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Discours / meetingyoutube.com· 15 octobre 2026 13 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSantéAgriculture & alimentationEurope & international

Interventions de Delphine Batho au débat présidentiel sur les pesticides

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:16Invité politiquePromesse
    « ma proposition c'est que en 5 ans, on organise dans le prochain quinquena le passage intégral à l'agriculture biologique. »
  • 2:16Invité politiquePromesse
    « au terme des 5 ans, il n'y aura pas d'aide publique, d'aide la PAC pour des exploitations qui utilisent encore des engrais et des pesticides de synthèse. »
  • 2:16Invité politiquePromesse
    « inscrire dans la Constitution la pleine santé parce que les dispositions de l'alinéa 11 du préambule de la Constitution ne sont pas suffisantes »
  • 2:59Invité politiquePromesse
    « créer un défenseur de la santé humaine et animale parce que nous avons besoin aujourd'hui d'avoir une institution et une autorité indépendante qui base ses prérogatives sur la science »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « la quantité de pesticides utilisés en France, elle a augmenté y compris pour les produits dangereux »
  • 8:05Invité politiqueChiffre
    « il y a quand même plus de plusieurs dizaines voire centaines de personnes qui ont été indemnisé que vous avez réussi même à faire reconnaître des maladies comme liées au pesticides »
  • 8:47Invité politiqueChiffre
    « le Parti socialiste propose 15 ans mais dans le programme des verres qui a été publié cet été, c'est 24 ans. C'est la sortie en 2050. »
  • 10:57Invité politiqueFait
    « la situation de l'eau aujourd'hui en France euh est en train de basculer »
  • 11:40Invité politiquePromesse
    « On a besoin qu'il y ait un mouvement démocratique de réappropriation pour pouvoir ensuite effectivement procéder à des réformes qui sont indispensables »

Temps de parole

  • Delphine Batho100 %

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Delphine Batho

D'abord, merci à la Kuma Bioerritoire, à Génération Future, à Mutuel Santé Planétaire, au collectif de soutien, aux victimes des pesticides de l'Ouest et à toutes et à tous d'organiser ce moment de vérité. Je me présente devant vous comme candidate de la sortie des pesticides, de l'agriculture biologique, du renouveau de la ruralité et de la pleine santé. On est dans un moment particulier puisqu'il y a un enjeu urgent à sauver notre agriculture dans une situation d'effondrement. Il y a aussi une urgence de santé publique parce qu'on ne peut pas accepter que la France soit le pays qui est au h parade pour l'incidence des cancers.

Et le premier constat que je veux faire, c'est que je suis la seule candidate à l'élection présidentielle présente aujourd'hui. Je connais l'engagement de celles et ceux qui sont là. Il y a des absents mais il y en a aussi qui sont seulement représentés. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas considéré que ce sujet était suffisamment grave, suffisamment essentiel pour faire le déplacement à samedi. Pour eux peut-être ce sujet est important, mais pas au point de venir en débattre aujourd'hui avec d'autres candidats. Moi, je suis là pour vous dire que ma candidature, elle répond à une double nécessité.

la nécessité qu'il y ait un bulletin de vote pour cette cause parce que l'expérience que j'ai du pouvoir et de l'exercice des responsabilités, c'est que sans rapport de force électoral, même celles et ceux qui disent écrivent aujourd'hui des choses formidables dans leur dans leur programme ne le mettront pas en œuvre aux responsabilités. Donc il faut un rapport de force électoral et la deuxième nécessité c'est qu'il faut une nouvelle écologie de gouvernement et pas une écologie d'accompagnement.

Et sur le fond, à mes yeux, le moment est venu de tirer tous les enseignements de l'échec, des plans écofitaux et de politique publique qui, vous savez, fixe des horizons lointains, d'objectifs qui reculent au fur et à mesure qu'on avance et dont on constate aujourd'hui l'échec total puisque la quantité de pesticides utilisés en France, elle a augmenté y compris pour les produits dangereux. Et donc ma proposition c'est que en 5 ans, on organise dans le prochain quinquena le passage intégral à l'agriculture biologique. C'est-à-dire qu'au terme des 5 ans, il n'y aura pas d'aide publique, d'aide la PAC pour des exploitations qui utilisent encore des engrais et des pesticides de synthèse.

Ma deuxième proposition, c'est d'inscrire dans la Constitution la pleine santé parce que les dispositions de l'alinéa 11 du préambule de la Constitution ne sont pas suffisantes et qu'il faut un verrou constitutionnel pour empêcher des régressions telles que nous en avons connu avec la loi d'urgence agricole ou la loi du plomb qu'il faudra abroger. Et ma 3è proposition, c'est de créer un défenseur de la santé humaine et animale parce que nous avons besoin aujourd'hui d'avoir une institution et une autorité indépendante qui base ses prérogatives sur la science, qui est une forme de tutelle sur l'ESS et santé publique France et qui puisse être saisie par les citoyennes et les citoyens.

