Identité ou souveraineté : qu'est-ce qui doit primer ? Le Débat Asselineau/Gentillet !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 42 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi faut-il sortir la France de l'Union Européenne pour sauver la France ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi, selon vous, le Frexit n'est pas une nécessité pour le monde ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
L'exemple de Georgia Meloni : a-t-elle réussi à bloquer l'immigration illégale ?
- 15:00FerméeÉludée
Est-ce que vous validez le fait que la Constitution française soit officiellement supérieure aux traités internationaux européens ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Le Brexit a-t-il produit les résultats attendus ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
Quelle est la bonne défense des agriculteurs face aux normes européennes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00François AsselineauFait
« « Nous avons un système qui est un système clos, comme on dit. C'est-à-dire que vous critiquez, mais on ne peut jamais sortir et on propose toujours une autre Europe. » »
- 4:00François AsselineauFait
« « Les traités se négocient à l'unanimité. Alors il ne suffit pas de dire, parce que je vois régulièrement des gens qui disent « Ah mais ça y est, il y a déjà la Pologne, la République tchèque qui sont d'accord avec nous ». Ils disent « Mais non, on s'en fiche. C'est pas la Pologne et la République tchèque. Il faut qu'il y ait 26 autres États qui soient d'accord avec la France pour changer les traités dans le sens favorable à la France ». » »
- 8:00Pierre GentilletPromesse
« « Nous avons la capacité, et c'était d'ailleurs notre programme à la fois en 2022, un peu en 2024, même si c'est un pouvoir présidentiel pour moi, d'imposer un référendum sur cette question-là. » »
- 12:00François AsselineauFait
« « L'Union européenne assure l'absence de contrôle aux frontières intérieures. Donc on est dans ce qu'on appelle l'espace Schengen. » »
- 14:00François AsselineauChiffre
« « La politique migratoire de l'Union européenne, dont je rappelle que depuis le traité d'Amsterdam, c'est une compétence européenne, ce n'est plus une compétence française de se fixer la politique migratoire. L'objectif, c'est plus 4 millions de migrants légaux par an. » »
- 16:00François AsselineauFait
« « La Constitution française ? Oui. Trouvez-moi dans la Constitution un article qui dit les traités ne s'imposent pas à la Constitution. » »
- 18:00Pierre GentilletFait
« « La Constitution, la Constitution... D'abord, la Constitution, théoriquement, il y a des gens qui expliquent, c'est d'ailleurs la position officielle du gouvernement, qu'on ne peut pas faire de référendum sur l'immigration. » »
- 20:00François AsselineauFait
« « Le Brexit n'a pas produit tous ses effets. Nigel Farage le dit très très bien, d'ailleurs, dont le parti est en poupe puisqu'il va sans doute dépasser le parti conservateur. » »
- 22:00François AsselineauFait
« « La City londonienne est redevenue la première place financière en Europe et très largement devant la place de Paris. » »
- 7:30AsselineauFait
« La modification des traités qui s'est faite à l'unanimité peut se refaire à l'unanimité. »
- 9:30AsselineauFait
« On nous a mariés de force avec des États dont les intérêts fondamentaux nationaux sont opposés au nôtre. »
- 12:30GentilletFait
« Ce qui a changé par l'unanimité peut changer demain. »
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Matinale Toxin, 7h30, 9h30, à la volée. Et à la volée, je suis donc très heureuse de recevoir mes deux débatteurs qui ont accepté de venir et en studio en plus pour parler du Frexit. Faut-il vraiment sortir l'Union Européenne, euh, la France de l'Union Européenne plutôt ?
François Asselineau, bonjour. Bonjour Clément Soudiakova. Et merci beaucoup d'être avec nous.
Et bonjour à tous vos auditeurs. Il est encore temps peut-être de leur présenter tous mes voeux pour 2025. Oui, on peut toujours.
Bonjour, président de l'Union Populaire et Républicaine, évidemment. Bonjour Pierre Gentillet. Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes avocat au barreau de Paris. Hop, je rapproche un peu le micro.
Encien, enfin, candidat IRN dans la troisième circonscription du Cher pour les législatives de 2024. Alors je vais vous donner d'abord un petit temps d'introduction à chacun sur vos positions. Et ensuite je vous propose qu'on ouvre le débat.
Pourquoi faut-il sortir la France de l'Union Européenne pour sauver la France ? François Asselineau va commencer par vous. Alors vos auditeurs ne vont pas découvrir que je propose depuis 18 ans bientôt de sortir de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN.
Ce qu'on n'appelait pas tout à fait à l'époque encore le Frexit. Et je l'ai fait pourquoi ? Parce que j'ai découvert dans ma vie professionnelle puis politique qu'en France, il n'y avait pas de parti politique qui proposait ce qui est une évidence.
C'est que lorsque quelque chose ne marche pas, on en sort. C'est d'ailleurs ce qu'avait dit le De Gaulle à Perfit. Quand on est couillonné, disait-il, on dit je suis couillonné et je m'en vais.
Et en fait, j'avais découvert, et c'est toujours vrai, que nous avons un système qui est un système clos, comme on dit. C'est-à-dire que vous critiquez, mais on ne peut jamais sortir et on propose toujours une autre Europe. Et ça fait depuis les débuts, depuis 1957, au moment du traité de Rome, Pierre Mendes-France avait dit justement qu'il fallait une autre Europe.
Alors je me suis amusé, j'ai fait beaucoup de vidéos, tout le monde pourra aller voir ça. D'année en année, chaque élection, depuis maintenant 68 ans quand même, le traité de Rome, il y en a des gens qui nous proposent de changer l'Europe. Et ceci part d'un principe fondamental, c'est que les gens ne connaissent pas l'histoire de la construction européenne et ne connaissent pas aussi le fonctionnement de l'Union européenne, ni la façon dont ça se passe.
Changer l'Europe, il y a des gens qui font, qui disent, tiens, il faudrait changer l'Europe pour avoir quelque chose qui soit conforme aux intérêts de la France. Mais ça part du principe qu'ils ne comprennent pas comment ça fonctionne. C'est-à-dire que les traités, c'est une sédimentation de confrontation depuis 1957 entre un nombre croissant de pays aux intérêts divergents.
Et donc ce sont des compromis. On va de compromis en compromis. C'est un millefeuille avec des compromis.
Et donc il est évident qu'on est obligé de céder sur un certain nombre d'intérêts nationaux et que ceci s'aggrave, d'autant plus d'ailleurs qu'au sein même de l'Europe, vous avez des pays du sud de l'Europe qui sont des pays de tradition catholique romaine, qui sont des pays de dogme, des pays qui aiment l'idéologie. Donc c'est une espèce dont on est tombé amoureux en France de la construction européenne comme une espèce de téléologie. C'est-à-dire quelque chose dont le bonheur va arriver, alors qu'on est beaucoup plus pragmatique quand on monte dans les latitudes.
Quand on est en Europe du Nord, on a des gens beaucoup plus pragmatiques. Ce sont d'ailleurs des gens qui ont inventé le protestantisme, c'est-à-dire un retour au texte d'origine. Et donc on a affaire au pragmatisme d'autres peuples.
Et donc dans les négociations, les Français et les Italiens ont souvent accepté de brader leurs intérêts nationaux pour cette idée généreuse. Et on ne peut pas revenir derrière. Donc l'idée selon laquelle on va changer d'Europe, ça voudrait dire qu'il faudrait que l'ensemble des autres pays d'Europe acceptent de céder des avantages qu'ils ont acquis depuis 60 et quelques années.
Voilà. Donc ça ne marche pas. Alors par ailleurs, et vous le savez, mais je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne le savent pas encore forcément, c'est que les traités se négocient à l'unanimité.
Alors il ne suffit pas de dire, parce que je vois régulièrement des gens qui disent « Ah mais ça y est, il y a déjà la Pologne, la République tchèque qui sont d'accord avec nous ». Ils disent « Mais non, on s'en fiche. C'est pas la Pologne et la République tchèque.
Il faut qu'il y ait 26 autres États qui soient d'accord avec la France pour changer les traités dans le sens favorable à la France ». — Donc infaisable. — Infaisable.
Alors le problème, c'est que comme c'est infaisable, eh bien on a à chaque élection des partis politiques – et là, je pense qu'il y a une responsabilité vraiment très grave – des partis politiques qui sont prétendument défenseurs de la souveraineté nationale et qui ont accepté progressivement d'entrer dans ce jeu de l'Europe amendable. Voilà. C'est-à-dire l'Europe qui va un jour...
On va pouvoir la faire évoluer. Et il y a des gens qui vont expliquer « Mais non, mais regardez, vous avez la Hongrie, vous avez Orban, vous avez ci, vous avez... » — Mélanie. — Mélanie.
On va en parler justement, parce que ce sont des exemples qui sont d'abord complètement truqués. On pourra en parler. C'est comme par exemple la fameuse lutte contre les migrants de Mme Mélanie.
En fait, vous savez que le nombre de migrants augmente en Italie. — Je pense qu'on va rentrer détail par détail sur cette question-là. C'est juste une introduction générale.
Voilà. Donc on a vraiment ce genre de choses. C'est-à-dire qu'on prend des exemples que les Français ne connaissent pas bien.
On leur cite comme ça à la volée Orban. Mais j'espère qu'on va parler de la politique de Orban. J'espère qu'on va parler de la politique de Mélanie.
J'espère qu'on va parler de la politique énergétique de l'Espagne et de l'Italie. Parce qu'on nous dit « Regardez, l'Espagne est sortie du marché. » Mais tout ça, ce sont des exemples qui, lorsqu'on les creuse un tout petit peu, montrent que c'est absolument inapplicable à la France et que ça ne prouve strictement rien.
Voilà. Donc face à...
Si vous voulez, moi, j'ai créé un parti qui s'inscrit dans une grande tradition française, une double tradition française. La première, c'est la volonté d'un peuple d'être indépendant et souverain. Le peuple français, ça veut dire le peuple libre, étymologiquement.
