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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2026 16 minActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesJustice

"Quand un CRS voit un gamin de 15 ans avec la main arrachée, ça lui fait mal au cœur" (Rudy Manna)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:35Chiffre
    « il y a les 1 milliard de en plus mais qui sont en partie lié, vous l'avez dit, à des traitements salaires par rapport à l'ancienneté du personnel de l'éducation nationale. »
  • 4:40Chiffre
    « on donne 200 milliards aux entreprises d'aide chaque année sans contrepartie. »
  • 6:26Fait
    « l'utilisation des grenades assourdissantes est suspendue dans les mobilisations lycéennes. »
  • 10:44Rudy ManaFait
    « quand vous êtes CRS en face que vous voyez un gamin de 15 ans qui a la main arrachée, je vous assure que ça vous fait très très mal au cœur et vous êtes perturbé par ça. »
  • 12:43Fait
    « il se posait l'action de savoir si ça pouvait être une grenade de désencerclement. C'est bien une grenade assourdissante en tout cas selon les informations dont il dispose. »
  • 13:23Fait
    « il avait décidé de suspendre l'usage de ses grenades assourdissantes dans le maintien de l'ordre des mouvements lycéens. »
  • 14:35Fait
    « un policier qui a été mis en examen hier pour violence par personne dépositaire de l'autorité publique suivie de mutilation ou d'infirmité permanente. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Cela, j'aimerais qu'on se tourne vers Cyril Adrien Salemand qui suit le déplacement en Croatie du président de la République, Cyril, journaliste politique pour France Télévision. Hier, le président recevait à l'Élysée des ministres et notamment le premier ministre. Est-ce qu'on sait quelle est sa vision à Emmanuel Macron de la situation et de la façon dont elle est gérée ? Mais selon nos informations, le président de la République estime que le Premier ministre est dans son rôle institutionnel en parlant ce soir depuis Matignon au français et que charge à lui et bien de répondre aux attentes, à l'inquiétude et même à une situation qui est qualifiée par certains dans l'entourage d'Emmanuel Macron comme angoissante. Raison pour laquelle d'ailleurs l'Élysée insiste pour dire

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que depuis une semaine et bien le président de la République se tient informé en temps réel de la situation. Le président de la République qui estime en privé que tout ce qui remonte du terrain, c'est-à-dire la question des remplacements de professeurs, la question des rythmes scolaires, la question du bâti sont autant de sujets qu'il a identifié et même traité. C'est ce que dit l'Élysée en tout cas depuis son arrivée au pouvoir avec le succès qu'on qu'on connaît. En tout cas, Matignon et l'Élysée s'accord semble s'accorder sur la lecture qu'ils font politique de ce mouvement puisque et l'un et l'autre plus ou moins directement cible la France insoumise et l'accuse à demi mot et bien de de récupérer la colère des lycéens à son profit. Restez avec nous Cyril Serge

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Simo, une réaction à complément ce qui vient d'être dite. Oui, c'est c'est joliment dit dans les dans les éléments de langage mais après tout parfois les éléments de langage donnent un certain nombre de réponses. Il est clair que le président de la République qui suit le dossier depuis le début a demandé clairement à ce que Sébastien Lecornu ne s'exprime plus seulement comme il l'a fait, je le disais à l'Assemblée nationale ou son hyperactivité sur le réseau social X comme ils vientent de le faire pour amener un certain nombre de jalons qui vont préparer effectivement à son intervention de de ce soir. clairement, il y a besoin d'une prise de parole à la fois, je le disais, si on parle que de la mobilisation licenne, on aura le temps de parler des autres sujets sur

