocole globalement que ceux que nous avons évoqué collectivement, c'està-dire partir à partir d'un échantillon, partir à partir de panélistes qui sont soit des panélistes sous-traitants, soit des panélistes intégrés. nous chez Haris Interactive, ils sont intégrés et qui les aident à pouvoir choisir leurs options qui sont des options à caractère stratégique en matière de prix, de positionnement, de packaging et cetera.

Donc nous engageons notre responsabilité et nous avons vocation à faire en sorte que l'ensemble de notre activité soit une activité qui ne soit pas critiquable. Certes publiquement, mais également surtout pour nos clients qui nous regardent, qui nous observent et qui vont également au regard de la manière dont ils peuvent tirer un bénéfice et un intérêt pour les enquêtes qu'ils vont être amené à réaliser confidentiellement vont leur être utiles ou pas. Merci beaucoup.

Je pense qu'on va pouvoir passer à la deuxème série de questions et ça m'évoque juste un commentaire sur cette question de l'échantillonnage. La question du rapporteur qui me semble tout à fait légitime au fond. Si les échantillons avaient beaucoup de biais de de problèmes, y compris de de comportement stratégique de ceux qui répondent qui se f se passer femme pour un homme un vot de Macron pour Mélenchon.

Ça se verrait dans vos résultats finaux, j'imagine, dans les écarts entre les sondages et les résultats tels qu'on les constate. Et je crois que c'est c'est vous, monsieur, qui rappeliez que ces écarts là, ils vous semblaient assez faible au final et avec plutôt une tendance, c'est important je pense pour le débat. Est-ce que dans le temps ces écarts ont tendance à diminuer ?

C'est dire dis autrement, est-ce que la qualité des sondages c'est plutôt amélioré ces dernières années compris avec les nouveaux usages c'estàdire questionnaire par internet ? Est-ce que vous le est-ce que vous pouvez le mesurer y compris l'ensemble de la profession et permettre aussi de garantir ce contrôle qualité final ultime, c'est-à-dire l'écart avec le vote final ? Oui.

Alors, malheureusement, pardon, je n'ai pas pris toutes les élections depuis 1980, mais quand même si on en observe pour vous donner le donc ce dont je parle, c'est l'écart moyen entre le les derniers sondages qui ont été réalisés et le le le résultat réel de l'élection candidat par candidat ou liste par liste. Alors, nous étions sur la présidentielle de 2022 à un écart moyen de 1,28. Donc entre le le l'intention de vote, les dernières intentions de vote et le résultat réel pour la législative de 2022 de 0,98 pour les européennes de 2024 de 0,41 et pour les législatives de 2024 de 0,86.

VO Donc ça ce sont les derniers scrutins. Ce celles et ceux qui se souviennent de la présidentielle de 95, les écarts sur les principaux candidats, on se rappelle de mauvais souvenirs enfin étaient parfois de trois points hein. Nous avions à l'époque Lionel Jospin, Édouard Baladur et Jacques Chirac et les écarts étaient de trois points.

Bon, je crois que c'était un autre monde, c'était une autre manière de faire les sondages et je pense qu'en effet, je rejoint ce que dit Jean-Daniel sur la notion de responsabilité que nous engageons et aussi de d'empirisme dans la volonté d'améliorer les choses. outre les restitutions, je crois vraiment que les méthodologies aujourd'hui en ligne sont plus pertinentes, plus percutantes que le face-àface qui était réalisé à l'époque. Pour dire les choses parce que nous partageons la manière de faire les sondages.

Quand on faisait à l'époque des sondages en face- à face pour avoir interrogé 1000 personnes, nous avions une trentaine d'enquêteurs voire davantage qui se répartissaient sur des territoires de la France métropolitaine en général et au fond chaque enquêteur allait cueillir si je puis dire solliciter la vie des répondants dans tel ou tel territoire. Aujourd'hui, le digital autorise une dispersion. je crois, me semble-t-il bien meilleur et tous les éléments de suivi que nous avons évoqués là d'une certaine manière le garantissent.

Donc il s'agit pas de dire encore une fois que tout va bien et je crois que nous sommes tous là pour essayer d'améliorer les choses mais de fait crois que tout ne va pas non plus mal. Merci monsieur le rapporte. Ah attendez, il y avait juste monsieur Michot.

Oui. Bonjour à tous. Juste un point parce que il y a il y a plusieurs études qui ont objectivé tout ça.

Par exemple, il y a une étude américaine qui a été publiée en 2016 euh sur la base de 26000 sondages euh mesuré dans plus de 300 élections dans 45 pays entre 1942 et 2016, donc sur 70 ans, qui montre que il y a une un accroissement très net de la précision et de la fiabilité des sondages d'intention de vote. Premier élément. Deuxième élément, il y a d'autres études qui prouvent aussi que plus les intentions de vote sont réalisées à proximité du scrutin, plus elles gagnent en précision et en fiabilité.

Donc c'est assez bien documenté et objectivé par de nombreuses études scientifiques. Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Bah ça va faire une transition parfaite parce que justement j'allais maintenant vous interroger sur les redressements et et les éventuelles erreurs parce que j'entends ce que vous dites en disant le l'écart moyen est de 1,28 % pour la dernière élection présidentielle.

Mais chez certains candidats, il y a des écarts qui sont assez nets, notamment pour ce qui concerne Jean-Luc Mélenchon, des écarts qui sont en fonction des instituts de sondage de 4 à 6 points par rapport au au résultat final, ce qui est largement en dehors des des marges d'erreur et un écart entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui étaient les deux les deux en deuxème position potentielle qui était de 2 à 7 points. Donc on a on a on a quand même des écarts assez importants et j'aurai des questions justement sur les impacts et notamment sur la base de d'éléments que vous donnez vous-même. Euh je vais commencer d'abord par la question des redressements si j'arrive à faire bouger le bon écran.

Oui. Sur la question des redressements, là j'ai pris le dernier sondage qui était public sur la commission des sondages qui concernait euh une une élection présidenti enfin le souhait d'avoir des candidats à l'élection présidentielle. Donc je prends le cas de Jean-Luc Mélenchon.

On a un échantillon brut euh de personnes qui se souviennent avoir voté Jean-Luc Mélenchon de 14,7 % redressé à 21,5, ce qui est en dessous de son score, hein, puisqu'il était pas loin de de 22 %. Mais on a donc un redressement de l'ordre, allez, on va dire de 7 points. Si on regarde ensuite la question qui est posée sur le ça bouge jamais de sur le souhait euh sur le souhait de de voir Jean-Luc Mélenchon candidat à l'élection présidentielle, on passe de 15,2 bruts à 16 redressés.

Moi, je me je me questionne à la à la lecture de ça sur comment ça se fait que pour d'autres candidats, on va avoir des échantillon brut qui sont assez assez assez proches de des échantillons réels dans la population et que une fois queon arrive à la question, les redressements qui sont effectués sur le plan politique semblent assez faible. Je je dis pas que je que c'est vrai ou c'est pas vrai. Je dis juste que ça, il me semble qu'il y a un écart en tout cas assez important.

D'autant plus que sur l'échantillon sur le résultat brut, on a déjà un résultat qui est au-dessus de l'échantillon brut en l'occurrence pour qui ce qui concerne ce candidat là. Sachant que c'est un un sondage, je l'ai mis à côté pour qu'on voit même si c'est pas très lisible, c'est un sondage qui concerne beaucoup de candidats qui n'ont pas été candidats à l'élection présidentielle en l'occurrence. C'est des candidats putatifs à l'élection présidentielle.

Donc comment s'opèrent ces redressements notamment sur la base politique ? Et si je comprends bien ce que vous nous disiez tout à l'heure, vous disiez les les déclarations des anciens votes à l'élection présidentielle sont de plus en plus précis grâce à Internet. Donc du coup question sous sous-jacente, est-ce que vous avez pas des échantillons politiques qui sont structurellement sous-représentés ?

Et en particulier cet électorat Jean-Luc Mélenchon, j'ai un peu l'impression enquête après enquête en en ayant regardé un certain nombre qu'il y a une sous-représentation de l'électorat euh Mélenchon ou disons gauche de ce côté-là. qui rejoint peut-être des choses que vous disiez tout à l'heure sur la structure des échantillons que vous êtes capable euh de fournir. Peut-être je continue sur résultat.

Euh c'est important. Je propose presque qu'on rentre direct si sur ça euh en donnant euh peut-être je vois que c'est un son désolé ça tombe de nouveau sur vous justement après ça c'est le choix de cœur le choix de cœur du rapporteur semble-t-il. Donc on va laisser après j'ai des har euh il y en aura pour tout le monde semble-t-il.

Euh peut-être laisser la la parole à à l'OP sur ce cette question-là pour que monsieur le rapporteur les réponses à ces questions et peut-être un commentaire plus général des uns et des autres sur, disons-le clairement, est-ce que euh Jean-Luc Mélenchon a été euh sous euh comment sous-estimé un peu non parce que je pense que ça revient régulièrement dans nos auditions. Je pense que ça vous tient à cœur et donc c'est bien qu'on ait aussi la réponse à cette question là avec les uns et les autres qui puissaient apporter des éléments. Tu étais sur Mélenchant, vous étiez encore sur Mélanchant ?

Alors, allez-y sur les sur les exemples sur les autres. Allez simplement sur les sur les parce que là du coup c'est des c'est des résultats effectivement intention de vote. Bon alors à chaque fois il faut recliquer.

OK. C'est des résultats intention de vote à l'élection présidentielle mais que j'avais mis un petit peu après. Voyez là c'est un ris interactif donc je n'ai je n'ai pas de de je ne cible personne spécifiquement.

Là c'est un Haris de février 2022 donc on est un mois 2 mois avant l'élection présidentielle. On voit là qu'il y a une sous-estimation du résultat final Mélenchon, surestimation en revanche de Valérie PCR et d'Éric Zemour, sous-estimation de Marine Le Pen par rapport à son résultat final. et j'ai essayé de le mettre un peu euh en regroupant sur euh disons sur une période de temps.

On voit que pendant une assez longue période de temps, on a des données qui sont assez euh assez stables et puis sur la fin on voit qu'il y a des gros bougers qui s'opèrent. Euh j'ai je zoome un peu mais notamment sur Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Éric Zémour, Valérie PCR, on voit que d'un côté il y a une très forte augmentation euh de de du vote enfin des intentions de vote Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon. Une très forte baisse des intentions de vote Éric Zémour Valérie PCR.

Donc deux questions qui sont associées à ça. Et le dernier chiffre c'est celui du résultat réel. On voit bien qu'il y a quelques candidats pour lesquels il y a un écart par rapport aux estimations qui est très important.

Bon, je le la courbe Jean-Luc Mélenchon remonte de manière quasi verticale sur la fin et puis celle de Valérie PCR s'effondde de manière quasi aussi verticale dans l'autre sens sur la fin. Donc comment enfin d'où viennent des écarts aussi importants par rapport à ce qui effectivement se produit ? Et peut-être question associée, est-ce que vous estimez que ces ces ces ces sondages qui sont publiés peuvent avoir des effets sur l'élection elle-même ? parce que c'est ça qui nous intéresse nous, c'est savoir si ça peut avoir des effets.

Sachant que il y a des alors là je sais plus qui c'est, c'est Soprasteria Ipsos, il y a des enquêtes qui étaient faites y compris pendant l'élection présidentielle sur les seconds choix potentiels des électeurs. Je trouve ça très intéressant parce que on se dit un second choix potentiel peut être précisément basé sur une intention stratégique en se disant tiens celui-ci peut peut-être réussir à être au deuxème tour ou pas être réussir à être au deuxème tour. Et sur ce sondage-là qui était fait, je crois, quelques quelques jours, hein, on est le 8 avril 2022, donc on est vraiment à quelques quelques jours de l'élection présidentielle, il y a des seconds choix et des potentiels hauts et bas estimés si jamais les électeurs changent de de vote.

Et on voit que là, on est dans des des des écarts qui potentiellement, si jamais il y avait une bonne estimation des résultats électoraux, décale tout en réalité et mais finalement les trois candidats qui sortent en tête à l'élection présidentielle dans un mouchoir de poche. Et donc question derrière, est-ce que tout cela ne peut pas impliquer que des gens ne se déplacent pas aux urnes ou ne changent pas de vote au dernier moment alors que si c'était évalué d'une autre manière, bien il pourrait y avoir des changements de choix électoraux dans cette dans cette dernière ligne droite. Parfait.

Merci monsieur le rapporteur. Je propose de revenir. Est-ce que vous pouvez remettre la slide qui parce que vous avez posé des questions très concrètes relatives, voilà au sondage de l'IFOP et je vous propose de laisser la parole à monsieur Dab peut-être pour essayer d'apporter des éléments de réponse.

Ensuite, on évoquera de manière générale est-ce que Jean-Luc Mélenchon a été sous-estimé ? Je pense que c'est un peu la question posé. Et puis le troisème point, l'impact sur la stratégie de vote l'impact des sondages sur sur les sur les choix.

Alors peut-être monsieur DBI pour commencer. Merci monsieur le président. Je suis très touché de la passion du rapporteur pour les sondages if et vraiment avec beaucoup de sincérité.

Je l'avais vu sur X en début d'année, je le vois en vrai. Donc c'est encore plus encore plus impactant. Effectivement euh le souvenir de vote de cette enquête.

Alors vous l'avez bien décrite, c'est pas une enquête d'attention de vote, c'est un une sur c'est une enquête qu'on va mener à plusieurs reprises de souhaits et de pronostic de futurs candidats à la présidentielle. La présidentielle de 2027, c'est une présidentielle de renouvellement où il y aura sans doute plétor de candidats dans toutes dans tous les blocs politiques. Il est intéressant de suivre le souhait et le pronostic.

Alors, je rejoins complètement ce qu'a dit François Mick Marti. Vous faisiez tu faisais référence sur ce tuto au vote au vote Fillion à partir de 2000 de 2017. C'est vrai que alors que il avait été le vote SarkoZi 2012 était bien reconstitué pour essayer de de mesurer le vote Fillon à la présidentielle 2017, on a eu une sous-déclaration du vote Fillon encore peut-être plus aigu que le vote de Jean-Luc Mélenchon.

Il sortait parfois à 10, à 11, à 12 pour les raisons qu'on peut imaginer. Qu'est-ce qui expliquerait que Marine Le Pen dans cette enquête he ça change d'une enquête à l'autre mais globalement est plutôt un petit peu surdéclaré de euh de points. Emmanuel Macron est également un petit peu sous-déclaré et c'est le cas systématiquement.

Je pense que c'est le reflet d'une perception des Français à l'instant t où on fait l'enquête des candidats passés. Jean-Luc Mélenchon sans polémique aucune est l'homme politique le plus impopulaire dans nos baromètres avec Éric Zemour. Je fais un une petite parenthèse avec les réseaux sociaux X par exemple où on a l'impression que sont plutôt Éric Zemour et Mélenchon les plus populaires dans les enquêtes de de popularité, il est plutôt euh en difficulté.

Alors je fais la différence bien sûr popularité souhaite candidature dans nos dans nos deux dernières enquêtes, Dominique de Vilpin est l'homme politique le plus populaire mais en souhait de candidature il est plutôt à la ramasse si je puis dire. Donc peut-être que ce 14,5 alors qu'il a fait euh 21,5i, alors le score de 21,5 demi, monsieur le rapporteur, est bon, ça a été dit tout à l'heure. Malheureusement, on ne travaille pas dans les territoires et départements d'outreem.

Donc on est sur euh France euh hexagonale, si je puis dire, France métropolitaine et malheureusement de la même manière, il est très rare que l'on travaille qu'on puisse travailler en Corse pendant François. Donc on est sur les résultats en France métropolitaine et effectivement France entière Juc Mélenchon a fait 22,2 si je ne me trompe pas. Donc ce cette sous-estimation cette mauvaise reconstitution de vote qu'on a dans quasiment toutes les enquêtes et je pense que mes confrères c'est à peu près la même chose.

Ils me contrediront si je me trompe et peut-être le reflet d'une d'une difficulté dans l'opinion publique s'agissant de Jean-Luc Mélenchon. Maintenant je vois vois je je vois bien votre calcul. Vous dites, vous le trouvez à allez 14, il fait 21, il manque, ça tombe bien 1/3 d'électorat de Jean-Luc Mélenchon.

Et donc dans ce dans ce cadre-là, le brut de l'enquête, c'est la diapositive suivante sur le souhait où il est à 15 % en redressé, c'est-à-dire sur la base du vote présidentiel, il y a c'est un redressement extrêmement simple, il monte à 16. Si on était sur un calcul 1/3 2/3, il devrait gagner 1/3 de souhait. Mais il y a une partie non négligeable des lecteur Jean-Luc Mélenchon déclaré, c'est du déclaratif hein bien sûr, d'électeur Jean-Luc Mélenchon 2022, bah qui ne souhaiterait pas une candidature Mélenchon à la présidentielle.

Vous m'avez pris au dépourvu, j'ai pas le chiffre, on doit être à 60 70 %. Ça veut dire que dans les personnes qui nous disent "J'ai voté pour Jean-Luc Mélenchon," une partie minoritaire mais non négligeable déclare le fait de ne pas souhaiter sa candidature alors que sur le pronostic, on a un score nettement plus euh euh élevé. Je peux ne pas souhaiter sa candidature, mais j'intériorise ou j'estime ou j'anticipe que le triple candidat 2012, 201722 va être candidat en 2027.

