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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 6 octobre 2026 29 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheDéfenseÉconomie & entreprises

Loïc Kervran : Pour le centre-droit « je souhaiterais que l’on n’ait qu’un seul candidat »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:36OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous avez voulu quitter l'Assemblée nationale pour le Sénat ?

  • 6:37OuverteRéponse directe

    Vous dites « intravaillable », ça veut dire qu'aujourd'hui, en tant que député, c'était plus possible de faire correctement son travail depuis la dissolution ?

  • 7:16OuverteRéponse directe

    Quelle va être votre priorité ici au Sénat sur le sujet chambre des collectivités ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Économie que le gouvernement demande également aux collectivités. Il leur demande un effort de plus de 5 milliards. Vous allez essayer de l'amoindrir ici au Sénat ?

  • 8:47OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a aussi un objectif politique dans votre venue au Sénat ? Est-ce que Édouard Philippe vous a demandé de renforcer son ancrage local ?

  • 11:32OuverteRéponse directe

    Mais donc, le groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires, c'est le groupe présidé par Claude Maluret, composé de nombreux sénateurs Horizon, auxquels vous appartenez. C'est un groupe qui a perdu en poids avec le dernier renouvellement et les dernières tractations.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:42Invité politiqueFait
    « Je voulais vraiment représenter dans cette élection sénatoriale les petites communes. »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « Il se trouve que je trouvais intéressant d'apporter mes dix ans d'expérience parlementaire et puis un peu de connaissance du Sénat parce que j'ai eu la chance de travailler avec le Sénat sur les questions de renseignement pendant plusieurs années. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « L'État de l'Assemblée nationale qui, depuis 2024, est devenu quasiment intravaillable. »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « la question de la régulation de l'installation des médecins, parce que c'est le sujet numéro un dans nos territoires. »
  • 7:44Invité politiqueFait
    « je suis plutôt sur l'aspect de la régulation et de la loi Garou, dont je suis d'ailleurs un des co-auteurs. »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « beaucoup de sujets, bien sûr, autour des collectivités, de leurs moyens, des dotations, de tout un tas aussi de sujets autour, par exemple, du patrimoine, des églises qui grèvent complètement les budgets de nos petites collectivités. »
  • 8:23Invité politiqueFait
    « Moi, je vais essayer de le faire porter de manière juste, selon les capacités de nos collectivités, et en préservant au maximum ce qu'on avait à peu près réussi à faire dans le budget précédent, nos plus petites collectivités. »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « C'est plutôt moi qui ai demandé à Edouard Philippe d'être candidat au Sénat. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « nous sommes le seul groupe de l'ancienne majorité de 2017 à avoir réussi à faire élire des sénateurs, ce qui montre qu'on a un vrai ancrage local. »
  • 9:11Invité politiqueChiffre
    « les deux suppléants des deux députés sénateurs Horizon vont siéger à l'Assemblée. Donc, ça fait deux parlementaires de plus pour Horizon. »
  • 13:37Invité politiqueFait
    « sur l'avortement, qui avait beaucoup marqué au moment du congrès de Versailles. »
  • 18:11Invité politiqueFait
    « plus on reste dans cette situation, plus on risque de descendre collectivement dans les sondages. Et ce n'est pas bon, ça ne crée pas de dynamique. »

Temps de parole

  • Loïc Kervran42 %
  • Présentateur19 %
  • Locuteur 715 %
  • Locuteur 511 %
  • Locuteur 34 %
  • ?3 %

≈ 10,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:12
Locuteur

C1

0:13
Locuteur 3

mobilisés depuis maintenant trois semaines sont rejoints aujourd'hui par les enseignants dont les syndicats ont appelé à rejoindre le mouvement. Des étudiants seront aussi de la partie pour porter des revendications sur les remplacements de professeurs absents, la réhabilitation des locaux ou encore sur les emplois du temps.

0:31
Locuteur

Mais

0:32
Locuteur 3

ce qui inquiète les autorités, c'est le risque de débordement et des drames comme celui qui s'est passé à Lens hier où un lycéen a perdu sa main, vraisemblablement à cause d'une grenade de désencerclement.

0:44
Locuteur

Il

0:45
Locuteur 4

y

0:45
Locuteur

a

0:45
Locuteur 4

une enquête maintenant qui est lancée, une enquête de l'IGPN. Ça a été fait sans délai à la fois par le procureur de la République, par les autorités de police et je vous dis, le préfet m'en a parlé aussitôt. Maintenant ce que je souhaite,

0:57
Locuteur

c

0:57
Locuteur 4

'est que quelles que soient les revendications, elles puissent se faire dans le calme.

1:00
Locuteur 3

Au total, dix enquêtes de l'IGPN. La police des polices ont été ouvertes depuis le début du mouvement en déplacement dans les Yvelines. Le ministre de l'Éducation nationale déplore les blessés du côté personnel enseignant et des lycéens et se projette sur l'objectif de reprise des cours après la mobilisation d'aujourd'hui.

1:20
Locuteur 6

Il y

1:21
Locuteur

a

1:21
Locuteur 6

une journée de manifestation, c'est un acte de démocratie, j'allais dire, sociale, classique et organisée.

1:26
Locuteur

C

1:26
Locuteur 6

'est une liberté qui se respecte et qui se protège.

1:28
Locuteur

Mais

1:29
Locuteur 6

à partir de mercredi, vous allez être amené à rouvrir

1:31
Locuteur

vos

1:32
Locuteur 6

établissements, enfin à reprendre les cours, parce que ce sont des cours suspendus, ce ne

1:36
Locuteur

sont

1:36
Locuteur 6

pas des fermetures, mais à reprendre les cours progressivement.

