Bétharram, Bayrou, La Meute : Paul Vannier, invité d'Au Poste
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Voilà. Toc toc toc. Je vais vous demander de de prendre le micro s si ça vous dérange pas.
Pas du tout. David, c'est mieux. Oui.
Ah, ça c'est bien ça. Ça ça va être du bon live. Ouais.
Alors là, ouais, donc le derrière vous, il y a au poste un petit peu un petit peu acrimed à Crimè le pour le placement de produit. Je vois avec qui. Ah non, mais là vous êtes bien, vous êtes Ah là là, il va y avoir du va y avoir de l'abonné hein.
Bon, voilà. Alors, attendez, j'attends j'attends que ça démarre. On va On a une demiheure.
Ça y est, ça va. Ouais, c'est bon. C'est une demiheure Clément, c'est ça ?
Ça roule. Alors, j'attends juste là, il y a quelques personnes qui arrivent mais j'attends que la modératrice en chef soit là. Alors au post, est-ce que vous m'entendez ?
Amis du café, amis de la police, amis des débats public, bravo pour votre travail, ça vous est adressé ? Et ben merci, ça fait chaud au cœur. Alors nous n'avons pas les moyens de l'Assemblée nationale.
Le micro, il faut le porter un peu plus haut ici là sur le menton comme ça. Ah voilà ça c'est bien. Alors là, j'ai l'impression qu'on nous entend et j'attends juste la modératrice pour peux-tu me faire signe s'il te plaît ?
Toc toc toc, nous sommes aux Anfis à Château sur Iser à côté de Valence, les anfis 2025. Euh, vous m'entendez les uns et les autres ? Là, je vois chat très sage.
Ah, IAL, tu es là. Est-ce que le son est bon ? Paul, est-ce que je peux vous demander de dire deux trois mots ?
Bien sûr. Et ben, je suis ravi d'être au poste ici à Châonu sur Iser et dialoguer avec vous. Vous êtes ravi d'être au poste ?
Bien. On va pouvoir on va pouvoir tweeter ça. Très bien.
Impeccable. C'est bon Ryan ou pas ? Bonjour.
Bonjour. Ah, ça y est, le monde arrive. Oh là là là là.
Bon, salut vousoule. Euh alors, j'ai appris ce matin que vous étiez d'accord pour venir, ce qui fait que exceptionnellement, je n'ai pas tout à fait préparé mon entretien. C'est pas grave, on va improviser.
On va improviser. On va faire une déambulation philosophique. On va discuter.
Mais moi, je voulais quand même vous parler de votre fait d'armes. H c'est là voilà que au poste sans c'est pas grave. Votre fait d'arme c'est quoi d'après vous ?
Je je ne sais pas. Vous allez me dire qu'est-ce que c'est mon fait d'arme. Bah c'est la commission d'enquête.
Ouais, bien sûr, bien sûr. Ben, c'est un fait d'armes. Je je bah je le considère pas comme un fait d'arme.
En vérité, c'est un sujet, c'est un c'est un fait de fond, c'est un fait de société peut-être plus qu'un fait d'arme cette commission d'enquête parce qu'elle a elle a contribué bien au-delà de l'Assemblée nationale à une libération de la parole. Ouais. J'espère à un changement d'époque, j'espère à à des changements concrets pour protéger les enfants, pour empêcher d'autres bétarraabes.
Et cette c'est un changement de fond qu'il faut continuer à accompagner. Pour moi, cette commission d'enquête, elle est c'est encore mon actualité du moment. C'est encore un travail qui est devant moi, qui est devant nous avec ma courrapporteur Violette Spielboot.
Et et après les conclusions, après les recommandations que nous avons présenté qui ont été adoptées par l'Assemblée nationale, il y a encore beaucoup de travail pour que de façon véritable des changements soient engagés, des mesures soient prises, que le gouvernement réagisse à cette situation. Aujourd'hui, il ne l'a pas fait. il est dans un silence assourdissant 2 mois après la publication de ce rapport et donc je ne considère pas que la bataille pour reprendre cette métaphore est achevée.
Euh il y a eu 50 recommandations. Hm. Euh est-ce que vous pouvez euh résumer les plus fortes, les plus importantes pour vous ?
Il y en a qui sont très pratiques. Par exemple, nous avons proposé la création d'une une cellule de signalement signalé du cellule nationale qui centraliserait les remontées, les alertes qui pourraient être transmises par tous les personnels de l'éducation nationale mais aussi par certains parents d'élèves de façon à assurer le recueil d'abord de ces signalements, leur traitement, de façon à assurer que ces signalements soient transmis parfois vers les départements, parfois vers la justice pour que il y ait toujours des réponses, toujours des actions qui soient engagé. Alors que nous avons constaté que beaucoup de ces signalements se perdaient, n'étaient jamais traités, n'étaient jamais instruits.
Nous avons proposé la création d'un fond d'indemnisation pour les victimes de violence en milieu scolaire pour reconnaître d'abord ces victimes qui parfois ne le sont pas par la justice en raison de délais de prescription par exemple et puis pour leur permettre et bien de faire face à toutes les conséquences des chocs qu'elles ont connu des conséquences en terme de santé de santé mentale de santé physique des conséquences en terme d'accès à l'emploi des conséquences qui sont dramatiques et qui touchent tous les aspects de la vie de la personne. Et puis il y a d'autres recommandations qui sont à la fois plus plus obscures peut-être mais qui sont fondamentales pour moi. En tout cas, cette commission d'enquête, elle a elle est revenue très largement sur la place de l'école privée dans notre pays qui est une place très importante.
