« Ça y est, on sait comment Macron va annuler la présidentielle ! » Me Di Vizio balance du lourd !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous ce 14 juillet sous QR code et pass ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Vous parlez d'un gouvernement sans légitimité, pourquoi ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Le projet de loi contre la désinformation est-il un ministère de la Vérité ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la décision d'appel concernant Marine Le Pen ?
- 8:05OuverteRéponse directe
L'euro numérique et Tchad Control menacent-ils les libertés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:05Fabrice_DivizioFait
« un projet de loi qui vise à lutter contre la désinformation, en particulier en période électorale, en élargissant des référés qui sont prévus, en triplant les peines pour désinformation, en créant une commission de l'information publique »
- 8:05Fabrice_DivizioFait
« le Parlement européen a voté Tchad Control et l'euro numérique, donc deux procédures de restriction des libertés »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, je suis ravi aujourd'hui de recevoir sur cette chaîne quelqu'un que vous connaissez bien, dont vous appréciez toujours les analyses, il s'agit de maître Fabrice Divizio qui est avec nous depuis Rome, je pense. C'est bien ça mon cher Fabrice, comment ça va ? Absolument, écoutez, je vais comme une chaleur d'été romaine, mais bon, avec la climatisation, je sais que c'est un mot compliqué en ce moment, mais à Rome on ne se pose pas ces questions.
Oui, c'est peut-être un petit peu plus simple que chez nous, de ce point de vue-là. Écoutez, on va donc commencer par quelque chose de typiquement français, puisque c'est bientôt la fête nationale le 14 juillet, et il se trouve qu'on est maintenant habitué en Macronie à ce que rien ne se passe comme d'habitude et comme prévu, c'est un 14 juillet très bizarre, très spécial, puisque ça sera le premier, je crois que c'est la première fête nationale du monde d'ailleurs, certains ont cherché, qui va se passer sous QR code et sous PAS, donc vous ne pourrez pas assister au défilé comme c'est le cas de traditionnellement depuis très longtemps. Par ailleurs, la veille, tous les balles des pompiers ont été annulés, alors ils prétextent qu'il y a des chefs de gouvernement et d'État à Paris, mais ce n'est pas tout à fait nouveau qu'il y ait des chefs d'État et de gouvernement à Paris, ça arrive quand même assez régulièrement, c'est quand même une ville de sommets internationaux.
Bref, comment vous voyez cela ? On a l'impression que depuis le Covid, on avait eu un pass JO aussi en 2024 à Paris, on ne nous laisse jamais vraiment tranquille en fait. En réalité et paradoxalement, c'est plutôt bon signe.
C'est bon signe parce qu'on commence à avoir un gouvernement qui comprend que finalement il n'a plus aucune légitimité et qu'effectivement il a raison de dire qu'il craint pour sa sécurité parce qu'à ce niveau d'illégitimité, tout est possible en fait. Que quand on n'est plus capable, au bout de dix ans quand même, dix ans c'est très long, dix ans de macronisme, vous avez vu les derniers sondages en fait, y compris dans son camp. C'est-à-dire que dans ses sympathisants, il ne reste plus que les fidèles parmi les fidèles.
Ça fait longtemps qu'on n'a pas eu un président aussi détesté en fait. Et donc finalement à la fin, tout ce qui reste pour contenir la population, c'est de la contrôler en réalité. Parce que vous savez que si vous ne la contrôlez pas, vous savez que vous ne la contenez pas.
Et que je crois, pour être honnête, j'ai fait une série de conférences sur les dix ans du macronisme. Et en relisant un peu l'histoire, je mesure combien les gilets jaunes ont été la claque dans la figure de Jupiter quand même. Finalement Jupiter qui régnait du haut du Capitole tout à coup est redescendu dans le forum assez vite.
Donc ils viennent me chercher de Benalla, ça a failli se produire quand même. Et là je pense qu'il a été traumatisé par les gilets jaunes. Il a découvert tout à coup que en fait le peuple tout court existait.
Je pense vraiment que dans les calculs d'Emmanuel Macron dans sa campagne présidentielle en 2017, pour se replonger, la notion de peuple n'existait pas en fait pour lui. C'est vrai, c'est vrai. Ça n'a jamais existé.
Je veux dire la culture, on n'a qu'à voir d'ailleurs, c'est très intéressant parce que en fait quand il a été élu, il a été élu, c'était un pouvoir sans corps. Pas de parti politique. Après quand il a eu la République en marche, on se souvient de comment c'était où finalement il y avait une espèce d'obéissance militaire au chef et il n'y avait pas cette politique des partis finalement.
Et du coup, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'aujourd'hui, dix ans plus tard, il est rattrapé par la population, il est rattrapé par les retraites, par les gilets jaunes, par le pass, les manifs anti-pass. Il est rattrapé par son impopularité, son illégitimité.
Et comme il ne peut plus, c'est fini, il ne peut plus finalement aujourd'hui devenir légitime, il ne lui reste plus que la force. C'est pour ça qu'on assiste à une accélération de fin de mandat. Et c'est intéressant d'ailleurs, parce que j'en parlerai tout à l'heure, mais j'ai fait une vidéo qu'on peut retrouver sur une chaîne qui s'appelle La Voix Romaine, pour le coup, où j'analyse l'actualité depuis Rome.
Et c'est intéressant parce qu'il a dit un truc, Emmanuel Macron, pour propos de la loi sur la fin de vie. Il a dit « je veux aller vite ». En fait, il le sait qu'il doit aller vite.
Toutes les mesures qu'il veut faire passer aujourd'hui, dans trois mois, la campagne va commencer, c'est un fait qu'à la rentrée, la campagne va commencer. C'est fini, il va être lâché de toute part. Et donc là, il y a une accélération.
