Vidéo complète : Evénement En Vérité 22 mai 2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 72 %Attaque 15 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:58OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous livrer votre vision du modèle agricole aujourd'hui et ses problèmes ?
- 33:34ComplaisanteRéponse directe
Votre discours réconcilie-t-il écologistes et productivistes ?
- 35:58OuverteRéponse partielle
Le budget alimentation a diminué, comment réallouer vers l'alimentation ?
- 38:25OuverteRéponse directe
Quel est le principal déclencheur de l'immobilisme et sa solution ?
- 44:58OuverteRéponse directe
Que pensez-vous d'une taxe carbone sur l'alimentation ?
- 54:42OuverteRéponse directe
Comment le politique peut aider à flécher la transition vers des actions efficaces en termes de réduction des impacts environnementaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:03Fait
« la culture c'est par définition même les radical de la biodiversité »
- 50:17Fait
« il faut que la taxe augmente pas vite si vous voulez que elle soit acceptable mais si vous voulez qu' si elle n'augmente pas vite à ce moment il y a un énorme risque c'est que vous allez en faire un impôt de rendement dans les recettes de l'État ce qui est exactement le cas de la TICPE aujourd'hui »
- 51:30Fait
« on préfère filer notre fric aux fonctionnaires Russes et aux fonctionnaires saouiens »
- 52:12Fait
« la taxe carbone c'est une taxe qui a pour vocation de faire disparaître sa propre assiette donc ça veut dire que vous ne pouvez affecter le produit de la taxe qu'à des opérations de baisse de l'assiette de telle sorte que le jour où vous avez plus la taxe vous avez plus non plus le problème à résoudre »
- 56:07Fait
« j'ai bossé 6 ans marketing et 6 ans en tant que compteclé donc je négocie avec la grande distribution pour ceux qui connaissent les boxes de Neo »
- 58:19Fait
« je travaille sur les PAT et je crois beaucoup en cette démarche de travailler sur les projets alimentaires de territoire et d'impliquer les collectivités dans ces démarches »
- 59:02Fait
« on sanctuirise en fait la MPA mais au sens large on n'a pas de notion de MPa France et on se heurte au droits européens d'ailleurs sur ce sujet-là »
- 1:00:25Fait
« il faut que le consommateur puisse avoir accès à cette information là pour qu'il puisse avoir la visibilité de la façon dont don des ingrédients qui composent les produits »
- 1:01:44Fait
« on fonctionne sur la base du volontariat et donc à l'échelle d'un pays et avec l'idée que derrière si ça fonctionne bien ça puisse inspirer d'autres pays »
- 1:12:04Chiffre
« on a un vrai enjeu de renouvellement des générations on a un agriculteur sur deux qui partira à la retraite d'ici 10 ans »
- 1:13:28Fait
« on travaille dans le cadre de la mission sur un prix de référence qui serait construit par les interprofessions qui serait qui serait vraiment construit donc de filière par filière »
- 1:25:14Chiffre
« aujourd'hui c'est 100 entreprises qui sont adhérantes mais avec un parti-prix très clair pour l'association qui était de fédérer l'ensemble des parties prenantes de l'agriculture »
- 1:26:31Fait
« aujourd'hui clairement si on reste dans un champ de contrainte c'est ce que le monde agricole ressent c'est un champ de contrainte on leur demande que des choses à retirer à retirer d'être contre »
- 1:27:42Fait
« l'agriculture elle fonctionne très bien sans le reste du monde c'est le reste du monde qui ne fonctionne pas sans l'agriculture »
- 1:28:23Fait
« l'agroécologie c'est une démarche de progrès dans lequelle on va chercher à avir une démarche systémique globale puisque le vivant est systémique »
- 1:29:45Fait
« on va réussir à maintenir les rendements en transformant les pratiques agricoles »
- 1:30:25Fait
« l'agriculture c'est je continue de faire du cash mais je continue d'investir mon de maintenir mon capital pour qu'il continue de de produire »
- 1:32:24Fait
« le 8 décembre 2023 est sortie une nouvelle directive de la Commission européenne qui pré voit que pour financer la transition agroécologique on est exempté de droit de la concurrence »
- 1:33:42Fait
« il y a pas une seule solution on s'adapte en fonction de la territorialité en fonction du type de culture »
- 1:40:15non_speechFait
« c'est un outil qu'on a construit en repartant du terrain parce que ce qu'on vient de se dire ça a une implication directe sur la manière dont vous interagissez avec vos fournisseurs »
- 1:41:36non_speechFait
« l'agriculteur déjà parle pas il comprend rien il voit pas l'intérêt et on pas la pierre c'est incompréhensible de toute façon »
- 1:42:59non_speechFait
« la coopérative quand elle existe ou l'agriculteur sont vraiment maîtres et responsable de la progression sur le score indice de régénération de l'agriculteur »
- 1:43:42non_speechFait
« le premier levier de décarbonation ce n'est pas la réduction des émissions c'est le stockage de carbone »
- 1:45:07non_speechFait
« l'indice de régénération est en effet à la parcelle enfin c'est à la ferme mais on a la finesse à la à la parcelle »
- 1:46:26non_speechFait
« il faut aussi changer les approches et que finalement les coopératives les négoes deviennent les acteurs principaux de cette transformation »
- 1:49:14non_speechFait
« je suis passé depuis 2011 en bio donc et ça c'est un sacré challenge de faire de l'agriculture de conservation et d' tramb en même temps »
- 1:50:39non_speechFait
« si on ne dessine pas une trajectoire et une solution personne ne bouge »
- 1:51:17non_speechFait
« aujourd'hui le seul levier c'est vous qui l'avez hein c'est le monde économique et donc il faut se mettre autour de la table »
- 1:53:49non_speechFait
« souvent au sein des cops bah il va y avoir des agris qui font bien les choses et donc ils vont introduire la biodiversité des et cetera SAF qu'en fait leur travail pas du tout valorisé »
- 1:55:50non_speechFait
« on est capable à peu près de répondre à peu près à ce type de demande maintenant »
- 1:57:28non_speechFait
« il va vous apporter des chiffres théoriques c'est ce qu'on a aujourd'hui des données standards de carbone agribalis et compagnie dont on sait tout ce qui sont faux »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
et ben bonjour à tous rebienvenue à tous ceux que j'ai pas pu saluer individuellement on est hyper heureux de vous retrouver ici on est au 127 comme vous l'avez vu c'est un un lieu assez unique où on regroupe toute une série d'entreprises qui travaillent sur les sujets de l'impact il y a l'Intitut des futurs souhaitables qui est ici la convention des entreprises pour le climat qui est ici et ce sont les locaux de pixelis qui est une agence de design qui est particulièrement engagée sur ces sujets donc il y a plein d'événements sur ces thème là et le nôtre est un magnifique événement parmi tous ces événements donc très heureux d'être avec vous ce matin je suis David garbous je suis le président du collectif on va commencer on va travailler en deux temps une première partie plus de d'échange sur la thématique de la décarbonation du modèle agricole et puis dans une deuxième partie après cette cette ces interventions on aura une une phase de travail entre membbr du collectif pour à la fois partager les bonnes pratiques et essayer de trouver des des idées pour aller encore plus loin on vous l'a souvent dit on est très fier avec le conseil d'administration de réunir des marques particulièrement progressistes engagées sur ces sujets-l c'est des sujets qui sont complexes mais vous vous êtes tous les jours à l'œuvre pour inventer des nouvelles solutions et on c'est hyper important de s'enrichir de ces expériences terrain il y a du partage d'expérience qui sera fait tout à l'heure montrer que c'est c'est possible d'avancer autrement et les enjeux sont énormes il y a beaucoup de travail qui a déjà été fait mais il reste un chemin incroyable à parcourir donc euh on on s'engage à continuer l'aventure alors on va commencer cette partie avec l'intervention de Jean-Marc jeancobissi que je remercie infiniment d'être avec nous ce ce matin vous voyez son vélo qui est ici euh c'est c'est juste le petit CIN d'œil je le fais Jean-Marc on lui avit proposé de venir en moto taxi parce que il a un agenda très serré il m'a dit vous vous foutez de nous vous vous voulez qu'un écologiste Vienne en moto dans Paris qui est une ville particulièrement bienervis par les transports en commun on avait trouvé un Motot taxi électrique et énergie décarboné il a dit non non non non je prends mon vélo et ça ira très bien je salue la cohérence et je vous laisse faire ce petit clin d'œil alors cher Jean-Marc vous décrivez comme un chef d'entreprise président d'association enseignant conférencier et impliqué dans plusieurs autres entités qui toutes ont pour objet de limiter le réchauffement climatique et nous rendre résilient face à la raréfaction énergétique fossile vous travaillez notamment avec le shift projject sur des verticales pour faire des propositions aussi avec un travail de recherche et vous allez bientôt dévoiler des éléments d'étude sur le sujet de l'agriculture on va pas vous demander de dévoiler en avant-première ici mais néanmoins on va aborder le sujet voilà de manière très très simple ensemble dans le format ce qu'on vous propose de faire c'est vous posez le contexte de la façon que vous le souhaitez et ensuite je sais que vous aimez bien faire ça et je pense que ça plaira beaucoup à l'assistance également on lancera une série de questions-réponses de façon à ce qu'il puisse avoir un maximum d'interaction entre nous on va s'asseoir parce que ce sera plus sympa merci infiniment d'être là et Cher Jean-Marc est-ce que vous pouvez pour commencer cette conférence nous livrer votre vision d'où on est le modèle agricole aujourd'hui comment on en est arrivé là quels sont les problèmes qui se posent et assez rapidement ensuite aller vers des perspectives d'évolution on en parlera plus en avant avec les autres invités euh merci de m'avoir invité euh le pour essayer de planter le décor euh l'agriculture euh dans l'riculture il y a culture et culture historiquement quand vous regardez à quoi ça correspond physiquement ça correspond à une éradication de la biodiversité pour remplacer un écosystème préexistant par une espèce qui nous intéresse plus particulièrement euh donc en fait créer un champ euh c'est supprimer ce qui se trouvait là avant euh avec en général plein tout un tas de trucs euh et remplacer ça par une seule espèce qui nous intéresse du blé du maïs du tournesol qu'est-ce que je sais même si de temps en temps il y a des expériences de mélange on va dire dans le maréchage par exemple où je colle un rang de tomate un rang de haricot vert un rang de patate et on recommence mais globalement euh l'agriculture c'est quand même à la base euh une entreprise d'éradication de la biodivers divité parce que c'est comme ça que on sélectionne les espèces qui nous intéressent plus particulièrement pour nous nourrir alors ça c'est vrai dans la culture c'est un peu moins vrai dans l'élevage dans la mesure où dans l'élevage les vaches et les moutons broutent les pâurages et donc là on laisse pousser ce qui pousse et il mangent ce qui pousse quoi que ce soit des Ron ou de la Luserne après on sélectionne les animaux en fonction de ce qui pousse mais on laisse pousser ce qui pousse donc il y a une première interaction entre l'agriculture et la biodiversité c'est que j'insiste la culture c'est par définition même les radical de la biodiversité ce qui veut dire que si on veut marier les deux qui alors c'est pas le climat mais c'est une interaction environnementale importante quand même euh et bien on a un sujet d'arbitrage entre eu ce qu'on laisse aux petites bêtes pour qu'il y ait des petites bêtes euh donc si on aime les chauv-souris ben faut qu'il y a des insectes et si on aime les insectes et ben il faut que nous on en a un peu moins dans les champs voilà c'est il y a toute la question de savoir comment est-ce queon arbitre entre les deux en ce qui concerne le les les énergies fossiles euh le l'agriculture comme toutes les activités modernes a été très largement carboné sur le siècle et demi qui vient de s'écouler ce qui a augmenté la productivité par paysan ou par agriculteur tenez-vous bien d'un facteur 200 en l'espace de de siècles alors évidemment c'est une illusion d'optique que cette productivité par personne est augmenté parce que en fait les ce qui assure aujourd'hui physiquement la tâche de la culture c'est les machines c'est pas le l'agriculteur il s'est pas mis à avoir 200 paires de bras et 200 paires de jambes euh simplement aujourd'hui c'est pas lui qui la Bour c'est des machines c'est même plus des chevaux c'est des machines c'est pas lui qui récolte c'est des machines c'est pas lui qui transforme c'est des machines c'est pas lui qui transporte c'est des machines c'est pas lui qui stock c'est des machines d'accord donc aujourd'hui l'agriculteur est là pour donner des ordres à des machines euh c'est il y a évidemment de la main d'œuvre agricole j'exagère un peu je caricature un peu mais doncon continue à ramasser les asperges et les abricot à la main mais quand même il faut bien voir en particulier dans les grandes cultures que qui sont la base de la de la ration alimentaire à la fois pour l'élevage et pour les les l'alimentation en direct euh on a essentiellement remplacé enfin ou additionné plus exactement des gens et des machines et donc ramener la productivité aux seuls individus et quelque chose qui é un peu relève un peu de l'illusion d'optique la raison pour laquelle on a fait ça c'est parce que comme tous les êtres vivants qui se respectent sur cette planète nous sommes paresseux et accumulatifs euh tous les êtres vivants cherchent à économiser leur énergie c'est votre chat quand il roupille toute la journée euh le foc quand il se prélasse sur la banquise et nous on fait exactement pareil en devenant des couch potatoes devant la télé alors la raison pour laquelle on cherche à faire ça c'est parce que historique il fallait pouvoir passer les périodes où on était pas sûr de trouver à manger et il fallait être sûr d'avoir toujours l'énergie corporelle pour courir derrière une proie ou échapper à un prédateur donc en fait les êtres vivants sur terre vous regardez c'est une constante cherchent toujours à être le plus efficace possible dans l'utilisation de leur énergie corporelle donc ils sont parissux par nature d'accord et on n'y échappe pas et la deuxième chose c'est que nous sommes accumulatifs alors quand je dis accumulatif c'est pas de la graisse c'est extra corporel on fait des greniers on fait des silos et cetera et ça s'est transposé sur le fait que on aime bien accumulé des tonnes de bagnoles des mètres carrés de logement des des vêtements dans une garde-robe et cetera et tout ça vient du fait que un étant des animaux vivants au moyen de laattitude il faut passer l'hiver et donc dans les sociétés qui doivent passer l'hiver vous vous rappelez de la fable de la cigale et de la fourmi c'est l'insectes qui accumule qui a le B rôle parce que c'est la marche de sécurité qui nous permet d'être sûr que on va pas avoir de problème et enfin nous sommes des animaux sociaux et c'est pour ça que nous sommes attentifs aux éléments de statut puisque tous les animaux sociaux euh ont une place dans le Grou Group qui dépend des éléments de statut reconnu par voilà c'est plus sympa quand on est un loup d'être le mal alpha que d'être un autre et c'est plus sympa quand on est dans un groupe de chimpanzé d'être le chef plutôt que de pas être le chef et donc on reproduit exactement ça dans notre société c'est pour ça qu'on fait des études c'est pour ça qu'on réclame des augmentation salariale c'est pour ça et cetera on cherche toujours à progresser dans la hiérarchie du groupe c'est un truc qui est commun à tous les animaux sociaux et alors carboné l'agriculture comme carboné l'économie a correspondu à merveille à nous permettre de cocher ses cases ça nous a permis d'augmenter la sécurité alimentaire parce qu'on produisait plus et on stockait plus facilement ça nous a permis de nous fatiguer moins puisque faire passer le tracteur c'est quand même moins fatiguant que de se casser le dos à bêcher soi-même et ça nous a permis d'accumuler et en particulier tout le temps alors dans la nourriture mais surtout en dehors de la nourriture parce qu'à partir du moment où on était plus occupé H24 à faire pousser ce qui nous nourrissait et ben on pouvait s'occuper H24 à faire internet tik tookoc et des porches donc en fait la la les combustibles fossiles nous ont permis de de satisfaire ces pulsions profondes qui sont en nous dans l'agriculture et en dehors de l'agriculture mais notamment dans l'agriculture alors quand je regarde ce à quoi ça a amené l'agriculture moderne qu'est-ce qui se passeà partir du moment où on fait on remplace les les gens par des machines c'est beaucoup plus pertinant et beaucoup plus productif de spécialiser les régions par type de culture plutôt que d'avoir de la polilyculture élevage partout avec des tracteurs qui doivent s'emmerder à contourner les ha et des cheptels de trois vaches ici et là euh qu'on peut sur lesquels on peut absolument pas faire de la productivité donc on a tous les cochons et tous les poulets en Bretagne toutes les vaches on va dire à l'ouest de Paris et au nord de la Loire on a collé tout le maïs dans le Sud-Ouest on a collé toutes les betteraves en Picardie on a et cetera donc on a on a spécialisé les zones et ça ça marche très bien dans un monde à l'énergie fossile abondante parce que derrière ensuite c'est très facile de transporter les récoltes d'une zone à une autre il faut savoir qu'actuellement en France vous avez entre un camion sur 3 et un camion sur 4 qui transporte un produit agricole ou quelque chose qui se mange donc la dépendance avale du système agricole que nous