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DébatJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 27 novembre 2025 70 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesSolidarités & famille

Jean-Luc Mélenchon face aux patrons - 12e Sommet de l'Économie de Challenges

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Quel serait l'impact de votre politique sur les activités des entreprises ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Des entreprises hurlent en disant qu'elles sont dans le viseur. Que leur dites-vous ?

  • 9:18RelanceRéponse partielle

    Vous proposez 183 milliards d'euros de taxes supplémentaires sur les entreprises. Que répondez-vous à ceux qui disent que c'est trop ?

  • 10:02RelanceRéponse partielle

    Vous présentez les salariés comme victimes des entreprises. Partagez-vous cette vision ?

  • 10:43RelanceRéponse partielle

    La France est déjà le pays avec le plus haut niveau de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires. Comment croire que les augmenter améliorera la croissance ?

  • 12:12RelanceRéponse partielle

    Pourquoi vous référez-vous au Venezuela comme modèle économique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:51Jean-Luc MélenchonFait
    « Pour la nouvelle étape, essayons d'unir le plan et le marché. Autrement dit, nous ne abandonnerons pas au marché. »
  • 3:36Jean-Luc MélenchonFait
    « Nous sommes arrivés à la fin d'un cycle historique dominé par les États-Unis d'Amérique qui viennent de siffler la fin de la période de la priorité d'accès au marché mondial. »
  • 7:08Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Les aides seront concentrées sur ceux qui rentrent dans le plan, c'est-à-dire ceux qui acceptent d'entrer dans les objectifs du plan reçoivent la totalité des aides. »
  • 8:34Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Dans votre contrebudget de la France insoumise, il y avait en gros 183 milliards de taxes et impôts supplémentaires qui allaient reposer sur les entreprises. »
  • 10:43Michel de RosenFait
    « La France est déjà le pays dont le niveau de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires est le plus élevé au sein de la communauté européenne comme au sein de l'OCDE. »
  • 12:55Jean-Luc MélenchonFait
    « Le Venezuela n'est pas mon modèle économique. »
  • 14:24Jean-Luc MélenchonFait
    « Je ne propose pas d'établir le régime politique de la Chine populaire ici. »
  • 18:32Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Le système de la sécurité sociale coûte cinq fois moins cher que n'importe quel système assurantiel. »
  • 19:16Jean-Luc MélenchonFait
    « L'assurance sociale coûte bien moins cher que n'importe quel système d'assurance par point ou par capitalisation. »
  • 25:22Jean-Luc MélenchonChiffre
    « En France 53 % de la croissance, 53 % du PIB, c'est de la consommation intérieure. »
  • 34:38Jean-Luc MélenchonFait
    « La sécurité sociale, c'est chacun donne selon ses moyens mais reçoit selon ses besoins. »
  • 44:48Michel de RosenFait
    « En France on travaille moins que dans la plupart des autres pays européens. »
  • 54:58Jean-Luc MélenchonFait
    « si s'applique la décision qui a été prise qu'au mois de janvier prochain, il y a plus de tarif réglementés pour les petites entreprises, vous allez tous fermer. »
  • 55:43Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Le dégrèvement des investissements, les investissements que vous faites, moi je propose de répartir que l'impôt frappe de deux manières. »
  • 56:24Jean-Luc MélenchonChiffre
    « toute personne qui gagne jusqu'à 4000 € tout le monde gagne en impôt individuel par rapport au système actuel »
  • 57:01Jean-Luc MélenchonChiffre
    « nous payons aujourd'hui l'électricité à peu près trois fois plus cher qu'aux États-Unis et qu'en Chine. »
  • 58:26Jean-Luc MélenchonFait
    « Vous vous êtes un producteur international vous aussi parce que la taille de votre entreprise ne saurait faire oublier que vous êtes une petite multinationale mais une multinationale américaine chinoise et française. »
  • 59:09Jean-Luc MélenchonFait
    « nous sommes là. Donc on peut avoir un accord parce que on a un besoin vital et nous savons que vous êtes toujours au bord. »
  • 59:50Jean-Luc MélenchonFait
    « Si on a un président de la République française qui s'engueule avec toute la direction de la Chine ou des États-Unis d'Amérique, ça m'étonnerait que ça chauffe pas pour lui. »
  • 1:01:55Jean-Luc MélenchonFait
    « Si pour cultiver, rapporter davantage, je dois mettre du pesticide partout, j'en mettrai parce que c'est la condition a une norme qui l' interdit. »
  • 1:02:34Jean-Luc MélenchonFait
    « les clauses sanitaires nous permettent de mettre des barrières protectionnistes avec l'accord de l'OMC. »
  • 1:03:16Jean-Luc MélenchonFait
    « la paperace elle a pas commencé avec les gens qui étaient pour la présence de l'État pour le plan et le reste hein. Elle a commencé avec le néolibéralisme. »
  • 1:04:36Jean-Luc MélenchonPromesse
    « toutes vos comptabilités vont être bientôt numérisées à l'intérieur d'un même système que l'État va vous proposer. »
  • 1:05:17Jean-Luc MélenchonChiffre
    « l'Europe est le continent dans lequel la quantité de normes et de règles est la plus élevée qui soit. »
  • 1:05:59Jean-Luc MélenchonFait
    « la formule chinoise 996 ? Ça veut dire commencez à travailler à 9h du matin, terminer à 9h du soir et travailler 6 jours par semaine. »
  • 1:07:25Jean-Luc MélenchonFait
    « monsieur Mital dont on a pas besoin pour faire de la cire enfance ramasse 300 millions d'aides de toutes sortes et finit par licencier des gens »
  • 1:08:09Jean-Luc MélenchonFait
    « Arcelor est passé de usinor que c'était à une entreprise avec trois boîtes européennes. L'Europe notre douêve. »
  • 1:08:50Jean-Luc MélenchonFait
    « Airbus tel qu'il est aujourd'hui ne pourrait pas exister avec les règlements actuels de l'Union européenne. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour et bienvenue sur LCI, un événement spécial aujourd'hui. Jean-Luc Mélenchon face à trois patrons débat rares qui se tient dans le contexte du 12e sommet de l'économie de nos partenaires Challenge. Jean-Luc Mélenchon, je vous en prie, soyez le bienvenu. Je vous accueille sur cette scène d'une 12e sommet de l'économie. Vous allez prendre place juste ici le micro. Bonjour. Vousz tout bon pour le micro ? En fait, on s'est déjà vu. Oui. Alors, Jean-Luc Mélenchon. Voilà, on y est. Ça y est, on est comme ça. Ça va Jean-Luc Mélenchon, bienvenue. Bienvenue et merci d'avoir accepté l'invitation. Alors, vous le savez, vous avez parfois à l'image de l'adversaire même des entreprises. Certains entrepreneurs se

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demandent peut-être même à quoi ressemblerait la France pour eux si vous accédiez aux plus hautes fonctions de l'État. Quel serait l'impact de votre politique sur leurs activités ? Et vous vous en souvenez, j'en doute pas un instant, c'était Geoffre Route Béieux, le patron du MEDEF en 2022 qui disait qu'il vous pensait prêt à être au pouvoir à gouverner en cas de victoire. Il disait "Non, ce ne sera pas le chaos. En revanche, les entreprises n'investiront plus et n'embaucheront plus." Voilà, on est là 3 ans plus tard, des entrepreneurs sont face à vous, grandes petites, moyennes entreprises. C'est l'occasion d'échanger tr plusieurs thèmes taxation des entreprises, le salaire, la durée de travail ou encore les normes. Et c'est Gael Mac qui est directrice déléguée de la rédaction

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de Challenge, notre partenaire qui va présenter nos nos chers patrons. Voilà, donc en face de vous Jean-Luc Mélenchon, nous avons Michel de Rosen à ma droite. Donc vous êtes le président du conseil d'administration de l'équipe mentier automobile Forvia. Donc vous êtes un grand groupe, un chiffre d'affaires de 27 milliards d'euros et 150000 collaborateurs. Je présente ensuite Patricia Vial. Alors vous vous êtes à la tête au contraire d'une PME qui vous êtes directrice général déléguée de Abel Crabos qui est une PME qui traite des plumes et du landes. Voilà donc vous le chud d'affair c'est plutôt 55 millions d'euros. sans collaborateur.

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Et j'accueille aussi Thbo Iverna qui est le PDG de du leader de l'emballage médical qui est donc une ETI ou une entreprise de taille intermédiaire, 300 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1600 collaborateurs. Donc l'idée c'était bien ça, un grand groupe, une entreprise de taille moyenne et une petite entreprise. Alors, ces échanges s'inscrivent bien sûr dans un contexte particulier puisqu'il y a le débat budgétaire avec euh au cœur notamment la taxation des des entreprise. Vous avez déposé, on va en reparler, un contrebudget, 183 milliards d'euros euh ponctionnés sur les patrimoines les plus aisés, on va en reparler, mais on parle aussi de taxes sur les dividendes d'exération patronale. Des amendements ont été adoptés comme l'augmentation de l'impôt sur les bénéfices de

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multinational. Jean-Luc Mélenchon, pour être très direct, des entreprises hurlent en ce moment en disant "On a assez d'être dans le viseur. Nous, on crée de la richesse, on crée des emplois. Elles sont face à vous. Que leur dites-vous ? Bonjour, c'est un bon début. Bon, je vais essayer. Vous savez que mon problème permanent dans la vie politique, c'est l'abri FT. Le problème n'est pas ce qu'on va dire, mais ce qu'on aura pas le temps de dire. Donc, je préfère aller tout de suite au cœur de la proposition que je pose sur la table. Euh la proposition, la voici. J'estime premièrement, je suis pas le seul, nous pensons que nous sommes arrivés à la fin d'un cycle historique dominé par les États-Unis d'Amérique qui viennent de siffler la fin de la période de la priorité d'accès au marché

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mondial, de l'ouverture, de l'abolition des droits de douane, de la baisse des salaires partout. Et nous en Europe, nous sommes les contemporains d'un véritable effondrement de nos sociétés auquel nous ne comprenons rien. Nous nous débattons dans la confusion politique. Donc cette période là, la page va se tourner. Soit on maîtrise la page qui se tourne, soit elle se tourne malgré nous. Donc autant savoir ce qu'on veut faire. Et voici ce que j'ai à dire. Nous nous sommes nous tirons le trait sur cette période. Nous pensons que le néolibéralisme nous a coûté affreusement cher à la France parce que nous sommes un état qui s'est toujours construit autour de l'État et d'une organisation centralisée. D'autres pays ont d'autres