Il y a une accélération sociale, une accélération politique, une accélération. C'est tout. Avec, sur le fond, sur ce 14 juillet, la transformation, alors c'est Philippe de Villiers qui avait cette expression qui est assez juste, qui transforme les Champs-Élysées en champ de bataille métaphorique contre la Russie, en fait.
Avec l'ouverture par les armées européennes de la coalition des volontaires. L'armée ukrainienne qui va défiler finalement, malgré toutes les polémiques actuelles sur le rôle en Nord Stream, dans l'attentat à Monaco. Tout ça, c'est passé par perte et profit.
Et on a ce sentiment, l'hymne européen, le thème officiel, le réveil stratégique de l'Europe, c'est ça le nom du 14 juillet. On a le sentiment qu'il est en train de nous préparer une… Vous disiez, il est sans le peuple, mais est-ce que le peuple est tellement absent que… est-ce qu'il sera… est-ce qu'il va se soumettre au peuple en 2027 ? Est-ce qu'on n'a pas l'impression qu'il accélère aussi un calendrier de guerre pour ne pas se soumettre au peuple ?
Nous faire une Zelensky. Alors, à mon avis, il n'ira pas jusque-là. Parce que… pourquoi il n'ira pas jusque-là ?
Parce que pour le coup, je ne crois pas que les candidats le laisseront faire. C'est-à-dire que… passons de Philippe à Attal dans son camp, je veux dire, finalement, dans son ex-camp. Mais qu'est-ce qui passe ?
Je crois que… il y a un moment donné… Alors, c'est vrai qu'on pourrait… là où votre inquiétude peut résonner en termes de principe, c'est quand on regarde les nominations dans les instances de contrôle. J'entends le conseil constitutionnel, par exemple. La Cour de cassation, on sait comment le procureur général à la Cour de cassation a été nommé.
Donc, c'est en échange… Je me méfie maintenant que tu allais vers cette expression, mais… Ce serait, en échange, de quelques fermetures Dieu sur l'affaire Benalla, le coffre-fort, quand même. Et donc, effectivement, il y a un risque que je veux théorique, que j'espère théorique, parce que finalement, ce qui fait une démocratie, c'est les contre-pouvoirs. Mais pas le pouvoir.
Le pouvoir, il est commun à toutes les formes de régime. Ce qui fait la démocratie, c'est le contre-pouvoir et la capacité du contre-pouvoir à pouvoir exercer précisément son contrôle démocratique, juridique, politique. Et c'est vrai que là où vous touchez du doigt un élément, c'est qu'on ne sait pas, dans ce que vous évoquez, pour exemple, Juliet, si on est dans le registre du symbolisme pur, c'est-à-dire un peu comme l'ouvre avant son élection, finalement.
Est-ce que ce n'est pas l'apothéose d'Emmanuel Macron européiste, convaincu, qui milite pour l'armée européenne, est-ce que ce n'est pas une espèce de baroude d'honneur, ou est-ce que c'est un symbole vers autre chose, et donc vers autre chose ? C'est une question intéressante. Et de fait, ce qui est quand même intéressant, cette affaire, pour l'armée ukrainienne, c'est qu'aujourd'hui, à l'heure où les États-Unis sont en train de piétiner la souveraineté européenne, parce que l'Europe a été censée exister par rapport aux États-Unis, elle s'est fait piétiner de toutes parts par Trump.
C'est quand même assez intéressant de constater que finalement, Zelensky devient le nouveau Churchill. Oui, ils l'ont toujours appelé comme ça. Ben oui, bien sûr, qu'il faut célébrer.
Sauf qu'il est toujours à contre-courant, il est toujours en train de retard. Ça, ça aurait pu être vrai il y a 4 ans, au moment où il était en odeur de sainteté. Aujourd'hui, on sait bien que la réalité qu'on nous vend sur la guerre en Ukraine, elle est loin d'être aussi simple.
On sait bien que Nord Stream, par exemple, typiquement, ce n'est pas si simple, en fait, que la taque russe, elle commence à prendre un peu de plomb dans l'aile. Et donc, à la fin, le problème, c'est qu'il faut garder le récit. Quand le réel, c'est la société du spectacle de Guy Debord, où finalement, qu'est-ce qu'on est en train de faire ?
Quand le réel devient un problème, on représente le réel. On est dans une représentation de celui-ci. Emmanuel Macron n'aime rien de plus que se mettre en scène.
Donc, oui, c'est une mise en scène, ce défilé quand même très spécial. Non, je dis ça parce que dans le même temps, vous avez des fuites, encore hier, dans les articles de presse, Figaro, tout ça, en disant qu'on s'attend en septembre à une attaque russe contre la Pologne pour tester l'OTAN. Et ils feront passer ça sous faux drapeau ukrainien.
On a déjà les modalités. On nous dit, voilà. Donc, si effectivement, il y a une attaque autano-ukrainienne, d'une manière ou d'une autre, une provocation, on nous dit déjà que ce sera de toute façon les Russes.
Ce qui ensuite, par le jeu des articles 5 et 42.7 du traité, permettent l'escalade. Je dis cela parce que beaucoup s'inquiètent de l'idée qu'un Macron, gouvernant sans peuple, comme vous l'avez bien théorisé, n'a pas envie non plus que le peuple lui signifie la fin de son mandat.
Notre entretien avec Maître Divizio reprend dans un instant et vous allez voir, on va aborder des sujets tout à fait passionnants derrière. Et on va regarder concrètement ce qu'on va faire en dernière partie de vidéo. Juste le temps de vous rappeler de vous abonner à cette chaîne YouTube si vous souhaitez que ces vidéos se diffusent encore mieux, c'est tout simple, c'est un petit clic gratuit là maintenant en dessous sur le bouton s'abonner.
Merci d'avance d'y penser, c'est très efficace. Et puis, vous le savez, le 14 juillet, on fait le vrai défilé national pour la France, libre sortie de l'UE et de l'OTAN et pour la paix. Venez habiller aux couleurs nationales, c'est mieux avec le drapeau français le 14 juillet.
