Alice Rufo : "100 000 réservistes à horizon 2030"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, Adrien. Ce matin, vous recevez Alice Ruffo. Bonjour, bienvenue, ministre déléguée des armées et des anciens combattants.
Bonjour, Alice Bonjour, ministre Ruffaut. Avant d'en venir au défilé du 14 juillet, bien sûr, et au soutien à l'Ukraine, un mot de ce feu exceptionnel en forêt de Fontainebleau, près de Paris. Votre collègue Laurent Nunes sera sur place dans un peu plus d'une heure.
On a appris il y a quelques minutes que deux Canadair allaient être déployés. La semaine dernière, il était question que l'avion A400M de l'armée soit lui aussi adapté pour pouvoir effectuer des largages d'eau. On parle de quel horizon ?
Est-ce que c'est une intervention possible dès cet incendie ici ou c'est plutôt une question de moyens voire de long terme non on y travaille et on espère pouvoir le faire dans les prochaines semaines mais il ya quelques éléments préalables à traiter notamment en matière de formation des pilotes pour que les vols soient sûrs mais effectivement c'est une piste sur laquelle on travaille donc potentiellement dès cet été malgré tout pour de premiers largages potentiellement tout en restant évidemment prudent même si vous savez que les armées apportent déjà beaucoup leur concours à la sécurité civile dans le cadre de l'opération sentinelle il ya des militaires qui ont été déployés d'ailleurs y compris en marge de la lutte contre les incendies un mot également de la canicule puisqu'il se trouve que demain le défilé se fera sous très forte chaleur est-ce que vous nous confirmez qu'il va bien pouvoir se tenir tel qu'il est prévu aux horaires qui sont prévus pas question par exemple de l'avancée plus tôt dans la matinée non je vous confirme qu'il se tiendra comme prévu maintenant un dispositif le dispositif a été complètement adapté notamment pour les blessés qui sont qui participent au public pour le public pour nos forces évidemment les horaires ont été adaptés pour vous savez la présence des forces toutes les dispositions sont prises vous savez que le service de santé des armées s'occupe du défilé donc on espère que tout se passera bien en tout cas on a pris toutes les dispositions nécessaires. Alors il se trouve que c'est C'est un défilé hors normes par sa taille, par le nombre de défilants, d'appareils qui sont également mobilisés. On va détailler ça dans un instant.
Il se trouve que dès aujourd'hui, 25 chefs d'État et de gouvernement seront réunis autour du président dans français. A chaque fois, le message demain comme aujourd'hui, ce sera un message de soutien à l'Ukraine, dans le cadre notamment de ce qu'on appelle la coalition des volontaires. En creux, ça veut dire que c'est un défilé anti-Poutine, anti-invasion russe C'est un défilé, en tout cas, de démonstration de la solidarité stratégique entre les Européens.
Et puis il est aussi assez exceptionnel parce qu'il est aussi le résultat de 10 ans d'investissement dans la défense et du doublement du budget des armées. Donc on peut aussi montrer nos – Ce n'est pas qu'on veut les montrer, c'est qu'elles sont là. Et donc en fait, il faut le vivre comme ça, le prendre comme ça.
Et puis j'ajoute qu'effectivement, ce défilé agrège autour de lui de très nombreux pays européens et au-delà de la coalition des volontaires, sur laquelle on peut revenir. Et ça, il faut en être fier. Il y a peu de pays dans le monde qui peuvent agréger comme ça autour d'eux pour leur fête nationale.
Autant de pays qui affichent leur détermination ensemble et leur solidarité stratégique ensemble. Une petite précision sur ce défilé, il se trouve qu'il y a également la mobilisation massive de réservistes cette année, par des entreprises d'ailleurs qui permettent à leurs salariés de le faire, la SNCF, Airbus par exemple. Ce défilé c'est aussi un appel à s'engager, vous souhaiteriez qu'il y y a davantage de réservistes en France aujourd'hui ?
On vise à peu près 100 000 à horizon 2030. D'abord on a beaucoup de candidatures pour la réserve opérationnelle et en tout état de cause le défilé est aussi un moment de liens entre l'armée et la nation. La réserve en est l'un des exemples les plus parfaits puisque ce sont des personnes qui travaillent et qui s'engagent au service des armées et donc de la protection de la France et des Français.