1:38
Locuteur 3

Côté politique, des candidats s'emparent des revendications lycéennes et dénoncent les violences de part et d'autre.

1:45
Locuteur 8

Il faut une doctrine de maintien de l'ordre qui permette aux jeunes de s'exprimer sans être arrêtés tabassés.

1:51
Locuteur

Et

1:52
Locuteur 8

il faut,

1:53
Locuteur

oui,

1:53
Locuteur 8

il faut

1:54
Locuteur

s

1:54
Locuteur 8

'attaquer aux casseurs, parce qu'en fait, bien souvent, ils ne viennent même pas des lycées

1:59
Locuteur

et

1:59
Locuteur 8

ils viennent juste pour en découdre avec tout ce qui peut représenter une forme d'autorité publique.

2:05
Locuteur

Le

2:05
Locuteur 3

gouvernement a promis deux premières réponses aux revendications lycéennes d'ici la fin du mois. Et le Premier ministre réunit demain les présidents de région qui ont la main sur les lycées pour parler de l'état des bâtiments, une des demandes des jeunes mobilisés.

2:21
Locuteur

Plus

2:21
Présentateur

de 140 000 inscrits pour voter à la primaire de la gauche.

2:24
Locuteur 7

Voilà, le chiffre a été officialisé hier soir par la commission d'organisation de la primaire du Parti Socialiste et de Place Publique. Ce week-end, ce sont donc 140 282 personnes qui sont appelées à voter à cette primaire. Le PS compte 37 017 sympathisants, auxquels s'ajoutent 31 030 militants à jour de cotisation. La plateforme, créée pour l'occasion, compte 42 695 inscrits. Place Publique, 28 456 militants. Le vote, pour rappel, il commence vendredi à 8h, se termine samedi à 20h.

2:56
Locuteur

Il

2:57
Présentateur

y avait des manifestations hier dans plusieurs villes de France pour demander aux parlementaires d'approuver la loi intégrale.

3:02
Locuteur 7

Oui, dans la capitale, on va voir quelques images. Ce sont environ 500 manifestants, en majorité des femmes qui se sont rassemblées en fin de journée Place Vendôme avant de se diriger vers l'Assemblée nationale. Parmi les slogans, il y avait « loi intégrale, budget intégral ». Écoutez Anne-Cécile Meyfer de la Fondation des Femmes, l'une des associations à l'origine de cette mobilisation.

3:24
Locuteur

C

3:24
Locuteur 2

'est une manière aussi de dire aux députés, on est là, vous avez une responsabilité immense, c'est le travail de 200 associations, c'est la colère de centaines de milliers de victimes que vous avez entre vos mains. Ne nous décevez pas, ne vous loupez pas. On n'aura pas dix fois l'occasion d'examiner cette loi intégrale. C'est maintenant qu'il faut mettre le paquet. Donc ne passez pas à côté de ce moment d'histoire, en quelque sorte.

3:44
Présentateur

Allez, Quentin termine par une bonne nouvelle. C'est encore une victoire pour les Bleus de Zizou.

3:47
Locuteur 7

Voilà, Olyse, c'est juste exceptionnel ce qu'il a fait. C'est ce qu'a déclaré Zinedine Zidane hier soir en conférence de presse. Le sélectionneur de

3:55
Locuteur

l

3:55
Locuteur 7

'équipe de France, Zinedine Zidane, qui a salué la performance de Michael Olyse, auteur d'un doublé lors de la victoire face à la Belgique 4-1 hier soir en Ligue des Nations au Stade de France. Écoutez le sélectionneur de l'équipe de France.

4:08
Locuteur 1

Content, content parce que sur le plan comptable, de toute façon déjà sur les quatre matchs, on a dix points. C'est

4:14
Locuteur

assez

4:14
Locuteur 1

bien, mais vraiment au-delà des victoires que l'on a eues, enfin des points que l'on a, c'est surtout la satisfaction d'avoir fait avec mes joueurs du bon travail et mon staff, tout mon staff. Je crois qu'on a super bien travaillé et

4:31
Locuteur

c

4:34
Locuteur 1

'était très important de faire qu'un joueur de qualité,

4:36
Locuteur

on

4:37
Locuteur 1

a fait. Alors bien sûr qu

4:39
Locuteur

'il

4:39
Locuteur 1

y

4:39
Locuteur

a

4:39
Locuteur 1

des choses à améliorer, mais ça se fera petit à petit, doucement, doucement. On est content d'avoir ces dix points en tous les cas.

4:46
Locuteur

Voilà,

4:46
Locuteur 7

cette belle performance de Michael Elysée. Voilà, c'est à ça qu'on voit que vous êtes un grand amateur de France. Voilà, spécialiste du Parlement.