Ce 14 juillet, rendez-vous 17h Paris, place du 18 juin 40, c'est le quartier Montparnasse. Venez très très nombreux, faites venir. Je vous attends au Patreon.
Voilà, vous avez le temps de venir, de nous rejoindre, de nous aider. Mouvement indépendant, qu'il n'y a pas un centime de subvention d'État, pas de financement public, pas l'aide des banques. On se bat et on y arrivera tous ensemble dans ce grand écosystème de résistance, d'action.
Ici, vous avez le plus grand mouvement souverainiste, c'est la résistance de France justement, les Patriotes. Pour adhérer ou réadhérer dès maintenant, c'est le premier lien sous la vidéo en description où nous aider à faire nos actions par un don au mouvement. C'est le deuxième lien sous la vidéo en description.
Lien qui sont aussi sur les-patriotes.fr, notre site. Et ça fera baisser vos impôts au passage.
Deux tiers de défiscalisation sur tout ça. Profitez-en. Allez, l'entretien reprend.
Moi, je crois qu'Emmanuel Macron, si vous voulez mon avis, il va préparer son avenir. Et son avenir, il se situe en deux temps. Il a besoin de partir pour revenir.
Il sait que rester aujourd'hui, ce serait finalement plus préjudiciable que partir et revenir. Et donc, il y a un vrai risque. Le vrai risque, c'est un peu ce qu'il avait essayé de faire avec la dissolution de l'Assemblée nationale.
C'est de provoquer le chaos. Le risque, c'est le chaos, en fait. Parce qu'au fond, cinq ans, ce n'est pas si long.
Et finalement, l'idée, c'est de provoquer un chaos tel qu'on met deux, trois ans à récupérer un peu, à savoir qui est un peu qui et qui fait quoi. Dans trois ans, il arrive en sauveur. Et dans cinq ans, il est réélu.
Et si, je crois ce risque-là réel, et s'il se réalise, alors il va falloir quitter la France très vite. Parce que ce qu'on vit en ce moment ne sera rien à côté de ce qu'il fera, si jamais il s'en va et qu'il revient. Ce qu'il fera payer très cher de faire d'être parti.
Oui, c'est ça. Oui, sachant qu'il y a des scénarios qui courent ici et là, ce n'est pas ce qu'il va. Travailler chez Niel, partir à la Commission européenne.
En tout cas… Il y a plein de choses. Ce qui est certain, c'est qu'il va rester un poste clé d'observateur de la vie politique, quelle qu'en soit la forme. Parce que je ne crois pas du tout que… En fait, je crois, mais après, c'est ce que semblent dire les événements, c'est quelqu'un qui quand même a pris goût au pouvoir.
Ah oui. A pris goût au pouvoir. Et finalement, encore plus peut-être que certains prédécesseurs.
Sarkozy, on lui reprochait ça. Mais Macron… Jean Sarkozy en est arrivé, Macron l'a fait. Macron, c'est l'accomplissement de Sarkozy, finalement.
Avec peut-être le sens de l'État en moins. Sarkozy, on pouvait lui prêter encore une espèce de vieille garde de sens de l'État. Mais Macron, c'est fini.
Macron, c'est une logique complètement partisane, une logique complètement de lobby. On sait très bien, on l'a vu pendant le Covid, on n'a jamais démenti ça. Et là, Macron, ce n'est pas lui qui gouverne, c'est le lobby qui gouverne.
Bien sûr. Mais vous voyez, moi je considère quand même que tout ça est intéressant parce que c'est un système qui arrive… Il donne le maximum là. On peut aller encore plus loin.
Mais finalement, c'est quand même un système qui est à bout de souffle. On voit là que… À tel point que son Premier ministre vient d'annoncer pour fin juillet le dépôt d'un projet de loi qui a été vite renommé ministère de la Vérité, c'est-à-dire un projet de loi qui vise à lutter contre la désinformation, en particulier en période électorale, en élargissant des référés qui sont prévus, en triplant les peines pour désinformation, en créant une commission de l'information publique, je ne sais pas très bien ce que ça veut dire, bref, pour établir ce qui est vrai et ce qui est faux, la loi Minivert, ministère de la Vérité, ce qui est aussi le signe quand même d'une prise de contrôle et en même temps d'une forme de banni, comme vous dites, c'est-à-dire qu'ils en sont là. Mais je vous rappelle quand même qu'en raison du paquet de sanctions contre la Russie, republier des informations de RT France peut vous valoir une peine d'emprisonnement.
C'est ce qu'a décidé la Cour de justice. Alors, la Cour de justice, elle ne l'a pas réellement dit, elle a validé. Elle a dit que l'État avait le droit de le faire.
Voilà, c'est ça. Elle a validé le principe. Et en fait, c'est intéressant parce qu'on ne s'intéresse plus à la qualité de l'information.
On s'intéresse à l'émetteur de l'information. C'est ça. Et donc, la désinformation n'est plus rationnée matérielle, comme dit les juristes, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en fonction de la matière, mais en fonction de la personne.
Donc, si demain matin, un organe russe dit que le ciel est bleu, ce sera une fausse information parce qu'elle émette un organe russe. C'est ça. Donc, rajoutez à ça, du coup, la matière elle-même, déterminée par le gouvernement, et vous arrivez à un ministère de la vérité.
Mais je le redis. Je redis que c'est un moment douloureux, que c'est un moment difficile. Néanmoins, c'est un moment qui va devoir susciter des formes nouvelles de communication, des formes nouvelles, renouvelées de partage de l'information, et que toutes les époques ont connu ça, et tous ceux qui ont connu le ministère de la vérité se sont effondrés.
Est-ce qu'il y a encore un régime aujourd'hui, autrement que la régime totalitaire, est-ce qu'il y a encore un régime démocratique et civilisé, dans lesquels le ministère de la propagande prospère ? Parce que quand on parle de ministère de la vérité, ça devient ministère de la propagande, finalement. Bien sûr.
