TOURNÉE GÉNÉRALE #1
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 3 %Attaque 21 %Défensif 9 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 50:51OuverteÉludée
Qu'est-ce qu'on fait ? On va cramer l'assemblée ?
- 1:07:24OuverteRéponse directe
Comment on peut vous aider ?
- 1:09:44OuverteRéponse directe
Comment on explique que la Fédération Française de football s'en foute autant ?
- 1:11:56OuverteRéponse directe
Pourquoi Amnesty n'appelle pas au boycott ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 44:02InvitéChiffre
« Selon l'Organisation Météorologique Mondiale, c'est 1,2. Selon le GIEC, c'est 1,1. »
- 44:22InvitéFait
« Est-ce que vous réalisez ce que ces 0,2 degré de différence ont changé ces dernières années ? »
- 44:45InvitéChiffre
« Dans le scénario du pire, le monde va vers un réchauffement à plus 5 degrés. »
- 48:02InvitéChiffre
« Je sais qu'aujourd'hui, il y a 425 bombes climatiques dans le monde. »
- 1:09:05InvitéChiffre
« On a plus de 90 000 personnes qui ont signé la pétition. »
- 1:10:56InvitéFait
« Des personnes homosexuelles peuvent risquer jusqu'à 7 ans de prison au Qatar. »
- 1:17:40PrésentateurFait
« Le pétrole est une ressource inépuisable qui se fera de plus en plus rare. »
- 1:18:03PrésentateurFait
« Les homosexuels peuvent se marier, mais pas entre eux. »
- 1:54:30PrésentateurChiffre
« la rallonge qui a été faite au standard 39-19, c'était seulement 1 million et demi. »
- 1:57:52InvitéFait
« Pour régler ça, il faut juste des moyens. »
- 1:58:35PrésentateurFait
« Pour avoir des moyens, oui, il faut avoir de l'argent. »
- 1:58:43InvitéFait
« on sait que quand il y a des super profits, et on pourrait financer de quoi protéger les enfants, les femmes, tous les autres humains »
Temps de parole
- Présentateur57 %
- Invité12 %
- Invité 210 %
- Invité 37 %
- Invité 46 %
- Invité 53 %
≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci beaucoup d'être venus aussi nombreux pour la première de Tournée Générale ! C'est la première et peut-être même la dernière ! Ça va dépendre de comment ça se passe cette histoire, on n'est pas à l'abri d'avoir l'espérance de vie de Damien Abad dans un ministère, bien sûr. On salue Damien, on salue Damien. Oui, voilà, cœur avec du GHB. Bon, vous allez bien ? Je suis content. Et vous avez vu, j'ai fait les choses bien, j'ai des fiches et tout. Comme un professionnel en fait. Je suis un petit peu comme Nico Saliagas. Tu sais, un petit peu le Nico Saliagas discount, quoi. Nico Saliagas de Wish, voilà, tout simplement.
Alors j'avais pensé à un autre truc, j'avais pensé faire un truc un peu plus posé, un peu plus CNews. Tu vois, un truc genre un peu comme ça, genre... Alors les Arabes, pour ou contre ? Tu vois, est-ce que le couscous est compatible avec la République ? Mais vous auriez moins kiffé, vous auriez moins kiffé ? Il y a des islamo-gauchistes ce soir ? Je ne m'attendais quand même pas à ça. Il y a des woke ? Il y a des gens qui ont voté Fabien Roussel ? On n'a rien contre les gens de droite, il n'y a pas de problème avec ça. Alors, qu'est-ce que c'est de tournée générale ? Qu'est-ce que c'est ? Est-ce que c'est un spectacle ? Est-ce que c'est une émission ? Est-ce que finalement on s'en fout ?
Finalement on en a rien à foutre, c'est un petit peu les deux, c'est ni l'un ni l'autre, on s'en fout. L'idée c'est quoi ? C'est de passer une bonne soirée avec des gens drôles, avec des gens intéressants, avec des gens bons. Et si possible d'essayer d'être moins con au début qu'à la fin. Il y a des gens cons ce soir ? Vous vous sous-estimez tout. Et si évidemment on est tous le con de quelqu'un. Et bien sûr, et ainsi de suite, jusqu'à... Gérald Darmanin, bien évidemment. Est-ce qu'il est dans la salle Gérald ? C'est pas vrai ! Et peut-être il nous regarde, peut-être il nous regarde, parce que donc évidemment c'est retransmis en direct sur Blast.
Donc là il y a énormément de gens qui nous regardent. J'ai le décompte, on me fait signe 800 000 personnes qui sont en train de regarder. Non mais c'est énorme, on peut applaudir quand même. Ça part vraiment au top quoi. Après c'est un mec de la CGT qui fait le décompte donc à... Ouais il y en a peut-être trois, ouais effectivement d'accord. On voulait prendre un mec de la CFDT mais il était trop occupé. Une séance de massage avec finition au MEDEF. Donc voilà. Donc vous avez pigé l'ambiance, l'ambiance générale, c'est un bistrot. Ça c'est des vrais gens, on les connaissait pas avant, on peut vous toucher. Voilà les fameux vrais gens ils sont là. On a fait de la récup, c'est un bar.
Là c'est un tabouret de bar. Il y a encore de l'ADN d'Elisabeth Lévy dessus. Vous pouvez voir, c'est un vrai tabouret de bar. Qu'est-ce que je voulais vous dire d'autre ? Merci, oui évidemment. D'être venus aussi nombreux, il faut que je vous dise un truc, on a été complet avant même d'avoir la programmation en fait. C'est vous dire le niveau d'exigence que vous avez franchement. Vous en avez juste rien à foutre en fait. Je pourrais faire des petites claquettes et tout pendant deux heures, vous en avez rien à foutre. Il vous plaît, oui ! Non, arrête ! En même temps, c'est le café de la danse. Je suis pas à l'abri. Attention, attention. Donc, qu'est-ce qu'on va avoir ce soir ?
Déjà, on va avoir une ambiance de ouf. Alors, vous avez pas vu ? Vous avez vu, pardon, on n'a pas de chauffeur de salle. Parce qu'on n'a pas le budget, on n'a rien du tout. Donc, je vais le faire tout seul. Je vais le faire tout seul. Alors, mettez-moi l'ambiance par exemple, comme si Benoît Hamon revenait en politique. C'est pas dingue, c'est pas dingue, c'est pas dingue. Mettez-moi l'ambiance comme si vous apprenez que Nicolas Sarkozy prend 15 ans de tôle. C'est un peu mieux, c'est un peu mieux. Mettez-moi l'ambiance comme si Philippe Poutou était élu au premier tour de la présidentielle. Ça se situe un petit peu politiquement à... Où on en fait ? Bande de punk à chien.
Alors, qu'est-ce qu'on va voir ce soir ? Je vous donne le menu avant qu'on attaque. Ce soir, on aura Nicole Ferroni qui sera là. Nicole. Celle qui a provoqué pas mal de descentes d'organes chez les politiques à France Inter. Y compris à la direction de France Inter également. On aura aussi Eric Lagadec, qui est astrophysicien. Qui viendra... Ah, ça calme ça déjà. Là déjà, il y a des gens qui s'en vont. Non, non, non, restez. Il viendra nous expliquer ce que c'est un trou noir. Ah, ouais, donc on va peut-être retrouver où se cache Xavier Dupont de Ligonnès. Et la carrière d'Adrien Catenens. Hein, ça fait rigoler les meufs, mais moi, les mecs, j'ai trouvé ça.
Il y aura Lola Schulman d'Amnesty International qui viendra nous dire et vous dire que vous avez bien fait de ne pas être devant la télé à regarder les matchs de foot. Ce soir, le match de foot. Il y a des fans de foot dans la salle ? Tu es en coulisse, putain. Et bah, cœur avec ton seum, mon pote. Voilà. Il y aura le formidable Reda Sédiki, qui a un stand-upper incroyable. Qui est... Bon, il est beau, il est drôle, il est intelligent, il est gentil. Il m'agace, voilà, il m'agace. J'aurais dû inviter Michel Houellebecq. J'aurais chopé un cancer du poumon en le voyant, mais au moins, j'aurais pas été jaloux.
On aura Paloma Moritz, qui est journaliste à Blast, qui viendra nous expliquer la désobéissance civile. Voilà. Elle viendra vous faire un tuto, en quelque sorte. Voilà. Donc, avec peut-être comment inventer un cocktail Molotov ou des choses comme ça. Je sais pas. Non, elle me fait signe que non. Elle ne veut pas de casier judiciaire. Il y a des flics en civil dans la salle ? Putain, mais vous êtes cons, les flics en civil. Putain. C'est pas possible. On aura également un clown sociologue. Et ça n'est pas Emmanuel Todd. C'est vrai que ça correspondait au profil. C'est topique. Formidable topique. Et notre invité politique sera... Sandrine Rousseau.
Ça met des petits picotis dans le bas du dos, là, j'ai l'impression. Voilà. Et des descentes d'organes à l'association Mâle Blanc en détresse, bien évidemment. Alors, je vous le dis quand même. Faut que je sois honnête avec vous. On est une émission apolitique. C'est pas sympa. Jouez le jeu parce que sinon, on va pas y arriver. On est une émission transpartisane, les amis. D'ailleurs, je vous le dis, il y aura des surprises. Et il y en a une qui va arriver. Je vous demande de faire un triomphe, messieurs dames. Eric Ciotti ! Vous avez cru ou pas ? Arrête, t'as flippé, j'ai vu. Non, je plaisante, je plaisante. Je plaisante. Allez, on va y aller sans plus attendre.
Je veux juste remercier avant. Je remercie nos sponsors, parce que c'est vrai qu'une émission, ça se finance. On a beau être de gauche, on vit d'amour et d'eau fraîche, tout ça. Mais il y a du sponsoring. Je suis désolé d'un petit peu tomber là-dedans et d'en passer par là. Notre sponsor ce soir, c'est une marque de jet ski. Que je vous conseille. Que je vous conseille. Voilà. Allez, je crois que vous savez tout. Et je crois qu'il est temps d'accueillir le seul que j'ai pas présenté, finalement. Le petit Rossignol de l'actualité. Et son accordéonisme, mesdames et messieurs, un tonnerre d'applaudissements pour les frérots de la Véga de la ZAD. Frédéric Frommet, François Marnier !
Alors, c'est pas Éric Ciotti, mais on m'a déjà dit que je pourrais être le fils caché d'Alain Juppé. Bon, bonsoir. Bon, en tout cas, on est super content d'être là. Je dis pas ça pour failloter, hein.
Parce qu'en fait, dimanche dernier, on devait jouer au Qatar pour la cérémonie d'ouverture. Et finalement, on nous a dit non. Je sais pas pourquoi. Shoot, shoot, shoot, on peut pas te faire de mal.
Fais voir que t'as des poils. Un joueur qui parle, le char à voile. C'est grave moins stylé qu'un jet de bar de fer. Fais pas ta petite mauvaise. C'est trop tôt là qu'on met à la lune des... Bon, c'était peut-être pas très nuancé. Souci d'équilibre, je propose de donner la parole au supporter.
Le fou ! Il aurait kiffé. Bon, ça va ? Oui ! Impeccable. Vous avez vu, c'est libre, hein. Vous pouvez circuler, vous pouvez aller boire des coups. Non, non, non, non. C'est très très important. Donc les deux barres sont ouvertes, il y a un coup de dessus. J'ai pas dit de picoler obligatoirement. J'ai dit, vous pouvez, voilà, vous rafraîchir. Et je voudrais qu'on remercie bien fort le Café de la Danse qui nous accueille ce soir. Et toute son équipe, à triomphe, s'il vous plaît, pour eux. Merci les amis. Ça, et d'habitude, la musique ici, c'est un peu la playlist de FIP, quoi. Donc quand ils ont entendu les balances avec Fred Froh, ils ont saigné les oreilles, hein. Donc ils le méritent.
Donc vous pouvez aller boire des coups. Quand je dis pas d'alcool, c'est important parce qu'on est en direct sur Internet. Donc consommez avec modération, je le dis, je le redis. Si, si, si, ne commence pas, pose-moi 7, 8, 6 immédiatement et retourne devant le monoprix. Allez. Oui, non, non, non, non. On a une image de prévention contre l'alcoolisme qu'on doit absolument vous montrer. Voilà. C'est important. Ça cause des dégâts. Je vous conseille de regarder ces dernières vidéos. Ça vous coupe l'envie de tout whisky. D'ailleurs, ça s'appelle Tournée Générale, ça veut pas dire que c'est nous qui payons non plus. Ah ben non, ah ben non, regarde-les ! Non, non, non, non, non, non.
Attends, bande d'assistés, putain ! Non, non, ça veut pas toujours dire ce que ça veut dire. Parti socialiste, il n'y a pas de socialisme dedans, vous voyez ? Oh ben voilà, soyez pas naïfs. Bon, puisqu'on parle de boire, on va accueillir un breton. Il y a des bretons ce soir ?
Oui !
Il y a toujours des bretons. Vous avez un drapeau ?
Non !
Il y a des Algériens, les bretons, ils ont toujours un drapeau. Ils ont toujours un drapeau. Alors ce breton, il est astrophysicien. Il est même spécialiste de la poussière d'étoiles. Bon, ça à mon avis, c'est des conneries, mais bon, c'est un truc un peu pour pécho sur Tinder, je pense. Et je vous demande de l'applaudir bien fort. Eric Laguedec ! Eric Laguedec, vous êtes, il faut que je te vous voie, parce que c'est quand même, c'est un média, donc on fait les codes des médias, vous êtes astrophysicien. Exactement. Ça, c'est un petit peu la classe. Est-ce qu'on peut faire un petit topo ? Parce que là, il n'y a que des bacs L. J'ai vu comment... Non, non, c'est bon, c'est bon, voilà.
Voilà, il y a deux, trois ingénieurs derrière, mais bon, voilà. Ingénieur, agronome, en chambre. Bon, alors, s'il vous plaît, restons sérieux, là, on va apprendre des trucs. Eric, est-ce que tu peux nous dire, astrophysicien, en gros, pour résumer, qu'est-ce que c'est exactement ? En gros, si tu étudies le mot, c'est pas compliqué, c'est astro, astronomie, physique, la physique des astres. Ok. On essaye juste de comprendre l'univers, c'est un terrain de jeu assez sympa, assez grand. Ouais, pas mal. J'aime bien dire souvent, ma mère me demande, t'as fini ? Je dis, bah ouais, j'ai fini l'astrophysique. Non, c'est un truc assez vaste, mais...