4:53
Présentateur

Voilà, en revanche, vous êtes un spécialiste du Parlement et on se retrouve dans quelques instants parce que vous allez nous révéler le visage définitif du nouveau Sénat. Ça y est, on sait à quoi va ressembler le Sénat avec les groupes qui sont définitifs. On va en parler tout de suite avec vous, Leclerve. Leclerve, vous êtes sénateur Les Indépendants. Du cher, nouvellement élu, membre d'Horizon, vous êtes un peu le monsieur ruralité d'Edouard Philippe. On va en parler, on va revenir sur cette bataille du centre qui se joue aussi ici au Sénat et qui s'est donc traduit hier dans la composition des groupes. D'abord, un mot sur vous, Loïc Hervran, pour nos téléspectateurs qui ne

5:35
Locuteur

vous

5:35
Présentateur

connaissent pas encore. Vous venez d'être élu. Vous étiez député depuis 2017. Pourquoi vous avez voulu quitter l'Assemblée nationale pour le Sénat

5:42
Locuteur

? J

5:42
Loïc Kervran

'ai voulu quitter l'Assemblée à la fois pour des raisons un petit peu locales de mon département. Je voulais vraiment représenter dans cette élection sénatoriale les petites communes. Moi, je suis élu dans une commune de 250 habitants et je trouve que trop souvent, nos parlementaires, que ce soit à

5:56
Locuteur

l

5:56
Loïc Kervran

'Assemblée, même parfois au Sénat, viennent plutôt des grandes villes ou des communes un peu plus importantes. Donc, j'ai vraiment à cœur de porter cette ruralité. On avait aussi un contexte particulier dans cette élection du Cher puisque tous les sénateurs sortant arrêtaient la même année. Il se trouve que je trouvais intéressant d'apporter mes dix ans d'expérience parlementaire et puis un peu de connaissance du Sénat parce que j'ai eu la chance de travailler avec le Sénat sur les questions de renseignement pendant plusieurs années.

6:19
Locuteur

Et

6:19
Loïc Kervran

puis, bien sûr, aussi des questions plus nationales. L'État de l'Assemblée nationale qui, depuis 2024, est devenu quasiment intravaillable. Et puis aussi, c'est vrai, vous l'avez dit, je porte beaucoup les sujets de ruralité, d'agriculture, de territoire, de collectivité. Et quelle meilleure chambre pour faire ça que

6:37
Locuteur

le Sénat ? Vous dites

6:37
Présentateur

intravaillable, ça veut dire qu'aujourd'hui, en tant que député, c'était plus possible de faire correctement son travail depuis la dissolution ?

6:43
Loïc Kervran

C'est possible encore, mais c'est très difficile. Et d'ailleurs, on le voit même institutionnellement. On voit que plusieurs fois, l'Assemblée nationale s'est sabordée à adopter ce qu'on appelle des motions de rejet avant même de commencer à étudier un texte. Et sur un certain nombre de textes absolument vitaux pour le pays, à commencer par les projets de loi de finances l'année dernière ou les lois agricoles, seul le Sénat a fait

7:04
Locuteur

l'étude

7:05
Loïc Kervran

complète de tous les articles. Et donc, c'est un vrai renversement institutionnel. Mais c'est la réalité aujourd'hui. Et peut-être d'ailleurs qu

7:12
Locuteur

'elle

7:12
Loïc Kervran

va durer.

7:13
Présentateur

Vous le dites, vous êtes le monsieur ruralité des heures. Philippe, quelle va être votre priorité ici au Sénat sur le sujet chambre des collectivités

7:20
Locuteur

?

7:20
Loïc Kervran

Alors, moi, je voudrais continuer à travailler sur un sujet très important que j'ai porté à l'Assemblée nationale, qui est la question de la régulation de l'installation des médecins, parce que c'est le sujet numéro un dans nos territoires. Il y

7:31
Locuteur

a

7:31
Loïc Kervran

une loi qui a été adoptée côté Assemblée. Il y en a une autre qui a été adoptée côté Sénat. Et je voudrais vraiment qu'on puisse progresser là-dessus.

7:39
Présentateur

Ce ne

7:39
Locuteur

sont

7:39
Présentateur

pas vraiment les mêmes.

7:40
Locuteur

Ce ne sont pas les mêmes, tout à fait. La loi Garou à l

7:41
Présentateur

'Assemblée était plus contraignante que la loi qui

7:43
Locuteur

a été adoptée ici au Sénat. Exactement. Et moi,

7:44
Loïc Kervran

je dois le dire, je suis plutôt sur l'aspect de la régulation et de la loi Garou, dont je suis d'ailleurs un des co-auteurs. Donc ça, c'est vraiment un sujet important. Et puis ensuite, beaucoup de sujets, bien sûr, autour des collectivités, de leurs moyens, des dotations, de tout un tas aussi de sujets autour, par exemple, du patrimoine, des églises qui grèvent complètement les budgets de nos petites collectivités. Voilà, c'est quelques-uns des thèmes que j'aimerais porter.

8:10
Présentateur

Économie que le gouvernement demande également aux collectivités. Il leur demande un effort de plus de 5 milliards. Vous allez essayer de l'amoindrir ici au Sénat ? Ou vous dites, c'est normal que tout le monde contribue à l'effort, étant donné l'état de notre dette et notre déficit ?

8:23
Loïc Kervran

Moi, je vais essayer de le faire porter de manière juste, selon les capacités de nos collectivités, et en préservant au maximum ce qu'on avait à peu près réussi à faire dans le budget précédent, nos plus petites collectivités. Vous avez compris, j'ai commencé par ça. Moi, je suis élu d'une petite commune rurale. C'est l'essentiel de nos communes françaises. Et c'est, elle, avant tout, que je veux protéger et avoir de la justice dans l'effort qui va être demandé aux collectivités.

8:47
Présentateur

Est-ce qu'il y

8:47
Locuteur

a

8:47
Présentateur

aussi un objectif politique dans votre venue au Sénat ? Est

8:50
Locuteur

-ce

8:50
Présentateur

qu'Edouard Philippe vous a demandé de renforcer son ancrage local ?