Maintenant sur la mauvaise estimation par les instituts, je vais laisser répondre sur l'influence pour pas prendre trop monopoliser trop la parole. La mauvaise estimation Jean-Lon par les instituts de sondage. J'ai pris ces trois candidatures présidentielles.

Je pourrais dire qu'à chaque fois les instituts ont anticipé sa nonqualification au second tour en 2012, en 2017 et en 2022. En 2012, la source et le rolling fiducial pour parimètre chez européen. Les deux dernières mesures de Jean-Luc Mélenchon, celle du vendredi et du samedi donne 12 et demi et 13.

Il fait au final 11 % surestimation du vote Mélenchon. En 2017, c'est là où c'est le plus parfait, je pense dans tous les instituts. Les deux dernières mesures du vote Mélenchon, c'est 18 et 19 et il fait 1958.

C'est en plus France France entière France métropolitaine, il a peut-être fait un petit peu moins sur 2022. Effectivement, nous donnons 17 et demi 18, il fait 21 95 et comme je vous l'ai dit 21 et demi en France métropolitaine. Alors c'est pas une distorsion monstrueuse puisque si on prend notre même note sur dernier chiffre publié, il y a quatre points.

Ce qui n'est pas rien. C'est loin des standards que François Mick Marty rappelait. Voilà, on a quand même à travers ce rolling, cette enquête quotidienne pour TF1.

LCI vu une forte poussée de Jean-Luc de Jean-Luc Mélenchon qu'on n pas complètement pu intégrer. Il y a une partie il y a une partie de personnes, je crois que c'est 15 à 18 % qui se sont décidé dans la dernière journée du vote, une partie également du vote utile. Je comprends le fait que vous sous vous enfin vous monopolisiez votre attention sur le vote Mélenchon, mais à travers ces trois candidatures présidentiel globalement l'évaluation du vote Mélenchon a été bonne et les européennes nous avons terminé la liste de conduite par madame Manon Aubri à 9 le vendredi et 9 et demi le samedi.

Elle a fait 9,8 comme vous le savez. Je laisse mes collègues sur la partie influence. Merci.

Non, peut-être rester sur les commentaires sur la sous-estimation de Jean-Luc Mélenchon. d'autres ? Je vous en prie, monsieur Sliman.

Peut-être pour repréciser simplement pour une nouvelle précision. Nouvelle précision. Moi ce qui ce qui m'intéresse parce que ce qui m'intéresse sur le fond, c'est est-ce que vous avez la la capacité de d'avoir un échantillon brut qui est fidèle à la réalité ? parce que en fonction des de ce que vous de ce que vous nous avez dit dans le premier tour de parole, vous nous avez dit aussi que vous aviez certaines catégories sociales qui sont plus difficiles pour vous à avoir dans vos panels de départ.

Or, mon mon sentiment, c'est que c'est aussi les catégories sociales qui peuvent voter le plus pour je dis pas forcément Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs, mais le plus pour des candidats qui vont être placés à la gauche de les chiquers politiques. Et on voit bien là sur le sur le dernier sondage justement, je posais la question du vote utile, je mets des guillemets parce que encore faudrait-il savoir si il existe ou il existe pas, mais on voit bien que le le la hausse de du vote Mélenchon à la fin ne prend pas spécialement aux autres. En réalité, c'est plus une surmobilisation d'un électorat qui était pas anticipé si je si je comprends bien et qui rejoint une autre question que que j'ai sur euh la manière dont vous estimez la participation.

Parce que on voit bien qu'à chaque fois euh la participation, elle est d'une certaine manière sous-estimée quand on est très en amont. C'est assez logique. Les gens il ils vont pas vous dire à 2 ans de l'élection présidentielle ou à 3 mois de l'élection présidentielle que oui oui ils sont sûrs d'aller voter.

Donc on voit bien que votre votre niveau de participation estimé il est plus faible que la réalité et ce niveau de participation c'est mon impression n'est jamais lui redressé. Vous faites pas de redressement de participation. Or, précisément, ce qui se produit à mon sens dans cette ce qu'on voit là matériellement, c'est un sursaut de participation qui se dirige particulièrement vers un candidat.

C'est ça qui m'intéresse le plus peut-être. Et pour moi, pour bien comprendre, est-ce que ce qu'on observe sur ce sur ce graphique présenté par le rapporteur, c'est parce que à un moment vous rattrapez des écarts que vous aviez mal perçu ou c'est une évolution de l'opinion publique pendant les dernières semaines, les les derniers mois ? Monsieur Stean, bah précisément je vous remercie monsieur le rapporteur de présenter ce graphique.

Il y a un un graphique que vous pourriez utiliser qui est de dans du même ordre l'agrégateur du monde qui fait la moyenne, ça rejoint ce que François Mick Marti indiquait tout à l'heure qui fait la moyenne des instit des scores observés en intention de vote par les différents instituts de sondage qui publient des sondages. Et il y a un vrai malentendu, y compris quand on a des déjeunés en ville ou qu'on rencontre des amis le weekend et qu'on parle de la précision des sondages. On a l'impression d'avoir un un langage de sour entre des sdeurs qui vous disent "Mais on est extrêmement précis et qui rappellent ce que François indiquait il y a un instant en calculant des écarts moyens.

On pourrait ajouter que ces dernières années, on a vécu des craches de sondage dans des pays voisin qui sont de grande démocratie et où pour le coup il y avait des écarts, on pense aux États-Unis, on peut penser à la Grande-Bretagne sur le Brexit et où nous les uns et les autres quand on se retrouvait dans les médias et qu'on venait de publier des sondages avec les 0,8 points d'écart sur les dernières intentions de vote, le bon score, on on parlera de Jean-Luc Mélenchon juste après, mais le bon score pour les différents candidats, les bons ordres d'arrivée, le vainqueur qui gagne et cetera. Vous étiez dans des médias qui vous disent "Ben, les sondages se plantent tout le temps et des amis qui bienveillants mais qui vous disent mais pourquoi vous trompez tout le temps ?" Et donc il y a peut-être une notion qui est très importante et c'est pour ça que c'est utile effectivement cet échange, c'est quoi l'erreur ?

Vous avez présenté un sondage de nos confrères d'Ais et vous auriez pu présenter un odoxa, on aura observé la même chose qui datait de février, je crois à un moment donné. Non, revenez pas dessus. Mais en disant qu'est-ce qui explique qu' il est à 12 finalement, il fait 21 et demi.

Comment c'est possible ? Parce que le sondage, on le répète, c'est un peu ce n'est pas un pronostic. il mesure à un instant té le rapport de force politique, mais il y a une dynamique de campagne.

Et donc là, si vous pouviez remontrer votre courbe des différents sondages, encore une fois, celle de l'agrégateur du monde, sans vous faire offense, est encore plus précise ou en tout cas spectaculaire où on voit qu'effectivement il y a un trend qui se dégage et qui s'accélère sur la fin et qui permet de se dire en rebondissant sur ce qu'a dit Frédéric Dab il y a un instant, il y a vraisemblablement pas eu de souci sur la capacité à évaluer à l'instanté le score de Jean-Luc Mélenchon par les différents instituts de sondage puisque Si c'était le cas, c'est des choses qui s'observeraient sur tous les scrutins et structurellement, on pourrait pas se réfugier derrière les courbes parce que structurellement, comme par hasard, à chaque fois, c'est l'électorat et les filles ou de la gauche de la gauche ou de Jean-Luc Mélenchon qui serait qui pâtirait entre guillemets de cette sous-estimation. Mais ça n'est pas le cas. Et d'ailleurs dans votre courbe, on le voit aussi, on a le même phénomène à l'inverse, phénomène de dynamique négative cette fois sur Éric Zemour et Valérie PC.

Si vous arrêtez la photographie qu'on prend les uns et les autres au moment du dernier sondage publié, bah on a une Valérie PCR trop haute entre guillemets par rapport à son résultat final et un Éric Zemour trop haut aussi mais l'un et l'autre sont en baisse et ils vont accélérer cette baisse. Et la bonne question que vous que vous vous posez que vous nous posez c'est est-ce que c'est un phénomène de dynamique qui explique ces évolutions ? Oui et vous avez raison.

Le fait de vampiriser ou de capter les autres électorats de gauche n'explique qu'en partie la progression de Jean-Luc Mélenchon et pour partie dans la capitalisation d'électeurs qui se sentaient hors jeu politiquement, qui n'étaient plus intéressés par le vote et qui à mesure qu'approche l'échéance parce que Jean-Luc Mélenchon, enfin pas pour dire du bien ou du mal des uns des autres, mais fait une bonne campagne et perçu comme réalisant une bonne campagne, ben un certain nombre d'électeurs qui se disaient "Je vais pas aller voter" à l'entendre se dit "Je vais aller voter" et on rejoint, et là je laisserai la parole au à mes camarades, euh la question de l'influence des sondages dans la vie politique et dans le vote. Puisque en fait, on subit souvent de reproches. Vous vous plantez tout le temps et en même temps vous annoncez à l'avance les résultats qui vont se révéler.

Donc finalement vous fabriquez l'opinion publique. C'est difficile de faire les deux à la fois mais bon on ne prête qu'au riche. on a on bénéficie des deux reproches.

Et donc cette question du sondage qui vient alimenter le choix des électeurs, sans doute il y a des tas de travaux de recherche qui ont été effectués sur les effets bandwagon ou underdog pour expliquer que celui qui est donné gagnant dans les sondages est avantagé et que celui qui est donné en dessous est désavantagé. Mais moi, j'ai commencé dans les sondages il y a très longtemps, même si ça se voit pas mais commencé il y a extrêmement longtemps et en avec d'ailleurs François Mick Marti. Bon, ça se voit davantage mais on était ensemble à BVA au moment de la présidentielle de 2002 où nous avions vécu en France un crache des sondages avec un Jean-Marie Le Pen au plus haut au dernier moment estimé à 14 %.

Et donc dans cette dans cette vie des sondages, dans cette évolution du de ce qui est de ce qui est fait dans les sondages, on a plutôt réussi à progresser qu'à régresser mais ça a été dit par les uns et les autres. Merci monsieur teinturier voulez réagir. C'est quoi ?

Il faut l'agrégateur du monde. Ouais, il faut couper votre micro. Je vous en prie.

Je voulais juste rappeler deux points. D'abord que la courbe que vous avez montré sur les évolutions mesurées à partir d'un sondage 2 mois avant le scrutin et le scrutin final est une excellente nouvelle pour la démocratie pour vous responsable politique puisque ça signifie qu'une campagne produit des effets et que simplement aligner un résultat de mois avant et dire il est très différent du résultat final, il y a un problème. C'est c'est quand même je crois un peu étonnant.

Euh on va parler ensuite des dynamiques, mais revenons aussi à ça. La campagne produit des effets. Alors nous et je crois que c'est très bien et que ça montre que justement les Français écoutent ce qui se dit en campagne, regardent un certain nombre d'émissions, change leurs comportements électoraux et je voudrais insister sur ce point à Ipsos, nous avons monté, vous le savez sans doute, depuis 2017, un panel au sens technique dans notre jargon, c'est-à-dire un gros échantillon initial des lecteurs que nous suivons dans le temps. nous réinterrogeons les mêmes et c'est un énorme avantage, c'est que vous pouvez mesurer très précisément qui change et pourquoi pourquoi les gens tout à coup passent de tel candidat à tel autre et avec les autres questions que vous posez, vous arrivez à mieux comprendre une campagne électorale.

Et notre objectif à tous, je crois, autour de la table ici, c'est de comprendre, je vous ai réinsister aussi sur ce terme, nos outils permettent de comprendre ce que les Français pensent, pourquoi et cetera. Il faut pas être sur la question de la prédiction uniquement. Donc ce panel que nous avons réalisé avec le CVPOF, avec différents partenaires et et pour le journal Le Monde auprès de gros échantillons, il montre l'extraordinaire fluidité de la de l'opinion publique dans une campagne et c'est une bonne nouvelle.

Encore une fois, ça nous complique parfois la tâche mais c'est une bonne nouvelle. L'autre aspect, c'est que dans ces comportements électoraux, on pense quand on s'intéresse aux changeurs à ceux qui changent de candidat, mais il n'y a pas que ça et vous l'avez évoqué monsieur le rapporteur, il y a aussi des candidats, des électeurs qui à un moment donné vous disent qu'ils sont certains d'aller voter puis peuvent l'être un peu moins et puis il y en a d'autres qui vous disent que il ne l'était pas et puis il se mobilise et dans un résultat d'intention de vote, vous avez en réalité une combinaison de flux de différents d'électeurs, certains qui se mobilise alors qu'il ne l'était pas la dernière fois, d'autres qui changent de candidat et c'est ce solde qui constitue ensuite le chiffre que nous publions en terme d'intention de vote. Et donc vous avez cette alchimie à la fois de mobilisation qui peut-être différentielle et puis de changement de candidat.

Alors, s'agissant de c'est ce que aussi ce que nous avons voulu essayer de montrer pour faire de la pédagogie avec le tableau que vous avez rappelé ici sur qu'est-ce qui peut se passer en terme de mobilité électorale. C'est une autre façon que nous avons eu de montrer qu'il pouvait y avoir des écarts celui qui est qui est ipsos soprasteria. Soprasteria était notre partenaire.

Voilà. Là, c'est simplement pour dire une fois qu'on a posé une question d'intention de vote, quand vous prenez les électeurs qui peuvent changer d'avis, qui vous disent "Je peux changer d'avis, je viens de vous donner cette intention de vote mais je peux changer d'avis." Si on fait une hypothèse, il y avait une hypothèse et elle était indiquée dans notre rapport que la moitié des électeurs déclarant pouvoir changer d'avis votent pour le second choix qu'il nous qu'ils nous ont indiqué.

C'est ça le sens de ce tableau. Qu'est-ce que ça donne à ce moment-là en terme de potentiel de points bas ou de points haut pour chacun des candidats ? C'est une hypothèse.

On se dit si la moitié des électeurs qui nous disent qu'ils peuvent changer d'avis le font et votent pour le second choix qu'ils nous ont indiqué. L'objectif de ce tableau, c'est juste d'attirer l'attention sur le fait qu'il y a cette fluidité et qu'il ne faut pas se focaliser sur le seul résultat électoral. Donc on est vraiment dans cet objectif de donner des clés de compréhension de ce qui se passe dans la campagne et de ne pas uniquement les figer.

Ça aussi un peu ce qu'il y a à travers la notion de marge d'erreur, même si celle-ci me paraît plus compliquée pour pour d'autres raisons. Et s'agissant de Jean-Luc Mélenchon, incontestablement factuellement les institut sur cette élection, ce qui n'est pas le cas de toutes les élections. Encore une fois, les européennes ou les législatives ont plutôt très bien marché.

Mais lors de la présidentielle, il y a eu un résultat pour Jean-Luc Mélenchon en dessous de son résultat final. Nous avions parfaitement et je crois que vous l'aviez même noté dans certains de vos tweets, monsieur le rapporteur, la tendance. Donc la tendance, elle était à l'augmentation continue de Jean-Luc Mélenchon.

On était en dessous du niveau. Il y a les cristallisations du vote de plus en plus tardives. C'est aussi à prendre en compte.

Tout à l'heure, mon mon confrère évoqué les travaux de recherche qui ont été fait sur de très nombreux sondages. Il y a dans le monde et en France entre 15 et 20 % de lecteurs qui déclarent qu'ils prennent leur décision le jour même. Alors, normalement, on peut se dire ça va se distribuer aléatoirement, mais ça peut se distribuer dans une dynamique de vote pas tout à fait aléatoirement et ça peut contribuer expliquer un résultat qui n'est pas exactement dans ce qu'il y aura à l'arrivée.

Donc notre métier c'est d'essayer de donner des clés de compréhension. Évidemment plus on se rapproche du scrutin de se rapprocher de la du résultat final mais c'est surtout d'éclairer le débat et d'objectiver ces notions. Et encore une fois la question de la fluidité, elle est centrale.

C'est pour ça que nous nous avons ce panel entre autres et je crois qu'il est utile dans une démocratie. Et puis pour les électeurs, chaque électeur ensuite, ça peut faire le pont avec vos autres questions sur l'influence supposée des sondages sur le comportement électoral jamais démontré mais qui constitue quand même un objet de croyance ou d'interprétation pas toujours fondée. Mais chaque électeur ensuite peut décider de prendre en compte ou pas ce que les enquêtes d'opinion et les enquêtes électorales indiquent à un instant té.

Merci. Il y avait il y avait peut-être juste avant vous monsieur Lévi qui avait demandé la la parole et puis après je vous redonne la parole. Monsieur Sliman.

Monsieur Lévi, il faut couper monsieur teinturier. Est-ce que vous pourriez couper votre micro s'il vous plaît ? Merci.

Oui, vous avez vous avez présenté un sondage un sondage à R. Donc je voulais réagir là-dessus sur deux trois aspects. Peut-être un un un point euh enfin deux points.

Le premier aspect que nous n'avons pas la prétention d'être les herm de la vie politique et surtout pas à 2 mois d'une élection quelle qu'elle soit. Donc, il y a tous les éléments qui ont été indiqués, c'est-à-dire des dynamiques de campagne. Peut-être un point particulier concernant cette enquête, si je ne me trompe pas, euh nous avons vérifié en même temps, l'enquête a dû être réalisée du 18 au 21 février, c'est-à-dire 3 jours avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie et qui a eu indéiablement des effets.