Et alors là, je t'ai demandé de venir pour que tu nous expliques les trous noirs, parce que j'y pige absolument rien. Alors, est-ce que tu peux nous éclairer là-dessus ? Qu'est-ce que c'est qu'un trou noir ? Démerde-toi, tu as dix minutes, Eric. Bah déjà, je sais pas trop ce que connaissent les gens, mais je pense qu'il va falloir faire un petit retour en arrière. Ouais. Je sais ce que connaît Guillaume, donc je vais commencer. Voilà, moi je suis la base. Tu peux y aller. Alors, la prochaine fois, on t'invite, directement. Je pense qu'elle veut un cachet de figures, directement. Il y a un petit résumé, mais on va faire un petit retour en arrière. On va retourner au 17e siècle.
Un mec qui s'appelle Newton, je pense que vous avez entendu parler de Newton. Donc Newton, il sort sa théorie de la gravitation. Ouais. Et du coup... Les pommes ! Mangez les pommes. Les pommes, ok. Et du coup, tu vois qu'il scelle. Donc c'est un mec qui est sous un pommier, qui voit tomber des trucs, qui se prend une pomme sur la gueule, etc. Ça, je sais. Heureusement qu'il n'était pas sous un cocotier, sinon le coup de noir serait peut-être arrivé. Et en fait, le mec, il est sous un pommier. On pense pas qu'il s'est pris une pomme sur la gueule. Mais il voit une pomme tomber, et il voit la Lune. Il fait, pourquoi la pomme tombe ? Mais la Lune, non.
Et là, il sort sa théorie, il explique, la gravitation c'est une force, les masses s'attirent, et puis les masses sont grandes, puis elles s'attirent.
Ok. Donc Willy Schrein, par exemple, le patron des chasseurs, on voit qu'il attire beaucoup de monde, beaucoup de voix autour de lui. C'est pourquoi Macron lui tourne autour, en fait. C'est ça, hein ? J'essaie de vulgariser, parce que, voilà, je me mets un peu au niveau général. Mais il y a une bonne nouvelle, c'est que c'est une force qui décroît avec la distance. Donc si tu t'éloignes de Willy Schrein, c'est bon, tu seras moins attiré. Je vais faire des valises chez les chasseurs. Et la question qu'on se pose, vous la posez, j'imagine, c'est comment il a deviné ça ? Est-ce que vous la posez ? Non, il n'y a personne qui me la pose. Ah, il y a un tissu au moins.
Donc en fait, il fait une expérience de pensée. Donc ils se disent, mais au sommet d'une montagne, il fait tomber un truc. T'as pas mis le café ? Moi aussi, regarde. Ça tombe bien, regarde. J'ai un petit drapeau, Rachid Haddati pour Paris. Ça tombe bien, je l'ai. Tu veux que je fasse l'expérience ? À votre avis, qu'est-ce qui va arriver quand il va lâcher le truc ? Voilà, bon, là, on l'avait, jusqu'à là, on l'avait, je pense. Mais non, bon, j'espère que je vais blesser personne. Mais par contre, je vais faire un heureux. Oui, j'aurai cassé un drapeau. Donc si je jette le truc, qu'est-ce qui va arriver ? Il ne tombe pas verticalement. Qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est que je lui ai donné une impulsion qui va partir comme ça. Jusque là, c'est simple. Ok, jusque là, c'est simple. Là, normalement, il y a une image, mais on va l'arriver. Donc imaginez. C'est une super image. Si on lance un truc, il tombe, si on le lance, il va tomber plus loin. Et puis on lance fort, puis il va tomber loin. Vous êtes d'accord ? À un moment, si on lance super fort, le truc, il va tomber, il va tomber. Et bien, il va tomber, mais la Terre aura... Comme la Terre est courbe, il faut avoir des bases, quand même. Et du coup, le truc, il va tomber, mais la Terre, elle aura tourné encore plus vite, donc le truc, il part en orbite.
Si on le lance assez fort, ça peut partir en orbite. Donc pour envoyer les cons en orbite, il suffit de les lancer très très fort. C'est ça le truc. Et ça peut être encore plus fort. On peut faire mieux que ça. Allez, faisons mieux. Si on lance des trucs super forts, on peut réussir à faire en sorte qu'ils s'échappent de la gravitation. Par exemple, tu es sur Terre, tu lances un truc à 11 km par seconde. 11 km par seconde, ça ne fait pas beaucoup, c'est un petit chiffre. Ça fait 40 000 km par heure, quand même.
On arrive à s'échapper de la gravitation de la Terre. Tu es sur la Lune, sur la Lune, vous voyez bien, les astronautes, ils sautent, tout semble plus léger. Il suffit d'aller à 3,5 km par seconde. Le Soleil, à 600 km par seconde, ce n'est pas facile d'y aller,
mais à 600 km par seconde, on peut s'échapper du Soleil. Et donc si on arrive à dépasser cette vitesse, on n'est plus attiré par la gravitation de l'objet. Et c'est quoi le maximum ? C'est une bonne question. C'est toi qui les as écrites. On avait commencé, ils avaient écrit, puis on a dû rechanger le texte. Et là, on va encore parler d'un autre Britannique qui s'appelle John Mitchell. Et le mec, il se dit, il fait encore une expérience de pensée, parce qu'à l'époque, il ne connaissait pas trop les trous noirs, en fait, il n'en avait pas vu, il n'en avait pas chez lui. Il se dit, s'il y a un objet super dense, pour s'en échapper, il faudrait aller à 300 000 km par seconde.
300 000 km par seconde, ça parle à quelqu'un ? Elle t'a dit qu'ils n'étaient pas très bons, les mecs, ils sont forts. Oui, il y en a 2-3, il y en a 2-3 qui, à mon avis, ils ont révisé ça. Donc, du coup, ça veut dire qu'il faudrait aller plus vite que la lumière pour s'en échapper, or, rien ne peut aller plus vite que la lumière. Donc, on ne peut pas s'en sortir. Un trou noir, quand on rentre, on ne peut plus en sortir. Ok. Donc, c'est un petit peu l'inverse de la prison de la santé pour les Balkany, quoi. J'essaie de vulgariser toujours. C'est à peu près l'idée. C'est un peu ça. Mais il paraît que c'est plus compliqué que ça, encore. Ouais, c'est un peu plus compliqué. Accrochez-vous.
Accrochez-vous aux gens à côté. L'espace-temps, ça vous dit quelque chose ?
Oui.
Bon, l'espace... Ça veut dire qu'ils font oui, genre, ça va, écoute, mon pote. L'espace, ça parle à tout le monde. L'espace, ça vous dit. Là, c'est Einstein qui arrive, tranquille, et qui se dit, l'espace est lié au temps. Du coup, ce qu'il prédit, c'est que les masses vont déformer l'espace-temps. Si vous regardez, là, par exemple, on met le soleil, il déforme l'espace-temps, et la lumière suit l'espace-temps. Il fait une prédiction assez forte, il dit, s'il y a une éclipse, on va regarder une étoile, et à cause du soleil qui va dévier les rayons, on va la voir à un endroit différent d'où elle est. Ça semble assez fou. En 1919, il y a une éclipse, c'est vérifié, c'est super fort.
Et là, vous dites, quel est le rapport avec le trou noir ? Quel est le rapport avec le trou noir ? Il y en a un qui se dit. En fait, le trou noir, là, il y a une image qui va apparaître encore, le trou noir, il a une masse tellement grande qu'il va complètement déformer l'espace-temps. Ce qui fait que la lumière ne pourra même plus en sortir. Donc on a vraiment la lumière qui est bloquée, on ne peut plus sortir qu'en rendant le trou noir. C'est la vision einsteinienne, c'est vraiment la relativité qui explique ça. Du coup, c'est un truc bien, bien lourd. C'est assez lourd, en fait. J'aime bien, il paraît qu'il y a des bretons dans la salle, en fait. Il y en a plein, il y en a plein.
Ça pullule, les bretons. Je vais faire une petite analogie, c'est imaginer un trou noir, c'est un truc qui est limite plus dense que du Kounyaman. Je ne sais pas si... C'était pour donner un exemple, je n'avais pas trouvé de choses plus denses, en fait. Ça, c'est une source d'Internet, donc c'est tout ce qu'on trouve sur Internet, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai. Et comment ça se forme, un trou noir ? C'est une excellente question que j'ai écrite. Un trou noir, ça peut se former de deux façons. Donc ça peut se former une étoile qui s'effondre sur elle-même. Ça arrive de temps en temps, comme ça. Elle ne sait pas quoi faire, elle s'effondre. Ça forme un trou noir.
Il y a aussi beaucoup de trous noirs qui ont été formés juste après le Big Bang. Juste pour vous donner une idée, pour impressionner vos amis en soirée, dans l'univers observable, juste un petit bout d'univers, on pense qu'il y a 40 milliards de milliards de trous noirs. Donc il y a quand même un sacré paquet. A priori, ça te fait kiffer. C'était peut-être un rire nerveux, Jean. Ok, donc c'est beaucoup, c'est beaucoup. Est-ce qu'on peut en voir ? En voir, non. Parce qu'en fait, la lumière ne peut pas en sortir. Tu m'as écrit des questions cons, donc allez, va en lui. Le satellite, c'est bien. En fait, on peut voir l'effet indirect.
Si on regarde le centre de la galaxie, on regarde, on voit qu'il y a des étoiles qui tournent très rapidement autour de quelque chose de très compact. Et on s'est rendu compte, assez rapidement, dans les années 70, qu'il y avait un trou noir super massif, c'est un super mot, qui faisait 4 millions de fois la masse du Soleil. Je ne sais pas si vous imaginez. Et ce truc-là, j'aime bien dire qu'on a deux maisons. On a le système solaire, donc c'est le Soleil et que la planète est autour. Ça, le Soleil, même moi qui ai grandi en Bretagne, je l'ai vu. Mais pour le trou noir, c'est un truc qu'on a vu pour la première fois, c'était au mois de mai dernier.
Donc il y a des collègues qui ont fait des observations assez hallucinantes. Et là, je vais vous montrer un film. On va faire un petit voyage, on part du Chili. Là, on est à l'Observatoire Alma. On va aller vers le Sagittaire, qui est le centre de la galaxie. Et là, se cache un trou noir super massif. Il faut voir s'il y a quelqu'un qui suivait. On avance, on avance. Donc on fait ce voyage de 25 000 à l'île-lumière. Il y a plein d'étoiles. On va s'approcher au centre de la galaxie. Il y a beaucoup de poussière. On va réussir à aller au travers, parce qu'on est super fort. On avance, on avance. Et là, vous allez voir comme en direct... Mélenchon, il a dit. Et là, on voit un melon.
Et c'est Mélenchon. Et ce que vous voyez là, c'est vraiment comme ça a été annoncé au mois de mai. On voit cette première image d'un trou noir. On avait prédit la taille, parce qu'on connaissait sa masse. Einstein l'avait prédit. Et là, c'est exactement ce qu'on voit. On voit du gaz autour. Et au centre, on a l'horizon des événements. C'est l'endroit où on le tra... Une fois qu'on l'a traversé, on ne peut plus en sortir. La lumière n'en sort plus. Donc là, vous voyez, je ne sais pas si vous l'aviez déjà vue, cette image. Qui l'avait déjà vue, si c'est cette image ? Oui, au moins les gens au premier rang. Mais c'est vraiment... Je ne vois pas les chants derrière.
On a mis les bons élèves devant. Donc je ne sais pas si vous imaginez, c'était au mois de mai. On venait de voir pour la première fois le trou noir au centre de la galaxie. C'est quelque chose de vraiment hallucinant. Et il se passe quoi si je rentre dans un trou noir ? Parce que j'aurais envie de rentrer dans le trou noir. Je ne vais pas dire que c'est une excellente question, parce que j'ai déjà fait trois fois. Ça dépend. Ça dépend de plein de choses. Ça dépend du trou noir et ça dépend de qui et comment tu observes. Donc par exemple, toi, tu rentres dans le trou noir. Comme le trou noir déforme l'espace et le temps, le temps va être déformé pour toi. Moi, je regarde...
Enfin, pour toi plutôt, ça va se passer tranquille. Tu rentres, le temps se passe. Tu es tranquille, tu es au bar, tout va bien.
Ok.
Moi, je te regarde de loin. Je vais voir le temps se ralentir. La lumière qui vient du trou noir, elle va venir de plus en plus lentement. Et les derniers photons, les derniers grains de lumière qui vont partir de toi au moment où tu vas rentrer dans le trou noir, c'est un dernier renouvoir, ils vont mettre un temps infini à arriver, ce qui fait qu'il y aura une image de toi qui va rester figée autour du trou noir. C'est pas mal, oui. C'est pas mal, finalement. J'ai su... Et moi, il se passe quoi ? À mon échelle, à moi ? Ça dépend. Alors, si c'est un trou noir type stellaire, un trou noir qui vient d'une étoile, la gravitation change très vite. Toi, en plus, tu es assez grand.
Et musclé aussi. Ça, j'imagine, ça n'a rien à voir. Musclé, ça t'aurait peut-être aidé. Mais en fait, comme la gravitation change très rapidement, le bas de ton corps va être tiré plus vite que le haut. Du coup, tu vas être tiré, tu vas être transformé en spaghettis. C'est pas terrible. Moi, je ressemble déjà un peu à ça. C'est pas top, top, top, top. Mais par contre, si tu rentres dans un trou noir un peu comme un interstellaire, les gros trous noirs, ce qui va arriver, a priori, tu devrais pouvoir passer à l'horizon des événements tranquilles. OK. Et là, tu vas avancer, tu vas avancer, tu devrais arriver sur ce qu'on appelle la singularité. OK. Qu'est-ce que c'est ?
Vous attendez pas du tout à ce que tu me demandes. Alors, je sais très bien. La singularité, c'est ce qu'il y a au centre du trou noir. Et le problème, au centre du trou noir, en physique, on a deux théories. C'est lesquelles ? Il y en a un devant qui connaît bien. Il y a la relativité générale qui explique tout ce qui est très massif. C'est Einstein, en gros. Et la mécanique quantique qui explique tout ce qui est petit. Au centre d'un trou noir, on a un truc très très petit, mais très massif. Et du coup, on sait pas ce qui se passe. C'est mystérieux. Peut-être qu'à l'intérieur, il y a la dignité de Manuel Valls, ou un truc comme ça. Moi, j'aimais des hypothèses. C'est à mon niveau.
La science est capable de répondre à des questions très compliquées. Mais je pense que ça serait plus simple
de réussir à réunifier la relativité générale et la mécanique quantique. Et ça, c'est quelque chose
qu'on essaye depuis longtemps. Ça fait plus d'un siècle, en fait. Je vais vous montrer une photo. C'est les premières personnes qui ont essayé. C'était en 1927. Comme vous pouvez voir, il y a beaucoup de diversité. C'est assez impressionnant. Il y a une femme, elle a deux prix Nobel. C'est Marie Curie. Et je pense que le message que j'ai là, c'est que on a vraiment besoin de diversité dans la science.