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talents. Nous, on a juste celui-là. Il ne nous a pas desservi dans l'histoire. Nous avons été au premier rang d'un tas de choses. Et bien maintenant, à l'étape à laquelle nous sommes, nos infrastructures sont détruites amplement, faute de financement public. Nos populations sont appauvrires et nous avons subi une indifférence aux questions écologiques et de souveraineté nationale qui a amplifier les dégâts. Voilà le bilan. À partir de là, peu importe la discussion qu'on peut avoir, si qui est responsable de quoi dans cette affaire, c'est ça la situation. Qu'est-ce qu'on fait d'autre ? Sur le plan géopolitique, je le laisse de côté. J'en reste à nous ce qu'on peut faire. Je propose déjà qu'on évite de mélanger les mots. Être adversaire de l'actionnariat, ce n'est pas être

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adversaire de l'entreprise. Être partisan de d'abord de ceux qui travaillent, ce n'est pas détester les autres. Qu'on commence donc par nommer bien les choses. On va voir quand on va arriver dans le détail, mais j'ai à proposer la chose suivante. Pour la nouvelle étape, essayons d'unir le plan et le marché. Autrement dit, nous ne abandonnerons pas au marché. Nous voulons que le pays ait ses propres objectifs et que pour les atteindre, il s'en donne les moyens, les moyens dont il dispose déjà, je vous rassure, et ce qu'on prendra en plus. Pour le faire, nous avons une ligne

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de développement écologique et social, mais plus fondamentalement, comment allons-nous procéder avec les grandes entreprises et avec les petites et les moyennes ? La discussion n'est pas la même. Je ne peux pas parler avec vous sans discuter en même temps des relations que la France a avec la Chine. Cette notre discussion n'aurait pas de sens. On va pas discuter de ce que vous produisez. Vous avez pas besoin de moi pour le savoir. Mais par contre, pour savoir ce que le pays peut faire à propos de la première puissance productive du monde, oui, on a une discussion et sans doute des intérêts communs pour la patrie et pour votre entreprise qui peuvent être comments. Je vous mets de côté et je les regarde plutôt les deux autres parce que euh vous êtes bah oui, vous êtes la troupe

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de choc. Il vous arrive ce qui est arrivé au paysan. Les gros vous poussent devant et à la fin c'est vous les victimes de la sauce. Je connais l'histoire. Il y avait 7 millions de paysans dans ce pays, on a plus que 400000. Voilà le résultat. Je t'avoue d'une certaine manière, on a une proposition à vous faire et pour que ça fonctionne, on va commencer par la démocratie. Nous allons proposer de modifier les règles de la représentativité patronale. Si vous êtes au MEDF, ça va pas vous faire plaisir. Mais si vous n'y êtes pas, ça pourrait vous faire plaisir parce que les syndicats des petites et moyennes entreprises, les syndicats patronaux d'une part et ceux de l'économie sociale et solidaire sont sous-représentés aujourd'hui. Si nous voulons faire un

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pacte politique et économique avec vous, nous avons besoin que vous soyez plus puissant dans la relation générale avec tous les organismes. Pour le faire, nous allons vous proposer un certain nombre de choses. Premièrement, les aides seront concentrées sur ceux qui rentrent dans le plan, c'est-à-dire ceux qui acceptent d'entrer dans les objectifs du plan reçoivent la totalité des aides qui aujourd'hui sont disponibles. Il y en a pour les indices de 111 milliards, je sais que vous contestez le chiffre, les autres 10. De toute façon, ça fait beaucoup d'argent. Il y en a assez pour ce qu'on veut faire. Deuxièmement, des facilités financières. Troisièmement, des marchés prioritaires, d'abord ceux de la puissance publique. Enfin, des méthodes de protectionnisme

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ciblé évidemment, il peut pas être question de fermer les frontières de la France et dire plus personne ne rentre. Mais nous pouvons cibler et ce que nous aurons ciblé, nous pouvons le discuter. C'est pourquoi nous nous parlons de protectionnisme solidaire. Voilà donc le plan, un accord, des moyens pour tenir l'accord de votre côté et d'une autre. Ceux qui rentrent dans le plan reçoivent tout. Ceux qui ne veulent pas, bah ils font l'entreprise privée traditionnelle, ils font ce qu'ils veulent hein. Mais la période du néolibéralisme où tout le mien tout le monde vient pour promettre des diminutions d'impôts, des diminutions de cotisation et à la fin, on sait pas qui va payer la santé et le reste, ça c'est fini. En tout cas, nous on y mettrait un terme. Alors voilà, les bases là, elles sont

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clairement posées pour le débat. On va prendre les choses les unes après les autres. la tactation des entreprises. On est dans le débat du moment le budget. Concrètement dans votre dans votre contrebudget de la France insoumise, il y avait en gros 183 milliards de taxes et impôts supplémentaires qui allaient reposer sur les entreprises et aussi sur les très aisés qui sont quand même souvent des des entrepreneurs ou des propriétaires d'entreprise. Donc les patrons de leur côté se plaignent d'être déjà surtaxé par rapport à leur concurrent allemand, italien, espagnol, par rapport à à l'ensemble de leurs concurrents des grands pays d'Europe et vous vous leur dites "Non, non, c'est

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pas assez, on va vous taxer de 180 milliards d'euros de plus." Donc je ne sais pas peut-être Michel de Rosen, qu'est-ce que vous voulez dire sur ce point de la taxation des entreprise sur lequel effectivement les organisations patronales se sont montrées très vocales ces derniers temps notamment via une lettre à le corn ? On vous laisse échanger. Alors d'abord bonjour monsieur Mélenchon. Bonjour monsieur. Euh en prévision de ce débat lu h de vos livres. Je j'en ai écrit 23. Il y a encore du temps. D'accord. [rires] et vous m'avez dit en entrant que j'en ai raté d'autres. Euh alors ce qui m'a frappé c'est votre talent, votre culture et sur le plan économique vous tenez quelquefois des raisonnements qui m'ont laissé perplexe.

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Et donc j'espère que cette rencontre va nous permettre de nous comprendre un peu. D'abord, souvent dans vos écrits, vous présentez les salariés, je simplifie hein, comme les victimes des entreprises et notamment des grandes entreprises. Je voudrais partager ici avec les auditeurs deux chiffres très simples. La part des sala dans la valeur ajoutée en France est passée en de 1998 à 2025 de 795 % à 89,5 %. Ce sont des chiffres de l'OFCE qui n'est pas suspect d'être

10:43

une officine patronale. Donc en France, la part des salaires dans la valeur ajoutée a à la fois progressé et elle est plus forte que dans tous les pays importants de l'Europe. Ça c'est juste une remarque factuelle. J'en viens maintenant à une question. Euh vous avez donc j'ai lu votre programme, le programme LFI et je vois que vous prévoyez d'augmenter considérablement les dépenses publiques et les prélèvements obligatoires. La France est déjà le pays dont le niveau de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires est le plus élevé au sein de la communauté européenne comme au sein de l'OCDE. Comment pouvez-vous croire qu'en

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augmentant encore plus les dépenses publiques, en augmentant encore plus les prélèvements obligatoire, les impôts, cela permettra d'augmenter la croissance en France et d'augmenter le pouvoir d'achat. Et pour comprendre votre réponse, je me suis demandé dans vos livres quel pays vous inspire. C'est manifestement pas l'Allemagne puisque dans le livre le harant de Bismarc, vous tirez au bazooka sur l'Allemagne, vous ne leur donnez aucun crédit sur aucun Bon en revanche, il y a un pays qui semble attirer votre sympathie et votre estime, c'est le Venezuela. Mais le Venezuela ces 15 dernières années a connu une crise économique et sociale telle que 23 % de sa population

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a quitté le pays pour aller ailleurs. Donc ma question est pourquoi pensez-vous qu'il faille augmenter les dépenses et les impôts pour augmenter le pouvoir d'achat des Français ? Et pourquoi vous référez au Venezuela ? N'y a-t-il pas autour de la terre un pays plus convaincant ? Jean-Luc Mélenchant. Bon, je savoure la délicatesse du propos. Si permettez-moi de vous dire que moi aussi je vous ai lu, vous en manque encore 14 à lire dont le dernier que je vous recommande si vous ne le c'est c'est trop cher, c'est 10 ou 20 € volez-le mais ça permet de comprendre le fond de ma pensée. Alors je suis un peu votre parallèle. J'ai lu votre livre sur l'égalité. J'ai lu celui que vous avez eu la mauvaise idée de signer avec monsieur Gataz. Et

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euh celui sur l'égalité, celui qui m'a le plus intéressé parce que j'ai découvert qu'on avait une un pressentiment, une intuition commune, c'est que l'histoire est faite de dynamique [musique] qu'elle contient et qu'elle alimente. Vous vous pensez et vous prenez des précautions oratoires que l'inégalité est le meilleur moteur de l'histoire. Ça ne fait pas de vous une brute. Vous ne dites pas il y a que l'inégalité qui vaille. Mais vous critiquez la passion de l'égalité dont je reconnais que je suis entièrement fait euh comme quelque chose qui rend jaloux. J'ai pas trop aimé la psychologisation. Vous vous trompez. Ça ne rend pas jaloux. Ça rend soucieux, sourcilleux, chatouilleux de la dignité qu'on se reconnaît pour soi-même et aux

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autres. Alors, je voulais juste rectifier ça et j'en profite dans les rectifications pour vous dire que le Venezuela n'est pas mon modèle économique. Vous m'aurez Vous n'avez pas lu les derniers bouquins, ceux-là, ils ont déjà au moins 10 ans. Mais non, si un pays force mon si un pays force mon attention, c'est toujours celui qui va marcher devant pour la performance technique ou la performance écologique. Et je ne cache pas que dans le moment où nous sommes à cette étape, puisqu'ils ont gagné la partie d'être la première puissance mondiale productive, c'est la façon avec laquelle les Chinois avancent qui me stupéfie, m'intéresse car je n'ai aucun des préjugés racistes qui anime beaucoup de gens. Alors, je viens à vous propose de monter légèrement le micro.