La période des 1000 premiers jours de la grossesse aux 2 ans de l'enfant constitue une période particulièrement sensible aux expositions environnementales, vous le savez tous, notamment au perturbateurs endocriniens. Madame à côté de moi et bien sur le sujet. Des dispositifs comme les ordonnances vertes qui associent sensibilisation et accès à une alimentation biologique pour les femmes enceintes expérimenteent une nouvelle manière d'agir très en amont sur la santé.

Si vous êtes élu et êtes-vous prêt à faire la prévention en santé environnementale pendant les 1000 premiers jours, une priorité et à soutenir le développement et l'évaluation de tel dispositif dans le cadre d'une responsabilité d'un financement partagé entre l'assurance maladie, les complémentaires santé et les collectivités. Merci à vous pour vos réponses. Alors, la réponse est oui. Euh mais d'abord, je voudrais saluer l'engagement des mutuel santé planétaire euh parce que ce que vous engagez est extrêmement important.

Non seulement parce qu'aujourd'hui il y a des milliers et des milliers de victimes des pesticides, mais aussi parce que ça représente la moitié du déficit de l'assurance maladie, l'explosion des cancers, des maladies cardio-vasculaires, des maladies neurodégénératives, je fais pas toute la liste, qui sont liées au pesticides mais aussi à la malbouffe, à l'alimentation ultra transformée et plus généralement à des facteurs environnementaux et qu'on sait malheureusement au regard du de la quantité de conttain minents et de toxiques qui sont dans l'environnement que cette tendance va hélas se poursuivre pour un certain nombre d'années.

Comme vous parlez des ordonnances vertes, euh permettez-moi de rendre hommage au docteur Christian Quichot qui est décédé, qui était un ami qui a développé les ordonnances vertes dans les deux sèvres. Moi ce que je constate autour de ce qui se passe sur les ordonnances vertes, c'est que ça va au-delà en fait de la prescription des paniers bio. Il y a de l'éducation populaire, il y a de l'éducation culinaire parce que c'est pas vrai que manger bio ça coûte plus cher. Je l'ai entendu tout à l'heure et je voudrais casser ce cliché parce qu'en fait quand on sait cuisiner, on peut manger bio vraiment pour pas cher.

Euh donc c'est c'est très important de casser cette idée que bio égale cher ce n'est pas vrai. Vraiment, ce n'est pas vrai. Donc il se passe quelque chose en fait auour autour des ordonnances vertes et ça devient un projet de territoire. C'est-à-dire que euh ce on relie l'éluc, les agriculteurs, le médecin, voilà, il se passe quelque chose qui euh pour moi est le prémise d'un projet alimentaire territorial et d'une réorganisation en fait des territoires autour de la sécurité en alimentation, de la sécurité en eau et cetera. Alors ensuite, la démarche bien sûr les 1000 premiers jours, mais faut aller au-delà.

Euh ce qui est dangereux pour les enfants à naître, ce qui est dangereux pour les bébés, ce qui est dangereux pour les adolescents, ce qui est dangereux pour les femmes. En fait, c'est dangereux pour tout le monde. Donc la question c'est de faire de l'agriculture biologique la norme pour tout le monde et pas en gardant les budgets actuels et puis avec 1 milliard d'euros pour la politique, pour le bio. La question c'est d'arrêter de détruire et que l'argent public aille au seul modèle agricole qui est vertueux pour la nature dans une situation aujourd'hui qui encore une fois je me permets d'insister, on n'est pas dans une situation linéaire.

Ce qui est en train de se passer dans les campagnes aujourd'hui, c'est un effondrement de l'agriculture. Donc on doit sauver, on doit empêcher aujourd'hui que des exploitation disparaissent et qu'elle soit reprise à l'agrandissement et aller toujours plus loin dans l'industrialisation de l'agriculture. et on doit organiser une conversion rapide à l'agriculture biologique pour des raisons de santé publique mais aussi pour des raisons d'adaptation au changement climatique parce que ça vous a pas échappé que ce qu'on a vécu au cours de l'été 2026 risque malheureusement de se reproduire. Merci Delphine Bateau. Je rappelle que vous êtes candidate à la présidentielle pour génération écologie.

Alors, d'abord, moi aussi, je voudrais répondre au collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest puisque Sébastien Lemoine en introduction tout à l'heure demandait des actes euh et j'ai parmi mes actes d'être à l'origine de la création du fond d'indemnisation.