Il y a les effets de campagne tels qu'ils sont évoqués. Là certainement le fait que il y a eu cette invasion de l'Ukraine par la Russie a eu et on l'a vu dans toutes les enquêtes des effets notoires et qui étaient pas forcément d'ailleurs ceux qui étaient complètement attendus. Euh pour faire vite, deux candidats qui étaient présentés comme n'étant pas forcément les plus critiques à l'égard de Vladimir Poutine ont progressé à savoir Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Un autre qui était présenté comme étant plutôt favorable à Vladimir Poutine a entamé une baisse qui a été une baisse notable. Euh il s'agit d'Éric Zemour et qui était mesuré effectivement à cette époque-là euh à euh 15,5 % et qui on l'a vu de manière tendantielle à baisser de manière structurelle. Les dynamiques globalement ont été identifiées.

Peut-être un aspect pour préciser ce qui avait été évoqué par Bris Sainturier. le le jour du scrutin, nous interrogeons chez Haris un peu plus de 6000 personnes qui sont qui sont inscrites sur les listes électorales pour non seulement voir leur comportement électoral mais également pouvoir avoir une connaissance de leur motivation de vote de la sociologie électorale de manière claire. On leur pose parfois des questions qui sont des questions complémentaires, notamment savoir à quel moment elles ont arrêté leur choix et leur choix pouvant être soit le choix de se déplacer ou pas pour aller voter, soit de se prononcer en fonction de tel ou tel candidat.

Euh le jour du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, nous avions 20 % des électeurs qui nous ont déclaré qu'ils ont choisi au cours des derniers jours euh de se déplacer pour aller voter. 20 %. L'électorat qui déclare avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon monte à 24 %.

Si on regarde le moment du choix du candidat, c'està-dire on était face à des électeurs qui disaient "Je pensais aller voter mais je n'avais pas complètement arrêté ma décision représente 30 % des électeurs qui déclarent "Au cours des derniers jours, j'ai vraiment arrêté mon choix. Ces 30 % montent à 42 % de la part de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon." Donc on a des dimensions de dynamiques, des dimensions d'accélération des dynamiques qui ont pu être opérées et qui expliquent pour partie le fait que les mouvements sont des mouvements qui sont entièrement corrélés entre les dernières mesures qui sont effectuées et le résultat réel et effectivement les différences que l'on peut observer entre la mesure effectuée le vendredi et ce qui a été réalisé le dimanche.

Oui, je voulais juste rebondir parce que un instant je laisse la parole au rapporteur qui avait une question spécifique sur ce slide là sur cette et après je vous donne la parole. Simplement question spécifique parce que là euh euh je je celui-ci é intéressant, c'est pour ça que je l'ai je l'ai je l'ai mis. Euh on voit que globalement il y a à gauche euh un une estimation des candidats qui si on accepte Jean-Luc Mélenchon, c'est à peu près le résultat final.

Il y avait il y avait plus Christian Tobira à la fin dans l'élection mais globalement on est à peu près sur le résultat final. Jado est donné à 5, il finit à à 463. Hidalgo est donné à 2 et fini à 1,75.

Rousell est peut-être un petit peu surévalué. Il est donné à 4, il finit à 228. et les et Nathalie Arto et Philippe Poutou sont à peu près dans le leur niveau.

Donc ce que mon mon questionnement est que là vous mesurez en fait quasiment le bon résultat à part pour le candidat Mélenchon. Mon impression, peut-être que je me trompe hein, mais mon impression c'est que c'est euh une une dimension de surmobilisation d'un électorat qui n'était pas, c'est ce que vous disiez tout à l'heure, mais qui n'est qui ne se sentait pas représenté ou qui était pas qui se sentait pas dans le dans le jeu qui va arriver. Et je crois voilà, je crois que c'est le même institut, j'espère ne pas ne pas dire de bêtises, mais il me semble c'est la même charte graphique, donc ça doit être à peu près ça.

Ça c'est l'intention d'aller voter au premier tour et on voit bien que elle est elle est assez fortement sous-estimée pendant une longue période. Mais c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est assez logique que quand on questionne les gens en octobre 2021 pour savoir s'ils vont aller voter à l'élection présidentielle, on soit très en dessous de du du résultat qu'on obtient à la fin. Donc, est-ce qu'il y a pas une question euh enfin est-ce que vous vous comment dire ?

Est-ce que vous essayez de corriger cet écart de participation ? Est-ce que vous d'une certaine manière euh vous vous prenez ça en compte ? pas pour dire on laisse de côté les résultats qui sont donnés euh ce qui me semble être ce que vous faites pour l'instant mais plutôt pour dire bon bah on sait que la participation sera plus élevée à la fin donc on va essayer de corriger les écarts de participation parce que pour aller jusqu'au bout du raisonnement j'ai un peu l'impression queon peut faire des redressements sur un certain nombre de choses mais que sur la participation vous vous interdisez d'une certaine manière d'y toucher parce que c'est le truc le qui peut avoir le plus d'effet en même temps précisément c'est le niveau de variation qui peut avoir le plus d'effets.

Donc pourquoi ne pas redresser ces écarts de participation quand on sait, je veux dire quand on quand on envisage une participation de personnes certaines d'aller voter à à à 59 % en octobre 2021, on sait très bien tous ici que s'il y avait une élection présidentielle à 59 % de participation réelle, faudrait quand même s'inquiéter fortement sur ce que ça veut dire pour notre démocratie. Bon, je je je me pose la question de manière très concrète. Comment ça se fait que c'est peut-être l'élément sur lequel vous avez le plus de de difficultés à mesurer ou à redresser ?

Je vais vous laisser la parole, monsieur et je vais peut-être la compléter avec un angle différent. Et pourquoi dans ces cas-là vous ne procéderiez pas à ce redressement au risque d'avoir des résultats plus en écart avec ce queon observera à la fin ? Nous nous avons cherché, je pense collectivement vous montrer que la la méthode d'une manière générale de réalisation des enquêtes, quel que soit le type d'enquête, s'appuie sur des protocoles et que l'intervention humaine qui viserait à partir d'hypothèse et à changer la nature de ce qui est mesuré de la part des institution d'âges n'existe pas ou quasiment pas hormis le choix de la colonne de redressement à laquelle quel on peut se référer.

Euh ce que si je pousse la logique, ça serait de partir de l'hypothèse qu'on mesure par exemple un taux de participation de 50 60 % à une période donnée et que l'on imagine que la participation finale sera de 70 75 80 % en imaginant ce que cela pourrait être fait et ce que cela pourra avoir comme conséquence. C'est possible de le faire mais ça ne relève pas de notre activité professionnelle. actuel.

Euh on ne peut pas à l'avance préjuger de ce que va être la participation électorale, ni même de ce que peuvent être les catégorie de population spécifique qui serait amené à se déplacer pour aller voter. Le deuxième point qui nous apparaît comme étant important de de souligner, c'est que la campagne électorale a ses effets et elle entraîne en général au cours de la dernière période des personnes qui sont les moins politisées à s'intéresser à la campagne électorale puis à décider de se déplacer pour aller voter et enfin de choisir un candidat pour lequel il peut être amené à apporter son bulletin de vote. Euh les les effets de l'évolution de la participation, on peut le mesurer et on a un exemple très précis de la campagne autour du TCE en 20045.

Lorsqu'on commence le débat référendaire, nous avions de mémoire 60 % des Français qui étaient favorables au vote sur le TCE, 40 % qui étaient opposés avec une anticipation de participation en tout cas au moment où les élections où les enquêtes étaient réalisées qui étaient famelles. En mars 2005, de mémoire, nous avons eu un sombre de débat, notamment un débat sur la directive Bolkenstein qui a modifié fondamentalement le rapport des Français à ce que pouvaient être les enjeux du scrutin. Nous avons connu en quelques semaines une évolution considérable des intentions de vote et de mémoire 14 points qui avaient été pris pour ceux qui avaient l'intention de voter non au traités constitutiennel de l'Européen.

Ce n'était pas tant des Français qui avaient changé d'avis du jour au lendemain, mais des électeurs qui considéraient initialement qu'il y avait pas d'enjeu à se déplacer autour d'un scrutin qui apparaissait comme étant institutionnel, qui est devenu un scrutin à caractère politique et avec une mobilisation de catégories de population qui ont fait que la plupart des enquêtes d'intention de vote autour du traité constitutionnel européen montrait quelques semaines avant, ce qui n'était pas le cas précédemment, qui avait un nom qui était majoritaire que ces intentions de vote n'ont pas eu d'incident sur une remobilisation du camp du oui en tant que tel et que c'est clairement l'effet de la politisation des débats qui a eu qui a eu une nature et une conséquence sur ce scrutin là qui pouvait prévoir qu' aurait en tout cas quelques semaines avant le débat sur la directive une augmentation de la participation électorale puis peut-être un dernier aspect l'histoire électorale nous amène à avoir certain nombre de surprises au 2e tour de l'élection présidentielle 2017. Au 2e tour de l'élection présidentielle de 2022, on a eu une baisse de la participation, ce qui est un phénomène auquel nous n'avions jamais assisté, hormis en 1969. Nous avons eu qui plusait un nombre record de votes blancs et nuls au deuxème tour de chacun de ces scrutins-là qui étaient des processus qui en tout cas électoralement ne s'étaient jamais produits.

Donc on peut très bien construire des hypothèses et je pense que chacun a suffisamment d'imagination pour essayer de la pousser au maximum. Est-ce que ça nous amènerait, enfin en tout cas, je pense qu'on partage collectivement, à sortir du registre sur lequel nous appuyons, c'est-à-dire des protocoles d'enquête qui vise à dire "Nous avons une méthodologie que nous cherchons à appliquer sans chercher à extrapoler autour de ce que cela pourrait donner." Cela à mon avis nous ferait sortir, en tout cas nous amènera à conduire des hypothèses qui seraient des hypothèses qui sortiraient des protocoles qui sont des protocoles empiriques sur lesquels nous appuyons.

Merci monsieur Sliman. Oui, vous voyez, je disais que je suis resté très jeune mais je perds la tête, j'avais pas fini mon propos tout à l'heure sur les effets les effets de campagne. On a bien vu avec les courbes que vous montriez que on a des dynamiques de campagne qui peuvent se créer en faveur de l'un ou l'autre candidat.

L'exemple de Jean-Luc Mélenchon euh c'est un sur la dernière présidentielle, c'est un exemple band wagon ou un exemple de euh de candidats qui profiteraient d'un vote utile euh à gauche et de mobilisation accrue de certaines de certaines catégories de population. Potentiellement, les sondages peuvent avoir aidé Jean-Luc Mélenchon dans cette dynamique de campagne en voyant un Jean-Luc Mélenchon qui progresse et une ADAGO donné assez tôt sous la barre des 5 puis autour des 2 % pour faire un 75. un certain nombre d'électeurs de gauche qui n'étaient pas mélanchoniste, qui n'aimaient pas Jean-Luc Mélenchon, mais qui voulaient voter à gauche, ont pu aller vers lui.

Mais c'est pas et je rejoindrai ce qui a été dit précédemment, c'est pas si mécanique que ça. Encore une fois, en 1995, euh la dynamique a été plutôt inverse. Un baladure finalement donné archi favori a pu jouer en faveur d'une remobilisation de Jacques Chirac.

On revient toujours à ce même reproche que nous font nos amis quand on les côtoie à déjeuner ou à dîner ou qui nous est fait régulièrement euh qui est celui de se tromper quand on regarde des sondages qui sont faits très en des scrutins. Parce que pour avoir donné des cours à des à des élèves, on peut même dire pour les amuser que systématiquement le favori des sondages à 9 mois ou 1 an d'une élection jusqu'à un passé récent jusqu'à un passé récent était le loser. On a eu des stretroscan, on a eu des qui étaient qui étaient archioris, on a eu des Alain Jupé qui était archi favori pour disparaître des écrans radars parce que ce qui compte sur les dynamiques de campagne et ça reboucle avec votre question à Jean-Daniel Léville il y a un instant, on ne peut pas s'amuser à faire des des pronostics.

Et on dit souvent, nous ne sommes pas dans des prs mais on mesure à un moment donné le rapport de force. Et oui, si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, vote 59 % de tout à l'heure, alors on serait certainement au-dessus si je prends mon doigt mouillé que j'essaie d'imaginer, mais sans doute qu'on a'urait pas le même niveau de participation si on convoquait ça demain, que ce qu'on a pour une élection présidentielle classiquement en France quand les gens ont pu s'y préparer, ont vu pu lire les professions de foi, pu voir les candidats en campagne et pu entendre les programmes. Donc c'est des dynamiques qui se créent et nous c'est pas notre sujet.

Notre sujet c'est de prendre de bonnes photos à l'instant. a d'autres mais je je Ah alors attendez une derni vous voulez compléter madame oui je voulais compléter sur la question de enfin une question qui était souscente qui était celle de l'influence des sondages sur sur le scrutin enfin des débuts de réponse ont été un petit peu amorcés égal a parlé tout à l'heure des différents effets potentiels. Je pense qu'il y a plusieurs choses qu'on peut retenir.

Enfin il y a trois éléments à avoir en tête. La première, c'est que euh sans doute que les sondages comme n'importe quelle information rendu publique dans le débat public ont une influence sur le scrutin. Euh Bris le disait, il y a rien qui a permis de le mesurer.

On est que sur des hypothèses. Euh il y a pas de travaux qui permettent de de d'identifier précisément la valeur de cette influence. Pour cela, il faudrait faire des on a parlé une fois avec les chercheurs du SVIPOF, il faudrait faire des des expérimentations extrêmement complexes à mettre en place en mettant des citoyens dans des situations de complète euh enfin de mise à distance totale de sondage d'un côté, d'autres de toute information, de médias.

Donc c'est voilà, il y a rien qui permet de le mesurer. On peut faire effectivement des hypothèses que toutes que les sondages comme toute information rendu publique peut-être ont une influence sur le scrutin en fonction de ce que les les électeurs en font. s'ils sont libres de les écouter, comme ils sont libres d'écouter leurs leurs proches, comme ils sont libres d'écouter ce qu'ils entendent dans les médias, comme ils sont libres d'écouter ce qu'ils voient dans les sur les réseaux sociaux, comme ils sont libres d'écouter les politiques.

Et de ce point de vue, c'était le deuxième point auquel je voulais venir, c'est que les sondages présentent cet intérêt, si on se réfère notamment à la à la définition qui est donné par la commission des sondages, de permettre d'objectiver des phénomènes d'apporter un éclairage juste et précis par rapport à des choses qui relèvent parfois de la rumeur, de la supputation dans un contexte politique de campagne qui est parfois euh hystérisé, polarisé avec des candidats qui vont vous dire "Moi, j'ai entendu que et je peux vous dire que les Français ils pensent ça et mes électeurs sur les marchés ils pensent que au moins Le sondage permet d'objectiver les choses, de dépeindre une réalité notamment sur les attentes des Français et je rejoindri sur le l'enjeu très important aussi des sondages non pas seulement pour dépeindre des logiques et des dynamiques politiques et électorales à l'œuvre mais aussi pour comprendre l'état d'esprit des Français, leurs attentes, leurs préoccupations. Ça c'est mon deuxième point. Euh et le 3è point auquel je voulais euh voilà sur lequel je voulais attirer votre attention, c'est la question de l'usage des sondages qui est fait parce que il y a l'enquête et l'enquête à mon sens elle est euh elle est essentielle pour les raisons que que j'ai évoqué.

Elle elle participe au débats politiques en apportant de l'objectivité. Euh mais ce qui est aussi problématique, c'est parfait l'usage qui peut en être fait par ceux qui commandent les enquêtes, ceux qui commentent les enquêtes, ceux qui les utilisent. je pense notamment certain nombre de de journalistes ou de politiques.

Il faut pas confondre donc l'enquête, le sondage, l'outil euh qu'on réalise avec des méthodes précises et l'usage qui en est fait et le commentaire qui est fait autour de l'enquête qui lui aussi a une influence sur le scrutin et potentiellement une influence plus forte encore s'il tentait qu'on peut démontrer le le poids de chacune des influences. Merci. Je pense madame Salvin qui voulait Oui, juste vraiment une une toute petite précision rapidement parce qu'on parle beaucoup de redressement euh on parle de et on a tendance à dire redressement d'ailleurs des résultats, redressement des intentions de vote.

Il faut bien faire attention. En fait, on l'a rappelé, c'est un métier très technique malgré ce qu'on pourrait penser. Il y a des protocoles extrêmement rigoureux.

On redresse des échantillons, on ne redresse pas des résultats. Et donc, il y a pas d'intervention humaine sur les résultats. De la même façon qu'on fait des redressements socio-démographiques en fonction effectivement de la réalité de la composition d'une population entre le nombre d'hommes, de femmes, de jeunes et cetera.

Euh de la même façon, on va faire des redressements sur l'échantillon en fonction des votes passés euh et de ce que ils nous ils nous apprennent aujourd'hui. Mais attention, on ne redresse pas des résultats. Voilà, c'est juste cette petite précision, mais je pense que c'est important euh parce que ça peut peut-être aussi éviter les fantasmes d'intervention humaine.