avons créé au transport Fossil est absolument massive et aujourd'hui les camions sont le sang de l'économie occidental les camions et les bateaux en gros vous enlevez les camions et les bateaux et tous les gens meurent de faim c'est c'est assez simple euh parce que vous irez pas brouter en direct le maïs dans le champ d'à côté et si vous êtes en Bretagne vous n'ourvrirez pas les poulets sans le maïs qui vient en je sais pas comment en train et en camion du Sud-Ouest on a spécialisé les zones de culture on a agrandi les tailles d'exploitation encore une fois parce que le tracteur il a pas envie de faire le autour de la haie donc ça on arrache les a et cetera euh on s'est doté d'auxiliaires chimiques qui nous permettent d'augmenter les rendements de manière extrêmement forte et en particulier les engrais et les pesticides euh alors donc les engrais permettent d'augmenter la productivité de la plante et les pesticides permettent de déplacer le curseur sur la compétition entre toutes les autres espèces et nous puisque en gros ça en laisse moins à manger aux insectes aux oiseaux et cetera puis ensuite derrière il y a moins d'insectes et moins d'oiseaux faut savoir ce qu'on veut mais euh c'est exa comme ça que les que les choses se sont passées et ça nous a permis par ailleurs la convention économique estant ce qu'elle est de faire considérablement baisser les coûts mon calcul d'ordre de grandeur c'est que la nourriture vaut aujourd'hui globalement 10 fois moins cher que ce qu'elle valait il y a un siècle et que la viande vaut 30 fois moins cher que ce qu'elle valait il y a un siècle alors ce petit calcul d'ordre de grandeur je l'ai fait de la manière suivante quand vous regardez la part du budget que les ménages dépensent pour leur nourriture et j'ai regardé ça en en pardon aux États-Unis parce que en France quand vous cherchez une série longue sur un siècle dans sur le site de Linse vous mettez un quart d'heure à pas trouver donc euh j'ai donc j'ai regardé aux États-Unis où là je trouve en 35 secondes mais c'est à peu près pareil pour les mêmes raisons hein euh il y a un siècle aux États-Unis les ménages dépensaient un quart de leur revenus pour se nourrir et là-dedans je confesse ne pas avoir été regardé quelle était la part d'autoproduction parce que il y a un siècle une bonne partie des ménages étaient ruraux donc ils avaient tous un potager euh que vous soyez il y a un siècle en France agriculteur receveur des postes ou instituteur vous étiez dans un endroit où vous aviez un lopin de terre et vous faisiez vos pommes vos poires euh trois poireaux de salades et cetera donc en fait une partie de votre alimentation échappait à votre budget euh à l'allocation de vos revenus monétaire non obstant cette remarque donc on avait 25 % et à cette époque les ménages achetaient essentiellement des produits bruts bon on était aux États-Unis il y avait déjà eins il y avait déjà probablement des trucs en boîte dégueulasse mais euh quand même globalement euh c'était essentiellement des produits brut donc Madame Smith puisque c'était comme ça que ça marchait euh allit voir le paysan du coin et lui achetait des poireaux des œufs et je sais pas quoi et faisait le fristi pour monsieur Smith qui était en train de travailler dans les champs ou à l'usine aujourd'hui quand vous regardez alors avant inflation mais ça change pas beaucoup le budget alimentaire des ménages américains on est à 11 12 % en France on était à 14 au moment de l'inflation on a dû probablement redescendre un peu et là-dedans vous avez 5 % de Hors Domicile or dans du hors domicile vous payez tout sauf de la bouffe vous payez du loyer vous payez du service vous payez du transport enfin du serveur vous payez du transport vous pay P des la fronte fiscale du patron du barartabac enfin vous payez tout ce que vous voulez mais vous payez pas de bouffe un petit exemple pour s'en rendre compte quand vous allez acheter une omelette quand vous vous vous payez une omelette dans un restaurant parisien ça va vous coûter 7 8 € là-dedans vous avez TR à 4 industriel qui en sortie d'élevage industriel valent 30 centimes sur 7 € d'addition d'accord donc vous hors domicile vous payez tout sauf de la nourriture bon et même au domicile qu'est-ce que vous payez dans votre ticket de caisse vous payez le salaire du magasinier le salaire de la caissière la construction du magasin le le transport la fabrication des emballages et pour tous les produits qui sont issus de l'industrie agroalimentaire vous payez vos salariés vos actionnaires vos coups de structure et cetera c'est ça que vous allez payer la nourriture elle-même c'est 20 % de votre ticket de caisse grand maximum grand maximum si vous regardez le prix du blé dans un paquet de pas de Baria vous allez arriver à la conclusion que ça fait entre 5 et 10 centimes d'accord donc vous même une boîte de industriel au supermarché sont pas ceux que j'achète mais c'est pour vous donner un ordre de grandeur qui aujourd'hui vaut entre allez entre 1,50 € et 2 € la boîte et bien l'œf sortie d'élevage il vaut moins de 10 centimes ce qui veut dire que si œufs ça fait 50 centimes que vous allez payer quatre fois ce prix là au supermarché donc même sur un produit qui a pas été transformé vous payez de la logistique des salaires de la mise à disposition la campagne de pub la ligne de coque du publicitaire tout ce que vous voulez mais vous payez pas la nourriture si vous regardez vraiment ce qu' a coûté la nourriture dans le ticket de caisse au supermarché vous pouvez diviser par 4 facile ce qui veut dire que le vrai prix de la nourriture dans le budget des ménages aujourd'hui c'est pas du tout 12 % si vous enlevez les salaires des serveurs des magasillers et cetera c'est plutôt 2 à 3 % ce qui est à peu près le PIB agricole du reste ce qui veut dire que par rapport à une époque où c'était 25 % on a divisé par 10 et comme on mange trois fois plus de viande par an qu'il y a un siècle sur la viande le prix a probblement ét divisé par 30 en terme réel je le dis autrement il faut travailler 30 fois moins de temps fois moins de temps pour se payer une unité de nourriture quand c'est de la quand c'est de la viande 10 fois moins sinon qu'est-ce qui va se passer à l'avenir dans un monde qui va se décarboner et qui va être soumis au réchauffement climatique des évolutions pour partie inverse donc aujourd'hui l'agriculture est dans une injonction contradictoire où on lui demande de faire pas cher propre et en grande quantité et il va falloir enlever au moins un des trois critères donc on peut essayer de faire pas cher en grande quantité est pas propre tant que ça passe on peut essayer de faire propre en quantité raisonnable ça sera cher enfin voilà donc vous à un moment il y a l'un des trois critères qu'on pourra plus obtenir et la question c'est dans le contrat social que on passe avec la population qu'est-ce qui fait que les gens vont accepter sans que ce soit trop sans qu'il y ait trop de conséquen politique et sociale que la nourriture vaille beaucoup plus cher voilà c'est ça la c'est ça la la question euh parce que à mon avis c'est de toute façon vers ça qu'on va se diriger un jour ou l'autre alors je vous rappelle que les gens qui sont à peu près correctement nourris et qui cessent d'être à peu près correctement nourris ça a toujours été un facteur de déstabilisation politique extrêmement fort euh il y a eu ce genre d'épisode qui a précédé la Révolution française encore une fois c'est toujours des c'est toujours des des déclencheurs conjoncturels ça jamais la seule cause he et ce qu'on a appelé le printemps arabe qui s'est déroulé début 2011 vous en fait c'est une réponse à de l'inflation alimentaire intolérable quand vous regardez ce qui s'est passé hein qui avait elle-même été déclenchée par des épisodes énergéti et climatique qui ont précédé hein c'est très très relié à mon sujet ce qui s'est passé en 2011 voilà voilà donc c'est c'est un peu ça le le le le décor tel que il est planté alors c'est évident que c'est pas du tout comme ça que le sujet est compris aujourd'hui en Europe l'Europe s'est organisée au sortir de la guerre plus exactement quand l'Union européenne est née à la fois avec l'idée qu'il fallait privil le consommateur sur le producteur donc on fait sauter toutes les barrières toutes les machins et cetera libre circulation et de l'autre côté sur l'agriculture on a quand même cherché à compenser le producteur mais de moins en moins a de plus en plus de denré qui sont rentré dans un marché j'ai envie de dire raisonnablement ouvert dernière date c'était le lait et après ça a créé du coup en réponse une organisation productive qui est une organisation calée sur la production de grandes commodités faites pour le marché mondial et pas du tout euh une agriculture résiliente euh organisée euh pour servir avant tout les besoins domestique euh de façon j'ai envie de dire un peu complète sur la gamme de produits fournis et c'est comme ça qu'aujourd'hui en France on se retrouve maintenant dans un certain nombre pour un certain nombre de produits alors qu'on est une historiquement une grande nation agricole et qu'on a une superficie cultivable très importante en Europe on se retrouve derrière les Hollandais en terme d'exportation de nourriture enfin bon les Hollandais c'est des vaches au pétrole hein c'est clair euh euh c'est comme ça qu'ils ont développé leur agriculture mais mais c'est c'est enfin voilà donc on se retrouve dans une situation dans laquelle on importe de manière très significative et ça c'est pas tant le jeu des avantages physiques d'autres pays que le jeu des organisations de marché et des priorités qu'on s'est fixé hein voilà voilà en gros pour pour planter un peu le décor donc si on a carboné l'agriculture comme toutes nos activités je vais finir par ça c'est parce que on avait de très bonnes raisons de le faire à épque on n a pas fait ça juste parce qu'on était des crétins et si on a bazardé des pesticides partout dans les champs c'est pas parce qu'on était des crétins non plus et des gens foncièrement ennemi des des des chauvees-souris et des Alouettes des champs on l'a fait pour répondre à ce qui était à un moment le cahier descharges de l'agriculture c'est-à-dire produire beaucoup pour pas cher hein voilà merci beaucoup Jean-Marc est-ce que vous dites du coup c'est que d'une façon ou d'une autre on va subir la décarbonation on va être obligé d'accompagner la décation soit parce qu'on va la subir soit parce que elle va s'imposer à nous du fait des conséquences du réchauffement climatique alors moi je elle va elle va on va la provoquer ou la subir de la manière suivante alors d'abord quelque chose qu'il faut avoir en tête c'est que le réchauffement climatique que nous aurons en France et la conséquence des émissions mondiales et pas des émissions françaises oui le temps de résidence du CO2 une fois qu'on l'a mis dans l'air ou plus exactement le temps d'évacuation d'un surplu de CO2 une fois que ce surplu est créé dans l'atmosphère c'est comme ça ça qu'il faut le formuler de manière précise ce compte en milliers d'années il faut savoir que après arrêt des émissions Le surplu qu'on a créé s'évacuera à peu près pour moitié en un siècle pour 3/4 en 1000 ans et pour 4/5e en 10000 ans qu'au bout de 10000 ans il restera toujours un 5e du surplu qu'on a créé là pendant le siècle et demi qui vient de s'écouler et ce qui veut dire que l'atmosphère ne va jamais retrouver l'état initial qu'elle avait avant le début de la civilisation industrielle du restant de notre du vivant de notre espèce parce que si l'humanité organisée tient encore 10000 ans ça sera beau on va avoir sur certains compartiments la dérive qui va à partir de maintenant ne s'arrêtera plus en particulier la hausse du niveau de l'océan là c'est parti pour des milliers d'années quoi qu'on fassein même si on stabilise la température de l'atmosphère donc il y a des et puis les l'adaptation des écosystème va également prendre du temps enfin bon bref donc en fait il y a une espèce de couparti maintenant de dérivve embarqué même si on baisse très rapidement les émissions ce qu'il faut faire euh on ne peut plus arrêter la dérive on peut la limiter c'est ça qu'on peut faire je dis ça parce que il faut évidemment mais de façon coordonnée au niveau planétaire baisser les émissions et en Europe quand bienen même on voudrait pas on va de toute façon les baisser parce que ces émissions dépendent des combustibles fossiles que nous avons à notre disposition et sur les trois combustibles fossiles qui approvisionnent l'Europe aujourd'hui nous sommes stressés sur les trois c'est il y a des contraintes d'approvisionnement sur les trois il y a une contrainte d'approvisionnement historique sur le charbon depuis le milieu des années 50 le charbon est un pondéreux solide ça voyage mal vous n'avez que 15 % du charbon énergétique qui franchit une frontière dans le monde entre pays de production et pays de consommation 80 % du charbon aujourd'hui consommé dans le monde c'est l'Asie hein donc le charbon est vraiment un phénomène asiatique et euh le charbon comme l'Europe a été le premier pays à taper dans C dans son sous-sol enfin la première zone à taper dans son sous-sol le pic de production du charbon en Grande-Bretagne par exemple c'était 1913 hein euh bon bah c'est il y en a de moins en moins et les importations ne compensent pas le déclin donc en fait on consomme de moins en moins de charbon en Europe depuis les années 50 rien à voir avec le changement climatique en ce qui concerne le gaz le gaz est gazeux comme aurait dit l'autre et donc il se transporte beaucoup moins facilement qu'un liquide ce qui veut dire que le gaz est essentiellement une énergie régionale qui est pilotée par les distances sur lesquelles on est capable de poser des tuyaux en gros hein euh donc l'Europe elle dépend de l'approvisionnement régional qui est constitué essentiellement de la Russie de la Norvège du de de l'Afrique du Nord euh et les autres pays de la Communauté enfin des ex l'ex pays soviétique le Qatar et les États-Unis nous n envoie désormais maintenant du gaz naturel licéfié mais le GNL c'est 10 % des de la de de la consommation de gaz dans le monde hein donc c'est pas on n'est pas sur des choses qui sont aussi massif que le pétrole en terme de capacité de transport le GNL or euh en 2005 la mer du Nord procurait 55 % du gaz à l'Europe et la mer du Nord a passé son pic de production et donc depuis 2005 la consommation de gaz en Europe s'est brutalement arrêté d'augmenter rien à voir avec les politiques climatiques et a commencé à baisser rien à voir avec les politiques climatiques et enfin sur le pétrole le pétrole dit conventionnel a passé son pic en 2008 dans le monde alors conventionnel c'est tout ce qui n'est pas le shellil américain et les sables bitumineux du Canada et si on regarde tout pétrole le maximum à date c'était novembre 2018 donc c'était il y a plus de 5 ans à environ 2 million de barils jour audessus du niveau actuel et là je parle bien du pétrole pas des liquides de gaz pas de machin on pourrait rentrer dans un long débat sur les statistiques pétrolières parce que c'est un peu abscon pour les gens qui sont pas spécialistes mais si je parle du vrai pétrole on va dire le maximum de production à date c'était c'était fin 2018 un an avant le covid donc c'est pas le covid qui a déclencher la baisse de la production vraiment c'est le c'était autre chose et le le pic de conventionnel en 2007 200008 a déclenché en Europe une inversion de la courbe d'approvisionnement donc l'approvisionnement pétrolier européen est contraint à la baisse depuis 2008 et dans les pays qui étaient particulièrement dépendant du pétrole dans leur approvisionnement énergétique l'Italie l'Espagne le Portugal la Grèce les baisses de PIB ont été particulièrement violentes quand vous regardez la Grèce ça a rien à voir avec le fait qu'il y a de la fraude fiscale la fraude fiscale n'est qu'une répartitions différentes des revenus il y en a plus pour les ménages et moins pour l'État mais ça change pas les revenus globaux ça change pas la production globale du pays d'accord c'est juste une affaire d'allocation je suis pas en train de dire que c'est bien la frte fiscale je suis juste en train de dire ça change pas le PIB de même que les prélèvements obligatoires extrêmement élevés des pays nordiques les ont jamais empêché d'avoir une forte croissance d'accord donc la question des prélèvements c'est indépendant de la question de la croissance rien à voir euh par contre dans notre monde de machine l'énergie et la croissance ça c'est relié pour avoir plus de pour avoir de la croissance faut qu'il y ait plus de machines qui bossse et donc il faut plus d'énergie c'est comme ça que ça marche et donc dans les pays du Sud qui étaient très dépendant du pétrole 60 % du mix énergétique grec c'était du pétrole en 2008 50 % en Espagne 50 % en Italie 50 % au Portugal tous ces pays-là sont partis dans l'autre sens question PIB après 2008 de manière extrêmement violente et en fait si je regarde l'Europe dans son ensemble depuis 2007 elle n'a plus de croissance physique si je regarde tonnes chargé dans les camions ou si je regarde les mètres carrés construits par an qui sont pour moi mes deux indicateurs physiques de l'économie et bien on est on est aujourd'hui en dessous du niveau 2007 d'accord c'est c'est voil donc le donc et C ce stress sur les combustible fossile j'ai envie de dire il va continuer tant que les autres pays se soucieront pas du changement climatique puisque moins il s'en souci plus il consomme de combustible fossile plus ils en consomment plus on est en compétition avec eux moins il y en a pour nous donc dans un monde où l'approvisionnement pétrolier a déjà commencé à baisser pour des raisons géologiques c'est évident que de toute façon la décarbonation subie on l'aura si on n pas la décarbonation