Jean-Luc Mélenchon invité de BFMTV aux #Amfis2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette première grande interview pour votre rentrée politique.
On va évidemment parler des questions internationales, mais avant cela, la rentré et elle sera éminemment politique et sociale. François Baï a annoncé au début de l'été un plan d'économie de 44 milliards d'euros. Il a laissé 2 mois aux Français et aux parlementaires pour réfléchir, amender.
Vous à l'issue de ces 2 mois d'été, vous avez coché une case dans votre calendrier euh celle du 10 septembre. Vous soutenez le mouvement du 10 septembre qui s'appelle Bloquons tout. Est-ce que vous assumez Jean-Luc Mélenchon, comme vous l'avez annoncé hier, d'appeler à une greffe générale, un blocage général ?
Alors, mélangez pas les mots parce que il faut Oui, oui, bien sûr. Mais non, mais vous inquiétez pas, je suis pas homme à me défiler devant mes objectifs. Disons les choses comme elles sont.
Il y a une immense colère populaire que même les membres de la majorité euh gouvernementale, je veux dire de la majorité des gouvernants euh reconnaissent bien euh alors elle cherche à s'exprimer et de toutes les manières possibles, elle est cadennacée. Alors un groupe de citoyens et puis ça c'est réparti qu'on ne sait même plus qui vraiment là-dedans est à l'initiative du mouvement. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des assemblées situées aïnes qui se sont tenues et que des organisations syndicales, parce que c'est quand même ça le point de départ, ont appelé soit à soutenir le mouvement le 10 septembre, soit à se mettre eux-mêmes en grève des organisations syndicales.
Sophie Binet, la secrétaire générale de de la CGT disait que c'était encore un peu nébuleux, que les syndicats, les centrales en tout cas allaient se réunir le 1er septembre pour décider. Mais c'est vrai qu'il y a des organisations sectorielles et locales. Vrai, bien sûr.
Si c'est vrai, partons de là. Non non non. Des fédérations, la Fédération du commerce CGT, c'est pas une organisation locale.
C'est une des plus grandes fédérations de la CGT. Et d'autres et il y a aussi fait nouveau des unions départementales et des unions locales, ce qui est un signal d'enracinement. Alors puisque nous nous avons une stratégie globale, on s'en cache pas, nous sommes contre le plan de monsieur Bairou qui est injuste, brutal. euh de classe.
Je vous montrerai dans un instant pourquoi, mais puisque nous le combattons et nous prévoyons de déposer une motion de censure dès le début de la session parlementaire 23endra. Après, nous sommes les insoumis si vous voulez bien vous en souvenir. Donc, notre stratégie a toujours été d'être présent sur le terrain auprès des luttes de terrain et d'être présent dans les institutions.
Mais bloquez tout. Vous l'assumez ça, bloquez le pays. Mais c'est le mot d'ordre qu'ils ont trouvé.
Ne faites pas les farouchés. Vous avez été le premier à appeler à cette greffe générale avant même les syndicats euh et avant même Sophie Binet par exemple. Bon alors attendez, on va mettre de l'ordre parce que ce que vous dites hà et je vous estime beaucoup.
Euh malheureusement je suis obligé de dire que ce n'est pas vrai mais je vais vous montrer pourquoi et vous allez mieux comprendre le moment dans lequel nous sommes. Donc ils disent bloquons tout. Bah ma fois c'est eux qu'on choisi le mot d'ordre.
Je vais pas commencer en disant on appelle à vous soutenir. Et c'est ça qu'on demande aux insoumis. Participez aux actions qui sont là.
Aidez du mieux que vous pouvez. C'est-à-dire des fois euh essayer d'apaiser les esprits si la température monte de trop, d'autres fois donner le coup de main. Ça c'est notre consigne aux insumes.
Et puis deuxièmement et bien il y a que nous sommes des connaisseurs de la lutte. Quand il y a des fédérations syndicales qui appellent à une à une journée de grève le 10, nous disons puisque la Fédération puisque la Confédération Force ouvrière appelle à déposer un préavis de grève pour tout le mois de de septembre. Donc, ils peuvent faire grève à l'instant où il le décide puisque la CGT par la bouche de madame Binet a dit que il fallait soutenir le 10, que c'était une étape.