Moi, je propose sur les réseaux sociaux, d'inonder les réseaux sociaux de Macron, qui est un président exceptionnel. Et qu'une partie de la population le fasse, et que l'autre fasse un référé aux fausses informations. Il y a un moment où, voilà, il y a un moment où c'est ça.
Moi, je crois que ce système est en train de montrer combien est-ce que, finalement, il est en échec patent. C'est un échec, un échec économique. Regardez l'endettement de la France.
Macron, qui promettait la résolution de la dette, veut dire, bon, c'est un échec économique, un échec sur le plan politique. La dissolution de 2024, c'était quand même un...
L'exercice monarchique du pouvoir ne l'a pas réussi. Un échec sur le plan, finalement, du symbole, l'homme attaché au symbole. Il restera l'homme au coup de poing de sa femme en sortant de l'avion, quand même.
Bon, avec les démentis chaotiques de l'Élysée. Enfin, sur le plan éthique, avec la constitution de l'IVG et la fin de vie débattue dans des conditions, au-delà du bien fondé du texte, en démocratie, on doit pouvoir débattre de tout. Mais ce texte a été stupide, rédigé de façon stupide, débattu de façon stupide, exactement à l'image de ce pouvoir qui n'en a plus rien à faire et qui ne cherche qu'une chose, c'est imposer tout ce qu'il peut imposer jusqu'au bout et ce qu'il n'arrive pas à imposer par la voie démocratique, c'est-à-dire tout, il l'impose par la force.
Mais ça, ça ne tient qu'un temps. Ça, ça ne tient qu'un temps. Et ce qui me permet de dire la chose suivante, si vous me permettez, une partie des gens que moi je rencontre à Romanif ou ailleurs, peu importe, on les sent désabusés, découragés.
Mais il y a un piège là-dedans. Il y a un gros piège dans le découragement. Il y a un gros piège de dire je ne vais pas aller voter.
Il y a un grand piège de dire ça ne me concerne pas. Parce que quand on dira ça ne me concerne pas, alors ça les concernera eux. Bien sûr.
Ça, je me tue à le répéter également. C'est que la nature aura du vide. Bien sûr.
Mais il pousse les gens au découragement. Mais c'est un piège. Mais complètement.
Mais complètement. Et que, je veux dire, en fait, on fait en sorte que les gens soient découragés et on les encourage dans le découragement quelque part. Et ça marche.
On laisse penser aux gens que l'horizon est très loin, alors qu'en fait, il est peut-être très près. Très près pour s'en sortir. Je le crois.
Et je crois qu'il ne faut pas négliger. Alors, moi, j'ai un bon exemple en politique qui m'avait donné une série de leçons. C'était Christine Boutin, quand j'étais secrétaire nationale.
Je ne comprenais pas pourquoi elle s'évertuait à essayer de prendre des petites communes un peu partout sur le territoire. Et je ne comprenais pas. Et elle me disait, parce que c'est gagnable.
Et qu'une fois que tu as sur un territoire donné 20 communes, tout à coup, tu vas commencer à peser au comité de circonscription. Et quand tu commences à peser comme ta constitution, tu commences à peser avec la major du parti. Au moment où elle était associée à l'UMP.
Et finalement, c'est ce qui s'est passé. Je le vois donc à la première circo de tour, c'est ce qui s'est passé sur le fait qu'elle a réussi ce forum de réplication sociale qui sortait de nulle part, qui n'était nulle part, respecté par personne, tout à coup était invité ensuite dans les instances du parti, dans les instances de l'UMP, au point qu'elle est finie ministre, comme on le sait. Et ce n'est pas intéressant pour l'autre.
Oui, tout à fait. Justement, puisqu'on parlait d'élection, il y a eu une grande nouvelle ces derniers jours, qui ne vous a pas échappé, cher Fabrice, c'est la décision d'appel concernant le procès RN, et en particulier Marine Le Pen. Dans la foulée, vu la décision plus clémente d'appel, elle est donc éligible, a priori.
Il y a un débat du risque sur ce qui va vraiment se passer lorsque le Conseil constitutionnel devra statuer. Pour l'instant, elle l'est. Voilà, on va regarder en tout cas.
Pour l'instant, la décision calatrice, c'est d'y aller. Bon, en faisant un pourvoi en cassation. Comment vous regardez cette affaire ?
Est-ce que c'est vraiment une candidature qui va être maintenant libre et elle fera une campagne sur le fond ? Ou ça va être plus compliqué ? Comment vous voyez aussi la réaction des gens autour de Jordan Bardella ?
Parce qu'ils s'y croyaient, ils s'y voyaient déjà. Enfin voilà, c'est très étonnant. La première réaction, c'est que je voudrais faire un gros calum à Jordan Bardella.
Un gros calum. Je partage sa peine, sa douleur, sa déception. Mais c'est très sincère, je compatis à ce qui vient de lui arriver.
Mais là, franchement, c'est pas sympa. Parce qu'il s'est donné du mal. Il a payé de sa personne quand même.
Jusqu'à Sophie Caroline, princesse de Monaco. Je ne sais pas comment elle s'appelle là. Maria Caroline.
Oui, si vous voulez. Maria Caroline, si vous voulez. Ça ne change pas grand-chose.
Finalement, quand même. Il est allé séduire cet électorat-là. C'est pas facile.
Il n'était pas facile. J'espère que sa vie amoureuse n'en sera pas affectée. Le risque est réel.
Quoi qu'il en soit, une fois qu'on a dit ça, il faut se placer sur trois terrains. C'est vrai qu'il faisait la tête, honnêtement. Ah, je crois que là.
Non, mais je pense que je...
Bon, voilà. J'allais dire, il n'a plus qu'à reprendre effectivement un travail ou ses études. Il a manifestement, il peut les reprendre.
Il est jeune et vu son niveau d'études, il a encore un peu de temps. Le fait est que...