gérée et pour vous donner un ordre de grandeur la quantité de pétrole qui va rentrer en Europe d'ici 25 ans sous seule contrainte géologique sera n'importe quoi entre la moitié et le 20e de ce qu'on a aujourd'hui donc vous avez intérêt à vous soucier des camions et les gens qui s'occupent de du fait que les gens dans les villes seront bien nourris aussi bien enfin au sens de seront nourris euh aujourd'hui sans camion les villes meurent de faim pas de d'accord le camion c'est le c'est le c'est le c'est le sang de l'économie moderne on s'occupe aujourd'hui de décarbonner les voitures c'est beaucoup plus urgent de décarbonner les camions parce que vous vous pouvez marcher hein vous rerez si vous avez plus votre bagnole mais vous pouvez marcher marchandise non voilà donc ça c'est la la partie qui va s'imposer notamment sur la partie logistique ça a un impact vous le disiez tout à l'heure sur la production des engrais puisqueells sont aussi très lié à la sont fait avec du gaz oui avec le l'énergie euh l'agriculture c'est à peu près 30 % des émissions de gaz à effet de serre mondiaux et donc euh il y a aussi en achetant tous les jours avec notre carte bleue la possibilité d'orienter l'achat vers des productions plus ou moins carbonées on sait aussi que c'est un levier de captation de CO2 en fonction de des cultures qu'on met en place est-ce que là euh il y a des bonnes pratiques que vous avez observé des pistes qui vous semblent particulièrement intéressant pour réussir à faire en sorte que ce l'agriculture fasse partie de la solution plus que du problème alors la la i project on a commencé à travailler là-dessus et il y aura le 6 juin si ma mémoire est bonne euh un événement de présentation de ce qu'on appelle un rapport intermédiaire alors un rapport intermédiaire dans notre jargon c'est qu c'est un être hybride euh qui se situe entre euh un partage du cahier des charges en disant voilà comment on a compris la façon dont il faoulait s'attaquer au problème et un début de préconisation euh d'habitude on fait pas mal de préconisations dans les rapports intermédiaires là on va en faire moins que d'habitude et on va surtout bien préciser le cahier des charges en disant voilà ce qu'on a compris sur la quadrature du cercle à laquelle il faut il faut s'attaquer alors sur les 30 % là-dedans vous avez à peu près 10 % qui viennent de la déforestation qui est un processus àont de l'activité agricole je dis historiquement mettre des champs en culture c'est couper ce qui se c'est enlever ce qu'il y avait avant et cette déforestation elle a toujours accompagné l'expansion démographique l'Europe a massivement déforesté au début du 2e millénaire les États-Unis ont massivement déforesté après l'arrivée des colons blancs la Chine a massivement déforesté il y a un siècle et en ce moment c'est le tour de l'Afrique de l'Amérique du Sud et de l'Asie du sudest et à chaque fois c'est exactement le même déterminant c'est l'expansion démographique qui engendre voilà vous avez un deuxième déterminant qui vient se rajouter là-dessus qui est la part de la de la viande dans dans la ration alimentaire mais il faut pas oublier le premier qui est tout simplement l'expansion démographique et donc les gens font des champs donc il coupent ce qu'il y avait avant dans les 20 % qui restent euh il y en a une bonne partie on va dire à peu près 15 % qui vient du méthane le méthane est un gaz qui est é mis par dans dans le domaine agricole par les risières et par la fermentation anentérique des des ruminants il y a à peu près 1,5 milliards de vaches sur terre actuellement et côté et l'autre gaz émis c'est du protoxyde d'azote qui est un gaz qui vient des engrais azotés après les pendage alors c'est vrai pour les engrais de synthèse c'est aussi vrai pour les fumiers et lisiers hein à partir du moment où on épend des engrais azotés il y a une petite partie des nitrates qui sont contenus dans ces engrais qui subissent une une réaction chimique au contact du sol une réduction en l'occurrence et qui se transforme en protoxyde d'azote voilà qui est un gaz à effet de ser les donc les bonnes pratiques une fois que j'ai dit ça ben on les imagine assez facilement c'est moins déforesté mais une fois qu'on l'a dit il faut encore le faire euh et puis c'est diminuer la part de viande euh et en particulier la part de viande de gros animaux parce que plus l'animal gros moins il est efficace dans la conversion de biomasse végétale en biomasse animale hein euh donc si bon les veres de terre c'est pas terrible mais enfin il vaut mieux manger des verres de terre que des poules et ils vont mieux manger des poules que des que du bœuf en gros hein voilà il y a un cas particulier pour les animaux d'élevage laitiers parce que ils produisent pas que de la viande ils produisent aussi du lait et on peut voir la carcasse comme une valorisation de déchet euh ou l' voir comme un produit en tant que tel donc malheureusement c'est la Charolaise ou la limousine qui ne fait que de la viande qui est le truc le plus nocif pour le climat euh la vache de réforme c'est mieux ouis bon euh et par ailleurs les le les systèmes laitiers enfin ou les systèmes d'élevage plus exactement herbagé il permettent de valoriser des surfaces qui sinon seraiit parfois plus difficile à valoriser autrement en particulier dans l'agriculture de montagne et puis si on commence à retourner les prairies pour faire plus de culture végétal à la place de l'élevage et bien là il y a une sanction directe sur la biodiversité et il y a également à court terme une sanction directe sur le relargage de carbone du sol comme quoi rien n simple euh mais donc dans les dans les bonnes pratiques il y a effectivement le fait alors il y en a plein il y a le fait de limiter la viande il y a le fait de limiter la déforestation ce qui va aussi avec le fait de limiter la viande à population constante parce que du coup on a besoin de moins de produits végétaux et puis il y a tout un tas de trucs qui relèvent des arbitrages entre production végétale les types de culture qu'on va mettre en place ou par exemple on pourrait très bien dire que on les voitures on en supprime une sur deux du coup on a plus besoin de biocarburant du coup on a plus besoin de champ colza et à la place on y met de la Luserne bon euh par exemple on pourrait très bien se dire que ce qu'on veut c'est maximiser euh la productivité agronomique et revenir pour partie à des prédateurs naturels donc des oiseaux et des insectes qui en bouffent d'autres et à ce moment on remet des ha partout on diminue la productivité économique et on augmente l'emploi bon on pourrait se dire que on fait ça mais la sanction comme je l'ai dit tout à l'heure c'est que les produits
[Musique]
vont coûter plus cher et il faut il faut l'accep enfin voilà on a on a également des des marges de manœuvre dans l'agroforesterie parce que ça remet du carbone dans le sol euh et que c'est une bonne chose à faire euh le couvert végétal permanent qui est également quelque chose qui est qui remet du carbone dans le sol et qui est une bonne chose à faire on peut faire un peu de méthanisation pour remplacer le carburant des tracteurs parce que c'est pas demain matin qu'on va remettre 5 millions de personnes à scler les rentses de patates euh donc on peut faire un peu de méthanisation pour en priorité euh fournir l'énergie décarbonée à la mécanisation agricole euh et absolument pas pour injecter dans le réseau et alimenter des chaudir à gaz qu'il faut remplacer par des pompes à chaleur euh voilà donc il y a il y a un certain nombre de choses et de bonnes pratiques qu'on peut faire et euh le Yaka faucon se heurte à deux choses c'est le comportement du consommateur h et par ailleurs le fait que en Europe puisque nous sommes en Europe il y a quand même une une une délégation à l'entité supranationale qui est l'union européenne d'une très large partie des compétences en matière d'agriculture qui pose nécessairement question à partir du moment où on doit refaire des choses qui sont très adapté au contexte local c'est bien c'est bien c'est bien de faire des trucs à l'échelle européenne à partir du moment où on veut une agriculture de commodité à l'exportation là c'est c'est parfait c'est tout à fait ce qu'il fallait faire partir du moment où on veut une agriculture très adaptée à des éléments contextuels locaux bah la centralisation d'un certain nombre de règles est essentielle mais on va avoir besoin de décentraliser l'action et donc les modalités économiqu normatives et cetera voilà c'est c'est c'est c'est pas on en est quand même arrivé à un stade où de temps en temps l'Union européenne dit à eux les ausser c'est du protectionnisme donc quand même si on pour en avoir moins ça serait bien quoi alors que pour moi c'est l' exact inverse qu'il faut faire puisque c'est des cahiers des charges de qualité enfin en tout cas on peut les rendre de qualité en face auquel le consommateur est prêt à payer plus cher en général c'est vrai que c'est un sujet sur la table avec la stratégie farm to fork mais il y a encore un peu de d'explication de texte à faire à la fois effectivement pour les consommateurs mais pour toutes les parties prenantes qui sont sont concernés pour qu'on puisse prendre les bonnes décisions voilà je vois le j'ai un un un un time keepeeper parfait merci infiniment on va prendre quelques questions si vous voulez bien pour Jean-Marc avant de continuer ses interventions est-ce que c'est la première qui est la plus compliquée mais est-ce que et ben voilà alors pour moi il y a deux premières parce que je fais des questions paritaires oui très juste donc première question euh masculine la prochaine ser volonire après un courageux volontaire faudra une courageuse volontaire question question question ou plutôt moi je suis agriculteur transformateur distributeur donc j'ai toutes les casquettes vous êtes enfin ça va pas être une question mais plutôt une une remarque vous êtes quelqu'un de très précieux aujourd'hui dans vos dans votre discours parceon a la chance de vous voir un peu partout et votre discours est entendu un peu partout parce que en fait vous êtes un des rares à pouvoir à un moment donné réconcilier productivité enfin vie sur notre sol aujourd'hui on a plutôt à faire d'un côté des écologistes et d'un côté des productivistes et enfin tout le monde essaie d'avoir raison et enfin votre ligne de conduite moi je suis en en charge sur mon ma région de toute la la problématique qualité de l'eau et en fait je problématique de l'eau en fait tous les sages les dages les clés dans chaque département et du coup on se retrouve en permanence avec des gens très écolos mais qui on pas du tout la solution parce que comme vous le dites on est en perpétuelle contradiction il y a moins d'oiseaux il y a moins d'insectes parce qu'on cultive des champs et donc du coup la solution elle est pas comme ça d'un claquement de Doig on est d'un côté écologiste ou d'un côté on mange tous les jours et donc du coup enfin c'est on aurait besoin de VOUS multiplier pour contrer ces discours qui sont très néfastes et clivants alors que on n pas à avoir de clivage c'est il y a y a un moment où ça va ça va coûter quoi bah en fait le le le comment dire il y a que deux manières de gérer la nouveauté quand on est face à un défi qui se présente il y a la manière autoritaire et il y a la manière concertée la manière autoritaire est un peu brutale mais il faut avoir les moyens de ses ambitions ce qui aujourd'hui voilà donc je pas je sais pas si il y a beaucoup de gens qui aujourd'hui voudrai qu'on soit dans un régime très autoritaire pour qu'on s'évite le temps des débats sinon il y a la manière concertée et la manière concerté prend du temps parce que c'est la pédagogie est un exercice difficile qu'il faut multiplier les expériences de terrain qui peuvent inspirer fournir des bonnes pratiques et cetera et donc effectivement c'est un peu frustrant parce que c'est un système avec comme disent les économies beaucoup de coûp de transaction difficile de faire autrement non j'ai dit une femme mettre une Guillaume non non une femme ouais juste sur le budget des ménag du coup donc aujourd'hui qui a diminué pour l'alimentation au profit d'autres qu'est-ce qui je crois que c'est le logement qui est en première aujourd'hui le premier budget et qu'est-ce qu'il faut faire du coup pour pouvoir peut-être réallouer une partie du du budget vers l'alimentation est-ce qu'il y a une question de politique publique je pense est-ce que c'est une des choses que vous adressez dans votre rapport et est-ce qu'il y a des pistes là-dessus alors non on nadresse pas on va pas adresser dans notre rapport le la façon de gérer l'allocation du budget des ménages pour deux raisons la première c'est que au shift on parle d'argent le plus tard possible en général on commence par parler de système biophysique si je donc on aime bien représenter l'économie sous forme de flux de ressources de compétences voilà puis une fois qu'on a bien posé le problème de cette manière éventuellement on parle d'argent mais plus tard euh par contre sur la question du budget des ménages qu'est-ce qui a évolué dans le temps je suis pas sûr que le logement coûtait considérablement moins cher il y a quelques décennies alors il ça aussi hein voilà mais par contre aujourd'hui ce qui a ce que vous dépensez que vous ne dépensiez pas il y a un siècle c'est du téléphone des vacances de la télévision de l'électroménager enfin il y a tout un tas de trucs nouveaux qui sont à par et en fait c'est essentiellement ces usagesl euh qui se sont mis à la place des usages historiques donc le vêtement c'est pareil coûte beaucoup moins cher mon père qui était prof de fac donc quand même C SP+ je me rappelle très bien qu'il avait des vestes rapessées au coude hein qui aujourd'hui a des vestes rapessées au coude donc même lui qui était dans le haut de l'échelle sociale il jetait pas une veste parce que il y avait un trou au coude voilà et il y avait ma grand-mère était couturière et ENF je veux dire il y avait plein de gens don le métier c'était de réparer les vêtements parce qu'un vêtement vait vraiment très très cher et que vous aviez euh il y a un siècle quatre chemises dans votre garde-robe quoi c'était le la chemise du dimanche et deux chemises de travail en bon donc il y a plein d'objets en fait c'est c'est un certain nombre d'objets qui existaient déjà il y a un siècle qui se qui ont vu leur prix réel considérablement baisser le mobilier les vêtements la nourriture et ceetera et ça fait place à tout un tas de trucs qui sont de l'ordre du entre guillemets superflu euh qui sont arrivés depuis superflu au sens où c'est pas vital quoi euh donc les loisirs les vacances le la voiture se déplacer coûtait beaucoup moins cher avant mais c'est parce que C'est en 1952 en France que les kilomètres parcourus par personne et par jour en voiture ont dépassé les kilomètres parcourus par personnes et par jour à pied 1952 c'est pas mieux hein bon euh voilà donc c'est c'est ça en fait c'est tous ces nouveaux usages qui ont pris la place de des trucs essentiels avant je peux poser une question ouis avec plaisir donc mesdames après si vous voulez y aller non quel est votre regard sur le l'agriculture biologique et la place qu'elle pourrait avoir dans l'évolution appelé de noveux pour la décarbonation alors elle elle coche quelques elle coche certaines cases et pas d'autres dans les cases qu'elle coche il y a une meilleure préservation de la biodiversité euh essentiellement dans les cases qu'elle ne coche pas nécessairement donc je dis pas qu'elle les coche pas mais qu'elle ne coche pas nécessairement il y a la question de l'érosion des sols parce que vous pouvez avoir autant de travail mécanique en agriculture biologique que en agriculture conventionnel vous avez la spécialisation régionale des productions qui est pas nécessairement une case qui est décochée j'ai envie de dire ou coché par l'agriculture biologique euh donc voilà donc donc c'est un pas dans la bonne direction c'est pas nécessairement la réponse à toutes les questions euh que doit ou peut se poser aujourd'hui l'agriculture il y a pas non plus vous pouvez très bien trouver dans dans au supermarchés je le sais euh des produits biologiques emballer ça pose strictement aucun problème euh donc enfin voilà donc elle elle elle coche certaines cases pas toutes et alors il y a une case qu'elle coche et je ne sais pas pourquoi je dois dire que j'ai constaté que chez les maréchés et je sais que c'est pas lié au fait que on met enfin il y a pas de raison que ce soit lié au fait qu'on met pas je pense que c'est une question de sélection variétale les produits de l'agriculture bio sont en général plus goûteux mais j'ai toujours pas l'explication il faudrait qu'un jour quelqu'un m'explique parce que là j'ai pas compris pourquoi non je pense que c'est une affaire de variété ou ouais je pense bonjour Julie Dorel petite question je reviens à votre première réflexion sur alors moi je vais parler d'immobilisme quel est selon vous et je mets l'économie et l'attrait à la finance de côté quel est selon vous le principal déclencheur de cet immobilisme et quelle est la principale solution d'un immobilisme global pour activer voilà quel est votre regard là-dessus vaste question aurait dit l'autre j'en j'en vois plusieurs dans les raisons que je vois il y a ce que j'ai évoqué tout à l'heure sur notre nature profonde et le fait queon soit accumulatif et paresseux fait queon aaime pas renoncer donc on naime pas renoncer à ce qu'on a accumulé et on n'aime pas se fatiguer pour rien donc l'idée que on va devoir retranspirer un peu et éventuellement renoncer à certaines choses c'est globalement quelque chose qu'on aaime pas bien la seule manière de lutter contre ça c'est alors là pour le coup précisément ce qui relève du fait qu'on est des animaux sociaux et donc on a