François Bayrou blanchi, le MoDem en PLS
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« François Bayrou a donc été relaxé ce matin dans le procès des assistants parlementaires du MoDem rémunérés sur des fonds européens. »
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« Le MoDem a même été condamné, en tant que personne morale, à une amende de 300 000 euros. »
- 2:49Invité politiqueFait
« Vous ne songez pas à démissionner ? Non, je ne songe pas à démissionner. »
- 3:33Invité politiqueFait
« moi, je ne cache pas mes émotions. D’accord ? J’en fais, encore une fois, une force pour avancer avec sincérité. »
- 5:46Invité politiqueFait
« A tous, je veux dire que nous sommes à vos côtés, conscients des déceptions passées, mais ardents à l’idée de construire un autre avenir où les mots “liberté”, “égalité”, “fraternité”, qui ont façonné notre histoire républicaine, retrouveront tout leur sens. »
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« Vous ne serez pas déçus par celle qui démarre autour de l’hommage national aux 42 Français victimes du massacre du 7 octobre en Israël. »
Temps de parole
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Un cauchemar de 7 années. Non, je ne songe pas à démissionner. Mais quelle honte. C'est un hommage national dans lequel nous sommes invités. C'est un échec pour l'État. La relaxe de François Bayrou, la question du remplacement d’Amélie Oudéa-Castéra à l’Éducation nationale, les remous au sein du PS autour de la liste pour les Européennes, la revendication démocratique qui prend de l’ampleur à la France insoumise et la polémique autour de la présence des insoumis à l’hommage national aux victimes françaises du 7 octobre. C’est le sommaire de ce Pol’Express numéro 65.
François Bayrou a donc été relaxé ce matin dans le procès des assistants parlementaires du MoDem rémunérés sur des fonds européens. La justice a voulu considérer que le président du MoDem n’était pas au courant que ces assistants travaillaient en fait pour son parti. Même si dans ses attendus, le tribunal estime “probable que les actes commis par les cadres du parti centriste aient été réalisés avec l’autorisation de François Bayrou”. En clair, les magistrats conservent un gros doute, quand bien même la preuve de la responsabilité du président du MoDem n’a pas été rapportée. Pour moi, évidemment, c’est un cauchemar de 7 années qui vient de s’achever.
Et évidemment je pense au gâchis puisque pendant 7 années nous avons été, en fait, interdits de responsabilités. Le retour aux responsabilités n’est pas du tout assuré. Si François Bayrou ressort blanchi – sous réserve d’un appel du parquet – son parti, en revanche, a pris cher. Près d’une dizaine de cadres et d’élus se sont vu infliger de fortes amendes et une peine d’inéligibilité avec sursis. Le MoDem a même été condamné, en tant que personne morale, à une amende de 300 000 euros. Il va être difficile à cet allié privilégié du parti présidentiel de donner des leçons de morale à la classe politique.
Or c’était justement cette défense systématique de l’exemplarité en politique qui fondait l’identité du parti centriste. Aujourd’hui, il rejoint le club de plus en plus accueillant des “tous pourris”. On voit mal, surtout, comment François Bayrou et ses amis seraient en mesure d’exiger une meilleure représentation du MoDem au sein du gouvernement. Dans les prochaines heures, une quinzaine de ministres délégués et secrétaires d’État doivent en effet venir compléter l’équipe des 14 ministres déjà en place. Certes, Emmanuel Macron peut repêcher le patron du MoDem à cette occasion. Mais l’intérêt de la présence d’un François Bayrou affaibli n’est pas évident.
Sauf s’il s’agit de neutraliser un allié qui pourrait se révéler remuant. Parmi les postes auquel pourrait prétendre François Bayrou, il y a le portefeuille de l’Éducation nationale. Plus les jours passent, plus la prise de poste d’Amélie Oudéa-Castéra ressemble à un chemin de croix. Vendredi, le recteur de l’académie de Paris, Christophe Kerrero, a annoncé qu’il quittait ses fonctions. Deux jours plus tôt, le ministère avait suspendu un projet qui lui tenait à cœur. La fermeture de plusieurs classes préparatoires pour en ouvrir trois nouvelles au recrutement plus diversifié.
L’une aurait accueilli les futurs professeurs des écoles et les deux autres devaient s’adresser aux lycéens professionnels. Quelques heures avant que le recteur n’annonce sa démission, Amélie Oudéa-Castéra jurait mordicus qu’elle resterait à son poste. Vous ne songez pas à démissionner ? Non, je ne songe pas à démissionner. Vous n’y avez pas songé, à aucun moment ? Ecoutez… Je vous l’ai dit : moi, je ne cache pas mes émotions. D’accord ? J’en fais, encore une fois, une force pour avancer avec sincérité. L’intention de la ministre compte peu. Si Gabriel Attal ne veut pas entendre parler d’une démission de cette dernière, l’Élysée, en revanche, y songe fortement.