8:53
Loïc Kervran

C'est plutôt moi qui ai demandé à Edouard Philippe d'être candidat au Sénat. Mais j'observe que nous sommes le seul groupe de l'ancienne majorité de 2017 à avoir réussi à faire élire des sénateurs, ce qui montre qu'on a un vrai ancrage local. Et que c'est un bilan qui est plutôt positif puisque, en fait, les deux suppléants des deux députés sénateurs Horizon vont siéger à l'Assemblée. Donc, ça fait deux parlementaires de plus pour Horizon.

9:19
Présentateur

Même si ça a été un peu plus compliqué dans ce mercato pour le groupe Horizon dans cette semaine de tractation sénatoriale. Quentin, vous allez tout nous expliquer parce que ça y est, on connaît la composition politique de chaque groupe du Sénat.

9:31
Locuteur 7

Voilà, la date limite, elle était fixée. Oriane, hier à 16h. Les sénateurs avaient jusqu'à ce délai hier pour faire savoir au Sénat dans quel groupe ils souhaitaient siéger. Pas mal de suspense, on peut le dire, toute la journée d'hier. Quel groupe arriverait en deuxième place en nombre de sénateurs après les alertes au Sénat ? Qui irait siéger dans le groupe de Claude Maluré, proche de Horizon, ou plutôt chez les centristes d'Hervé Marseille ? Même chose à gauche, où certains sénateurs ont changé de groupe avec des conséquences importantes sur l'organisation du Sénat.

Plus votre groupe est important, plus il dispose de moyens, de temps de parole et de postes de responsabilité dans les instances du Sénat.

10:09
Présentateur

Et vous allez donc nous présenter, Quentin, le nouveau Sénat 2026.

10:12
Locuteur 7

Oui, c'est la composition politique du Sénat depuis le renouvellement du 27 septembre 2026. Le premier groupe est donc toujours le groupe LR avec 124 sénateurs, mais le groupe perd environ 10 sièges. Le deuxième groupe en importance est désormais le groupe centriste. Cela s'est joué d'un cheveu avec le groupe socialiste. Le groupe centriste d'Hervé Marseille qui parvient à séduire plusieurs sénateurs venus des autres groupes de droite.

10:40
Locuteur

Le

10:41
Présentateur

groupe socialiste passe, lui, de la deuxième à la troisième place avec 62 sénateurs.

10:45
Locuteur 7

Voilà, je vous le disais, ça s'est joué à un siège. Mais vous le voyez, tous les autres groupes sont le même ordre de grandeur. Communistes, RDSE, qui ont 18 sièges. Les RDSE, c'est ce groupe composé à majorité d'élus radicaux. Le groupe des sénateurs Renaissance avec un grand nombre d'élus ultramarins composé de 16 sénateurs, c'est juste ici. Également, les écologistes, les sénateurs Horizon, les sénateurs RN-UDR sont 15. La formation d'un groupe d'extrême droite est donc à relativiser, Auréane. C'est bien une première sous la Ve République qu'on a un groupe d'extrême droite mais avec un effectif relativement modeste.

On mentionne également qu'il y a deux élus non inscrits, dont le sénateur LFI, Gabriel Amart, élu le 27 septembre dans le Rhône.

11:32
Présentateur

Mais donc, le groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires, c'est le groupe présidé par Claude Maluret, composé de nombreux sénateurs Horizon, auxquels vous appartenez, Noïc Ervran. C'est un groupe qui a perdu en poids avec le dernier renouvellement et les dernières tractations.

11:45
Locuteur 7

Voilà, c'est à lire sur publicsénat.fr. Entre la rumeur de la formation d'un groupe Nouvelle Énergie, le parti du maire de Cannes, David Lissnard, les reproches adressés à Claude Maluret, le Sénat a vécu la semaine dernière une folle semaine du mercato depuis le renouvellement du 27 septembre. Dans votre groupe, le sénateur Louis Vaugel a été critique de l'organisation du groupe. Plusieurs sénateurs ont quitté le groupe après une réunion houleuse la semaine dernière. Jean-Luc Brault, Cyril Pelleva, Pierre Médevielle, ils quittent ainsi le groupe de Claude Maluret pour rejoindre le groupe centriste.

Vous allez donc avoir ce groupe, Les Indépendants, Républiques et Territoires, présidé par Claude Maluret. Qu'est-ce qui s'est passé la semaine dernière ?

12:24
Locuteur

Est-ce

12:24
Locuteur 7

que vous pouvez nous raconter un peu en coulisses ? Vous qui débarquez un peu dans ce groupe, il y

12:28
Locuteur

a

12:28
Locuteur 7

eu une réunion directement très houleuse ?

12:30
Locuteur

Oui,

12:30
Loïc Kervran

à laquelle les nouveaux sénateurs n'ont pas participé. Mais je pense que ce qu'a vécu le groupe des indépendants a en fait été vécu par plusieurs groupes de la majorité sénatoriale. Effectivement, un candidat à la présidentielle a tenté de former un groupe. On voit aussi que le groupe...