besoin de signes de reconnaissance ou d'éléments de statut ou d'éléments qui font sens voilà et donc c'est probablement de ce côté-là alors sans verser dans un une apologie des religions ou mais mais il y a quelque chose probablement à aller chercher du côté de des valeurs euh qui sont qui sont importantes c'est au titre des valeurs que vous avez eu ement des moines faut avoir envie d'être moine renoncez à tout parle à personne vous êtes dans une cellule humide bon et en fait ce que vousf la raison pour laquelle ils ont fait ça c'est parce que le sens était tellement puissant que ça les a amené à renoncer à un certain nombre d'éléments matériels donc en fait l'équation aujourd'hui elle est de ce côté-là elle est à chercher de ce côté-là c'est quels sont les éléments de sens ou les éléments de valeur ou les je sais pas quel nom exactement faut leur donner qui font que on alors on parlait tout à l'heure pendant le déjeuner là du vélo dans Paris bah le vélo relève de ça pour moi le vélo dans Paris hein c'est un truc de Bobo moi inclu et donc en fait les gens il s sont mis ok pour des raisons climatiques pas nécessairement et et ouais et aujourd'hui c'est bien vu quelque part il y a un tout un tout un milieu dans lequel c'est beaucoup mieux vu que de dire j'ai eu du mal à garer ma Porsche bon et donc c'est c'est dans cette direction je pense qu'il faut aller chercher et on n'est pas très loin des gens qui font du marketing de la pub ou de la psychothérapie quoi on est on est on est on est on n pas très loin de cette de cet univers là après euh ça c'est une raison j'ai envie de dire structurelle de fond à l'échelle des des siècles hein si on regarde sur des durées plus courtes euh et bien l'immobilisme il vient du fait que euh l'économie ou une entreprise cherche toujours à capter la rente toujours c'est vrai pour carbon 4 et c'est vrai pour toutes les entreprises qui sont représentées dans cette salle d'accord une entreprise cherche à capter la rente les entreprises qui sont puissantes aujourd'hui sont celles qui ont capté la rente avec les règles du jeu existantes et elles n'ont aucune envie que les règles du jeu changent puisque du coup ça les conduirait à se passer d'une partie de la rente d'accord donc la la la la société elle est réactionnaire par construction j'ai envie de dire ou l'élite plus exactement est réactionnaire par construction c'est d'une certaine manière et ça c'est également un un un facteur d'immobilisme et puis l'élite mondialisée j'ai envie de dire euh elle est elle est encore plus réactionnaire qu'avant euh dans je vous conseille la lecture du dernier bouquin d'Emmanuel Tod qui s'appelle la défaite de l'Occident dans lequel il a un jugement assez cruel mais que je trouve assez juste sur les sociétés ce qu'il appelle les démocraties occidentales il dit en fait les démocraties libérales ne sont plus des démocraties libérales c'est des oligarchies libérales c'est-à-dire que c'est des pays dans lesquels l'élite stipule pour elles-même cherche à préserver ses privilèges et ne se sent aucune empathie et aucun devoir de protéger le peuple je je je pas du tout son problème euh et donc ça c'est un facteur d'immobilisme aussi euh les les les les comme dirait les Anglais les HAV euh ils se sentent pas concernés par les HAV notes voilà moi il y a un petit exercice de pensée que j'essaie de faire de temps en temps pas toujours c'est de se mettre à la place de la personne qui viendra faire le ménage ici à 7h du matin voilà euh rien que ça euh c'est déjà quelque part vous vous dites tiens pourquoi les gens sont contre ceci cela essayie de me mettre à la place de cette personne et là je me dis bon euh et c'est c'est c'est aussi ça le le je pense qu'on manque d'empathie aujourd'hui la la pas tous pas tout le temps évidemment mais il il y a quelque chose de cette de cet ordre là mais je je ne vous les structures finissent toujours par nous ressembler sur le long terme enfin il y a quelque chose y a quelque chose une espèce de filiation euh géographique de la et biologique de ce que nous sommes vraiment quoi à un moment voilà donc c'est quelques éléments de réponse il y en a aurait probablement plein d'autres je pense qu'on pourrait en discuter toute la nuit mais voilà voilà voilà quelques éléments quelques idées peut-être une dernière question parce qu'après on enchaîne on a un petit timing serré barthelim becho je voulais savoir ce que vous pensiez de d'une taxe carbone sur l'alimentation est-ce qu'elle pourrait permettre de pousser des produits qui sont plus vertueux que d'autres sachant que c'est inégalitaire ça va un peu avec la question précédente quel est votre point de vue et est-ce que vous pensez aussi que ça pourra arriver dans un futur pas trop lointain vous avez deux manières quand vous voulez euh al pardon je vais repartir d'une généralité la préservation de l'environnement c'est la gestion d'une restriction collective fondamentalement d'accord les problèmes d'environnement sont de deux ordres les placards qui se vident et les poubelles qui déborde d'accord le changement climatique relève de la poubelle qui déborde il y a trop de CO2 dans l'atmosphère euh la déplession pétrolière ou la déplession du cuivre ou la sur la la diminution des des des surfaces cultiv de forêt ou je sais pas quoi ça c'est les placards qui se vident d'accord c'est des rour ou les poissons qui disparaissent dans la mer ça c'est les placards qui se vident pour empêcher les placards de se vider il faut restreintre l'accès au placard et pour empêcher la poubelle de déborder faut restreindre l'accès à la poubelle donc fondamentalement les problèmes de gestion de l'environnement sont les problèmes d'organisation de la restriction collective vous avez deux manières d'organiser cette restriction par les prix ou par les quantités alors les prix c'est la taxe qui est un instrument très libéral le problème coûte plus cher démerdez-vous non mais c'est exactement ça donc c'est un instrument extrêmement libéral et en partiellement bon libéral que je suis il y a une époque où j'ai été très séduit par l'idée de la taxe et j'en suis un peu revenu et je vais vous dire pourquoi et puis il y a une version plus communiste c'est la norme ou la restriction par les quantités donc la restriction par les quantités c'est j'interdis je norme je limite ou j'oblige qui est une autre manière de gérer par les quantités vous avez une chaudiè à gaz je vous oblige à remplacé par une pompe à chaleur sous les 5 ans d'accord c'est une obligation c'est une gestion par gestion réglementaire on fait les deux hein par exemple dans la construction la re220 ça va être une obligation réglementaire dans la construction automobile le fait de ne vendre que des véhicules zéro émission à partir de 2035 même si j'aime pas le terme zéro émission mais bon peu importe c'est une voie réglementaire par contre pour les entreprise avoir fait un marché de CO2 enfin avoir fait des quotas de CO2 négociables c'est un système mixte vous avez une gestion qués CO2 sont en quantité donné et vous avez une gestion par les prix c'est que sur la partie qui vous est nécessaire et que vous avez pas eu au moment de la location initiale il y a un instrument de marché c'est vous pouvez d'autant plus poller vous avez les moyens d'acheter en gros pas exactement ça mais gros c'est alors la taxe donc du coup c'est une des voies possibles voil qu'est-ce qu'il vous faut pour avoir une taxe il vous faut avoir une assiette il vous faut avoir une affectation du produit de la taxe je vais revenir parce que c'est pas neutre et il faut avoir un consentement à payer la taxe d'accord alors en matière agricole l'assiette c'est compliqué parce que comme vous mettez pas chaque risière sous cloche et chaque vache sous cloche pour définir la base taxable vous allez avoir besoin de convention et de proxy et de valeur moyenne un peu partout et évidemment dès que vous allez avoir une taxe carbone sur la vache l'agriculteur qui vous explique qu'il donne des graines de lin à sa vache va vous dire ah mais non non non moi ma vache elle est moins donc je veux être moins taxé et puis celui qui l'a fait paturer va vous dire ah mais moi ok elle aim met plus par kilo de matière sèche ingérer sauf que quand même c'est vachement plus sympa parce qu'il y a des libellules et des trucs donc enfin enfin moi je bon courage euh après il faut évidemment corriger ça à l'importation aujourd'hui on importe la moitié du poulet qu'on mange en France on importe une partie du bœf et cetera alors il faut une taxe aux frontières et la taxe aux frontières suppose que vous ayez on l'a bien vu sur les commodités sur lesquelles on a commencé à mettre ça en Europe en plus c'est pas une vraie taxe c'est des quotas que vous allez devoir acheter mais peu importe enfin que l'importateur va devoir acheter vous avez une question de contenu carbone de ce qui rentre mais est-ce que vous pensez que l'éleveur brésilien il va vous déclarer le contenu carbone de ce qui rentre en Europe enfin avant que vous vous lui imposier ça il va se passer du temps quoi donc vous avez un sujet de basse taxable qui est un problème compliqué et du reste vous allez avoir le même problème si vous voulez faire une empreinte carbone par produit vendu aujourd'hui on sait très bien vous dire un yaourt c'est en moyenne temp temps mais entre distinguer un yaourt à la vanille les deux vaches et un ger Vita bon courage non mais vous allez tomber en fait la raison pour laquelle vous avez un prix différencié par objet c'est que vous avez un système comptable chaîné qui s'applique à chaque entreprise du monde et pour avoir une empreinte carbone pour avoir une valeur un contenu carbone par produit à ce moment-là oui j'ai pris les deux vaches pas au hasard parce que je savais qu'ils étit dans la salle vous vous vous vous avez besoin d'avoir une comptabilité carbone chaîné dans chaque entreprise du monde pour avoir infin un prix carbone par produit bah B ils le font de leur côté mais mais tout seul leur fournisseur oui mais je veux dire le fournisseur de la cuve le fournisseur de et cetera fournit pas exactement la valeur et puis chaque salarié fournit pas la cylindr de la bagnole avec laquelle il vient au boulot et puis et cetera donc en fait ça reste à un moment des des valeurs moyennes et des approximations on peut pas en sortir donc euh donc donc c'est pour dire que ça il y a un problème pratique derrière qui est pas évident ensuite vous avez un sujet d'affectation de la taxe et alors là c'est ça ça peut paraître con mais en fait c'est important pour qu'une taxe soit acceptable par le consommateur final comme on lui dit juste le problème vautant des mer de toit il faut lui laisser le temps de faire ESS erreur c'est si vous lui si vous le matraquez avec une taxe massive à très brève échéance il sait pas où se retourner il a pas d'alternative et donc vous avez un phénomène gilet jaune d'accord et pourtant le fait phénomène gilet jaune est arrivé avec une taxe qui était pas très élevée hein c'est bien une taxe effectivement euh oui oui c'était pas très élevé euh et puis vous avez une aversion au recyclage national en France c'est-à-dire à l'impôt qui est beaucoup plus élevé que l'aversion à la hausse du prix de marché parce que ma bonne dame c'est comme ça donc quand le prix du pétrole et du explose ou le prix du gaz explose parce qu'il y a la guerre en Ukraine tout le monde fait le Doron mais si c'est l'état français qui dit je vais vous taxer pour recycler ça dans l'économie nationale al voà non quand même faut pas déconner bon on est fait comme ça voilà c'est c'est complètement illogique mais on est fait comme ça euh on préfère filer notre fric aux fonctionnaires Russes et aux fonctionnaires saouiens c'est voilà c'est notre il sont probablement bien plus sympathiques que les nôtres euh donc pour en venir à ce que je bah rigolez pas c'est exactement comme ça qu'on est qu'on fonctionne hein bon problème de communication et de pédagogie effectivement a un petit problème aussi euh donc le donc il faut que la taxe augmente pas vite si vous voulez que elle soit acceptable mais si vous voulez qu' si elle n'augmente pas vite à ce moment il y a un énorme risque c'est que vous allez en faire un impôt de rendement dans les recettes de l'État ce qui est exactement le cas de la TICPE aujourd'hui la taxe sur les produits pétroliers et du coup l'État n'a plus aucun intérêt à se débarrasser de la nuisance or la taxe carbone c'est une taxe qui a pour vocation de faire disparaître sa propre assiette donc ça veut dire que vous ne pouvez affecter le produit de la taxe qu'à des opérations de baisse de l'assiette de telle sorte que le jour où vous avez plus la taxe vous avez plus non plus le problème à résoudre et je vous rappelle que la loi française interdit l'affectation des recettes qui tombent tous dans le pot commun budgétaire d'accord c'est enfin la Constitution interdit ça donc moi je suis devenu aujourd'hui considérablement plus favorable à la norme et je pense que alors c'est un peu caricatural ce que je vais vous dire mais ça serait beaucoup plus simple de dire au producteurs de yaourt petittin vous allez me calculer l'empreunte carbone de vos yaourt et petit de si ça dépasse temps vous avez pas le droit de les vendre voilà je pense que c'est beaucoup plus eff après ça vaut ce que ça vaut c'est une convention compose non non mais le le le le surcout devient internalisé dans les coûts de production ça vaut ce que ça vaut mais vous avez gérer voilà et euh il faut à ce moment que vous ayez également une forme de protectionnisme par la norme alors dans le domaine agroalimentaire on n pas regardé ça de près mais vous avez un domaine dans lequel ça a commencé à se produire c'est les batteries euh et les voitures le bonus malus aujourd'hui est indexé en France sur l'emprinte carbone des voitures euh et sur les batteries on a commencé à mettre en place un système protectionniste basé sur l'empreinte carbone de la fabrication des batteries voilà ça ça me paraît de la bonne norme euh et je pense queon ira plus vite avec ce genre de truc que avec la taxe qui est un instrument très utile dans certains sous-secteurs mais lent et malaisé à manipuler auprès de la population dans auprès du consommateur particulier dans son ensemble cher Jean-Marc merci infiniment et vous nous offrer une transition parfaite vous nous offrez une transition parfaite puisque nous avons la chance d'avoir une députée de la République avec nous aujourd'hui qui doit se rendre à l'Assemblée nationale dans quelques minutes et c'est pour ça qu'on se permet de faire une petite inversion par rapport au calendrier qui était initialement prévu et on va effectivement poursuivre la discussion de cette façon en disant finalement que peut la représentation publique pour nous aider collectivement à faire à accélérer cette transition alors cher je reprends mes notes pour ne pas commettre d'un paère vous êtes donc une députée de charante maritime affilié modem vous êtes chargé par le gouvernement d'une mission parlementaire sur l'évolution des dispositifs de la loi égalim et vous travaillez sur ce sujet pour une plus juste notamment rémunération des agriculteurs qui nous donnera vous dites la vision et la façon dont la politique peut aider les acteurs de terrain à accélérer leur 30 transition peut-être une première question pour faire la jonction avec ce que vient de dire Jean-Marc il y a aujourd'hui un certain nombre de de constats qui sont posés de solutions pratiques qu'on qu'on a dans les mains il y a c'est ce qu'on représente ici des acteurs qui se Mobilis qui ont envie d'avancer comment est-ce que effectivement en trouvant le bon tempo le politique peut aider à flécher la transition le plus rapidement possible et vers les actions les plus efficaces en termees de de réduction des impacts que ce soit gaz et effet de ser ou biodiversité c'est vraiment les deux sujets qui nous intéressent aujourd'hui comment quel regard vous portez sur ce sujet avec l'expérience que vous avez et puis par rapport aux travaux que vous posez en ce moment je sais que vous avez auditionné beaucoup de personnalité sur la l'évolution de la loi é Galim et vous êtes assez convaincu que le dispositif législatif peut aussi aider à flécher les transitions merci déjà pour votre invitation bonjour à toutes et à tous si vous me le permettez juste préciser mon passé professionnel puisqueavant d'être député je travaillais chez la nature digne représentant mon ancien chef voilà donc j'étais j'ai bossé 6 ans marketing et 6 ans en tant que compteclé donc je négocie avec la grande distribution pour ceux qui connaissent les boxes de Neo donc ce qui me donne effectivement une certaine légitimité à à cette mission sur Galim sur ce prochain texte égalim de ce que je retiendrai de l'intervention qui fera le de monsieur jeancovici qui fera le lien c'est de redonner du sens à notre alimentation et de lu don sa place qu'on a qu'on a perdu effectivement sur ces 10 dernières enfin sur ces dernières décennies comment le politique peut agir déjà il peut agir au niveau européen donc moi je ne suis pas effectivement député européenne mais en tout cas on a des travaux au niveau européens qui sont menés qui sont aussi menés par les ministres puisque donc on a le règlement Inco aujourd'hui qui qui conduit à notamment les question de d'information au consommateurs et de transparence et on a une volonté de réviser donc le règlement Inco et les ministres du donc Marc fen et Olivia Grégoire donc Bery et ministère de l'Agriculture travaillent en ce sens pour qu' a une révision du règlement et il y a une vraie volonté de plusieurs pays justement d'avoir une mention d'origine tracée notamment pour nous de d'origine France donc ça c'est c'est un point très positif qui sur lequel nous avançons c'est un point alors qui a été posé par Jean-Marc tout à l'heure l'échelle européenne