Et deuxièmement, une grande tradition française aussi, de clarté d'exposition. Comme disait Nicolas Boileau, « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». Donc moi, j'ai créé un parti qui rompt en visière, qui rompt définitivement avec tout le discours pseudo-scientifico, etc., qui en fait enfument les Français pour leur faire avaler ce qu'ils ne veulent pas.
C'est compris. Vous avez eu cinq minutes, c'est parfait. Pierre Gentillet, pourquoi, selon vous, le Frexit n'est pas une nécessité pour le monde ?
Vous allez peut-être éclaircir votre positionnement. Ou même, faut-il rester pour des raisons d'intérêt de la France dans l'Union européenne d'aujourd'hui ? Alors, je vais essayer de reprendre un petit peu ce qui a été dit et aussi de donner ma position.
Déjà, vous remercier pour ce débat, puisqu'en fait, c'est un débat qu'on retrouve assez régulièrement. C'est une opposition qui, on va le voir, est à la fois autant une opposition, je pense, stratégique, mais aussi une opposition de fond, puisqu'il y a des différences de fond entre les idées de M. Asselineau et les idées qui sont les miennes et les idées du Rassemblement national.
Mais il y a aussi une différence stratégique, et on voit sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, aujourd'hui, X, des débats sur ces questions entre identité, entre souveraineté, etc. Et au fond, à ma connaissance, je crois qu'hormis peut-être un débat que vous avez eu avec Éric Zemmour il y a quelques années, il n'y a pas vraiment de débat public sur ces questions. Moi, ma position est la suivante.
Je raisonne. Ma question, ce n'est pas exclusivement pourquoi faut-il quitter l'Union Européenne, ce serait pourquoi faut-il quitter l'Union Européenne. Et ça pose la question de l'essence du combat.
La politique, c'est l'art de la priorité, l'art de définir les priorités. La priorité pour M. Asselineau, c'est la question de la souveraineté.
Ma priorité et notre priorité, c'est la question de l'identité française. C'est de ce que devient ce peuple, de ce que devient le peuple français. Mais on peut décliner ça aussi, bien évidemment, au niveau européen, de ce que devient le peuple allemand, de ce qu'est devenu malheureusement le peuple britannique.
Parce qu'on a parlé de Mélanie, mais j'imagine qu'on parlera aussi des 5 ans du Brexit, puisque cela fait 5 ans que le Royaume-Uni, que l'État anglais est souverain. Et on en voit les résultats sur le plan migratoire. J'espère que ça aussi, on aura le plus de revenir.
Il faut qu'on rentre dans tous ces sujets. Bien sûr, mais je sais qu'on a le temps pour tout ça, et mon propos est préliminaire. Ce que je veux simplement dire, c'est quel est l'enjeu, quelle est la priorité pour moi ?
Pour moi, la priorité, ce n'est pas que l'État français se souvra. C'est avant tout que le peuple français se souvra. À quoi nous sert-il demain d'avoir un État français si le peuple français n'existe plus ?
C'est le cœur du débat. C'est le cœur du sujet. Et moi, je pense qu'aujourd'hui, tant au niveau de l'Union européenne, tant au niveau de ces traités, qui ne sont pas le bloc d'airain qu'on veut faire croire, qu'au niveau français, parce qu'on veut nous faire croire que le droit européen est supérieur au droit français, c'est partiellement vrai, partiellement vrai.
Et tout est dans cela. En réalité, nous avons les outils juridiques, nous avons la capacité française, nous avons les outils pour faire en sorte, sur le point qui me semble l'urgence, la priorité de tout, c'est-à-dire la question migratoire, de retrouver notre souveraineté, de supprimer le droit du sol, de faire en sorte que le regroupement familial soit considérablement restreint. Pour ma part, je souhaite même qu'il soit complètement aboli.
Vous voyez, nous avons cette capacité-là au sein de notre droit français. L'Union européenne, c'est l'Empire du droit. C'est l'Empire du droit grâce aux traités depuis 1957 qui se sont étalés, qui se sont déclinés, et vous l'avez vu, qui ont évolué.
La situation d'aujourd'hui n'est pas la situation de 1957. Ce qui a été fait dans un sens peut tout à fait être fait dans l'autre. Donc, mon propos liminaire, volontairement, je ne suis pas pour l'instant encore technique, mais mon propos liminaire s'attache à dire ceci.
Pourquoi voulez-vous être souverain ? Moi, la raison qui m'importe, c'est que le peuple français, demain, se maintienne sur le sol de ses ancêtres. C'est ça le cœur, c'est ça le moteur de mon engagement.
La souveraineté, ce n'est pas une fin en soi. La souveraineté, c'est un moyen. Ceux qui font d'un moyen leur fin tournent en rond.
Posez-vous la question, pourquoi voulez-vous être souverain ? Moi, je le sais, pour faire en sorte que notre peuple reste demain ce qu'il a toujours été, c'est-à-dire un peuple majoritaire sur le sol de ses ancêtres. C'est ça le moteur de l'engagement.
Et je pense qu'aujourd'hui, l'urgence, mais vraiment, c'est ça que je veux dire aujourd'hui aux gens qui vous écoutent, aux gens qui vous suivent, c'est l'urgence aujourd'hui. Celle sur laquelle nous ne pourrons pas revenir demain. C'est cette question migratoire.
Le peuple français préexistait à l'État, n'en déplaise à Emmanuel Todd. Demain, il est possible qu'il y ait encore un État français, mais qu'il n'y ait plus de peuple français. L'urgence, elle est là.
Et c'est parce qu'il y a une urgence que je pense qu'il faut agir sur ce point et que nous avons la capacité et pas de nous perdre dans des débats. Ces débats sur le Frexit appartiennent aux années 90-2000, parce qu'aujourd'hui, il y a urgence. Alors, merci beaucoup.
D'abord, vous avez eu tous les deux à peu près le même temps de présentation. Je vais quand même surveiller. Et je vous propose justement qu'on rentre un peu dans les détails.
Vous avez parlé de la question migratoire en considérant qu'elle est essentielle. Je vous propose de commencer avec, évidemment, l'exemple de Georgia Meloni, au sein de l'Union européenne, qui est annoncée par les médias comme ayant très bien réussi à tirer les marrons du feu sur la question migratoire et à bloquer l'immigration, en tout cas à bloquer grandement l'immigration illégale. Alors, sur ce sujet, je préférais entendre d'abord Pierre Gentillet et ensuite François Asselineau, si ça vous va.
Allez-y, Pierre Gentillet. Écoutez, l'Italie est un cas particulier. Chaque pays de l'Union européenne, d'autre manière, est un cas particulier.
Mais on peut observer plusieurs choses. Déjà, premièrement, Georgia Meloni, si elle n'a pas fait diminuer l'immigration légale, a drastiquement fait diminuer les entrées illégales. Ça, c'est un fait par des accords et notamment, effectivement, des accords avec l'Albanie pour externaliser un certain nombre de demandes d'asile en particulier.
En outre, moi, si vous voulez, Georgia Meloni, ce n'est pas mon modèle absolu. Elle a une politique qui est propre à l'Italie. Elle a des contraintes économiques, notamment, qui sont propres à l'Italie.
Mais il est vrai, et vous l'avez peut-être remarqué, l'Italie de Georgia Meloni n'est pas exactement dans le même ensemble européen que le Rassemblement national. Mais peu importe. Les entrées légales en Italie sont trop hautes.
Simplement, ce qu'on oublie de dire, c'est que l'Italie, à la différence de la France, à la différence de l'Angleterre, à la différence de l'Allemagne, n'est pas un pays de destination. Elle est essentiellement un pays de transit. Ce qui veut dire que les entrées légales, qui sont considérables sur l'Italie, sont des voies de passage.
Pour une partie, évidemment, qui a de l'arrivée, et notamment dans le nord de l'Italie, il suffit d'aller à Milan pour le constater et voir tous les problèmes liés à l'immigration. Et ça, c'est important de le dire. C'est-à-dire que le cas italien, un, sur la question des entrées légales, on a vu que c'était possible d'agir.
Et deuxièmement, effectivement, sur les entrées légales, bien sûr, mais ça, c'est une question aussi de volonté politique. Vous savez, Georgia Meloni, le système italien, c'est aussi des institutions nationales dont il faut parler là, le système italien, c'est un système de coalition. Nous, en France, on a la chance d'avoir un scrutin majoritaire qui, normalement, doit dégager une majorité, et qui fait qu'on a peu à compromettre.
Là, ici, Georgia Meloni, elle est dans une alliance où il y a tous les acteurs qui ne sont pas tout à fait de la même sensibilité qu'elle. Voilà pourquoi la transposition n'est pas possible. C'est-à-dire que si on était avec un système institutionnel, l'essentiel de notre débat ici, c'est de faire la transposition avec la France.
C'est ça ce qui nous intéresse. Eh bien, le système institutionnel italien est un système de compromis. Le système tel qu'il avait été bâti par le général de Gaulle en 1958, et surtout en 1962, après son fameux référendum, n'est pas un système de compromis.
C'est un système qui fait primer la décision politique et qui donne, normalement, une majorité large pour gouverner, pour agir efficacement à travers le Parlement et à travers les décisions du président de la République. Ce n'est pas un système présidentiel, le système italien. Pour conclure sur Giorgia Méloni, ici, justement, utiliser ce modèle, on va dire, cet exemple, pour le rapporter à la France, ce que vous voulez dire, c'est que si une Mélonie française, un politique à la Mélonie en France, pourrait véritablement avoir des effets importants dans l'Union européenne, tel qu'elle est aujourd'hui, sans même modifier l'Union européenne.
Avec des grosses nuances, en particulier sur les questions économiques, je pense que ce qui ruine, ce qui détruit la droite et ce qui détruit le camp national depuis longtemps, c'est la perversion des idées libérales, et en particulier, on l'a vu d'ailleurs au Royaume-Uni, avec le Parti conservateur qui n'a fait que trahir les catégories populaires et le peuple britannique, puisqu'on fait primer l'impératif de marché, on fait primer la concurrence déloyale, l'arrivée de migrants pour faire pression sur les salaires, sur l'identité nationale. Voilà, ça c'est vraiment un problème qui est interpris. Bien sûr, bien sûr.