Merci. Je vais passer la parole à Manuel Montpard pour le groupe à France insoumise. Merci.

Merci monsieur le président. Merci à vous de de participer à ce à ce moment d'échange. Moi, j'ai juste deux trois questions.

Euh bon, évidemment, le l'objectif de cette commission d'enquête, c'est de c'est une commission d'enquête sur l'organisation des élections en France et donc l'objectif de d'échanger avec vous, c'est sur les éventuels impacts que peuvent avoir les sondages sur le processus électoral dans son ensemble. Euh ces éventuels impacts, ils peuvent être à différents niveaux du processus électoral. Ils peuvent être au moment de la constitution de la liste des candidates et des candidats qui vont se présenter.

Et donc quel peut avoir quel effet peut avoir ou peuvent avoir des sondages à 12 mois, 18 mois, 2 ans de l'élection sur la constitution de la starting list pour aller vite jusqu'à quel impact peuvent avoir les sondages sur le résultat du scrutin lui-même ? Mais là, on va plutôt parler des enquêtes d'opinion qui vont être publiées dans les tout derniers jours. Bon, sur le premier point à distance, pardonnez-moi, mais j'ai pas été convaincu par la réponse qui a été faite tout à l'heure. sur la question de la participation, quand on montre l'évolution des des estimations de participation sur une longue période de 12 mois ou de 18 mois, à 18 mois, par exemple sur la dernière présidentielle, vous sous-estimez si vous prenez les certains d'aller voter de 10 à 15 points par rapport à ce que vous observez sur le dernier sondage.

Or, vous le dites vous-même tout à l'heure, c'est certain d'aller voter. Ils sont pris en compte dans les modalités de calcul des intentions de vote. C'est-à-dire que dans votre échantillon, vous allez demander quel est le pourcentage, la probabilité d'aller voter et ensuite vous allez pondérer les résultats.

C'estàd que ceux qui sont à 10/ 10, vous allez leur donner beaucoup de poids et ceux qui sont seulement à 5 4 ou à 6/ 10, vous allez leur donner moins de poids. Donc ça veut dire que c'est c'est ce chiffre là, il va bouger sur le il va peser sur le résultat d'intention de vote que vous allez nous présenter nécessairement. Et vous me dites, c'est pas notre métier de faire de l'estimation de participation.

Je l'entends bien, mais pardonnez-moi, c'est ce que vous faites puisque vous décidez d'un algorithme qui pondère les intentions ou les certitudes de vote et donc d'un certain point de vue, vous faites une évolu une évaluation ou une estimation de participation. Et donc si ensuite vous voulez que la manière avec laquelle les choses vont être commentées prennent des soins et cetera, alors pourquoi vous ne par exemple proposez pas différentes estimations de participation et des résultats différents qui vont correspondre à ces différentes estimations de participation ? Ça c'est ma première question.

Je sais pas monsieur le président si vous voulez qu'on on les je les je je vous propose peut-être qu'on ce soit plus interactif qu'on réponde sauf si vous voulez aborder notre thématique mais si bah après j'avais de deux trois peut-être sur cette questionl comme ça permet d'être un peu plus dans l'échange direct. Oui monsieur. Sur la participation, c'est un travail extrêmement compliqué.

Tout le monde ici présent le sait. Je vais juste rappeler quelques chiffres sur les derniers scrutins puisqu'on les avait agrégé récemment. Pour les régionales du premer tour 2021, on était à 33,3.

Donc à chaque fois, on est en France métropolitaine et on était entre, je donne tous les instituts, hein, entre 31 et demi et 33 et demi. Voilà, tu pas très loin. Présidentiel prer tour 2022, c'était 76,2 et on était entre 73 et demi et 76.

Au second tour, on était l'FOP était à 72, le bon score était de 72. Aux européennes 2024, c'est 51,5 et nous étions tous entre 52 et 53. aux législatives 2024, c'était 66,7 le bon score et nous nous étions au total he tout institut confondu entre 675 et 69.

Euh donc il y a eu quelques autres épisodes, notamment les municipales en période Covid qui ont été beaucoup plus compliqué pour nos institut mais je crois que tout le monde savait pourquoi. Donc malgré la difficulté qu'il y a à la participation, nous faisons tous des efforts pour essayer d'être au plus près. Voilà.

Merci. Est-ce que l'un d'entre vous souhaite monsieur Lamba ? Oui, en fait je j'ai un peu de mal à comprendre la question parce que je je me demande ce qu'on nous ce qu'on souhaite et ce qu'on attend de nous.

Est-ce qu'on attend de nous de faire des prices d'être Pour ça, il y a autre chose qui s'appelle les marchés prédictifs qui sont les marchés de Paris. Vous pouvez regarder les côtes des candidats à 6 mois des élections et qui vous donnent ces éléments. Où est-ce qu'on nous demande de faire des sondages ?

Et on rappelle, le sondage c'est un instantané au moment où l'on réalise. Donc les estimations de participation que vous voyez ici, elles correspondent au moment où elles sont réalisées. Donc effectivement la participation estimée au mois de novembre, elle n'est pas celle qu'il sera celle du jour du scrutin.

Et c'est exactement la même chose que dans les courb d'intention de vote. Donc on ne peut pas faire une correction de l'estimation de la participation au moment où où on la réalise pour une question simple, c'est que derrière elle détermine des profils de personnes qui vont aller voter. les profils, ils sont déterminés en fonction des gens qui nous disent à un instant té pour qui ils vont aller voter.

Si on décidait que c'est pas 59 la participation, mais c'est 78, déjà on sait pas pourquoi on déciderait ça. Mais même si on le décidait, on ne pourrait pas savoir qui seraient les 78 % qu'on fixerait. On n aurait pas le profil.

Et donc, on n'est pas en mesure de faire ça parce qu'encore une fois, on nous là la question que vous posez nous amènerait à faire un métier qui n'est pas le nôtre. Le nôtre est de mesurer au moment où nous réalisons une enquête l'opinion publique. Très bien.

Monsieur Sanè, vous voulez compléter très très rapidement. Moi, je je crois que c'est un débat sur lequel vous nous avez déjà euh interpellé, hein, qui est un débat euh légitime. Euh moi, j'essaie souvent Gal Siman le disait au-delà de l'interrogation d'une mission comme la vôtre.

On est souvent interrogé par nos entourages pour nous dire "Mais pourquoi vous faites ça ? Pour faites ça quand il y a un lendemain d'élection qui peut être difficile ?" Moi, j'ai j'ai tenté une ou deux fois une une métaphore.

Donc, comme on est mercredi et que c'est jour de la sortie des films, je vais essayer de la faire avec vous. Quand vous voulez interroger ce soir sur les Champs-Élysées des personnes pour savoir si le film était bon, vous allez interroger les gens qui sortent de la salle de cinéma. Vous n'allez pas interroger les gens qui font la liste d'attente, qui sont dans la queue pour aller au cinéma à Paris et vous n'allez pas interroger les gens qui passent sur les Champsélysées mais qui ne s'arrêteront jamais dans le film.

Bah, c'est un peu pareil. Nous, on interroge des gens quand ils sont décidés à aller voter. Alors, on pourrait imaginer effectivement une prédiction de se dire ce serait une extrapolation d'un taux de participation qui serait élevé.

Il y a des fois où on a été surpris, je rappelle les européennes de 2019 où la participation avait subitement, y compris dans les derniers jours, on avait du mal à l'identifier euh progresser et on ne pourrait pas, Bruno l'a dit à l'instant, on ne pourrait pas affecter une un taux de prévision électorale à ces nouveaux électeurs. Voilà. Donc c'est pour ça que le choix que nous faisons, je sais pas comment chacun le fait, est plutôt de prendre les gens qui sont euh décidés à aller voter, qu'il soient certain, quasi certains ou euh qu'il pensent aller voter.

Merci. Attendez, dans l'ordre, il y a monsieur Teinturier qui voulait euh réagir. C'est un peu ce que Bernard Saanes vient d'évoquer.

Moi, j'entends bien, monsieur Bompard, ce que vous voulez dire. C'est que si on est un an avant, on a une mobilisation déclarée qui est inférieure à ce qu'elle sera. Est-ce que ça pose un problème ? autant que ce que nous mesurons dans l'intention de vote qui un an avant le scrutin évidemment ne sera pas au niveau du scrutin.

Alors si on voulait avoir un système d'hypothèse pour dire si demain ce que nous avons mesuré là aujourd'hui par exemple un an avant le scrutin 59 % potentiellement de participation si on fait une hypothèse à 60 % à 70 % qu'est-ce que ça crée sur les intentions de vote ? Je crois que c'est ça que vous avez en tête. on serait dans des schémas d'extrapolation et il serait extraordinairement difficile de ne pas créer encore plus d'imprécision ou de confusion parce que ça reviendrait à attribuer à des électeurs qui nous disent ça au moins on le sait aujourd'hui je n'ai pas l'intention d'aller voter une hypothèse de ils nous disent qu'ils n'ont pas l'intention d'aller voter mais nous on va quand même les prendre en compte pour voir ce que ça donne.

Mais je crois que c'est pas notre métier ça. On essaie nous de travailler sur des échantillons représentatifs avec ce qu'ils peuvent dire et ce qu'ils ne peuvent pas dire et du coup on part forcément du déclaratif des individus. Et derrière votre question, je crois qu'il y en a une autre qui est la campagne électorale, ça commence quand ?

À partir de quand ? On pourrait se dire là ceux qui nous disent nous sommes certains d'aller voter, c'est vraiment le corps électoral qui va aller voter. Mais ça on ne le sait pas.

Personne n'a la définition du moment où on pourrait se dire on est en campagne électorale et le chiffre que les gens nous disent, quel que soit le l'échelle qu'on utilise pour le capter là euh à 2 mois ou un mois ou à 3 semaines, c'est le bon chiffre. Donc on est forcé je crois de travailler avec un un modèle où on estime ce que donnerait une participation au moment où on fait le sondage ce que ça induit ensuite sur les résultats. Encore une fois et Salvin l'a rappelé, c'est l'échantillon que nous redressons.

C'est pas la participation ou les candidats, mais il y a des effets sur les niveaux. Et on suit le film jusqu'au dernier moment, en tous les cas jusqu'à ce que la loi nous le permette les vendredi minuit. Merci.

Je pense que monsieur le rapporteur voulait réagir là-dessus ou on laisse monsieur Bonpard poser sa deuxième question. Oui, je bon je l'idée c'est pas de faire un un dialogue mais juste en réponse à ce que vous venez de dire à cet instant. Moi, je vous ai pas dit que des gens qui vous répondaient 1/ 10 ou 2/ 10 sur leur intention d'aller voter qu'il fallait prendre en compte leur intention de vote.

Mais en fonction des instituts, je crois que tout le monde utilise pas la même méthode. Certains instituts considèrent que quelqu'un qui répond 9/ 10 sur sa certitude d'aller voter ne doit pas être pris en compte dans le calcul des intentions de vote. Bah, pardonnez-moi, mais en faisant ça, vous faites une hypothèse sur la participation parce que vous vous considérez quelqu'un qui vous dit à un an du scrutin à 9/ 10, je ne suis pas certain d'aller voter, vous décidez de ne pas le comptabiliser dans le calcul d'intention de vote.

Donc ça c'est c'était juste pour pour préciser ce ce poidl. Alors, je sais, certains vont me dire, nous on prend 9/ 10 et 10/ 10. Ou monsieur Dab a dit tout à l'heure, euh nous on va prendre plus de poids pour ceux qui font 10/ 10 ou 9/ 10 et puis après on va décroître en terme de poids et puis ceux qui vont être à 2 ou 3/ 10, on va pas les prendre en compte du tout.

Mais un certain nombre d'instituts et je trouve que c'est problématique et donc j'interroge ce point-là. considère que des gens qui répondent 8/10 ou 9/10 ne sont pas pris en compte dans les calculs d'intention de vote. C'est d'abord un problème du point de vue de la fiabilité des intentions de vote qui sont calculées.

C'est un problème du point de vue de l'information qui est donnée aux citoyens puisque quand vous publiez la notice, vous nous présentez un un échantillon de 1100 ou de 1200 personnes. Mais si vous retirez 40 % de l'échantillon parce qu'ils ne sont pas certains d'aller voter, vos intentions de vote, elles ne sont plus calculées sur un échantillon de 1100 personnes. Elles sont calculées sur un échantillon de 600 ou de 700 personnes.

Et donc les marges d'erreur que vous présentez dans vos notices, elles ne sont plus exactes puisque ce sont les marges d'erreur d' 1000 qui correspondent à un échantillon de 1200 personnes et pas les marges d'erreur d'un intention d'un échantillon qui correspond à 600 ou 700 personnes. Donc je pense c'est dans notre travail de vérifier de ce point de vue-là si cette méthode elle ne déforme pas l'application de la loi qui encadre les sondages. Et enfin je pose une dernière question monsieur le président et je m'arrête là.

J'ai juste besoin d'une précision parce que j'ai entendu deux choses qui m'ont paru un peu contradictoires et comme vous l'avez rappelé vous-même ici, nous sommes sous les uns et les autres dans sous sous serment. Euh monsieur Lévier a dit il y a il y a aucune intervention manuelle à l'exception du choix parmi différentes colonnes de redressement. Et madame tout à l'heure vous avez dit il n'y a pas du tout d'intervention manuelle.

Donc je voudrais savoir si oui ou non il y a des interventions manuelles. S'il y a une intervention manuelle entre différentes colonnes de redressement, comment sont constitué ces colonne de redressement ? Sur la base de quel paramètres ?

Et quel est comment est fait le choix entre les différentes colonnes de redressement ? Alors nous avons deux merci chers collègues. Deux questions très précises sur les 8/10 9/ 10/ 10 et sur les questions des retouches manuelles.

Sur la première question de Manuel Bompart. Monsieur Sliman. Oui, je voulais réagir tout à l'heure parce que j'avais deviné que c'était à cela que vous pensiez sur les projections de participation et cetera et effectivement chaque institut indique à la commission des sondages comment il fonctionne et quels sont ses choix.

En l'occurrence, tous les instituts ne fonctionnent pas de la manière que vous venez d'indiquer pour établir les intentions de vote. Nous retenons nous à Odoxa pour toutes les raisons qu'on qu'on détaillera pas là, mais d'antériorité par rapport au scrutin, on est trop loin, les gens savent pas. On considère que dès lors que quelqu'un 3 mois, 4 mois, 5 mois avant un scrutin ou 1 an avant nous dit "Oui, j'iraiis voter certainement ou probablement, on le prend en compte." Mais en réalité, vous regardez le wiki sondage sur l'ensemble des sondages publiés et les scores d'intention de vote, bah vous voyez qu'il y a pas de différence.

C'est-à-dire que que les instituts, certains utilisent du 9/10, du 10/ 10, d'autres du certainement et même du en ce qui nous concerne et on a négocier si j'ose dire, on a expliqué à la commission des sondages que nous estimions à l'évidence que quand on était très près du scrutin, alors il faudrait retenir les gens qui sont les plus certains d'aller voter et pas tout le monde, y compris des gens disaient oui peut-être, disant oui peut-être les oui peut-être ça ça sort dans ce cas-là mais à 1 an, à 6 mois, à 4 mois, on prend tout le monde. Mais si vous regardez la la feuille wiki sondage encore une fois sur tous les sondages, bah vous verrez qu'il y a pas d'écart malheureusement si j'ose dire entre Odoxa, IPSO, Sifop sur les niveaux observés notamment pour Jean-Luc Mélenchon ou la France insoumise. Donc c'est pas ça qui expliquerait que nos confrères qui testeraient des hypothèses de 9/ 10/ 10 bien en amont du scrutin sous-évaluerait la part de vote en l'occurrence pour Jean-Luc Mélenchon mais peu importe.

Euh en réalité, je crois que c'est vraiment un effet de dynamique des campagnes qui explique ça. Et puis ensuite un une ébauche de réponse euh sur votre question sur le la part de l'intervention humaine dans les redressements parce que ça aussi quand on a à faire à des élèves en cours et qu'on leur explique ce que ce qui est un sondage, redressement égale bidouille aux yeux des gens a priori. Donc c'est très simple, c'est mécanique.

Vous comprenez bien que quand on interroge un échantillon représentatif au regard des critères de l'INC en terme de sexe, d'âge, de CSP, de tout ce que vous savez, et ben on s'arrange pour interroger tant de pour d'hommes, tant de pour femmes et cetera. Il se trouve que si à la fin dans ce qu'on reçoit, dans ce qu'on récupère comme résultat, on a un écart qui a une sous-évaluation de 10 % des femmes, et bien on appliquera un coefficient de redressement pour que chaque femme dans l'échantillon ait une pondération, si c'est 10 % de 1,1. C'est la même chose avec Jean-Luc Mélenchon par exemple dans l'exemple que vous donniez tout à l'heure sur le sondage Aris.

Dans le sondage Aris que vous montriez, voilà où il voilà le 147 versus 215 en redressé. Bah ça veut dire que si il y a un redressement de 1.7 sur les individus statistiques qui disent "J'ai voté Mélenchon" parce qu'il y en a pas assez dans l'échantillon.