Il y a 2 millions d'élèves qui sont scolarisés dans les établissements privés, notamment catholiques en France. Et cette école privée qui est abondamment financée par de l'argent public, c'est 12 à 15 milliards d'euros par an. C'est c'est beaucoup beaucoup d'argent.
Elle échappe à tout contrôle public. Elle est à la main d'un ministère bis de l'éducation nationale qui s'appelle le secrétariat général à l'enseignement catholique. Elle a jusqu'à très récemment échappé à tout contrôle, jusqu'à mettre des élèves en danger, à exposer des élèves à la violence continue de de criminel.
Et bien ce rapport et ces recommandations proposent de rompre avec cette organisation et propose que la puissance publique, que l'éducation nationale assume toutes ces prérogatives et assume le suivi de tous les élèves de notre pays par exemple. Est-ce que c'est un sujet que vous aviez choisi ? Oui, c'est un sujet que j'ai choisi.
En tout cas, j'ai choisi le j'ai choisi le sujet de l'éducation d'abord parce que c'est mon métier. Avant d'être député, j'ai été pendant euh plus de 10 ans enseignant dans des dans des lycées de l'académie de créet, des lycées publics. Oui, c'était mon métier.
C'est mon métier. Je reste un un enseignant. Si je ne suis plus député un jour, je redeviendrai un enseignant.
Et puis j'ai travaillé politiquement ces questions en étant responsable du programme éducation de de Jean-Luc Mélenchon en 2017, en 2022. Et quand je suis devenu député, j'ai choisi de siéger dans la commission des affaires culturelles et de l'éducation et de m'intéresser assez rapidement à la question de l'école privée. En 2024 déjà, j'ai conduit une mission d'information parlementaire avec un député Renaissance déjà qui s'appelait Christopher Weisberg sur le financement public des établissements privés sous contrat.
Et cette mission de 6 mois m'avait conduit à beaucoup de découvertes mais déjà à constater l'absence de contrôle sur le plan financier cette fois de ces établissements. Et quand l'affaire Betaram est apparue à travers un article de Média Part en février 2025, en vérité, la presse était déjà intéressée à cette situation, mais moi je n'avais pas lu je n'avais pas pris connaissance de cette situation. Quand février 2025, je lis l'article de Média par, je comprends je comprends que cette question du contrôle se pose là à travers question nouvelle et beaucoup plus dramatique, celle du sort d'enfant.
Et donc je comprends l'enjeu qui est euh qui est là et je propose à mon groupe parlementaire de poser une question à François Baïou. Je lui pose cette question et François Bairrou se lève pour me répondre et choisit de me mentir. Et c'est ce mensonge qui va déclencher ce qui va devenir une affaire betaram, une affaire parlementaire.
C'est ce mensonge qui va me conduire à le questionner à à deux reprises dans les jours qui vont suivre à l'occasion de question au gouvernement et puis à à parce que je parce que je constate le mensonge, parce que je considère qu'il y a un sujet essentiel, grave que le sorte de trop d'enfants est en jeu. Je réfléchis, je cherche les moyens comme députés qui sont les miens pour continuer à agir. Je propose la création d'une commission d'enquête parlementaire.
Cette proposition est soumise au vote de ma commission. Pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, cette commission choisit de se doter des moyens d'une commission d'enquête parlementaire et puis je suis élu rapporteur, corapporteur de cette commission et là le travail commence. Alors plusieurs choses, c'est quoi exactement les moyens d'une commission d'enquête ?
Et vous avez parlé à plusieurs reprises du mensonge de B là maintenant, mais vous l'avez fait depuis des mois. Le mensonge pour vous, il est où ? vous vous souvenez forcément de sa phrase, il est où le mensonge, on va dire fondateur fondateur pour vous ?
Il y a le mensonge fondateur et et peut-être que je le dirai aussi, il y a il y a le mensonge qui peut-être conclut les travaux de cette commission d'enquête et le mensonge fondateur c'est le déni François Baou. C'est le moment où je lui pose une question ouverte ce 11 février 2025 dans les myc de l'Assemblée nationale en lui demandant s'il était informé de ces faits de violence et où il où il répond je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence à forcerie de violence sexuelle. C'est le choix libre de François Bairou de produire cette affirmation.
Elle est immédiatement démentie car des journalistes ont déjà documenté le fait qu'il est informé car le soir même le journal Média part là encore bien sort une information qui confirme qu'il a reçu par lettre recommandée un témoignage qui pointe ses violences et ensuite on découvrira que depuis les années 90 il était informé de ses violences physiques et sexuelles. Donc quand il vous répond François Bou vers 15h30 euh vous savez déjà qu'il m' Ah non donc vous n'attendez pas les confirmations de la presse. Vous savez déjà Je sais je sais qu'il m parce que vos confrères ont déjà documenté d'accord qu'il a été euh tenu au courant de ces violences et et plusieurs articles ont établi une chronologie assez précise qui euh le certifie.
Donc je sais qu'il m Je suis stupéfait d'ailleurs qu'il fasse ce choix-là. Et c'est donc deux questions qui se posent. La question de fond, pourquoi ment-il ?