Tout ça pour dire qu'il y a trois niveaux de discussion. Un niveau juridique. Quel va être la...
D'abord, parce que Marine Le Pen a le droit de se prendre en cassation. Réponse oui. Absolument.
D'un point de vue juridique, si elle estime devoir le faire, personne n'a le droit de lui dire qu'il ne faut pas le faire. Maintenant, ce qui est quand même singulier, c'est qu'une partie de son état-major explique que la coquestation va aller trop vite. C'est-à-dire que ça, c'est quand même un élément...
Ça, c'est quand même un élément intéressant. C'est que nous, on se plaint que la justice aille trop lentement. Et voici maintenant que quand on a un privilège, on vous dit non, non, un privilège, j'en veux pas.
Un privilège qu'elle réclamait pourtant à Benicio, quand même. C'est elle qui demandait à ce qu'elle aille vite. C'est elle qui le demandait.
Bref, deuxième, sur le plan juridique, qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qui peut se passer ? Soit la coquette de cassation, boum, valide l'arrêt, et auquel cas elle va passer à la mesure d'exécution de la peine.
Et pour ça, il va falloir qu'un juge d'application des peines la convoque et qu'on détermine les modalités de cette incarcération à domicile. Alors, en fonction de quand la coquette de cassation va rendre son arrêt, on peut estimer tout à coup que là, elle ne sera plus forcément pressée que le juge d'application des peines la convoque, si jamais c'est un arrêt de rejet. Parce que si le juge d'application des peines la convoque après le premier tour et qu'elle n'est pas au second tour, admettons, ou en tout cas après l'élection, ben, quelque part, ça règle le problème.
Elle s'est présentée, nonobstant la condamnation, elle n'a pas été mise à exécution, donc zéro débat. Maintenant, évidemment, deuxième hypothèse, c'est la justice dit « Bon, ben écoute, on va te réserver un traitement de faveur et on va aller un peu plus vite. » Et là, vous allez entendre Marine Le Pen hurler en disant qu'on cherche à lui voler l'élection, que c'est un scandale, que voilà.
Le spectacle va se poursuivre. Deuxième hypothèse, on a dit, c'est si la coquette de cassation renvoie à l'affaire de la Cour d'appel. Alors là, il y a une question juridique.
Est-ce que du coup, c'est l'arrêt de première instance qui redevient applicable ? En théorie, oui. Oui.
En tout cas, c'est ce que disent un certain nombre d'observateurs avertis de la vie judiciaire bien plus compétentement en la matière, dont des personnalités du monde pénal, qui disent en toute logique, oui. Et c'est vrai qu'en en parlant avec des confrères cette semaine, on s'est tous fait cette remarque où dans nos dossiers, c'est souvent une question importante de se dire, est-ce qu'on va en cassation ou pas quand l'arrêt est plus favorable ? On n'a pas.
C'est une question où...
Alors, en admettant que ça ne soit pas le cas, en admettant que malgré tout, cet arrêt d'appel, c'est vrai, il y a un risque quand même que le deuxième arrêt d'appel soit moins favorable que le premier. Ah oui, on le raconte celui-là. Ah, ça c'est tout le problème, ça on ne peut pas l'avoir avant la campagne, on le raconte.
Donc pour elle, c'est moins grave. Et du coup, effectivement, ça pose un problème qui est un problème alors, qui n'est plus un problème juridique, mais qui est un problème politique, au sens romain. C'est-à-dire que à Rome, ce spectacle-là, Rome antique, j'entends, ce spectacle était même possible.
Et ça dit quelque chose de notre civilisation. À Rome, ce qui comptait, c'était la fidesse, la foi, la confiance, au point tel qu'elle était érigée en déesse au Capitole, à côté de Jupiter. Et donc, qu'est-ce que ça veut dire, la fidesse ?
C'est, est-ce que je suis digne de confiance ? Est-ce que je suis digne, en fait, de participer à la vie de la cité et de représenter la cité ? La réponse, ici, je suis désolé de le dire, pour les Romains en tout cas, est non.
Pour une raison simple, c'est que Marine Le Pen avait elle-même déclaré en 2013 que les personnes condamnées pour étonnement de fonds devaient être rendues inéligibles à vie. De sorte qu'on peut s'interroger sur le point de savoir si aujourd'hui, la parole de Marine Le Pen vaut encore quelque chose. C'est pas rien de dire ça.
Pourquoi c'est pas rien ? Parce qu'on a pris l'habitude que les hommes politiques mentent. Mais il va falloir perdre cette habitude à un moment donné quand même.
Il va falloir perdre cette habitude qu'on réclame l'exécution provisoire pour les autres, pas pour soi, qu'on réclame des peines plus sévères pour les autres, pas pour soi, qu'on réclame des passes sanitaires pour les autres, pas pour soi. Il va falloir, à un moment donné, qu'on restaure ce que les Romains appelaient l'exemplarité sous peine d'infamia. On rappelle quand même qu'à Rome, lorsque vous trahissez votre parole, vous étiez banni.
Et on peut s'interroger sur le point de savoir si le vrai problème aujourd'hui avec Marine Le Pen, c'est pas celui-là. C'est-à-dire que quelqu'un qui n'a pas arrêté de raconter n'importe quoi et à vouloir faire du spectacle permanent à qui mieux mieux sur la sévérité, à la manière de Sarkozy, et qui aujourd'hui se retrouve rattrapé par ses propres paroles et qui décide de ne plus les appliquer. Comment quelqu'un de la sorte est-il digne de pouvoir exercer un mandat quelconque ?
Je sais bien que les promesses n'engagent que ceux qui les croient, mais ça aussi, il va falloir qu'on perde cette habitude. Et je crois qu'on arrive à la fin d'un cycle. Désormais, les hommes politiques, de plus en plus, vont être jugés sur leur capacité à tenir par eux.