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D'accord. Je viens une fois qu'on a qu'on a posé ça pour au moins le rétablir et j'espère que vous avez bien compris que je ne propose pas d'établir le régime politique de la Chine populaire ici. D'accord. Ce point. Bon parfait. Donc on regarde, on essaie de comprendre comment ça marche. Alors après, je suis obligé de vous proposer qu'on utilise le même vocabulaire pour au moins être sûr de se comprendre. Voyez-vous, la formule prélèvement obligatoire ramener à bon les impôts. Non. D'abord parce que prélèvement obligatoire est une est une expression fourtout. On met là-dedans des impôts, vous avez raison, des taxes vous avez raison mais on y met des cotisations sociales. Si ce qui est payé par des

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cotisations sociales ne l'était pas, si on abandonnait tout au secteur privé de l'assurance, ça ne serait plus compté. Si c'est privé, ça ne compte pas. Si c'est une cotisation obligatoire, ça compte. pas toujours par exemple là on abonne tout le monde à des mutuels mais ça compte pas dans les prélèvements obligatoires. Alors tout ça n'est pas très sérieux à mon avis. Non, mais globalement, c'est quand même exact que les sociétés françaises ont déjà un niveau de prélèvement élevé, que ce soit un potô de production, euh un potô sur les sociétés depuis 1 an puisqu'il a été remonté et que dans votre programme, vous proposez encore une liste de nouvelles taxes et impôts. Je parle même pas des cotisations sociales. Moi je vous j'ai envie de vous demander Thibo

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Hiverna dans votre entreprise, qu'est-ce que ça ferait exactement ? Je parle notamment parce que les ETI sont souvent des exportateurs et sont donc exposés à la concurrence internationale. Est-ce que lire ce enfin ce programme vous poserait problème dans votre société ? Bon, d'abord bonjour et merci de votre invitation. Bonjour monsieur Mélenchon. Euh moi, vous savez, dans une ETI, dans une entreprise de taille intermédiaire moyenne, euh on est exposé aussi à la concurrence internationale. Et peut-être pour euh reprendre quelque chose que vous avez dit en introduction sur ce distingo que vous faites entre les grands groupes et puis des des sociétés plus petites, soit très petites, soit de taille moyenne, je ne crois pas que ce soit comme ça que fonctionne la vie

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économique réelle. C'est-à-dire que nous, on se sent davantage tiré par des grands groupes que écrasé par des grands groupes. Les grands groupes sont nos clients. Les grands groupes, on les suit dans les endroits où ils vont quand ils y vont parce qu'ils ont besoin de nous et ainsi de suite. Donc ce côté vous allez vous vous avez dit vous allez vous êtes les victimes finalement des gros. Nous ne le vivons pas comme cela. Donc ça c'est quelque chose que je voulais peut-être préciser. Et sur la partie taxation elle-même, vous savez à la fin de la journée, c'est une affaire de compétitivité. Donc on est on n'est pas seul au monde. On est exposé nous aussi les petits les moyens comme les grands, plus les grands que les petits, c'est vrai, à une concurrence qui est ouverte

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aujourd'hui et le protectionnisme et les taxes et les droits de les droits de douane, les tarifs trumpiens et autres qui viennent au monde. Vous avez là aussi introduit sur ce sujet, vous vous dites "Ça va changer évidemment le monde." Euh oui, mais enfin moi je je ne constate pas aujourd'hui on peut se projeter que ça a changé les flux euh enfin ça ne change pas beaucoup l'ouverture du monde tel qu'elle existait dans le monde économique. C'est là où je vais jouer mon rôle de maîtresse des des horloges. Il nous faut parler également de de fiscalité des riches. Vous voyez très bien où je veux en venir tous dans le débat parlementaire. Il y a eu cette question dans l'atmosphère. Dans votre contrebudget au total pas moins de 183 milliards d'euros serait aussi

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ponctionné les patrimoines les plus aisés. Je parle taxe du ISF ou encore héritage. Euh mais de nombreuses figures du monde de l'entreprise peut-être ici présentes, ont exprimé ces dernières semaines leur rejet. La mesure est qualifiée de contre-productive. Ils appellent à ne pas casser l'élan entrepreneurial français. Vous avez commencé à répondre, je vous en prie. Puis après on va poursuivre l'échange ou mais si vous permettez parce que peut-être que ça a pris trop de place. Je conteste absolument que nous soyons le pays le plus surtaxé et cetera. Je vois qu'en 2 secondes, vous reprenez les prélèvements obligatoires comme une vérité établie. Vous ne distinguez pas les les cotisations des empôts, pardon, mais même en faisant comme ça, c'est le Danemark qui est devant. Et

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deuxièmement, je vous redis que le système de la sécurité sociale coûte cinq fois moins cher que n'importe quel système assurantiel. Bien, il représente le 30 % de ces prélèvements obligatoires. Retirez-les de 45, ça vous donne 15. 15 - 45 30. Donc nous ne parlons plus du même classement. Supposons que j'accepte à cette tribune à cet instant la destruction complète, immédiate et totale de la sécurité sociale au profit des assurances. C'est ça qu'il faudrait payer. Et vous qui êtes des patrons où vous embauchez des gens de haut niveau technique, on est d'accord ? De haut niveau technique, vous allez devoir les payer bien beaucoup plus que vous ne le faites aujourd'hui si vous passez tout au privé. Pourquoi ? parce que

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l'assurance sociale coûte bien moins cher que n'importe quel système d'assurance par point ou par capitalisation. J'en veux pour preuve que quand ce point est arrivé dans la discussion à la précédente rectification du système des retraites que proposait monsieur Macron, quand on est arrivé sur le point des cadres, c'est le MEDF qui a dit "Oh là où on va ?" pas question parce que vous nous serions obligés d'augmenter tous les cadres pour les garder car il y a compétition pour garder les grands esprits et aussi des compétitions sur ces qualifications. Premièrement donc je continue à le contester. J'ajoute que vous n'avez cessé de faire baisser les impôts. Il représentent une part moindre aujourd'hui que c'était le cas dans les années 80. J'ai l'âge de m'être souvenu

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de la période où l'impôt sur les sociétés c'était 50 %. Maintenant, il est à 25 et le projet d'impôt mondial c'est 15. Vous allez arrêter où et quand d'en demander encore davantage. Alors Jean-Luc Mélenchon, j'ai une question pour ces pour pour c Mais vous étiez sur les cas des impôts que paraît-il vous aggravés [rires] ? Mais je voulais quand même quand même qu'on mette ces chosesl au point sinon on croit qu'il y a une vérité. Pardon. Supposons pour être agréable à cette heure-ci. Oui oui. Supposons qu'à cette qu'à cet instant, je vais finir, vous inquiétez pas, que juste par pour la courtoisie hein, euh je vous disent et bien il y a au moins deux points de vue, mais pardon de vous dire que si on avait un peu plus de temps, vous tenez pas le choc pour continuer à tenir cette thèse

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que nous sommes le pays qui coûte le plus cher d'Europe parce que ce n'est pas vrai. Est-ce que certains d'entre vous ont tenu le discours qu'on a entendu lors de une discussion budgétaire, moi je pense à quitter le pays si on continue nous taper sur la tête avec les taxes taxes duman et cetera. Est-ce que l'un d'entre vous y a réfléchi un instant ? Non. Ben, je peux prendre c pour ce qui me concerne, ça ne m'a jamais traversé l'esprit. En revanche, est-ce qu'on l'entend de temps en temps ? Oui, on l'entend de temps en temps, je peux pas vous dire le contraire. Et qu'est-ce que vous répondez Jean-Luc Mélenchon à ceux qui ont envie de partir qui disent en tout cas qu'ils veulent partir peut-être ? Patricia Michel. Bonjour. Bonjour monsieur Mélenchon. Merci. Merci pour l'invitation. Jeis

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juste je fais une parenthèse. Euh sur le territoire français, je pèse enfin j'ai un chiffre d'affair de 5 millions et j'ai 27 salariés, ce qui est ça sans importance pour le ce que je vous expliquerai tout à l'heure. Euh non, je l'entends pas. Non, sincèrement non. Et donc pardon Jean-Luc Malanchon, à ceux qui disent "Moi, je veux partir, si on continue avec les affaires de taxe Zucman et si on me tape encore sur la tête à coup de prélèvement et de charge et cetera, vous leur dites quoi ?" Rien. Au revoir. Mais sinon, ce que je peux dire, c'est que je n'y crois pas. Euh et voyez-vous, je ne suis pas la caricature que vous croyez à l'égard d'un grand patron ou d'un bon patron ou d'une bonne patronne. Je pense que comme Denton, il pense qu'onemmène pas sa

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patrie à la semelle de ses souliers. Et j'ai connu quelques grands producteurs de ce pays qui étaient de parfait patriote. Je pense à Serge d'assaut être étrange. Il en était un puis à sa mémoire. Mais en tout cas, lui payait ses ampou en France et n'a pas imaginé une seule seconde s'en aller. Pourtant, il ne vivait pas de rafale, il vivait du Falcon qui est un des meilleurs avion du monde. Ce que je voulais vous dire, vous avez sorti 183, j'ai pas refait toute la liste, mais qu'est-ce que vous avez à dire contre l'impôt sur les multinationales ? Qu'est-ce que vous auriez à dire ? Regardez, Arcelor Mital a pris 300 millions, n'a pas payé 1 € d'impôt les 5 dernières années et maintenant trouve encore le moyen de venir pleurer dans notre gilet pour en demander davantage et fiche des gens

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dehors. Je vous n'aurai rien à dire compte, vous serez d'accord avec moi. Tout le monde doit payer l'impôt. Pour quelle raison McDo paiit ? Presque rien. Pourquoi Total Peter, presque rien ? Voilà. Et bien cette impô sur la multinationale sur lequel vous jetez des larmes apparemment puisque ça va coûter encore plus cher, ça rapporte 26 milliards. Les tax sur les super profits 20 milliards. Qu'est-ce que vous avez contre le fait qu'on taxe ? Les super profits davantage que les autres profits. Il me reste un impôt et après c'est fini. Michel de Rosen. Bon et ouais et la taxe duman. Bon bah c'est la une taxe sur le patrimoine vous l'avez entendu mais c'est une parmi d'autres. Alors, vous n'aurez pas l'attaque du mais les socialistes vous proposent de vous faire un emprunt

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forcé. Je vous laisse vous débrouiller avec vos amis. Bon, qui veut réagir ? Allez-y. Monsieur monsieur Deos. Moi, je voulais je voulais dire ceci. Mes grands-parents et parents étaient des immigrés, ils sont venus en France et j'ai aucune intention de quitter la France. Euh ma mon amour de la France n'a rien à voir avec la fiscalité, ce qui ne m'empêche pas d'avoir sur la fiscalité des opinions. Mon le 2e commentaire que que je veux faire, c'est que je crois que vous avez raison sur le Danemark, mais pardonnez-moi de considérer que le Danemark n'est pas encore une grande puissance économique. Il le sera peut-être un jour. En revanche, par rapport aux à nos grands concurrents, là la France est plus élevée que les autres, à la fois en dépenses publiques

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et en impôt. Et ce qui m'inquiète dans votre programme, quel que soit l'éloquence avec lequelle avec laquelle vous le présentez, c'est que je pense que nous avons le même objectif mais un désaccord sur les moyens. Le même objectif, c'est d'augmenter le pouvoir d'achat des Français et l'emploi en France. Je crois qu'on arrivera mieux en libérant les forces économiques et pas en les taxant plus. Alors justement moi je puisqu'on parle de pouvoir d'achat, je voulais parler d'une proposition phare de votre programme qui est d'augmenter les salaires et notamment le SMIC à 1600 € net. Donc ce qui représenterait une augmentation de 12 % voire de l'indexer sur l'inflation.