À la fin, quand on regarde, on se dit "Mince, j'ai pas assez d'électeurs mélanchonnistes." Chaque individu statistique qui a dit "J'ai voté Mélenchon" aura un poids de 1, quelque chose qui s'affectera au résultat de ce qu'il dira. Mais si à l'avenir il dit je vais voter pour Annie Dalgo, pour François Hollande ou pour Emmanuel Macron, soyons fou, et ben dans ce cas-là, c'est Emmanuel Macron qui bénéficiera du redressement statistique sur cette personne.

Donc il y a pas une mais ça c'est très important comme question parce que souvent les gens croient qu'on se dit tiens on s'est gourré de tant de points sur Mélenchon la dernière fois, on va augmenter de de 30 % son score dans notre intention de vote. ça ne se passe pas comme ça. Et ça répond peut-être aussi à votre C'était quoi déjà votre seconde question sur l' Ben voilà, ça répond à la question de l'intervention humaine.

Il y a pas d'intervention humaine, c'est mathématiques. En revanche, vous avez raison sur un point, c'est pour ça que la commission des sondages, on lui tous les instituts lui livrent les redressements effectués. Chaque institut de sondage, de la même manière qu'il peut choisir de d'interroger davantage les plus certains, les 9/ 10, les 10/ 10, chaque institut de sondage et vous voyez qu'on est tous différents ici peut estimer que le meilleur redressement à opérer sur une intention de votre présidentielle, c'est le redressement qui mixe présidentiel second tour de la dernière fois, reconstitution du vote à la présidentielle au second tour, reconstitution du vote au premier tour et puis peut-être dernière élection de référence et l'un de mes confrères utilisera peut-être une autre ligne pour que que ce soit carré.

La commission des sondages nous impose depuis un certain nombre d'années. Avant, on pouvait faire ce qu'on voulait de ce point de vue-là. Elle nous impose d'abord d'avoir une transparence totale des lignes que l'on utilise et elle nous impose aussi de maintenir la ligne.

Ça veut dire que si vous faites un choix de redressement une fois pour une élection donnée, vous devez vous y tenir constamment. La seule latitude qui nous est laissée, c'est si comme nous on démarre loin en amont d'une élection en prenant tout le monde, y compris les gens qui sont pas absolument certain de voter, on a quand même le droit quand on arrive très près du scrutin de se focaliser sur les certains parce que il est plus probable que ce sont ceux qui voteront. Bon voilà, j'espère avoir été clair sur les redressements.

Merci. Y a-t-il un complément sur les redressements manuel, les colonnes ou sur lesquelles vous avez été interrogé ? Non, je je me disais juste qu'on avait pas répondu à votre question sur les effets des on est parti sur les redressements mais sur les effets auprès des électeurs, les effets supposés ou ou réels et leur mesure des enquêtes publiées.

Donc je sais pas si c'est maintenant l'objet de la de la discussion, mais je pense qu'on va peut-être deux remarques, c'est c'est effectivement une commission d'enquête sur l'organisation des élections et pas sur la sous-estimation éventuelle de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages préélectoraux. Je pense que je pense que c'est bien et je pense que le rapporteur a a d'autres questions, mais quand même une question un peu, c'est soit il va falloir arriver probablement dans nos travaux à répondre à cette question, soit les les sondages se trompent, soit ils ont de l'effet. Ce qui est compliqué, c'est de dire les deux à la fois.

Et d'autre part dans les sous questions qui sont parfois posées, des interventions manuelles, de la sous-estimation, de la participation, mais avec quelle intentionnalité au fond ? Donc la question qui vous est posée, c'est est-ce que le métier du sondeur, c'est essayer de projeter l'image la plus fidèle possible de l'opinion publique à un instant té ou y aurait-il un objectif caché ? J'ai eu l'impression certaines des questions mais y a-t-il de la manipulation manuelle ?

Y a-t-il une mauvaise prise en compte de la participation ? Je ne suis pas sondur mais j'imagine que la qualité d'un institut de sondage est mesurée au fait qu'à la fin il soit pas beaucoup trompé par rapport au résultat final et et donc et donc je crois que c'est ça qu'il faut arriver y compris dans cet échange. J'allais dire entre guillemets à purger.

C'est quoi l'intentionnalité d'un mauvais redressement l'intentionnalité d'une mauvaise prise en compte de la participation voire même d'une manipulation manuelle derrière un redressement. Donc voilà, je pense qu'on peut continuer comme ça nos nos travaux et avancer sur la les autres questions que vous avez. Monsieur l'importeur, je je précise du coup parce que c'est pas du tout mon intention.

Moi, je pense que vous faites votre travail avec une certaine forme de logique et une certaine forme de Oui. de logique dans les redressements. Ce qui m'intéresse, c'est que il peut y avoir un souci qui est posé précisément parce que à un instanté, vous dites "On fait une photographie".

C'est c'est la formule qu'en général vous utilisez. on fait une photographie à un moment donné, sauf que on sait tous, vous aussi que la photographie de ce moment-là ne correspond pas à euh la photographie de ce qui s'est produit à la fin. Donc le souci qui est posé pour le législateur, c'est que il y a des effets qui sont induits par la photographie que vous créez.

Ces effets sont multiples. D'abord, ils constituent des rapports de force qui ne sont pas les rapports de force finaux. Donc il il donne une certaine idée de de potentiel rapport de force à l'intérieur de l'élection.

Et surtout, vous avez mis le doigt pour certains d'entre vous, là où ça fait mal, c'est queil y a des commentaires qui sont faits médiatiques sur la base des sondages que vous que vous produisez et que c'est sans doute du côté et ce sera ça fera partie aussi de notre commission d'enquête, rassurez-vous, c'est sans doute du côté médiatique qui a ensuite des sujets qui sont posés parce que si vous donnez une photographie de quelque chose qui n'est pas la réalité qui intéresse finalement les lecteurs, c'est de ce qui se passe à la fin, et bien du coup, il peut y avoir des effets notamment des effets en terme de temps de parole à la télévision qui sont qui sont aussi euh basés sur les résultats des instituts de sondage, mais aussi en terme de financement des campagnes électorales parce que un candidat qui est donné à un niveau qui va être plus faible que ce qu'il fait à la fin, bah la banque, elle va arriver, elle va dire "Oh là là, mais dans les sondages, il est donné à 5 % là, le remboursement c'est pas sûr sûr. Donc est-ce que je lui prête Tout ça a des effets très concrets dans la vie démocratique de notre pays. C'est pour ça que c'est important pour nous de bien comprendre si les les écarts à la réalité à laquelle on arrive à la fin ne peuvent pas poser des problèmes dans l'organisation des élections.

C'est l'objet de notre commission d'enquête. C'est c'est la raison pour laquelle on vous fait venir et et on essaie d'avoir des éléments. Mais vous avez dit des choses qui sont intéressantes.

Je vais je vais essayer de tirer le fil un peu par rapport à ce que vous dites parce que vous avez dit avant on pouvait enfin la formule était peut-être un peu un peu à l'emporte-pièce mais vous avez dit avant on pouvait faire à peu près ce qu'on voulait et maintenant la la commission des sondages elle nous impose d'avoir une colonne de redressement et j'ai j'ai ici les les propos de Pierre de Pierre Veille qui était le fondateur de l'Institut Sofresse au monde en en 2011 qui disait il y a une dose de pifomètre. Bon, je comprends que compte tenu de la difficulté à constituer des échantillons qui sont bien représentatifs de l'ensemble de la population, particulièrement pour ce qui est du suivi politique, particulièrement du fait qu'il peut y avoir des sous-déclarations, des surdéclarations, c'est difficile. Je dis pas que vous avez un métier facile, c'est difficile de d'obtenir les résultats qui sont les résultats corrects, mais si jamais vous nous dites que vous envoyez à la commission des sondages des colonnes de redressement sur la base desquelles vous êtes censé vous baser et si je me base, c'est en l'occurrence, je l'avais mis en slide pour que tout le monde puisse avoir les propos.

Euh c'est ce que nous a dit la commission des sondages quand on les a reçu. Ils nous disent "Nos pouvoirs d'enquête nous permettent d'exiger d'un sondeur tous les éléments lui ayant permis de réaliser un sondage dans l'affaire Youov comme dans d'autres. Nous avons demandé l'ensemble des fichiers, des tableaux Excel et des données brutes nécessaires pour reconstituer les résultats.

Si un institut nous les fournit pas, nous estimons que le sondage doit être dénoncé. D'où cette question ? Il y a des notices publiques qui sont mises sur le site de la commission des sondages.

Envoyez-vous à la commission des sondages des notices expert qui serait davantage détaillé que ce qui est rendu public par la commission des sondages. Et si oui, n'y a-t-il pas là peut-être des clés de compréhension, d'analyse pour les médias, des redressements qui peuvent être faits et qui pourraient être utile dans le commentaire médiatique sur les données que vous communiquez à la commission des sondages mais qui du coup ne seraiit pas communiqué au grand public pour lui permettre d'avoir des éléments d'analyse plus approfondis. Très bien.

Qui qui se lance ? Monsieur L. Oui, absolument.

Enfin, on est un des peut-être en préalable euh on peut dire qu'il y a en France une commission des sondages, ce qui est pas le cas dans tous les pays et qui est une commission euh qui euh à vocation a expertisé et a donné son aval sur la fiabilité de la méthodologie ou éventuellement euh d'adresser un commentaires qui peuvent être privés ou qui peut être publ et qui peuvent entraîner une notification qui est une notification obligatoire. dans si je ne fais pas d'erreur le média dans lequel le sondage a été commandé. Effectivement, il y a une notice spécifique expert qui est envoyée à la commission des sondages et qui n'a pas vocation à être rendu publique.

Cette notification explique dans le détail notamment le choix et qui n'est pas le même selon tous les instituts du protocole d'enquête et du choix de ce qu'on appelle la colonne de redressement. Cette colonne de redressement, elle est effectivement plus encadrée que par le passé et on a aujourd'hui non pas uniquement de notre propre chef, mais également parce que c'est une instruction de la part de la commission des sondages, instruction qui n'existait pas par le passé en nous disant vous n'avez plus la possibilité au fur et à mesure de l'avancée du dérouler de la campagne le choix d'une évolution dans cette colonne de redressement que vous considérez comme étant la référence, vous avez l'obligation d'en choisir une. C'est de votre propre chef.

Vous pouvez nous expliquer les raisons pour lesquelles vous retenez cette colonne, mais vous n'avez plus après la possibilité de pouvoir changer dans cette forme de colonne de de redressement. pour que les choses soient assez claires, pour qu'on puisse avoir une forme de de de représentation, vous avez d'une manière générale euh lorsque vous avez des données électorales, des données qui peuvent être brutes, c'est-à-dire tell que vous les avez recueillis sur le terrain d'enquête, des données qui sont redressées de manière socio-démographique, donc c'est-à-dire avec les critères de l'INC à socio-démographique plus une échéance électorale passée, voire deux ou trois échéances et qui sont ensuite sur lesquels on a également des précisions, c'est-à-dire est-ce que la population a déclaré qu'elle était certaine ou pas d'aller voter ? Est-ce qu'elle était certaine ou pas de son choix ? même est-ce qu'elle cumule fait qu'elle a été sûre de son qu'elle est sûre de son choix ou qu'elle est certaine d'aller voter ?

Et donc on a l'ensemble de ces données qui sont délivrées à la commission des sondages en amont de la publication et que la commission des sondages valide ou invalide le protocole qui est un protocole d'enquête. Et encore une fois, je crois qu'il s'agit d'une spécificité, en tout cas dans les pays occidentaux ou dans les pays dans lesquels les enquêtes d'opinion sont autorisées, de d'avoir ce contrôle qui est un contrôle a priori et avec un pouvoir de sanction de la part de la commission. Merci.

Sur ce sur ce point-là, est-ce qu'il y a d'autres demandes de prise de parole, d'explication ? Monsieur Dabi, je voulais réagir sur deux petits points. Monsieur le rapporteur, vous dites que le temps de parole est le temps de parole est indexé sur le poids dans les sondages.

C'est pas complètement vrai comme vous le savez. C'est le le poids des c'est le score dans les sondages, c'est le nombre d'élus et c'est le résultat aux élections passées. Donc c'est pas les sondages qui vont ça joue quand même qui vont jouer un rôle plus important que d'autres.

Je crois que le le poids des élections passé au nombre de est peut-être plus important. On regarde en plus il y a des médias non contrôlés où beaucoup de partis politiques peuvent s'exprimer. Deuxièmement, je suis un petit peu à côté du sujet mais j'ai entendu à deux trois reprises des phrases du genre "À 1 an à 2 ans du vote, le gagnant est toujours perdant, on ne sait pas ce qui va se passer." C'est vrai la plupart du temps, mais ça a pas été le cas dans toutes dans toutes l'élection présidentielle, toutes les élections présidentielles pardon.

C'est-à-dire qu'entre 86 et 88, il y a pas un sondageif au France à Mitérand a été donnu a été donné perdant. Je par le contrôle de Fré Frédéric Mich qui a travaillé là-dessus et entre 2006 et 2007 pas un sondage a donné Nicolas Sarkozy perdant. J'ai un 5050 de second tour mais qui n'a pas d'importance entre lui et ses guan Royal.

Donc on ne sait pas ce qui se passera en 2027 mais dire comme ça décréter de manière péremptoire que le gagnant sera le perdant que voilà on est plutôt sur une incertitude et plus que sur des choses qui sont à mon avis à être assiné. Je vous remercie, je vais devoir vous quitter, j'en suis absolument désolé mais je suis à votre disposition pour répondre par écrit à toutes autre question. Merci monsieur D maage.

Vous vouliez compléter là ? Vous m'entendez ? Merci euh monsieur le rapporteur, on a déjà eu cet échange, donc je suis désolé de de de me répéter un peu ici, mais je j'avais déjà été étonné par le le raisonnement que vous venez d'exposer sur l'importance des candidats et plus globalement sur le rôle des sondages parce que si ce ne sont pas des échantillons représentatifs qui sont interrogés pour mesurer le soutien d'un candidat, sa popularité, ses chances de gagner une élection et cetera, et cera à qui attribue-on ce rôle et qui décide qu'un candidat mérite d'être soutenu, mérite d'être invité dans les médias, mérite de bénéficier de de crédit et cetera.

Moi personnellement en tant que démocrate, je pense que c'est un progrès, d'ailleurs, c'est ce qu'on observe dans toutes les démocraties, je pense que c'est un progrès que des échantillons représentatifs de citoyens soient sondés, soient interrogés pour déterminer les attentes, les demandes, les opinions sur des tas de sujets, sur pas que sur des sujets électoraux. la réforme des retraites, souvenez-vous, où tous les sondages publiés montraient une opposition majoritaire des citoyens à cette réforme et donc constituer d'une certaine manière une contribution fondamentale au débat démocratique et à la connaissance de de la volonté des citoyens, du peuple. Et je pense que les sondages, on le sait et c'est ce qui nous oblige d'ailleurs, sont effectivement euh aujourd'hui et tant mieux un acteur majeur, un acteur décisif du déma démocratique et de la connaissance de de la volonté populaire.

C'est c'est un vieux débat. Si vous refait l'histoire des sondages, beaucoup d'acteurs se sont opposés au développement des sondages. À commencé d'ailleurs par les les journalistes, les les faiseurs d'opinion qui avant le développement et la diffusion des sondages se présentaient comme les les portees-paroles de l'opinion publique et déclaraient ou croyaient pouvoir déclarer ce que pensaient les citoyens, ce qu'ils voulaient et cetera.

Moi en tant que en tant que démocrate, je préfère que ce soit des échantillons représentatifs et même plus que ça, je préfère qu'il y en ait de nombreux. Voyez, le fait qu'on soit pluriel qui est de de nombreux insultes de sondage en France, le fait que les sondages soient transparents aussi, c'est un élément important. On est dans un pays où les notices sont publiées.

On a évoqué le rôle de la commission des sondages. Les nôtres en tous les cas et celles de mes confrères sont publiés. Vous pouvez vous l'avez vous-même montré, vous avez montré des bruts, vous avez montré des redressés.

Les questions sont systématiquement publiées. Les enquêtes d'opinion publique, le public, les journalistes, vous-même, vous pouvez voir les questions qui ont été posées, l'ordre dans lequel elles ont été posées, les réponses qui ont été apportées. Donc tout ça est, je crois un élément de de progrès de la démocratie.

Il faut s'en réjouir. Il faut s'en réjouir. Et vous-même, si je peux me permettre, je pense que vous y avez intérêt.

C'estàd je ne sais pas je ne sais pas ce qu'il se passera. Imaginez un instant que votre parti, vos candidats ne soient pas sondés. Je ne suis pas certain que vous auriez le même accès au médias, que vous auriez la même le même accès à la parole publique, peut-être les mêmes emprunts dont vous bénéficiez.

Donc je pense que c'est quelque chose qui est réellement un enjeu démocratique majeur. Je suis moi euh membre de de l'assurance mondiale des sondeurs. C'est très intéressant les réunions de de cette association parce qu'on voit bien les pays où on n pas le droit de sonder.

On voit bien les pays où les sondages sont sous contrôle, sont sous influence et cetera. Et il y a une corrélation évidente, il y a une corrélation très étroite entre la liberté de sondé et la démocratie. Je crois qu'il faut en avoir conscience et d'ailleurs faut se battre pour cette liberté de sondé.