Allez, François Asselineau sur Gérardia Mélonie. Je voudrais revenir quand même sur un débat esquissé par M. Gentilien, qui avait évoqué un débat que j'avais eu jadis avec Éric Zemmour, qui était à l'heure d'ailleurs qui avait été truqué, puisqu'il était le maître des horloges, il m'avait empêché de répondre à ses dernières objections.
M. Zemmour, mais je crois que vous êtes au RN, vous n'êtes pas chez M. Zemmour, enfin c'est à peu près pareil.
M. Zemmour et maintenant donc le RN me disent qu'il faut faire prévaloir l'identité à la souveraineté. Mais c'est ce mot qui lui montre.
La souveraineté, ça veut dire quoi ? C'est pas quelque chose, c'est pas un concept théorique. La souveraineté, ça veut dire que c'est vous qui décidez.
À partir du moment où vous êtes dans l'Union européenne, vous ne décidez plus. On est décidé pour vous. C'est ça le problème.
C'est-à-dire qu'actuellement, nous sommes dans un système avec trois articles des traités européens, l'article 67, 77 et 78 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, qui assure, le texte même est extraordinaire, c'est que l'Union européenne assure l'absence de contrôle aux frontières intérieures. Donc on est dans ce qu'on appelle l'espace Schengen. Et donc tout ce qui arrive en Italie, en Espagne, etc., peut venir en France, dans la mesure notamment où la France a des prestations sociales qui sont plus généreuses que beaucoup d'autres pays.
Bon. Et ça, à partir du moment où vous restez dans l'Union européenne, vous ne pouvez pas sortir de ça, sauf à faire ce qu'avait d'ailleurs esquissé M. Barnier.
Je rappelle que Barnier avait fait scandale, vous vous rappelez peut-être, en 2021, au moment où il briguait l'investiture des Républicains. Et il était quand même bien placé pour le savoir. Il avait été commissaire européen, commissaire chargé de négocier le Brexit, ministre des Affaires étrangères, ministre des Affaires européennes, je connais quand même un peu Barnier.
Il avait fait scandale en disant qu'on ne pourra pas régler les problèmes migratoires en France sans sortir de ces articles que je viens de citer des traités européens. Voilà. Et M.
Gentillet, comme d'ailleurs M. Zemmour, comme le RN, nous explique que pas du tout, on va pouvoir le faire. Mais moi, j'aimerais qu'on m'explique comment on le fait.
Alors, s'agissant de Mélanie, s'agissant de Mélanie...
Oui, je voudrais terminer aussi au sujet de l'identité. Il se trouve, je me permets d'attirer l'attention de tous les auditeurs, que l'Union populaire républicaine, le parti que j'ai créé, que je préside, est le seul parti politique français à proposer un changement de la Constitution française, en ajoutant que la France est une République laïque, en ajoutant le mot « est de tradition chrétienne ». Et si on le fait, c'est justement pour pouvoir maintenir cette identité chrétienne, parce que les Français sont sensibles à deux identités qui les constituent.
Les Français sont profondément favorables à une République laïque, parce que les Français considèrent que chacun a le droit d'avoir la religion de son choix ou de ne pas en avoir, dans son fort intérieur. et donc ça, je crois que c'est Tchernac qui...
Mais également, les Français sont aussi très attentifs à avoir cette tradition qui a fait la France depuis 1500. — Alors, l'on s'en met le nom. — Non, mais j'insiste, parce que M.
Zemmour ou Mme Le Pen, dans leurs programmes respectifs, n'ont pas du tout proposé d'inscrire ce que je propose dans la Constitution. Donc qu'on ne vienne pas nous donner à nous des leçons d'identité. — Après, est-ce que c'est une ligne de la Constitution qui va changer vraiment la suppression des droits du Seul ?
Est-ce que vous êtes pour la suppression des droits du Seul ? Parce que c'est quand même ça qu'on parle. — Non, non, non, non.
Attendez, déjà, il y a ça. — Allez, Mélanie, puis réponse... — Alors, s'agissant, par exemple, du regroupement familial, vous savez que c'est une obligation européenne, le regroupement familial.
Ça a été créé en France par Giscard, mais maintenant, c'est une contrainte européenne. Donc l'idée qu'on va revenir, comme le disait M. Gentillet, sur le regroupement familial, s'oppose justement à notre appartenance à l'Union européenne.
C'est encore un deuxième point. S'agissant de Mélanie, c'est une ardac. C'est une ardac. — Pourquoi c'est une ardac ? — Eh bien, par exemple, il faut revenir aux chiffres.
Mme Mélanie...
Alors, les derniers chiffres dont je dispose, il y en a peut-être des plus récents, mais c'est les chiffres qui vont du 1er janvier à la fin août 2024. Il y a eu effectivement moins 65% d'immigrés illégaux. Alors, les journaux ont titré « Mélanie réduit drastiquement l'immigration ».
C'est un mensonge. Elle a réduit drastiquement l'immigration illégale. Illégale, de moins 65%. — Oui, c'est déjà intéressant. — Oui, mais au même moment, l'immigration légale a augmenté plus que la diminution.
Il y a eu très exactement moins 77 000 migrants illégaux sur cette période que je viens de dire en Italie et plus 100 000 migrants légaux. C'est-à-dire qu'en fait, le nombre d'immigrants avec Mme Mélanie a augmenté par rapport à son prédécesseur. — Quelle est la qualité des migrants légaux ?
Est-ce que c'est les cerveaux qui arrivent pour travailler ? — Non, mais attendez, là, on change de sujet. — Non, mais c'est pas... — Non, mais M.
Gentillet nous explique que c'est un problème d'identité. Alors maintenant, vous parlez du cerveau, c'est autre chose. Moi, ce que je vois, c'est que Mme Mélanie, en fait, elle arnaque la population.
Et d'ailleurs, je constate que ce que je dis là, j'ai vu que Mme Marion Maréchal s'était enflammée en disant « Regardez les succès de Mélanie ». Non. Allez donc en Italie, vous verrez qu'en fait, c'est une simple transposition.
Mme Mélanie, elle augmente le nombre de migrants légaux. Des migrants illégaux, on leur donne des papiers, ils deviennent des migrants légaux. C'est aussi simple que ça.
Donc c'est vraiment se moquer du monde. Et puis il y a quelque chose aussi sur quoi je voudrais insister, parce que jamais je n'entends, moi, le Rassemblement national, Zemmour, Mme Marion, etc., c'est la politique officielle de l'Union européenne en matière migratoire.
Mme Ilva Johansson, qui était commissaire européenne suédoise, avait dévoilé le poteau rose il y a un an et demi et ça a été confirmé depuis là. La politique migratoire de l'Union européenne, dont je rappelle que depuis le traité d'Amsterdam, c'est une compétence européenne, ce n'est plus une compétence française de se fixer la politique migratoire. L'objectif, c'est plus 4 millions de migrants légaux par an.
Alors là, l'Union européenne fait du mélanisme, c'est-à-dire qu'officiellement, pour plaire aux opinions publiques, l'Union européenne dit on va lutter contre l'immigration illégale avec Frontex, etc. Mais au même moment, c'est comme Pénélope dans l'Odyssée qui défait la nuit, ce qu'elle fait le jour, au même moment, l'Union européenne dit on a besoin d'une immigration légale parce que sinon, on a des problèmes de main-d'oeuvre et donc on va augmenter de 4 millions par an le nombre de migrants. Et Mme Meloni, elle applique cette politique.
Elle est la réponse de Pierre Gentier. Oui, alors je vais répondre sur le regroupement familial. Tout d'abord, pour vous dire qu'effectivement, il y a une directive européenne, je crois de mémoire que c'est une directive de 2003 qui effectivement a mis dans le droit européen, dans l'étage conventionnel, cette question du regroupement familial qui avait été posée au préalable, malheureusement, par la légitimation distincte.
C'est à la fois au niveau européen et au niveau national. Chez nous, ça avait commencé au niveau national. Bien sûr, mais la question, c'est pas de savoir si c'est dans le droit européen, on fait rien.
Je vous explique, et c'est ce que j'ai expliqué au départ, et je n'ai pas eu de réponse d'ailleurs sur ce point, que nous avons la capacité, et c'était d'ailleurs notre programme à la fois en 2022, un peu en 2024, même si c'est un pouvoir présidentiel pour moi, d'imposer un référendum sur cette question-là. Parce que précisément, la manière de contrer une directive, de contrer le droit européen, c'est de passer par le niveau constitutionnel. Nous avons la capacité, que ce soit par le référendum de l'article 11 ou par une modification constitutionnelle de l'article 89 par congrès ou par voie de référendum, d'inscrire dans la constitution des dispositions qui certes sont en contradiction avec le droit de l'Union européenne, mais la contradiction en droit est surmontée là où le politique a plus de mal à la surmonter.
Quand il y a une contradiction entre le niveau européen et le niveau constitutionnel, c'est le niveau constitutionnel qui prime. Donc quand on dit, et ça on l'entend trop souvent, que le droit européen est supérieur au droit national, je le dis ici devant vous, c'est faux. C'est faux puisque cela fait fi de l'étage le plus important, c'est l'étage constitutionnel.
Le droit européen est supérieur à nos lois, le droit européen est supérieur à nos décrets, le droit européen est supérieur à nos circulaires, c'est entendu. Mais le droit européen n'est pas supérieur au droit constitutionnel. C'est la raison pour laquelle quand M.
Asselineau dit qu'on ne peut rien faire, moi je ne suis pas d'accord. Et la raison pour laquelle je veux passer par référendum aujourd'hui et qui plus est sur cette question migratoire, parce que je l'ai dit, je pense qu'il y a urgence et c'est au regard de cette urgence que je raisonne. Donc demain, effectivement, si un parti authentiquement national, comme je le crois, le Rassemblement national arrivait aux responsabilités, il devrait utiliser de préférence l'article 11 de la constitution, modifier celle-ci et inscrire notamment la fin du regroupement. familial et la suppression du droit du sol.