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les possibilités qu'il ouvre et il y en a une, alors je je veux bien qu' effectivement la présidentielle, mais il y a des urgences du moment, il a déjà à l'Assemblée nationale dit qu'il y avait une discussion budgétaire qui pouvait apporter des solutions. Alors certes, le budget d'éducation nationale à condition de prendre l'argent ailleurs. Finalement, j'ai le dire justement sur le budgetéducation nationale, il y a les 1 milliard de en plus mais qui sont en partie lié, vous l'avez dit, à des traitements salaires par rapport à l'ancienneté du personnel de l'éducation nationale. Donc c'est pas 1 milliard d' qui va aller directement vers un investissement en terme de poste, même s'il y a des AESH pour les les élèves en situation de handicap et d'autres, je dirais métier du du scolaire, hein,

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infirmière et cetera et cetera. Mais clairement, on va voir si l'avance sur ce terrain-là, même si le débat est entre parlementaire et gouvernement, mais clairement, il y aura peut-être des pistes là-dessus, sachant qu'en même temps, il est devant d'autres contraintes qu'il évoquera ce soir. La crise du prix du carburant, la crise agricole qui repointe régulièrement le le bout de son nez et la situation budgétaire globale par rapport à la dette. Donc c'est dans ce contexte très contraint qu'il va s'exprimer mais avec un point important, c'est la pression et vous l'avez rappelé la pression euh d'un nouveau mouvement mobilisation sans doute demain. On connaît pas l'ampleur mais euh quand même il y a un un mot qui a été utilisé euh euh par le le Premier

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ministre hier sur la la mobilisation. Il reconnaissait en en intrassèquement qu'elle avait été réussie, qu'il s'en félicité. Alors il y a eu quelques violences mais moins que ce qu'on pouvait éventuellement prévoir. Et tant mieux. Donc ça veut dire que maintenant la pression de la rue a pesé euh hier par rapport à ce que pourra dire le premier ministre. Après les contraintes, elles vont pas s'envoler avec l'envie de répondre à certaines revendications. C'est pour ça aussi qu'il a ses mots aujourd'hui et je les répète, la parole ISN est précieuse et doit être entendue. Sébastien Lecornu qui écrit ça il y a quelques instants sur la plateforme lancée par le ministère du Absolument. Comment Mathieu Slama ces mots-là de Sébastien Lecnu doit être entendu ? signifie on vous écoute, on

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vous entend, on va faire des choses. Néanmoins, on voit bien le contexte notamment budgétaire de la France qui est très complexe. Il disait des hier si on donne à l'éducation, ça veut dire qu'on prend ailleurs. Alors oui, oui. Alors, il y a deux choses. La première chose, c'est que on sent bien quand même que le mouvement a un impact. On sent bien que la colère qui s'exprime, qui est massive, parce que hier, c'était une journée massive, c'était des centaines de milliers de personnes dans les rues, c'était 90 % des des établissements qui étaient fermés. Donc c'est c'est un mouvement euh qu'on a jamais connu depuis 1068 quasiment. C'est un mouvement d'ampleur. Donc ça veut dire que la mobilisation elle fonctionne, elle en tout cas elle a un impact et que les politiques aussi

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s'inquiètent et ils se disent bah jusqu'où ça va aller euh euh et et se disent queil faut qu'il répondent un minimum à ce qui se passe dans la rue. Donc ça veut dire quand même à nos jeunes lycéen enseignant parents aussi exactement c'est pas que il y a l'encadrement aussi qui est là et cetera. Vous avez vous avez raison de le dire. Donc quand même, ça veut dire que nos jeunes ont raison de se mobiliser. Ça c'est une première chose. Et la deuxième chose c'est que cette histoire de de de contrainte budgétaire, moi elle me convain pas parce que je vois que à côté de ça, on donne 200 milliards aux entreprises d'aide chaque année sans contrepartie. Je vois qu'à côté de ça, le budget de la police augmente chaque année constamment et cetera et cetera. Il y a de l'argent dans le pays en fait,