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Donc en gros, en plus de taxer impôt supplémentaire pour les entreprises, vous leur proposez aussi d'augmenter le coût du travail. Est-ce bien raisonnable ? Non, c'est totalement fou. Bien sûr. Donc pour la 4e fois, nous n'augmentons que ce qui peut être augmenté, c'est-à-dire la part de prélèvement qui sont des impôts, les cotisations sociales. Si vous n'en êtes pas content des cotisations sociales, vous autres les patrons, vous avez qu'une chose à faire. Rendez la gestion de la sécurité sociale aux syndicats ouvriers. Vous en mêlerez plus, moi non plus, mais puisque ça a été mis dans les comptes globaux de l'État et notamment pour le calcul des déficits où on compte les déficits de versement de l'État, la sécurité sociale comme un déficit public, c'est quand

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même le comble. C'est du déficit créé par lui-même. Bien, quelle était votre question ? On augmente les salaires. Est-ce que c'est raisonnable ? Bon, écoutez, en France 53 % de la croissance, 53 % du PIB, c'est de la consommation intérieure. Plus de la moitié. Quand vous augmentez les salaires, surtout les bas salaires, le SMIC c'est le bas salaire hein, c'est le salaire minimum. Vous augmentez la consommation mécaniquement, vous l'augmentez. Donc vous remplissez les carnets de commande. De qui ? De madame. Parce que pour acheter des édodons euh en plume, qui est quand même un objet assez sophistiqué, ça n'a l'air de rien comme ça mais c'est sophistiqué. Il faut avoir des sous. Et quand vous vous avez un SMIG, vous payez, vous dépensez

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absolument tout jusqu'au dernier euro et maintenant en ce moment même, vous dépensez un peu plus que le dernier euro. Voilà. Par conséquent, la l'augmentation de salaire produit mécaniquement une augmentation de la consommation qui produit mécaniquement un remplissage du carnet de commande. Alors bien sûr, pardon, il faut doser la manière avec laquelle on monte en puissance comme dans n'importe quoi. Donc on fait toc toc, c'est 14 %, vous allez arrêter de pleurer pour 14 %. Les espagnols ont augmenté de 35 % et ils ont 3,8% de croissance. Vous connaissez les les deux pays parfaitement. Le travail paye suffisamment dans notre pays aujourd'hui. Est-ce que vous estimez que oui, une hausse de la rémunération de nos salariés est nécessaire et ça peut passer par 1600 €

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de SMIC pour commencer ? Alors, si on passe à 1600 € net, alors je vais faire une comparaison avec l'Espagne et d'ailleurs, je vous renvoie monsieur Mélenchon à la calculette du MEDF qui est un bel exercice. Actuellement euh pour avoir un SMIC net à 1600, il faut avoir un SMIC brut à 2050 à peu près. En Espagne, avec la même somme, vous avez un salaire entre 1700 et 1850 €. Donc augmenter euh les salaires et passer un SMIC à 1600. Grosse répercussion pour nous, répercussion de trésorerie, répercussion de coûts salariaux, répercussion sur notre trésorerie, répercussion aussi sur les autres salariés puisqu'il y a un écrasement de la grille des salaires avec une augmentation de masse salariale

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entre 10 et 25 %. Donc tout ça c'est une réalité. C'est pour ça que tout à l'heure, j'ai bien insisté en disant que j'étais une PME et c'est très compliqué pour nous PME de pouvoir envisager. Et je voudrais glisser sur un de vos de de une de vos mesures phare qui est sur l'intéressement. Alors l'intéressement, moi comme beaucoup de patrons de de PME, je fais mes entretiens de recrutement parce que je n'ai pas les moyens d'avoir des services comme d'autres grandes sociétés. Et quand je fais euh ben à un moment donné, c'est tellement tendu dans le recrutement que on est obligé d'avoir des des des petites choses qui peent inciter et à fidéliser nos salariés. Et c'est l'intéressement. Et aujourd'hui, je vous pose la question monsieur, est-ce que vous voulez favoriser ce

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partage de la valeur ou est-ce que vous voulez taxer l'intéressement ? Parce que je ne sais plus ce que je vais dire à mes jeunes aujourd'hui. Bien sûr, c'est une question combien je gagne mais surtout y a-t-il des primes ? Je réponds quoi ? Jean-Luc P. Bon, nous sommes des partisans du salaire direct taxé normalement. Vous prenez l'exemple de l'Espagne, nous pourrions l'étudier dans le détail, mais pour résumer ici, pour ceux qui ne le sauraient pas, puisque je m'aperçois que cet aspect du problème est moins souvent devant dans l'actualité que l'excès d'impôts. Mais aujourd'hui, c'est l'État qui paye 40 % des payes des semicars. Parce que salaire brut, salaire net, salaire brut c'est du salaire. Et bien aujourd'hui c'est l'État qu'il paye jusqu'à deux

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fois à peu près le SMIC. Donc faut tenir compte c'est pas vous madame que je m'adresse directement vous n'êtes pour rien. Je veux dire que d'abord c'est pas des charges mais des cotisations. Appel les choses par leur nom c'est c'est une cotisation obligatoire. Ce qui est une charge c'est l'assurance que vous êtes obligé de prendre pour vos enfants, pour votre appartement ou pour votre voiture. Il faut appeler les choses par leur nom comme ça on se comprend mieux. on arrive à discuter plus suavement. J'en reviens à à la taille de l'entreprise. Bien sûr qu'il y a une perturbation. Je vais pas vous dire augmenter de 14 % n'a aucune n'a aucune conséquence mais il faut bien prendre le problème par un bout. Car si on le prend par l'autre qui consiste à dire ah non non non on ne touche pas au

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salaire, il faut pas que ça bouge tandis que la vie va nécessairement augmenter parce que tout à l'heure vous m'avez dit je sais pas ce que ça va donner Trump je vais vous le dire une crise mondiale. Ayez juste un ou 2 ans de patience et vous la verrez. Si on continue à dire il faut comprimer les salaires, il faut comprimer les cotisations sociales alors que nous sommes déjà victimes de plusieurs épidémies de masse de masse hein et bien donc on connaît le résultat c'est que tout ça va nous coûter encore plus cher à la fin vous pz moi je suis obligé de représenter cette partie là de notre discussion à laquelle je suis certain que vous êtes par votre propre vie et celle de vos familles sensibles malis C'est vous pénalisez quand même

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PME. Oui, vous pénalisez quand même les PME où il y a une voilà où on a une majorité de gens sur des emplois non qualifiés. Allez-y Tibo, je voudrais entendre votre voix sur sur le sujet moyen entreprise juste un instant sur les emplois non qualifiés et qualifiés et ainsi de suite. Non mais attendez d'abord personnellement je ne crois pas à l'emploi non qualifié mais je comprends ce que vous voulez dire c'est-à-dire des employés sans diplôme parce qu'au bout d'un moment vos employés vous vous battez pour les garder. Non on a un savoir-faire mais ils ne sont pas qualifiés. Ah bah savoir-faire et qualification c'est voisin. Une qualification reste un savoir-faire c'est rendez triste madame, j'ai inventé la valorisation des acquis de l'expérience [rires]

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qui donne le diplôme. Donc le le CAP une seconde, est-ce que vous me permettez de vous dire que à part vous prendre des sous, c'est pas moi qui vais les prendre augmenter les salaires, il y a d'autres choses dans le plan que vous que vous pouvez voir par exemple le taux d'escomte à 0 % ça vous intéresse ou vous prenez pas parce que là on va revenir. On et puis vous savez Jean-Luc Mélenchon en quelques instants, on va revenir à votre main tendue aux plus petites entreprises. Je voudrais exactement maître des horloges, c'est moi Thiba Hivernat sur la question du des hauss de de salaire. Oui, il y a peut-être deux choses. Enfin, vous vous expliquez que les cotisations sociales n'ont rien à voir avec les impôts et cetera, mais malgré tout, il faut il faut se rendre compte

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de ce que ça veut dire. Enfin, moi je suis d'accord avec le constat que vous faites que les salaires nets sont trop bas dans ce pays. Mais une des raisons pour lesquelles les salaires nets sont trop bas, c'est que quelqu'un, je vais prendre volontairement quelqu'un qui est réputé, bien payé. Prenons quelqu'un qui a 4000 € de salaire brut par mois. On travaille, on parle toujours en salaire brut dans ce pays. À moi entreprise, ça me coûte 5500 €. Et lui il lui reste 2500 une fois qu'on lui a retiré les cotisations dites salariales. C'est une vue de l'esprit de de de Saint les deux mais et puis son impôt sur le revenu et les autres taxes. Donc voilà quelqu'un dont la valeur de travail reconnue par son employeur est de 5500 € par mois et à qui il va rester 2500 chaque mois

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parce qu'on va prendre 3000 avant même qu'il les ait vu. Est-ce que ça c'est pas quelque chose qui mériterait d'être travaillé en fait encore une fois à charge égale, cotisation égale, impôt égal, mais aujourd'hui les gens ne voient pas le fruit de la valeur de leur travail du fait en partie de de ce système. Ouais, c'est très concret. On voit vraiment pas le monde du même balcon. le même employé qui a qui vaut ce que vous dites qu'il vaut et je et je l'admets puisque en plus maintenant des conventions collectives qui permettent de situer le niveau des salaires. Bon ça c'est un atout français, ça n'existe qu'en France. Ailleurs, si vous êtes pas membre du syndicat qui a signé l'accord et que votre patron est pas membre du syndicat patronal qui a signé, l'accord