Et en pareil cas, demain, devant les juges, c'est la disposition constitutionnelle qui brimera. Donc vous voyez, je vous démontre ici, et j'aimerais qu'on réponde à cette démonstration, que nous avons la capacité sur ce sujet d'urgence, parce que je le dis demain, j'espère qu'on parlera du brécit après, nous avons la capacité de retrouver cette souveraineté essentielle au sens de l'essence de notre peuple. Alors, sur cette supériorité, allez-y, bien sûr.
C'est une casuistique, je pense que ça va très très au-dessus de la tête des auditeurs. Bien sûr que la France, elle peut taper du poing sur la table, ça je n'ai jamais dit le contraire, mais ça c'est du Mélenchon, ça. C'est d'ailleurs ce qui est tout à fait extraordinaire, c'est qu'en règle générale, quand je débats, quand les gens veulent bien débattre avec moi, on veut me faire passer pour quelqu'un d'extrémiste qui voudrait sortir de l'Union européenne, ça ne serait pas raisonnable et c'est ça.
C'est pas ce qu'en fait. Non, non, attendez, mais très rapidement, on s'aperçoit que moi, je suis très respectueux du droit, je veux que la France sorte de l'Union européenne conformément à toutes les règles de droit et notamment l'article 50 du traité qui prévoit de sortir de l'Union européenne, alors que je tombe sur des opposants, que ce soit le RN, que ce soit...
Mais là, on perd un peu le fil. Non, non, non, on y est en plein. C'est qu'on a affaire à des gens qui m'expliquent qu'on va entrer dans un bras de fer parce que, bien sûr, que la France peut refuser le droit, le règlement familial...
Est-ce que vous validez le fait que la Constitution française soit officiellement, dans les textes, supérieur aux traités internationaux européens ? Écoutez, les traités s'imposent aux lois françaises. Ça, c'est absolument dans la Constitution.
D'ailleurs, le président de la République, il est le garant du respect des traités. C'est l'article 5. Donc, l'idée que le président de la République doit respecter les traités.
Pacta sunt servanda, c'est du droit romain. Et moi, si on fait ce que propose M. Gentillet, il se passera quoi ?
Il se passera que la Commission européenne défèrera la France devant la Cour de justice de l'Union Européenne. Ce qu'elle a fait avec l'Hongrie. Ce qu'elle a fait avec l'Hongrie, ce qu'elle a fait à de nombreux égards.
Et donc, nous serons condamnés pour non-respect des directives européennes. Et donc, à ce moment-là, alors ça, c'est du Mélenchon, les gens dirent et alors on maintiendra quand même. Alors, très bien, mais ça veut dire qu'on entre en choc frontal avec nos partenaires européens.
Mais à ce moment-là, si vous le respectez, moi, je suis de ceux qui pensent que lorsque l'on est dans un jeu dont on ne veut plus respecter...
Attendez, quand on est dans un jeu dont on ne veut plus respecter les règles, on sort du jeu. Ça, c'est une question qui se pose. Sinon, on est parti pour s'opposer de façon conflictuelle avec nos voisins.
Moi, je ne veux pas de conflit avec nos voisins. On a toujours des conflits avec nos voisins. Ça, ça n'existe pas.
Non, mais je vais vous poser, Pierre Gentil, mais juste pour clarifier le propos. Est-ce que vous êtes d'accord ou pas sur le fait que, selon vous, les traités européens sont supérieurs dans la hiérarchie des normes à la Constitution ou pas ? C'est supérieur à nos lois.
Oui, donc pas à la Constitution. Mais la Constitution, ça ne veut rien dire. La Constitution, la Constitution...
D'abord, la Constitution, théoriquement, il y a des gens qui expliquent, c'est d'ailleurs la position officielle du gouvernement, qu'on ne peut pas faire de référendum sur l'immigration. Mais admettons qu'on le fasse. Admettons qu'on le fasse.
On arrive dans le système de loi. Vous avez les traités qui s'imposent à la France. Pas par-dessus la Constitution.
Non, mais ce n'est pas marqué. Il n'y a pas marqué. Trouvez-moi dans la Constitution quelque chose qui dit...
La Constitution française ? Oui. Trouvez-moi dans la Constitution un article qui dit les traités ne s'imposent pas à la Constitution.
Il y a marqué. Aucun problème. Il y a marqué.
Il y a marqué. Il y a marqué. Il y a marqué à Victor Orban et il a été redégué.
C'est le Conseil constitutionnel lui-même. C'est le Conseil d'État. C'est la Cour de cassation.
Toutes nos juridictions et notamment celles, je viens de la citer, le Conseil constitutionnel décision 2004-496-DC qui indique d'ailleurs clairement...
Là, on parlait d'une directive sur le gouvernement féminin, une directive européenne. Dans cette décision, je le redis, 2004-496-DC, décision de jurisprudence constante que la norme constitutionnelle s'impose, y compris cette écrite contre dite directive. Si cette norme constitutionnelle, elle est écrite, elle est stipulée, pas des principes vagues.
Donc bien évidemment que la Constitution là-dessus est primée. Et c'est pour ça que vous n'allez pas jusqu'au bout. Vous nous parlez des lois, vous ne nous parlez pas, vous ne nous parlez pas de l'opérité.
Donc jusque-là, vous n'avez pas...
Attendez, je termine mon propre, je vous laisserai terminer. Moi aussi j'ai encore une question pour vous, Pierre-Jolot. Jusque-là, vous n'avez pas invalidé mon hypothèse selon laquelle, effectivement, demain, si nous faisons passer dans la Constitution une disposition contre le gouvernement féminin, celle-ci s'appliquera.
Vous dites que la scolaure du CIS de l'Union européenne vous nous condamnez. Vous avez raison. Vous oubliez juste une petite chose.
Oui, mais attendez, je sais qu'on pourra répondre sur autre chose, mais je vais me faire condamner par l'Union européenne. Mais on va se faire condamner. Mais très bien.
Et alors, qu'est-ce qui va se passer ? Il va se passer comme la Hongrie avec une astreinte. Il y a une petite différence entre nous et la Hongrie, voyez-vous.
C'est que nous, on est contributeurs nets. Et que quand, effectivement, il n'y a pas longtemps, l'Union européenne a prélevé l'amende de plusieurs centaines de millions sur les dotations qu'elle envoie à la Hongrie, parce qu'elle n'est pas bénéficiaire net, nous, on n'est plus dans les années 90-2000. D'accord ?
Aujourd'hui, il y a l'Italie avec Georgia Melloni, il y a la Suède, il y a le Danemark, peut-être demain l'Allemagne, il y a des élections dans un mois. Il y a la Hongrie. Donc, ça, c'est faire fi des réalités politiques de ce qui se passe actuellement dans l'Europe.
Donc, vous voyez, tant sur un plan politique que sur un plan juridique, j'attends la contradiction. Alors, juste, je pose une question, mais c'est sans réponse, c'est juste parce que c'est quelque chose que j'aimerais bien qu'on y arrive dans les conclusions de vous deux. Je vous donne une réponse.
Je vais vous la donner dans une seconde. Pourquoi vouloir rester dans une Union européenne qui va s'opposer, vous l'avez dit vous-même, aux décisions que vous allez prendre à travers le changement de la Constitution ? Mais en fait, vous savez, encore une fois, le droit, c'est une hiérarchie.
Non, non, non, mais le droit, c'est une hiérarchie, d'accord ? Une hiérarchie des normes. Je ne veux pas faire un cours de droit, mais il y a la Constitution, les traités, la loi, les décrets, etc.
Il y a actuellement dans notre droit, là maintenant, nous parlons des contradictions entre des décrets et des lois, entre des lois et des traités. Et ce sont les juges qui les relèvent. Donc, le fait qu'il y ait des contradictions en droit n'est pas un problème.
C'est au juge de les relever. Et après, il y a une hiérarchie, il y a une harmonisation qui s'impose. Donc, si on reste dans l'Union européenne, en fait, l'Union européenne, elle va accepter tout simplement.
J'ai envie de vous dire un peu comme disait Staline à propos du pape, l'Union européenne, combien de divisions ? On va rester dans l'Union européenne et l'Union européenne ne pourra rien faire sur cette question-là qui, pour moi, moi, je raisonne par urgence. Comprenez bien mon raisonnement.
Je raisonne par urgence. Demain, le peuple français n'existera peut-être plus et l'État français existera encore. À quoi êtes-vous le plus attaché ?
Pourquoi voulez-vous être souverain ? Moi, je veux être souverain pour que le peuple français se maintienne sur le sol. Mais ça, vous l'avez déjà dit 50 fois.
Non, mais c'est le cœur du sujet. C'est qu'on reste dans une institution qui nous impose 4 millions de migrants de plus. Non, mais à vos étages, arrêtez.
Non, non, vous ne répondez pas. Non, non, j'ai répondu. La Constitution, l'article 5, le président de la République est le garant du respect des traités.
Et de la Constitution, c'est ce que dit l'article 5. Non, d'accord, mais du respect des traités. Et de la Constitution.
Et donc, dans les traités, nous avons l'obligation de respecter l'espace Schengel. J'ai cité les articles 67, 77 et 78 du TFUE sur lequel M. Gentilien ne s'est pas étendu.
Il n'a pas répondu. Mais surtout, ce que je veux dire, c'est qu'on en arrive inéluctablement, c'est ce que j'ai dit, au fait que les personnes avec qui je débat en arrivent toujours à dire on va entrer en conflit avec nos voisins. On va faire une partie de bras de fer.
C'est nous qui payons. C'est ce qu'on a toujours fait, c'est la réalité des rapports de France. Non, mais c'est très important.
En fait, vous verrez ça en paix. Non, non, c'est très important parce que souvent, on présente les frexiteurs, des gens comme moi, comme des gens qui seraient dangereux parce qu'on risquerait de se fâcher avec nos voisins. Mais c'est le contraire qui est vrai.