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il y a énormément d'argent. J'ai vu là récemment que les milliardaires n'avaient jamais été aussi riches depuis 20 ans en France. Donc il y a énormément d'argent dans le pays mais il n'est pas redistribué. Et en fait l'état de délabrement de l'éducation nationale est d'autant plus scandaleux que c'est il y a de l'argent dans le pays et l'argent ne va pas là où il faudrait qu'il soit. Et je pense qu'on est tous d'accord ici pour dire que l'éducation de nos de nos enfants, des jeunes, ça devrait être la priorité numéro 1 dans le pays. Et je pense que c'est ça qui en jeu aujourd'hui face à des discours d'austérité sur la dette et cetera qui je leur dis moi ne me convainc pas. On poursuit dans un instant, je vous donne la parole Patrick Vigal et aussi le reste de nos invités sur cette question

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du budget mais aussi sur une autre question, une annonce du ministre de l'intérieur sur les grenades assourdissantes qui vont être suspendues. Donc plus d'utilisation pour l'instant de la part des policiers dans le mouvement lycéen. On y reviendra dans un instant juste après un point complet sur l'actualité avec vous Valentine. et elle a une la réponse du gouvernement face à la colère lycéenne, le premier ministre Sébastien Lecnu s'exprimera à 18h30, c'est une information France info, notamment sur les lycées mais aussi sur les prix des carburants, la crise agricole ainsi que la situation financière du pays. D'après les informations communiquées ce matin par Matignon, l'utilisation des grenades assourdissantes est suspendue dans les mobilisations lycéennes. décision 2

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jours après ce drame à Lance où un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade avant de devoir être amputé. Le ministre de l'intérieur qui indique par ailleurs que 18 enquêtes ont été [musique] ouvertes par l'IGPN, la police des polices. Ce chiffre donné il y a quelques minutes par le ministre de l'éducation nationale, environ 300 lycéens seront privés de cours en présentiel pendant plusieurs semaines et ce à cause des sacages dans les 24 lycées qui ont été incendiés ou saccagés au cours du mouvement lycéen. 3 ans après le massacre, Israël se souvient et rend hommage aux victimes du 7 octobre 2023, l'attaque la plus meurtrière qui est connue Israël. 1221

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morts selon un décompte de l'agence France-Presse. Des hommages ont lieu toute la journée dans le pays. Et puis cette dernière pour Léo Messi, l'idole de l'Argentine du football, a disputé hier ces dernières minutes avec l'Alb céleste. Un dernier but d'ailleurs face au Bénin, mais [musique] si c'est pas moins de 8 ballons d'or, 208 sélections et désormais 126 buts inscrit avec l'équipe d'Argentine. Voilà pour le rappel des titres. Lucy, merci. On se retrouve tout à l'heure à midi Valentine. En attendant, on rejoint à nouveau Cyril Adrien Salmand, notre journaliste politique qui suit le déplacement d'Emmanuel Macron en Croatie. Euh Cyril, vous nous parliez de la vision d'Emmanuel Macron, son regard

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sur la mobilisation lycéenne et étudiante, la façon dont elle est euh géré aussi d'un point de vue politique euh d'un point de vue sécuritaire à présent sur la question du maintien de l'ordre. Est-ce qu'Emmanuel Macron s'est exprimé à ce sujet ? Est-ce qu'on sait ce qu'il pense ? Mais à ce sujet, le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, a été très clair ce matin sur RTL. Il a clairement dit que le président de la République hier soir à l'Élysée avait demandé, je cite, de la proportionnalité de l'empathie et de la pédagogie aux forces de l'ordre, sous-entendant et bien euh qu'à ce stade, il n'en avait pas été assez fait. Euh et on pourrait ajouter selon un participant euh à la Réunion le mot déontologie euh qui a été euh demandé par le président de la République. Le président de la

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République qui malheureusement ne pourra pas être aujourd'hui interrogé euh à ce sujet parce que euh classiquement, vous savez, ici on est en Croatie pour le sommet des pays méditerranéens de l'Union européenne. On appelle ça le MED neuf comme les les neuf pays présents. Et traditionnellement après le repas, il y a une conférence de presse où sont tous les dirigeants qui sont présents ici. Et bien on nous a appris hier que le président de la République séchait cette conférence de presse à ce stade. Aucune raison officielle n'est avancée. Merci beaucoup Cyril pour toutes ces précisions. Rudy Mana, porte-parole UNSA National Police. J'aimerais vous entendre à la fois sur ce qu'on vient de se dire sur le président de la République qui finalement appelle à à plus de proportionnalité dans le