Amélie Oudéa-Castéra est devenue un boulet. Au point que dans les rangs du bloc présidentiel, on n’hésite plus à la critiquer à mots feutrés. À preuve la réaction de Sacha Houlié après la démission du recteur Kerrero. Toutes les personnes qui, aujourd’hui, quittent une institution c’est un échec pour l’État et je pense que c’est ce que nous voulons à chaque fois éviter parce que nous voulons promouvoir ceux qui font réussir l’école d’aujourd’hui. Il est vrai que le président de la Commission des lois, bien silencieux depuis le vote de la loi immigration, se verrait bien rentrer au gouvernement. Et pourquoi pas, à l’Éducation nationale. Au Parti socialiste, ça tangue.
Jeudi prochain, les adhérents doivent voter sur la composition de la liste pour les Européennes. Elle a déjà été entérinée par le Conseil national du 30 janvier. Dans un courrier adressé à Olivier Faure, Carole Delga, présidente de la région Occitanie déplore “le manque d’ouverture territoriale” de la liste. Elle souligne l’absence de personnalités venues d‘Occitanie, des banlieues parisiennes ou d’Outre-mer. Ce n’est pas la seule tuile pour le Premier secrétaire. Philippe Brun, député de l’Eure, a claqué la porte de la direction du parti à l’issue du Conseil national.
Dans une déclaration à l’Agence France Presse, il regrette que le premier ouvrier de la liste soit à la 41e place, bien loin d’une position éligible. Le Parti sociale ne retrouvera pas le peuple sans le peuple. Après avoir fait le tour de France pour expliquer que le PS avait changé et allait faire de la place à tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, je ne puis poursuivre cette mission qui s’avère une mascarade. De là à soupçonner que le Premier secrétaire renoue avec les démons du Hollandisme, il n’y a qu’un pas. Ou plus exactement une tribune. Celle qu’a fait paraître dans le Monde Olivier Faure à la mi-janvier. Il appelle les déçus du macronisme à rejoindre le Parti socialiste.
“A tous, je veux dire que nous sommes à vos côtés, conscients des déceptions passées, mais ardents à l’idée de construire un autre avenir où les mots “liberté”, “égalité”, “fraternité”, qui ont façonné notre histoire républicaine, retrouveront tout leur sens.” Pour l’instant, on ne se bouscule pas au portillon. Du côté de la France insoumise, l’exigence d’un fonctionnement démocratique du mouvement se fait plus pressante. Samedi prochain à Gagny, en Seine-Saint-Denis, plusieurs centaines d’insoumis organisent une assemblée citoyenne afin de proposer une réforme de leur mouvement. Ce sera l’occasion de mesurer les rapports de force en interne.
Jusqu’à présent, seules quelques figures historiques se sont exprimées comme Raquel Garrido, Alexis Corbière, François Ruffin ou Clémentine Autain. Le 26 janvier, dans les colonnes du Figaro, Jean-Luc Mélenchon invitait ceux qui contestent son autorité à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. “J’ai certes une culture chrétienne, mais je ne tends pas la jour gauche. Tu es d’accord avec la stratégie du mouvement ? Oui ou non ? Si tu n’es d’accord avec rien et que tu me vois comme un tyran, qu’est ce que tu fais encore là ? Moi, je suis parti du PS quand j’étais en désaccord.” Pas sûr que les rebelles en question fassent leurs valises.
Ils aimeraient juste voir leur mouvement se transformer en appartement témoin de la VIe République. Vous avez aimé la polémique sur la marche contre l’antisémitisme ? Vous ne serez pas déçus par celle qui démarre autour de l’hommage national aux 42 Français victimes du massacre du 7 octobre en Israël. La cérémonie doit se dérouler sur l’esplanade des Invalides. À cette occasion, l’ensemble des partis politiques ont été invités. Cinq familles des victimes ont demandé que la France insoumise s’abstienne de venir. Réponse de Manuel Bompard : Le président de la République a décidé d’organiser un hommage national dans lequel nous sommes invités.
Si nous n’y allons pas, vous allez ensuite me reprocher de ne pas partager la peine ou l’émotion des familles de victimes, ce qui n’est pas le cas je vous l’ai dit je crois. Donc vous irez ? Donc, personnellement… Comment expliquez-vous qu’elles soient blessées ces familles ? Maintenant, écoutez : je veux rassurer les familles de victimes. Il n’est nullement dans nos intentions de transformer un moment d’hommage national dans un moment de politique. Xavier Bertrand, qui annonçait dimanche sa candidature à la présidence de la République en 2027, y est allé de son commentaire. Une bonne façon qu’on retienne quelque chose de son passage devant les caméras.
Ils n’ont pas condamné les attaques terroristes du Hamas. Ils les ont condamné mais ils n’ont pas qualifié le Hamas de mouvement terroriste. Ils n’ont pas demandé la libération immédiate de tous les otages du Hamas. Ils ne se sont pas rendus en Israël. Et ils ont toujours aussi, par leurs actes, favorisé la montée de l’antisémitisme. Et ils seraient présents aux Invalides le 7 ? Mais quelle honte. Les services de sécurité vont avoir un peu de boulot mercredi. Merci d’avoir regardé cette chronique. Si vous l’avez appréciée, partagez-la et mettez un pouce. Un abonnement à la chaîne vous comblera.
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François Bayrou