Pour moi, la liberté de sondé de ce point de vue-là et j'arrête là. elle est comparable à la liberté de la presse. Donc le fait de pouvoir sonder de pouvoir sonder librement, je pense que c'est un élément absolument capital d'une société démocratique qui fonctionne et dans laquelle le le débat, la connaissance de l'opinion publique est libre.

Voilà. Donc je je pense que vous ne devriez pas regretter autant que ça le rôle et la place et l'apport des sondages dans le processus démocratique. Mais nous ne sommes pas à la fin de cette commission d'enquête, monsieur le rapporteur.

Non, c'est simplement pour apporter une précision. Moi, je je ne regrette pas. Je je ne sais pas à quel moment vous avez entendu ça dans mon propos.

Moi ce qui m'intéresse c'est une forme de précision, une forme de transparence justement parce que quand vous dites que il y a une transparence des instituts de sondage, je suis au regret de vous dire que ce n'est pas vrai. Je ne considère pas qu'il y a une transparence de la part des instituts de sondage. et une transparence qui est faite peut-être auprès de la commission des sondages.

Et pour ce qui concerne le grand public, la population française et les médias eux-mêmes qui parfois sont les personnes qui commandent les sondages, il est faux de dire qu'il y a une transparence puisque précisément il y a un point qui est un point majeur de détermination qui est cette ce critère de redressement et que par ailleurs la question reste posée de la création d'artefacts que représente l'interrogation sur une élection présidentielle 2 ans avant 3 ans avant avec les réalités médi médiatique et politique qu'elles peuvent conduire à construire. C'est ça qui nous intéresse nous comme législateur. Je reviens sur le sondage que je vous mets ici.

C'est en tout petit mais parce que c'était plutôt ce qui m'intéressait dans ce dans ce sondage là, c'était plutôt la question de la taille des échantillons où à la fin sur un échantillon de 1200, on finissait sur 600, ce qui me semblait quand même une division par de la taille de l'échantillon alors que les marges d'erreur ensuite vont être là-bas. Bon là, je vous prends ce sondage là qui est typique de n'importe quel sondage réalisé très longtemps avant une élection présidentielle sur valorisation de Marine Le Pen, sous-valorisation de Jean-Luc Mélenchon. Ça produit des effets politiques et ces effets politiques sont assez simples à à comprendre.

C'est on dit Marine Le Pen va gagner l'élection présidentielle, c'est une quasi certitude. Je je grossis le trait hein. Jean-Luc Mélenchon va la perdre, c'est une quasi certitude.

Tout ça construit des représentations politiques qui peuvent avoir un impact majeur sur le débat public. Nous, c'est ça qui nous intéresse comme législateur. Moi, je je en l'occurrence ça m'intéresse personnellement comme militant politique bien sûr puisque c'est mon candidat à l'élection présidentielle qui est sous-évalué.

C'est quand même un peu dommage pour moi, mais indépendamment de ça, je trouve que pour nos concitoyens, il y a une question majeure qui est posée et je veux aller jusqu'au bout de ça, c'est que par ailleurs, la place qui est prise par les sondages dans le commentaire médiatique, mais ça c'est pas forcément de votre faute. C'est pas c'est même pas du tout de votre faute parce que les ce sont les médias qui vous commandent des sondages. Mais la place qui est prise par les sondages dans le débat médiatique peut invisibiliser d'autres sujets. les questions programmatiques, les éléments de réponse à de l'actualité chaude par les candidats où on va avoir plutôt une logique de course de petits chevaux, je résume un petit peu le l'idée mais de course de petits chevaux pour savoir lequel est en tête dans le dernier sondage.

Plutôt que de savoir que pense un tel de du changement climatique, que pense un tel sur les questions de sûreté, que pense un tel sur la question du pouvoir d'achat ou de la retraite. Et on voit bien ensuite combien ça peut avoir des effets majeurs dans la vie démocratique de notre pays. Ce qui s'est joué dans je je pardon je je vais je grossis un peu mais ce qui se joue dans les tensions actuelles qui existent dans notre pays notamment sur la question de l'âge de départ en retraite c'est précisément le fait que ça n'était pas un des éléments centraux du débat politique de l'élection présidentielle.

Or précisément si on va sur le fond bah çaen était un. Et moi, c'est ça qui m'intéresse peut-être dans dans cette cette réflexion qu'on porte. Et ensuite, on verra les médias parce que je pense que c'est c'est aussi eux qui ont qui ont une part de de responsabilité dans ces situations.

Mais ce qui est intéressant, c'est que si les les niveaux évalués sont très éloignés de ce qui se produit au final, ça a des impacts politiques qui sont qui sont qui peuvent être majeurs. Bien. Alors ça appelle peut-être si si j'essaie de parce qu'il faut qu'on avance et puis je sais que vous avez d'autres questions, d'autres aspects.

Peut-être est-ce qu'on peut pas aller au bout de cette question sur la transparence monsieur le monsieur le rapporteur ? Euh parce que j'entends quand même mais je je veux pas être je veux pas mal reformuler qu'il est pas question d'interdire les sondages mais la question qu'il soit parfaitement transparent. Est-ce que aujourd'hui les informations que vous transmettez à la commission des sondages, vous en avez donné quelques exemples, est-ce qu'on peut aller plus loin ?

Il y a la question de la notice expert. Si je suis, moi je suis pas un expert du sujet, mais j'ai compris que vous transmettez plus à la commission des sondages et j'ai compris aussi qu'il y avait des pratiques différentes des instituts dans le niveau de d'information. Et donc c'est plutôt vers ce type de d'investigation et d'échange qu'il faut peut-être qu'on poursuive un tout petit peu, monsieur le rapporteur, c'està-dire est-ce qu'on peut aller un cran plus loin dans l'information rendue parfaitement transparente dans le débat public ?

Et au fond, y a-t-il, je vais être un peu direct, y a-t-il parmi vous des instituts de sondage qui considéraient que aller un peu plus loin dans les éléments qui sont publiés sur le site de la commission des sondages poserai des difficultés, par exemple, les informations qui sont transmises sous le volet expert ? Est-ce que je est-ce que c'est une question que je voilà pour essayer d'avancer un can, est-ce que parmi vous il certains qui disent "Ah non, il faudrait pas aller plus loin dans l'information qui est transmise qui est rendu publique". Non pas transmise mais rendue publique.

Madame juste dire quelque chose qui répond partiellement à votre question. Je pense qu'il ne faut pas confondre transparence et pédagogie. Le sujet à mon sens n'est pas tant celui de la transparence que celui de la pédagogie qui accompagne les enquêtes.

On pourrait mettre à disposition du grand public toutes les informations qui sont transmises à la commission des sondages dans la notice experte et qui sont complètement complètes. Alors, je parle pas pour mes confrères, je m'amuse pas à consulter toutes les notices de tout le monde, mais je pense qu'on on répond tous à ces obligations de de mise à disposition de à la fois le questionnaire précis, l'ordre du questionnaire, le commanditaire, les gratifications, les lignes d'adressement utilisé. Donc on est on va très loin dans ce qu'on produit à la à la commission des sondages.

On pourrait tout à fait mettre à disposition du grand public ces éléments. Enfin, il me semble. Mais vous voyez bien la difficulté qu'on a ici avec des gens plutôt euh qui s'intéressent au sujet de de comprendre un certain nombre de choses.

La question des redressement par exemple, on a dû insister sur attention, on redresse pas des résultats, on redresse pas des individus, on redresse des candidats. Donc je pense qu'il faut trouver l'espace pour expliquer à tout à chacun comment ça fonctionne. On est plusieurs ici à donner des cours.

On en a parlé, moi j'ai j'ai aussi donné des cours pendant un moment à des étudiants où je leur disais mon mon but c'est de faire de vous des citoyens éclairés. Et c'est vrai qu'il commençait euh le cycle de séances, on avait 24 séances, enfin 24 heures ensemble avec beaucoup d'a priori et il finissait en me disant "Ah mais finalement, j'ai compris plein de choses, c'est beaucoup plus clair qu'il n'y paraît, c'est pas de la bidouille parce qu'effectivement mais on voit bien qu'on travaille sur des méthodes scientifiques rigoureuses, précises et ça demande du temps d'explication. Donc moi, je veux bien qu'on partage avec le grand public mais peut-être que c'est en cours d'éducation civique qu'il faut le faire ou je ne sais pas.

Mais voilà, attention, ne pas confondre transparence et pédagogie. Vous y êtes plutôt favorable ? parce que certains pensent que c'est une mauvaise mauvaise chose.

Monsieur Jean-Bard, je voudrais revenir sur un point. Vous avez dit si on se rend compte que les sondages 2 ans avant sont différents de ce qui se passe le jour du scrutin, ça pose un problème. Mais ça n'a pas de sens cette phrase.

Ce que l'on mesure 2 ans avant, c'est ce qui est l'état des lieux 2 ans avant. Ça ne peut pas être ce qui se passe 2 ans plus tard. C'est parce que justement nous vivons dans un pays où il y a un processus démocratique.

Et c'est ce processus démocratique qui fait qu'en 2 ans les choses changent. dans les pays autoritaires effectivement les sondages 2 ans avant ils correspondent au résultats de l'élection au point près. Mais pas dans les pays démocratiques.

C'est justement le processus démocratique à travers une campagne électorale un certain nombre de choses. Euh premier point. Second point euh sur la question de la notice.

Euh voilà, je vous informe juste que nous mais c'est une position personnelle d'opinion. Nous publions l'intégralité de notre notice. Elle est accessible sur le site de la commission des sondages.

Encore une fois, c'est une position personnelle d'opinion. Donc de notre point de vue, nous ne voyons pas d'inconvénient. Après, chacun est libre d'avoir sa propre position sur le sujet.

J'entends les arguments de ceux qui pensent que c'est un document assez complexe. Vous pouvez aller consulter et que ça n'est pas effectivement très compréhensible sans explication, sans pédagogie autour. Euh mais euh effectivement ben de la même manière qu'on est divers et qu'on est nombreux à à travailler euh euh sur ces sujets d'opinion publique et avec euh des méthodes qui sont euh globalement euh euh comparables, mais euh chacun notre manière de faire.

Euh il y a aussi euh des positions là-dessus qui peuvent être euh variées et différentes, mais euh je considère que chaque position est légitime de ce point de vulgl sur la question de la la publicité. Oui, monsieur madame Alvin et après monsieur Excuse-moi euh juste justement je suis sur le site de la commission des sondages effectivement et en effet selon les instituts les feuilles de redressement sont publiées ou pas. Donc effectivement le voilà le le public le grand public peut avoir accès à ses feuilles s'il le souhaite et en fonction effectivement de ce qui est rendu public.

Nous chez Berriant de la même façon on on publie tout. Voilà. Donc alors qui ne publie pas tout et à qui ça posera un problème de tout publier ?

Monsieur Levi, non pour avancer un peu, monsieur Lévi ou monsieur teinturier, allez-y. Nous nous publions nous ne publions pas tout. Nous remettons à la commission des sondages absolument tout ce qu'elle exige, tout ce qu'elle demande.

Nous ne publions pas tout ce que nous envoyons en commission des sondages en parallèle. L'idée étant, est-ce que au nom de la transparence, on crée pas de la confusion supplémentaire ? sincèrement sur ce reproche de transparence, mais on peut évoluer hein sur ces ces questions sur la question de la transparence.

Moi je me souviens avoir fait avec le monde en 2011 je crois un grand papier. On leur a montré donc en 2011 il y a 15 ans ce qui était un redressement les table ils ont fait toute une analyse, on a tout ouvert, on a on a tout expliqué. simplement, je crois que ces ces éléments-là et ce type de débat le montre aussi doivent être accompagnés malgré tout d'explication.

Euh quand je vois que depuis 30 ans, nous répétons que nous redressons l'échantillon et qu'on pense toujours que nous tripatouillons, et j'ai entendu des choses dans les auditions que vous avez conduites qui laissent un peu rêveur, euh mais que nous ferions tout cela de manière euh non rigoureuse. Et bien, je me dis que oui, parfois la matière est assez technique. Il faut peut-être l'accompagner, pas simplement au nom de la transparence, la mettre comme ça en diffusion absolue.

Maintenant, l'exemple d'opinion no est intéressant. Il y a il y a eu c'était cette publicité. Ça n'a pas changé grand-chose donc pourquoi pas.

Merci. Alors oui, monsieur Dorido. Hop, si ça marche.

Je voulais simplement compléter le le propos de Bris. C'est vrai que la première fois qu'opinion a a publié donc dans la notice qui est consultable par tout le monde l'ensemble de ses redressements, moi j'y étais pas très très favorable dans le dans le sens où c'est tout ce débat sur les redressement. Je veux dire le brut, il est toujours moins bon que le redresser.

C'est ça qu'il faut comprendre. Je pense qu'on n' pas évolué dans ce débat depuis 20 ou 30 ans parce qu'on continue de parler de redressement comme si c'était quelque chose une intervention un peu magique, un peu peut-être sale alors qu'en fait un sondage doit être dressé. Si demain l'un de nos confrères envoie un sondage à la commission des sondages, un sondage électoral sans le redresser, je peux vous dire qu'il y aura une mise au point dans le média et qu'on on en parlera énormément.

Donc je pense que c'est toujours ce débat autour du redressement qui est qui est qui est un peu bizarre. Donc on peut en effet publier l'ensemble à l'ensemble du grand public, l'ensemble de de nos redressements. Opinion le fait depuis quand même un certain temps, ça n'a pas changé la la perception du du grand public.

Donc je pense que ça servira à un certain nombre de de médias ou de politiques d'interpréter les résultats d'un sondage en disant si on avait pris cette colonne, ça aurait fait un point de plus, deux points de plus. Ça au moins un mérite, c'est de démitifier, de croire que justement ces redressements qui sont absolument nécessaires changent les résultats d'une intention de vote de trois ou quatre points. Ça ne change les résultats que de un ou deux points maximum.

Pours euh pardon, c'est c'est bon. Bon oui, pour poursuivre en ce sens, quand l'INC travaille, quand la statistique publique travaille, elle opère des redressements et heureusement on ne demande pas à l'INC de publier les résultats des enquêtes de l'INC euh en brut et en redressé. Donc c'est c'est simplement ça, c'est les résultats redressés, ils sont plus fiables, ils sont meilleurs.

Donc je veux bien qu'on nous demande de publier aussi des résultats que nous estimons moins bons et qui sont objectivement moins bons. Je ne suis pas sûr que cela serve le débat public, mais l'exemple d'opinion noyé a montré en tous les cas que ça ne le desservait pas, ça ne faisait ni progresser, je crois, la compréhension de notre métier, mais que ça, contrairement à certaines craintes qu'on pouvait avoir, ça ne nuisait pas non plus. Et je voudrais, si vous me le permettez, prendre un exemple aussi d'une intention louable du législateur mais qui aboutit parfois à des effets inverses.

Sur les marges d'erreur, c'est très bien les marges d'erreur. Nous, nous avons beaucoup travaillé avec des très gros échantillons, vous le savez, l'échantillons de 12000 personnes. Si j'applique la marge d'erreur et si je publie ce que nous faisons les puisque c'est une obligation légale les résultats par rapport à un échantillon de 12000 en tenant compte de la dispersion des réponses et cetera et cetera, on peut aboutir à l'idée que notre résultat est fiable à 0,5 %.

Est-ce que vous croyez une seconde que je vais dire dans les médias au public que notre sondage est fiable à 0,5 % ? mais pas du tout parce qu'il y a d'autres billets qui peuvent intervenir. Donc on nous demande de publier une marge d'erreur.

Encore une fois, je trouve ça plutôt bien si l'intention est de faire de la pédagogie et de montrer aux gens qu'il faut prendre un peu de distance avec les résultats. Mais si on applique strictement cette consigne qui nous a été donnée, encore une fois, vous faites des gros échantillons. Là, vous avez pris des exemples de petits échantillons, mais prenez des exemples de gros échantillons.

Ça aboutirait à un effet inverse, à surscientifiser le résultat d'une intention de vote par rapport en réalité ce qu'elle est capable de dire. Donc je crois qu'il faut revenir à un usage un petit peu plus raisonnable de ce qu'il faut interdire, autoriser et dans quelles conditions. Mais on fait confiance au législateur.

C'est bien. Merci de le dire ici. Monsieur Lévi, vous vouliez compléter ou c'est bon ?

Il me semblait que vous vouliez prendre la parole, c'est pour ça que je vous interroge. Pas vraiment, pas vraiment, mais je vous incite pas à la prendre sur mais écoutez, c'est parfait. Je vais me tourner.

Ah ben vous allez quand même la prendre finalement. Enfin, juste un point pour enfin pour compléter, c'est euh à nos yeux, si on a une commission des sondages et qu'il y a une vocation à exister, elle a un rôle. Et donc peut-être que la question implicite, enfin en tout cas telle que je la comprends à travers vos propos, c'est faites-vous confiance ou pas la commission des sondages ?

Nous, on est vraiment dans un registre où on se soumet à la législation, nous respectons la loi, nous l'appliquons et nous adressons à ce collège d'experts nos données, not notre publication et qui va après juger de la recevabilité ou pas de nos protocoles d'enquête. Merci. Je rappelle que nous avons effectivement auditionné la commission la commission des des sondages.

Je laisse la parole mon collègue monsieur Rambau pour le rassemblement national. Merci monsieur le président. Donc je me présente Stéphane Rambeau, je suis député du Var.