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il est pas pour vous. Mais je reviens à cette personne qui a gagné cet argent. tant qu'elle est en bonne santé, tant que tout va bien pour elle, tout va bien. Comment on lui a pris 3000 € ? Mais le jour où pour votre malheur et nous nous sommes tous ici égaux sur ce plan. Nous sommes des êtres humains semblables, hein. Et bien quand vous tombez malade, alors là, oui, quel bonheur d'avoir la sécurité sociale parce que la sécurité sociale, c'est chacun donne selon ses moyens mais reçoit selon ses besoins. C'est pourquoi pour nous la sécurité sociale, c'est en quelque sorte l'image de la société à laquelle nous aspirons. Il y a du chemin pour y arriver. Mais c'est pourquoi je ne peux pas vous répondre moi par mois, mais le mois où la personne est malade, là je peux vous répondre. Et combien

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j'en ai vu autour de moi dont certains sont hélas partis dire heureusement parce que moi je n'aurais pas pu me payer ça. Et j'ai vu dans les pays où ça n'existe pas. Vous dites à quelqu'un qui a 20 ans ou 30 ans et ben tiens tu vas payer sur les 5000 une assurance privée de temps. Vea jamais de la vie. Ça c'est dans le bouquin que vous avez signé avec machin là. Il dit "Alors chacun choisira s'il va à la SQ ou s'il va à l'assurance privée. À 20 ans, à 30 ans, vous vous croyez immortel, vous signez rien du tout, vous prenez le moins possible. Mais une fois que vous réfléchissez, moi j'ai vu, je vous en parle, c'est un témoignage des gens, tu amènes quelqu'un à l'hôpital dont tu sais que il a une probabilité de survivre, mais cette probabilité c'est une probabilité

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seulement. Et puis la première semaine, tu as dépensé tout ce que tu avais en économie parce qu'il y a pas de sécurité sociale. Et la deuxième semaine, tu vas emprunter. Et la 3è semaine, on te demande, on dit qu'est-ce qu'on fait ? On le sort et on le ramène chez vous ou on continue les soins ? Voilà quelle dialectique horrible la sécurité sociale nous permet d'échapper. Oui, mais il y a une question de curseur du coup en réalité. Michel Deen puisque c'est vous qui Attendez, non mais je veux répondre. Il veut faire baisser les coûts le livre. Je veux juste dire, je veux juste dire que si aujourd'hui on prend 3000 € à cette personne pour lui dire on te le rendra quand tu seras malade, quand tu seras à la retraite, ce qui est le principe du pot commun et de la

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solidarité intergénération et en cas de maladie, je partage complètement cette idée. En revanche, la question, la bonne question est de dire "OK, est-ce qu'on peut faire ça pour 2500 en lieu de 3000 pour que la personne elle touche tous les jours ?" Parce que pour elle est contente d'être protégée quand elle va être malade ou à la retraite, ce qu'elle voudrait aussi c'est pouvoir bénéficier un peu des fruits de son travail chaque mois. Mais monsieur, attendez, il faut il faut répondre à ces questions-là. D'abord, on peut faire baisser les prix des soins et des médicaments. Donc, on laisse pas les boîtes françaises partir. Ce qu'on est en train de faire en ce moment pour les prothèses cervicales et compagnie primo, c'est Gundo, on continue à produire les médicaments ici

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et on met une règle sur les prix. On les laisse pas partir comme on l'a fait avec récemment encore avec le Dolibran et compagnie. Et puis pour le le le troisème élément, c'est on lutte pour que ça coûte moins cher. Si la maladie coûtait moins cher, la cotisation coûterait moins cher. Combattez l'épidémie d'obésité. C'est une épidémie, c'est une maladie. C'est pas parce que les gens mangent trop, c'est qui mangent mal. Combattons les le le le diabète. Ça coûte 8 milliards par an. Vous voyez les économies qu'on peut faire. Mais pour ça, il faut de la poigne. Il faut une direction politique qui dit on va atteindre tel objectif, on va faire diminuer les maladies. Vous vous répondre parce que il est l'homme qui a écrit le livre avec Pierre Gatas que vous avez cité il y a quelques

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instants à l'éthan sur le même sujet. Il se trouve que j'ai vécu 15 ans aux États-Unis et je vais vous rejoindre. J'ai vu un système de santé qui ne marche pas. Ah ! Il y a pas de sécurité sociale aux États-Unis, c'est un antimodèle. En revanche, je voudrais maintenant vous livrer deux cas concrets. En France, nous payons un opérateur de main d'œuvre directe, nous il nous coûte 52000 €. Son salaire brut après déduction des charges dit patronal est de 35000 € et après déduction des charges salariales, il lui reste 28000 € dans la poche. D'accord. En Allemagne pour le même job, nous

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payons 56000 €. Son salaire brut est de 46000 €. Son salaire net est de 37000. Donc 37000 en Allemagne contre eux 28000 en France. Il y a donc un écart de 9000 dont la plus grande partie s'explique par la différence de charge. L'Allemagne, malgré votre chef-dœuvre sur le Bismarc n'est pas un pays atroce où les gens sont piétinés et cetera. Comment faire à votre avis pour approcher le pouvoir d'achat de l'ouvrier français du pouvoir d'achat de l'ouvrier allemand ? Je vous laisse répondre mais je préviens qu'après nous allons parler du temps de travail. Allez-y. Bon alors d'abord merci de dire que leur système marche pas aux États-Unis d'Amérique parce que comme on passe notre temps la plupart du temps à pleur nicher sur nous-même, on oublie de

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regarder chez les autres et de voir ce qu'ils ont inventé qui ne marche pas. Donc je le redis. Quels sont les moyens qu'on a que ça coûte moins cher la cotisation sociale ? de faire moins de malades et moins de coûts médicaux primaux. Ça ça nécessite une politique publique fondé sur la prévention. Regardez là, on vient de se d'avoir un débat budgétaire que j'ai trouvé pour ma part concernant pas pour les mêmes raisons que la plupart des gens. On a on parle de 40 milliards d'économie dit l'an 20 milliards dit le socialiste, 100 milliards dit le RN. Pas un pas un ne dit si nous diminuons le diabète on aura moins de dépenses de santé. Si nous diminuons l'obésité, on aura Si on

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diminue la mort au travail, cette année, c'est un record. 765 personnes mortes au travail. Je connais pas un une personne qui s'en réjouirait ou qui dirait c'est pas de ma c'est pas de ma faute. On se sent tout le monde doit se sentir coupable d'une situation pareille. Voilà comment on fait. On réduit ce qui coûtait. Et attendez, j'ai pas fini la production. Je préviens juste physiquement que nous apprenons approch mais est-ce que l'allemand a la même protection sociale que le français ? C'est pas ce qu'ils m'ont dit quand on en a parlé avec les camarades des syndicats allemands. Elle est équivalente et je vous apporterai les faits précis. Oui oui oui. OK. Mais je moi je suis prêt à discuter de tout ce qu'on veut he il y a pas de problème. Je suis pas en

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train de vous dire tout ce qu'on fait est génial et tout ce qu'on propose est indépassable. On peut tout perfectionner mais on pourrait par exemple perfectionner les comment dire les exploits techniques de nos entreprises. Pourquoi sommes-nous moins robotisés que les autres ? Nous sommes le 11e pays du monde. On passe après tout le monde les grandes puissances. On peut pas robotiser. Si vous améliorez la production, si vous faites avancer la productivité du travail, vous pouvez mieux payer. Et si d'un côté vous faites des économies et de l'autre vous augmentez la productivité par des moyens humains, le moyen humain, c'est de mettre des machines à la place de l'effort humain. Si vous faites ça, et ben vous vous réduisez la différence. Mais c'est pas ça qu'on appelle pendant

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40 ans, on a fait le contraire. Vous voulez que je vous parle de l'investissement en France ? desinvestissement en France il s'est écroulé à proporment et ça vous ne pourrez pas le contester si je vous mets les chiffres sous les Jeanuc Mélenchon de gagner plus mais en travaillant moins. Je caricature un peu mais je pose les bases dans votre programme en parallèle de la hausse de salaire vous parlez de retour aux 35 heures réel d'ouverture des discussions sur les 32 heures et il y a aussi généraliser une 6e semaine de congé payé pour tous les salariés. Je veux pas me mettre à votre place, mais j'imagine que la question des patrons, c'est comment rester compétitif dans ces conditions ? Allez-y. Alors bon, je vais pas comme ça fait quand même 20 ans que ça dure cette

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histoire, c'est et même un siècle, la grande cause pour la gauche, c'est la diminution du temps de travail depuis le début dans la dans la journée. La bataille pour les 8h, c'est le petit triangle que j'ai là, la bataille pour le mois, la semaine pardon, la semaine de 35, de 40 et cetera. Et puis dans la vie avec la retraite, c'est la bataille L majuscule G majuscule de la gauche. Je rappelle que vous souhaitez la retraite à 60 ans de nouveau avec 40 annuités. Oui. Ah bah c'est le bagne avec moi hein. Non non mais je je rappelle [rires] juste le terme Oui oui oui. Mais moi je suis content, c'est pour que tout le monde le sache. Voilà. Voilà. S'il y a des gens qui ont moins de 60 ans, ça les intéresse. Les autres il sont tirés d'affaires. Mais bon beaucoup de discussions

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tournant autour du financement du modèle social disent qu'il faut augmenter la quantité de travail. Donc mais alors la la question que vous devez voir alors j'ai dû essayer de renouveler l'argumentaire parce que à la force ça finit par me fatiguer mais ce que tout le monde a observé d'abord on a fait les 35 heures et au moment où elles ont été mises en place c'est-à-dire où il a fallu dans des tas d'entreprises à l'issue de discussions qui des fois étaient assez homérique passer à 35 he ce fut les deux années où on a créé le plus d'emplois en France de tout le 20e siècle et puis après à recommencer la traditionnelle lutte pour la répartition de la richesse produite qui est au fond la lutte pour savoir combien de temps de

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travail gratuit il y a dans une entreprise ou pas. Et à ce moment-là, on a commencé à dégrader. Voici que la 36e heure a commencé à baisser de prix et puis encore de prix et puis encore. Elle a été revue, je crois, plus de 10 fois. Et maintenant, monsieur Macron a mis le coup de grâce terminale. On était à 20 % d'augmentation de la 36e heure. S'il y a un accord d'entreprise, vous voyez l'accord d'entreprise, pardon, je ne veux faire offenser personne, mais disons que le rapport de force est moyen à l'échelle de l'entreprise. Et bien Non, mais si si si monsieur parce que moi tous les tests, je les ai toujours refusé où on disait d'un commun accord entre l'employeur et l'employé. Non non, l'employé à la fin il finit par être d'accord avec l'employur. Je termine sur

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Vous me dites que non, je vous réponds que oui. Non non, je vous dis je vous dis que c'est pas l'expérience que j'ai. Donc si vous voulez ça fait je je pense et et c'est heureux que dans beaucoup d'entreprises dont la mienne et les beaucoup d'entreprises, on a dépassé depuis longtemps et c'est heureux parce que plus personne n'irait travailler moi le premier, on a dépassé cette espèce de rapport conflictuel confrontationnel entre les salariés et le patron. Et quand il y a des problèmes, on s'assoit, on réfléchit, on les résout ensemble. C'est comme ça qu'on avance. Je vous en félicite. Cependant, il reste que euh le processus de l'accumulation nécessite quand même du travail gratuit. Mais je mets cette question de côté pour rester sur ce que vous avez dit. Sur ce que vous avez dit.