Il ment probablement pour dissimuler quelque chose, quoi. Et puis c'est la question politique. Un ministre qui ment au députés, à forceurie, le premier d'entre eux, c'est une situation qui est intenable en démocratie.
Les parlementaires sont là pour contrôler l'action de l'exécutif. Si l'exécutif ment au pouvoir législatif, notre démocratie ne peut pas fonctionner. Donc c'est la question de la démission de François Bairou qui à partir de là, à partir du mensonge, pas a priori, pas au préalable mais à partir du mensonge va se poser.
D'autant plus que ce mensonge, nous allons le découvrir cherche à dissimuler une inaction face à des violences pédocriminelles. Mais ce mensonge fondateur, c'est lui qui déclenche l'enquête Betaram. Il est pas temps, il est là, il est devant nous.
Il moi me scandalise car ce mensonge n'a pas empêché François Bairou de se maintenir à Matignon. Et le mensonge dans les myycles de l'Assemblée nationale n'expose qu'à des conséquences politiques. qu'il peut-être autrement assumé à la différence d'un autre mensonge et je veux le dire celui devant la commission d'enquête parlementaire puisque vous m'interrogez sur les prérogadies mais il se trouve que donc un des pouvoirs des d'une commission d'enquête parlementaire est de convoquer quiconque à être auditionné par elle et que ces auditions se font souser et que dès lors qu'un qu'un mensonge qu'un parjure serait prononcé sousement et bien celui qui le prononce s'expose à des sanctions sur le plan judiciaire et j'ai considéré que Lors de son audition, François Bairrou avait commis là un manchon susceptible d'être poursuivi sur le plan judiciaire un par jourure, même si la justice aujourd'hui n'est pas saisie car cette procédure a été empêchée, arrêtée par d'autres que moi qui voulaient l'initier.
Qui d'autre ? la présidente de la commission d'enquête parlementaire, la députée socialiste Fatia Kelawashi qui a considéré que elle m'a répondu par courrier lorsque je l'ai saisi de euh ce qui m'apparaissait comme un parjure. Elle m'a répondu qu'elle constatait comme moi que sur un point précis François Bairou avait tenu euh des propos qui ne pouvaient pas être assumés.
Mais elle considère que ses propos ne sont pas que ce mensonge n'est pas suffisamment grave pour que la justice soit saisie.Èè J'espère que vous allez bien. Moi je le considère car le mensonge de François Bairou le parjure devant la commission d'enquête manifestait sa volonté d'entretenir aujourd'hui encore l'omerta sur ces violences commises en milieu scolaire sur les enfants.
Car ce mensonge portait sur la menace qu'il avait faite dans l'hémicycle de porter plainte en diffamation contre le journal média par qui diffusait des justement des informations concernant la responsabilité de François Bairou à Betaram. Alors là, il y a quelques annonces mais je crois qu'on vous entend très bien. Il y a un certain nombre de vos électeurs qui sont dans le chat qui sont très heureux de voir le députés.
Voilà, il y a vous m'entendez ou pas ? Ouais. Impressionnant le tasse de Paul sur la commission avec madame qui se fait défoncer dans le Faro pour aller aux Elle va venir demain aujourd'hui vient demain Violette vient demain que Bou puisse rester une honte absolue et montre la disparition des valeurs qui nous unissaient.
Alors, puisqu'on est aux amphies, elle vient euh j'ai entendu dire que le mot était passé de dire "Soyez sympa avec elle", hein. Si si, il y a des boucles internes qui disent "Ou temps ici, "Soyez quand même sympa, elle a accepté de venir, faut quand même l'accepter comme il faut." Non, je suis à vrai dire, je suis pas du tout inquiet parce que c'est un détail.
Non, non, mais il y a pas c'est c'est Violette vient aux amphis de la France insoumise. C'est une députée renaissance. C'est pas n'importe quelle député Renaissance.
C'est quelqu'un qui est très engagé en soutien de la politique de son camp. Euh c'est une figure du groupe parlementaire Renaissance. C'est pas une insoumise mais c'est quelqu'un qui que moi j'ai découvert, je ne connaissais pas Violette Spelboot avant d'être coprapporteur de la commission d'enquête parlementaire avec elle, mais que je veux vraiment saluer parce que j'ai j'ai travaillé avec d'abord quelqu'un qui travaillait et c'est beaucoup de travail de faire une commission d'enquête parlementaire comme celle-là dans un délai aussi bref, sous pression. quelqu'un qui n'a jamais dévié du de de du sens profond de ce que nous faisions et de la mission que nos collègues nous avaient confié et quelqu'un qui est qui est indépendant et que je veux saluer.
Voilà. Et donc je pense que les insoumis le savent et que les Françaises et les Français par ailleurs, je pense qu'ils l'ont constaté et elle ira elle sera ici comme elle l'a été à mes côtés avec ses différences et en même temps avec des convergences et et ce sera intéressant de de débattre et de revenir sur nos travaux ensemble. Vous êtes n en 85, c'est juste exactement en 85 la loi sur l'école libre, c'était le terme était passé.
Exactement. On pouvit imaginer que ces questionsl étaient résolues. Quand je dis là, je pense notamment aux questions religieuses avec l'école.
Or ce que l'affaire Betara montre, c'est que il y a encore un vrai problème dans l'enseignement catholique comme dans d'autres enseignements religieux. Est-ce que vous vous attendiez à ça vous ? Oui, parce que vous veniez du public et vous aviez entendu parler de tout ça avant ouv je suis un militant politique de la gauche de rupture qui s'inscrit dans dans une tradition politique et celle d'un camp mobilisé pour l'école publique, pour l'école laïque, celle d'un camp qui fait de l'horizon fond public à l'école publique.