Et elle a dit fort justement, je le répète fort justement que ça devait être à l'intérieur d'une action car si l'action est réussie le 10, la question qui se pose c'est que fait-on le 11 et puis le 12. Et puis il y a un autre dirigeant de premier plan de la CGT dans lequel je me reconnais tout à fait, monsieur Laurent Brun qui dit "Et bien voici comment il faut faire, être à l'écoute aider." On dit exactement la même chose l'un et l'autre.
Et c'est dans ces conditions que j'ai dit, "Écoutez, si les uns appellent à l'action, d'autres à la grève, et bien il ne faut pas effilocher et perdre l'occasion du 10 septembre. Ce qui serait le mieux, c'est que le 10 septembre soit une grève générale. Mais je n'ai pas le pouvoir comme responsable politique d'appeler une grève général.
Vous aider servir ce mouvement mais vous l'orientez quand même un peu. Bah oui, on l'aide à se développer. Qu'est-ce qu'il y a de nouveau là-dedans ?
Qu'est- par exemple, vos partenaires de gauche disent attention pas de récupération politique, il ne faudrait pas faire cela. Ça ça vous dit par exemple Marie Tolier, Olivier Fort, ça c'est le Marine Tondelier, c'est l'écologie venimeuse donc elle a toujours une méchante parole pour les autres. Et puis ensuite, elle est là, elle dit "Ah ben non, faut tous qu'on s'entend.
Soyons sérieux." Euh non, non, ce n'est pas vrai. Toutes les organisations de l'ancien nouveau Front populaire, toutes sans exception appelle au soutien du 10 septembre.
François Bairou vous a répondu indirectement dans les colonnes du Parisien. C'était il y a quelques instants. Il dit ceci : "Le pays est devant de grands risques et tiens, il faut tout bloquer.
Comment défendre ça ? Vous répond ? Qu'est-ce que vous répondez au premier ministre Ah ben je lui réponds comment quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ?
Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Beou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres que l'on a pu observer dans l'affaire Betram et que l'on voit maintenant à tout propos.
Vous allez encore prendre 43 milliards au français. Monsieur Berou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire. C'est une politique de classe.
Si vous voulez trouver milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve. et je vais vous dire comment en une minute. Alors ça, allez-y, allons-y.
Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise euh de la Gironde, c'est-à-dire taxer les super profits, c'était l'amendement Cocrelle, taxer les euh le en plus des super profits euh les les haut patrimoines, la taxe. Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez. Il y a les super profit et puis non mais ça c'est rejeté par le gouvernement mais ça a été voté par l'Assemblée nationale.
Enfin monsieur le boss quand même c'est rejeté par le gouvernement. Mais comment dire aussi avec 3300 milliards de dettes qu'il faut tout bloquer ? Est-ce que au fond François ne sous-entend pas que vous êtes dans le camp des irresponsables ?
Et ben non, mais bien sûr qu'il veut dire ça, mais c'est lui l'irresponsable. Parce que pardon de vous dire qu'ici c'est la France hein, c'est pas je ne sais quel désert. Et dans ce pays, on n'accepte pas que ceux qui ont le plus donnent le moins, voire ne donnent rien tandis que ceux qui ont le moins sont obligés de donner plus.
Je viens de vous annoncer deux mesures qui à L2 font plus que ce qui est nécessaire pour les 40 milliards. Donc monsieur Bairou ne prend pas l'argent qui est disponible. Pourquoi ? parce qu'il est dans les poches des ultra riches.
Ben pardon de vous dire, j'ai pas trouvé d'autres expressions. Ça s'appelle une politique de classe. Vous aidez les uns contre les autres.
Alors que je viens de vous démontrer, chiffre en main, que l'on peut boucher le trou de 40 milliards qu'il veut trouver. Je ne suis pas d'accord avec son analyse sur les 40 milliards. C'est une autre discussion sur quelle politique peut tirer le pays de la difficulté dans laquelle il se trouve.
Mais comment cet homme ose dire comment vous osez vouloir bloquer au moment où il vient de décider lui-même de ne rien demander aux ultra ? Il faut des garanties de justice équitable. C'est aussi ce qu'il dit euh dans les colonnes de du Parisien.