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Si on diminue le temps de travail, je vais vous dire, j'ai rien besoin de faire. Avant, il fallait faire plein de choses. Pourquoi ? Parce qu'il y a un phénomène nouveau qui est en train de se produire, c'est la dénatalité. Et la dénatalité, vous allez maintenant devoir y faire face. Pourquoi ? Parce que la génération qui a 15 ans, elle sera au boulot en 2035. Et si en 2035 vous n'entendez pas que les gens veulent travailler différemment dans d'autres conditions, moins longtemps et avec une plus grande ouverture, alors vous n'aurez pas les gens. La preuve aujourd'hui même il y a tous les ans 2 millions de personnes qui démissionnent de leur emploi pas pour partir au pacrette mais qui retrouve en moins de 6 mois un autre emploi parce que je pense que vous avez envie d'échanger à mon

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avis avec Michel de Rosen puisquil a écrit le fameux livre avec Pierre Gatas que vous citizez tout à l'heure. gagner plus c'est maintenant et et on va vers les 40h si on suit Michel Ros vous vous préconisez plutôt de réaugmenter la quantité de travail et de passer au 40h ce qui on va essayer de il y a les faits et puis a les opinions. Si on s'arrête un instant sur les fêtes, vous l'avez évoqué, il y a la durée du travail dans la journée, il y a la durée du travail dans le mois, il y a la durée du travail dans l'année et puis a la durée du travail dans la vie. Si on regarde ces différents indicateurs et c'est pas mon opinion ou celle de Petouchnok, c'est l'opinion d'économistes internationaux comme ceux

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de l'OCDE et cetera dont le métier est de faire des comparaisons internationales. Ils nous disent tous après avoir regardé ces chiffres de près qu'en France on travaille moins que dans la plupart des autres pays européens. Alors, je veux bien qu'on soit plus malins que les autres, qu'on soit comme Astérix et qu'on se débrouille et cetera et cetera. Et c'est vrai que les Français sont des malins, mais je crois néanmoins que si nous voulons créer plus de richesse en France, plus de pouvoirs d'achat et plus d'emploi, nous n'y arriverons pas si nous travaillons moins que les autres. Je crois que nous devons travailler autant, on va dire, que la moyenne des Européens. Voilà. Alors et bien j'en suis d'accord et ça tombe bien, on travaille mieux et plus longtemps. Nous travaillons plus

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longtemps que les Allemands. Nous travaillons plus longtemps et je vais là je m'adresse au grand patron d'une grosse boîte qui a beaucoup de technique et de science. Écoutez franchement vous voulez qu'on travaille autant que qui ? Que les Bulgares, les Roumains. C'est eux les records du travail. La moyenne européenne et ben faisons-le. Moi je vous dis c'est déjà fait et nous travaillons plus que les autres. Pourquoi ? Parce que la productivité du travail en France, de ces grands instituts dont vous venez de nous parler à l'instant est rapportée à la population totale, ce qui est absurde car on ne peut rapporter la le temps que nous passons tous au travail qu'à la population active réelle. C'est-à-dire que on ne va pas compter les chômeurs, pourtant on les compte. On ne va pas

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compter les jeunes qui sont en étude, pourtant on les compte. Quand on rétablit les comptes sur la base du temps de travail passé réellement au travail par une population active réelle, nous travaillons davantage que les autres. C'est la raison pour laquelle avant que je ne sais quel grand génie est inventé l'idée d'aller mettre 800000 apprentis d'un seul coup dans l'industrie et dans l'activité économique française et bien le le la productivité d'un travailleur français était 20 % supérieure à celle d'un anglais même supérieure d'un allemand jusqu'à ce qu'on se rend compte qu'en mettant des gens qui par définition ne peuvent pas produire autant qu'un ouvrier qualifié ou qu'une ouvrière qualifiée et bien on effondre la productivité. Donc vous voyez les statistiques, faut toujours regarder

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clairement ce qu'elles décrivent réellement. Et il y a des pays où on rapporte à la population police là parce que le tourne leur film et c'est passionnant, c'est bon signe. C'est bon signe. Il faut qu'on parle des petites entreprises. C'est vra précisément Patricia Vial mais vous leur tendez la main ces dernières semaines Jean-Luc Mélenchon aux petites entreprises. Je reprends mes petites notes. Vous leur dire vous leur dites que l'intérêt des petites entreprises est de s'allier avec les insoumis. Vous dites que la lutte contre le travail détaché, c'est vous vous proposez au petit patronat qui s'opposerait au MEDF une forme de compromis politique. C'est quoi ce compromis politique ? Très concrètement, voilà, les entrepreneurs sont face à vous. Quel compromis par exemple

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politique vous aimeriez proposer à madame Viale ? Patricia Vial. Mais à vous aussi vous là-bas, on va s'entendre parce que vous aurez pas le choix. Mais mais non, ça veut pas dire le choix. J'ai le choix. J'ai de la chance. Il y a un moment où si vous voulez il y a la discussion est plus la même. C'est pour ça que je dis il faut distinguer le compromis. Alors j'en viens à l'accord politique. D'abord c'est un raisonnement de stratégie politique. Je sais trop ce qui se passe quand il y a un gouvernement de gauche. Je parle de gauche he pas un gouvernement semblable à de la gauche. Un gouvernement de gauche. Et bien on a sur le dos une série de puissances à l'intérieur. Ça c'est notre démocratie ça regarde que nous. Et puis il y a aussi un certain nombre de pays qui se mêlent de la

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partie et euh exigeci euh commande cela. Euh c'est à peu près les plus puissants qui décident toujours pour les autres et il arrive que euh ils veuillent donner des leçons aux français sur comment il faut faire. Donc nous réfléchissons avec le patronat qui est présent sur le marché mondial. C'est une discussion parce qu'il y a des points d'accord, des points de désaccord et on sait que c'est un pacte particulier. Mais si nous voulons réussir dans notre pays, nous gouvernements de la gauche radicale, nous avons besoin de nous entendre avec ceux qui maillent le terrain aujourd'hui et ce sont les petites et moyennes entreprises. Alors que leur proposez-vous ? Il faudrait donc alors premièrement, je veux changer les règles de la représentativité. Vous savez pourquoi ?

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Parce que c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Vous nous l'avez dit. Oui. Voilà. Alors, je le redis. Pourquoi ? pour ce pour que la petite et moyenne entreprise et les entreprises de l'économie sociale et solidaire, c'est quand même 19 % de des gens qui bossent dans ce pays, elle puissent avoir un poids plus grand pour obtenir ce qu'il y a à obtenir et signer des accords qui seront nécessairement plus convergents quand on va dire par exemple que sur tel ou tel sujet, on va mettre une barrière protectionniste parce qu'on les mettra pas surtout que vous voulez refondre l'impôt sur les sociétés non par taille d'entreprise. Alors alors c'est pas le plus simple hein parce que non mais parce que ça discute pendant des heures autour de moi

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pour savoir quel va être le critère. Les uns disent c'est sur la valeur ajoutée. Les autres disent c'est sur le nombre de gens embauchés et cetera. Alors après on se tourne vers eux et compris les petits patrons, hein. Et alors ils nous disent "Ah là la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, pas question, ça coûte trop cher." On dit "Ben très bien, on va rétablir l'ancienne taxe professionnelle, ça vous irait ? contrat dedans les mètres carrés, les chiottes et bon. Ah non non non pas ça alors faut savoir mais j'aimerais savoir maintenant si Patricia vous vous la vous la vous la prenez cette main tendu. Voilà. Écoutez, je fais dire des choses concrètes hein. Laissez-moi au moins vous dire ce que je vous propose. Voilà. Mais on va continuer. On va continuer

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mais à ce stade à ce stade petit point d'étape. Est-ce que vous acceptez en l'état cette main tendue ? Alors cette main tendue elle est alléchante c'est certain. Mais après il faut revenir à la réalité. C'est une réalité qui nous coûte cher parce qu'avec les seuils, et vous l'avez dit et aujourd'hui rien n'est fixé comme critère. Vous mettez quand même les les critères qui sont envisagés écologiques, sociaux, voilà sont pour nous charge de travail administratif supplémentaire avec du reporting. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure dans les PME, on n pas la chance d'avoir des gros des gros staffs qui travaillent là-dessus. Donc ben c'est nous chef d'entreprise après notre journée de travail qui qui nous attelons à ça. Donc c'est c'est très compliqué. Ça complexifie le travail des

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RH, ça complexifie les les secteurs fiscaux, ça complexifie tout ce domaine là. Mais euh avant de penser à à l'ISF, parce que je vais vous dire, monsieur Mélenchon, un chef d'entreprise quand il arrive le matin dans sa PME euh c'est pas la fiscalité à laquelle il pense. C'est se dire "Tous mes salariés sont là aujourd'hui, je vais pouvoir produire, je vais être compétitif, je vais pouvoir payer des salaires à la fin du mois." Et par rapport au aux 35 heures dont vous avez parlé tout à l'heure et permettez-moi d'y rebondir, dans ma PME, j'ai le double effet qui se coule parce que je suis en 38. Donc j'ai à la fois la réduction à 35h ou enfin pas la réduction mais la le temps euh fixe à 35h et j'ai aussi la pénibilité de nuit