Un des mots d'ordre qui l'ont structuré et construit. Et donc quand je me suis engagé en politique, quand je me suis intéressé aux questions éducatives, d'abord j'ai diagnostiqué que la question de l'école privée était un des grands enjeux. Et si j'ai choisi de m'y intéresser, de m'y consacrer en étant député, en me saisissant des moyens que l'Assemblée me donnait, c'est dans une perspective gouvernementale parce que je considère que la la France insoumise est candidate au pouvoir à exercer le pouvoir et que demain un gouvernement insoumis devrait traiter beaucoup de questions, beaucoup de questions dans le domaine éducatif mais aussi la question de l'école privée.
Donc, j'ai souhaité connaître son fonctionnement et connaître notamment la façon dont elle était financée. Et je l'ai fait en ayant à l'esprit la difficulté à aborder cette question. La question de l'école privée est un tabou dans notre pays.
Elle est un tabou plus grand encore dans le débat public, dans le débat politique. Le débat autour de l'école privée était absolument impossible depuis 1984. Depuis 1984, pendant 40 ans, il a été impossible ne serait-ce que de questionner le fonctionnement de cette école car le faire c'était immédiatement s'exposer à l'accusation en guerre scolaire et le débat immédiatement se refermait.
Bien, ce que j'ai souhaité faire moi politiquement, c'est d'abord réouvrir ce débat. Pour le réouvrir, j'ai fait le choix de me saisir d'une mission d'information parlementaire et d'entrer dans la question de l'école privée par le biais du financement. J'ai choisi d'y entrer non pas de façon frontale, principielle, mais par cette question qui est une question démocratique et politique fondamentale, mais qui a une dimension technique qui me permettait, je le pensais, de changer les modalités du débat et donc les configurations politiques autour de cette question.
Ce rapport d'information parlementaire s'est inscrit dans un contexte un peu nouveau, celui de la publication d'un rapport de la cour des comptes sur ces enjeux financiers aussi de l'action de Papendai que je ne fais pas mienne mais qui avait commencé à aborder très très à la marge mais à reposer légèrement cette question. Et ce contexte, j'ai considéré que la porte était en train de s'ouvrir, qu'il fallait maintenant mettre un pied dedans et que l'entrebaillement s'espace. Bien sûr, pour moi, la commission d'enquête Betaram a aussi été l'occasion d'ouvrir cet espace de débat et je crois aujourd'hui qu'il est définitivement ouvert.
En tout cas, qu'une période politique nouvelle est devant nous et que le débat est aujourd'hui possible autour de la question de la place, du financement de l'école privée dans notre pays. C'est une immense victoire idéologique et culturelle, je le crois. Il faudra demain qu'elle se traduise par des victoires politiques, par des votes à l'Assemblée nationale.
Il n'y a pas aujourd'hui dans l'Assemblée telle qu'elle est constituée une majorité pour changer les règles. Mais une première étape est franchie et nous sommes en tout cas sortis de cette période de l'omerta celle durant laquelle nous ne pouvions pas aborder ces enjeux. Alors, nous avons eu le plaisir de vous suivre face à un moment assez exceptionnel, je dois le dire quand même d'un point de vue citoyen en fait.
Euh et évidemment chacun va me dire à saute que à la fin nous avions compté les points et que vous aviez gagné. Oh là là, je pensais que vous trompé. le soir même partout et tous les commentateurs expliquent que vous vous êtes vous portez en fric limite que vous étiez sortis de vos de vos de vos alors ça peut évidemment par rapport mais là on a parlé une quinzaine de minutes par du fond mais parlons un tout petit peu de la forme de ça parce que c'est aussi c'est aussi ça la gauche de rupture.
Est-ce qu'à un moment donné vous êtes pris une autocritique en vous disant merde, j'ai peut-être j'ai peut-être été un peu pré j'ai peut-être j'ai peut-être montrer trop que je bichais à certains moments. On fait tout, on on y repense toujours, on pense toujours qu'on peut faire mieux. Ouais.
Mais quel a été moi mon le choix que j'ai fait en entrant dans cette salle et en découvrant tout de suite que il allait être dans un registre offensif agressif dans le registre de la provocation. J'entre dans la salle, je vois le l'ouvrage lameute posé sur son sur son bureau. Je comprends tout de suite dans quel état d'esprit il va être.
Et une un des un des un des objectifs que j'ai, c'est de aussi de montrer que François Bairrou, parce que je pense c'est une des clés d'explication, est un homme politique empreint d'une culture de la violence. Et donc, je choisis de m'adresser à lui dans un registre et à travers des questions précises pour lui permettre d'exprimer sa violence. Et c'est ce qu'il va faire, ce qu'il va il va se vautrer dans une attitude extrêmement agressive, très violente.
Il va il va être excité par sa propre violence. Et je crois que de ça, il est ressorti abîmé, très abîmé. Il n'est pas n'a pas démissionné, il est toujours premier ministre.