Parce que si on veut des diversités d'idées, on a besoin de diversité de personnes. Et je pense que c'est peut-être une des raisons pour lesquelles on n'a pas trouvé. On oublie plus de 50% de la population. Et j'aime bien finir en disant que mettez-vous tous aux sciences.
C'est hyper important. C'est simple. Et c'est pas fait pour les hommes blancs barbus à lunettes. Merci beaucoup, Eric Lagannèque. On fait un peu dire bien fort. Merci beaucoup, Eric. Tout le monde a bien pigé. On est au clair là-dessus ? Vous pouvez suivre Eric sur les réseaux sociaux. Il tweet énormément d'explications. Il tweet moins que Raphaël Enthoven. Mais lui, il tweet avec son cerveau, pas avec sa bite. Donc comme ça, c'est quand même mieux. Bon, Eric, en plus, c'est un mec, il habite à Nice. C'est vrai, il est venu de Nice exprès. Il habite à Nice, il a 42 ans. C'est un enfant, en fait, là-bas. L'épad le plus ensoleillé de France.
En parlant de racisme, Tournée Générale, c'est aussi une émission culturelle. C'est aussi une émission où je suis là pour vous donner un petit peu des coups de cœur, des petites idées lecture. Et mon coup de cœur du soir, je vais vous le montrer. Il est là. Est-ce qu'on peut le voir apparaître ? Voilà, c'est un lycée vient de sortir. Oh, s'il vous plaît. Mais vous ne l'avez pas lu. Vous ne l'avez pas lu. À la base, il y a un U entre le D et le R. Mais Didier, il aimait mieux comme ça. Didier, je voulais qu'il soit un petit peu avec nous ce soir. Alors, je l'ai, son livre, il est là. Je vais vous en lire un petit extrait. S'il vous plaît. Je prends au hasard.
Elle s'allongea à côté de moi et me dit, Oh oui, je suis ta gilet jaune. Prends-moi, sors ton gros taser et électrise mon corps. C'est bien ou pas ? Eh oui, vous avez... Alors, on va faire un truc. C'est un petit peu... C'est un petit peu frustrant, mais je ne vais pas le garder pour moi. Ce livre, je vais le faire gagner aux gens qui nous regardent. Parce qu'il y a un chat et tout. Le mec de la CGT, il est là. Il est sur le coup. Il y a un chat. Donc, je vais le faire gagner. Vous pouvez répondre, vous qui nous regardez sur Blast, à la question suivante. Pourquoi Christian Estrosi ? Voilà. On ne souffle pas dans le public. Allez.
Il est temps de recevoir notre prochain invité dans Tournée Générale. C'est un stand-upper. Il a l'outrecuidance de ne pas plagier les humoristes américains. Quelle effronterie. Un triomphe, mesdames et messieurs, pour Reda Sediki. Du bruit pour M. Guillaume Maurice. Waouh. Quel plaisir de vous voir. Ah là là, la dernière fois qu'il y avait autant de gens debout, j'étais à la mosquée, en fait. Je vais tourner comme ça, mais je vais faire la prière. Ça va, vous allez bien ? Tranquille, je suis content d'être parmi vous. Putain, je vais me présenter un peu. Je ne suis pas du tout connu. Je m'appelle Reda. Qu'est-ce que je pourrais vous dire ?
Moi, ça ne fait pas longtemps que je vis parmi vous, vraiment, en France. J'étais en Algérie avant. Je vais vous dire la vérité entre nous, vraiment. Avant de quitter l'Algérie, je pensais que j'avais un pays qui tourne pas en. Avec un peuple qui n'est pas du tout respecté et un président qui ne sert à rien. Et en arrivant chez vous, j'ai été rassuré, en fait. Je me suis rendu compte qu'on n'est pas si mauvais que ça, finalement. Merci d'avoir atténué mes complexes envers le monde occidental. Je pensais la Grande France. Je ne sais pas. Baudelaire, Marlène, Victor Hugo. Je découvre Joule. Le pays de lumière, le pays de lumière. Ça fait longtemps qu'on n'a pas payé le déjeuner.
En plus, avec la crise énergétique, je ne sais même pas où ça va aller, tout ça. Il y a de la lumière et pas à tous les étages. Ça ne sera plus une expression. Vraiment. J'avais une image tellement idéaliste. Je ne sais pas. Je pensais avoir fini avec la bureaucratie africaine. Je me suis retrouvé à la préfecture. Dites-moi, s'il vous plaît, qu'est-ce qu'on a pris tout ce qui ne fonctionne pas en la mettre dans le même bâtiment ? Hein ? Vraiment ? Là, j'ai renouvelé mes papiers. Vérédique, ce que je vous raconte. J'ai une situation administrative de fou. J'ai un permis de séjour valable jusqu'à la fin de l'année 2023. Et à côté de ça, j'ai un permis de conduire français valable jusqu'à 2030.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte, j'ai plus de permis de conduire que de permis de séjour. Ça veut dire, j'ai le droit de rester en France après 2023 mais dans ma voiture. Ça veut dire que même si je me fais arrêter par les flics, ils me disent « Monsieur, vous descendez du véhicule. » Je ne peux pas. C'est mon rêve d'ouvrir une portière. Vraiment. J'ai un bilan carbone de fou juste à cause de la préfecture. J'aimerais marcher à pied. Je n'ai pas le droit. Vraiment. C'est une charge mentale être étranger en France. Beau pays pour le tourisme seulement. Mais tu es étranger. La politique aussi. J'en peux plus. Vraiment. Vraiment. Moi, les dernières élections, je n'étais pas bien.
Vraiment, je regarde. Bon, c'était un vote. Moi, c'était l'avenir qui se jouait. Et moi, je regardais la télé. Je me suis dit « Si Marine passe, j'y passe. » En plus, l'extrême droite, pourquoi, les amis ? Pourquoi ? Leur programme est basé sur nous. Donc, s'ils gagnent les élections, c'est grâce à nous. Après, ils nous remercient et nous dégageons de la France. Ce n'est pas gentil. Et quoi ? S'ils veulent faire un deuxième mandat, ils doivent nous faire revenir. Non, mais quelqu'un peut leur dire que c'est éclaté, leur truc. J'ai lu leur programme. J'ai lu « Ils ont peur du grand remplacement. » Je te promets, ils ont peur que nous, les Arabes, on va les remplacer.
Je vais vous dire la vérité. Ma communauté, je la connais. On est incapables. On n'est pas frais. Je vous promets, j'aimerais qu'on vous domine un jour. J'aimerais, j'aimerais. Mais on n'est pas organisés. Quand je les entends dire « Les Arabes vont s'organiser autour d'un projet. » Quoi ? Mais de quels Arabes vous parlez ? Mais présentez-les-moi, ceux que vous connaissez. Ils ont l'air stylés parce que moi, les miens, ce n'est pas du tout la même ambiance. Moi, y compris, je suis tellement éclaté. Regarde, je fais des spectacles avec Guillaumeurice. Regarde, je promets. Tu sais, alors que leurs Arabes, ils ont l'air ouf quand même. Tu sais que maintenant, j'ai une dissonance cognitive.
Quand il y a trop de mauvaises nouvelles sur les Arabes à la télé, je regarde Zemmour. Je me dis « Enfin, tu es positif. » Non, mais c'est vrai. Peut-être que c'est pour ça que ces émissions, elles font de l'audience. Peut-être que ce n'est pas les fachos qu'ils regardent. C'est juste les Arabes. Tu sais, ils sont tous devant leur télé comme ça. Enfin, un qui sait de quoi on est capable. C'est pour ça que j'ai arrêté la politique. Vraiment, c'est tellement... Vraiment, je vous dis la vérité. Moi, la France m'a fait détester la politique. Aujourd'hui, je suis... Je n'y crois plus. Je suis ce qu'on appelle un politiquement athée. C'est pour j'ai arrêté.
Vraiment, je ne sais pas s'il y a des politiquement athées dans la salle. Mais ne vous inquiétez pas, on est de plus en plus nombreux. Il faut tenir. Vraiment, à chaque élection, on voit qu'on est une petite majorité. On n'est pas calculé. D'ailleurs, je pense sincèrement que si à un moment, on a créé la laïcité, la séparation de la religion et de l'État, parce que les religieux faisaient n'importe quoi, je crois qu'il est temps de séparer la politique de l'État. Ouais, ouais, mais politiquement... Il faut que ça devienne de l'ordre du personnel, la politique. Là, vraiment, je te dis, viens, tu pratiques ça entre toi et ton député dans ton coin. Tu nous laisses tranquilles.
Je ne sais pas, les gens de gauche, on leur met un lieu de culte, je ne sais pas, mais ici, café de la danse. Tu vois, Guillaume, imam, mais pourquoi pas ? Je ne sais pas, les gens de droite, les banques. En plus, on pourrait leur faire des travaux, tourner les banques direction la défense. Comme ça, ils ont leur mec à eux. On leur met un drap noir sur la grande arche. Ils peuvent tourner autour s'ils ont envie. Ils nous laissent tranquilles. Vraiment, vous pouvez applaudir si vous avez envie. Allez-y ! On se fait plaisir !
Putain ! Les gens d'extrême-droite, je crois qu'il y a assez de commissariat dans ce pays.
Je sens qu'il y a encore des réfractaires à ce projet. Non mais, c'est fou quand même, tous les cinq ans. Moi, je trouve ça fou quand je suis allé en France. Je me suis dit putain, c'est drôle en France. Tous les cinq ans, tu votes pour un président et même si tu n'as pas voté pour lui, pendant cinq longues années, c'est quand même ton président. Tu n'as pas le choix. Même les religieux n'ont jamais pensé à un plan si machiavélique. Tu imagines, c'est tous les cinq ans. Imaginez, un instant, on doit voter pour la religion et c'est celle qui gagne. C'est celle qu'on doit pratiquer tous sans exception. Il n'y a pas le choix. Il n'y a pas.
Tu seras devant ta télé pour les cinq prochaines années tous juifs. Mais je ne suis pas dispo de vendredi soir. Mais il est fou, lui, onze fêtes religieuses. Je dois voir ma famille onze fois par an. Mais attends, mais je n'ai pas le temps, moi. Mais attends, là, les gens, ils vont commencer à manifester. Moi, je te le dis, il va y avoir des gens. Ils vont sortir de la rue. Tu auras des kippahs jaunes qui vont sortir tous les samedis
sur les Champs-Elysées comme ça. Pas content. Pas content. Pas content. Le temps d'avaler la pullule. Nouvelle élection. Pour les cinq prochaines années,
tous musulmans. Oh putain, c'est au 30 jours de ramadan. Cinq frières par jour. Il faut être au chômage, votre truc. On n'a pas le temps, nous, quoi ? Il faut couper le... Fousser le circo. Il faut couper... Non. Là, tu auras des prépustes jaunes qui vont sortir. Manifester sur les champs. Pas content. Pas content. Je sais qu'ils sont machiavéliques. Ils vont nous pour les cinq prochaines années, tous chrétiens. Chrétiens ? Ça ira. C'est vrai que chrétienté, là, il s'est pléonasme, quoi. La seule religion farplay. Ils ont accepté la défaite. Non. Tout ce que je te raconte, c'est complètement absurde. Ça n'arrivera jamais. C'est cool. Moi, je trouve ça cool en religion.
Tu gardes ça pour toi, tu vois, ta connexion avec l'au-delà, l'au-don-bas, l'au-deux, je sais pas quoi. Venez, on fait pareil en politique. Moi, je suis politique moatté. Moi, Guillaume, il veut me convertir en permanence, je te jure. Il fait du prosélytisme. Il faut le voir en loge. Un salafiste insoumis. Non, mais je te... Mais il faut que j'en peux plus de lui. Moi, je ne l'invite plus à la maison. Vraiment, je te jure, des fois, il vient, il parle communisme jusqu'à 3h30 du matin. Ce bâtard, il faut rentrer, il prend un Uber. Non, mais je te jure, mais moi, je balance ce soir, mon pote. Je te jure. Ok, il est comme ça, l'égalité de richesse. Abdelkader, il est où ? Pourquoi je suis là ?
Tu sais pourquoi ? Moi, je sois en adéquation avec le truc. Vraiment, je te... Écoute, je vais te dire la vérité. Je suis politiquement athée, mais vraiment, je reste concerné. J'habite pas loin d'ici, donc toutes les manifs passent en bas de chez moi. Et il n'y a pas longtemps, je vous promets, je descends pour voir de quoi il s'agit. Je tombe sur un... C'est ma chance, je tombe sur un militant au Rassemblement National. Au coup de l'étant, et que c'est... J'essaye de trouver un esprit. Je lui parle. Je veux comprendre la logique. À un moment donné, il me dit qu'il est climato-sceptique. Il ne croit pas au réchauffement climatique. Là, j'ai craqué.
L'ouverture d'esprit, elle est partie, vraiment. Je lui dis, fais un effort. Je lui dis, ça fait 4 heures qu'on est ensemble. Quand on s'est vu, c'était l'hiver. Là, c'est l'été. Il était convaincu. Il m'a dit, c'est un complot, c'est un complot. Et puis, je finis par le convaincre, le gars du Rassemblement National du réchauffement climatique. C'est comme je lui dis, je fais ce dégoût, mais le réchauffement climatique, c'est la première cause d'immigration dans le monde. Là, il m'a cru. Non, mais tu... Ça veut dire que le mec est tellement raciste qu'il est devenu écolo. Tu sais, Europe Écologie Les Verts, ça va s'appeler Europe Écologie Les Blancs.
Tu vois, avec un nouveau slogan, si vous voulez qu'il reste chez eux, faites du très sélectif. Tu sais pourquoi je suis venu, moi, là, ce soir ? Parce que j'adore Sandrine Rousseau. Je te promets, je sais qu'elle va venir. Il faut que je lui parle. Tu sais quoi ? Sandrine... Elle n'est pas encore arrivée, mais en tout cas, elle vient d'arriver. Sandrine, il faut que je te dise quelque chose. Je suis politiquement athée, mais tu m'as redonné la foi. Tu sais, tu es ma Ophélie Winter. Vraiment. Merci d'avoir écouté les amis. Passez une bonne soirée. Merci beaucoup. Merci. Réda, c'est Niki ! Bravo. Ouais, tu peux y aller. Tu peux y aller. Tu peux aller voir Sandrine. Elle t'attend, regarde.
Je vais voir Sandrine. Merci, Réda. Mais je n'avais même pas vu qu'il était arabe. Moi, je suis universaliste. Je ne vois pas les couleurs des gens. Bon, je suis ravi. Je suis ravi du début de cette émission. J'ai invité, vous avez vu, il y a plein de gens. Je suis un petit peu Pascal Pro. Plein de gens d'univers différents. Un petit peu. J'ai essayé qu'ils n'aient pas tous le QI d'un parpaing, bien évidemment. Mais j'aime beaucoup la tournure que ça prend. Et alors là, ça va prendre encore une autre tournure parce qu'on va recevoir une journaliste. Voilà, j'y attendais. C'est beaucoup mieux que ça. Elle travaille sur Blast. Il y a des gens qui sont abonnés ? Ouais, bien sûr.