Le contraire, c'est que soit on s'aplatit, on respecte les autres des droits des traités et je rappelle que nous sommes un État sur 27 et que les traités se modifient à l'unanimité. Et donc, M. Gentilien a encore cité cette blague selon lesquelles il y aurait l'Allemagne, la Suède, etc.
Il ne faut pas l'Allemagne, la Suède ou la Pologne, il faut les 26 autres. Même l'île de Malte ou Chypre ont le droit de bloquer les réformes des traités. Donc, le problème, il est que nous avons donc affaire à des personnes qui, inéluctablement, m'expliquent, mais nous sommes contributeurs nets, donc on va pouvoir imposer notre volonté.
Mais ça, c'est du nationalisme. Là, c'est entrer directement en choc frontal avec nos voisins. En fait, vous portez en grande estime les traités européens.
C'est intéressant. Non, parce que je suis un amateur du droit. Et le droit me donne raison.
D'ailleurs, il n'y a pas seulement que le droit, c'est l'observation. Parce que ça fait quand même 68 ans qu'on nous explique qu'on va changer l'Europe et qu'on va faire une partie de bras de fer et que ça ne marche pas. C'est d'aussi simple que ça.
Alors, ça, il y a la question de la volonté politique. On pourra y revenir pour le Brexit. D'ailleurs, si je peux me permettre, un dernier mot.
Je trouve que ce que vous avez dit, Clément, c'est extrêmement juste. Pourquoi rester dans une Union européenne dont on ne veut plus respecter les règles ? C'est quand même le point fondamental.
Je réponds juste sur le point. Je note que vous êtes respectueux du droit. C'est très bien.
Dans ce cas, on sera respectueux effectivement du niveau constitutionnel. J'y reviens encore. Nous aurons effectivement la capacité et la souhaité de l'imposer.
Je suis heureux qu'aujourd'hui vous ayez effectivement reconnu que nous avons cette capacité. Non, non, non. Vous avez la capacité d'entrer en conflit avec nos voisins et d'être condamnés par la Cour de justice.
Monsieur Asselineau, les relations internationales, ce n'est pas oui-oui. C'est-à-dire que par définition, tous les États...
Vous n'allez pas me donner des cours de questions internationales. Étalé tout ça sur la table. Écoutez, nous avons toujours des rapports conflictuels avec nos voisins.
Nous avons toujours des négociations, c'est des rapports de force. Bon, voilà. Donc ça n'arrivera pas cette histoire d'idée d'harmonie pleine et parfaite.
Bien sûr qu'il y aura un rapport de force. Et sur la question de fond, alors pourquoi rester...
Attendez, attendez, j'arrive juste. Sur la question de l'unanimité. Non, non, sur la question de l'unanimité parce que là, ce point a été soulevé par deux fois.
D'accord. Je n'ai pas eu le temps d'y répondre. Traité à l'unanimité.
Réforme de traité à l'unanimité. Les traités, en fait, tout traité, en réalité, tout traité de droit international se fait à l'unanimité. Bon, mais il y a un petit truc que je ne comprends pas, moi, dans ce raisonnement.
C'est-à-dire que, si je comprends bien, on ne peut pas changer les traités parce que la règle, c'est l'unanimité. Mais à ce moment-là, il faut peut-être qu'on m'explique comment est-ce qu'on a mis en place le traité de Lisbonne au niveau de toute l'Union européenne ? Comment est-ce qu'on a mis en place le traité de Maastricht ?
Comment est-ce qu'on a mis en place le traité de Rome ? Par quelles règles ? Par la règle de l'unanimité.
Donc, je ne vois pas, au nom de quoi, de quel raisonnement bizarre ce qu'on a réussi à imposer par l'unanimité, on ne pourrait pas le refaire dans l'autre sens, précisément par une unanimité. Qu'est-ce qui fait la différence entre cela ? Qu'est-ce qui se cache en dessous ?
Le rapport de force, la discussion, la négociation au regard des rapports de force politique actuelle. Je vous ai dit, il faut regarder aussi l'Europe, il ne faut pas juste regarder les superstructures, il faut regarder l'Italie, il faut regarder la Hongrie, il faut regarder peut-être l'Allemagne demain, la Suède, le Danemark, etc. Donc, quand on dit qu'on ne peut jamais changer, c'est faux.
L'Union européenne, elle a changé. Elle a changé sous la pression de la règle de l'unanimité. Sur la question de fond, pourquoi vous voulez rester dans une institution européenne qui, visiblement, de toute façon, vous le savez, vous l'annoncez vous-même, va rentrer en bras de fer avec vous ?
Mais, en fait, pourquoi vous avez peur du bras de fer ? Je ne comprends pas. En fait, dans tous les cas, même si demain, nous sommes hors de l'Union européenne, sur cette histoire de rapport de force, même si demain, nous sommes hors de l'Union européenne, vous croyez qu'il n'y aura pas des rapports de force avec l'Allemagne ?
Vous croyez qu'il n'y aura pas des rapports de force avec l'Espagne, avec les États-Unis ? Il y aura toujours des rapports de force. Arrêtez de penser que demain, tout d'un coup, tout ça va se faire pour moi.
Mais, dans tous les cas, maintenant, je réponds sur votre question. Pourquoi ? Pour deux raisons.
Un, parce que nous ne sommes plus dans les années 90. Nous ne sommes plus autant de Maastricht, autant de ces grands débats. D'accord ?
Parce que l'Europe, les dirigeants de l'Union européenne, c'est évident aujourd'hui, c'est en train de changer. Il y a une vague de fonds. Il y a une lame de fonds qui est en train clairement de monter, qui est arrivée même aux responsabilités.
Et il faut qu'il y ait le plus possible, effectivement, au niveau de la France, je l'espère, effectivement, demain, au niveau de l'Allemagne, etc., une majorité qui monte. Et enfin, et ça, c'est le deuxième sujet, parce que je raisonne par priorité.
Pour moi, la priorité aujourd'hui, ce n'est pas une question de superstructure. Monsieur Asselineau veut sauver un passeport. Moi, je veux sauver la civilisation française européenne, voyez-vous.
C'est tout à fait différent. C'est absolument tout à fait différent. La question des priorités, vous vous êtes attachés, mais parce que vous entendez pas ce que je vous dites.
Vous vous êtes attachés à des superstructures. Moi, je vous dis que ces superstructures, elles sont superfétatoires et surtout, on peut passer outre à travers ces questions-là. J'aimerais qu'on se réunisse tous autour de ces questions d'urgence.
Voilà. L'urgence, ce n'est pas cette superstructure dont on peut passer outre parce que nous sommes souverains au niveau constitutionnel. De toute façon, on ne pourra pas, on est d'accord.
Non, non, mais la différence, si vous voulez, c'est que moi, je dis la vérité, je dis du bon sens, alors que M. Gentilet s'inscrit dans une pensée qui est la pensée politicienne du Rassemblement national, c'est qu'en fait, ils ne veulent pas se heurter aux grandes puissances de ce monde qui dirigent, notamment, l'Union européenne. Ils ne veulent pas se heurter aux forces du style World Economic Forum, ils ne veulent pas se heurter à Soros, ils ne veulent pas se...
Eh si, bien sûr, c'est qu'ils viennent d'avancer le bras de fer. Non, mais le bras de fer, c'est une plaisanterie, si vous voulez. M.
Gentilet a dit quelque chose qui est intéressant, parce qu'il a raison, c'est qu'effectivement, les traités, il y a eu différents traités qui se sont négociés à l'unanimité. D'accord. Mais toujours dans le même sens, toujours vers plus de mondialisation et toujours moins de droit national, parce que derrière, vous avez des pays, par exemple, le Luxembourg.
Le Luxembourg, il a tout intérêt à avoir l'évolution dans laquelle vous vous rendez compte que le Luxembourg, maintenant, par exemple, sur les questions agricoles, le commissaire européen chargé de l'agriculture, c'est un luxembourgeois. Est-ce que vous imaginez du temps de De Gaulle que la France se laisse imposer la signature du traité avec le Mercosur parce que c'est un luxembourgeois qu'on aurait décidé ? Donc ça veut dire que vous avez des États, notamment le Luxembourg, mais d'autres, qui ont intérêt à rester dans l'Union européenne et même ont intérêt à cette politique fédéraliste.
Et donc, il suffit qu'il y ait un seul État qui dise non pour que ça fasse capoter le système. Tandis que nous, nous avons des élites qui ont peur, en fait, de dire qu'ils sont pour le Brexit. On a un problème avec les élites, mais la question se pose avec le Brexit, justement.
Alors, je vous donne le programme parce qu'on a plusieurs sujets encore. On a l'exemple de la Grande-Bretagne, l'énergie, l'agriculture et puis la conclusion générale. Il va falloir faire efficace.
Est-ce que vous voulez commencer par le Brexit ou par l'agriculture ? Par le Brexit, je pense, parce que ça fait 5 ans pour le Brexit. Là, pour le coup, vous avez commencé sur Mélanie.
Je vous propose, François Asselineau, de commencer sur le Brexit. La question est, c'est un Brexit, donc ils ont réussi le coup de force de réussir de sortir de l'Union européenne, mais les résultats, pour le coup, ne sont pas forcément là. D'où la question aussi de qui était aux manœuvres et est-ce que c'est une fin en soi ?
Alors, d'abord, il faudrait en parler un petit peu plus que 3 minutes. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, je rappelle que le Brexit a été fait par référendum, poussé par Nigel Farage, qui se voulait, à la surprise d'un certain nombre d'élite britannique, le peuple britannique a voté pour le Brexit.
Mais ce n'est pas son inciliateur qui l'a mené, ce sont ses opposants. C'est exactement comme si demain, il y avait un référendum sur le Frexit en France, que le Frexit l'emportait et que ce soit M. Macron et M.
Béreau qui soient chargés de mener le Frexit. Évidemment, ils torpilleraient le truc. Ils ont tenté de calmer au maximum le jeu.
C'est exactement ce qu'a fait Mme Thérésa Maire. Elle était contre le Brexit, c'est elle qui a été chargée de le faire. Ensuite, ça a été le cas de Boris Johnson qui, à l'origine, était également contre.