Euh alors effectivement, je m'intéresse au sondage depuis 1988, donc c'est pas c'est pas d'hier. Et euh notamment aussi euh par le biais des prévisions électorales puisque j'ai fait 24 ans en tant que directeur des renseignements généraux qui n'existe plus. Alors ce que je peux vous dire c'est que vous êtes mieux regardé plus y compris par le par les partis politiques que et par aussi le gouvernement puisque il n'y a plus de prévision électorale DRG.

Donc vos sondages sont notre base de travail et justement notre base de travail euh ce que vous faites c'est ben c'est de la c'est de la technique et en fait vous nous donnez euh euh un outil et c'est à nous après aux politiques de faire notre campagne sur les outils que vous nous donnez. Les outils que vous nous donnez à 2 ans et je suis entièrement d'accord que ce sont pas du tout les mêmes que ceux qui nous ont qui nous sont donnés à 2 mois. Et heureusement parce qu'on est en démocratie.

Donc et c'est à nous aussi à adapter notre campagne électorale selon les les les prévisions et les sondages que vous nous donnez. Donc en fait c'est enfin nous au renseignements généraux les méthodes de travail étaient tout à fait différentes des vôtres parce que vous c'est par échantillon c'est par sondage. Bon, nous c'était sur la base des élections précédentes par élection déterminée, c'est-à-dire les municipales d'après les municipales d'avant, les les législatives d'après législatives et puis après on avait un maillage territorial qui nous permettait de poser la question.

Ce que je vais vous dire, c'est que euh vos sondages euh vos derniers sondages dans les dernières années sont beaucoup plus fins que ceux des années 90. Ça, je l'ai constaté. Donc, c'est bien.

Bon, continuez comme ça. Merci. et vous nous donnez de bons de bons outils et après c'est à nous à bosser dessus hein.

Et à partir à partir de ça, on doit travailler hein. C'est c'est nous les politiques, on bâtit notre campagne électorale d'après les quelques outils qu'on a. Merci à vous.

Merci. Euh nous avons une question de notre collègue Manuel Bonpard. Oui, merci.

Euh bon, d'abord, je voulais juste dire à monsieur tout à l'heure, moi je ne dis pas qu'il faut comparer le sondage à 18 mois ou à 2 ans au sondage le jour du vote. Par définition, c'est pas possible. Et en fait, rien nous permet de savoir si votre photographie à 18 mois ou à ou à 2 ans, elle est juste ou pas.

En fait, on peut pas le savoir, ni dans un sens, ni dans un autre. pouvez ni certifier qu'elle est juste parce qu'en fait toutes les études que vous montrez de comparaison ne peuvent comparer que des sondages juste avant le jour du scrutin et le scrutin lui-même. Voilà et c'est pourquoi on interroge sur l'impact que peut avoir quelque chose qui n'est pas vérifiable, qui n'est pas cantifiable.

Voilà, je je termine ça mais c'était juste ma ma réponse par rapport à ça. Ensuite, j'ai j'ai juste une question mais alors vraiment très concrète sur sur la question du redressement. Moi, j'ai je crois avoir à peu près bien compris euh les les méthodes.

Euh est-ce que à un moment vous avez réfléchi à faire évoluer les les les indicateurs ou les informations sociologiques sont utilisées dans les méthodes de redressement ? Pour le dire autrement, la société, elle bouge, elle a évolué. les catégories sociales qui sont parfois y compris celles utilisées aujourd'hui par l'INC, employés, ouvriers et cetera décrivent de moins en moins les comportements politique.

Et ça la littérature scientifique sur ce sujet est très précise. Or par une méthode de redressement par principe vous considérez que par exemple pour prendre un candidat X qui aurait parmi son électorat une partie on va dire de cadre de d'ouvrier et puis une partie de cadre. Je vais prendre cet exemple là.

Et euh dans votre au moment de votre panel, vous allez avoir plus de cadres et moins d'ouvriers et vous allez considérer que finalement les cadres qui ont voté pour ce candidat euh vont avoir à peu près une même position de vote et donc vous allez pouvoir le redresser pareil pour les ouvrir. Bon, est-ce que vous considérez que ces ces ces caractéristiques là, ces catégories sociop-professionnelles, elles sont encore bien adaptées pour décrire les comportements politiques ? Est-ce qu'il faudrait pas les faire évoluer pour que les redressements soient des redressements qui soient des redressements plus précis ?

Je sais pas, j'ai j'espère avoir été précis. Sinon, je reprécise. Pardonnez-moi, monsieur le président, en en 2 secondes, mais si dans votre si parmi votre candidat qui vous vous vous arrivez pas à capter dans votre échantillon 100 % de ces électeurs euh mais seulement 60 % de ces électeurs, vous allez donc faire un redressement pour essayer de considérer que vous avez capté 100 % de ces électeurs.

Mais si la partie de l'électorat que vous avez utilisé, que ensuite vous don ensuite vous avez étendu l'impact, elle n'est en fait pas représentative de l'électorat tel qu'il était lui-même au moment de l'élection. Alors, vous allez étendre quelque chose qui ne correspond pas à la réalité. Donc, votre redressement ne va pas corriger une erreur, il va l'amplifier.

C'est pour ça que je pose la question de savoir si vous avez évolué ou réfléchi aux manières de faire évoluer vos méthodes de redressement. Sur cette question technique, il y a monsieur Sliman qui veut répondre. Allez-y.

Oui. Sur sur les deux sujets sur Il y a pas de preuve que ce que vous nous racontez à 1 an que la photo est bonne. Bah si.

La preuve, c'est que c'est exactement le même outil qui vous donne la photo à 2 jours. Donc il y a pas de raison d'imaginer que l'outil qui vous a permis, je reviens à ce qu'on vous a dit, sur les écarts moyens entre candidats, il y a pas de raison d'imaginer que la photo était bonne à 2 jours, qu'on a utilisé le même appareil photo, la même pellicule pour filer cette métaphore et que un an avant ça n'allait pas. C'est le principe même, c'est ce qui a fait d'ailleurs le développement des sondages aux États-Unis d'abord puis en France, c'est le fait qu'à un moment donné, il y a un juge de paix.

C'est rare d'avoir un métier où il y a le juge de paix qui est l'élection juste après. C'estàd que vous dites des choses avant et on vérifie si c'est le cas ou pas. Alors vous vous avez le même en politique mais vous vous avez le même mais c'est une vocation chez vous.

Je suis un peu sondeur par vocation mais c'est davantage un métier. Donc pour répondre à votre question, si la preuve que l'outil ce n'est pas de la charlatanerie, c'est que vous avez le résultat électoral et si on intègre les scores de chacun des candidats et aussi ce qu'on voit à l'écran, c'estàd les dynamiques qui peuvent expliquer qu'un candidat était pris en photo un peu plus bas que ce qu'il a fait mais il était sur le bon trend, bah si on a ce juge de paix là. Ensuite, sur la question que vous posez qui est évidemment la question qu'on se pose tout le temps qui est une très bonne question qui est comment s'assurer parce que c'est pas pérenne dans le temps que les critères de représentativité en fait on le principe de l'inférence statistique du fait d'avoir dans l'échantillon un modèle réduit de la population française bah ça bouge avec le temps.

On s'est bien planté François Micket Marti et moi-même comme tous nos confrères en 2002 sur Jean-Marie Le Pen avec des niveaux qui n'étaient pas estimés dans les sondages et ça a été un gros choc pour les pour les sondeurs français. Mais depuis euh on utilise alors non seulement on a eu beaucoup de chance avec le développement des études online, ce qui nous permet d'avoir beaucoup plus de sincérité dans les réponse euh quand ce qu'on dit pompeusement la désirabilité sociale de certaines réponses. En gros, j'avais honte de dire que je votais Le Pen.

Ça ne peut plus arriver aujourd'hui parce que la personne qui répond, elle n'a plus en face d'elle un enquêteur. Donc ça, on on a cette chance-là. Mais on a aussi travaillé sur des notions parce qu'on on procède en dynamique.

Il y avait une notion qui n'existait pas au début des années 2000 pour nous qui avait très peu de poids ou à la fin des années 90 qui était la notion du territoire que vous habitez. C'était pas si important que ça. C'était plus important d'avoir affaire euh à un cadre ou à un ouvrier que d'être sur tel ou tel type de territoire.

Or ben vous avez votre collègue du RN, vous êtes insoumis. et le poids du territoire et votre collègue euh Renaissance, le poids du territoire habité est la a un à un poids très conséquent dans le vote des gens. Donc, pouvoir intégrer ces dimensions-là, c'est clé.

Il y a aussi une autre notion mais chacun et c'est pour ça qu'on aussi très sincèrement qu'on n'est pas partisan je rebondis sur ce que disait Bris Saint-Turier de la publicité maximale à tout le monde que la commission des sondages dont c'est le boulot vérifie qu'on travaille sérieusement qu'on publie toutes les informations. Oui. Qu'on rentre dans le détail des critères que nous utilisons les uns et les autres.

C'est pas utile. Je pense que ça peut saturer d'information et du coup créer une forme de brouillard. Et par ailleurs commercialement, bah si on estime qu'on a trouvé un critère beaucoup plus pertinent que nos confrères, on sera très content de le garder pour nous.

Euh donc cet élément-là, c'est un élément qui joue aussi, mais comme le disait Bris il y a un instant, nous nous soumettrons au législateur et s'il estime que ça ne crée pas plus de perturbation qu'autre chose et qu'il nous l'impose, nous le ferons. Dans les critères clés, il y a l'âge. Vous avez un critère d'âge in plus de 65 ans.

Mais aujourd'hui, quand vous avez 67 ans ou quand vous avez 82 ans, vous n'êtes pas tout à fait le même sur vos orientations politiques et sur toutes les autres. Et donc pouvoir plus finement regarder ce qui se passe dans les différentes tranches d'âge au-delà de 65 ans, c'est pertinent. C'est un exemple que je vous donne.

Mais on multiplie comme ça, on parlait du niveau de diplôme, on peut multiplier les critères où on se dira avec ce critère là ou cette combinaison de critères, on arrive mieux à représenter la population à l'instant T. Et nous à Odoxa, on publie toutes les informations comme tous nos confrères à la commission des sondages. On publie toutes les informations légales sur notamment les marges d'erreurs statistiques et et toutes les choses demandées.

Et je rejoins mes deux confrères pour dire que nous nous ne sommes pas partisans, qu'on impose la transparence totale à tout le monde. Parce que sinon ce qui se passera que vous aurez chaque parti politique qui vous dira "Ah mais j'ai été voir dans les critères et il me met à 22 % mais finalement sur une autre ligne de dressement je suis à 21 et sur une troisème je suis à 23. Pourquoi ?

En fait mon vrai score c'est 23. Je le sens, je le sais. C'est ça qui va se passer.

Très bien. Il y a monsieur Dormagène pour peut-être une intervention courte et qu'on puisse ensuite aborder les toutes dernières questions de cette audition. Oui, je vais être très rapide par rapport à la question que vous posez, monsieur le député.

Comment fait-on pour savoir si des sondages qui sont produits à 1 an 2 ans du vote, mais pourquoi d'ailleurs se limiter au vote des sondages sur telle réforme, tel enjeu d'opinion publique sont justes ou pas ? Euh il y a pas de de évidemment le le vote c'est exceptionnel et donc la vraie certitude c'est le vote. C'est pour ça d'ailleurs que c'est aussi essentiel pour nous tous.

Euh les résultats de nos études sont sur Wikipédia, elles sont publiées, elles sont commentées. Donc on sait on sait tous qu'on joue une part de la crédité de nos études sur sur ces sondages et ça a été dit, ils sont globalement bons, on peut toujours discuter, ils sont globalement bons, meilleurs que dans la plupart des des autres démocraties et la France a un grand pays de sondage. Grande tradition et un grand pays de sondage.

Mais pour revenir à la question que vous posez, moi la seule réponse que je trouve c'est le pluralisme. ce que je vous disais tout à l'heure, c'est-à-dire que c'est le fait qu'il y ait des sondages, de nombreux sondages. J'ai été très étonné, j'ai un peu écouté les les auditions que vous avez faites.

J'ai j'ai entendu certains dire qu'il y avait trop de sondages. Mais c'est curieux, il y a pas trop de sondage. C'est bien qu'il y ait beaucoup de sondages.

Le fait qu'il y ait beaucoup de sondages, c'est justement ce qui donne la possibilité de contrôler la valeur des énoncés ou des résultats qui sont produits quand vous avez beaucoup de sondages sur une réforme, la réforme des retraites dont je parlais tout à l'heure, je suis désolé de citer cet épisode qui n'est peut-être pas un bon souvenir pour tout le monde, mais quand vous avez beaucoup de sondages sur la réforme des retraites et que les résultats sont convergents, moi j'y vois en tant que que savant, en tant que scientifique aussi euh un gage de de de confiance dans dans ce qui est produit. Donc plus il y a d'institut, plus ils sont différents et y compris sur les méthodes. Là, je voudrais peut-être qu'on aura l'occasion d'en parler.

Je suis un peu sceptique moi sur la volonté de trop réglementer de manière rigide les méthodes. Je crois aussi au pluralisme méthodologique et et d'ailleurs de ce point de vue-là, il y a il y a un petit risque en France. Il y a moins de pluralisme étologique, faut le savoir, que dans d'autres pays.

Il a plus plus de pluralisme étologique dans certains pays parce que justement il y a cette volonté de vouloir trop normer et de trop encadrer une production qui est d'abord une production scientifique, donc une production dans laquelle il faut expérimenter, il faut faire des recherches, il faut tester et et le pluralisme est plutôt une qualité. Mais bon, ça c'est un aparté. Pour revenir à à cette multiplication des sondages, quand vous avez des sondages régulièrement produits par des instituts différents qui donnent des résultats convergents, et ben vous avez euh un indice de fiabilité des études qui sont produites.

Et par rapport aux questions qui étaient posées sur la taille des échantillons, en réité, il faut se rendre compte, un agrégateur comme celui-là finalement démultiplie la taille des échantillons. comme le fait de multiplier les enquêtes sur une réforme démultiplie la taille des échantillons quand vous avez 10 instituts qui produisent 10 études sur un sujet voisin avec échantillon de 1000 1500 en fait c'est 20000 individus qui ont été interrogés et quand les résultats convergent bah moi j'y vois en tous les cas en tant qu'universitaire et sondeur un gage de fiabilité très fort. Donc je pense que c'est le pluralisme et la multiplication des sondages qui est la meilleure protection contre les manipulations en matière d'étude d'opinion. et je ne comprends pas qu'on puisse déplorer euh cela et et j'invite d'ailleurs les universitaires parce qu'on a eu beaucoup d'universitaires qui ont été auditionnés, je les invite à faire des sondage.

C'estàd que dans la plupart des pays euh européens aux États-Unis, ce sont aussi les universités qui sondent et et venez sonder venez sonder plus il y aura de sondeurs, plus il y aura de recherche dans ce domaine, plus il y aura de sondages produits et moins les manipulations seront possibles. Sachant que je pense qu'en France, il n'y en a pas. Très bien.

Merci. Allez, on on aborde la toute dernière ligne droite de l'audition. Je crois que monsieur le rapporteur a encore une ou deux questions pour compléter nos échanges.

Monsieur R, c'est bon, simplement moi je je crois pas moi m'être positionné en disant il y en a trop, il y en a pas assez. J'ai posé la question de euh des effets que pourraient avoir une interdiction totale des sondages sur l'élection auprès de chercheur parce que c'était d'ailleurs euh des sujets qu'on avait qu'on a qu'on a pu aborder dans les auditions précédentes. Mais je trouve que ce qui est intéressant c'est ce que ça peut produire sur le débat public.

Et d'ailleurs dans dans ce que vous dites, il y a des éléments qui me qui sont intéressants parce que vous parlez des logiques de territoire mais qui peuvent recouper aussi des logiques d'âge justement. Donc quel est le critère qui est réellement pertinent entre le territoire et l'âge ? Bah ça peut être ça peut être un sujet.

Mais je retiens une je retiens aussi une une formule que que vous avez eu. Vous dites d'une certaine manière si on augmente la transparence, ça pourrait faire que les politiques d'une certaine manière commenceraient à dire "Ah oui mais en fait il me met à 21 mais avec d'autres critères de redressement je suis à 22." Bit c'est intéressant pour le débat public de dire queavec d'autres critères de redressement on pourrait être plus haut ou avec d'autres critères de redressement les autres pourraient être plus bas.

Moi ça m'intéresse de savoir si des fois on est plus haut ou plus bas. Donc je je réfléchis sur la partie la partie transparence mais je retiens le l'idée que en fonction du du de la colonne de redressement on peut euh vous avez dit tout à l'heure avoir un ou deux points de plus. Bon bah deux points de plus en l'occurrence ça nous mettait au deuxième tour et ça en enlevait d'autres s'ils avaient deux points de moins.

Donc je je retiens quand même que ça peut être intéressant. Euh simplement euh une question qui est posée parce que article 2 donc de la loi de 1977 qui est un sujet qu'on a' pas encore abordé mais qui est euh si ça a été mis c'est le numéro 2 de l'article 2. Numéro 1 c'est il faut qu'il y ait le nom de l'organisme ayant réalisé le sondage et puis le deux c'est le nom et la qualité du commanditaire du sondage ou de la partie du sondage ainsi que ceux de l'acheteur s'il est différent.