12:47
Locuteur

David Wisnard. David Wisnard, tout

12:48
Loïc Kervran

à fait. On voit aussi, et vous l'avez dit dans votre propos il y a quelques instants, que le groupe des Républicains recule, lui, d'une dizaine de sièges. Et donc, il faut rajouter aussi, mais je pense que ça ne

13:01
Locuteur

vaut

13:01
Loïc Kervran

pas vraiment le coup de les commenter, mais ça existe en politique, on va dire, des ambitions et des circonstances très individuelles sur le positionnement d'un tel ou d'un tel. Après, moi, ce que j'observe, c'est plusieurs choses. D'abord, il y a cinq nouveaux sénateurs qui ont fait le choix de ce groupe des indépendants, dont moi, et je dois dire que moi, j'étais très heureux dans la campagne de pouvoir être soutenu par Claude Maluré, parce que c'est peut-être le seul président de groupe au Sénat dont les Français connaissent le nom aujourd'hui. Et c'est vrai que

13:32
Locuteur

c'est... Il est connu pour

13:32
Locuteur 7

ses

13:33
Locuteur

discours à la tribune, à la fois contre Trump, contre les populistes. Mais aussi celui

13:37
Loïc Kervran

sur l'avortement, qui avait beaucoup marqué au moment du congrès de Versailles.

13:42
Locuteur

Donc

13:43
Loïc Kervran

c'est quelqu'un qui est très connu à l'extérieur et qui, je sais, va continuer aussi à peser à l'intérieur. Et puis, ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'il y a beaucoup de sénateurs horizon qui ne sont pas dans ce groupe. Il y en a huit de mémoire qui siègent dans d'autres groupes, dont l'Union centriste. Et donc, c'est un peu ce que je disais aussi il y a quelques instants, finalement, pour Horizon, c'est un bon résultat, ces élections sénatoriales. On a de nouveaux élus, on a plus d'élus qu'avant, on garde nos députés. Et donc, ce sont de bons résultats électoraux pour Edouard Philippe.

14:17
Locuteur

–

14:17
Locuteur 7

On voit, vous l'avez évoqué,

14:18
Locuteur

il

14:18
Locuteur 7

y

14:18
Locuteur

a

14:18
Locuteur 7

eu cette tentation pour certains sénateurs de lancer un groupe Nouvelle Énergie de David Lissnard, le maire de Cannes, le candidat à

14:27
Locuteur

l

14:27
Locuteur 7

'élection présidentielle. C'est une nouvelle tendance qui monte à droite, une concurrence nouvelle aussi ?

14:32
Locuteur

– Une

14:33
Loïc Kervran

concurrence, oui, forcément, puisque c'est l'élection présidentielle. Chacun essaye d'avancer ses pions. David Lissnard, c'est quelqu'un que j'apprécie. Je trouve que ses idées sont intéressantes et je trouve qu'il apporte quelque chose au débat public. Bon, là, il se trouve que ça n'a pas débouché. C'était normal, je pense, qu'il essaye de former un groupe. Et voilà, il n'a pas réussi.

14:58
Présentateur

– Mais est-ce que ça veut dire que les écuries présidentielles, finalement, elles ont une répercussion sur le Sénat et sur la presse sénatoriale ? C'est-à

15:06
Locuteur

-dire

15:06
Présentateur

la bataille du centre, finalement, elle s'est transposée au Sénat ? –

15:09
Loïc Kervran

Bien sûr, je pense qu'une année d'élection présidentielle, toutes les élections, et là, c'était finalement la dernière élection, on aura peut-être quelques législatives partielles, mais je ne

15:19
Locuteur

suis

15:19
Loïc Kervran

pas certain, mais je ne crois pas. Et donc, évidemment, cette élection présidentielle, elle va avoir un impact sur tout. Elle a eu un impact sur les sénatoriales, un impact sur la composition des groupes au Sénat, elle va avoir un impact sur les discussions budgétaires. On est déjà dans l'élection présidentielle aujourd'hui. –

15:34
Présentateur

Mais quand même, les tensions au sein du groupe Les Indépendants, ça n'affaiblit pas, Édouard Philippe, dans sa campagne présidentielle ? Lui qui a créé Horizon sur son ancrage local, sur un vivier d'élus locaux. Est-ce que là, on se dit, il n'arrive même pas à tenir son groupe au Sénat ?

15:47
Loïc Kervran

– Je ne crois pas, parce qu'en fait, le groupe des indépendants n'était pas le groupe Horizon, vous le savez. D'abord, tous les sénateurs Horizon ne siégeaient pas au groupe des indépendants, et tous ceux qui siégeaient au groupe des indépendants n'étaient pas Horizon. Et dans ceux qui sont partis, je pense à notre collègue de l'Aveyron, par exemple, ce n'était pas du tout un membre d'Horizon. Donc, encore une fois, ce sont des explications multiples qui expliquent cette petite baisse du nombre de sénateurs, mais les résultats électoraux pour Horizon au sénatorial…

16:17
Locuteur

–

16:17
Loïc Kervran

Mais votre président

16:17
Locuteur

de groupe

16:18
Présentateur

appartient à Horizon.

16:19
Locuteur

–

16:19
Loïc Kervran

Oui, bien

16:19
Locuteur

sûr. –

16:19
Loïc Kervran

C

16:20
Présentateur

'est un peu le groupe d'Edouard Philippe, même si effectivement, il n

16:22
Locuteur

'y a

16:22
Présentateur

pas que des Horizons.