Je me demande de faire un tonnerre d'applaudissements pour Paloma Moritz.
C'est l'ambiance. Alors, ça va être une chronique un peu interactive, donc préparez-vous. Qui ici a déjà lu un résumé pour décideurs des rapports du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ? Vous avez honnêtement levé la main. OK, donc vraiment très très peu de gens. Franchement, vous pourriez faire un effort. En général, ça fait une quarantaine de pages, tout est écrit en anglais et il y a des phrases comme « The likely range of total human-caused global surface temperature increase from 1850-1800 to 2010-2019 is 0,8 degree to 1,3 degree with the best estimate of 1,07 degree. » Voilà. Bon, j'exagère, évidemment, en vrai, ce n'est pas si difficile à lire.
Mais ma vraie question est qui parmi vous ce soir est au courant que nous sommes en train de vivre une catastrophe écologique qui met en péril nos conditions de vie sur cette planète et qui provoque déjà des morts et des souffrances partout dans le monde. Ça me rassure. Oui, je suis désolée, je commence un petit peu fort mais c'est un peu le préambule obligatoire à ce qui va suivre. Pour faire un petit bilan, est-ce que vous savez de combien de degrés la Terre s'est réchauffée depuis 1900 ?
1,1.
J'entends 1,2, 1,1. Bon, on est à peu près dans les bonnes échelles. En fait, selon l'Organisation Météorologique Mondiale, c'est 1,2. Selon le GIEC, c'est 1,1. Bon, donc nous sommes aujourd'hui à 1,1 degré de réchauffement. Ça peut paraître peu mais c'est énorme. Et je sais que cette histoire de degrés, elle ne parle clairement pas à tout le monde. Mais imaginez simplement qu'en 2010, nous étions à plus 0,9 degré de réchauffement moyen au niveau mondial. Est-ce que vous réalisez ce que ces 0,2 degré de différence ont changé ces dernières années ?
Pour s'en rendre compte, on peut simplement se retourner sur l'été qu'on vient de vivre avec son lot de canicules, de sécheresse et de feux de forêt. Et la mauvaise nouvelle, c'est que si on continue comme ça, cet été risque d'être le plus agréable du reste de nos vies. Dans le scénario du pire, le monde va vers un réchauffement à plus 5 degrés. 5 degrés, pour vous donner une idée, c'est ce qui nous sépare de l'air glaciaire. À l'époque, on pouvait aller à Londres à pied et la France ressemblait à peu près au nord de la Sibérie. Plus 4 à plus 5 degrés en France, c'est plus du robinet pour des centaines de communes tous les étés.
C'est des immenses incendies tous les étés, des températures de 40 à 50 degrés tous les étés. Je fais aussi les mariages et les anniversaires, si ça vous intéresse. Bon, plus sérieusement, je pense qu'on est tous à peu près d'accord qu'on n'a pas envie d'aller vers ce monde-là, qu'on a envie de vivre, tout simplement, et surtout, qu'on a envie de vivre dans des conditions qui ne soient pas infernales. Mais pour cela, il faut deux choses. De un, réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre qui sont à l'origine du dérèglement climatique et de deux, des mesures fortes pour s'adapter aux conséquences qui sont déjà visibles du dérèglement climatique.
Et sur ces deux choses, la France, comme tous les pays du monde, sont en retard. La COP 27, qui vient de se terminer, l'a montré, la plupart des pays ne sont pas prêts à remettre en question leur modèle économique et c'est pourtant ce qu'il faudrait pour éviter la catastrophe. Il y a un théoricien politique qui s'appelle Frédéric Jameson qui a parfaitement résumé le drame de notre époque en disant « il est plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ».
Et donc, face à l'inaction climatique, à la multiplication des preuves qu'on va droit dans le mur, c'est difficile de ne pas avoir peur, c'est sûrement ce que je suis en train de générer comme sentiment chez vous, d'être angoissé, en colère et il y a de quoi. Dès lors, la question qui se pose, c'est est-il légitime de désobéir, de résister, de faire sécession avec un système qui oppresse les humains mais aussi le vivant ? Je crois que oui. Et il y a mille manières de le faire. Certaines sont plus consensuelles que d'autres. On n'en est pas encore au cocktail Molotov.
J'imagine que vous avez tous vu le jet de soupe sur les tournesols de Van Gogh, mais j'aimerais bien savoir, honnêtement, qui parmi vous a été choqué par cette action ? Honnêtement. Absolument personne, c'est vraiment une salle de gauchistes. Qui parmi vous, en revanche, savait au moment où vous avez appris que c'était passé ça que le tableau était vitré et donc non endommagé ? Ah, beaucoup moins de personnes. Et en fait, c'est tout le problème.
C'est la raison pour laquelle récemment, par exemple, je me suis fait harceler sur Twitter pour avoir osé dire que l'on devrait s'interroger en tant que société si on est plus choqué par de la sauce tomate sur la vitre qui protégeait un Van Gogh que par le fait qu'il y a 33 millions de Pakistanais qui ont été affectés par les inondations cet été ou encore que le dernier rapport du GIEC, celui que vous n'avez pas lu, nous dit qu'il nous reste une courte fenêtre d'opportunité pour garantir un avenir vivable et durable pour tous. J'ai tout vu passer et je vous épargne ici les détails. Mais ce qui est dingue, c'est ce deux poids, deux mesures. Ces activistes sont traités de tous les noms.
On suggère de les laisser coller à la vitre, on les traite d'éco-terroristes, on parle de violence. Mais où est la véritable violence ? Est-ce que c'est celle d'une entreprise comme Total qui construit un méga-projet pétrolier qui pourrait provoquer la mort de milliers de personnes en aggravant le réchauffement climatique ou est-ce que c'est celle des activistes qui sabotent les pipelines ? On parle d'éco-terrorisme. Mais qu'est-ce qui est terrifiant ? Moi, personnellement, ce qui me terrifie, c'est que je sais qu'aujourd'hui, il y a 425 bombes climatiques dans le monde. Ce ne sont pas des étudiants qui se collent à des tableaux.
Je comprends que certaines personnes aient été choquées par cette action avant de savoir que le tableau était vitré. Mais je pense sincèrement que si on sait à quel point la situation est grave, alors on peut comprendre. Comprendre que les activistes redoublent d'inventivité pour qu'enfin il y ait un sursaut. Si aujourd'hui, les actions sont de plus en plus fortes, de plus en plus radicales, c'est parce que tous les autres moyens pour alerter ont été épuisés. Les marches, les pétitions, les plaidoyers, les actions en justice, ça fait plus de 60 ans qu'on sait qu'on va droit dans le mur et au lieu de freiner, on accélère.
Même les scientifiques se mettent à la désobéissance civile aujourd'hui. Avec Scientist Rebellion, ils sont des milliers partout dans le monde à avoir décidé d'agir en accord avec leurs alertes. Ils peuvent s'attacher à des banques ou encore s'asseoir sur les routes. Certains ont même fait de la prison récemment en Allemagne pour ça. De plus en plus de personnes occupent des mines de charbon, empêchent des forêts d'être rasées, construisent des ZAD. La désobéissance civile n'a rien de nouveau dans l'histoire. Et je vous assure qu'à côté des suffragettes, les activistes de Just Stop Oil qui balancent de la nourriture sur les tableaux sont très, très, très soft.
C'est en partie grâce à la désobéissance civile que des victoires ont été obtenues sur le droit de vote des femmes, le mouvement des droits civils aux Etats-Unis, l'apartheid en Afrique du Sud ou encore l'indépendance de l'Inde. Alors, peut-être a-t-on des leçons à apprendre de l'histoire ? Peut-être qu'il est temps de désobéir massivement face à un système qui fait passer le profit avant nos vies. Je sens que je vais me faire attaquer pour appel à la révolte, mais je continue. En vrai, désobéir, ça passe par mille choses. Désobéir, c'est résister. Désobéir, c'est ne pas se compromettre.
Et nous avons tous des interstices de liberté, des marges de manœuvre à aller chercher dans nos vies, en faisant bouger les structures dans lesquelles nous sommes de l'intérieur, en changeant de travail, en refusant les ordres injustes, en informant intelligemment comme le fait Blast, en désertant comme le font de plus en plus d'étudiants, en restant encore et toujours intransigeant sur ce que nous voulons. un avenir pour nous et les générations futures, un avenir plus juste dans lequel il n'y a pas 1% de la population qui s'éclate au détriment de tous les autres.
Henri David Thoreau, le père de la désobéissance civile, a écrit « Une minorité ne peut rien tant qu'elle se conforme à la majorité, mais elle est irrésistible lorsqu'elle fait obstruction de tout son poids. » Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire pour devenir irrésistible.
Du coup, qu'est-ce qu'on fait ? On va cramer l'assemblée ? On fait quoi, Paloma ? Bon, on finit, on finit, et après peut-être on aura plein d'autres. Ok. Merci, merci Paloma qu'on retrouve évidemment sur Blast. Un petit mot sur Blast quand même parce que, voilà, c'est un média indépendant. Il y a du beau monde dedans. Je salue d'ailleurs Salomé Sacquet qui devait être là. Ouais, on peut l'applaudir bien fort. Elle devait être là ce soir. Elle devait être là ce soir, mais je crois qu'elle présente une conférence pour la BNP donc elle n'a pas pu. Est-ce qu'ils sont dans la salle les mecs ? Allez, ils sont là ? Voilà, allez regarder leurs vidéos.
C'est des mecs qui arrivent à rendre passionnants genre Chabon Delmas. Ah, c'est vrai, bravo, bravo. Ils sont sur Mediapart également. Je fais de la pub pour la concurrence, mais bon, voilà, ça se complète bien. Mais ils font des éditos sur Mediapart. C'est un peu les Christophe Barbier qui habiterait dans une yourte finalement, voilà. Donc allez-y, allez voir ça. Il y a aussi Pacom Thielman qui est dans la salle. Il est où Pacom ? Il fait des vidéos fantastiques. Ouais, il fait des vidéos. Il raconte un peu les histoires sordides du net un peu sur un Christophe Fondelat 2.0. Et ouais, il est vraiment formidable. Il a le physique de Karl Marx sous acide, mais on l'aime beaucoup.
Blast, donc c'est un média en ligne, Blast, accessible sur abonnement. C'est important de soutenir cette presse-là parce qu'ils n'ont pas encore été rachetés par Bolloré. Alors, je n'ai rien contre Vincent Bolloré qui est un ami. On a des petits différents de temps en temps. Mais c'est un ami, voilà, c'est un mec en or. Notamment au niveau de ses couilles. Faut le dire. C'est un mec qui est beau. Faut le dire aussi, tu vois. Voilà, bon, bah voilà. Blast n'appartient pas à Bolloré. Bon, le patron de Blast, c'est Denis Robert. C'est autre chose. C'est un autre délire, c'est un autre délire. On a un petit peu toujours l'impression qu'il sort de 30 ans de tôle pour barbarie sur personne âgée.
Mais au moins, on peut le charrier, vraiment, on a une liberté totale. Le mec n'intervient jamais dans les programmes de la chaîne. Jamais, vous le verrez. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Denis Robert ! Non, mais on a bêté. Non, non, mais je... T'es un peu mon Cyril Hanouna, quoi.
On a le même dealer. Hein ? On a le même dealer. Ouais, c'est ça. Qu'est-ce que tu fais là, Denis ? Est-ce que t'as une actu ? Est-ce que tu fais des claquettes comme moi ?
Oui, c'est le chèque que je t'ai fait en... Voilà.
Alors, bon, je... Non, il a un super documentaire.
Voilà, on vient... C'est 5 ans de boulot. On a écrit avec Yannick Kergoet un documentaire qui s'appelle La très grande évasion qui sort en salle le 7 décembre. Et donc, il y a un complot mondial contre le film parce que... C'est là où ça part en couille, en fait, la soirée. Et donc, en fait, c'est les boulots... Oh là, Denis, qu'est-ce qu'il se passe ? Attends, qu'est-ce qu'il se passe, Denis ? J'essaie de faire des vannes. Alors, si chaque fois, ils ont... Non, c'est qu'ils ont fait Avatar en même temps, exprès pour que les gens viennent au cinéma voir des blockbusters. Donc, c'est assez... Le documentaire au cinéma, c'est pas simple.
La très grande évasion, c'est 5 ans d'écriture et de travail. C'est un sujet qui, a priori, est un peu casse-couille, la fiscalité, les paradis fiscaux, etc. Mais je peux vous dire que le film est très... Non, tu l'as vu, toi ? Je l'ai vu, je l'ai vu. Vas-y, dis un truc bien sur le film. Bon !
Non, ça, c'est vrai que le sujet, il n'est pas facile à mettre en image chez des milliardaires. On a envie de leur griffer le visage comme ça pendant 1h30, même 2h, on a envie de durer 1h54, toi. 1h54, ouais. 1h54. Non, non, c'est hyper bien fait, c'est assez fun, mais on a la bande-annonce. Oui, on a la bande-annonce. Allez, regardons la bande-annonce. Comme ça, vous allez mieux vous rendre compte. Allez.
Chaque jour, des millions de fonds français entrent en Suisse. Il n'y a pas d'argent magique. Offrir un compte n'est qu'une formalité, un nom et une adresse, même fictif. Il n'y a pas de paradis fiscal à l'intérieur de l'Union européenne. Je pense que qu'il y a plus de l'argent qui se situe sur l'extérieur qu'il n'y a pas d'habitude. Les masses enjeux sont énormes. C'est un total pire politique. Il y a des gens qui ont 10, 20, 30, 50, voire 100 sociétés offshore. Ils s'adaptent toujours aux nouvelles législations. Toujours. Nous payons tous nos impôts exigés par la loi. We pay the tax that we owe. We do pay taxes. Quand ils payent beaucoup, ils payent 2 ou 3%.
You become like René de Citizen, you can change your name. Do you offer complexe structures for the purpose of minimizing tax? It will be one of the things that's getting into account. Thank you. On se retrouve face à un système de tricherie. Est-ce que j'ai l'air de me sentir en main? Je n'ai jamais eu. De comptes à l'étranger, ils font 600 milliards d'euros. I want to grab all that money. Les Panama papers. Tax evasion is a sport. The pony, the very rich flag. C'est une machine à gagner du temps qui rongue même du temps dans ce documentaire. Prenne du temps. Ils nous prennent du temps. C'est ce qu'ils veulent. Le chiffre, on a fait travailler des experts.