Et il dit aussi, ça c'était adressé notamment à nos confrères de l'AFP hein, je vous cite François Baou, toutes les mesures peuvent être discutées mais la seule chose pour moi qui n'est pas possible, c'est qu'on renonce à la prise de conscience et à la volonté de sortir du piège infernal du surendettement. L'effort est inéluctable. lui dit "L'effort est inéluctable et vous vous répondez grève générale qui va payer la dette ?" Je viens de vous le dire, je veux bien recommencer une deuxième fois.
Les riches, seulement les riches, il faut pas que tout le monde participe, que les forces soient partagées par tous. Attendez, vous faites les questions, les réponses, tout monsieur le boss-y. On a 45 minut Non mais ça fait déjà deux fois que vous répétez la même.
Alors je veux bien recommencer une troisième fois. Vous habitué aussi à répéter beaucoup de choses. Oui mais ah bah c'est mon boulot de le faire mais d'habitude c'est pas le vôtre.
Parfoétez pour avoir des réponses un peu plus précises. Ah voilà. Et ben je viens de dire monsieur Baou a dit, vous avez entendu comme moi, il me faut milliards.
Je vais vous dire où les trouver. Les super profits, ça représente 13 milliards. La les multinationales que l'on fait payer en France sur leur chiffre d'affaires, c'est 26 milliards.
Total 39, il lui en fallait 43. Et bien très bien, rétablissez l'impôt sur la fortune et vous récupérez 4 milliards. Tout ça fait plus que ce qu'il a lui-même annoncé.
Donc je viens de vous répondre, je ne suis pas en train de vous dire je n'en ai rien à faire. Si vous voulez trouver 40 milliards cette année, je vous dis commencez par mettre à contribution ceux qui ont largement de quoi faire. Monsieur Lesb, vous savez de qui je parle quand je parle par exemple de la taxe sur les patrimoines ? de 147 personnes.
Donc en tapant moins d' 1 % on soulage le 99 %. Quand je vous parle des multinationales à qui on peut prendre 26 milliards, c'est seulement en leur demandant de payer l'impôt qu'ils doivent dans notre pays. L'impôt sur la fortune, il était il était en vigueur jusqu'à il y a encore maintenant 7 ans depuis que monsieur Macron donc ne me dites pas que je dis on laisse aller.
Par contre si vous m'interrogez sur la politique qu'il faut faire pour remplir les caisses, alors je vous réponds couper dans les dépenses est une des solutions. On détruit le service public et on compte que le marché prenne sa place. Ça ne s'est produit nulle part.
Coupé dans les dépenses, c'est ce qu'ils font et ça ne marche pas. Pourquoi ? Parce que ça ralentit la machine économique.
En France, 53 % de la croissance, c'est la consommation populaire. Si vous relancez à ceux qui ont le moins en leur donnant de quoi, alors ils achètent et la machine se remet en route. Voilà.
Il y a donc de logiques. Eux disent on coupe dans les dépenses. Nous on dit on augmente dans les recettes et on fait la politique du carnet de commande.
C'est-à-dire que on fait travailler notamment les petites entreprises. Jeanl Mélon. On va revenir sur ce mouvement euh du 10 septembre qui s'appelle Bloquons tout.
Selon vous, jusqu'où doit aller le blocage ? Que doit-on bloquer le 10 septembre ? les raffineries, les universités, les routes.
Précisez votre pensée. Écoutez Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer, mais non.
Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours et de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous ont à chaque fois.
Comme vous l'avez pas vu et que vous l'avez pas compris la première, la 10e vous revenez avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service, c'est eux qui vont décider. Ça peut pas déervir cette lutte en étant le premier parti politique à étiqueter politiquement ce mouvement qui est d'initiative citoyenne.
Certes un peu nébuleux, euh c'est pas un désavantage au fond. Ça pourrait aussi affaiblir ce mouvement. Certains auraient peut-être pas envie de manifester à vos côtés, hein.
