Emmanuel Macron et Christiane Taubira divergent concernant les réparations pour l'esclavage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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« revenue sur l'abstention de la France lors du vote d'une résolution de l'ONU présentée par le Ghana reconnaissant l'esclavage comme le plus grave des crimes contre l'humanité le 25 mars dernier. »
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« La France ne l'a pas voté cette résolution. Mais de manière totalement assumée, je l'ai expliqué au président du Ghana. »
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« Parce qu'on a refusé la formulation explicitement hiérarchisant les crimes contre l'humanité. »
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« Le chemin vers les réparations semble donc encore long. »
Temps de parole
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Les réparations pour les siècles d'esclavage, un sujet qu'Emmanuel Macron ne veut pas ériger en priorité. Même si le président de la République a indiqué soutenir l'abrogation du code noir, il n'a pas annoncé de nouvelles mesures. L'éducation donc, pilier essentiel pour commencer à réparer. La recherche ensuite. Et puis pour continuer de réparer, il faut restituer. Jeudi 21 mai marquait les 25 ans de la loi Taubira qui reconnaît l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Pour l'occasion, Christiane Taubira, députée et rapporteuse de la loi à l'époque, ainsi que le président de la République Emmanuel Macron ont pris la parole.
Dans son discours, l'ex-garde des Sceaux n'a pas hésité à critiquer le service minimum dispensé par Emmanuel Macron. Elle est notamment revenue sur l'abstention de la France lors du vote d'une résolution de l'ONU présentée par le Ghana reconnaissant l'esclavage comme le plus grave des crimes contre l'humanité le 25 mars dernier. C'est une résolution votée donc par tous ces pays qui reconnaissent eux aussi l'inanité de la hiérarchie entre les crimes contre l'humanité. Ils savent qu'il n'est pas nécessaire de comparer pour convaincre.
Simplement, qu'en évoquant la mesure, la durée, le nombre de victimes, le bouleversement du monde, la rationalisation et l'organisation du premier système économique mondialisé, en rappelant les justifications doctrinales, raciales, racialistes et racistes, ils disent simplement,
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ils décrivent simplement l'histoire et la réalité. La France ne l'a pas voté cette résolution. Mais de manière totalement assumée, je l'ai expliqué au président du Ghana. Parce qu'on a refusé la formulation explicitement hiérarchisant les crimes contre l'humanité. Et je pense d'ailleurs que c'était pas une bonne démarche. Et d'ailleurs, ces crimes contre l'humanité sont eux-mêmes inséparables et j'ai toujours refusé toute hiérarchie. Nous devons avoir l'honnêteté de nous dire qu'on ne pourra jamais réparer ce crime totalement. Parce que c'est impossible. Ça nous dit que ce parcours de reconnaissance et de réparation nous devons accepter le fait qu'il n'y a pas de point final.
Le chemin vers les réparations semble donc encore long.
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