Mais vous savez comme moi que les enquêtes d'opinion montrent qu'il est le premier ministre le plus rejeté par les Français et je crois qu'il a produit un trouble très grand dans l'opinion de notre pays à travers cette audition. Mes questions étaient précises, elles étaient nombreuses. Nos questions d'ailleurs, je veux le dire parce que cette audition nous l'avions préparé du début de la première à la dernière question ensemble avec Vet Speedboot et toutes les questions qui ont été posées par moi ou par elle étaient nos questions dans un déroulé dont nous avions convenu tous les deux.
Les questions étaient précises, nombreuses. Peut-être qu'elle pouvait donner l'impression de bicher comme vous l'aviez vous l'avez dit, mais euh elles étaient pour moi essentiel car le travail d'une commission d'enquête parlementaire, le travail de rapporteur est précisément de rapporter à l'Assemblée nationale des faits, des éléments. Et pour le faire, il faut poser des questions précises, il faut rentrer dans le détail des choses.
Et je crois qu'aucune de ces questions n'était superf mais mais alors c'est marrant parce que moi je à votre place, j'aurais pas répondu ça se du tout. J'aurais dit mais c'est parce que les autres ils font pas leur boulot. Les autres députés ils sont quand même très gentils en commission d'enquête.
Et là on avait un truc un peu quasiment euh à l'américaine s'appelait à Sarkozi mais où il y avait une forme de contrepouvoir qui s'exerçait. Bien sûr et c'est en ça que c'était assez étonnant. Ah mais ça vous m'avez intelligué sur sur mon action.
Moi je maîtrise pas tout dans cette histoire et évidemment une partie en fait je pense que l'issue pour François Bairou c'est la configuration générale de cette audition c'est qu'en effet il y a pas seulement il y a pas qu'un rapporteur il y a pas que deux rapporteurs. Le dispositif est un peu plus large que celui-là et il y a des choses sur lesquelles je n'avais pas pris qui de mon point de vue n'ont pas été bien amené dans cette dans cette audition. C'est la faute des autres.
C'est comme ça que ça se passe en tout cas et c'est la réalité d'une assemblée diverse plurielle. C'est la réalité de la 5e République aussi. La 5e République permet ça.
Elle permet à la fois le contrôle par le parlement du pouvoir exécutif. Et c'est un grand moment de vie parlementaire que cette commission d'enquête parlementaire de ce point de vue-là, mais elle montre aussi comment le pouvoir peut s'échapper, comment il peut contourner, comment il peut faire il peut faire le choix de ne pas répondre, comment il peut faire le choix de mentir et comment ce mensonge peut-être impuni lorsque ceux qui sont chargés, qui ont la responsabilité institutionnelle de le dénoncer ne le font pas. Et là, oui, il y a des limites évidemment au travail de cette commission d'enquête parlementaire.
Je Non, j'ai l'impression que votre collaboratrice Clémence qui a qui a qui a monté l'entretien ne dit rien pour l'instant. Donc, on a encore le temps. Donc, je je j'en profite.
Admettons euh vous arrivez au pouvoir. Euh qu'est-ce que vous faites pour que le contrepouvoir que vous avez incarné pendant 2 3h ce jour-là euh puisse sortir encore renforcé ? C'estàd que que le que le Paul Bairou François Valier ne s'en sorte pas le jour où il est premier ministre et qu'il m devant et je pense qu'il faut renforcer les commissions d'enquête parlementaire. sont des outils qui sont qui sont extraordinaires parce qu'ils donnent véritablement des pouvoirs aux députés, le pouvoir d'audition sous serment mais aussi le pouvoir de contrôle et nous avons effectué un très grand nombre de contrôles qui nous ont véritablement permis de saisir des documents qui ont été essentiels à ces auditions et qui ont apporté un éclairage au questionnement qui était notamment sur les finances, c'est ça ? sur les financements, mais notamment sur le traitement des établissements musulmans par exemple qui est un sujet euh en soi qui mériterait des développements très importants mais qui montre qu'il y a un traitement tout à fait discriminatoire de la part de l'État vis-à-vis de ces établissements privés eux aussi.
À contrario, par exemple les établissements catholiques, plein de questions fondamentales sont posées par cette commission d'enquête parlementaire. Mais je vous m'avez demandé tout à l'heure quels étaient nos moyens. En vérité, ils sont extrêmement limités.
Ce sont les moyens de nos cabinets. Je veux les saluer puisque nos collaborateurs évidemment ont beaucoup travaillé avec nous. Fette Speedboot et moi-même.
Et puis nous avions l'appui aussi de deux administrateurs de l'Assemblée nationale qui sont des des haut fonctionnaires de l'Assemblée qui sont euh un appui essentiel. Mais c'est à la fois des moyens dont ne dispose pas au quotidien les députés, donc qui les renforce. Mais en même temps, ce sont des moyens dérisoires puisque c'est une toute petite équipe qui fait face à une charge de travail colossale et puis à des à des interlocuteurs ou à des adversaires qui eux disposent de moyens absolument considérables.
Les cabinets ministériels sont dotés de de de de de de dizaines de membres. Les institutions que nous abordions étaient des colosses organisationnels. Et donc je après cette expérience, je considère à la fois qu'il faudrait des moyens supplémentaires au Parlement et notamment dans cette mission de contrôle.
Et je pense aussi qu'il faudrait plus de commissions de l'enquête notamment, il y a l'assemblée ce qu'on appelle des missions flash qui permettent de traiter rapidement des sujets de fond. Je pense qu'il faudrait des commissions d'enquête flash qui duraient même un mois ou deux et qui donneraient ses pouvoirs de contrôle de l'exécutif parce que c'est euh les pouvoirs qui sont utiles. Nous nous découvrons des choses et puis surtout nous pouvons proposer des choses pour que les pour corriger des dysfonctionnements.