Donc on imagine que le législateur s'est dit en disant ça, on va faire de la transparence parce queon voudrait pas que les gens pensent qu'il peut y avoir une influence de la personne qui commande le sondage. Et pour dire les choses de manière très crue, est-ce que ça peut arriver que des médias qui commandent des sondages euh comment dire orient la le le résultat du sondage ? Est-ce que ça peut arriver que on vous dise tiens ah si ton critère d'ordressement il peut me faire un croisement des courbes entre Zemour et Le Pen, ça m'intéresse.

C'est déjà arrivé ? Très bien. Alors c'est une j'allais dire on va terminer sur une question un peu directe euh mais probablement le débat.

Euh qui veut commencer à répondre à cette question ? Monsieur Teinturier. Moi je veux bien.

Je fais ce métier depuis à peu près 35 ans. Ça ne m'est jamais arrivé de la part d'un médiia. Ça c'est le premier point.

Et le deuxième point que je voudrais souligner, c'est que d'abord nous avons une éthique et une déontologie. Ça me paraît quand même important à rappeler. Donc même si on avait ce type de demande ou de tentative d'intimidation, nous n'y céderions pas.

C'est c'est tout à fait clair. Et le troisème point, c'est la raison que Jean-Marie Doman a indiqué, c'est que vous imaginez bien qu'un institut qui pour faire plaisir à un média, si on rentre dans votre hypothèse, ferait artificiellement le croisement des courbes demandé par l'institut serait immédiatement repéré comme ayant quelque chose de tout à fait différent de ces autres confrères. Ça jetterait plutôt de la suspicion sur cet institut.

Donc à défaut de croire en notre déontologie, croyez en notre rationalité. simplement peut-être pour simplement peut-être pour préciser, c'est que dans les cas où on est très très longuement avant l'élection et où tout le monde a dit que en gros bon bah on savait que ça serait pas le résultat de la fin, il y a pas de manière de vérifier que enfin je si on est si je prends par exemple la courbe, je sais pas si vous la voyez, voilà, là on a clairement des sondages qui dans cette zone là euh on fait un petit croisement des courbes entre deux candidats en disant la dynamique d'Éric Zemour, la chute de Marine Le Pen, il y en a un ou deux qui ont qui ont fait le croisement des courbes ou peut-être le critère de redressement là devient un sujet intéressant. Je veux dire le le la capacité pour les citoyens d'avoir accès au critères de redressement là, ça peut être particulièrement intéressant.

Je je l'ai posé de manière un peu piquante exprès parce que si le législateur a demandé euh qu'on sache qui est le commanditaire et euh qui paye, c'est parce qu'il y a un soupçon qui peut peser derrière et je préfère qu'on l'éclaircisse comme vous l'avez fait de manière très très claire. Euh mais on voit bien que quand on est en octobre 2021, d'une certaine manière, bon euh le résultat de l'élection est tellement loin que si à ce moment-là on choisit un un critère qui peut être plus intéressant pour ce que ça peut produire médiatiquement ou en tout cas si les médias venaient à demander ça, ça pourrait là avoir des des ça pourrait poser un sujet assez assez fort pour le coup sur le la sincérité du débat politique au minimum. pas pas sur vos outils à vous parce que vos outils à vous, ils sont euh vous nous avez dit qu'ils sont qu'ils sont définis scientifiquement et que ils se basent sur des réalités scientifique mais sur ce que ça peut produire sur le débat public.

C'est pour ça que la question me semble assez importante. Est-ce que euh l'un d'entre vous souhaite compléter la réponse très claire de monsieur Teinturier sur le sur le sujet ? Monsieur Jeanard, juste une chose pour dire exactement la même chose que Bris.

Enfin, je moi je fais ce métier depuis 30 ans, ça m'est jamais arrivé et en plus enfin quand bien même je je sais même pas comment ces gens pourraient faire enfin parce que en fait il ils ne savent ils ne savent pas techniquement comment on travaille les médias pour qui on travaille. Ils nous commandent des sondages mais voilà il ils discutent avec nous du sujet des enquêtes. Ils peuvent éventuellement avec nous discuter des questions des enquêtes.

Mais pour le reste ils ne savent même pas comment est fabriqué un sondage la plupart du temps. Donc donc ça c'est le premier point. Le second point sur je crois que la vraie réponse c'est celle qu' a donné Jean-Hodor Magin, c'est le pluralisme.

S'il y a 10 instituts qui travaillent, si des courbes sont très proches, normalement vous aurez obligatoirement certains instituts qui auront un croisement de courbe parce que c'est justement le le principe de la statistique. Comme il y a une marge d'erreur, une incertitude dans la statistique, vous allez avoir effectivement certains instituts qui auront un candidat devant l'autre et d'autres l'autre candidat devant. C'est le principe et donc la réponse c'est le pluralisme.

Et si un institut est le seul à faire un croisement de courbe et que tous les autres sont très écartés, ça se verra tout de suite et je peux vous dire que le retour de bâton pour lui sera extrêmement sévère. Peut-être simplement précision parce que vous avez dit on discute des questions avec les les médias qui commandent le sondage. Là, il peut peut-être y avoir quelque chose d'intéressant qui se joue qui se joue ici.

Je pense en particulier. Alors là, ça va concerner peut-être un institut de sondage qui a pas trop pris enfin qui est l'Institut CSA où il y a une spécificité quand même assez particulière qui est une une forme d'intégration à l'intérieur d'un même groupe où il peut y avoir à la fois à l'intérieur du groupe le journal qui commande le sondage à l'institut qui dépend du même groupe qui ensuite commenter sur des chaînes du même groupe, ce qui sur la question de peut-être l'indépendance peut peut à ce moment-là se poser parce que tout étant fait à l'intérieur d'un d'un groupe, il peut y avoir le sujet, il y a un peu le le sujet aussi qui peut être posé pour je crois c'est le Parisien les Échos mais je me souviens plus lequel institut c'est vous où il peut y avoir la la question qui est posée d'une forme d'intégration assez forte entre le l'objet médiatique qui va commander le sondage, le sondeur lui-même et le commentaire médiatique qui est produit sur le le sondage à la fin particulièrement en l'occurrence pour le groupe CSA particulièrement compte tenu du fait que on sait que le président du groupe a des opinions politiques assez tranché pour dire les choses de manière un peu euphémique. Très bien.

Alors peut-être qu'on va tout de suite laisser CSA le soin de de répondre à cette toute dernière question. Merci monsieur le président. Merci monsieur le rapporteur.

Mesdames et messieurs les les députés. Euh donc je suis le président directeur général de de CSA. Je suis très honoré de de participer à cette commission et de répondre à vos questions et je vous en remercie.

Je voudrais juste rappeler que CSA est une filiale du groupe Avas à 100 %. Arnaud Schmidt qui est administrateur de CSA pourra vous donner des informations sur sur Avas. Euh CSA euh c'est important de le rappeler, euh ne fait pas de sondage électoraux euh mais des études politiques au sens de et je cite tout sondage publié, diffusé ou rendi public sur le territoire national portant sur des sujets liés de manière directe ou indirecte au débat électoral.

La politique chez enfin donc le politique dans cette définition chez CSA, c'est 0,3 % de notre chiffre d'affaires et 3 % du chiffre d'affaires du pôle society que dirige Julie Gaillot. Donc on ne fait pas de sondage électoraux et nous faisons partie du groupe Avas qui n'est pas le groupe Boloré dont dont vous parlez. Schmid pour compléter peut-être la réponse sur le groupe Avas.

Bah vous le connaissez, c'est un groupe de communication. Euh effectivement vous parliez de je pense que vousz référence à la famille Bolloré. Euh le président le président directeur général du Cubava, c'est Yannick Boloré.

Donc il n'a h qui est qui est indépendant et le groupe AVA, c'est un groupe côté en bourse. Euh et donc aujourd'hui euh la question que vous posez plus clairement est celle de l'indépendance de la question qu'on peut euh que que que nos clients diffusent dans leur dans leur dans leur médias. Alors euh aujourd'hui le le processus et je pense que je voulais laisser la la parole à à Julie, mais le processus de fabrication de la question, elle est assez simple.

Euh chaque semaine, on propose des questions aujourd'hui à euh aux médias et c'est les médias qui choisissent qui déterminent la question. Et euh si le média souhaite qu'on modifie et introduit un biais dans la question, parce que c'est ça que vous avez derrière la tête, je crois, monsieur le rapporteur, c'est toujours l'institut CSA qui a le code final et qui décide de la question à poser et on essaie de poser toujours nos questions sans biais ou en tout cas en en en faisant en sorte que les questions soient les plus simples et les plus compréhensibes possibles pour les sonder. Juste une juste une précision sur les les les pressions dont vous faisiez auxquelles vous faisiez allusion.

La seule pression que l'on est chez Avas, c'est celle du résultat économique de l'entreprise CSA. Parce que comme vous l'expliqué Arnaud, nous sommes dans un groupe côté en bourse et en bourse c'est la performance économique qui euh préside. Mon job, c'est d'avoir une société qui est rentable, de veiller au bien-être des salariés et au respect de la déontologie de notre métier des études.

Et Julie, tu peux peut-être décrire la relation que nous avons avec Très bien. Madame Gaillou Madame Gaillot, vous voulez compléter et après on Oui, on travaille avec nos partenaires médias en fait comme on travaille avec n'importe quel client, c'est-à-dire on travaille sur la base d'échantillon représentatif comme tous mes confrères et consœurs ici qui sont établis selon la méthode des quotas, sexe, âge, profession et cetera. On CSA a par ailleurs son propre panel, un panel propriétaire qui nous permet de contrôler extrêmement strictement les panélistes qui entrent.

Par exemple, je vous donne un exemple he puisque voilà la question du panel, elle est centrale aussi dans ces questions qui on interroge, comment on les interroge. Par exemple, chaque semaine, ben on sait qu'on a entre 100 et 200 demandes de nouveaux panélistes qui veulent rentrer dans le panel de CSA. Chaque lundi matin, on examine d'extrêmement près le profil de ces 100 ou 200 panélistes et on en élimine à peu près 30.

Pourquoi on les élimine ? Par exemple, on élimine tous ceux qui sont inscrits à 10h31 parce que s'il y a une vague d'inscription massive à 10h31, on sait que c'est probablement un robot. On élimine tous ceux qui ont la même adresse mail ou une adresse mail qui va être semblable.

Julie 1, Julie 2, Julie 3, Julie 4, Julie 5. On élimine tous ceux qui qui remplissent le formulaire d'inscription à partir de la même adresse IP parce qu'on se dit que c'est la même personne qui remplit sur différents profils et cetera et cetera. Alors bien entendu, cela n'écarte pas des petits plaisantins qui veulent s'inscrire dans des buts de malveillants parce qu' on peut passer tous ces rempart mais il faut savoir que en gros on garde 150 personnes toutes les semaines. 150 personnes toutes les semaines, ça nous fait à peu près 7800 personnes par an.

Ça fait 6 % du panel de CSA. Ça veut dire qu'un panel comme celui de CSA, il met 15 ans à se renouveler totalement. Donc voilà comment on se prémunit et comment on travaille en fait avec nos clients médias, c'est-à-dire qu'on utilise un panel de la meilleure qualité possible.

Après, bien entendu, on n'est pas infaillible non plus. Et ensuite, comment ça se passe ? Botocoles d'enquête que ce qu'on va utiliser avec les autres, c'est-à-dire des échantillons représentatifs qui sont tirés sur nos panels.

Très bien. Merci pour toutes ces ces précisions. Je suis vraiment Il a évoqué opinion.

Moi je je clôture les débats à 19h55 piles. Donc allez-y en une minute. Le rapporteur aura une minute pour sa question et 2 minutes pour pour vos réponses.

Merci. Je vous en prie. Il faut couper votre micro madame Gaillot par contre.

Désolé. Merci monsieur le président. Très rapidement opinionais travaillait déjà avec les échos avant d'être membre du groupe les échos le parisien.

Deuxièmement le groupe a d'autres prestataires. Le Parisien travaille notamment avec Ipsos. Les échos travaillent avecab.

Troisièmement, Opinion Way travaille avec d'autres médias et pas seulement les médias du groupe. Euh j'ajoute pour terminer que et reprendre certaines certains points qui ont été évoqués évidemment le respect strict de la déontologie. Nous sommes membres de différentes associations professionnelles.

La certification avec un audit de qualité récurrent, la signature d'un code anticorruption, c'est une obligation légale, le pluralisme, le la concurrence, la multiplicité des expressions, ça aussi c'est une c'est une limite. Et puis évidemment le contrôle de la commission des sondages. Parfait.

Merci pour euh le caractère synthétique euh mais néanmoins chirurgical de votre réponse. Monsieur le rapporteur, pour une toute dernière question. Fait vraiment très très vite pour éviter les les les soucis.

Euh c'est sur les sondages euh sortie des urnes ou sondages résultats euh à à 20h. En fait, c'est plus des son sorties des urnes, c'est plutôt des estimations qui sont basées sur les les les premiers résultats électoraux. Et on a pu voir en en 2022 qu'il y avait eu un un écart entre le résultat affiché au départ et le résultat euh infé.

Là, tel que présenté par le groupe TF1, moi ce qui m'intéresse, c'est les effets que ça peut avoir. Tel que présenté par le groupe TF1, bon le l'ensemble des candidats est mis ici, mais euh France 2 met un 2è tour. Alors euh j'allais dire coup de bol, c'est le bon deuxème tour euh mais euh il y a quand même un écart qui est entre Marine Le Pen et Jean-Luc.

Non, mais je vais je vais aller jusqu'au bout. Attendez, attendez, je vais aller jusqu'au bout de ma question. L'un des principaux éléments qu'on qu'on dévoile dans cette commission d'enquête, c'est que l'un des risques qui pèse notamment de d'ingérence étrangère sur le le élections à venir, c'est la sincérité, la fiabilité, la confiance que peuvent avoir les Français dans le scrutin.

Moi, je m'interroge sur un point, c'est s'il y avait un deuxième tour extrêmement serré, euh est-ce qu'il y a pas un risque que ces sondages qui ont un manque de de fiabilité complète, je veux dire, ils sont pas ils ne disent pas la vérité au moment de au moment où ils sont révélés, est-ce qu'il y a pas un risque que ces sondages puissent faire peser une difficulté sur l'élection ? Et je vais je vais jusqu'au bout de l'idée. Si vous affichez une sortie des urnes en étant très serré sur la la deuxième personne présente au second tour mais que vous disiez à la télévision qui est censé afficher le résultat, bon c'est à peu près sûr à 90 % et que le résultat s'avère être différent.

Moi, j'ai une crainte qui est que les gens qui auront vu le résultat le soir puis couper la télé le lendemain matin et une forme de doute parce que en réalité c'est vous davantage que le ministère de l'intérieur qui annonçait le résultat de l'élection. Très bien, on a compris la la question. Je propose que l'un d'entre vous, au nom du collectif, monsieur Sananèz peut-être puisse répondre très rapidement.

D'abord à 20h, nous donnons des estimations. Ces estimations sont faites sur les bulletins dépouillés. Les informations nous sont transmises directement.

Il ne peut pas y avoir de manipulation. Non, il n'y avait pas de mauvais résultats. Il y a un écart qui a évolué dans la soirée.

Mais évidemment, aucun d'entre nous ne prendrait le risque d'annoncer un chiffre si nous n'étions pas sûr de l'ordre d'arrivée. C'est-à-dire que quand nous avons donné ce résultat, nous savions que l'ordre d'arrivée ne pouvait plus être être modifié. Donc ces estimations sont fiables, elles l'ont été et elles l'ont été à chaque fois à chacun des des scrutins que nous avons vécu ensemble ces dernières années.

Monsieur JeanBard, ah pardon, excuse-moi. Juste un mot. si le législateur s'inquiète de ce genre de choses, alors qu'il ne mettent pas des bâtons dans les roues aux instituts de sondage qui travaillent puisqu'il a décidé euh en 2016 qu'à la présidentielle, les bureaux de vente ne fermeraient qu'à 19h.

Et c'est évidemment euh ce qui rend plus fragile et plus évolutif les résultats de 20h à la présidentielle par rapport au résultat final puisque donc je pense que on peut tourner en rond. Ce sont des estimations. Si nous prenons le risque de les afficher en disant "Ce sont les deux qualifiés pour le second tour".

C'est que nous considérons que l'écart statistique est suffisant. Et jusqu'à preuve du contraire, il n'y a jamais eu de cas qui se soient produit ou les deux candidats annoncés comme qualifiés à 20h n'ai pas été les deux finalement qualifiés. Il y a même des cas d'élection très serré hein, je pense au référendum sur le traité de Mastrich à 51 % où le résultat à 20h annonçait bien la victoire du Oui cette année-là.

Donc il n'y a jamais eu d'erreur et encore une fois à ce moment-là que le législateur s'interroge aussi sur les dispositions qu'il prend et qui font que cela rend plus fragile les estimations de 20h. Bien, il est 19h56. Euh écoutez, nous allons arrêter cette cette audition, cette longue audition.

Merci d'abord pour votre disponibilité, votre présence ce soir, la la précision, je crois aussi des des réponses qui ont été apportées aux questions nombreuses des députés ici présents et qui, je l'espère, enrichiront le travail de cette commission d'enquête. Bonne soirée à toutes et à tous. Merci.

Merci. Merci. M.