16:23
Locuteur

–

16:24
Loïc Kervran

Oui, bien sûr, bien sûr. On aimerait toujours être plus nombreux, mais moi, je n'en fais pas de lecture politique pour Edouard Philippe et pour Horizon de ce qui s'est passé. On est sur des logiques très individuelles, d'une part. D'autre part, un mouvement qui a concerné l'ensemble des groupes de la majorité sénatoriale. Donc, il n

16:42
Locuteur

'y a

16:42
Loïc Kervran

rien de très spécifique à Edouard Philippe dans ce qui s'est passé. –

16:45
Présentateur

Est-ce que quand même, ce n

16:46
Locuteur

'est

16:46
Présentateur

pas aussi révélateur d'un Edouard Philippe qui a du mal à s'imposer dans cette campagne ? Est-ce qu'il n

16:52
Locuteur

'y a

16:52
Présentateur

pas eu aussi des erreurs ? Faire une vidéo sur une réforme des retraites qui va être difficile, c'est le programme d'Edouard Philippe, le jour d'une mobilisation syndicale, c'était vraiment le meilleur calendrier

17:02
Locuteur

? –

17:02
Loïc Kervran

Moi, je crois qu'il fallait le dire assez tôt. Je pense que ce n

17:06
Locuteur

'est

17:06
Loïc Kervran

jamais complètement le bon moment. On pourrait dire qu'il y a tous les jours, tous les jours, il y a une actualité qui est grave, qui est importante. Aujourd'hui, on a une très forte journée d'action, de mobilisation. On a eu hier des mouvements extrêmement importants sur les taux d'emprunt de la France. Tous les jours, on a des choses. Eh bien, le rôle d'un candidat à la présidence de la République, c'est aussi de s'élever au-dessus de tout ça et de porter les sujets fondamentaux du pays, malgré les remous du quotidien.

17:39
Présentateur

– Et malgré le fait qu'il n'est toujours pas le seul candidat de la droite et du centre, comment vous allez trancher ? Gabriel Attal, lui,

17:46
Locuteur

il

17:46
Présentateur

continue à mettre sur la table l'idée de la primaire.

17:48
Locuteur

–

17:48
Loïc Kervran

Oui, mais ce que j'entends de Gabriel Attal, c'est qu'il sait que ça ne sera pas lui, visiblement. Il dit, voilà… –

17:54
Locuteur

C'est parce qu'il dit qu'il lâche au bout.

17:56
Loïc Kervran

– Oui, mais il dit, voilà, je ne suis sans doute pas en capacité, donc il faut une primaire, etc. Moi, je souhaite ardemment que cette situation, elle se clarifie le plus vite possible, parce que vous avez raison. –

18:07
Locuteur

Et

18:07
Loïc Kervran

comment ? – Je pense que plus on reste dans cette situation, plus on reste dans cette situation, plus on risque de descendre collectivement dans les sondages. Et ce n'est pas bon, ça ne crée pas de dynamique. Et là, maintenant, les choses, elles sont claires. Ça fait des mois que chacun est en campagne. On voit bien que le rapport de force entre les candidats dans cet espace ne s'est pas inversé, n'a pas été modifié. –

18:30
Locuteur

Et

18:30
Loïc Kervran

qui

18:30
Locuteur 7

n'est pas non plus fondamental entre les candidats ?

18:33
Loïc Kervran

– Alors, ça dépend entre lesquels, mais pour certains candidats, on est quand même quasiment du simple au double, entre Bruno Retailleau, par exemple, et Édouard Philippe.

18:42
Locuteur

–

18:42
Présentateur

Bruno Retailleau, il faut qu

18:43
Locuteur

'il

18:43
Présentateur

se retire, par exemple

18:43
Locuteur

? –

18:44
Loïc Kervran

Moi, évidemment, c'est sa décision, mais moi, je souhaiterais, oui, je souhaiterais que dans cet espace-là, on n'est qu'un seul candidat. Je pense que c'est ce qu'on doit aux Français aussi. Moi, c'est ce que j'entends beaucoup. J'entends tous les jours, il y a trop de candidats. Vous n'êtes pas si différents, il faut vous entendre, il faut travailler ensemble pour notre pays.

19:04
Locuteur

–

19:05
Présentateur

On va passer, parce que le temps file malheureusement, Loïc Kervran, vous êtes le monsieur Réalité d'Édouard Philippe, mais vous suivez aussi de près les questions de défense. Vous souhaitez siéger à la commission de la défense ?

19:15
Loïc Kervran

– Oui, je serai aujourd'hui, ça serait mon premier choix. Je sais que c'est une commission très demandée, je suis très conscient d'être parmi les derniers arrivés, mais je souhaiterais ardemment, parce que c'est un sujet très important à la fois, pour notre pays, mais aussi pour

19:25
Locuteur

mon département. – Et

19:26
Présentateur

justement, on va en parler, on va aller à Bourges dans quelques secondes, mais d'abord une petite question, parce que dans quelques semaines, le gros du travail parlementaire, ce sera la question du budget, dans un contexte social, mais aussi international. Évidemment compliqué, la ministre des armées, Catherine Vautrin, qui alerte sur les conséquences d'une loi spéciale sur nos armées, si toutefois on n'a pas de budget, est-ce que vous,

19:44
Locuteur

vous

19:44
Présentateur

le redoutez ? Et est-ce que nos armées sont-elles suffisamment dotées matériellement, budgétairement, face à la menace russe

19:51
Locuteur

?

19:51
Loïc Kervran

– Oui, clairement, les armées, le budget de la défense, la protection de notre pays, c'est le principal enjeu du fait d'avoir ou de ne pas avoir un budget. C'est ça qui va se jouer.

20:04
Locuteur

– Oui,

20:04
Loïc Kervran

la principale victime de l'absence de budget, ça va être le ministère des armées, si ça arrive. Et donc c'est pour ça qu'il faut éviter absolument ça. Pourquoi ? Parce que le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine, de plusieurs milliards d'euros, de ses dotations de son budget. Or, dans une loi spéciale, c'est quoi ? On reconduit le budget de

20:24
Locuteur

l

20:24
Loïc Kervran

'année précédente, et donc il n'y aurait pas cette augmentation, alors même qu'on sent bien que le monde se durcit très très fort, la menace, elle augmente puissamment, et donc il faut absolument qu'on soit en capacité d'offrir au ministère des armées ce qu'on appelle une marche, cette augmentation supplémentaire qui est prévue là pour 2027.