Mais par exemple, admettons une 6e République advient, est-ce que il y aurait des des pouvoirs de coercition pour les députés face à des membres de gouvernement ou pas ? Il a il y a déjà un pouvoir de cocution d'un certain point vue puisque quand on est convoqué, on peut pas échapper à la convocation à part monsieur Ouais mais ça c'est autre chose. C'est mais c'est là où vous voyez que il y a évidemment il y a évidemment beaucoup à dire de l'état de notre régime qui est qui est en crise et qui ne qui ne fonctionne plus ou alors quand il ne fonctionne, il ne fonctionne que sur la volonté des acteurs.
Dès lors que les acteurs refusent, s'opposent, on voit que là la force n'est plus finalement au parlement et il y a sans doute des choses à renforcer là. En tout cas, moi je suis nous sommes partisan d'un régime parlementaire, d'un régime où le parlement est le centre de gravité du fonctionnement institutionnel et et donc oui, il faudrait la capacité de convoquer, de disposer de pouvoirs d'enquête supplémentaires, y compris c'est de la technique. Mais aujourd'hui, on sait que beaucoup reposent sur des correspondances numériques et là, il y a bien sûr l'accès pour nous à certains de ces documents, mais d'autres échappent à notre capacité de saisine.
Superman vous demande dans le chat pour ne répondre pour ne pas répondre aux questions de tous les rapporteurs, François Berot a est décidé de ne s'adresser qu'à vous, monsieur Vanier. Y étiez-vous préparé ? Je m'attendais à ce qu'il me cible puisque son entourage euh dans les jours précédents son audition avait engagé à la fois cette stratégie en même temps qu'une stratégie de disqualification de ma collègue Violette Spielboot.
Et j'ai et et bien sûr, je m'attendais à ce qu'il cherche à à rentrer dans une forme logique de de match entre entre lui et moi. J'ai choisi moi d'incarner, de tenter d'incarner en tout cas un questionnement rigoureux et de rester dans mon rôle car bien sûr je suis un député d'opposition et un député insoumis. J'ai appelé à de très nombreuses reprises à la démission de François Bairou et je continue à le faire.
Mais je ne l'ai pas fait dans le temps de cette audition. Dans le temps de cette audition, j'ai souhaité être le rapporteur de l'Assemblée nationale à qui les députés avaient confier cette mission et rester sur ce sur ce chemin de crête, ne pas justement en dévier et c'est ce que François Baou voulait me pousser à faire en restant sur ce fil de questionnement pour obtenir des éléments qui à la fin dans le rapport de la commission d'enquête parlementaire nous ont conduit Violette Speedboot et moi à considérer comme caractérisant un défaut d'action. de la part de celui qui était ministre de l'éducation nationale à l'époque à propos des violences commises à Betaram.
Je crois que ça n'est pas rien qu'un rapport d'enquête parlementaire qui a été adopté à la quasi unanimité par les députés à l'Assemblée nationale caractérise ainsi l'action de celui qui est aujourd'hui premier ministre face à ce qui est probablement la plus grave affaire pédocriminelle qui est connue de notre pays. L'aspect l'aspect public encore 2 minutes. C'est bon c'est bon. euh la la l'aspect public des choses, la publicité des débats, le fait que ce soit retransmis, le fait que ce soit commenté.
Euh d'abord, est-ce que sur le moment vous êtes au courant de des retours de ce qui peut être dit ? Est-ce que quelqu'un euh une collaboratrice, un collaborateur vous dit tiens, euh ça vire ça vire ça vire mal de ce côté-là et cetera. Est-ce que voilà, est-ce que est-ce que est-ce que vous avez des retours en direct de ce qui se passe ou pas ?
Et surtout quel quelle modification ça peut avoir ? sur votre sur le comportement des uns et des autres, sur la nature du débat, on va dire. Voilà.
Est-ce que vous pensez que c'est sain, c'est bon ou est-ce que vous pensez que ça peut aller ça peut amener vers le spectaculaire, ça peut aller vers le euh le rapide ? Euh je pense que c'est indispensable. Je pense que la transparence est absolument indispensable au travail des commissions d'enquête parlementaire.
Nous l'avons souhaité comme corapporteur en conviant la presse à nos différents euh contrôle moi-même en essayant de communiquer par mes propres moyens de de mon action. Et évidemment cette audition se devait d'être accessible à toutes les Françaises et tous les Français qui souhaitaient l'entendre aussi parce que c'est une question qui concerne des millions de Français directement ou indirectement. Donc de ce point de vue-là, queles que soient les conséquences de la transparence, il la faut.
Ensuite, dans le temps de l'audition, je n'ai pas de retour. OK. Il y a deux pauses.
Il y a une pause qui me questionne où François Baou tente d'organiser pendant l'audition dans une de ses pauses, un duplexe en direct sur France 2, France TF1. Euh, il tente il tente de l'organiser dans le couloir de l'Assemblée au moment même où l'audition se tient. Euh on on le sait pas s il y renonce manifestement mais il y a des caméras qui descendent, des lampes qui s'allument et il est dans l'hésitation de faire quasiment un point presse dans une des coupures de l'audition.