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maintien de l'ordre et aussi cette annonce ce matin du ministre de l'intérieur qui dit suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes dans les mouvements lycéens. Est-ce que vous comprenez à cette décision ? Ben écoutez, d'abord il faut expliquer un petit peu comment ça fonctionne un maintien de l'ordre. Vous savez que quand il y a un emploi de la force par les les collègues CRS sur sur le maintien de l'ordre, c'est qu'il y a une autorité habilitée à décider l'emploi de la force qui est souvent un directeur interdépartemental de la police ou en accord avec le préfet et ensuite il y a un commandant de la force publique sur place qui décide si c'est opportun d'exécuter l'ordre qui est donné par l'autorité. Euh les CRS quand ils tirent une grenade assourdissante, ils le font

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pas aux doigts mouillés, ils le font parce qu'ils reçoivent des ordres. En ce qui concerne ces grenades assurdissantes, il faut savoir que depuis le début des rassemblements, de mémoire, il y en a que neuf qui ont été tirées. Donc, elles sont très très peu utilisé. Et quand elles sont décidées euh pour être utilisé par l'autorité, c'est qu'il y a un danger imminent pour les troupes qui se trouvent devant ces jeunes qui qui fait que le côté assourdissant de cette grenade les fait fuir et et et retire le danger. Donc très clairement ces grenades là déjà c'est pas les grenades les plus utilisées. En ce qui concerne la décision, aujourd'hui, j'ai eu beaucoup beaucoup d'appels moi de mes de mes collègues CRS qui me disent si on nous retire toutes les armes non l'état

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l'intermédiaire, que va-t-il se passer ? Premièrement, on va aller au corps à corps et là ça va devenir extrêmement dangereux pour les deux les deux les deux parties, c'est-à-dire les délinquants et ou les lycéens en l'occurrence et euh et les les forces de l'ordre ou alors on va utiliser l'arme létale. Mais pas du tout. Donc en fait, il faut il faut savoir que ces armes le sont utilisées souvent par des autorités qui décident de le faire à bonissant. En l'occurrence là, il s'est passé un drame évidemment et je vous le dis moi en tant que policier quand vous êtes CRS en face que vous voyez un gamin de 15 ans qui a la main arrachée, je vous assure que ça vous fait très très mal au cœur et vous êtes perturbé par ça. Mais l'enquête déterminera comment cela s'est passé.

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Mais il faut juste comprendre que il faut faire attention au messages donnés aux policiers parce que je rappelle qu'il y a quand même plus de 700 policiers qui ont été baissés. sur ces rassemblements et je mets pas en cause les lycéens et les revendications des lycéens qui me semblent légitimes, mais il y a des casseurs qui se mêlent au milieu de ces lycéens qui crée la zizanie qui décrédibilise ce mouvement et qui s'attaque aux forces de l'ordre. C'est une réalité puisqu'on a plus de 700 décé forces de l'ordre parce que devenir de la chacanon, je vous cache pas que la plupart des collègues m'ont dit "Non merci, on ne va pas devenir de la charar à cancan". Rudy Mana, vous avez fait référence à à une affaire dont a parlé aussi le ministre de l'intérieur ce

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matin. Ce qui s'est passé Noémi à Lance avec ce ce jeune de 15 ans. Peut-être déjà on peut se remettre en mémoire la situation et l'enquête aussi si on on a des développements. Alors l'enquête est en cours. Euh on sait que effectivement ce jeune euh a eu a été très grèvement blessé puisqu'il a fallu lui amputer d'une main euh en marge d'un effectivement d'un rassemblement à à Lance. Euh deux versions qui s'opposent depuis le début. euh une version euh notamment selon plusieurs témoins de la scène qui est que une grenade euh alors déjà ce matin Laurent nous a confirmé que c'était bien une grenade assourdissante. Il se posait l'action de savoir si ça pouvait être une grenade de désencerclement. C'est bien une grenade assourdissante en tout cas selon les informations dont il