Ce qui est compliqué dans ces films, c'est vraiment ces 5 années. Yannick a énormément travaillé. C'est lui qui l'a réalisé. On l'a écrit à deux. Il sort en ce moment en salle. Il y a des avant-premiers un peu partout. Les cinémas sont pleins. C'est souvent des associations attaques, le monde diplôme, tout ça qui le soutiennent. Mais les grands médias, mais ça, c'est pas...
Il n'y a pas le Figaro, quoi. Il n'y a pas un élan comme ça.
Non, c'est ça. C'est ce qui est à la fois terrible, mais en même temps attendu. C'est que les médias n'en parlent pas, quoi. Ils n'en parleront pas. Donc on construit un film. On a eu des moyens. On l'a fait avec du crowdfunding. Donc aucune chaîne, enfin, etc. Et le film existe aujourd'hui. Et je pense qu'il suscite énormément de colère. Et quand on en sort, les réactions des gens sont assez séchées par le propos, parce qu'on voit qu'il y a une sorte de mensonge permanent depuis 50 années, quoi. Et à la fin du film, on se dit, mais putain, il faut faire quelque chose parce qu'on ne peut pas... Cette histoire de fiscalité, c'est quand même un peu la clé de tout, quoi. Voilà.
J'arrête d'être chiant. Non, c'était pas chiant du tout.
Merci beaucoup, Denis Robert. Non, c'est moi qui vous remercie.
Merci. Attends, j'ai encore un truc à dire. Un truc. Ça y est, là, ça part en congrès de la CGT. Oui, j'avais pas de question, mais je voudrais rappeler que le camarade Denis... Non, on a... Mathias va me tuer si je le dis pas. Et c'est vrai, on a notre premier livre qu'on a édité qui s'appelle Dépossession, vous verrez, et il est en vente 20 balles et ça finance aussi Blast, parce que Blast est un média indépendant qui ne vit que des dons et des abonnements. Mais le livre est là, il doit être en vente au bar et on a des flyers, des badges et des choses comme ça pour le... Voilà, c'était mon quart d'heure. Publicité ? Bolloré. Merci beaucoup Denis,
on fait un plaisir bien fort. Denis Robert. Merci beaucoup. Merci, merci. Merci. Bah ouais, non, mais c'est vrai que c'est important la thune, on va pas se mentir, c'est pas forcément qu'un truc de droite. D'ailleurs, je vous l'ai dit, nous, pour financer l'émission, bah évidemment, on a aussi des sponsors. Donc on a un deuxième sponsor, voilà, qui nous aide. Et parce qu'on aime les jeux de mots aussi, avant tout, on va pas se mentir, on crache pas dessus. Et je vous avais promis des surprises. Et alors là, celle-là, elle est belle. Celle-là, elle est vraiment belle, je suis assez sûr de mon coup. Vous savez que les Daft Punk se sont séparés ? Eh bah pas tout à fait, ils sont là ce soir.
Mesdames et messieurs, les Daft Punk ! Non, le masque, le masque, le masque, le casque, le casque, le... Putain, c'est un effet complètement raté, merde. Frédéric Fremé, François Marnier, un triomphe, s'il vous plaît. Il n'est pas les Daft Punk, en fait, c'est vous qui avez casqué pour cette soirée.
Ok, c'est parti. Alors, en fait,
je vous observe depuis le début. Est-ce que je peux avoir
un peu plus de retour ? Merci. Je vous observe depuis le début et je me pose une question. Vous ne seriez pas un petit peu de droite ?
C'était une erreur, pardon,
de gauche, que vous. Merci beaucoup, merci. En fait, je vous ai un petit peu menti, je suis comme vous. Amélie au Medef, dégueulasse,
pas joisse,
qui est au côté de la danse.
Ils sont partout en tournée, Frédéric Fremé, il est sur une petite chaîne de radio. Voilà, une petite chaîne de radio qui s'appelle France Inter. Et ces chansons sont co-écrites avec Dominique Seuf. Voilà, puisqu'on en est à faire des petits coups de cœur culturels, vous savez, c'est aussi une émission culturelle. Michel Sardot repart en tournée et on a... Ah non, c'est pas là. Ça, c'est Jean-Yves Le Drian, donc ça n'a absolument rien à voir. Est-ce qu'on peut mettre... Voilà, Michel Sardot est vendu 100 000 billets en 8 heures. Alors, j'ai envie de dire petit joueur, puisque nous, on est à 8 millions, si j'en crois.
8 millions sur le live en même temps, alors qu'il y a la Coupe du Monde de foot. Est-ce qu'il y en a qui sont un peu deg de rater le match, là ? Non ! Il y en a qui se sont fait traîner par leur meuf ou par leur mec et dire « Ah non, j'aurais préféré regarder le match. » Non ? Non, ça va. Vous voulez savoir le score ?
Non !
Vous voulez savoir qui perd ? Non ! Les droits de l'homme ! Bam ! Ça dénonce. Ça dénonce. Ça dénonce. C'est une émission engagée. C'est une émission engagée. Juste pour faire un sondage, qui boycotte la Coupe du Monde ? C'est pas ouf, quand même. Qui ? Non, c'est vrai. Qui a un téléphone fabriqué par des Ouïghours ? Tout ce que je voulais savoir. Voilà. J'aime bien mettre des bonnes ambiances. Pour parler de tout ça, je vous propose d'applaudir très fort la chargée de plaidoyer d'Amnesty International, Lola Schulman, s'il vous plaît. Merci d'être venue, Lola. Merci beaucoup. Merci à toi. On peut faire un petit point sur qu'est-ce que c'est chargé de plaidoyer à Amnesty International ?
Ça claque un peu. Amnesty, c'est une ONG de défense des droits humains. Et donc, mon travail est de faire en sorte que les dirigeants respectent plus les droits humains.
OK. Donc, il y a du taf.
C'est ça.
On va dire du taf. Et quel a été le taf ? On va commencer par avant la Coupe du Monde. Depuis combien de temps vous bossez sur le sujet de la Coupe du Monde ?
Amnesty International travaille depuis plus de 10 ans sur la situation des travailleurs migrants au Qatar. On fait des recherches. On fait des actions de campagne. Et l'objectif, c'est d'avoir des preuves, de montrer quelle est la situation des travailleurs qu'on voit derrière nous. On a projeté des photos d'un photographe qui s'appelle Frédéric Leclou qui s'est rendu là-bas. Et l'idée est de montrer un peu des visages parce qu'on parle souvent des travailleurs. On a l'impression que c'est une masse. Enfin, les travailleurs du Qatar. Et en fait, on les voit souvent avec leur casque de chantier. On ne voit pas leur visage.
Et donc, on voulait aussi montrer leurs conditions de vie, mais aussi montrer les visages des personnes dont on parle quand on mentionne les travailleurs migrants qui se trouvent au Qatar, qui sont exploités là-bas.
Et alors, quel est le rôle d'Amnesty pendant cette Coupe du Monde ? Est-ce que vous agissez sur place aujourd'hui ? Ou est-ce que c'est compliqué ? C'est compliqué.
Pendant la Coupe du Monde, on essaye d'alerter. Donc, on a plein d'outils aussi qu'on met à disposition de l'opinion publique pour savoir qu'est-ce qu'il en est. Enfin, quelle est la situation concrète des travailleuses et des travailleurs qui se trouvent sur place ? On a des outils. On a une pétition en ce moment.
Faisons la pub pour cette pétition.
Alors, c'est une pétition que vous trouverez sur le site de Amnesty.fr. On s'adresse à la Fédération Française de football. Aujourd'hui, on a plus de 90 000 personnes qui ont signé la pétition. Si on peut être un peu plus là ce soir, ce serait super parce que demain matin, j'ai rendez-vous à la Fédération Française de football. Et donc, plus on est nombreux, plus ça permet aussi de faire pression parce que la Fédération Française de football et les droits humains, ça n'intéresse pas spécialement en fait, la Fédération Française de football, ce qui se passe sur place. Et donc, c'est important qu'on mette la pression. On a notre slogan qui s'appelle « Ramener la coupe à la raison ».
Et donc, l'idée est de faire en sorte que la FFF se rende compte de ses responsabilités sur la situation des droits humains au Qatar.
Comment on explique que la Fédération Française s'en foutent autant, sans mauvais jeu de mots du coup, et que les autres, il y en a qui se bougent quand même un poil plus. On va dire l'Allemagne, ils ont fait genre un petit geste. Il y a deux, trois petits drapeaux arc-en-ciel.
Mais ils font ces actions symboliques, mais ils font aussi d'autres choses derrière. Donc, c'est ça aussi qui est intéressant. C'est que les fédérations du Danemark, de Belgique, d'Allemagne font pas mal d'actions, mais aussi, elles entretiennent des relations avec les sections d'Amnesty, elles se rendent sur place, elles échangent aussi avec les travailleurs. La Fédération Française de Football, on n'est pas du tout à ce niveau-là. Donc, est-ce qu'on peut expliquer par le fait que le Qatar et le foot en France, il y a des relations très fortes ?
Peut-être ?
Peut-être.
Effectivement. Et quels sont les problèmes sur lesquels Amnesty travaille ? Parce qu'il y a énormément de choses quand même. La climatisation dans les stades, évidemment, les droits LGBT, l'interdiction de la bière.
Alors, ça, par contre...
Je savais que le reste, vous n'en avez rien à foutre, mais alors là... Non, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses en même temps.
Tout à fait, mais il y a des choses qui existent depuis bien longtemps. C'est-à-dire que le Qatar obtient l'Organisation du Mondial en 2010. En 2010, on savait parfaitement quelle était la situation concernant les droits des personnes LGBTI. Juste pour info, des personnes homosexuelles peuvent risquer jusqu'à 7 ans de prison au Qatar. On connaît la situation des droits des femmes qui sont sous la tutelle masculine dans toute leur vie pour toute leur démarche. Avoir un emploi, quitter le pays. Elles ont besoin d'un accord d'une tutelle masculine, leur père, leur oncle, etc.
C'est la situation d'exploitation dans laquelle se trouvent les travailleurs et les travailleuses parce qu'il y a aussi de nombreuses femmes travailleuses migrantes au Qatar. Tu as parlé aussi des questions d'écologie. Toutes ces situations, on les connaissait en 2010 et pourtant, le Qatar obtient l'Organisation du Mondial.
Parce que tout le monde dit aujourd'hui, il fallait se réveiller avant.
Nous, on a tenté déjà de faire bouger les choses il y a 10 ans, mais on n'avait pas cette lumière médiatique qu'on a aujourd'hui. Mais il y a 10 ans, on alertait déjà sur ces situations qu'on connaissait malheureusement. Et pourtant, la FIFA a donné aussi l'Organisation du Mondial au Qatar. Et donc, c'est aussi pour ça que nous, on demande à la FIFA aujourd'hui de payer en fait et de rendre justice aux travailleurs dont les droits ont été violés depuis 2010.
Et alors, pourquoi Amnesty n'appelle pas au boycott ? C'est quelque chose qui surprend pas mal les gens.
On est une ONG de défense des droits humains. Que les personnes individuelles décident de boycotter, c'est libre leur choix et on respecte complètement ça. Nous, en tant qu'ONG de défense des droits humains, on essaye de faire pression en fait, notamment encore aujourd'hui auprès de la FIFA pour que la FIFA paye, qu'elle mette en place un fonds d'indemnisation pour que les travailleurs migrants dont les droits ont été violés depuis 2010 obtiennent réparation. Et nous, surtout, on va continuer notre travail. Donc nous, ils s'arrêtent pas là pendant la Coupe du Monde. Après la Coupe du Monde, on sera toujours en train de suivre la situation au Qatar.
On tentera toujours de mettre en lumière les violations de droits. Donc notre travail aujourd'hui est de mettre la lumière, d'alerter sur ces situations-là.
Et donc, vous profitez de la Coupe du Monde entre guillemets pour justement mettre un focus sur le Qatar et ce qui se passe.
Bien sûr, on n'a jamais autant parlé de ces situations de violations des droits. Mais on espère surtout qu'on en parle mais que ça fasse bouger les choses pour les travailleurs qui aujourd'hui vivent dans le pays.
Et comment on peut vous aider il y a la pétition. On en signe tellement des pétitions que vous avez...
Oui, mais c'est utile.
Oui, je sais.
Il y a une vraie utilité là sur cette pétition. Donc rappelez-vous Amnesty.fr rappelez la Coupe à la raison. Celle-là, vous la signez absolument genre ce soir entre maintenant et 10h du matin avant...
Donc demain, tu as rendez-vous avec Legrette à 10h du matin.
Alors non, il ne sera pas là parce que je pense qu'il est là-bas. Mais avec les autres dirigeants de la FFF...
Comment ça se passe ce genre de rencontre ? Est-ce que c'est tendu ? Est-ce qu'ils n'ont vraiment rien à taper ? Alors... Sans révéler peut-être tous les secrets...
Non, non, mais je pense que là-dessus, on peut être assez transparent. On a relancé à plusieurs reprises. C'est-à-dire qu'il a fallu se battre pour obtenir ce deuxième rendez-vous. On avait vu Noël Legrette en avril. Et là, ce genre de rendez-vous, là, pour nous, c'est l'occasion de taper du poing sur la table. Mais bon, on est une ONG de défense des droits humains et leur dire qu'aujourd'hui, on n'est absolument pas satisfaits de ce qui se passe et de la position, en fait, de la FFF.
Donc, on espère leur permettre de changer, en fait, et de dire que là, pendant la Coupe du Monde, qu'ils prennent la parole, qu'ils s'engagent, qu'ils fassent pression près de la FIFA, que les joueurs d'équipe de France prennent position aussi. Parce que 5 milliards... Bon, là, il y en a certains qui boycottent, mais sinon, il y a près de 5 milliards de personnes qui regardent les matchs. Donc, oui, on est sur des actions symboliques, mais ces actions symboliques, elles sont vues aussi par de nombreuses personnes. Donc, c'est aussi utile.
OK. Merci beaucoup, Lola. Merci à vous. Merci, merci, merci. Et merci pour toutes les actions que l'Amnesty fait au quotidien. On peut appeler bien fort Lola Schuhlman, s'il vous plaît. Merci, Lola. Merci beaucoup. Et puis, merci d'aider les assos. Il y en a plein. Voilà, c'est vrai qu'il y en a beaucoup, mais elles font un taf de terrain incroyable. Je pense notamment à Conflit d'intérêt sans frontières, l'association d'Agnès Pannier-Runacher qui a vraiment besoin de vous. Parce que c'est la machine. Voilà. Oh, pardon. Je tente des imitations. D'ailleurs, à propos d'argent, je vous fais une dernière... On est obligés. On a besoin de thunes, etc. On a un dernier sponsor. Voilà.