elle est souvent posée comme la bonne échelle pour régler les problèmes à un niveau en global et pour faire en sorte qu'il ait pas de distorsion de concurrence Jean-Marc disait tout à l'heure c'est pas forcément dans les années qui vienne l'échelle européenne qui sera la plus juste parce qu'il faudra reterritorialiser les les dispositifs comment est-ce que vous voyez vous cette évolution est-ce que vous souhaiter accompagner ce type de il y a beaucoup d'expérimentation locales qui sont qui sont menées aujourd'hui et comment le politique peut se saisir de ça vous êtes aussi une députée ancré en région comment fait combiner les deux en fait déjà ma percep par rapport à il y a quelques années c'est qu'on est davantage dans une démarche de protectionnisme pour différentes raisons on a besoin de l'Europe pour d'autres sujets mais en tout cas sur la dimension agricole puisque je travaille aussi sur des sujets agricoles on a besoin davantage de protectionisme on avance dans ce en ce sens sur la dimension locale je je retiendrai notamment les mots sur la question de la territorialisation moi je travaille sur les Pat et je crois beaucoup en cette démarche de travailler sur les projets alimentaires de territoire et d'impliquer les collectivités dans ces démarches c'est quelque chose qui a été initié par le gouvernement mais sur lequel on s'appuie pas suffisamment il faut que les collectivités s s voilà prennent le sujet à bras le corp et qu'on puisse avancer sur ces sujets là et sur et donc je reviendrai à à Galim dans le cadre de la mission on a fait effectivement à peu près 7080 auditions de l'agriculteur jusqu'à jusqu'à la grande distribution et donc sur la question de l'origine on travaille sur différentes choses alors le rapport sera remis mi-juin donc je va pas encore je pas dévoiler tout tout ce toutes les les démarches sur lesquelles on est en train de travailler mais je pense que dans la négociation on peut impulser justement la question de de la on va dire de la MPA France puisqueau aujourd'hui en fait voilà puisque aujourd'hui on sanctuirise en fait la MPA mais au sens large on n'a pas de notion de MPa France et on se heurte au droits européens d'ailleurs sur ce sujet-là donc l'idé c'estre prière agricole la matière première agricole euh donc on seurte à ce à ce voilà à la comment dire à l'Europe sur la question de la d'une Empa France mais en tout cas on peut l'idée c'est d'avancer vers ce sujet et de pouvoir créer de l'information entre l'industriel et le distributeur sur sur cette notion d'origine alors c'est un sujet qu'on a porté beaucoup avec le collectif effectivement en en disant finalement ce qui est valable en France la crise agricole française elle elle nous a marqué en particulier depuis janvier mais elle était bien sûr présente avant c'est valable aussi en Espagne pour les consommateurs espagnols en Allemagne pour pour les consommateurs allemands donc ça fait sens de raisonner au niveau européen ici pour que ce qui pourrait être entrepris en France puisse être demain entrepris de la même façon en Espagne en Allemagne et faire en sorte que c'est une façon de aussi responsabiliser les consommateurs et de relocaliser ou d'aider les que les consommateurs puissent aider les agriculteurs donc là le niveau européen semble particulièrement pertinent mais effectivement ce qu'on a démontré c'est que pour que ça fonctionne il faut que le consommateur puisse avoir accès à cette information là pour qu'il puisse avoir la visibilité de la façon dont don des ingrédients qui composent les produits et surtout la possibilité de comparer les produits entre eux un peu comme la permis le nutriscore c'est de pouvoir choisir dans un rayon quand on est face à un choix de 50 références de pates celle qui est la plus intéressante sur le plan environnemental nutritionnel ou de l'origine soutien agricole alors il y a deux choses dans ce que vous dites déjà il y a la question de l'égalim européen puisque ça a été posé récemment par le Président de la République et ça fait partie des débats dans le cadre des des élection il y a un travail qui va s'initier au niveau européen pour qu'on puisse emmener effectivement les autres pays européens dans cette démarche puisque la France est précurseur sur le sujet des galimes qui a qui a une volonté justement de de protéger nos agriculteurs d'avoir un meilleur partage de la valeur je pense que vous connaissez le principe des Galim euh et après la la la deuxième notion effectivement qui a été portée par Olivia grgire c'est l'origine info donc l'idée c'est qu'il est c'est de pouvoir avoir un cahier des charges à l'instar du nutriscore qui soit un cahier des charges volontaire et qui amène à poser la question de l'origine sur sur les packagings pour justement orienter le consommateur et le faire réfléchir à ce qu'il finalement ce qu'il consomme ce qui est intéressant c'est que là on fonctionne sur la base du volontariat et donc à l'échelle d'un pays et avec l'idée que derrière si ça fonctionne bien ça puisse inspirer d'autres pays c'est ce qui s'était passé dans le nutriscore et que derrière ça devienne potentiellement une réglementation européenne est-ce que c'est un cette double façon de travailler à la fois au niveau local presque on pourrait dire et derrière de porter les résultats de cette expérimentation au niveau européen ça vous semble être aussi une façon de faire avancer les choses plus rapidement euh que d'essayer systématiquement ce qui nous est parfois reproché enfin ou l'échéance qui est donné c'est ça ne marchera pas si c'est pas fait au niveau européen donc ne faisons rien au niveau local alors sur ce là c'est mon opinion propre mais sur cette démarche là elle peut être tout à fait impulsée par la France aujourd'hui il y a des cahiers des charges et vous êtes peut-être quelques industriels à emporter il y a des cahiers des charges aujourd'hui euh portés par des industriels voilà qui fonctionnent bien donc cette démarche elle a vocation justement à être élargie à être volontaire à être porté par un maximum d'industriel et distributeur d'être concerté et partagé c'est aussi des mots qui sont ressortis tout à l'heure je pense que cette ce ce partage cette concertation elle est essentiel pour emmener un maximum de d'intervenants et puis effectivement après cette démarche on pourra l' porter au niveau au niveau européen et montrer faire de gage d'exemples mais déjà on a un dispositif Galim qui est alors qui a besoin d'être amélioré mais en tout cas qui existe sur lequel on est précurseur et c'est important qu'au niveau européen on puisse porter cette voie pour pour pouvoir être aligné voilà à l'échelle européenne très bien ben je je rebondis sur ce point-là parce que on avait participé puis quasiment tous les acteurs qui sont ici ont participé aussi sur ces sujets de la chaîne agroalimentaire on a toujours on a constaté dans dans l'esprit de ce que disait Jean-Marc que chaque maillon de la chaîne s'est spécialisé au fur et à mesure de façon à être extrêmement efficace sur ce qui le concernait lui-même et quand on parle de l'amélioration de la valeur ou du partage de la valeur on a toujours tendance à rejeter sur l'autre sur l'autre maillon de la chaîne la faute de pas pouvoir le faire et la première première vertu des lois des premières lois é Galim ça été de remettre tout le monde autour de la table en disant finalement si on veut régler le problème on peut pas juste dire nous on est d'accord mais mon voisin ne veut pas donc on y arrivera pas et on a proposé à chacun de prendre ses responsabilités on est quelques années après il y a quand même toujours ce sujet et c'est un sujet qu'on va prendre au niveau du collectif de comment on partage la valeur de manière équitable entre le maillon de la chaîne vous avez parlé de sanctuirisation des revenus agricoles ça a été une une première étape mais derrière les revenus agricoles il y a les revenus des des des entreprises qui transforment derrière les revenus ces revenus là il y a les les revenus des distributeurs et derrière le pouvoir d'achat des consommateur comment est-ce qu'on réussit il y a certains de nos adhérents qui ont travaillé sur la transparence complète au qui est juste de là euh pour expliquer comment la valeur se réparti comment est-ce qu'on peut aider là aussi le consommateur à mieux choisir et faire en sorte qui puisse contribuer à une une répartition équitable de la valeur et si c'est pas le consommateur comment le politique peut faire ce travail aussi alors la démarche concertée je rejoins monsieur janovi elle demande plus de temps donc elle est effectivement très longue moi quand je suis rentrée il y a une quinzaine d'années maintenant chez Léa Nature on parlait déjà enfin c'était mon sujet de mémoire d'ailleurs la question des labels et de l'origine 15 ans après on en est encore au prémis donc et la bio et la bio est exactement sur le même constat donc c'est effectivement très long ça va pas asser aussi vite euh qu'on le voudrait en tout cas je pense qu'on est nombreux à à le vouloir mais néanmoins c'est la démarche qui emmène voilà vers le plus de qui qui emmènera à mon sens le plus de monde donc c'est à chacun de nous ind distri industriel distributeur a emmené les consommateurs vers davantage de de responsabilités et dans les débats d'ailleurs puceque la crise agricole a a permis de faire parler de de l'Agriculture de l'Alimentation dans les médias de manière plus modérée un peu moins caricaturale et et je pense que c'était profitable le consommateur l'a entendu maintenant il faut que le consommateur continue de l'entendre parce que malheureusement on l' bien vu je je m'étends un peu mais on a bien vu que pendant le covid il y a eu des bonnes initiatives et elles se sont perdues à un moment donné là on a quand même le sentiment que c'est pareil la crise agricole on a parlé des sujets et finalement on s'aperçoit que sur le moment les consommateurs ont eu une prise de conscience et très rapidement ils sont revenus à leurs habitudes il y a la question du prix effectivement il y a aussi cette question du prix donc voilà cette démarche elle est elle est elle est longue mais comment faire autrement voilà comment faire autrement que que donc la concertation et la pédagogie pour pouvoir partager les les implications et embarquer al néanmoins je pense que chaque chaque partie prante aujourd'hui est dans cette logique et on voit bien que les même lesfin les distributeurs les industriels prennent leur part et que ça va quand même dans le bon sens très bien je vois que leur tourne et je sais que vous devez revenir à l'Assemblée nationale pour participer à la suite des débats sur la loi d'orientation agricole donc je vrais donneré la possibilité à ceux qui le souhaitent de de d'interagir avec vous est-ce qu'il y a quelqu'un qui voudrait compléter les questions sur les sujets de ou d'autres sujets merci bonjour Pierre-Marie brizou et moi j'ai besoin d'un petit éclairage entre égalim et la disparition de l'objectif agriculture biologique de la du code rural j'aimerais comprendre comment on va faire coexister des enjeux forts avec égalim et en même temps une absence d'objectifs alors c'est très simple il y a pas de disparition voilà mauvaise communication ou communication très politisée et manipulée donc il y a pas en fait de disparition le code rural donc dès le départ effectivement il y avait les objectifs il n'était pas en fait réactualisé bon je vais pas vous refaire tout le chemin parlementaire mais je pourrais vous le refaire si vous voulez mais en fait la loi fait un rappel tel qu'elle a été votée récemment là en séance elle fait un rappel en fait à la stratégie nationale au PSN et donc rappelle les objectifs tout simplement de la loi et vous pourrez réécouter néanmoins les débats d'hier on va travailler sur un nouvel amendement qui va le réinté de toute façon dans la loi mais même si même si ça avait été retiré si vous voulez à proprement dit du texte du code rural le texte de loi fait rappel au PSN donc en fait ça revient exactement au même et donc ça reste à 17 % c'est ça c'est exactement les mêmes objectifs 18 % 2027 et 21 2030 ça change rien du tout ok merci bonjour am BR merci de de venir nous nous parler aujourd'hui j' avait une question concernant égalim on a vu là tout à l'heure qu'effectivement la contrainte c'est monsieur jeancovissi qui en parlait la contrainte pouvait être un vrai élément pour faire bouger les choses et aussi parl tout à l'heure du PAT de mémoire qui est qui permet effectivement d'aller sur chaque territoire et de pouvoir proposer une alimentation diversifié sur chaque territoire on a vu aussi tout à l'heure que bah on avait au travers de la mondialisation mis certaines agricultures dans certains endroits de France et que il serait peut-être bon finalement sur chaque territoire d'aller remettre un petit peu de chacune des choses dont on a on a besoin pour vivre est-ce que dans la nouvelle loi égalim on a prévu effectivement de forcer entre guillemets la distribution à proposer une offre qui soit local sur un pourcentage de ce qu' vendent par exemple ou en tout cas faire en sorte de pouvoir réindustrialiser l'agriculture au sein des territoires et apporter une une agriculture diversifiée au sein de chaque territoire au travers de l'obligation près de la grande distribution bon déjà je partage totalement la nécessité de diversifier nos territoires on a effectivement trop spécialisé nos territoire et on ça on envoie les limites les Pat ils ont normalement cette cette vocation là après le le texte égalim je suis pas sûr que ça soit le le bon vecteur pour pour y travailler mais ça fait partie des questions que l'on a d'un point de vue purement législatif mais moi je travaille sur une proposition de loi détachée sur les Pat qui travaille notamment sur la question de la gouvernance puisque le le gouvernement a initié cette démarche de Pat il y a eu à peu près 400 400 activités qui ont remonté cette volonté d'actionner le pat mais aujourd'hui il y a il y a une difficulté de mise en place qui est parfois politique sur les territoire on seurte à certains territoires voilà qui ont une volonté de et à côté de ça la ruralité la peut-être parfois moins voilà il y a cette dimension politique territoriale et puis il y a aussi des questions de logistique de manière très pratique comment aller jusqu toutes les petites cantines et cetera donc il y a des il y a des choses à levier aujourd'hui il y a un vrai à lever il y a un vrai souci de goû gouvernance c'està-dire qui gère aujourd'hui les Pat à quelle échelle on le met et aujourd'hui c'est une échelle à leepci donc à la communauté de communes ou d'agglomération et c'est un petit peu juste donc justement voilà les les propositions que je porte aujourd'hui c'est d'avoir une gouvernance plus élevé pour parler à l'échelle départementale voir régionale c'est ça parce qu'en fait enfin la collectivité locale je pense qu'elle va être bloquer à un stade aussi parce que c'est pas elle qui va contraindre finalement de la grande distribution locale à aller ou aller acheter en tout cas des des produits à des producteurs locaux et peut-être que diviser les territoires au National et après dire au magasins qui appartiennent à ce territoire là d'aller acheter en local c'est et contraindre au niveau national ça peut être une solution aussi ouais ouais déjà au niveau département et région réfléchir vraiment territoire et à une échelle un petit peu plus grande effectivement que le PCI ça a du sens qu'il y a de très belles démarches mais parfois les les démarches se croisent et finalement les investissements sont faits et sont pas rentabilisés après donc il y a vraiment besoin de redonner du sens des indicateurs aussi de mesures et et de il y a une question aussi de structuration de filière à l'échelle du département voire de la région je parle de la région parce que par exemple moi sur en charante maritime on est sur des terres très céréalières on a moins d'élevage mais peut-être que effectivement nouvelle en nouvelle Aquitaine on va avoir des territoires où on va trouver du maréchage de l'élevage et on va pouvoir sur une même région retrouver déjà si on était à à l'échelle régionale pour si on pouvait répondre à cet enjeul d'un point de vue régional je pense que ce serait une une à avancé bonjour Johann Froger euh merci pour votre présentation euh moi je voulais aborder le deuxième sujet celui de la rémunération et du juste partage de la valeur que vous avez adressé dans votre intervention aujourd'hui la construction d'un prix alimentaire globalement euh intervient entre des distributeurs et des industriels en France estce qu'il est prévu dans le dans les réflexions de cette évolution du cadre législatif qu'il y ait une une place plus importante adresser au monde agricole qui est aujourd'hui représenté par des industriels mais on voit bien que c'est insuffisant qu'èire la la crise agricole qu'on vient de qu'on vient de traverser merci pour cette question parce qu'elle est centrale on a un vrai enjeu de renouvellement des générations on a un agriculteur sur deux qui partira à la retraite d'ici 10 ans donc on a on doit régler cette question du revenu mais pas que aussi de l'attrait du métier et de l'image de l'agriculture au sens large égalim 2 avait cet objectif cet objectif de de le fait de S iser la la matière première agricole devait permettre ce rissellement vers l'agriculteur on voit que ça ne fonctionne pas politiquement c'est important de de continuer à à être sur cette logique de sanctuarisation de matières premières agricoles mais pour ceux qui connaissent les négociations euh il y a d'autres euh éléments dans la conr dans la construction du prix la matière première industrielle et du coup cette même pa finalement elle se noie dans dans la négociation et ce rusellement n'a pas lieu donc il y a d'autres leviers aujourd'hui