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à 32h. Donc euh si vous voulez penser au PME, euh on fait quoi là ? Où est-ce que je vais trouver le temps de travail nécessaire pour continuer ? J'arrête de produire. Je fais quoi ? Parce si vous voulez arrêter de produire c'est pas moi qui ve vous obliger il y a pas de trava français avec mo adéquate votre programme de côté les hypothèses bururlais qu'elle n'existe pas et ben voilà donc je vous pose la question quelle est la solution donc on discute. Non mais attendez moi je vous je vous dis pas que je suis le génie qui va vous expliquer comment on fabrique des aidredons avec des plumes de la meilleure manière dans le temps record et ainsi de suite. Je prétends pas ça. Je dis juste on peut organiser cette affaire là et je peux d'ors et déjà vous dire oui mais consultez-nous

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mais c'est ce que je viens de vous dire qu'on change les règles consult pour savoir ce qu'on peut faire si vous connaissez un peu le mé salariés ils sont contents de faire des heures sup et de faire des heures de nuit parce qu'ils sont mieux rémunérés et que ça leur permet de mieux vivre aussi le dialogue social dans les entreprises il est vraiment et je je rebondis ce qui a été dit il est vraiment omniprésent et il est phénoménalement important pour nous mais je le croisant qu'il est obligatoire. Par conséquent, il faut bien que pardon [rires] mais la négociation annuelle sur les salaires, la négociation annuelle sur les Non, non, il y a des seuils aussi et il y a dialogue social obligatoire et dialogue social humain. Oui. Oui. Bah encore heureux, [rires]

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je viens pas pour une polémique avec vous, c'est pas mon sujet, vous êtes pas mon adversaire. Alors, il faut que je puisse quand même vous dire voilà ce que je pose sur la table déjà, ça commence. Alors après vous avoir dit comme je ne répondrai pas à tout et bien le reste on le discute mais déjà je commence par vous dire quelque chose. Alors vous être un peu mèv sur les bords vous parce que ça vous a pas fait tilté la question il y a pas de souci mais aujourd'hui je suis chef d'entreprise. D'accord. Oui oui mais disons que c'est comme moi je suis un insoumis he ça s'entend aussi. Bon donc il y a un moment où on a nos propres acointances en fait. Je défendais la mixité économique. Bon ben très bien et vous félicite parce que rien que si vous arriviez à obtenir

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du MEDDEF qui fasse des enquêtes interne pour que les femmes soient payées comme les hommes, ça me pète la retraite à 60 ans. Alors donc j'aime mieux vous dire que s'il y a quelqu'un qui est intéressé à l'égalité salariale, c'est bien les gens qui proposent la retraite à 60 ans. Mais regardez, j'arrive et je vous dis, moi j'ai pas peur. Je vais dire en Europe maintenant votre marché d'électricité c'est de la folie en barre. Ça tient pas debout. Qu'à la fin on paye le prix de l'électricité de l'usine la plus pourrie qui produit au gaz. Nous les Français, nous allons nous référer à notre prix intérieur. Pourquoi on le fait pas ? Les Portugais l'ont fait, les Espagnols l'ont fait mais pas les Allemands. Et tout d'un coup, voilà que les Allemands le font. Alors là,

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tout d'un coup, tout le monde se réveille. Ah b si les Allemands le font, alors pourquoi pas nous ? Donc nous ramenons sur l'électricité. Je permets de vous dire qu'en Espagne, les entreprises sont taxées sur l'électricité pour compenser. Oui, écoute, je connais pas le Oui, mais attendez, j'en ai pour 10 minutes. Vous me laissez, je m'en vais, je reviens, je vous répondrai pour l'Espagne. Mais je vous parle de la France, ça sera ailleurs. Je vous dis, ils ont décidé de sortir du marché électricité européen. Nous avions deux points d'appui pour le faire. On ne l'a pas fait. Et maintenant, vous pouvez tous sourire. Mais si s'applique la décision qui a été prise qu'au mois de janvier prochain, il y a plus de tarif réglementés pour les petites entreprises, vous allez tous fermer. Et

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pas à cause de moi et de mes et de mes de ma retraite à 60 ans, mais à cause d'un tarif absurde. J'ai pris l'énergie. Il y a d'autres choses. Bon, vous vous produisez mais il y a aussi d'autres petites entreprises. Le fait d'encadrer les loyers, les loyers des de locaux qu'on loue. Rien que ça, ça peut multiplier par deux des fois le bénéfice qui est ramassé par l'entreprise. Le dégrèvement des investissements, les investissements que vous faites, moi je propose de répartir que l'impôt frappe de deux manières. la partie des bénéfices qui va sur les dividendes d'une manière et la partie qui va sur l'investissement d'une autre manière. C'était la règle de 1986 à je ne sais plus quand. C'était une bonne règle. Pourquoi ? Parce que ce pays n'investit pas assez et comme il paraît qu'il faut

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cajoler tout le monde pour que les choses se fassent, voilà une des choses que je propose. Michel est en train de prendre des notes. Allez-y Michel, on poursuit l'échange comme ça. Michel de Rosen l'allongement de la durée de d'emprunt. Vous ne pouvez pas emprunter sur une même longueur que lui qui super boss. Il arrive dans la banque, il obtient ce qu'il veut. Vous non. La progressivité de l'impôt sur la société, le taux d'escomte à zéro. La bae, vous est-ce que vous avez noté dans mon programme qui est horrible comme vous le savez que toute personne qui gagne jusqu'à 4000 € tout le monde gagne en impôt individuel par rapport au système actuel ? Donc c'est quand même pas trop mal. Vous êtes des petits patrons, ne me dites pas que vous vous payez à ruissau d'or hein. Euh

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vous payez puis des fois vous tirez la langue hein. Et il y a des fois il y a rien du tout. Michel de Rosenne s'il vous plaît. Vous prenez des notes depuis tout à l'heure, je grand entreprise. Ouais. Attends une seconde. Parlez-moi du travail détaché pendant que vous y êtes. Allez-y Michel de Rosen. Non vous pouvez pas faire et les questions et les réponses. Je parfaitement capable de faire les deux hein. Allez je tiens à vous rassurer. Michel Deosanne aussi. Je vais je suis d'accord avec vous sur un point et en désaccord avec vous sur le point suivant. Le point sur lequel je suis d'accord, c'est que le coût de l'énergie en Europe aujourd'hui est un problème majeur pour les moyennes entreprises, les petites et les grandes. Nous payons aujourd'hui l'électricité à peu près

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trois fois plus cher qu'aux États-Unis et qu'en Chine. C'est un problème majeur. Sur ce point, nous sommes d'accord. Le point sur lequel nous ne sommes pas d'accord, c'est que pas aujourd'hui. Aujourd'hui, vous avez mis, vous êtes plein de charme, de gentillesse, de et cetera et cetera. Il vous arrive d'être différent ? Hm hm. Et nous ne vivons pas ensemble, mon cher. Je ne pas je ne sais pas à quoi vous vous référez. Demandez. Il y a des gens qui me connaissent comme quelqu'un de charmant. Faut pas trop m'embêter, c'est tout. J'ai du caractère, disons. Je me réfère à ce que j'ai lu. Ah voilà. Des livres. Dans mon livre. Vos livres. Vos livres. Alors et dans les livres, vous opposez volontiers les petites et moyennes entreprises aux grosses entreprises. Vous avez tendance à présenter les

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grosses entreprises comme des gros plein de soupe qui en bouffent toujours trop et en reçoivent toujours trop. Ce que je veux affirmer ici devant vous, c'est que pour nous, nos 450 fournisseurs français et nos 4600 fournisseurs européens ne sont pas des adversaires, ils sont des partenaires. Pas parce qu'on est des gens bien, parce qu'on a besoin d'eux et qu'ils ont besoin de nous. Nous travaillons, comme dit l'autre, comme une meute et ça marche assez bien. Ben très bien, tant mieux. Mais moi ça ne me dérange pas. Je je n'oppose pas. Je dis simplement que j'ai pas le même rapport de force avec vous si je suis le responsable

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politique qu'avec madame. Est-ce que vous admettez cette idée ? Vous vous êtes un producteur international vous aussi parce que la taille de votre entreprise ne saurait faire oublier que vous êtes une petite multinationale mais une multinationale américaine chinoise et française. Bravo. Soit dit parenthèse vous produisez du matériel médical. Pourquoi j'ai dit bravo ? Pardon ? J'en profite parce qu'il faut quand même que je dise ce que j'ai à dire. Il y a une frontière sur laquelle mon projet politique, il propose de dire il y a cet accord qu'on doit faire. Pourquoi avec eux ? Parce qu'ils sont là et qu' peuvent pas s'en aller. Ils sont comme nous. Les travailleurs peuvent pas s'en aller et eux non plus. Vous allez pas faire vos courses à Hong Kong, vous

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n'allez pas faire votre restaurant à Miami. Donc nous sommes là. Donc on peut avoir un accord parce que on a un besoin vital et nous savons que vous êtes toujours au bord. Vous pourriez basculer un accident quelconque et vous basculez. Voilà pourquoi on a intérêt à s'entendre. Et pour qu'on s'entende, à part les mesures que j'ai dit là, comme par exemple, on n' pas pu parler du travail détaché, mais je le rajoute, je suis contre et nous ne le permettrons pas, mais tout ça veut dire que on vous donne des moyens et on dit on discute le reste. Vous allez me dire "Monsieur Mélenchon, ceci cela, ça coûte trop cher, très bien, regardons." C'est pas le même rapport qu'avec le patron de la grande multinationale où la la politique et la géopolitique rentrent directement

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en compte. Si on a un président de la République française qui s'engueule avec toute la direction de la Chine ou des États-Unis d'Amérique, ça m'étonnerait que ça chauffe pas pour lui. Attention 56, on doit parler des normes également qui concernent vraiment profondément. Exactement. Je voudrais quand même euh qu'on ait un tout petit peu de temps pour parler des normes parce que euh justement dans votre compromis pour les PME, ce sujet des normes ça les ça les affecte énormément. C'est un sujet majeur pour elle. Or, on a l'impression à lire votre programme que euh les restrictions sur les licenciements notamment les les quotas de contrat précaires, l'encadrement de la sous-traitance, durcir certaines normes écologiques euh et également les sujets