Il y a un moment donné, je suis désolé. Ouais. J'ai oublié. J'ai perdu ma petite fiche, mais je sais ce qui vient après. Et là, alors, c'est moi qui vous ai dit de venir sur scène et tout machin. Mais là, je vais vous demander de vous barrer. Je suis désolé parce que ce qui arrive... Non, parce que ce qui arrive derrière, c'est n'importe quoi. Vous n'êtes pas prêts. Est-ce que vous pouvez juste vous rejoindre le bord de la scène ? Prenez la bouteille ! Prenez la bouteille ! Voilà. Très, très bon réflexe de zadiste. Là, on voit très bien. Formation Notre-Dame-des-Landes. On reconnaît très, très bien. Voilà. Là, ça va aller comme ça. Vous pouvez vous mettre sur le côté. Ouais, ouais, même.
Ouais, même. Mettez-vous là. On a l'impression qu'il y a un truc qui va cramer et tout. C'est incroyable. Je vous avais promis. Vous avez promis un clown sociologue. Un petit peu, un bourdieu, si vous voulez. Un mélange entre bourdieu et Warren Zapata. Eh bien, mesdames, messieurs, il est là. Il est prêt. Un triomphe pour Topic ! Merci. Merci vraiment parce que des fois, on rentre sur scène, il n'y a rien. Et là, on se prendra la fin du spectacle.
Non, non, surtout en ce moment avec la situation, la guerre en Ukraine, les entreprises qui ferment, les gens qui suicident. C'est... Les gens, alors qu'on n'est pas si mal en France. Bon,
on sent qu'on est de gauche. C'est là. Non, mais globalement, on est quand même heureux en France, globalement. Là, vous êtes un groupe uni, quand même. Non, mais on est heureux, mais pas tout le monde. Voilà. Et tant mieux. Comme ça, ceux qui le sont, ils en profitent deux fois plus. Si, si. Moi, je vois rien que dans un spectacle. quand tu comprends une blague et que le gars d'à côté, il comprend pas, je rigole deux fois plus. Tu te sens intelligent, quoi. Tu comprends pas, parce que t'es con, mon pauvre. Et il y a plein de choses comme ça en France. Là, quand je vois le nombre de personnes qui vont au resto du cœur, quand je vois ça, j'apprécie deux fois plus mon faux gras.
Puis quand je redonne à mon chien, j'ai presque un orgasme. Voilà. Les pauvres, ça sert. Évidemment, il y en a qu'ont tout, il y en a qu'ont rien. Mais il y en a qui gueulent. Ah oui, on n'a pas tous le cerveau disponible. Alors, ils gueulent contre les journalistes, ils gueulent contre les politiques. Il fallait pas voter pour eux. Donner sa voix, c'est pas de la parole. Là, je vois qu'il y en a qui ont voté. Voilà, voilà. Alors, attention, moi, j'ai rien contre les hommes politiques. Ils me font rire, la plupart. Là, j'entendais avant-hier notre première ministre sur RTL.
Elle a réussi à dire quand même, elle a parlé de la crise énergétique, « Le pétrole est une ressource inépuisable qui se fera de plus en plus rare. » Là, c'est la première ministre. Alors, imagine ce que peut dire le dernier ministre. Mais, ils ne lui font pas parler, le truc. Une petite ministre comme Christine Boutin, vous connaissez sûrement, elle avait sorti quand même « Les homosexuels peuvent se marier, mais pas entre eux. » Là, tu te dis « Elle prend de la drogue ? » Ah ben non. Christine, il n'y a pas de fil, ça rentre, ça sort, c'est la connerie bio, avant toute. Alors c'est facile de se moquer des poétiques parce que c'est quand même dur de dire toujours des choses intelligentes.
Et là, j'entendais à propos de la Coupe du Monde, j'entendais Rébéry, l'ancien capitaine des Bleus, le cerveau du groupe à l'époque. Mais lui, il a quand même sorti sur RMC, le foot, c'est comme les échecs, sauf qu'il n'y a pas de dés. Enfin bref, on ne va pas y passer des heures sur la poétique. Elles sont passées où mes biscottes là ? Parce qu'on a d'autres choses à faire. Moi, je terminerai là-dessus, mais moi je trouve que le problème politique en France aujourd'hui, c'est que les vraies décisions politiques aujourd'hui, elles ne se prennent plus en France. Elles se prennent dans les serres à des multinationales ou à Bruxelles.
Et comme dit un proyère chinois, c'est difficile d'attraper un chat noir dans une salle sombre, surtout quand il n'y a pas. Ben essayez, vous verrez, c'est compliqué. Enfin bref, mesdames, messieurs, finis de rire, l'heure est grave. L'heure est grave parce qu'en fait, aujourd'hui, c'est difficile d'exister. Voilà. C'est difficile d'exister dans notre société parce qu'en fait, tout le monde se ressemble. Tiens, regardez-vous dans cette salle, vous regardez tous au même endroit. Alors, je vais essayer de vous donner deux, trois conseils pour exister à travers le manger de biscottes lors du repas de Noël. Bien.
Alors, vous êtes à table, c'est Noël, il y a toute la famille, le grand-père, la grand-mère, les cousins, les cousines, la belle-mère avec qui vous discutez. Ça, toi, moi ça va, et toi, ça va, moi ça va, bref, ça va. Bon, une discussion de Noël. Et vous mangez la fameuse biscotte, la fameuse biscotte de Noël. Et grosso modo, mesdames, messieurs, vous mangez à peu près comme ceci. D'accord. Alors, comme vous pouvez le remarquer, il ne se passe rien. Il ne se passe rien, donc, personne ne vous remarque. Personne ne vous remarque, donc, ça, c'est grave. Alors, comment faire ?
Alors, vous êtes à table, c'est Noël, vous avez compris, il y a toute la famille, les grands-parents, les cousins, les cousines, la belle-mère avec qui vous discutez. Ça, attends, moi ça va, et toi, ça va, moi ça va, et toi, ça va,
moi ça va.
Et vous mangez la fameuse biscotte, la fameuse biscotte de Noël. Et là, tout en discutant avec la belle-mère, vous allez amener la biscotte de Noël au-dessus de la tête. Alors là, autour de la table et la belle-mère, ils se disent, tiens, qu'est-ce qu'il fait, lui ? Qu'est-ce qu'il fait ? Parce que d'habitude, on ne va jamais là, on va directement vers les autres, c'est plus économique. Il y a toute en discutant avec la belle-mère, vous allez commencer à broyer la biscotte de Noël. Moi ça va, moi en ce moment, je vais... parce que vous mangez bien.
Vous allez manger la biscotte,
et vous allez sourire à la belle-mère. Alors là, mesdames, messieurs, autour de la table et la belle-mère, ils se disent, lui, il a quelque chose. Et là, mesdames, messieurs, vous commencez à exister. Parce qu'on va se souvenir de où. Mais mesdames, messieurs, vous pouvez beaucoup mieux faire. Alors, vous êtes à table, c'est Noël, vous avez compris, il y a toute la famille, les grands-parents, les cousins, les cousines, la belle-mère, avec les discuter, ça arrête, ça arrête, ça arrête, ça arrête, ça arrête, ça arrête. Alors, évidemment, quelquefois, vous pouvez approfondir la discussion pour casser la monotonie.
Ça va bien ?
Et vous mangez la fameuse biscotte, la fameuse biscotte,
de Noël.
Et là, tout en discutant avec la belle-mère, vous allez chercher discrètement, dans la poche de votre pantalon de Noël, un petit pétard. Un petit pétard de Noël que vous allez glisser discrètement sous la biscotte de Noël. Tout en discutant avec la belle-mère, qui est gentil, au fond, la belle-mère. Ouais, ça va, moi, en ce moment, je pète le feu. Je vais prendre un petit briquet de Noël et vous allez allumer le petit pétard qui ne demande que ça. Là, vous, devant, quand même, bouchez-vous tous les trous. Il n'y a pas de trucage.
Ça pète. Attention. Bon.
Il fait grève, le truc. C'est un pétard CGT. Alors là, vous avez l'air con. Alors heureusement, vous n'êtes pas con. Vous n'avez pas vu le pétard de secours
tout en discutant avec la belle-mère. Ouais, moi, ça va ? Moi, ça va ? Attention, là, c'est parti.
Il n'y a plus rien à bouffer. Alors voilà. Et vous souriez. Ah, la belle-mère, ah, mesdames, messieurs, autour de la table. Et la belle-mère, il se dit, lui, il est complètement allumé, là. Et là, mesdames, messieurs, à partir de maintenant, là, c'est officiel. Les biscottes qui croisés, à partir de maintenant, vous existez. Mais mesdames, messieurs, vous pouvez beaucoup mieux faire. Alors vous êtes à table, c'est vrai, vous avez compris, il y a toute la famille, les grands-parents, ils sont toujours vivants, les cousins, ils cuisinent la belle-mère, il n'y a plus de discuter. Ça va, ça va, ça va ?
Et là, tout en discutant avec la belle-mère, vous allez défaire discrètement le lacet de votre chaussure droite. Tout en discutant avec la belle-mère, qui est gentil, au fond de la belle-mère.
Moi, ça va, moi. En ce moment, peut-être un léjou coup de pompe.
Vous allez prendre des lents.
J'adore.
Et là, d'un coup de ça, vous allez broyer la biscotte de Noël.
Là !
Et vous vous souriez. Ah, la belle-mère ! Mesdames, messieurs, vous existez pour une, voire deux générations. Mais mesdames, messieurs, vous pouvez beaucoup mieux faire. Mais oui ! Parce que exister dans la vie, c'est déjà bien. Mais ce qui est encore plus important, c'est de rentrer dans l'histoire. C'est de marquer l'histoire. C'est un rouge. Alors, vous serez venus au repas de Noël, cachés dans un cachibi, avec un petit skill Noël, que vous allez placer discrètement autour de la table de Noël. Faites ça discrètement, vous êtes civilisés.
Puis vous serez venus au repas de Noël, cachés dans un autre cachibi, avec un petit escabeau de Noël, que vous allez placer discrètement aussi, autour de la table de Noël. On va pousser un peu les trucs. On est une petite famille, on n'est pas bien riches. Voilà. Puis vous allez placer les biscottes de Noël, sur le skill Noël. Là, on voit les philosophes. Alors là, pour exister, rentrer dans l'histoire, n'hésitez pas, mettez le paquet. donnez-vous les moyens. Ça fait la déco de Noël. Et là, on va remonter l'escabeau de l'existence. Alors, vous comprenez bien que plus vous montez haut, plus vous rentrez dans l'histoire. Attendez, alors là, là, il faut réfléchir deux minutes.
Parce que là, le truc, si vous voulez qu'on voit les films, on va changer l'angle de tir un peu. Alors vous, reculez-vous peut-être un tout petit peu quand même.
Et là, là déjà, rien que deux marches à Noël, ils font
« Oh, chaud ce soir ! » Et trois marches. On touche la sincérité. Il y a toujours un syndic dans une famille. Allez, quatre marches. Il faut qu'exister là quand même. Tu, allez, cinq marches. Qu'est-ce que vous faites ? Ça, puis même ce soir, on va essayer un autre truc. Toutefois, on a des idées et puis il faut les laisser passer. Alors, avant de sauter, faites-vous la saison quand même. Ça serait dommage de marcher dessus, de s'écraser la tête à côté du ski. Vous finiriez dans les Black Carambar. Putain, il est où le ski, là ? Il est où ou je suis ? Je ne sais pas. Bon, c'est pas grave, on va essayer quand même. Et à trois, vous allez y aller. Alors évidemment, à Noël, ils sont comme vous.
Ils se disent, ils ne vont pas le faire. Il est quand même pas aussi con, il est de notre famille. Attends, je le mets là parce que là, je suis loin quand même. Si, vous allez le faire à trois pour rentrer dans l'histoire. Ça se voit que ce n'est pas vous qui existez, là. Et là, là, vous existez.
Le problème, c'est que c'est sale.
Ça, ce n'est pas bon pour vous parce que là, vous vous grillez. Là, votre empreinte biscotte, elle n'est pas bonne. Là, on est quand même obligé. Oh, mais on me fournit tout ici, c'est une grande famille. On est obligé de faire un petit coup de nettoyage rapidement. Oh, le nettoyage comme ça, à la main, ça, c'est terminé. Ça, c'est le 19e siècle. Non, on va faire un nettoyage moderne ce soir. C'est bon, mais tu me fournis tout. C'est très pratique. À l'aide d'une perceuse. Donc, vous allez mettre la serpillère au bout de la perceuse. Et là, vous allez voir un objet moderne, compétitif. La serpillère. La serpillère électro-rotative.
Parce qu'il y en a, ils s'ennuient à faire le ménage chez eux. Mettez une serpillère au bout, vous allez voir, vous allez vous marrer. Et là, vous allez voir... Alors là, je peux mettre encore plus vite, si vous voulez. Voilà. Et là, regardez combien de temps ça va me prendre. A tout nettoyer. Le truc au plafond, vous pouvez nettoyer le truc. Vous pouvez nettoyer le tabouret. Vous nettoyez la table. Oula, merde, le VR, c'est pas grave. Voilà. Et c'est nickel, et c'est Noël. Et ça m'a pris en même temps. Merci. Je vous avais dit, hein. C'était quand même plus ou moins pour votre sécurité, tout ça. Il y a des blessés ou quoi ? Oh la vache, le bordel. Regarde-moi ça.
Putain, la caution, la caution. Il aurait pu beaucoup mieux faire. Il n'y a pas un Técos qui peut venir passer le balai ? On n'a pas un balai, là ? Un intermittent du spectacle. Voilà, tiens, on va prendre lui. Il a une tête de mec qui passe le balai, tiens. Allez, pêche-toi. Dépêche-toi un peu, putain. Comment tu t'appelles ? Pablo. Ok, Paco. Super. Voilà, mais dépêche-toi, magne-toi. Et souris, t'es filmé, putain. C'est la colline du crack. Voilà, tu te dépêches. Ça se voit qu'il n'y a pas l'habitude de passer à la télé, celui-ci. Bon. Voilà, c'est pas mal.
Alors, je vais préparer le plateau d'après parce qu'on va un petit peu changer d'ambiance, les amis, puisque vient le moment de l'interview politique. Voilà, Bruno Retailleau n'ayant pas pu venir ce soir. Gérard Collomb non plus, puisque... Fracture du charisme. Sarkozy, le bracelet électronique ne passait pas, donc... Laurent Wauquiez ! Laurent Wauquiez, là ! On est sur un sosie capillaire de Laurent Wauquiez. Il avait un dîner. Putain, ça dénonce ! Tu devrais faire du stand-up. Allez, mind-toi. Allez, on est bon, là. On est bon. Hop, impeccable. En rythme, hein ? Je crois pas si peu. Non, regarde, il y a des gens habillés comme des mecs de droite, là, au premier rang.
Arrêtez, c'est un peu. OK, mesdames et messieurs, on va pouvoir accueillir Sandrine Rousseau, interrogée par Paloma.