qui permettent aussi euh enfin il y a la question effectivement du prix on a beaucoup parlé de dans les dans les débats de prix plancher nous on travaille dans le cadre de la mission sur un prix de référence qui serait construit par les interprofessions qui serait qui serait vraiment construit donc de filière par filière donc il y a cette question du prix mais pas que il y a aussi le fait de pouvoir de devoir renforcer les équilibres dans les négociations notamment de renforcer les organisations de producteurs c'està-dire qu'en clair plus on est gros et plus on peut faire face à la grande distribution et c'est de trouver ces équilibres c'est-à-dire que que les négoci les gros négocient avec les gros en soit je pense pas que ce soit un problème les très gros avec les très gros et qu'effectivement on est un système de différenciation notamment je pense aussi au PME que les PME et voilà négocient de manière différente et que les producteurs les petits producteurs négocient de manière différente dans cette dans les voilà dans les résultats de la mission on on essaiera d'apporter des solutions sur justement cette cette différenciation qu'il faut apporter pour rééquilibrer les rapports de force bonjour Jean ZENEC je me demandais si dans votre mission sur Galim vous parliez aussi des sujets de restauration collective qui avait été mise en place par précédent lo Galim et qui était hyper important dans cette idée de structuration de Fère sur le bio le local est-ce que c'est des sujets que vous traiter aussi ou est-ce que vous êtes exclusivement sur les questions de rémunération en ce moment alors là sur les questions de réseaux on a beaucoup travaillé sur la partie GMS parce que c'était le cœur au départ du texte mais effectivement on a on a on n pas fait toutes les auditions encore sur la restauration col tive euh enfin sur la restauration hors domicile au sens au sens large sur la restauration privée en fait la question du prix est un peu moins prignante et sur la restauration publique là je pense que la question des Pat y répondra en complémentariité des Galim voilà là on frôle un peu les sujets et on verra comment on le traitera si on Leite dans ce texte ou si on le traite indépendamment un sujet qui passe un peu en dehors des radars c'est l'assurance alléa climatique auprès des agriculteurs il y a une nouvelle une nouvelle règle du jeu qui est récente euh on va avoir beaucoup de mal à faire une transition agricole ou une transition une transition alimentaire dans notutres pays si on a pas les capacité à assurer nos agriculteurs en fait aujourd'hui on enfin on est plusieurs d'entre nous à mener et à essayer de faire développer des filières légumineuses en France euh faire des lentilles sur nos sols avec tous les alléas climatiques qui viennent se cumuler depuis déjà quelques années euh on va avoir beaucoup de difficultés à distribuer euh des produits français dans nos cantines scolaires ou euh euh dans dans des dans des magasins si on n' pas les moyens de répondre à ce souci de garantie de revenus des agriculteurs en fait euh c'est euh là on est très très très mal parti je suis en lien avec euh le député tobiak tobiiaak qui qui est lui assez euh investi sur ce sujet parce qu'il y a des viticulteurs qui sont dans dans dans des grandes difficultés et donc c'est un sujet qui dans la Loir orientation n'est pas du tout du tout évoqué mais euh qui va falloir vraiment euh s'en préoccuper très rapidement avant d'attendre 2 ans la de latence pour savoir si euh les changements ont été favorables ou défavorable faut vraiment qu'il y ait un un coup d'accélérateur à ce niveau-là sinon on va avir beaucoup de mal à motiver des agriculteurs à à nous produire des produits remplacés du soja ou des lentilles canadiennes ça va être très compliqué vu les différenciations de prix ok alors là on est sur un sujet vraiment purement agricole mais je prends je prends le point et j'échangerai avec David topiac avec qui je m'entend très bien pas de souci tu voulais je je suis parti du conseil d'administration de en vérité et du coup nous ce qu'on fait c'est on fait du lobby on a besoin des politiques pour une raison assez simple c'est que vous le disiez vous êtes vous chez la nature donc c'est hyper intéressant la responsabilité du consommateur en vrai ça suffit pas en fait parce que JeanMarc le disait volume prix et responsabilité écologique bah c'est pas des vases enfin c'est des vases communiquants du coup c'est hyper important que nous ici on de nombreuses marques en fait très respectables qui font bien les produits qui font mieux souvent ça coûte plus cher et du coup ça coûte plus cher bah si on n pas les normes en face et si on a pas l'appui des politiques pour aller au-delà la sensibilisation des consommateurs mais on restera des petits marchés de niche donc hyper important qu'on puisse travailler ensemble sur construire je sais pas si vous restez non vous allez à l'Assemblée nationale après mais du coup ce serait vachement bien qu'on puisse justement nouer des liens plus profonds pour justement porter comme on fait aujourd'hui avec je pense pas mal de choses sur l'origine mais à la fin l'origine bah c'est au consommateur de choisir et donc vu queon sait on l' vu dans le textile il y a une prime au vis vu que les produits sont plus chers chez nous en fait ben ça permet pas en fait d'emballer des vrais transition sur le long terme je pense qu'il y a une double responsabilité il y a le consommateur qui choisit mais il y a l'industri l'industriel qui impulse et je pense que les deux doivent avancer aussi ensemble je pense à je vais pas faire plaisir à les deux vaches pourtant je suis consommatrice mais sur sur par exemple enfin quoi que vous faites du grand format mais j'avais eu cette question parce que je travaille sur les plastiques et on avait eu la question de de des formats familiaux par rapport au pot de yaourt aujourd'hui qui se recycent mal en individuel et j'avais dit mais à un moment donné si l'industriel impulse pas ses grands formats et qu'il arrête pas de faire du PO individuel bah le conso lui il choisira toujours la facilité donc il y a il y a je pense que voilà les deux doivent avancer ensemble euh sur sur ce point et là il y a un sujet de shringflation c'est-à-dire que et là le politique il est appelé à faire attention parce que justement en fait acheter un pot à 5 € même s'il est plus gros et qu'au kilo en fait c'est mieux pour le budget des ménages ben en fait on est beaucoup plus attiré par un plus petit pot en fait et du coup c'est là où la norme bien renforcer l'appel du politique à écouter bah comme vous faites probablement l'ensemble des lobbyes mais du coup il y a une distinction en fait sur ce comme en vérité qui sont progressistes avec des bonnes bases et nous dire peut-être comment est-ce que à petite échelle on peut avoir une portée significative à une table de discussion comme les lobby dirais classiqu en fait qui vont dire que la shingfleacction c'est pas un sujet en fait bon en tout cas moi je suis à disposition sur V sur sur ces sujets là on peut se revoir euh d'ailleurs je parce que je sais pas quelle heure il est mais je pose le cadre le 30 mai vous êtes invité industriel à venir à l'Assemblée justement nous donner vos idées euh donc n'hésitez pas on peut vous donner enfin n'hésitez pas à m'écrire ça sera sur invitation c'est le 30 mai je crois à 8h30 à l'Assemblée nationale et on reçoit tous tous les industriels pour justement parler des galimes et prendre vos idées euh avec les lois qui ont été antifast fashion qui ont été posé de réglementation c'est un message positif qui a été passé le travail de Julia fortavir de mouvement impact France apporter ses fruits grâce justement au lien entre des lanceurs d'alertes qui montraient que c'était possible de faire différent différemment et la législation en fait qui du coup a permis d'avoir des avancées bah significatives en tout cas excusez-moi pour pour rebondir sur le secteur du vêtement en fait de dans les différentes problématiques que que j'écoute aussi depuis tout à l'heure il y a les contrats stratégies filières qui ont été mis en place dans la mode et le luxe et qui a qui permettent justement d'aborder aussi les problématiques de formation de renouvellement des générations enfin tous sontaborde mais d'un autre point de vue et enfin je me dis que ça peut être aussi un un excellent axe d'action pour pour parler un peu autrement avec des des des résultats à échéance attendu donc alors peut-être juste une dernière question ou il y a beaucoup de questions va falloir vous revenz madame la députée je pense qu'on on va faire un groupe de travail avec vous une dernière question pour vous libérer ouais alors du coup très rapidement donc thbao le coq noir moi ça m'intéressait la réflexion de de de Jean-Marc jancovissi sur est-ce que c'est plutôt la taxe ou est-ce que c'est plutôt la norme la solution pour avancer ou pour faire collectivement avancer le sujet et j'ai un peu le sentiment que les différentes égalimes et notamment pour les PME ou les agriculteur ça a fait beaucoup porter en fait le le poids du du travail et cetera sur les PME les grands groupes ou les distributeurs c'est facile plutôt pour eux avec leurs juristes et cetera de de de digérer tout ça est-ce que à un moment donné il faut pas aussi en passer par la taxe pour ensuite réallouer l'argent de cette taxe là mais sur la TVA notamment est-ce que c'est des pistes de réflexion ou c'est ù c'est pas c'est tabou et on va être plutôt sur une sur de la norme encore ou des choses comme ça bon je pense pas que ça soit ce soit tabou il y a des au niveau européen il y a eu des avancé sur des taxes là sur la question des Galim ça fait pas partie des questions qu'on se pose mais euh mais voilà preneuse de vos idées et d'en parler plus dans le détail moi je suis pas sûr que quand accent ça soit la solution mais c'est mon opinion personnelle donc à votre écoute et ben merci infiniment cher anelord babo vous avez compris que vous avez ici un écosystème de marque volontariste engagé force de proposition on sera très heureux de poursuivre cette discussion avec vous à l'occasion et on a bien noté la date du 30 mai pour vous revoir assez rapidement merci infiniment on vous laiss filet à l'Assemblée nationale merci d'avoir été avec nous merci à vous et on va poursuivre la discussion et et la terminer avec finalement ça ça se complète assez bien dans cet ordre là aussi avec le avec pour une agriculture du vivant tu as des slides donc on va les on va on va on va les poser je vais faire comme pour je vais essayer de pas faire d'erreur pour les camarades précédents Anne trombid donc tu es présidente de l'association directrice de l'association je commence par une connerie mais c'est pas grave c'est un mouvement de coopération et d'innovation qui engage tous les acteurs de l'écosystème agricole et alimentaire dans la transformation vers un modèle résilient et créateur de valeur grâce à l'agroécologie moi j'ai participé à la naissance de cette association quand j'étais chez Fleur Michon il y a quelques qu temps maintenant et j'avais particulièrement apprécié le côté hyper pragmatique hyper documenté hyper test and learn du dispositif il y a plein de choses qui ont évolué depuis et l'idée aujourd'hui c'est de de nourrir les adhérents d'un certain nombre de d'idées originale qui te semble d'intérêt pour nourrir la problématique comment réduire l'empreinte carbone de l'alimentation favoriser la biodiversité tu ASAS carte blanche pour répondre à cette vaste question et puis on fera exactement de la même façon un certain nombre de d'interaction entre nous puis ensuite ouverture avec la salle merci infiniment d'être avec nous et on te laisse présenter cette initiative et le travail de l'association ben merci beaucoup pour l'invitation ou tu fais sinon je te dis ouais on va faire comme ça euh donc ravi d'être là donc en effet tu peux passer déjà donc pour une agriculture du vent c'est une association qui a 6 ans euh donc certains d'entre vous ici sont sont adhérents a été plutôt créé à l'initiative d'acteurs agroalimentairire à la base donc plutôt comme vous euh qui commençaient à prendre conscience finalement de leur dépendance à leur amour agricole et de l'immensité des enjeux qui allaient leur tomber dessus ils sont pas trompés parce qu'on peut dire que ça s'est nettement accéléré notamment depuis 2020 donc aujourd'hui c'est 100 entreprises qui sont adhérantes mais avec un parti-prix très clair pour l'association qui était de fédérer l'ensemble des parties prenantes de l'agriculture donc pas qu'un spectre agroalimentaire mais l'ensemble aussi des acteurs du monde agricole et des partenaires producteurs de de de services ou de de de produits pour l'agriculture de manière à construire un projet clair pour la transition agricole je vais venir dans un instant et peut-être nuancer certains éléments qui ont été dit avant qui m'ont un petit peu fait bondir euh mais j'y reviendrai et donc voilà donc l'objectif étant de à la fois de créer cette vision claire et précise et positive pour l'agriculture parce que sinon on ne bougera pas et puis surtout créer les solution opérationnell outils méthodes et surtout modèle économique parce que tant qu'il y aura pas de modèle économique il y aura pas de transition tu peux passer donc le point de départ de la réflexion c'estd que comme je viens de le dire si on n'a pas un projet positif fédérateur et clair les agriculteurs n'iront pas dans la transition et on continuera d'en parler mais ça ne fera pas avancer le chmilblic et c'est vrai qu'aujourd'hui quand on parle de d'agriculture je suis désolé mais moi j'ai entendu beaucoup de négatif de la part de Monsieur jeanco i je suis très déçu qu'il soit resté qu'il soit pas resté euh parce que voilà aujourd'hui clairement si on reste dans un champ de contrainte c'est ce que le monde agricole ressent c'est un champ de contrainte on leur demande que des choses à retirer à retirer d'être contre et cetera et en même temps on leur demande de produire des service et ça c'est un nouveau paradigme l'agriculture au début elle était vivrière ensuite elle est devenue économique il y a beaucoup de gens qui ont gagné beaucoup d'argent depuis la Seconde Guerre mondiale et aujourd'hui en plus on demande de services de produire des services d'intérêt général mais en face de ça on leur met des contraintes des contraintes des contraintes et un modèle économique qui tient pas donc forcément personne n'y va et c'est tout le sujet alors que nous ce qu'on a constater on vient on est vraiment les héritiers des agriculteurs parce qu'à la base c'est les agriculteurs qui ont développé l'agroécologie et c'est pas quelque chose de technocratique c'est quelque chose de très concret qui est du vivant et qui est de l'agronomie bah c'est que ça marche et qu'en fait on peut y arriver mais il faut revenir à des principes fondamentaux de compréhension du vivant et c'est là où le Biss parce que c'est aujourd'hui cette compréhension qui manque de manière générale et notamment quand on parle d'énergie en agriculture bah il y a un élément fondamental qui a été oublié dans l'exposé de Monsieur Jean coviss c'est l'énergie solaire et qu'en fait l'agriculture elle pourra continuer de produire et de fonctionner même sans pétrole puis que la base de la production d'agriculture c'est des plantes qui font de la photosynthèse qui captent l'énergie solaire pour produire de la biomasse et après s'il y a besoin d'énergie pour faire fonctionner les machines en effet il y a de la méta mais globalement l'agriculture elle fonctionne très bien sans le reste du monde c'est le reste du monde qui ne fonctionne pas sans l'agriculture et c'est un peu ça le changement de paradigme et malheureusement les agriculteurs sont rarement au centre pour parler de ça mais si on en revient à ces principes là et qu'on comprend bien le principe du vivant bah on comprend assez vite que finalement le carbone et la biodiversité c'est un seul et même sujet parce qu'il faut de la biodiversité via les plantes pour produire du carbone et le remettre dans les sols et que le problème aujourd'hui c'est pas qu'on en manque c'est qu'on met on met pas l'effort au bon endroit donc l'agroécologie c'est quoi si j'en reviens à des choses très concrètes l'agroécologie c'est une démarche de progrès dans lequelle on va chercher à avir une démarche systémique globale puisque le vivant est systémique pour essayer de remettre à niveau tous les curseurs du vivant pour maintenir les rendements et produire des services parce que la production de services est en fait un moyen de maintenir les rendements et le tout est lié je m'explique le fonctionnement de l'agriculture c'est que je fais pousser des plantes je vais chercher le carbone qui est dans l'air et qu'on a en trop je le transforme en plante que je restitue au sol pour stocker le carbone dans les sols donc la photo synthèse c'est le moyen de régler notre problème de changement climatique et en faisant ça je stock du carbone qui devient le moteur de ma fertilité parce que ça s'appelle l'humus la matière organique c'est ce qui fait produire ce qui donne l'énergie au sol de produire des plantes donc non seulement je règle le problème du changement climatique je stock du carbone et je produis de l'énergie ça c'est le premier point fondamental de l'agroécologie c'est et c'est et c'est important de le rappeler mais par rapport à ce qui a été dit tout à l'heure qui est on a dopé de manière systématique N rendement depuis 50 ans grâce à l'utilisation des énergies fossiles toi tu dis finalement on peut maintenir les rendements en diminuant alors je sais pas si c'est diminuant supprimant travaillant différemment l'utilisation de ces donc on n'est pas aussi pétrole dépendant que ce qu'on évoquait tout à l'heure et tu peux nous citer quelques exemples peut-être