Donc nous avons des élites britanniques qui sont contre. Et donc le Brexit n'a pas produit tous ses effets. Nigel Farage le dit très très bien, d'ailleurs, dont le parti est en poupe puisqu'il va sans doute dépasser le parti conservateur, je crois.
Nigel Farage a dit qu'il y a toute une série de réglementations qui n'ont pas été mises en œuvre avec le Brexit. On est resté dans un cadre européen. Par ailleurs, il y a des problèmes concernant...
Si vous voulez, le Brexit comme le Frexit, ça n'est pas une garantie de bonne gestion. C'est pas parce qu'on peut avoir, lorsqu'un pays est souverain, il peut avoir des bons gouvernements et des mauvais gouvernements. Ça n'est pas un brevet de bonne gestion.
Il se trouve qu'actuellement, c'est une catastrophe avec la gestion de Starmer, qui est un travailliste, qui est immigrationniste. Ça n'a pas de rapport avec le Brexit, ça a un rapport avec le fait qu'il y a un gouvernement actuellement, qui est un gouvernement qui est tout à fait favorable aux mondialistes et qui, dans son essence, est contre le Brexit, et contre la souveraineté et l'indépendance nationale. Mais je voudrais dire, il n'y a pas que l'immigration dans la vie, il y a aussi des questions économiques.
La situation au Royaume-Uni n'est pas extraordinaire, mais sur tous les grands fondamentaux, c'est bien meilleur qu'en France, que ce soit sur l'inflation, que ce soit sur le déficit public, que ce soit sur le commerce extérieur, etc., que ce soit sur le taux de croissance. On nous avait expliqué, je n'ai quand même pas rêvé, que si le Royaume-Uni sortait de l'Union européenne, ça serait la catastrophe.
Même Macron avait dit qu'il ferait le tapis rouge. On avait anticipé, il y aurait 500 000 personnes qui fuiraient la City londonienne. La City londonienne est redevenue la première place financière en Europe et très largement devant la place de Paris.
Donc, si vous voulez, je ne dis pas que, d'abord, c'est un sujet qu'on ne juge pas du Brexit sur 5 ans. En jucha, c'est comme quand je parle des européistes, ils me disent « Mais attendez, il n'y a pas assez d'Europe. » C'est-à-dire qu'ils estiment qu'au bout de 68 ans, on n'a toujours pas le droit de porter un jugement après 68 ans de construction européenne.
Mais en revanche, après 5 ans de Brexit au Royaume-Uni dans des conditions très différentes de la France, on pourrait porter un jugement définitif. – Oui, on regardait Donald Trump, en quelques jours, il a quand même eu le temps de faire quelques actions. – Donc, ce que je dis, c'est que nous, notre Brexit, c'est autre chose.
Nous, nous voulons également sortir de l'Union européenne, sortir de l'euro et sortir de l'OTAN. Le Royaume-Uni veut rester dans l'OTAN. C'est la 51e étoile des États-Unis.
Le Royaume-Uni participe pleinement aux sanctions contre la Russie. Le Royaume-Uni est totalement aligné sur le narratif de la géopolitique américaine. Ce dont nous, nous voulons sortir, justement.
Donc, c'est quelque chose qui est beaucoup plus vaste que ce que font les Britanniques. – Ce qu'on comprend quand même, c'est que le Brexit ne suffit pas en lui-même. – Bien sûr, il faut aller où là.
Eh bien, ça n'est pas une fin. Le Frexit, c'est ce qui nous permettra de rendre aux Français leurs droits inalédiables et souverains à décider d'eux-mêmes de leur politique dans tous les domaines, y compris migratoires, mais aussi diplomatiques, économiques, financiers, industriels, agricoles. – Mais c'est un passage obligatoire pour vous. – Comment ? – C'est un passage obligatoire pour vous.
On ne peut pas avoir la fin, en gros, l'identité, sans les moyens. – Bien évidemment. Si ce n'est pas vous qui fixez votre politique, comment pouvez-vous prétendre avoir des résultats si ce n'est pas vous qui fixez votre politique ? – Allez, la Grande-Bretagne, vue par Pierre Gentil. – Plusieurs remarques.
Premièrement, le choix souverain du peuple britannique est un choix qui est à respecter et effectivement, je me suis réjoui au moment du Brexit, au moment de ce référendum qui a effectivement envoyé une claque à la tête d'une partie d'élite, pas seulement sur le principe de l'Union européenne, mais sur le principe « le peuple est souverain et maître chez lui ». Voilà. C'est ça le message qu'il a envoyé et de ce point de vue-là, moi, je suis pour la souveraineté du peuple.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, accessoirement, je vous le dis aussi, nous sommes pour le RIC, le référendum d'initiative citoyenne, ce qui signifie que ça supposera une modification de la Constitution, bien évidemment, et pas un RIP, pas un RIP, j'insiste, pas un RIP, c'est-à-dire, c'est un acronyme, mais en gros, ce qui avait été introduit par Nicolas Sarkozy et qui n'a jamais finalement abouti parce qu'il y a un filtre parlementaire. Nous, nous sommes pour qu'en fait, demain, les citoyens français puissent effectivement qu'il y ait une initiative de la base, une initiative citoyenne qui puisse faire monter, par exemple, typiquement, ce genre de référendum sur le Frexit si les Français le souhaitent et si ça remplit effectivement les conditions constitutionnelles. Donc ça, ce premier point étant posé, c'est un acte de souveraineté, un acte de souveraineté que je respecte et dont je le félicite.
Maintenant, M. Asselineau a dit qu'il n'y a pas que l'immigration dans la vie. Il a raison, il y a les questions économiques, mais encore une fois, je l'en dis...
Pardon, mais le RN a beaucoup insisté sur le déclassement économique, même que sur l'immigration lors de sa dernière campagne. Oui, alors sans doute, mais sur la question économique, moi, j'ai pas de...
Encore une fois, c'est le choix souverain du peuple britannique. Donc, c'est leur affaire. Tout le monde a dit que ça allait être une catastrophe, que l'économie allait s'effondrer.
Bon, c'est pas du tout ce qui s'est passé, mais en vrai, on le savait un petit peu. On est un peu habitués à l'intoxication et à ce style de mensonge des élites, pas européistes, mais au fond, des élites mondialistes qui sont en train complètement de changer. Maintenant, ce qu'il faut bien voir, c'est qu'il faut se méfier de la pensée magique.
Et c'est ce que nous a montré aussi le Brexit. Parce que sur cette question que je leur dis, moi, je raisonne par priorité. Il n'y a pas que ça, mais je raisonne par priorité.
J'aimerais qu'on se mette autour des priorités sur cette question migratoire. Le Royaume-Uni a connu une situation depuis 2016 bien pire que tous les autres pays européens. Vous savez, entre 2016 et 2024, les chiffres de l'immigration légale, puisqu'on voulait parler des chiffres de l'immigration légale, on a parlé de ceux de l'Italie, les chiffres britanniques, ils ne sont pas bons.
On est passé d'un solde de 335 000 en 2016 à 685 000 en 2023. C'est-à-dire une augmentation de 100%. Dans le même temps, en France, les chiffres sont tombés d'ailleurs pour 2024 avant-hier.
On est, je crois, à 337 000 entrées légales et on était en 2016 à 235 000. C'est-à-dire qu'on a une augmentation de 40% en France qui est dans l'Union européenne alors même que le Royaume-Uni a connu une explosion de 100%. Et ce n'est pas un pays de transit, le Royaume-Uni, comme l'Italie.
C'est un pays de destination. D'accord ? Donc, vous voyez, c'est là où aussi, il faut se méfier peut-être de la pensée magique. de la pensée magique.
Est-ce qu'il est d'accord de dire qu'on avait peut-être le bon moyen, le bon outil, mais pas la bonne personne ? Quelle est la priorité ? Quelle est l'urgence ?
Vous avez parlé des migrants légaux mais des migrants illégaux en France. On ne peut pas les estimer. Il y a des rapports parlementaires.
Il y a un rapport sanitaire. Attendez, dans la mesure où nous n'avons aucun contrôle aux frontières dans l'espace Schengen, vous avez tous les migrants illégaux qui arrivent en Espagne. Parce que par exemple, Mme Mélanie, elle fait la chasse aux migrants illégaux.
On l'a dit tout à l'heure. Ils passent par l'Espagne et le Portugal. Ils arrivent en France.
Et on n'a aucun moyen de le contrôle. C'est la raison pour laquelle nous allons passer par un référendum. Nous allons renégocier les traités de la même manière que je vous ai démontré que l'unanimité a été obtenue d'un sens.
Elle peut être obtenue dans l'autre. Non, elle ne peut pas que vous ait démontré le contraire. Non, j'allais vous répondre.
Je vous ai démontré le contraire. Vous avez dit depuis 1957 jusqu'au Tête de Lisbonne tout est allé dans le même sens. Vous avez raison.
Parce que les élites étaient du même sens. En 2008, c'est quoi l'Union européenne ? C'est quoi l'état des pays européens ?
C'est quoi l'état de la France, de l'Allemagne, de l'Italie ? Ce n'est pas du tout la même chose qu'aujourd'hui précisément avec les autres états que je vous ai cités. Avec la Suède, avec le Danemark, avec l'Angleterre, avec l'Italie.
Oui, très bien. L'humanité. Ça veut dire le Luxembourg ?
Par exemple, vous n'avez pas répondu à mon objectif. Oui, le Luxembourg, comme tout le monde, il va se plier sur l'effet des négociations et des discussions. Et de toute façon, nous avons un deuxième outil là-dessus.
Je le redis encore. Et oui, nous entrons en conflit, monsieur Asselineau. Effectivement, nous entrons en conflit.
Nous sommes dans le rapport de force. Et juridiquement, tout retombra sur ses pattes. Je suis heureux de vous l'entendre.
Rester dans l'Union européenne, c'est le conflit. L'Union européenne, c'est l'empire du droit. Toute la force d'Union européenne se tire du droit.