Mais le fond d'indemnisation qui a été créé, il n'a pas été créé dans les modalités que nous proposions avec d'autres parlementaires comme Dominique Potier, Nicole Bonnefois puisque nous ce qu'on voulait la réparation intégrale du préjudice et on voulait qu'il y ait les riverins et donc les propositions sur lesquelles vous nous interrogez sur la date des faits de la rente à la date de la constatation sur l'obligation d'information par la MSA pour moi sont des évidences ainsi que l'évolution du tableau des maladies professionnelles et je voudrais vous rendre hommage puisqueen fait grâce à votre travail, il y a quand même plus de plusieurs dizaines voire centaines de personnes qui ont été indemnisé que vous avez réussi même à faire reconnaître des maladies comme liées au pesticides alors qu'elles n'étaient pas inscrite dans le tableau des maladies professionnelles.

Donc ça, il faut le bien sûr qu'il faut le faire. Euh je je voudrais repartir de la question qu'a posé euh la docteur. Euh en fait soit on dit il y a un problème de santé publique majeur qui est un scandale sanitaire et on doit en sortir tout de suite. Moi, je peux pas entendre qu'on va continuer à empoisonner pendant 15 ans et qu'on va attendre 15 ans pour sortir des pesticides. Et encore, le Parti socialiste propose 15 ans mais dans le programme des verres qui a été publié cet été, c'est 24 ans. C'est la sortie en 2050. Donc il faut changer de logique.

La logique sur laquelle tout le monde est là dans le débat et avec laquelle je pense moi qu'il faut rompre, c'était la logique de la réduction progressive. C'était une logique de on va dire aux agriculteurs de réduire petit à petit. On va sortir certaines substances. On va dire qu'il faut réduire les quantités et puis on va tenter aussi de réduire l'exposition. C'est la question des zones de non traitement. Mais un poison reste un poison. Euh vous le mettez à 100 m et même à 500 m, il va quand même dans l'air, dans les sols, dans l'eau et cetera. Donc il faut en sortir. À mon sens, la logique de réduction ne peut pas marcher parce que ce qu'il faut faire, c'est un projet positif.

Donc ce n'est plus une logique de réduction des pesticides, c'est une logique de passage à l'agriculture biologique en mobilisant tous les leviers de l'État pour le faire. Et en particulier euh il se trouve que la prochaine élection présidentielle, elle concorde avec le avec le le moment de négociation de la nouvelle PAC et qu'il y a en plus même à l'échelle nationale en cas de difficulté dans le cadre de la négociation avec la nouvelle PAC, on a une marge de manœuvre à l'échelle nationale importante avec le plan stratégique national. Donc moi vraiment je j'invite à tirer tous les enseignements de l'échec du plan écofito.

Euh je voudrais dire aussi un mot sur la gouvernance de l'eau parce que la situation de l'eau aujourd'hui en France euh est en train de basculer. On l'a vu venir de loin avec des prélèvements totalement excessifs et des pollutions massives bien avant qu'arrive là-dessus en plus les effets du changement climatique. et c'est en train de devenir un problème de sécurité nationale. Donc est-ce que vous avez en mémoire ce que la Cour des comptes présente comme le schéma simplifié de la gouvernance de l'eau ?

Il y a un rapport de la il y a plein de rapports de la cour des comptes sur la la gestion de l'eau et il y en a un où ils mettent un tableau qui présente la soi-disant gestion représentation de la gouvernance de l'eau et on comprend rien. On comprend rien et c'est fait exprès.

Et moi, il me semble qu'on doit organiser les choses dès maintenant dans les territoires à l'image de ce qui est en train d'être fait dans le bassin de l'Eteron dans les Alpes Maritimes où en fait la situation est tellement critique que des élus locaux, des citoyens ont créé un conseil citoyen de l'eau et sont en train en fait d'enclencher un mouvement de réappropriation citoyenne de mais l'eau qui est là à notre robinet, elle vient d'où ? On la paye combien ? Est-ce que on sait qu'on Est-ce qu'on sait quel quelle sécurité on a en matière d'approvisionnement dans un contexte de changement climatique ? Est-ce qu'elle est pollué ? Est-ce qu'elle est pas polluée ?

Pourquoi est-ce que les choses ne changent pas ? On a besoin qu'il y ait un mouvement démocratique de réappropriation pour pouvoir ensuite effectivement procéder à des réformes qui sont indispensables tant sur le financement puisqueaujourd'hui on est dans le principe pollué payeur que dans les règles du jeu de de qui décide et les équilibres de cette gouvernance qui à mes yeux doit évoluer et être redessinée. Merci. M.