Voilà. Peut-être qu'on n'a pas envie ni par exemple de suivre vos conseils, mais grâce à mon intervention, non mais après tout, on est tous les deux là en train de parler, on peut y mettre un peu d'humour de temps à autre quand même. Il reste un bout d'été à vivre.
Bon et bien je vais vous dire, vous me rendez cher monsieur parce que le 10 septembre c'était un mot d'ordre qui était sur les réseaux sociaux. À partir du moment où nous avons dit, nous voulons nous mettre au service de ce mouvement, ce qu'a dit dans les mêmes mots monsieur Bran, à qui apparemment vous ne faites pas le reproche de récupérer ce qu'a dit le secrétaire du Parti socialiste qui a pris son temps et qui a donc dû beaucoup réfléchir avant de soutenir. Les communistes aussi pe soutenir, les écologistes également.
Voilà. Est-ce que vous les accusez tous de récupération vous ? Bah s'ils étaient à votre place bien sûr.
Et ben vous auriez tort. Et en tout cas, moi je vous remercie parce que votre colère feinte, parce que je sais qu'elle est finte, vous posez des questions et bien elle nous aide parce que vous en parler, vous en reparlez, vous en reparlez et ce qui était surellement sur les réseaux sociaux arrivent sur les grandes chaînes d'information. Nous avons gagné la partie.
Quel est votre objectif au fond Jean-Luc Mélenchon ? Je lisais aussi dans le faire tomber le gouvernement monsieur c'est pas la peine de lire 3 km de t mais on y reviendra dans quelques instants. On parlera évidemment de la motion de censure mais je lisais dans le parisien Jean-Luc Mélenchon vos propos qui sont rapportés par des parlementaires de la France insoumise.
Voici le propos. On est des spécialistes de l'organisation du bordel. C'est ça en fait votre objectif de bordelliser la rentrée.
Oui voilà vous. Mais bon vous êtes taquin. Je vais l'être à mon tour.
Êtes-vous là pour maintenir l'ordre et faire le travail de monsieur Rotaillot ? Mon rôle c'est de vous interroger. Mais vous cherchez quoi ? en gilets jaun bis alors et non on va trouver une on va inventer un mot tous les deux là puisque c'est l'émission on va appeler ceux qui appellent au 10 septembre les septembristes hein c'est pas mal quand même.
Voilà. Donc il y a eu des gilets jaunes, maintenant il y a des septembristes, des révoltés du 10 septembre. Bon alors qu'est-ce que vous me demandez ?
Dans un propos, peut-être que ici ou là, moi peu importe hein, j'ai mes habitudes d'expression et je dis si vous me cherchez monsieur le boss, ben vous trouvez. Il s'agit d'organiser une action, on est plutôt fort, on sait plutôt bien. Mais le propos n'est pas de bordéliser.
Et maintenant je viens je redeviens plus sérieux et je vous dis les choses comme elles sont. Nous nous essayons de faire en sorte que toujours les choses débouchent positivement. C'est pourquoi on dit aux insoumis, allez dans le mouvement, aidez-les pour qu'il y ait pas d'erreur de fête si vous si vous les voyez.
Et puis deuxièmement, nous donnons à déboucher politique. Monsieur Lebau, c'est ça qui est incroyable dans la situation qui va se dessiner au mois de septembre, c'est que cela plaise ou pas, de toute façon, il y a des mots d'ordre de grève. Il y aura une grève, je l'espère, une grève générale si les syndicats le décident ou certains syndicats le décident.
Vous voyez septembre, c'est ça ? Je sais pas. Mais non, mais c'est eux qui dirigent la lutte.
Moi je ne suis pas syndicaliste, je suis un responsable politique et je donne rendez-vous politiquement. Le 23 septembre, nous déposerons la motion de censure. Justement, vous ne m'avez pas laissé vous dire la réponse à votre question.
Dit mais qu'est-ce que vous voulez ? Non, je ne veux pas le bordel, je veux l'ordre républicain. Et dans l'ordre républicain, quand on est un gouvernement et ben on essae quand on n'est pas d'accord avec lui soit de le faire changer de trajectoire, soit de le faire tomber.
Il est impossible de faire changer de trajectoire monsieur Bairou. Les socialistes nous ont mis dans une mouise pas possible en croyant qu'il pouvait s'entendre avec lui. Il trompe tout le monde.