20:44
Présentateur

– Et vous le dites, c

20:45
Locuteur

'est

20:45
Présentateur

un vrai sujet dans votre département.

20:47
Locuteur

On

20:47
Présentateur

va aller à Bourges. Bonjour Thomas Migaud, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste au Béry Républicain, vous suivez particulièrement ces questions, parce que l'industrie de l'armement, c'est un secteur très important pour le cher.

20:59
Locuteur

–

20:59
Locuteur 5

Oui, bonjour. Oui, c'est un secteur très très important. Alors vous savez peut-être

21:03
Locuteur

que

21:03
Locuteur 5

Bourges est capitale européenne de la culture en 2028, mais historiquement, c'est vrai que Bourges est avant tout la capitale de l'armement terrestre, un véritable bastion-clé de

21:12
Locuteur

l

21:12
Locuteur 5

'industrie de la défense française, une filière qui

21:14
Locuteur

emploie

21:16
Locuteur 5

à peu près 7000 personnes dans le département du Cher, c'est un tiers des effectifs régionaux

21:20
Locuteur

dans

21:21
Locuteur 5

le secteur et quelques-uns des grands poids lourds de l'armement. Alors c'est une activité qui n

21:27
Locuteur

'a

21:27
Locuteur 5

pas toujours été, qui n

21:28
Locuteur

'a

21:28
Locuteur 5

pas connu toujours une activité aussi soutenue que celle-ci. On se souvient dans les années 90, on a été plutôt dans une

21:34
Locuteur

dynamique

21:35
Locuteur 5

de désemploi, mais depuis quelques années, depuis le début de la guerre en Ukraine, on voit qu'évidemment il y a un regard d'activité très fort pour ces industries. Les tensions géopolitiques participent à cette dynamique qui tire l'activité et des grands donneurs d'ordre.

21:48
Locuteur

On

21:49
Locuteur 5

connaît évidemment NBDA, KNDS chez nous, et toute une filière de sous-traitants. Alors NBDA c'est les missiles, KNDS c'est par exemple les canons César, très présents sur le front ukrainien. Ces deux grands donneurs d'ordre sont devenus les principaux recruteurs et employeurs privés du territoire Berichon. Ils investissent

22:08
Locuteur

des

22:09
Locuteur 5

centaines de millions d'euros sur le territoire, une montée en charge très impressionnante chez MBDA, chez KNDS qui prévoit également une augmentation de ses capacités de production d'obus. Donc c'est une filière qui est industrielle et qui est également militaire. On pense évidemment à la base d'Avor, la base aérienne stratégique à vocation nucléaire. On pense

22:31
Locuteur

également

22:32
Locuteur 5

aux écoles militaires de Bourges, à la direction générale

22:35
Locuteur

technique

22:35
Locuteur 5

terrestre, à la direction générale de l'armement technique terrestre à Bourges, également qui fait le lien armée industrielle en matière d'essais. Donc aujourd'hui c'est une filière défense qui est clairement devenue le moteur économique de ce département. Et j'avais une petite question, une première question, Loïc Kervan peut-être, est-ce que vous craignez que ce moteur économique aujourd'hui, cette hyperdépendance, soit également un risque à moyen ou plus long terme, parce qu'on sait qu'il

23:03
Locuteur

y

23:03
Locuteur 5

a quelques années quand même qui vont être importantes pour l'économie locale ? Est-ce que cette hyperdépendance est un risque également pour le département du Cher ? Comme je l

23:13
Locuteur

'ai

23:13
Locuteur 5

dit, on a vu dans les années 90, ce n'était pas ce plein emploi.

23:20
Loïc Kervran

Bonjour, cher Thomas. Je ne crois pas que ce soit un risque à court ou moyen terme, parce que malheureusement, on voit bien que les fondamentaux géopolitiques sont extrêmement préoccupants, vont le rester, et puis les capacités de l'armée française ont besoin de se régénérer. Il y en a quand même, si on se dit les choses, pour un petit moment. Mais c'est un risque à plus long terme, effectivement, puisque le Cher a bien connu ces périodes de déflation de l'industrie de la défense. C'est pour ça que moi, je souhaite continuer à m'investir sur ces sujets.

D'autant que, on l'a vu encore récemment, MBDA a choisi de se développer aussi dans d'autres départements, on va ouvrir un site important à Artenay, et pour dire les choses un peu simplement et trivialement, quand les choses vont se compliquer dans longtemps, ce ne sera peut-être plus moi, mais moi, je veux que ce soit Artenay qui ferme et pas les sites de Bourges. Et donc, c'est un enjeu qu'on doit préparer aussi.