Que l'époque est révolue notamment à cause d'Internet, mais l'époque est révolue de, je pouvais dire, n'importe quoi sans que ça m'engage, en fait. Et, juste un mot là-dessus pour dire que ce qui caractérise la vie politique normalement, c'est la constance. Et c'est bien ce qui manque.
Marine Le Pen a une inconstance de programme, a une inconstance de personnalité, une inconstance. Elle veut aller vite puis finalement, elle ne veut plus aller vite sur le plan pénal. On voit bien qu'il y a une confiscation du pouvoir et de la chose publique à son profit personnel dans un seul but.
Écarté par des l'or. Oui, là, il semble que le seul but pour l'instant, c'était écarté par des l'or. Ça, ça, ça, ça.
Pour l'instant, c'était écarté par des l'or. Mais il y a quand même...
Et s'il fallait pour ça qu'elle sacrifie une certaine vision du bien commun, il n'y a pas de problème. Sachant que Jupiter, on l'a gardé, mais pas Fides. Non, on a toujours...
Regardez, c'est le troisième volet sur le plan du spectacle de Guy Debord de Baudrillard. C'est qu'il y a un moment donné, on peut se poser la question à quoi ça arrive là. On a un candidat condamné qui ferme en cassation.
On ne sait pas très bien quel va être son avenir. Elle peut se retrouver à la veille du premier tour sans pouvoir se présenter. Donc, à ce moment-là, qu'est-ce qui va se passer ?
Qui prendra le relais ? On prive les électeurs de la possibilité d'un débat démocratique sain au nom d'une confiscation du pouvoir pour une mise en scène et une mise en spectacle pour pouvoir ensuite crier à l'injustice et au fait que les juges sont méchants et la prise de la possibilité de se présenter à la présidentielle. Franchement, ça ne vaut pas beaucoup mieux que Macron.
C'est-à-dire que effectivement, lorsque le Conseil constitutionnel va devoir étudier les candidatures en mars, vers le 20 mars, il devra constater ou pas son éligibilité. Et il y a une possibilité qu'on constate son inéligibilité. Avec l'impôtabilité, à ce moment-là, Bardella n'aura pas suffisamment de temps pour réunir les 500 signatures.
Donc, il n'y aura juste pas de candidats RN. Donc, en fait, c'est ça pour vous dire que Bardella a été écartée, mais elle n'est plus maîtresse de son destin. Elle n'est pas...
Alors, oui, nous...
Alors, oui, vous avez raison, mais elle a remis son destin d'une certaine façon entre les mains de Richard Ferrand. Qu'elle avait fait nommer. Qu'elle avait fait nommer.
Donc, il y a un deal. Si même la traîtrise ne paie plus...
Vous pensez que le deal date de ce moment-là ? Donc, moi, je ne serais pas surpris, si vous voulez, que le conseil constitutionnel valide la candidature. Que deux ans plus tard, voilà, en service rendu.
En tout cas, c'est tout à fait...
Mais peut-être que ça dépendra. Oui, mais c'est arbitraire. Vous voyez, on n'est pas sûr.
Ce qui est quand même fou. On ne sait pas. Personne ne sait les interprétations.
La question, c'est tout ça pour quoi faire ? Bardella est un candidat légitime. Je veux dire, on pense qu'on veut de lui.
Mais finalement, c'est un candidat qui était légitime. Il a été adoubé par celle-ci. Il avait la faveur des membres du parti.
Il était prêt à y aller. Il incarnait un renouveau, d'ailleurs, après les Le Pen. Et c'est peut-être ça le problème, en fait.
C'est peut-être la confiscation d'un parti entre les mains d'une famille. En Italie, ça porte un nouveau ça. La mafia.
La question, c'est que si elle porte effectivement un projet qui est le projet actuel du RN où il n'y a pas de changement, en fait, c'est la continuité du système, ça a d'autant moins l'intérêt. Mais si elle porte, elle fait le choix, ce qui est le moins probable, d'une nouvelle rupture, de nouveau, elle reparle le Frexit, etc. Mais ça, vous n'y croyez pas, moi non plus, pas beaucoup, très peu, peut-être qu'elle prend plus de risques pour son éligibilité en marche.
Non, mais on se dit que peut-être l'éligibilité, la décision d'éligibilité dépendra de son programme et du risque qu'elle arrive au pouvoir. Ce qui est quand même fou. C'est forcément en partie vrai.
Donc, c'est un problème. Alors, je vais vous dire, demain matin, je caricature un peu, mais demain matin, elle se mettait que finalement, il faut que cette guerre en Ukraine entre Zelensky ait racheté gaz à la Russie. Je ne sais pas si qu'en direct, je ne vais pas faire long.
La vérité, c'est qu'en fait, on fait le premier sujet sur la désinformation, c'est l'accélération, c'est vrai aussi dans l'IQ. C'est-à-dire que, au fond, puis, d'ailleurs, c'est une question intéressante, je vous donne pas en place et je la referme. Deux matin, un candidat à une élection retweet ou republie du RT. qui se passe quoi ?
C'est une bonne question, est-ce que j'ai le droit d'être pro-Russe ? En tout cas, la loi sur la désinformation électorale. Oui, mais alors, très intéressant.
Non, la loi, c'est autre chose. Je me contente, sur un plan électoral pur, sur un plan de la liberté d'expression publique dans le cadre, je veux, il y a toute une frange de la population qui est pro-Russe et je veux cet électorat. Est-ce que j'ai le droit ?
Non, mais vrai, vrai sujet et même pas forcément pro-Russe, d'ailleurs, pas forcément pro-Ukraine. Oui, vous n'importe, vous avez raison, vous avez raison, mais quelque part, une certaine vision de dire non, je considère que les accords des ministres ont été violés, je considère que machin, je considère que truc et je considère qu'aujourd'hui, cette guerre est allée trop loin, les sanctions, je suis contre, parce qu'elle, point, et il faut arrêter, point, juste ça. Juste ça.