Voilà, il reste quelques biscottes, je crois, mais ça va le faire. Et pour information, ce n'est pas du whisky, je crois que c'est vraiment du jus de raisin. Mais voilà. Alors, c'est une interview politique un peu particulière parce que c'est une interview de 10 minutes, donc on ne va pas pouvoir forcément évoquer énormément de choses. Mais voilà, c'est à la cool. On est dans un café et on va discuter politique avec Sandrine Rousseau. Merci Sandrine Rousseau d'être là. Il y a des gens qui nous regardent, là, quand même. Oui, il y a des gens. Mais on va faire comme s'ils ne nous regardaient pas. Et je vais vous poser une question que je poserai à une amie, comme ça, à un café.
Comment est-ce que vous concevez votre rôle de députée de l'opposition ? Eh bien, ce rôle de députée de l'opposition, là, aujourd'hui, on a eu quand même une grande victoire, je tiens à le dire, on a voté à l'Assemblée nationale la Constitution. Après, la plupart du temps, ça ne passe pas. Tout ce qu'on propose... Et voilà, c'est un peu ingrat, quand même, on va dire. C'est un peu ingrat. Mais précisément, l'Assemblée nationale, c'est aussi un lieu de débat, c'est aussi un lieu où on légitime des débats.
Et en l'occurrence, dans cette Assemblée nationale-là, moi, je vois mon rôle comme étant une parole dans cet hémicycle qui légitime toutes les paroles sur le climat, toutes les manifestations, le militantisme sur le climat, sur les questions sociales, que la parole des soignants entre un peu dans cet hémicycle, que la parole des militants climat y entre aussi un peu, et que finalement, à la fin de ce mandat, on puisse se dire, mais avez-vous été bien raisonnable, vous de LREM, de n'avoir rien fait ?
D'ailleurs, vous êtes récemment passés voir les militants de dernière rénovation qui étaient devant l'Assemblée, ce qui est quand même assez rare, en fait, qu'il y ait des députés qui viennent voir les militants qui font des actions devant l'Assemblée. Est-ce que vous êtes aussi inspirés par, par exemple, Alexandria Ocasio-Cortez aux Etats-Unis, qui a quand même aussi cette volonté de vulgariser la politique et de faire rentrer la société civile dans, en général, ces hémicycles qui sont quand même très masculins, très bourgeois, et où on n'entend pas trop cette parole-là, quoi.
Alors ça, oui, il y a quelques révolutions encore à faire dans l'Assemblée nationale et je ne suis pas sûre que ce soit là tout à fait qu'on change le monde, mais je suis sûre quand même que c'est là aussi qu'on a une action qui peut permettre de protéger aussi des militants et des militantes et je réponds juste après sur Ocasio-Cortez, mais en fait, sur l'action dont tu parlais à l'instant, le fait que nous, en tant que députés et que moi, en tant que députés, j'y aille, ça a aussi permis que les militants qui s'étaient collés sur le bitume ne subissent pas de violences policières et en fait, ça sert aussi à ça, cette écharpe tricolore, c'est à protéger des actions militantes, même désobéissantes, mais qui permettent de protéger les personnes qui les font des violences et ça, c'est très important, notre écharpe, elle permet ça aussi, ça permet de les mettre en visibilité, de dire que ce qu'ils font est formidable, qu'on a absolument besoin que tout cela se multiplie et que ça fasse des petits partout parce que là, il n'y a que vraiment une mobilisation sociale d'une ampleur inédite qui nous permettra de renverser la table parce qu'encore une fois, ce n'est pas à l'Assemblée que ça va se passer, par contre, s'il y a de plus en plus d'actions comme ça, si partout, la question du système dans lequel on est et de sa limite, de sa fin, se pose, alors, même dans l'Assemblée, je suis sûre qu'à la fin, ça finira par bouger.
Alors, Alexandria Ocasio-Cortez, elle est magnifique parce qu'elle a porté une autre manière de faire de la politique, un autre langage, une sincérité, une autre manière d'être en politique et puis, elle a aussi porté quand même une voix de celle qu'on n'entend pas forcément, une voix militante au sein du Sénat américain et ça, moi, je trouve qu'elle a ouvert une voie à d'autres manières de faire politique et ça, je crois que si on veut gagner le combat politique, si on veut gagner la bataille culturelle, on a absolument besoin de re-réfléchir au code politique et de re-réfléchir à comment on change l'esthétique politique et c'est ce que j'essaye aussi de faire à ma modeste mesure mais dans les paroles que je pose, dans la manière dont je suis en politique, etc., c'est de dire oui, des fois, je peux me mettre en colère, des fois, je peux pleurer, des fois, je peux être enthousiaste, des fois, je peux chanter, rire, danser et en fait, c'est ça aussi la politique, c'est d'être tout ça parce qu'on a absolument besoin que nos corps, nos émotions, notre sensibilité soient présents, on en a ras-le-bol, en tout cas, moi, j'en ai ras-le-bol, des hommes politiques qui sont des espèces de monstres froids qui gèrent des tableaux Excel et qui nous expliquent que la croissance, c'est l'avenir.
Alors, justement, à propos de bataille culturelle, vous êtes débutée mais vous avez aussi un rôle dans le débat public depuis que vous avez été candidate à la primaire Europe Écologie des Verts, vous ne cessez de mettre des sujets sur la table qui, auparavant, étaient quand même un peu mis de côté, on peut penser à la décroissance, on peut penser à l'écoféminisme ou au mythe de la virilité qui est associé à la consommation de viande et au barbecue qui vous a valu pas mal de tweets et des polémiques. Beaucoup de photos de viande envoyées. Alors, la prochaine fois que vous faites un barbecue, vous n'êtes pas obligé de m'envoyer la photo, je vous jure.
Oui, j'ai vu beaucoup de tweets avec des hommes autour d'un barbecue et qui disaient à la santé de Sandrine Rousseau donc, en fait, qui démontraient ce que vous disiez mais bon, voilà. Est-ce que vous assumez cette position de dire en fait, il faut aujourd'hui décaler ce qu'on appelle la fenêtre d'Overton dans le débat public ? Alors, est-ce que tout le monde est au courant de ce qu'est la fenêtre d'Overton ? Bon, alors, j'explique rapidement. En gros, la fenêtre d'Overton, c'est l'espace de ce qui est dissible dans un espace public donné dans une société donnée à un moment.
Donc, en fait, il y a des idées qui peuvent paraître comme trop radicales donc qui ne rentrent pas dans la fenêtre d'Overton et des idées qui sont acceptables. Je vous donne un exemple. Par exemple, Éric Zemmour a décalé la fenêtre d'Overton au profit de Marine Le Pen. Oui, ouvrir la fenêtre d'Overton, ça veut dire poser des questions qui ne s'étaient jamais posées dans la société, en fait. Et en poser des sujets, en fait, dans le débat public. Et en poser des sujets. Et moi, quand je suis revenue dans la primaire des écologistes, j'avais arrêté la politique pendant 3 ans, 3-4 ans suite à l'agression sexuelle que j'avais dénoncée dans mon parti. C'était avant MeToo, tout ça.
Et en fait, quand je suis revenue, je me suis dit bon, mais comment on fait pour faire bouger cette espèce d'entre-soi qui a finalement ces codes où on se connaît très bien, on sait exactement comment on va se répondre les uns les autres. Et je suis arrivée en me disant que de toute façon, on n'a que quelques mois ou quelques années au mieux pour agir et vraiment éviter le pire. Donc de toute façon, il faut tout donner. Et il faut y aller franchement. Et si ça ne vous plaît pas ou si ça ne plaît pas à certains d'entendre que oui, un barbecue avec une grosse entrecôte c'est viriliste, quelque part, j'ai envie de vous dire, au moins, on sait qui sont nos adversaires.
Et en politique, il ne faut jamais avoir peur d'avoir des adversaires, surtout quand ils sont fâchants. Parce qu'en fait, au moins, ça clarifie le débat. Et pendant toute cette polémique sur le barbecue, eh bien, en fait, on a posé la question et moi, je me souviens de Gérard Larcher, le président du Sénat, à qui on dit « Mais combien de viande vous consommez ? » Eh bien, enfin, pour la première fois, on a interrogé Gérard Larcher sur ses attitudes vis-à-vis des gestes écologiques. Qu'est-ce qu'il fait, lui, dans sa pratique quotidienne et qu'est-ce qu'il fait, lui, en tant que président du Sénat sur l'écologie ? C'est ça que je voudrais obtenir.
C'est qu'on pose la question à la fin de ce mandat à toutes les personnes qui sont dans le déni climatique, qui sont dans un climato-scepticisme et dans un déni de la crise sociale. Êtes-vous bien raisonnable de fermer les yeux sur la crise sociale et de ne pas vouloir changer de ce monde ? Alors, justement, c'est en lien avec ma prochaine question. D'une certaine manière, qu'est-ce qu'il fera que vous vous serez dit à la fin de ce mandat « J'ai réussi quelque chose ? » Est-ce que ça passe par des mesures ? Est-ce que ça passe justement par ce débat public ?
Quels sont les différents indicateurs que vous vous donnez pour dire « En fait, moi, j'ai rempli l'émission que je m'étais donnée en tant que députée ? » Vu la position minoritaire qu'on a dans l'Assemblée, je ne pense pas que ce soit au sein des lois qu'on va faire l'action principale. Mais je me dis qu'on aura gagné si à la fin de ce mandat, on aura réussi à imposer la question écologique et la question sociale comme au cœur des débats. Il y a quand même eu toute une primaire des Républicains pour la présidentielle où pendant plusieurs débats, je crois qu'il y en a eu six des débats, il n'y a pas eu une question sur le climat. Mais ça, ce n'est pas normal.
On a quelques mois, encore une fois, il nous faut radicalement changer, il faut modifier en profondeur notre manière de faire société. Je rappelle qu'aujourd'hui, on se dit qu'on est dans une société de consommation, c'est-à-dire qu'on fait société par la consommation.
Ce monde-là n'est plus possible et qu'on demande à ceux qui veulent le garder pourquoi ils tiennent absolument à le garder et quelle est la dynamique qui nous ferait gagner les élections prochaines et gagner cette bataille culturelle qui ferait qu'on s'intéresse beaucoup moins aux immigrés qu'à la question climatique, qu'on regarderait beaucoup moins les fraudeurs sociaux que les fraudeurs à la tête des entreprises et qui ferait qu'on basculerait le monde de valeurs pour se dire que oui, on a absolument besoin ensemble de participer à cette épopée écologiste et que oui, on a absolument besoin ensemble de partager et de diminuer les richesses des plus riches. On n'a pas le choix.
Alors, dernière question un peu plus légère. Éric Ciotti a déclaré il n'y a pas longtemps donc on ne nous a pas rejoints ce soir. En parlant de vous, rien que de la voir, elle me fait peur et moi je me souviens d'une émission où on s'était retrouvés ensemble sur France 5 où vous aviez dit à chaque fois que j'ouvre la bouche, il y a la moitié de la France en PLS et donc du coup, ma question c'est puisque vous faites autant peur, qu'est-ce qui vous fait peur ?
Le patriarcat, le capitalisme et la folie capitaliste qui nous conduit dans le mur, ça, ça me fait très peur et Éric Ciotti, il va s'en remettre et s'il ne s'en remet pas, j'ai envie de vous dire on est là, on est là même si les fachos ne veulent pas nous, on est là pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur même si les fachos ne veulent pas nous, on est là Merci Sandrine Roussard.
Merci beaucoup Sandrine Roussard que cette salle est un tout petit peu de parti pris. Qu'est-ce que tu as ? Ah, tu veux rajouter quelque chose ? Vas-y Paloma.
Non, c'est pas pour rajouter quelque chose, c'est pour faire un petit moment d'auto-promo pour Blast. En fait, je ne sais pas si vous êtes au courant. Non, mais bon, voilà, j'en profite. Mais en fait, je ne sais pas si vous êtes au courant mais vraiment, Blast est dans une situation financière qui est difficile. En ce moment, je sais qu'il y a beaucoup de blasters dans la salle. Il y a peut-être des personnes qui ne le sont pas encore mais vraiment, si vous pouvez nous aider, essayez de partager au maximum notre contenu, de le commenter pour qu'il soit vu au maximum et que du coup, il y ait plus de personnes qui ont envie de s'abonner ou de faire des dons. C'est bientôt Noël.
Vous pouvez offrir des abonnements, vous pouvez faire des dons sur le site mais franchement, on a besoin de toutes les énergies. 4 milliards, très exactement 4 milliards. On a vraiment besoin de toutes les énergies et en fait, si vous-même, vous êtes abonné, vous pouvez convaincre des gens autour de vous de s'abonner et c'est que grâce à vous qu'on pourra aussi continuer notre travail, aller plus loin, faire des reportages, etc. C'est hyper important donc merci mille fois si vous voulez faire.
Noël, ça sert à ça aussi, Noël au réveillon, paf, il y a le biscotte, il y a votre tonton Sénius qui est là. N'hésitez pas, vous lui dites tu connais Blast, tonton ? Et là, après, ça part, on ne sait pas comment d'ailleurs, on ne sait pas comment. L'émission va bientôt se terminer.
Car les faux culs,
c'est pas vrai. je vais vous donner les résultats du concours, je vous rappelle que quelqu'un a gagné ce formidable livre de Didier Lallement, la question était pourquoi Christian Estrosi ? Et la meilleure réponse, c'est j'ai la réponse mais je ne veux pas le livre. Voilà, il l'aura quand même. Il s'appelle Hurticule Dimension. Ça, c'est du pseudo. Ça, c'est du pseudo. Et je vois que vous êtes un tout petit peu jaloux parce que c'est vrai qu'il n'y a pas de raison que ce soit les gens qui regardent le cul dans leur canapé qui a des cadeaux. Donc, je voulais vous faire gagner un cadeau à vous. C'est les lendemains avaient un goût de miel de Marlène Schiappa. Vous ne l'avez pas celui-là ?
Personne l'a. Donc, ne me racontez pas de conneries. Donc, attention, tenez-vous bien, on est sur un quiz en direct. Je le donne à la première personne qui a la réponse à cette question qui a dit « Après 50 ans, on ne t'embauche plus mais le MEDEF veut que tu partes à la retraite à 67 ans. Pendant 17 ans, tu fais quoi ? » C'est Marlène Schiappa, bien évidemment ! Tu as gagné ce formidable livre ! Attention, ah oui, c'est con de mourir à coup de livre de Marlène Schiappa. Ok, merci beaucoup, merci. Avant de terminer, quand même, en beauté, je voudrais accueillir celles qui nous viennent de Marseille. Et je veux bien faire accès à Marseille et je ne sais pas le faire, mais je veux me balbier.
Elle est fantastique, elle s'appelle Nicole.