précis qui illustr ce point c'est tout à fait ça en fait on va réussir à maintenir les rendements en transformant les pratiques agricoles donc c'est pas je vais chercher à substituer et à remplacer un problème par une autre solution mais je vais changer la manière dont je procède et la manière dont je procède en agroécologie c'est que je vais chercher à produire un maximum de plantes tout le temps c'est ça les couverts végétaux il l' mentionner à un moment donné pour produire un maximum de biomasse dont je vais restituer une partie au sol et c'est ça le changement par rapport à ce qu'on a connu jusquavant c'est que jusqu'avant on produisait des cultures qu'on extrait pour avoir un max de rentabilité parce que je vais les vendre aujourd'hui l'agroécologie c'est j'investis pour mon avenir et pour mon auto fertilité pour continuer à produire demain en faisant un maximum de plantes dont une partie je vais la restituer au sol pour qu'elle soit dégradée par la vie du sol et qu'elle recommence le cycle du vivant donc en fait on a fait une une agriculture qui est dite minière extractive c'estàdire qu'on produit on fait cracher le sol on extrait tout on le vend on fait du cash et ça dure qu'un temps demain l'agriculture c'est je continue de faire du cash mais je continue d'investir mon de maintenir mon capital pour qu'il continue de de produire de évidemment ça c'est la photo géniale théorique la question c'est comment on fait donc certains il arrive mais c'est tout le sujet de cette transformation de modèle c'est que si on veut que ces agriculteurs arrivent à changer leur pratique sans prendre trop de risque sans perdre trop de rendement au passage et en retrouant un modèle économique qui fonctionne bah il faut que le reste de l'écosystème l'accompagne et donc ça veut dire que le reste du modèle agroalimentaire doit aussi se transformer pour accepter qu'une partie de la production ne soit pas for forcément valorisé de manière classique avec du maïs mais peut-être avec des productions fourragères comme de la luiserne qui va être qui va nourrir de l'élevage qui va redonner de la fertilisation et retrouver un modèle circulaire oui donc faut réimpliquer tous les maillons de la chaîne pour les embarquer dans l'histoire ex faut prendre conscience qu'il y a des interdépendances en fait qui sont inhérents à l'agriculture parce que dans le vivant tout est lié mais ça veut dire que toutes les parties prenantes d'une ferme autour elles sont liées aussi donc quand j'achète du maïs je suis forcément concerné aussi par ce que demande l'acheteur de blé parce que ce qu'il va imposer à la agriculteur va m'impacter moi dans ma productivité de ma de ma culture et c'est ça la transformation qui est radicale devant nous et il y av une question sur l'immobilisme tout à l'heure pour moi la vraie raison de l'immobilisme elle est déjà là c'est la compréhension de ces interdépendances tant qu'on pense tout seul pouvoir régler le problème de l'agroécologie avec son agriculteur on se trompe la deuxième raison c'est quel est le modèle économique et qui porte le risque et ça c'est la vraie question et trème que je en troisème parce qu'on y a beaucoup travaillé dessus récemment c'est le droit de la concurrence parce que pourquoi tout le monde travaille en silo et pourquoi personne se Marle parce qu'à la base vous êtes tous considérés concurrents dans le droit de la concurrence et il est pas souhaitable que vous parliez du prix sauf que demain si on veut craquer le sujet du risque des rendements de la rémunération en réalité ça doit se traiter à l'échelle de la ferme et non plus de la culture et làdus j'ai une bonne nouvelle pour rassurer le 8 décembre 2023 est sortie une nouvelle directive de la Commission européenne qui pré voit que pour financer la transition agroécologique on est exempté de droit de la concurrence donc il y a un alignement de Planète aujourd'hui qui fait que même le verrou juridique qui existait jusqu'à présent et qui vous empêchait de vous parler sur des sujets comme ça est en train d'être levé c'est en cours donc on y bosse et voilà en terme de lobbying ça c'est des choses très concrètes qui viennent pas de nous du tout euh mais on est ravi donc voilà il y a il y a vraiment cette compréhenion que si on veut que ça marche pour un agriculteur il va falloir que autour tous les acteurs se parlent et travaillent autrement et trouent leur leur façon d'accompagner le dispositif alors exa tu avais parlé de tuas défini la la clé de VO du dispositif que tu appelles agro écologie ce qui m'avait particulièrement plu quand on avait parlé au tout début c'est que il y a une question qui a été posée sur le bio tout à l'heure vous avez une position très pragmatique par rapport à ces thématiqu là en disant il y a pas une seule solution on s'adapte en fonction de la territorialité en fonction du type de culture et dans certains cas il y a certaines méthodes agricoles qui sont plus performantes que le bio dans d'autres cas le bio est plus performant est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ça peut-être en illustrant avec des exemples je me rappelle de la pomme de terre versus la carotte ENF euh pour voilà être le le le le le plus pragmatique aussi possible on a besoin de réconcilier aussi les modèles euh aujourd'hui pour pouvoir embarquer le maximum de monde euh voilà est-ce que tu peux Laer ça et un dernier point en en en en en exerg de ça on parle aujourd'hui c'est un mot à la mode d'agriculture régénérative c'est un sujet passionnant quand tu quand tu poses la définition de dire on va davantage rendre au sol ce qu'on que ce qu'on lui a pris c'est à peu près la façon dont toi tu as défini l'agroécologie voilà quelle différence tu fais entre ces différents termes euh et comment ça marche je commence tout de suite par régénératif parce que ça fait le lien avec ce que j'ai dit avant donc le principe de cette agriculture c'est qu'on va régénérer les sols et les écosystèmes agricole en le faisant parce que on est capable de recréer du sol vous voyez des agriculteurs j'ai pas mis de photo en agroécologie vous voyez la date à laquelle ils ont commencer à l'agroécologie et on revoit une couche de sol qui est plus qui qui est plus foncée et qui qui est recréée qui pleine de vie au-dessus donc on s'est recréer du sol d'où le terme régénéré qui est apparu qui indu cette notion POS d'action positive à l'inverse d'une action négative où naturellement l'agriculture crée de l'érosion nous on n'est pas très favorable au terme agriculture régénératrice le terme agroécologique depuis longtemps est un terme scientifiquement reconnu et inscrit dans le codre rural donc il la vocation mérite de d'exister alors que l'agricure génératrice n'a pas encore de cadre en tant que tel don d'où les confusions qui peut y avoir aujourd'hui sur le sujet euh parfois mais sinon les fondamentaux sont les mêmes sont les mêmes d'accord sur l'agriculture biologique le principe il est simple c'est qu'en fait donc nous on a à peu près la moitié des agriculteurs adhérents de mouvement qui sont en bio donc on travaille aussi bien avec des BIOS et des conventionnels et peu importe puisque on parle d'agronomie on parle de sol et que de toute façon c'est le pilier de toute agriculture quel qu'il soit donc ces principes là sont les principes de vivant qui vont s'appliquer quel que soit le système la différence c'est quoi c'est que là nous on promeut une une approche je dirais complémentaire des labels qui est une démarche de progrès qui va s'appliquer pour n'importe quel agriculteur sauf que en pratique la manière dont elle se met en place va être très très différente selon en effet la le contexte pédoclimatique comme on dit donc le sol et le climat de l'agriculteur parce que telle ou telle solution ne va pas fonctionner dans son système puisque là on est vraiment dans la finesse du vivant je prends un exemple par exemple en Sologne les salles sont extrêmement les sols sont extrêmement sableux ouais il y a très peu de matière organique très peu de fertilité donc typiquement agriculture biologique c'est impensable quasiment parce que en agriculture biologique on a du coup beaucoup moins d'un Tran pour booster le système et donc c'est vrai que là les entrants vont être nécessaires en quantité qu'on va chercher à limiter au maximum mais quand même pour essayer de maintenir des rendements à flot et donc même comme ça ils ont des rendements inférieurs à d'autres territoires la pomme de terre tu le disais Haut- de-fance euh bah là c'est un autre contexte les sols sont super bons le climat est plutôt très bon aussi par contre on travaille très fortement le sol d'accord et donc ça a d'autres conséquences sur une trajectoire technique parce que bah il faut préparer des butes il faut réchauffer le sol pour les pommes de terre et cetera donc c'est pareil on n pas forcément les mêmes latitudes en terme de changement d'itinéraire en terme de changement de pratique parce que tel ou telle culture est plus ou moins technique plus ou moins complexe donc ce qui est important derrière ça c'est de dire que lorsqu'on accompagne ces fournisseurs qu'on veut décarboner son scope 3 et donc avoir une masse de fournisseurs différents à suivre il faut leur laisser le choix de leur décision technique après vous pouvez avoir des stratégies en tant qu'acteur agroalimentaire de marketing de valorisation qui vont prendre plus ou moins telle ou telle dynamique par exemple la bio ou pas la bio mais ce qui est important c'est que de d'être vigilant à ce que ces cahiers des charges parce que du coup dès qu'on a un label on a un cahier des charges ne deviennent pas bloquant ou contradictoire par rapport à la trajectoire technique de l'agriculteur et donc typiquement un agriculteur qui est en bio bah il a pas de solution de rattrapage donc pour lui le risque rendement il va faire beaucoup beaucoup beaucoup plus mal d'accord alors qu'un éeur conventionnel bah il passe un coup de produit quelconque ou un coup de labour peu importe et il peut s'en sortir à peu près et rattraper ses cultures en bio c'est plus risqué donc déjà vu que le modèle économique est plus sensible le risque est plus important mais c'est là où aussi le nous en tant qu'industriel on a un rôle à jouer parce que je me rappelle de le fleur de cols sur les productions de cols de on a mis en place quand j'étais chez le un cahier des charges euh sur une parcelle de cola tu fais du blé souvent après ou avant et de l'orge et il y avait harmonie le programme de lu qui avait aussi monté un cahier des chargge c'était souvent les mêmes agriculteurs et on s'est rendu compte que parfois le Cahet des charges était contradictoire et ça c'est et ça c'est la vie des agriculteurs voilà c'est que non seulement ils doivent jouer avec un modèle de vivant qui qui se modélise pas sur Excel he une ferme c'est beaucoup plus complexe mais en plus quand derrière il y a une avalanche de CAH des chararges qui sont tous différents bah c'est encore pire parce que du coup euh il faut être clairire un agriculteur il va prendre en général la majorité du temps ses décision en fonction de la valeur qui peut en tirer et donc de la demande de l'aval euh et donc c'est ça aussi qui fait qu'aujourd'hui les Pat les subventions en fait il y a beau avoir des aides ça ne marche pas parce que l'agriculteur il va aller chercher ses aides si ça colle à sa stratégie et sa stratégie la décide d'abord en fonction de vous et en fonction des volumes qui la rentabilité qu'il peut en tirer est-ce que tu peux n donner quelques exemples que vous avez sur suivi dans dans dans dans l'association par que que tu juges particulièrement réussie pour pour inspirer les les gens qui sont là et puis pour ouvrir la discussion aussi parce que c'est c'est l'objectif alors je dis juste un mot avant de vous montrer les exemples sinon vous allez rien comprendre donc la base de ce qu'on vient de dire c'est que pour éviter les injonctions contradictoires on a créé un outil qui a vocation à devenir un socle commun pour se faire s'entendre justement les différents acteurs parties prenantes de la ferme qui s'appelle l'indice de régénération et qui permet d'aller accompagner l'agriculteur de faire un état des lieux rapide de sa ferme en terme de résilience sur le sol la plante et le paysage qui sont vraiment les trois niveaux agronomiques de gestion d'une ferme donc je rentre pas forcément dans les détails mais vous allez retrouver tous les fondamentaux de la régénération des sols tous les fondamentaux de la réduction des pesticides et cetera et cetera tous les fondamentaux du paysage et cetera donc cette outil est fondamental et pourquoi il est fondamental surtout parce que c'est un outil qu'on a construit en repartant du terrain parce que ce qu'on vient de se dire ça a une implication directe sur la manière dont vous interagissez avec vos fournisseurs c'est que si on veut que ça marche il faut que l'agriceur choisisse c'est pratique et donc il faut le laisser libre et donc il faut lui donner les clés et la liberté de faire ces choixl sauf qu'aujourd'hui c'est pas comme ça que ça marche en général parce qu'il y a des CA des charges et la plupart des outils d'accompagnement la transition que vous connaissez aujourd'hui que ce soit des outils type la belle B carbone et autres sont plutôt des outils de reporting à la base qu'on vous a donné pour vous faire votre reporting par exemple scope 3 et cetera et qu'ensuite vous passez à Laam agricole donc soit la COP soit l'agriculteur et vous dites bah remplissez-moi ça ça ça marche pas parce que clairement l'agriculteur déjà parle pas il comprend rien il voit pas l'intérêt et on pas la pierre c'est incompréhensible de toute façon et donc il faut lui redonner des outils qui l'aident lui à progresser et ensuite qui vont vous permettre vous de valoriser je prends l'exemple du carbone et du Planet score qui sont les deux Chan principaux et qu'on va voir dans les cas pratiques c'est que nous on a créé cet outil justement pour aider l'agriculteur et ensuite on récupère ces infos qu'on translate finalement dans les outils de reporting dont vous avez besoin la BEL B carbone et Planet score pour l'affichage environnemental ce qui fait que pour vous en tant que acheteur vous n'avez pas à décider des choix agronomiques de l'agriculteur c'est pas votre métier mais vous pouvez ensuite les valoriser et toute la question derrière c'est plutôt quel partenariat vous mettez en place avec le fournisseur pour pour le soutenir et le sécuriser donc ça c'est vraiment l'approche fondamentale que l'on privilégie avec nos adhérents et tu peux passer sur les exemples on pourra revenir sur les résultats après donc par exemple qui est briage Pasquier qui est un de nos plus anciens adhérents depuis 2018 donc la méthodologie on a une méthodologie éprouée qui s'appelle la démarche de régénération qui permet d'accompagner nos adhérents pas à pas la première étape pour tout le monde c'est la formation à tous les niveaux donc évidemment les les personnes prioritaires c'est achat RSE com mais il y a aussi le commex et il y a aussi les opérationnels progressivement pour que ce que je vous ai partagé de manière très succinte soit bien compris parce que tant que ça c'est pas compris on est quand même dans une déconstruction pour PIR transformer il faut déconstruire avant ensuite ce qu'on a fait c'est qu'on a fait on a monté des premières filières pour tester l'approche euh je laisse l'agriculteur choisir ou la coopérative et je construis le partenariat je le soutiens et financièrement je l'accompagne et donc il y a une première filière de blé une première filière de sucre une première filière de pomme parce que l'objectif c'était de faire une tarte aux pommes en terme de produits et donc le principe c'est que la coopérative quand elle existe ou l'agriculteur sont vraiment maîtres et responsable de la progression sur le score indice de régénération de l'agriculteur et il y a une valorisation au résultats et ça pour construire ça et ben on a construit avec l'ensemble des parties prenantes le modèle économique donc on a fait des études terrain et on repart toujours de réalité concrètes donc on va voir sur les fermes ce qui s'est passé et je reviendrai peut-être tout à l'heure sur les indicateurs de résultats savoir quels sont les risques de rendement quels sont les surcûts et quelles sont les performances environnementales que l'on peut attendre une fois qu'on a ça bah on peut discuter du montant de la prime et contractualiser donc ça c'était les les premières années 2019-2020 et ensuite donc on a commencé à travailler sur cette démarche de reporting et de valorisation donc une fois qu'on a commencé à mettre en place des choses qu'on a un peu des convictions comment l'entreprise peut aller valoriser la marque peut aller valoriser ses résultats avec deux axes principaux le carbone d'une part et l'affichage environnemental pour le consommateur d'autre part donc le travail qu'on a fait et qui va se aboutir définitivement T1 2025 donc bientôt c'est euh d'aller construire cette corrélation directe entre l'indice de régénération et les méthodes labelle bacarbone de manière à savoir en quoi et combien une amélioration de votre score sur une ferme de l'indice de régénération vous apporte en terme notamment de stockage de carbone et pourquoi pas de réduction mais j'insiste là-dessus je suis par Revenu dessus le premier levier de décarbonation ce n'est pas la réduction des émissions c'est le stockage de carbone parce que on produit quand même de la calorie alimentaire et donc il faut pas se leurer à un moment on va pas le faire à zéro émission euh dein émise mais bien plus par la réduction par le stockage bon petite parenthèse donc premier travail donc aujourd'hui pasqu est capable dans ses rapports extra financiers dans ses relations avec la grandeistribe d'apporter des chiffres en terme d'impact