Et bien justement, nous avons la capacité juridiquement de nous imposer. Il n'a pas peur du droit. Mais moi non plus, je n'ai pas peur du droit.
Je ne dis pas ça parce que je suis avocat. C'est très important. Je ne veux pas...
Il choisit ses articles des traités. Vous avez parlé...
Mais ça ne change rien. Vos articles du TFUE, des traités européens, sont inférieurs pour tous les juges nationaux, constitutionnels, conseils d'État, cour de cassation, aux articles de la Constitution, monsieur Asselineau. Oui, l'article 5, le président de la République est le garant du respect des traités.
Mais la Constitution n'a pas dit qu'il fallait lutter contre le regroupement familial. La Constitution et le Conseil constitutionnel...
Vous rêvez. Non, la Constitution et le Conseil constitutionnel font primer la Constitution sur les traités. Mais actuellement, dans le droit positif, ce que vous dites est totalement faux.
Dans le droit positif, aujourd'hui, il n'y a pas...
D'abord, il n'y a pas eu de référendum sur l'immigration. Ce n'est pas de mal à veille qu'il y en aura si on reste avec Macron. Et deuxièmement, à supposer qu'il y en ait, il y aura un conflit avec l'article 5 du respect des droits des traités.
Nous serons déférés devant la CJUE et donc on entrera en conflit. La Constitution...
Il n'y en a pas eu de conflit. Il faut que les gens comprennent. Rester dans l'Union européenne, c'est aller au conflit.
Au conflit. Alors que sortir, pas de conflit. On a compris les deux points.
Je voudrais qu'on aborde, puisque vous parlez de l'identité. Il y en a un qui a parlé de l'identité, voire de grands remplacements, mais pas celui que vous pensez. C'est Jean-Luc Mélenchon qui parle de grands remplacements dans la ruralité.
Et cette ruralité, justement, j'aimerais bien qu'on en parle, notamment l'agriculture, les agriculteurs qui se portent au plus mal. Et quelle est la bonne défense des agriculteurs alors qu'on leur impose des normes qui viennent de l'Union européenne ? Et ce n'est pas que nous qui le disons.
C'est même Lula qui a dit la dernière fois quand le mercredi sur était en pleine discussion qui a dit de toute façon, rien ne se décide en France. Macron aura beau faire...
Bon, de toute façon, il faisait plus ou moins des gestes et des paroles pour pas grand-chose. Mais Macron a beau personnellement secouer le cocotier, c'est Ursula von der Leyen qui décide. Si Ursula von der Leyen décide pour nos agriculteurs, on voit bien qu'ils ne se portent pas bien comment faire alors si vous prétendez défendre l'identité pour défendre cette identité ?
Alors, très simplement. Pierre Gentil, et puis ensuite...
C'est la Commission, si vous me permettez. C'est la Commission européenne qui a effectivement ce pouvoir de décision en la matière. C'est la raison pour laquelle nous voulons retirer à la Commission européenne ce nombre de pouvoir, je l'ai déjà dit, en matière migratoire, mais aussi effectivement en cette matière-là, c'est-à-dire en cette matière agricole.
Il est logique que les intérêts français soient préservés, mais je pense aussi que nous avons...
Je sais que nous ne serons pas d'accord, mais nous avons aussi des intérêts européens. Vous savez, ce qui ruine l'agriculture française, parce que l'agriculture française, elle se fait vampiriser. Il y a une petite paysannerie française qui est clairement en train de mourir.
Moi, j'ai fait campagne dans le Béry que je connais bien, dans le Cher, donc j'ai vu aussi la population agricole qui a été divisée par quatre dans l'espace de 30 ans. Donc, on a une déperdition de ce monde rural, de ce monde agricole, mais ne résumez pas uniquement la question du monde rural à la question agricole. Mais maintenant, ce qu'il faut simplement faire, c'est nous préserver de ces traités de libre-échange, en particulier avec l'Amérique latine, en particulier avec l'Amérique du Nord, qui sont soumis à des normes d'hygiène qui ne sont absolument pas celles auxquelles sont drastiquement soumises nos agriculteurs qui investissent énormément dans tout ce qui est des produits...
Mais donc l'Espagne, pas de problème, par exemple. De quoi ? Vous dites qu'il faut surtout se concentrer sur ces...
Non, je vous ai dit les deux. C'est-à-dire à la fois, il y a le niveau européen, d'accord ? Et c'est pour ça que je vous dis qu'au niveau européen, nous allons retirer des pouvoirs de la Commission et après, tout ça se fait au niveau du Conseil européen.
Et là, effectivement, les États...
Comment vous retirez les pouvoirs de la Commission ? Je l'ai dit tout simplement par une modification des traités. Et c'est pour ça que je vous redis que la modification des traités qui s'est faite à l'unanimité peut se refaire à l'unanimité.
Donc là, on est de nouveau sur le tribut, demain, demain, 2027. Mais, encore une fois, je vous dis vraiment arrêtez de penser que tout ça est un bloc, d'accord ? Il y a des négociations, il y a des discussions.
Vous croyez que quand le traité a été négocié en 2008 ou même en 92, tous les chefs d'État qui allaient du centre-gauche au centre-droit étaient tous d'accord ? Non, mais il y avait des pressions médiatiques...
Non, ils n'étaient pas tous d'accord. Il y avait des différences, il y avait des nuances, il y a eu des négociations, il y a eu des discussions. Si vous niez ça, alors vous n'êtes pas dans un rapport de force politique.
Oui, je suis d'accord. Mais il y avait tout un système qui accompagnait ce mouvement qui n'accompagnera peut-être pas...
Il n'est plus là, ce système. C'est ce que je dis. Regardez la réalité des...
Les médias européistes financés par des grands oligards qui ont peut-être des intérêts dans la modernisation. Très bien, très bien. Mais est-ce que les chefs d'État et est-ce que les majorités changent ?
Oui, elles sont en train de changer. Mais ça, c'est encore une fois...
Voilà, M. Gentil, on revient toujours au même dada. Il vient de dire, d'ailleurs, il a prononcé un mot très intéressant, une majorité de chefs d'État.
Le problème, c'est pas la majorité des chefs d'État. C'est l'unanimité. On va le dire.
Il va falloir le répéter combien de fois ? Pourquoi est-ce que Mme von der Leyen a nommé, à votre avis, comme commissaire chargé de l'agriculture, non pas un Français, alors que nous avons la principale agriculture de l'Union européenne ? Nous, on nous a donné un hochet pour M.
Séjourné, qui, par ailleurs, est complètement incompétent, un truc très vague. Vous avez vu, d'ailleurs, c'est complètement délirant, puisque maintenant, ils veulent sanctionner l'excès de normes, alors que le principal producteur de normes et de réglementations, c'est l'Union européenne. Mais Mme von der Leyen, très vicieusement, elle a nommé, comme commissaire européen chargé de l'agriculture, un luxembourgeois.
Et pourquoi, à votre avis ? Il n'y a pas d'agriculture au Luxembourg. Le Luxembourg, son intérêt fondamental, lui, c'est d'avoir des flux financiers avec les pays du Mercosur pour faire tourner le PIB luxembourgeois.
Pourquoi Mme von der Leyen a-t-elle nommé, comme ministre chargée des Affaires étrangères, Akalas, qui est une Estonienne qui bouffe du russe matin, midi et soir. Et c'est familial depuis plusieurs générations. C'est parce que nous sommes donc lancés, nous sommes mariés de force.
Pourtant, les mariages arrangés sont interdits en trois civils français. On nous a mariés de force avec des États dont les intérêts fondamentaux nationaux sont opposés au nôtre. Et c'est le principe, le vice fondamental de la construction européenne de départ, il est là.
C'est qu'on nous oblige à nous entendre avec des gens qui ont des intérêts absolument opposés au nôtre et légitimement d'ailleurs. Si nous étions Balte, nous aurions effectivement peur des Russes. Si nous étions Polonais, nous aurions peur des Russes et des Allemands parce que l'histoire a monté que c'est un pays qui a été partagé entre la Russie et l'Allemagne à plusieurs reprises dans son histoire.
Mais nous, nous avons des intérêts nationaux qui sont historiquement, économiquement, politiquement, géopolitiquement, agriculturalement, si j'ose dire, industriellement, etc., différents des autres. Et donc, le problème de fond, c'est que nous voulons la position du RN, de M.
Zemmour, de M. Mélenchon, c'est que, oui, mais ils veulent rester dans un attelage qui ne marche pas. Et moi, il y a un moment à partir duquel, il faut tirer les leçons.
Vous savez, c'est ce beau proverbe chinois qui dit « C'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves ». On peut dire « On va changer l'Europe, on va changer l'Europe ». J'explique, j'ai fait des conférences entières pour montrer que ça n'arrivera pas.
D'ailleurs, depuis 68 ans, ça n'a toujours fait qu'évoluer dans le même sens, le sens du globalisme. Non, mais qu'il y ait une montée d'opposition un petit peu partout, ça, je suis tout à fait d'accord, bien sûr. C'est un peu comme on est en train d'assister à la fin du socialisme, la construction du socialisme.
C'est-à-dire que le truc n'est plus gérable et de partout, il y a un réveil des nationalités. Et c'est ça qui est en train de se passer. Ça, c'est certain.
Voilà. Et donc, nous, on dit...
Moi, je suis quelqu'un de pacifique, de raisonnable. Je dis qu'il faut qu'on sorte de façon raisonnable, en bonne intelligence avec nos voisins, parce que vous savez ce qui va se passer ? C'est qu'il n'y aura plus question de flexibilité.
Vous avez vu ce qui s'est passé avec la Grande-Bretagne ? Ce n'était pas gentil non plus. Il y aura forcément un bras de fer à un moment donné.
Oui, mais attendez. Vous savez ce qui est en train de se passer ? C'est qu'il n'y aura pas de flexibilité.
C'est qu'il va y avoir...