Un vrai compliment qui n'est pas de moi parce qu'on avait le droit chacun à un invité. Moi, j'ai invité ma nièce et à 20h58, je lui ai écrit « Ça va ma nièce ? Tu survis à la soirée gauchiste et coloradicale ? » Et elle m'a répondu « C'est très drôle, je m'y attendais archi pas, mais j'adore. » Voilà. Je vais démarrer par quelque chose que j'ai envie de faire depuis très longtemps. Attention, mime. Qu'est-ce que c'est ? La danse du café au café de la danse. En fait, au départ, je voulais faire 10 minutes de ça.
Non, mais il y aurait eu un sens derrière et le sens aurait été en fait une allégorie justement de tout ce qui est la danse des matières premières, l'import-export dans ce monde globalisé qu'on finit par consommer. Et après, la prod m'a dit « C'est un peu long. »
Donc, voilà. Donc, il fallait que je propose
autre chose. Et qu'est-ce que je vais vous proposer ce soir ? Eh, c'est une bonne question. Puisqu'il faut savoir qu'en fait, moi, je suis là pas tellement par consentement, mais plutôt par usure. Oui. Je trouve que c'est bien un peu d'alerter aussi
sur ce qu'est vraiment les obstacles ou les attaques au consentement
la veille de la journée de lutte des violences faites aux femmes. Alors, Guillaume Meurice ne m'a pas harcelé sexuellement. Néanmoins, il a fait un peu ce que font les... Comment ça s'appelle ces acariens
sur les fromages ? Les cirons, vous savez ? Comme ça, qui grignotent, grignotent, grignotent. Et des fois, après, ils arrivent à leur fin. Puisque je vais vous révéler quand même nos échanges sur la dernière année. 1er juillet 2021, Nini, il y a Denis Robert qui demande ton hume. Voilà. Ensuite, 6 octobre 2021, Nini, il y a le député européen Pierre Larouturou qui cherche à te contacter. Ensuite, Nini, il y a l'UNEF qui cherche à te contacter. Et là où il est dégueulasse, c'est que le 10 juin 2022, il y a une journaliste de l'Opinion qui voulait aussi me contacter. Sauf qu'en plus, elle s'appelle Catherine Boulay. Et il sait très bien que je ne résiste pas à l'appel d'un jeu de mots.
Ce qui fait que, voilà. Et après, il y avait encore l'Oxfam en octobre. Et qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?
Un moment de faiblesse. Il me dit, Nini, tu viens à ma tournée générale et je ne sais pas si c'est l'épuisement, la naïveté ou quoi. J'ai cédé, j'ai dit oui et je suis là ce soir. Après, du coup, le piège, je ne s'ai pas arrêté là.
Après, je lui ai dit, oui, Guillaume, est-ce que tu pourras m'envoyer le premier numéro de l'émission que tu fais pour que je vois à quoi ça ressemble, pour que je vois qu'est-ce qu'on doit faire ? Il me dit, ah, en fait, c'est celui-là. Donc, il n'y a pas de truc. Voilà. Donc, après, je me suis dit, je vais faire comme les autres, je vais faire un morceau de mon spectacle, sauf que je n'en ai pas. C'est un conceptuel et on va faire ce qu'on appelle du chant ministériel. Alors, ah, ministériel. Alors, je me suis mis une note. Alors, je vous explique, en fait, c'est quand on va essayer d'alerter des ministres sur certains sujets.
Moi, j'en ai pris deux, à savoir, il y avait, parce qu'en fait, vous savez, il y avait la journée des droits de l'enfant dimanche dernier, demain, celle de lutte contre les violences faites aux femmes. Et là, vraiment, on est coincé entre les deux. Pas entre des enfants et entre des femmes, entre les deux journées. Donc, je me suis dit, on va alerter à ce sujet. Alors, je sais, vous allez me dire, oui, mais Nicole, tu ne fais pas plutôt, normalement, genre, une pétition, une tribune,
parce que ça a été fait et ça ne marche pas. Ça ne marche pas. À chaque fois, on voit, ils font des conventions, des colloques, des commissions, des missions flash, des missions d'études, des missions tout court, des missions, c'est-à-dire que les gens démissionnent parce que ça ne marche pas. Et en fait, c'est là où je me suis dit, OK, comment je vais faire pour alerter ces ministres qui sont vraiment très, très loin
de notre problématique ? Et en fait, c'est en regardant un reportage sur les baleines à bosse sur France 5 que là,
waouh ! J'ai eu un éclair puisque, en fait, les baleines à bosse, il faut savoir qu'elles, elles communiquent grâce à des champs
sur 3 000 kilomètres. Donc, ça fait 3 millions de mètres. Et je me dis, attendez, si les ministres qui sont à 10 000, si on veut les atteindre, le mieux, évidemment, c'est de faire du champ
de baleines. Voilà. Donc, c'est l'autre. Évidemment, c'est que... Parce que là, vous allez me dire, oui, mais Nicole, comment on va faire pour chanter tous ensemble le champ des baleines ? Et là, vous avez vu ce que je viens de faire ? J'ai dit, comment on va faire ? C'est-à-dire que je vous ai inclusé. Je vous ai inclus, pas inclusé, bien sûr. Je vous ai inclus, enfin, je vous ai les deux,
dans un truc qui, au départ, ne vous concerne pas, qui est chelou, auquel vous ne comprenez rien, ce qu'on appelle, dans le milieu des artistes, faire une Guillaume Meurice. Voilà. Évidemment,
ce qu'on va faire, c'est qu'on va écouter du chant de baleine. Si vous rejoignez le live de Blast à ce moment-là, s'il vous plaît, ne zappez pas, je sais que les chants de baleine, c'est pas... Mais ça va être court. Donc, je vous explique quand même juste avant. Le principe du chant de baleine, c'est que ce sont des successions de notes qui forment une phrase, et c'est la répétition des phrases qui forme un thème. Donc, on va écouter juste un thème de chant de baleine. Soyez, s'il vous plaît, tous très attentifs. Bobby, tu peux nous mettre le chant de baleine ?
Vas-y.
Et là ? Tu l'as ? Merci Bobby. Merci Bobby. Donc, normalement, vous avez tous dû entendre... Alors, je traduis pour ceux qui n'ont pas fait baleine LV2. Le son, ça fait... Et là, je vais pitié pour ma nièce qui doit être là. C'est pas grave, Léa. Personne ne sait qui tu es. Donc, ne t'inquiète pas. Si tu vois, on sort en même temps, tu marches devant et tu... Ou tu fais ça en l'enappelé. Alors, donc ça, ça c'était vraiment
pour la partie mélodie. Et maintenant, qu'est-ce qu'on va dire ? Alors, pour les paroles, j'ai fait, c'est très simple. Ça va faire, ça va faire.
Stop le blablabla. Stop le blablabla. Le choix de parole,
vous me direz. Non, parce qu'en fait, j'ai remarqué que sur la question de la protection de l'enfance et des femmes, en fait, il y a beaucoup quand même. Il y a de la communication, mais il n'y a pas toujours les actes.
Par exemple, là, on voit, grande cause nationale. Voilà, la lutte contre les violences faites aux femmes. Et j'ai l'impression que plus c'est cause nationale, plus les femmes, elles meurent. D'ailleurs, peut-être, ça se trouve, à ce moment-là, il y a peut-être des gens au ministère qui regardent Blast et qui se disent « Ah, putain ! Oh là là ! » Contre les violences faites aux femmes, c'est pas que les violences. Putain ! Eh, Roger, n'a oublié le pas, il ne faut pas taper ta femme. Oh là là, c'est con. Peut-être, peut-être, c'est ça. Non, et pour de vrai, voilà,
c'est vrai qu'on constate, il y a quand même comme ça une communication. Je vous donne un exemple parce que moi, il m'a bien énervée. En 2019, vous savez, il y a eu une grande campagne pour appeler, pour demander aux femmes, voilà, de dire vraiment si vous êtes dans des situations de violence, 4 millions d'euros. Et par contre, la rallonge qui a été faite au standard 39-19, c'était seulement 1 million et demi. C'est fait, voilà, comme il y avait beaucoup plus d'argent pour les affiches que pour les personnes pour décrocher, c'est ce qui fait qu'actuellement, il y a un coup de fil sur 4 qui ne peut pas être prise en charge par cette plateforme.
Donc quand du coup, il y a une personne 39-19 qui décroche, si c'est la quatrième femme, on fait « Ah non, non, non ! »
Non, c'est pas vraiment comme ça, mais voilà. Donc ça,
c'est pas très bien. C'est pour ça que moi, je voulais faire un chant ministériel. Alors, je vais vous dire à quel moment vous allez chanter le refrain. Moi, j'ai fait des petits couplets. Et regardez, c'est extrêmement clair comment j'ai écrit. Si j'arrive à me relire, tant mieux. Donc,
on va commencer par le... Je vais commencer, pardon, je vais faire le refrain, par le secrétaire d'État à l'enfance. Donc avant, c'était M. Taquet, maintenant, c'est Mme Cobell. Alors, ça va être... Voilà, ça reste conceptuel. Je suis désolée, je suis pas Frédéric Frommet. Attention, solo ! Alors que si t'es dans le département du Nord, eh ben, t'attends. Ouais, parce que ça, c'est vrai, en fait, si t'habites dans le département du Nord, t'es pas bien protégé. Et après,
vous venez avec moi.
Donc ça fait, stop le blablabla. Je sais pas. Attention, on y va. Tu es fort de baston. Alors, c'est vrai que pour la cause, il y a un peu plus... Il y en a qui se moquent. Prouvez la maison d'hébergement d'urgence pour pouvoir protéger toutes ces femmes avant qu'elles soient dans les journaux allongées. Alors, stop le blablabla. Vous êtes au top. Attention, on passe maintenant au ministre de l'Intérieur. Là, j'ai fait un couplet qui est plus court. Parce que sinon, je savais que si j'ouvrais la boîte de Pandore, on allait devoir faire un très long spectacle. Donc non. Donc, pour M. Darmanar, j'ai fait plus court. Attention, là, c'est vraiment juste dans le cadre de la loi Lopmi.
Donc, Gérard, si tu nous écoutes, enfin, tu nous regardes certainement, ce couplet, il est pour toi. C'est parti. Pour qu'il faudrait vous inspirer. Et voilà, je ne dis pas sur le reste, ça revend, enfin, voilà. Allez. Stop le blablabla. Dis une action. Pour régler ça, il faut juste des moyens. Au lieu de ça, tu peux classer ça ensuite. Tous les vieux dossiers. Quel... Les vieux dossiers, pas les vieux dossiers, sinon les gens de Marseille, ils ne vont pas comprendre.
Parce que le vieux, c'est un zizi, si vous n'avez pas compris. Mais non, c'est pas ça. Non, tous les vieux dossiers. Mais quel a menacé les juges et la profession ?
Stop le blablabla.
Et là, je sais, vous allez dire, et bien, on peut faire un dernier tout petit couplet. Par exemple, une première ministre et un président. Pour avoir des moyens, oui, il faut avoir de l'argent. Et pour avoir de l'argent, il faut trouver où il est énormément.
Ça tombe bien. Parce que nous, on sait que quand il y a des super profits, et on pourrait financer de quoi protéger les enfants, les femmes, tous les autres humains et faire ainsi un monde plus doux avec l'ensemble de ses sous. Merci à vous.
Fait-nous un beau salut. Fait-nous un beau salut de théâtre.
Allez.
En plus, j'adore saluer.
Attention, le salut de Nicole Ferroni. Je pensais que ça faisait partie de la chorégraphie. Wow. Cette belle... Oh, soyez un peu déçus. Faites un petit peu semblant. Merci beaucoup d'avoir été là. On s'est régalé à jouer devant vous. On va terminer, évidemment, comme on a commencé. En musique, s'il vous plaît, faites un maximum de bruit pour Frédéric Frommet. Bon, on va essayer de conclure sur une note joyeuse.
Vous connaissez Damien XVI ?
Si vous ne connaissez pas, ce n'est pas grave, il y a plein de chanteurs du même acabit, c'est-à-dire des chanteurs avec un vrai discours, un discours de fond que j'entends. Mais si vous les écoutez chanter,
ils ne sont pas déprimés. Ils sont comme ça, mystères. On va faire quelque chose comme eux. Vous verrez, il y a un refrain très facile à mémoriser que je vous invite que je vous invite à chanter avec nous. Comme ça, à la fin, nous pourrons procéder à un suicide collectif. De toute façon, on ne faut pas on va tous crever. C'est pas mal. Mieux faire. Imaginez que vous êtes au Bataclan, peuple de frotte, de chandelle.
François Marnier. Désolé de t'avoir viré, bah oui, c'est vrai. Merci, je voudrais rappeler tout le monde sur scène. Vous vous rejoignez sur scène, les amis. Eric Lagalek, Reda Seliki, Topic, venez, venez, venez, vous voulez faire la bagarre. Il y avait un Pablo Mirard. Merci beaucoup. Paloma Moritz, merci Paloma. On embrasse Salomé Sacquet qui nous regarde. Merci à Mathias Antoine pour le gros gros tas. Sophie Romilla qui a fait les sponsors. Merci à elle. Gaspard, toutes les équipes. L'exceptionnel Erwan Rodary qui a produit la soirée. Et on va en produire d'autres si vous êtes au rendez-vous. Bobby, Bobby, qui était à la technique au son. Merci.
Toute l'équipe technique du Café de la Danse, merci Loïc. Mathieu, toute l'équipe, ils ont été super. Merci beaucoup, beaucoup. Je crois que Paloma, tu voulais rajouter quelque chose ? Je crois que Paloma n'a pas terminé. Tu voulais dire un dernier mot ? Vas-y, vas-y.
Je suis là en relou qu'il y a toujours un truc à rajouter. Non, merci, merci. Merci mille fois à tous d'être là. J'ai entendu, on dirait Guillaume Meurice. Merci mille fois à tous d'être là. C'était juste pour vous dire que l'équipe de Blast se trouvera à l'accueil et Eric Lagadec aussi. Donc pour répondre à vos questions, si vous avez envie, pour prolonger les discussions et voilà. Et Pablo Mira aussi.
Vous pouvez retrouver Pablo Mira pour lui mettre des petites claques comme ça sur le... On t'aime, Pablo. On t'aime. Merci beaucoup. Si ça vous a plu, sachez que la deuxième de Tournée Générale sera ici même le 5 janvier prochain. Soyons rendez-vous. Merci beaucoup. Merci encore une fois à toutes les équipes. Vraiment, tout le monde a bossé comme des maboules et c'était génial. Merci à vous. Bonne fin du monde à toutes et à tous. Merci beaucoup.
Et merci à Guillaume Meurice quand même.
Merci à la prochaine. Chute, chute, chute,
on peut pas te faire de mal. Fais voir que t'as des poils un joueur qui part à voile.