de sa filière agroécologique sur son bilan scope 3 et ça c'est possible parce que c'est remonté de chacune des parcelles sur lesquelles vous avez fait l'expérimentation exactement c'est qu'en fait ça tombe bien on l'avait bien construit au démarrage parce que c un coup de bol mais l'indice de régénération est en effet à la parcelle enfin c'est à la ferme mais on a la finesse à la à la parcelle donc on a les méthodes Tier 3 qui permettent d'aller valoriser dans le scope 3 j'espère que je parle pas trop chinois carbone bah nous l'indice deorigénation couvre aussi la biodiversité couvre tous les aspects mais aujourd'hui je parle du reporting carbone ouais et aujourd'hui on travaille avec le VVF justement aussi sur les aspects sbtn pour les familiers du sujet pour commencer à regarder au niveau biodiversité haut et a priori il nous disent que les éléments qu'on a aujourd'hui dans l'indice deorération sont suffisants excellent est-ce qu'il y a un autre exemple que tu voulais nous partager ou oui je voulais partager peut-être pour votre info parce que je trouve ça important c'est l'impact de cette transformation si sur le modèle coopératif parce que j'imagine que pour la plupart vous avez aussi des fournisseurs coopératives et négos c'est que il y a des coopératives adhérentes du collec et y a des coopératives adhérent très bien euh parce que là aussi c'est fondamental c'est que aujourd'hui avec ces démarches agroécologiques décarbonation on parle plus de niche de 10 15 % on parle de 100 % des agriculteurs ce qui est un immense défi pour une COP comme Cristal Union qui a 12000 agriculteurs coopérateurs comment on fait pour répondre dans les 2 ans parce que tout le monde veut une réponse dans les 2 ans hein sur cet enjeu de massification la décarbonation donc là bah il faut aussi changer les approches et que finalement les coopératives les négoes deviennent les acteurs principaux de cette transformation donc ce qu'on a fait premier réflexe bah comme pour pasqu c'est formation expérimentation donc on montre des projets et on mesure et on regarde ce qui se passe sur les fermes qu'est-ce qu'on est capable de faire en brave sucrière et cetera dans les territoires donc je passe assez vite ensuite on a regardé euh l'étude économique donc à l'échelle des fermes qu'est-ce qui se passe et qu'on extrapole à l'échelle de la coopérative parce que dans ce cas-là la coopérative a des outils industriels et donc s'il y a moins de rendement qu'on prend une hypothèse c'est le cas de 5 % de rendement en moins sur la betterave ça impacte la performance globale économique et carbone de l'outil industriel et donc le scope 1 et 2 aussi de l'ensemble donc tout est lié à nouveau donc on a bien extrapolé toute cette étude pour que Crion soit en capacité de se faire pour eux-mêmes une certitude et un business plan et une offre et donc ça débouche sur une offre de déploiement qui est très clair à destination de ses clients sur Combien ça coûte quelles sont les modalités et surtout à destination des agriculteurs comment maintenant on déploie auprès des agriculteurs et donc bah selon les clients aujourd'hui ça reste une COP qui répond à ses clients et les clients qui demandent dans 2 ans je veux que tu es décarboné à - 20 là bah ils vont comprendre l'approche classique sauf qu'il faut être clair cette approche là est très dangereuse pour le monde agricole parce que infin les paires de rendement c'est eux qui vont les assumer il a ce risque de perdre de valeur ouais voilà donc pour être très clair il faut viser une approche agroécologique et bac cararbone dans laquelle on va d'abord mettre le curseur agroécologie et ensuite on va chercher les données bacarbon qui vont venir mais qui vont venir avec un petit peu de temps donc aussi là la patience est de mise on est sur le terrain agricole et ça prend du temps le partenariat est de mise et donc c'est c'est tout le la transformation du modèle coopératif qui est de s'approprier le sujet pour le porter et ne pas le subir et pour être en capacité de nouer des partenariats et d'embarquer ses clients dans des partenariats de long terme au bénéfice des agriculteurs et une pédagogie pour l'expliquer au consommateurs je propose qu'on ouvre la discussion parce qu'on a du travail encore à faire après il y a une petite pause sucré c'est la bonne nouvelle entre maintenant et le début de ce travail alors si vous avez quelques questions pour Anne on va faire circuler le micro comme tout à l'heure je is je te laisse petite question c'était hyper clair ouais un agriculteur bon moi j'ai 20 20 ans d'agriculture de conservation dans les derrière moi donc et je suis passé depuis 2011 en bio donc et ça c'est un sacré challenge de faire de l'agriculture de conservation et d' tramb en même temps c'est pas facile tous les jours juste une réaction c'est par rapport à votre réaction vis-à-vis de de jeanovici malgré tout ce qu'il a dit ce sont quand même des fondamentaux sur moi je je suis le premier en bio aujourd'hui je suis passé de 30 l de fou à l'hctare consommé en semiirect avec eu un système agricole les plus performants en bio à 100 l à l'hectare avec quatre fois à peu près quatre fois plus de main d'œuvre qure fois plus de chevaux dans les hangars et c'est pas des chevaux qui mangent de la voine hein c'est des il mangent plutôt du file euh du coup il y a quelques vérités quand même qu'il faut rappeler pour que le monde agricole aussi se rende compte que ils sont aussi des très gros consommateurs d'énergie et que finalement même nous dans dans nos activités tous les jours on est on consomme de l'énergie tout le temps tout le temps tout le temps et que c'est bon de de faire ce rappel en disant si on a la qualité de vie d'aujourd'hui c'est quand même parce que on a du pétrole qui nous pour produire nos affaires nous déplacer et tout et tout c'est très juste et j'étais la première fan de de Monsieur Jean covici mais j'ai trouvé que voilà aujourd'hui moi on le constate tous les jours si on ne dessine pas une trajectoire et une solution personne ne bouge et en fait aujourd'hui dire bah enfin les placards sont vides et la poubelle déborde oui mais il y a aussi des solutions et ce qu'il faut maintenant c'est vraiment dessiner la trajectoire et nous plus ça va plus on renforce le collectif puisque les prochaines étapes pour nous c'est justement des coalition territoriale public privé c'est qu'aujourd'hui on est en train de lancer des coalitions donc notamment sur les Haut- France ça a démarré on a toutes les grosses coopératives négos des Haut- France qui sont dans le projet pour construire ce modèle économique ensemble à la rotation où en fait on va construire le partage du risque le partage de la valeur et le partage des coûts et des investissements il faut être clair aujourd'hui si on attend que le consommateur paye ou que l'État paye ça n'arrivera pas donc aujourd'hui le seul levier c'est vous qui l'avez hein c'est le monde économique et donc il faut se mettre autour de la table et se dire OK c'est peut-être 5 € la tonne la prime enfin le surcûp comment on le réparti et si on est 30 autour de la table on parle de de pas grand-chose mais ça ça doit se faire en bonne intelligence et ça va nécessiter des vraies transformations qu'on est en train d'adresser sur l'organisation échelle du territoire sur les priorités sur les culture et cetera et ça c'est maintenant qu'il faut le poser parce que clairement on a plus beaucoup non plus de temps donc c'est là où je le rejoins complètement ça urge mais il y a clairement des solutions n toutes nos modalisations monent que c'est possible donc faut y croire faut y aller et c'est là où je trouve que commencer par dire l'agriculture ça éadique la biodiversité non c'est soit on la produit soit on la détruit mais on a le choix et c'est pas tout noir c'est on a le choix et à nous de prendre le bon choix et sur ce sujet de partage de la valeur au sein du collectif notre 4e pilier qu'on veut développer à partir de la fin d'année c'est justement le juste prix sur l'ensemble de la chaîne de valeur le juste la juste valeur en fait David l'a évoqué un petit peu tout à l'heure donc voilà avec vous aussi ouais super dans l'exemple il y avait justement une prime sur basée sur l'ICE de régénération c'est payé par la coopérative aux Agri ou c'est payé par l'acheteur alors ce qui se passe en ce moment à la base c'était les acheteurs qui payaient les industriels en général ce qui se passe aujourd'hui c'est que la plupart des grosses coopératives serèr avec lesquelles on bosse ou Cristal Union c'est qu'ils amorcent la pompe en fait aujourd'hui ils vont financer eux même parce qu'ils ont bien compris que le sujet c'était aussi le leur ils le font pas que pour leurs clients et c'est ça moi qui donne beaucoup beaucoup beaucoup d'espoir c'est que tout le monde est concerné par l'enjeu de décarbonation donc tout le monde a une responsabilité à financer une partie donc aujourd'hui on le voit en fait ça se met en place naturellement euh et il reste à avoir cette discussion tous autour de la table sur à long terme pour massifier comment la réparti vraiment cette cet investissement ouais pour éviter que ça ne n'affecte trop bah les comptes de résultats des uns et des autres que ce soit l'agriculteur que ce soit la COP que ce soit l'industriel et cetera et cetera oui ben là où je te rejoins enfin en tout cas les coopératifes c'est un énorme c'est à la fois un loquet aujourd'hui un frein et un potentiel à loquer des trucs parce que souvent au sein des cops bah il va y avoir des agris qui font bien les choses et donc ils vont introduire la biodiversité des et cetera SAF qu'en fait leur travail pas du tout valorisé parce que ça part avec le reste et que la COP n'a pas investi soit dans des outils qui vont permettre de distinguer le stockage de ce qui était bien produit rest tout est mélangé au même endroit et donc en fait eux ils se retrouvent à faire bien les choses vraiment par conviction parce qu'ils sont pas du tout valoriser derrière et c'est ça qui est je pense compliqué aujourd'hui et qui est un vrai levier d'action sur les COP je prends un exemple parce que c'était une COP qui nous avait dit ça c'est natup pour pas les citer le même cas de figure que vous avez constaté vous sur votre ferme c'està-dire peut-être moins d'investissement machine et cetera plus de TP il prévoit exactement la même tendance dans les coopératives c'est aussi peut-être moins d'investissement seul et plus de mutualisation typiquement de silo et cetera pour des filères tracé et cetera et beaucoup plus de TP sur le conseil technique pour accompagner la transfo une dernière question nous on a on a enfin moi j'étais intéressé à ce que vous avez dit mais j'ai une difficulté de temps en temps pour avec des fournisseurs d'accéder aux agriculteurs et au bonne pratique on est enfin aussi pour d'autres clients de l'USIN de l'usine on a on a des demandes de nos partenaires et on a de temps en temps ce barrage là est-ce que vous avez un répertoire ou quelque chose qui dit bah telle coopérative est engagé ou est-ce que euh on peut se sourcer auprès de de fournisseurs qui sont engagés dans une démarche parce que et même pour le bilan carbone de manière plus jarge on fait le bilan carbone du scope 3 avec avec agribalise qui reflète pas du tout forcément je dis n'importe quoi mais le piment ou la tomate refra pas du tout les les travaux qui peuvent être faits par certains agriculteurs ou par d'autres du coup comment est-ce qu'on peut arriver à enfin via vous ou peut-être les servic que vous proposez à à être en relation avec des gens qui œuvrent dans le bon sens ouais bah c'est tout le sens du réseau euh de de pour une agriculture du vent donc les adhérents vous les avez c'est publi hein c'est sur la le le site web on a eu le premier cas justement d'un acteur qui avait fait son Planet score et qui voulait du coup avoir accès tout de suite à des filières agroécologiques déjà mises en place donc c'est le premier cas où quelqu'un n'est pas venu par la porte d'entrée agroécologique mais Ben la porte d'entrée Planet score et arrive chez nous pour avoir accès à des fournisseurs qui sont capables de répondre à des filières agroécologiques donc ça aujourd'hui avec 100 ça commence justement à être intéressant parce qu'on commence à avoir une bonne répartition géographique des acteurs ça reste une goû d'eau par rapport à tous les acteurs agroalimentaire évidemment mais on est capable à peu près de répondre à peu près à ce type de demande maintenant et après pour bah toutes les données de référence et cetera c'est tout le l'enjeu de ces prochaines années c'est qu'aujourd'hui on a beaucoup travaillé sur les haut de France où on a un état des li exhaustif à la fois économique technique et environnemental et que via ces projets de coalition là on va accélérer pour couvrir les autres territoires et avoir des données de référence contextualisées euh très clair sur le potentiel de réduction de carbone sur chaque territoire et cetera je vous donne un exemple sur les haau- de France on pensait que c'était un territoire avec des légumes d'industrie où les villes en carbone allaient être pas bon en fait les pionniers ils sont à une réduction de bilan de carbone de 46 % grâce au stockage ce qui est énorme et ce qui est à peu
[Musique]
près voilà exactement donc ça répond au besoins et on sait qu' en France on peut le faire à l'inverse un territoire où on pensait que plus simple qui est Marne ob et cetera euh bah là c'est beaucoup plus faible le potentiel parce que beaucoup plus dur de faire pousser des couverts végétaux dans un territoire où il commence à faire très très sec moins d'accès à la fertilisation organique notamment d'élevage et donc bah de la biomasse moins de rendement de biomasse et donc moins de stockage et donc étonnamment sur ces filières là on est qu'à - 16 au de - 46 d'où l'importance d'avoir très rapidement grâce remonté de terrain et a de la colollèue d'hier et donc là on a besoin massivement que nos adhérents et que tous les autres se mettent à faire des indices de régénération pour qu'on ait ces données là et qu'on puisse apporter ces références et c'est là où on a vraiment une action collective si on attend d'un institut technique quel qu'il soit qui vous apporte des chiffres il va vous apporter des chiffres théoriques c'est ce qu'on a aujourd'hui des données standards de carbone agribalis et compagnie dont on sait tout ce qui sont faux et que globalement dès vous avez déjà des vrais chiffres en général vous améliorez votre bilile en carbone euh donc le plus rapidement possible il faut qu'on ait ses états des lieux ferme conventionnelle ferme en transition ferme avancé quel est le potentiel pour vous puissiez vraiment faire la planification stratégique sur vos appro donc ça le travail il est en cours et j'espère que d'ici 2 ans c'est objectif d'ici 2 ans qu'on a tous les éléments merci infiniment cher Anne on va s'arrêter là merci beaucoup merci à tous on espère que moment vous aura inspiré passionné autant qu'il nous a inspiré et passionné on va passer une petite pause sucrée parce qu'on l'a bien mérité vous l'avez bien mérité euh toute petite info sur le collectif juste avant pour vous dire que donc on est à fond sur les sujets d'actualité en ce moment puisque le la dernière version Julia vous l' circularisé du cahier des charges origine info est sortie hier soir et on vous a sollicité pour que vous nous validiez votre accord pour être cité comme marque adhérent à la démarche sur la première étape du C des chargge la version 3 il y avait 40 marques qui s'étaient mobilisé dans les 40 il y avait 23 marques du collectif c'était un petit kiff de pouvoir se dire qu'on était un peu plus de 50 % de contributeurs je pense que avec cette version 4 il y aura plus de marques donc j'espère aussi parmi vous faites passer le mot au maximum on puisse avoir un maximum de de marque de collectif qui disent on y est pour qu'on puisse continuer de montrer ce qu'on revendique ensemble collectivement d'être à l'avant-garde des des sujets qui bougent moi je suis très heureux du chemin qu'on a fait sur sur origine et j'espère qu'on va continuer d'alimenter ça sur tous les autres sujets on y travaille bien entendu un petit élément d'actu très génial super ce matin on a signé l'adhésion officielle de Biocop qui rejoint le collectif à partir de aujourd'hui c'est c'est une très belle nouvelle parce qu'on a dit effectiv efftivement que au-delà des industriels on voulait fédérer l'ensemble de la chaîne de valeur on a des coopératives agricoles aujourd'hui on a ouvert un collège de consommateurs pour avoir la représentation de l'ensemble de la chaîne aussi dans le dispositif et aujourd'hui on a un distributeur qui arrive dans 15 jours je peux pas vous donner les noms aujourd'hui on va annoncer deux très belles marques alimentaires qui vont rejoindre le collectif donc il y a une belle dynamique qui est en marche c'est grâce au travail qu'on a fait tous ensemble je voudrais vraiment vous remercier pour ça et ça va nous donner encore plus à la fois de nourriture pour être encore plus fin dans nos recommandations et puis de capacité aussi à mener nos projets comme on va le faire maintenant puisque en en dans les dans les éléments clés du dispositif il y a aussi l'inspiration commune et vous nous aviez sollicité là-dessus l'année dernière en disant il y a des bonnes pratiques qu'on relève dans chez un certain nombre de nos adhérant qu'on aimerait partager parce que c'est aussi une façon d'accélérer l'arrivée à la solution donc après cette petite petite pause sucrée qui arrive on va vous séparer en quatre groupes pour travailler de manière hyper concrète sur ces sujets de manière un peu amusante je laisse Julia tu veux l'expliquer maintenant ou tu l'expliqu après fera après la pause petite pause et on continue après merci infiniment
[Musique]