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sur la conditionnalité des aides. Donc tout ça, on a l'impression que ça va créer quand même un certain nombre de paprasseries et que ça va rigidifier un peu euh les rapports entre les entreprises et l'administration. Donc pourquoi pas chargeons le baudé ? Mais je voudrais vous dire que la paperace elle a pas commencé avec les gens qui étaient pour la présence de l'État pour le plan et le reste hein. Elle a commencé avec le néolibéralisme. À tout bout de champ il faut répondre de ceci répondre de cela. Demander à un chercheur à un enseignant à un architecte le temps qui passe à remplir de la papasse. Je vous dis que votre programme n'a pas l'air d'aller vers la simplification. Oui oui. Ben non mais c'est ça tout le monde le dit la simplification. Mais moi, je fais partie des optimistes. Je

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pense par exemple que l'intelligence artificielle va nous permettre de simplifier radicalement un tas de tâches répétitives et de contrôle d'autant que vous y échapperez pas. Ce n'est pas un gouvernement mutualiste ou collectiviste comme moi qui l'a inventé, mais toutes vos comptabilités vont être bientôt numérisées à l'intérieur d'un même système que l'État va vous proposer. Par conséquent, vous allez voir que la machine va pouvoir traiter toute seule ce que vous faisiez avant, ce que je peux dire, pardon, mais je veux dire la norme, il faut vous pouvez pas être contre les normes les gens. Regardez, si vous êtes contre le le les normes, ça veut dire que chacun va aller au bout de sa propre logique. Si pour cultiver, rapporter davantage, je dois mettre du pesticide

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partout, j'en mettrai parce que c'est la condition a une norme qui l' interdit. Mélz-moi juste dire un mot. Parfois, c'est pas forcément le nombre de normes qui posent problème, mais c'est leur architecture, leur cohérence, leur adaptation au terrain. C'est parfois ce que disent les entrepreneurs. Mais la norme par définition ne s'adapte pas au terrain. Si vous dites que vous nz pas de pesticides, c'est pour tout le monde, quel que soit le terrain. Mais permettez-moi de vous dire que la norme est un moyen qui nous permet de nous protéger collectivement et qui permet aussi de créer du protectionnisme. Parce que les clauses sanitaires, écoutez, laissez-moi au moins pur un point concret, vous passez votre temps de dire faut être concret, je le suis. Mais

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répondre lui les clauses sanitaires nous permettent de mettre des barrières protectionnistes avec l'accord de l'OMC. Vous le savez si nous interdisons certains produits pour des raisons sanitaires, nous en avons le droit international. Vous voyez comme je suis bienveillant avec le droit international y compris quand il ne me plaît pas. Mais je l'ai dit, il faut un peu d'habileté pour mener les affaires publes. Oui. Et il faut aussi euh euh se se remettre dans les chaussures du quotidien de ce qui est une entreprise. C'est-à-dire que tous les matins et je reprends ce qui a été dit avant, on a une liste de choses qui vont pas le client qui est pas livré, le problème qualité des absents dans les usines, que sais-je, les normes, les contrôles administratifs et autres prennent déjà une partie

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considérable du temps des gens qui travaillent dans l'entreprise et et et beaucoup sont utiles, beaucoup sont indispensables. Je vous rejoins. Absolument, on est d'accord. Bon, sauf que en rajouter plus, c'est rajouté de l'inefficacité et du temps administratif supplémentaire. Et en fait et et en réalité, juste juste sur ce sujet, si vous voulez tous les matins une entreprise, elle a une course de ha à mener, l'impression que peut donner la lecture de votre programme sur ce sujet, c'est que vous vous dites "On va monter un peu la hauteur des ha." Bon, si on monte la hauteur des il y a plus de gens qui tombent. C'est c'est voilà. Non, j'en crois pas. Écoutez, je vous parle franchement, je ne le crois pas. Je pense que vous sauterez jusqu'au plafond s'il faut.

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qui en a qui vont les passer vous ne pouvez pas sur un a priori que vous ne pouvez pas fortifier par une seule considération concrète dire que mon programme va conduire à ce qui est plus de normes et plus de chikaya alors que il y en aura moins dans certains domaines et dans certains il y en aura d'autres. Je vous ai dit il y a un instant, faisons confiance à l'intelligence humaine. La la l'intelligence artificielle, tout le monde peut mourir de peur sur pied comme je vois qu'on y incite beaucoup de monde ou bien se dire il lancera de l'intelligence artificielle comme du reste. Tout dépend de l'usage qu'on en fait. Demain, votre intelligence artificielle vous permettra de vous débarrasser de centaines de ces tâches. De centaines de ces tâches. Moi, je n'ai

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pas idée de vous hyper contrôler. J'ai idée que le plan soit atteint, c'est-à-dire que les objectifs du plan en terme de contenu de production, de quantité de production, de bien-être au travail soit atteint. Donc j'ai aucun intérêt à vous persécuter. Je donne un exemple, par exemple la conditionnalité des aides. Donc ça ça va quand même rajouter une certaine paperace. Michel de Rosem. Ah bah quand même, je ne sais pas ce que vous ferez si vous êtes président de la République en 2027. Déjà que je commence par être candidat, c'est encore pas à qui ? C'est peut-être le moment. Il y a des rumeurs sur ce sujet. des soupçons. Mais ce que je sais en revanche, c'est que aujourd'hui l'Europe est le continent dans lequel la quantité de normes et de règles est la plus

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élevée qui soit. Ceci est incontesté et en Europe et ailleurs. Je vous donne raison, je suis d'accord. C'est particulièrement vrai dans le secteur dans lequel je travaille qui est le secteur de l'automobile. La règle qui a fixé l'interdiction de vendre des voitures neuves thermiques en 2035 a été décidé par Bruxelles et Strasbourg sans aucune étude d'impact. C'est une folie qui a permis aux Chinois d'augmenter considérablement leur compétitivité et leur vente de voiture en Europe. Et il n'y a pas c'est que vous êtes moins bon. Ah non. Alors puisque vous aimez parler du temps de travail, est-ce que vous

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connaissez la formule chinoise 996 ? Ça veut dire commencez à travailler à 9h du matin, terminer à 9h du soir et travailler 6 jours par semaine. Mettez au pouvoir le parti communiste chinois en France si c'est ça qui vous plaît. C'est pas ma position. personnel. Donc on va faire autour. Non, je réagis à votre propos quand vous dites c'est parce qu'on est moins bon. C'est une blagounette, j'ai compris marseillaise, n'est-ce pas ? Je dis pour si nous voulons et vous le voulez créer du pouvoir d'achat et des emplois en France et en Europe, il faut qu'il y ait moins de règles, moins de normes, moins de contraintes. Et je terminerai par un chiffre puisque je représente ici les grandes entreprises qu'on soupçonne quelquefois de ne pas payer d'impôts suffisamment en France.

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Les 100 plus grandes entreprises françaises représentent, j'ai les chiffres ici, 12 % de l'emploi privé, 15 % du produit intérieur brut mais 20 % des impôts payés en France. Je tenais à le dire pour éviter ceux qui payent leur impôt, je proteste contre ceux qui n'en payent pas, c'est pas pareil. Oui, mais n'oublions pas ceux qui les payent qui sont de lo C'est quand même le minimum. On paye tous des impôts ici. Ils payent leurs impôts. Bravo. Faudra en plus les féliciter d'être des citoyens normaux. Non, par contre, on a le droit d'aller demander à ceux qui en payent pas pourquoi ils en payent pas et pourquoi ils trouvent normal de ne pas en payer et pourquoi monsieur Mital dont on a pas besoin pour faire de la cire enfance ramasse 300 millions d'aides de toutes

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sortes et finit par licencier des gens et de dire qu'il ne veut pas de la concurrence déloyal alors que c'est lui qui l'organise la concurrence desloyales. J'en parle avec passion parce que j'en ai marre de voir mon pays dépouiller au nom d'une idéologie absurde du marché ouvert sur le monde de chacun fait ce qu'il veut la le libre échange généralisé la concurrence libre et non faussé toutes ces sautis on arrive quasiment au terme de de ce débat et je voudrais qu'on garde un tout petit peu de temps pour parler d'arceller mital vous proposez les insoumis de nationalité les de nationaliser les activités d'arceller mital effectivement c'est certainement en cours il y a déjà eu une nationalisation par le passé Et puis on en est revenu à l'époque, l'État avait mis beaucoup beaucoup d'argent. Ça

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n'avait pas amélioré la situation. Pourquoi ça ferait mieux aujourd'hui ? Et en quoi l'État serait un meilleur capitaine que l'industrie ? Mais je vais vous le dire, c'est pas le sujet d'un meilleur capitaliste. La dernière fois, vous avez très bien résumé la situation. C'était une ruine. L'État est arrivé à nationaliser, à recapitaliser, réorganiser tout de fond encombe et quand c'est redevenu juteux, ah, on l'a privatisé, on l'a vendu à trois boîtes et on nous a dit à tous ne vous inquiétez de rien, l'affaire est sauvée. C'est le Airbus de l'industrie. Entre-temps, les règlements européens ont changé et il est interdit de faire en quelque sorte de la subvention d'une entreprise quelle qu'elle soit. Airbus tel qu'il est aujourd'hui ne pourrait pas exister avec les règlements actuels

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de l'Union européenne. Pourquoi ? Parce que à l'époque, on a fait du préachat, on donnait de l'argent et on avait pas l'avion. D'accord ? C'est interdit aujourd'hui. Donc pour Arcelor est passé de usinor que c'était à une entreprise avec trois boîtes européennes. L'Europe notre douêve. Et puis ça allait faire des merveilles. La merveille s'est terminé comme ça. On a tout vendu à monsieur Vital Mital qui est notre concurrent numéro 1 dans le monde. Nous les Français qui étions la première puissance hydérurgique au moment de la nationalisation la 3è avant. Nous en sommes maintenant à pleurer au pied d'un type qui prend 300 millions et s'en va sans dire merci. Méchon en revanche moi pour moi, pour nous c'est l'heure de dire merci. Merci Jean-Luc Mélenchon d'avoir été notre invité. Merci Gael

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Mac. Merci à nos chefs d'entreprise. Merci Michel Deos Thbovernat et Patricia Vi d'avoir accepté ce débat. C'était passionnant.