Est-ce que sur le plan électoral, j'ai le droit de le faire ? C'est une question extrêmement intéressante. J'espère qu'on aura l'occasion de le vérifier.
On va finir sur, cette semaine, le Parlement européen a voté Tchad Control et l'euro numérique, donc deux procédures de restriction des libertés par des bouts différents, mais c'est bien ça que ça mène. Je vous posais la question parce que, donc d'abord, la réforme intérieure par le Parlement européen montre quand même que ça n'existe pas. Je crois que chacun est quand même en train de le comprendre.
Donc, en 2024, toutes les listes qui ont vendu ça aux Français lors des élections européennes ont vendu des mensonges, au passage. Mais je pensais ça parce que je me souviens pendant le Covid et les maniques, vous parliez souvent dans vos interventions d'une espèce de contre-société qui devait émerger. est-ce qu'il y a une contre-société contre l'euro numérique, contre Tchad Control, contre ces dispositifs de passe béfilé, de passe peut-être demain vaccinal qui reviendrait ?
Où est-ce que vous en êtes dans cette réflexion ? Moi, j'en suis toujours au même endroit. Je suis persuadé qu'en fait, nous avons une stricte nécessité non pas de contrer le pouvoir mais d'ignorer le pouvoir.
C'est la même chose au fond. De se construire en marge, ça prend mille et une formes finalement. Et ça ensuite, c'est à chacun là où il est de manière concrète de le décider.
Mais finalement, rien ne nous oblige. Je pense aux réseaux sociaux, par exemple. De tout temps, l'homme, les gouvernants, ont essayé de contrôler la parole de l'homme.
Est-ce que pour autant, on l'a arrêté de parler ? Non. On a imposé de tout temps des mesures restrictives de liberté.
Est-ce que finalement, il s'est toujours levé des hommes pour les refuser ? Oui. La question, c'est est-ce qu'on est prêt à en payer le prix ?
C'est tout, en fait. C'est la question du courage. Et je la pose pour moi aussi.
Il n'y a aucun jugement ici. Mais c'est de dire que toute cité repose sur une certaine idée de l'homme. Et donc, chaque contrôle vous explique aujourd'hui que tout le monde est suspect.
C'est ça qu'on vous dit finalement. On vous dit que le contrat social ne repose plus sur la confiance, il repose sur la suspicion. Bon, et bien à partir du gouvernement, avec une théorie derrière, s'il n'y a rien à vous reprocher, où est le problème ?
Moi, j'aime reprocher plein de choses. J'aime reprocher des informations. J'aime reprocher finalement de ne pas aimer le gouvernement. j'aime reprocher de l'exercice d'une liberté.
Donc, c'est un reproche. Et à partir de là, je crois qu'on a dit ça. C'est une vraie question.
Nous, c'est ce qu'on essaye de faire. C'est d'expliquer aux gens vous avez une atteinte à la liberté de parole. Non, pas du tout.
Tant que vous racontez de la merde, vous allez raconter de la merde. C'est pas ça, c'est pas votre parole qui est en cause. C'est votre pensée qui est en cause.
C'est pire, en fait. Et je l'avais dit au nom du Covid ça. J'avais dit ce que le gouvernement fait, il vous empêche pas de parler, il vous empêche de penser.
Il criminalise la pensée. Puisque en s'attaquant aux opposants, en les dénigrant, en les caricaturant, ce qu'il fait, c'est qu'il fait en sorte que vous ne puissiez même plus penser autrement. Et ce que vous avez à faire vous, c'est récupérer la pensée.
Récupérer une forme de pensée. Sortir de la logique du temps court. Et pour entrer dans une logique du temps court.
Tout à l'heure, on évoquait pas être contre société. Moi j'ai un exemple précis en tête. C'est de se dire lorsque je vais voter, lorsque je vais exercer ce droit de vote, même si c'est pour un candidat dont j'estime qu'il n'a aucune chance, qu'il faut voter utile, tout ça.
Si je sors du vote utile pour entrer dans le vote éthique de conviction, déjà j'oppose une contre société. c'est déjà une première contre société que j'oppose. Elle n'est pas très compliquée celle-là.
Lorsque finalement je milite avec un parti politique qui repose sur une certaine idée de la société, je pense au Frexit. Vous savez que en cette matière, je suis moins catégorique que vous. mais néanmoins les gens qui pensent effectivement et qui sont convaincus que Frexit c'est nécessaire, quand ils vont donner leur vote à un parti comme le Rassemblement National ou comme Zemmour parce qu'il est à droite, qu'il a ses chances ou ce que je sais, ça s'appelle juste une trahison de ses convictions.
Et donc comment voulez-vous faire émerger une contre société lorsque à la base vous avez une société qui est une communauté de destin et que vous refusez celle-ci. ça me rend fou ça. Ça me rend absolument fou.
Et c'est bien ça le pluralisme finalement. C'est quand même dingue de se battre pour la liberté et le pluralisme pour ensuite se retrouver à être enfermé dans des votes utiles. C'est quoi ce bordel ?
Ça n'a aucun sens. Finalement, ça n'a aucun sens. Mais on peut l'étendre.
J'ai envie de dire autre chose aux gens. Mobilisez-vous. Et je vous redonne un exemple emprunté au Covid qui est révélateur.
Un jour, à l'époque du pass vaccinal pour les soignants, un directeur des ressources humaines qui me suivait m'appelle pour un hôpital précis et me dit écoutez, moi je suis contre ce truc. Qu'on soit d'accord. C'est infâme.
Le problème, c'est que les syndicats sont plutôt pour chez moi. Mais je sais que vous avez une influence et donc essayez de les convaincre parce que si jamais 10%, 10% des soignants résistent, je n'ai plus la main. Je suis obligé de céder.
Je passe des coups de fil, je passe un peu de temps quand même. Et ce qui se passe ensuite, c'est que le type me rappelle et me dit je ne peux rien faire parce que finalement, ils sont à quoi ? 0,5%, 1% à avoir refusé.