24:13
Locuteur

Thomas,

24:13
Présentateur

vous avez une autre question

24:14
Locuteur

? J

24:16
Locuteur 5

'avais une deuxième et dernière question, oui, sur le sujet de la défense. Donc, on parlait justement d' MBDA, vous l'évoquiez tout à l'heure, MBDA qui entend construire une nouvelle usine dans le Loiret, pas très loin de Bourges, mais ce n

24:28
Locuteur

'est

24:28
Locuteur 5

pas à Bourges, ce n

24:29
Locuteur

'est

24:29
Locuteur 5

pas tant une impossibilité de développement foncier, j'ai envie de dire, même s'ils arrivent à saturation sur le plan industriel à Bourges. MBDA nous explique qu'ils veulent aller capter un nouveau bassin d'emploi, estimant qu'à Bourges, ils étaient arrivés à un niveau de saturation et craignaient de ne

24:47
Locuteur

pas

24:47
Locuteur 5

avoir les ressources humaines pour pouvoir faire tourner cette future usine. Il y a quelques semaines, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le lancement d'un plan national pour l'emploi dans l'industrie de la défense, 100 000 recrutements d'ici 2030. Est-ce que c'est cela justement le grand défi des industriels de la défense dans les années qui viennent, pouvoir recruter,

25:07
Locuteur

pour

25:07
Locuteur 5

pouvoir suivre les cadences industrielles qui leur sont imposées ? Et est-ce que vous trouvez que ce plan national de l'emploi dans le secteur de l'armement est à la hauteur des enjeux

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Locuteur

? Oui, c

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Loïc Kervran

'est le défi de nos industriels et c'est aussi le défi de nos territoires parce que ce qui se passe à Bourges avec cette décision de MBDA, c'est vraiment emblématique de la tension sur le secteur du recrutement dans la défense. Qu'est-ce qui se passe à Bourges ? MBDA, l'État lui demande d'augmenter ses cadences de production, d'augmenter ses capacités de production.

Donc ils construisent, ils investissent beaucoup à Bourges, ils recrutent beaucoup à Bourges, mais là ils sont arrivés à un niveau où ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, c'est-à-dire qu'ils aspirent beaucoup d'employés de leur chaîne de sous-traitance au moment même où l'État leur demande justement de mieux maîtriser leur sous-traitance, Ce qui bloque toute

25:58
Locuteur

la chaîne de

25:58
Locuteur 7

production.

26:00
Loïc Kervran

Exactement. Et donc d'où cette nécessité de se délocaliser et donc on voit bien que c'est un enjeu du coup à la fois local

26:08
Locuteur

et

26:08
Loïc Kervran

national et le plan qui a été annoncé par le ministre Farandou va dans le bon sens parce qu'il permet justement de faire travailler les différents acteurs ensemble pour répondre à ce défi qui est un défi industriel majeur et qui va durer encore quelques années.

26:23
Présentateur

Merci Thomas Migo, merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Bourges, la une du Berry républicain.

26:28
Locuteur

C

26:28
Présentateur

'est une autre question. Où la taxe foncière augmente-t-elle le plus ? À la une de votre journal.

26:33
Locuteur

Un

26:33
Présentateur

dernier mot sur cette question de menaces russes. Le chef du renseignement allemand accuse la Russie d'intensifier sa guerre de l'ombre.

26:41
Locuteur

L

26:41
Présentateur

'Allemagne est en danger de se retrouver entraînée dans un conflit violent avec la Russie. C'est une grande illusion que de croire que la confrontation avec la Russie cessera avec la fin de la guerre en Ukraine. Rien n'arrêtera Poutine

26:51
Locuteur

?

26:53
Loïc Kervran

Eh bien je crois que les investissements que l'on fait dans la défense sont susceptibles justement d'arrêter Poutine. Il faut savoir montrer les muscles. Il faut être un adversaire inaccessible, dangereux, qui impressionne et qui fait peur pour arrêter Poutine. Et c'est tout l'enjeu aussi du budget.

27:12
Présentateur

Et évidemment qu'on suivra. Pour terminer, c'est la tradition dans cette émission, Loïc Carverand,

27:16
Locuteur

on

27:16
Présentateur

regarde trois unes de la presse régionale. On les regarde ensemble et vous allez en sélectionner une. D'abord la une de la Dépêche, qui comme la quasi-totalité de nos quotidiens régionaux sur cette mobilisation des lycées, lycées vers un mardi de toutes les colères. L'acte 3 de la mobilisation prévue aujourd'hui réunira autour de la jeunesse en colère la plupart des organisations syndicales de l'éducation sur fond de ras-le-bol général, écrit le journal. Deuxième une, c'est deux unes du centre. Le journal du centre, tout accuit l'été caniculaire qui n'a pas épargné les maraîchers qui ont perdu une grande partie de leur production.

Et autre sujet à la une du populaire du centre, cette fois-ci, un tsunami nommé IA, vie quotidienne, études, travail, santé, l'intelligence artificielle déferle sur la pensée et les activités humaines. Sommes-nous prêts ? Demande le journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler

28:02
Locuteur

?

28:03
Loïc Kervran

Peut-être quand même de celle de nos jeunes, des lycées.

28:06
Locuteur

En

28:06
Loïc Kervran

tout cas, là, je vois trois très grands défis pour le Sénat. L'agriculture, l'intelligence artificielle et les questions d'éducation. Mais celle sur le lycée, elle m'interpelle parce que, aussi comme sénateur, elle doit nous interroger, bien sûr, sur les politiques éducatives, bien sûr, sur le budget, mais aussi sur les compétences, les collectivités, le niveau de proximité. Moi, je me suis beaucoup engagé sur la question de l'école, de l'école rurale, de l'école de proximité. Et le lycée, c'est aussi un modèle, parfois, dans nos très grandes régions, éloigné. Je prends la région Auvergne-Rhône-Alpes, le vice-président en charge des lycées, il a 300 lycées à gérer.

Et donc, je trouve que c'est une belle question, aussi, pour le jeune sénateur que je suis.

28:46
Présentateur

Merci, Louis Carvran. Merci pour cette première dans cette émission. Et à très vite. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.