Donc oui, c'est de toute façon toujours le 14 juillet un grand moment de communion entre les armées, la nation et ses armées. Et donc la réserve opérationnelle qui a été, vous savez, dans la loi de programmation militaire de 2023 extrêmement mise en avant parce qu'on a besoin de densification dans nos armées et puis aussi d'hybridation. Et puis que aussi, en fait, les gens s'engagent.
Donc oui, c'est aussi une manifestation de cet engagement collectif. Alors on parlait de l'Ukraine. Arrêtons-nous un instant sur ce sujet.
Cet après-midi, il y aura une réunion aux Invalides autour d'Emmanuel Macron. Ce sera l'occasion d'avoir de nouvelles aides, de nouveaux armements pour l'Ukraine. Quel est l'objectif exactement ?
Alors le premier objectif, c'est effectivement d'adresser un un message de soutien à l'Ukraine. D'ailleurs, ça fera l'objet de paquets français de soutien, notamment dans le domaine aérien, antimissiles, où vous savez que les besoins de l'Ukraine sont importants, pour l'hiver en particulier. Donc ça, c'est le premier élément.
Puis d'autres apporteront leur soutien. Ensuite, c'est aussi évidemment un message à la Russie de notre détermination dans un contexte où au fond l'Ukraine sur le terrain est en position favorable et ou donc propose qu'enfin il y ait la paix et que la Russie renonce à cette guerre. Mais ça se fait sans Donald Trump, le président américain à peu près dit tout et son contraire sur l'Ukraine et la Russie ces derniers mois, ces dernières années.
Est-ce que vous considérez qu'il est désormais à 100 % engagé derrière l'Ukraine ? Je constate que depuis le sommet d'Evian, où vous savez que les Américains...
Qui était le sommet du G7. Voilà, le sommet du G7, où nous avons obtenu au fond des Américains qu'ils soutiennent l'Ukraine et qu'ils affirment leur soutien à l'Ukraine. Cela s'est confirmé au moment du sommet de l'OTAN, y compris dans le communiqué des chefs d'État, dans les déclarations du président américain.
Donc oui, j'ai bon espoir que les États-Unis, comme il l'avait dit d'ailleurs dès janvier sur la coalition des volontaires, soutiennent cette ligne. Maintenant, il faut continuer à travailler pour cela, mais au-delà de ça, je crois que ce qui va être vu dans les jours qui viennent, c'est que la coalition des volontaires, les Européens, prennent leur destin en main. Pourquoi ?
Parce que cette coalition, c'est pour le soutien à l'Ukraine, mais aussi dans l'intérêt des Européens eux-mêmes. Je voudrais évoquer avec vous également, d'un mot ce matin, l'escalade au Moyen-Orient. On lit certaines informations ces dernières heures selon lesquelles une base française en Jordanie aurait été touchée par l'Iran, peut-être confondue avec une emprise américaine.
Est-ce que vous avez confirmation de cette information ? Alors, les moyens français ne sont pas visés, vous le savez, mais parfois aussi, ils le sont. On a eu quand même des pertes.
Cette guerre, qui est malheureusement repart dans une logique d'escalade, a des conséquences pour nous, militaires. Et donc, les forces qui sont déployées dans la région sont protégées. Donc, je veux ici avoir un message rassurant pour nos forces.
Néanmoins, il y a des risques et cette guerre, on ne peut pas dire qu'elle n'a pas de conséquences militaires pour nous. S'il s'avérait qu'une emprise française était bel et bien touchée, est-ce que ce serait de nature à entraîner une riposte de notre part contre l'Iran ? Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
Si vous voulez, quand on se déploie, on se déploie aux côtés de nos partenaires, à l'appui de leur souveraineté. C'est vrai dans plusieurs pays, au Levant, comme aussi aux Émirats Arabes Unis, au Qatar, au Koweït, nous sommes là pour défendre la souveraineté de nos partenaires de manière défensive. On ne rentrera pas dans une logique d'escalade dont les événements récents démontrent qu'elle est de nouveau possible, ce qui est grave et dangereux.
Il faut revenir à la voie diplomatique. Y compris avec un appel, on l'a compris, de la France, à ce que les deux Deux parties, américaines et iraniennes, puissent trouver un apaisement. Évidemment, ça a des conséquences militaires, je le disais, mais ça a des conséquences économiques pour les Français et pour le monde entier.
Donc il faut revenir à la négociation, oui. Merci Alice Ruffaut, merci Adrien On suivra évidemment de près ce 14 juillet, édition spéciale à partir de 6h sur TF1 en direct. A suivre également le visage du jour dans un instant avec Karim Benani.
Alice Rufo