Donc, je n'ai pas la main. nous avons le même problème. Et ce n'était pas une majorité qu'il fallait. 10%.
C'était une minorité. Une minorité de blocage finalement. Mais juste pour...
Même pas de blocage. Parce que les 10% contre, on les avait largement. Mais c'était qui passait à l'acte.
Qui passait à l'acte. C'est ça ? Et donc finalement, c'est de dire 10 passages à l'acte.
C'est-à-dire 10 refus. Et après, j'ai revu ce garçon 2022 ou 2023, je ne sais plus. On a discuté, on s'en prit un verre ensemble.
Et dès que ce qu'il rend faux, c'est qu'ensuite, il a appris un nombre de faux passes qui circulaient au sein de l'hôpital. Oui, oui. Et c'est pareil finalement.
Ça s'appelle tricher avec ses convictions. Quand je vais voter utile, je triche avec mes convictions. Et je permets au système d'avancer.
Ça pour moi, c'est inconcevable. Ça, je ne peux pas le concevoir. Et avec chaque contrôle, il y a aussi autre chose pour terminer là-dessus.
Il faut que les gens qui nous écoutent soient aussi des annonciateurs de quelque chose. Protester, c'est bien. Mais allez, je vais dire, parce que les nations faites des disciples, c'est un peu l'idée, c'est-à-dire, à avertisser aussi les gens de ce qui se passe.
Votre but, ce n'est pas de les convaincre, mais c'est au moins de les avertir. Au moins de leur expliquer, de chercher à faire appel à leur intelligence. Si personne ne le fait, alors si vous votez utile, que vous ne dites rien et que vous protestez à votre coin, finalement, il ne faut pas étonner que la société de destruction avance.
Oui, je pensais par rapport à l'euro numérique, l'utilisation, par exemple, de l'argent liquide, qui est tout à fait légale et est une liberté. Complètement. Complètement.
Complètement. J'ai une question. Alors ça, c'est...
Ici, c'est un grand débat en Italie parce que vous avez toute une partie de la jeunesse qui ne jure qui ne jure que par appel paye et machin et vous avez toute une partie plus âgée qui ne jure que par les espèces. Et les deux se confrontent de manière assez violente. pour l'euro numérique, et en fait, le principe, c'est qu'on vous dit maintenant qu'au nom de la traçabilité, le gouvernement Mélodie vous a fait croire que pour la traçabilité, il fallait payer tout le temps en carte bleue.
Mais non, la traçabilité, c'est de recevoir un ticket. C'est tout. Parce que vous payez en liquide, que c'est du black.
Il suffit effectivement que le commerçant vous donne un ticket et c'est tout. C'est un autre sujet, en fait. Bien sûr.
C'est pas le même sujet et du coup, elle a réussi à faire confondre les deux parce que dans l'euro numérique, ça, ils aiment bien ici. Mélodie, elle aime bien l'euro numérique. C'est un truc qui...
Ça ne l'est pas...
Parce que bon, parenthèse et j'en ferme, on arrête de me dire que Mélodie suis opposante. Ce n'est pas vrai. On ne l'a jamais dit sur cette chaîne.
On a dit l'inverse. Non, mais c'est...
Oui. Bien de le dire. Tout est noir, je ne dirais pas ça.
Non. Mais je pense qu'elle s'en sort mieux que Macron à bien des égards. Néanmoins, elle est quand même pas mal branchée van der Leyen.
Ça se voit d'ailleurs. Tout à fait. Eh bien, écoutez, mon cher Fabrice, on va en rester là.
Votre chaîne, c'est une nouvelle chaîne YouTube, c'est ça, La Voix Romaine ? Oui. On va la mettre en lien sous la vidéo en description si les gens veulent s'abonner et la suivre.
C'est juste, effectivement, l'idée, c'est juste de... chaque semaine, je livre une actualité.
En fait, je reviens, on est en train de fonder à Rome un truc qui s'appelle l'école de Rome avec plusieurs enseignants qui est vraiment de faire comprendre l'actualité et la civilisation actuelle à l'aune de la civilisation romaine in situ. Et donc, on a à la fois des séjours sur place, mais on a aussi pas mal de vidéos qui sont en train d'être montées là. Et c'est un prémice, c'est vraiment de dire peut-être qu'il faut revenir à l'essence de ce qu'est la cité et arrêter de toujours résonner en termes d'efficacité.
Très bien. Eh bien, écoutez, les gens pourront suivre. On va mettre le lien.
Et moi, je vous remercie vivement, mon cher Fabrice, pour ces analyses toujours aussi intéressantes. Et à très bientôt. À bientôt.
Eh bien, un grand merci à Maître Fabrice. Divisio, sa chaîne, est en lien sous la vidéo en description. Vous trouverez également en lien la pétition nationale contre ce défilé euro-ukrainien dont nous avons parlé.
Vous savez que le 14 juillet, on vous attend pour le vrai défilé national pour la France libre sortie de l'UE et de l'OTAN. Et la paix venait habillée aux couleurs nationales ce 14 juillet. Rendez-vous Paris, 17h, place du 18 juin 40.
C'est le quartier Montparnasse. Vous savez aussi que les assises de la souveraineté d'Arras vous attendent. C'est largement le plus grand événement souverainiste de France.
C'est le samedi d'août 7 ans. Toute la journée, c'est juste 5 euros l'entrée pour accéder à tout. C'est ouvert à tout le monde, adhérent ou pas.
Inscrivez-vous sans plus tarder. Ça part très très vite par le lien sous la vidéo en description. Merci si vous souhaitez de partager cette vidéo.
Merci si vous souhaitez d'aider cette vidéo. Vous savez, les chaînes de plus de 500 000 abonnés vous ne pouvez pas booster. Ça n'existe pas pour les plus de 500 000 abonnés.
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