L'édifice européen va s'effondrer. Et bien, ceux qui seront partis avant, ils verront les autres qui seront encore en sous-vlice ou les décombres. Parce qu'effectivement, il y a de partout, dans tous les pays d'Europe, une montée de gens qui ne supportent plus cette nouvelle URSS qui est devenue l'Union européenne.
Et donc, nous, on dit...
On va doucement, calmement s'en aller parce que nous, nous sommes pour la paix. Nous voulons que la France reste la France et qu'elle ne soit pas en sous-vlice ou s'est décombre. Allez, la conclusion de chacun, Pierre Jantier.
Je ne peux pas réellimenter le débat, mais je pense aussi que s'il y a un mouvement qui monte d'une phrase, qui monte dans l'Union européenne, ce n'est pas uniquement pour des questions de superstructure. Si l'AFD monte en Allemagne, si les démocrates suédois sont arrivés, pas vraiment en responsabilité, mais influence avec leur poste clé au niveau du Parlement, si Orban se maintient en Hongrie, si George Amélie est arrivé en Italie, ce n'est pas simplement pour des questions de superstructure européenne, c'est avant tout pour des questions de migratoire et de perte de contrôle tout simplement des flux. Voilà, c'est ça le sujet.
Maintenant, si vous me demandez une conclusion...
C'est peut-être lié, parce que si on a perdu le contrôle de nos frontières...
Oui, oui, très bien, mais je pense qu'il ne pense pas avant tout à la question de la superstructure. Pour la Roumanie...
Attendez, laissez le finir, et ensuite vous aurez votre temps. Pour la Roumanie, c'est différent. Ah, c'est différent, ça n'explique pas.
Non, mais je suis d'accord, mais là, vous citez la Roumanie, je vais citer six pays, vous dites une vague qui monte, je lui dis, c'est avant tout pour une autre raison, c'est pour une raison migratoire. Désolé. Ce qui n'est pas le cas de la Roumanie du tout, la Roumanie, c'est la question de l'automne.
Il a dit qu'il était d'accord, laissez le finir sur sa conclusion, et ensuite...
Maintenant, effectivement, pour conclure, de toute façon, on voit bien ce qui nous oppose, c'est-à-dire qu'à la fois, il y a des questions juridiques, et puis on sait, dans ce débat, finalement, en fait, on arrive sur le dur, c'est-à-dire à la fois sur la question de l'unanimité, où M. Asselineau ne reconnaît pas tout simplement ce que j'explique, c'est-à-dire que ce qui a changé par l'unanimité peut changer demain, mais là, on se répète, ça fait trois fois, et aussi, moi, je pense que ce qu'il faut vraiment bien comprendre, c'est que ce que je ne suis pas en train de dire ici, je ne suis certainement pas en train de défendre les institutions européennes ou défendent Emmanuel Macron, parce que je sais qu'on veut binariser tout, et je sais que sur les réseaux sociaux, on binarise tout, d'accord ? Il y a les pourris d'un côté, il y a ceux qui mentent, il y a ceux qui trompent les gens, et puis il y a les purs, il y a les parfaits.
Ce que je veux simplement dire, c'est que les purs et les parfaits, attention à ce qui s'est passé, regardez ce qui s'est passé au début de Brexit, et deuxièmement, ce que je veux absolument dire, c'est, vous voulez être souverain, très bien, pourquoi voulez-vous être souverain ? Je répète encore, et je ne cesserai de répéter ça, parce que c'est la question de l'urgence, moi, qui me motive, il n'y a que ça qui me motive. Vous savez, en Angleterre, le peuple britannique, il est de moins en moins souverain, on l'a vu.
Donc c'est cette question-là qui se pose, ce n'est pas la souveraineté de l'État qui compte, c'est la souveraineté du peuple et de l'individu. Donc, sur ces questions européennes, l'Union européenne, les États européens, les chefs d'État européens, on le voit, chefs de gouvernement sont en train de changer sous l'effet d'une vague. Ce n'est certainement pas le moment, alors même que tout est en train de changer, de lancer un débat, qui est un débat des années 90-2000, dont on a vu la progression, malheureusement, qu'on le veuille ou non, au niveau électoral, et qui fait qu'aujourd'hui, qui fait qu'aujourd'hui, la priorité en Europe, elle est mise sur cette question de gatoire.
Réglons cette priorité, après, si vous voulez, on parlera de toutes les questions de super structure. Mais vous parlez d'urgence, alors que finalement, malheureusement, et là, on a envie de vous suivre, mais malheureusement, le changement des traités à l'unanimité...
Oui, je vous ai expliqué qu'en fait, il y a des choses à l'unanimité qui se sont déjà changées. Interrogez-vous pourquoi elles ont changé. Parce qu'il y a eu des négociations, parce qu'il y a eu des discussions.
Si vous restez braqué là-dessus, je ne peux plus rien faire. Allez, François, racinez votre conclusion. On ne va pas rôder à recommencer.
Je pense que les gens, ils ont compris les positions des uns et des autres. Moi, ce que je sais, c'est que l'UPR, le parti que j'ai créé, a des idées très claires. D'abord, sur ce que nous voulons, sur la paix, sur la façon de rester en bon terme avec nos voisins, sur le fait que c'est aux Français de décider de leur avenir collectif.
Ce n'est pas en se collant à une structure qui est vieille comme Hérod, en fait, parce que ça fait 68 ans. Ce n'est pas, comme disent les Chinois, avoir toujours la même stratégie, c'est de ne pas avoir de stratégie. Lorsque la construction européenne a été lancée sur les fonds baptismaux par Jean Monnet, Robert Schuman, qui d'ailleurs étaient des agents américains, il s'agissait à l'époque d'une espèce de mondialisme.
Je rappelle que toute l'Afrique était possédée par des pays européens et également une grande partie aussi de l'Asie. Donc maintenant, le monde a complètement changé et il y a un principe fondamental, c'est le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes. Donc nous, nous savons ce que nous voulons.
Nous, nous voulons une France libre et souveraine qui dispose de son avenir. Une France qui reste fidèle à son identité, puisque je considère en effet que le sujet de l'identité est un vrai sujet, sauf que nous, nous en donnons les moyens. Premièrement, parce que c'est nous qui déciderons de nos politiques dans tous les domaines.
On ne se remettra pas à un collège de 27 États dont 26 sont des intérêts différents des nôtres. Et par ailleurs, nous, en inscrivant dans la Constitution française, le principe de la République laïque de tradition chrétienne. Et puis, moi, je voudrais dire quelque chose.
C'est que moi, je sais ce que je veux que la France soit. C'était d'ailleurs De Gaulle qui disait ça. Il faut qu'il s'adresse à toutes les Français et toutes les Françaises qui veulent avant tout que la France reste la France.
Moi, je vois ce que sera si nous arrivons au pouvoir la France dans 20 ans, dans 30 ans. Je ne sais pas comment le Rassemblement national, comment M. Zemmour, comment M.
Mélenchon qui se remettent, qui veulent rester dans une structure qui s'appelle l'Union européenne, je ne comprends pas comment il voit le futur. Parce que c'est complètement contradictoire. On est en permanence dans la contradiction entre une tension qui voudrait rester la France, mais on est dans l'Union européenne.
Mais pourquoi faire l'Union européenne ? Vous l'avez dit très justement, Clémence. Pourquoi rester dans un truc qui ne marche pas et qui, de toute façon, enfin, c'est du bon sens même.
Il avait dit que c'était une question d'urgence prioritaire. Oui, mais non, c'est une question...
Tout est une question d'urgence. C'est une question d'urgence, surtout que la France reste la France, parce que vous savez ce qui est en train de se passer. Moi, j'ai des gens qui nous disent oui, on va changer l'Europe.
Mais concrètement, depuis 68 ans, c'est la France qui change. Ce n'est pas l'Europe. Merci beaucoup à tous les deux.
En tout cas, d'abord, d'avoir accepté de vous asseoir autour de cette table, de prendre le temps de la discussion. Je pense que malgré tout, on a eu les points de chacun et ça permet, en tout cas, à tous ceux qui nous écoutent d'avancer dans leurs réflexions, puisque c'est un vrai sujet. Un sujet qui permet aussi d'évoluer, peut-être, de voter différemment la prochaine fois.
Donc voilà, chacun a pu faire ici son idée du grand sujet de la France au sein de l'Union Européenne. Faut-il vraiment quitter l'Union Européenne pour sauver la France ? En tout cas, c'était le grand débat avec François Asselineau.
Merci encore d'être venu. Président de l'UPR, l'Union Populaire et Républicaine, avec Pierre Gentil. Merci également d'être venu jusqu'à nous.
Avocat au Barreau de Paris et candidat RN dans la troisième circonstruction du Cher pour les législatives de 2024. Merci beaucoup à tous les deux. Merci beaucoup à vous tous, chers auditeurs, on était encore une fois, comme toujours d'ailleurs, extrêmement nombreux et encore une fois la première matinale de France sur YouTube.
Merci pour votre confiance. N'hésitez pas, vous mettez des pouces. Vous savez qu'on a besoin de vous pour les algorithmes.
Vous appelez vos amis pour qu'on soit toujours plus nombreux. Vous envoyez les vidéos sur WhatsApp et vous restez surtout avec nous puisque demain, on se retrouve avec Nicolas Vidal. Vous savez, le vendredi, c'est Nicolas Vidal.
À partir de 7h30, il reçoit Laurent Filerode, Nicolas Mirkovic, Patrice Rosen ou encore Christian Girondeau. Vous avez vu que malgré nos problèmes Internet, on est toujours là, pas sur toutes les plateformes mais bien sur YouTube et vous nous retrouverez évidemment lundi. Lundi, on lance une opération d'ailleurs, sachez-le.
On va vous demander à vous tous de nous dire d'où vous venez mais en plus de prendre des petits films peut-être de l'endroit d'où vous nous écoutez. Comme ça, on vous connaîtra nous un petit peu mieux. Merci beaucoup.
Je vous rappelle aussi que dimanche, c'est André Bercoff. Il reçoit Philippe Pascault pour son dernier livre. Merci à vous tous et très bonne soirée, très bonne journée.
François Asselineau