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dispose. Donc la question est de savoir si cette grenade assourdissante avait vraiment été lancée sur ce jeune qui en l'a qui l'aurait sur lui en fait. Voilà. Et au moment où il la reçoit, elle explose ou si cette grenade a été lancée et qu'elle est tombée au sol et qu'il l'aurait ramassé pour la renvoyer vers les forces de l'ordne. Ça c'est plutôt ce que ce que pensent les les les policiers avec lesquels j'ai pu j'ai pu discuter. Mais ça, il y a une enquête en cours qui va devoir le déterminer. Et effectivement, Laurent Nunz a décidé et a annoncé ce matin que dans l'attente des résultats de cette enquête, en attendant de comprendre ce qui s'était passé précisément, il avait décidé de suspendre l'usage de ses grenades assourdissantes dans le maintien de

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l'ordre des mouvements lycéens. Ça veut dire que si ce weekend il y a un je sais pas manifestation avec d'autres publics, ça sera pas le cas. Exactement. Votre Lenager votre réaction à cette annonce du ministre de l'intérieur ? Déjà juste pour réagir rapidement sur la question de lycéen de Lance qui a été blessé, la question c'est pas est-ce que il a ramassé ? Est-ce qu'il a reçu ? La question c'est pourquoi on lance des grenades aujourd'hui sur la zone ? Aujourd'hui, c'est pourquoi on utilise ce genre d'armes qui sont en capacité de blesser. Parce que vous questionez la doctrine du matin. Pour nous, c'est bien ça la question, c'est que aujourd'hui on a une volonté du gouvernement de faire peur à la jeunesse, de casser les mobilisations et donc c'est pour ça qu'en fait on a

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l'usage de ces armes. Donc c'est une bonne chose que déjà on recule sur le fait d'utiliser les grenades assourdissantes mais c'est loin d'être assez puisque aujourd'hui bah on a un un juste toute la police qui a pour consigne de s'attaquer à la jeunesse parce que là on a le secrétaire enfin le représentant de l'UNSA police qui dit que les policiers devraient aller au corps à corps mais c'est déjà ce qu'ils font. On a déjà des vidéos de policiers qui vont étrangler des lycéens et des étudiants qui se mobilisent sur le ce que vous mentionnez ça fait aussi l'objet je crois Noémi d'une enquête de l'IGPN. En tout cas, il y a 18 enquêtes de l'IGPN aujourd'hui qui ont été lancées sur des faits euh qui se sont passés en marge d'immobilisation lycée. Enquête en cours et un policier qui a

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été mis en examen hier pour violence par personne dépositaire de l'autorité publique suivie de mutilation ou d'infirmité permanente. C'est des faits graves. Là, on parle de l'affaire euh à Saint-toin Lomone de ce jeune qui a été visé par un tir de un tir de lance-grenade qu'il a reçu en pleine en plein visage. Des dents cassées, la mâchoire fracturée. Le policier qui avait été placé en garde à vue a expliqué qu'il avait fait usage de son arme en état de légitime défense parce que le lycéen se moait violent, virulent et qu'il avait notamment frappé une collègue à lui. à ce stade et même si bien sûr ce policier reste présumé innocent, le juge d'instruction a estimé que cette les conditions de la légitime défense n'était pas réunie en l'absence de proportionnalité dans l'usage du

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cougar ce lance ce lance-grenade. Donc là, vous voyez bien que la justice dit nous là, il nous semble pas que la légitime de défense a été respectée. Donc ce policier, il est mis en examen, il est placé sous contrôle judiciaire et il a interdiction d'exercer son métier pour le moment et de détenir ou d'utiliser une arme.