Donc je sais qu'il est dans une stratégie lui qui est une stratégie de communication en même temps que l'audition a lieu, mais je n'ai pas moi d'autre retour que cette constatation que je fais en allant simplement aux toilettes dans une dans un de ces c'est en effet dingue y compris du point de vue de son de son sa conception du parlement et de la conception de son rôle de premier ministre dans ce dans ce moment-là. Ensuite donc ça c'est la première pause. Donc c'est quoi au bout ?
C'est la Ouais ouais au bout d'une ou de 2h quelque chose. Je crois qu'on est un peu avant 20h et qu'il y a l'intention pour lui d'apparaître dans les 20h à ce moment-là de cette façonl. Puis pour sur la presse, il y aurait énormément de choses à dire.
Je veux à la fois saluer le travail de beaucoup de journalistes notamment de la presse écrite qui ont fait un gros travail de documentation de ces violences. Mais je vous moi j'ai appris évidemment du fonctionnement et j'ai pu constater des choses si dérc peut-être là-dessus. À la fin de l'audition de François Bairou, il affirme que je l'ai que je lui ai posé une question que je n'ai jamais posée.
Il considère que je l'ai accusé d'avoir couvert des pédocriminels. J'ai jamais dit qu'il avait couvert des pédocriminels. Je l'avais interrogé sur son inaction après avoir pris connaissance de violence pédocriminelles.
Il fait cette affirmation pendant le temps de l'audition. Je le contredis en conclusion quasiment de cette audition. Et le lendemain matin, toutes les matinales de France, quasiment tous les éditorialistes de ces matinales ouvrent en reprenant le mensonge de François Bairou pour donner un autre tour aux questions que je lui ai posé et caricaturer le sens du questionnement qui était le mien.
Là, je vois qu'il y a une stratégie évidemment offensive de sa part. Surtout, je vois conster comment un très grand nombre d'éditorialistes vont reprendre cet élément de langage du Premier ministre pour le couvrir, le défendre au détriment du fond du sujet et au détriment de toutes les victimes de ces violences. Ultime question, je suis obligé de la poser.
Euh, il y a Beou qui arrive avec un livre qu'il n'a manifestement pas lu parce qu'il est vraiment voilà, on sent que les pages n'ont pas été tournées. C'est le livre la meute. Nous, on le découvre, on met du temps en tant que spectateur parce que c'est tout petit, c'est un reposte.
Bon, il se trouve, vous le savez, que aujourd'hui votre organisation n'a pas accrédité Olivier Pérou, un des deux auteurs de ce bouquin. la meute que Beirou vous avait présenté comme effectivement comme une une forme d'affront ou de tentative de déstabilisation. Euh qu'est-ce que vous pensez de ça que votre organisation n'est pas accrédité le journaliste du monde à venir voir si la meute était une meute ?
Ah, il en est convaincu. Mais d'abord, c'est très intéressant de constater l'usage qui a été fait de cet ouvrage par François Bairou aussi par beaucoup de leaders de l'extrême droite qui ont qui ont utilisé l'objet, qui l'ont brandi, qui l'ont montré, qui ont participé d'ailleurs sans doute à son succès commercial. C'est un succès éditorial de d'un lectorat d'extrême droite et de droite extrême probablement cet ouvrage et cela dit long ça en dit long de sa finalité qui est donc une finalité politique et je vous réponds si Olivier Pérou n'est pas accrédité c'est parce qu'il a produit un ouvrage qui contient un très grand nombre de fausses informations parce qu'il a produit un ouvrage sans respecter un principe fondamental de la déontologie de chaque journaliste, le contradictoire.
C'est parce que dans cet ouvrage, il y a des atteintes très nombreuses à nos vies privées et c'est parce que et c'est peut-être moi ce qui à titre personnel me choque le plus, c'est un ouvrage qui animalise des acteurs politiques. Appeler ce livre la meute, c'est nous qualifier nous les insoumis de chien. Moi, je sais je sais dans quelle période de l'histoire on animalise des acteurs politiques.
Je sais à quoi cette animalisation peut conduire et donc je refuse absolument d'être animalisé, d'être qualifié en chien. On n'est pas là dans un travail journalistique. On n'est pas là dans ce qui est essentiel au fonctionnement de notre démocratie, la possibilité de de produire des informations, des analyses y compris offensantes, y compris critique, y compris contradictoire.
Bien sûr, c'est permis. Il y a aujourd'hui 80 journalistes qui sont là qui travaillent en totale liberté qui écriont des articles qui nous déplairont très probablement mais ils ont évidemment le droit de le faire. Nous ne sommes pas là face à un travail journalistique.
Nous sommes là nous sommes là face à un travail de démolition, un travail politique, un travail qui vise à porter atteinte à la principale force d'opposition au gouvernement dans un moment où l'extrême droite progresse. Cet ouvrage commence en nous définissant comme une secte et en rappelant la définition de la mivilu de ce qu'est une secte. Une secte, ça se dissou.
C'est sans doute l'intention d'Olivier Pérou, de Charlotte Bellaïich. Et bien ce sont donc les deux auteurs les deux auteurs. Je crois je ne crois pas que ce soit une perspective journalistique que d'appeler à la dissolution du principal mouvement de la part de de LFI puisqu'on est dans le lieu de LFI quand même un une forme de d'ave de faiblesse de dire non mais lui il vient pas lui on en veut pas.
Non, simplement qu'on a envie plus fort que ça. On est beaucoup plus fort que ce journal et que ce livre, mais simplement il y a il y a un minimum pour nous de Ah bah tiens, voilà qu' a quotidien. Alors quotidien, vous les avez vous les avez sucrés il y a quelques années et là ils sont là, ils filment la question qu'il voulait vous poser.
Ah bah merde alors juste termine juste là-dessus parce que c'est important y compris pour que tout le monde comprenne bien ce qu'on fait et et qu'il y ait pas de de fausse euh le journal monde est le bienvenu ici, il est accrédité. Il y avait un photographe du monde qui était accrédité, Sandrine Cassini qui écrit des papiers dégueulasses sur la France insoumise chaque semaine dans le monde à toute sa place pour en écrire des dégueulasses aujourd'hui et demain et après-demain aux amphis de la France insoumise. Donc j'insiste là-dessus.
La presse peut absolument librement accéder aux amphis. Toute la presse française est présente mais Olivier Pérou n'est pas un journaliste, c'est un militant politique, c'est son choix et nous en tirons des conséquences politiques. Mais est-ce que vous est-ce que vous pouvez comprendre, monsieur Paul Vanier que quand on défend les contrepouvoirs, ce que nous avons fait pendant une demi-heure, le contrepouvoir du du Parlement par rapport à l'exécutif, être étonné que le contrepouvoir n'accepte pas ou choisit son propre contrepouvoir.
Non, je choisis pas parce que regardez, vous me posez toutes les questions que vous voulez et puis vos vos confrères aussi et tous les articles et reportages seront diffusés comme ils souhaiteront l'être. Simplement, il y a des limites à tout et nous ne sommes pas des naïfs. Quand il y a une offensive qui est menée, qui vise à notre dissolution, à notre animalisation, il y a pour nous la possibilité de dire de dire non tout simplement.
Je ne suis pas un chien, vous voyez, je suis pas un chien. J'accepte pas d'être qualifié de chien. J'accepte pas que tous les insoumis, il y en a des millions dans notre pays, soit désigné comme des chiens.
Ça n'est pas du travail journalistique, c'est un travail de propagandiste dangereux. Mais est-ce que on termine là-dessus, est-ce que ce truclà qui est d'une certaine manière dérisoire par rapport au fond des choses dont nous venons de parler, c'est pas une nouvelle façon pour à nouveau de mettre au centre un truc ? Non, en fait c'est c'est une question très importante.
C'est une question en fait c'est une question démocratique fondamentale. C'est la question de la place de la presse et du journalisme dans notre pays. Une démocratie peut pas fonctionner sans journalisme, sans journalistes, sans journaux, sans médias.
C'est pas à vous que je vais le dire. Mais c'est un métier d'être journaliste. Il y a des fondements déontologiques à ce métier.
Il y a des chartes. Il y a une éthique journalistique. Et je veux dire, défendre le journalisme, c'est justement défendre un traitement déontologique et la capacité pour les lectrices et les lecteurs à accéder à de l'information.
Cet ouvrage n'en transmet aucune. Je je vous je suis un des personnages de ce de la meut. Il y a 10 pages qui me sont consacrées.
Donc je suis assez bien placé probablement pour avoir un avis au moins sur ces 10 pages. Ah, on peut peut-être considérer que cet avis vaut quelque chose. Ces 10 pages sont entièrement fausses.
Il y a un nombre de mensonges factuels qui sont assumés à mon égard et je n'ai jamais eu la possibilité d'y répondre puisqu'on ne m'a jamais demandé de le faire. Ça n'est donc pas un travail journalistique. Mais la loi la loi sur vous aurait permis d'attaquer en diffamation et de gagner éventuellement.
Allons-y, répondons à cette objection-là pour terminer vraiment mais parce que j'ai pas de difficulté y répondre à tout mais un la justice et c'est heureux ne peut pas sanctionner un journaliste pour défaut déontologique. Premièrement, vous le savez. Ah si si si.
Alors de si vous pouvez prouver qu'il y a volonté de de nuit de maintenant allons allons sur la diffamation. Allons allons sur la diffamation. Allons sur la diffamation.
Il faudrait une procédure qui mettrait probablement fort longtemps avant d'aller à son. Mais plus important que ça, ce livre, il a été relu probablement par 2 4 6 10 10 avocats. Vous le savez comme moi, monsieur Dufred.
Et comme j'en ai lu de large parties, je sais qu'il contient les conditionnels nécessaires à la calomnie et au mensonge. Donc je suis pas naïf. Je suis pas naïf.
Il y a pas là de possibilité pour nous puisque le malfait, il a été imprimé, il a été diffusé, il a connu une couverture presse parmi les plus importante que n'importe quel ouvrage est connu. La euh la calomnie a été répandue. Qu'est-ce que vous voulez que nous obtenions comme réparation après cela, y compris devant une juridiction, alors même que cet ouvrage a été finement construit pour empêcher une condamnation ? vous le savez aussi bien que moi.
Et donc comme nous ne sommes pas des naïfs, et bien nous répondons comme nous pouvons répondre à cette attaque politique qui a été celle de ces deux individus. J'ai l'impression que vous avez bourré le chat parce que moi je me fais incendier tandis que vous c'est du bravo monsieur. Et ben je salue bien je salue bien nos nos amis.
Voilà. Merci d'avoir à bientôt. Merci à vous.
À bientôt.
Paul Vannier