Et bien donc nous allons le faire tomber le 23 septembre. La motion de censure justement et c'est ce que vous avez dit chez nos coupfrères de la tribune dimanche notamment en affirmant qu'au fond la mobilisation de la rue dans la rue devait aller de paire avec la mobilisation au parlement. Vous allez donc vous groupe la France insoumise à l'Assemblée nationale déposer cette censure le 23 septembre.
C'est en gros le début de la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est le moment opportun pour vous ? Est-ce que au fond vous avez les garanties que ça passera ce jour-là ?
Non, on n' jamais de garantie dans dans le combat politique qui est un combat dans lesquels bon tout le monde donne son avis son donc nous n'avons aucune garantie. Mais nous avons remarqué c'est un peu comme pour le 10 septembre des syndicats appellent à la grève. Nous nous disons au mois de de juillet comme ça, on a dit non mais ça ça peut pas se passer comme ça.
À la rentrée, il va y avoir la censure. Et nous avons observé que les autres parties de l'ancien Front populaire disaient "Oui, il faut voter la censure." Alors ça allait du Parti socialiste disant "On va négocier avant." Il a changé d'avis depuis et il dit bah là il faut faire ça tout de suite.
Pourquoi ? Ils veulent toujours négocier, essayer de présenter un compte budget, d'essayer d'amender un petit peu ce budget, hein. Voilà.
Bon, mais nous vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous tous les ans tous les ans nous présentons.
Non mais vous cherchez à ce que je dise des paroles méchantes. Vous avez pas besoin de moi pour ça pour les Bon ben alors faites-le à ma place puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles à la foire au Taillot, Mélenchon, Bairou. Euh allez-y mon vieux, c'est c'est votre heure de gloire.
Bon donc non, je n'ai j'ai pas de garantie. Je ne vais pas dire ils vont se tromper. Je n'ai pas tout à fait bien compris ce que je s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié.
Je les mets en garde parce que la dernière fois sous prétexte de négociation et disait-il d'avoir obtenu des merveilles dont ce fameux conclave qui fut un un un piège àigo et bien euh à la fin on a dû non seulement avoir le budget barnier qui a pu rester puisqu'ils ont refusé de voter la censure mais en plus ça s'est aggravé donc je ne pense pas qu'il fassent deux fois la même erreur. Il y a là des politiciens de haut niveau qui pour la ruse et et sont assez capables de comprendre ce qui se passe. Donc ne perdons pas notre temps à faire semblant de négocier pendant tout un débat parlementaire qui se terminera par un 493 comme d'habitude et par une motion de censure.
Ne perdons pas de temps, censurons tout de suite et donc nous serons en état de proposer d'autres choses quand la question sera posée à nouveau de savoir quel budget fait. Et justement sur la censure, François Bairrou a aussi répondu chez nos confrères du Parisien, il dit ceci : "Sur la censure, derrière cette censure au fond, l'extrême droite euh emporterait la mise, mais on ne peut pas empêcher les gens d'être suicidaires en parlant euh des partis politiques et des groupes politiques de gauche qui veulent la censure du gouvernement. Qu'est-ce que vous répondez au Premier ministre ?
Je vais rien lui répondre parce que j'ai pas je travaille pas à la boule de cristal, moi je réfléchis, je raisonne, je calcule. Bon alors lui il a tout vu, il a tout compris la censure et puis après ça sera il y a ce risque hein que le que le rassemblement est un risque vous êtes battu contre ce risque d'ailleurs lors des élections législatives anticip nous sommes battus pour gagner mais c'est là que vous vous trompez mais dans votre discours et j'ai suivi votre campagne c'était ça aussi votre combat d'empêcher le rassemblement national d'abord la majorité absolue à l'Assemblée nationale aussi mais non nous n'étions pas là non mais ça marchera pas nous ne ferons plus de campagne et nous n'acceptons plus les campagnes basées sur la peur la peur de ceci Il a peur de cela. Moi monsieur je suis un optimiste.
Je pense que la la situation dans laquelle sont les finances publiques de la France, nous savons la redresser. Je pense que la vie est toujours faite de risque. Il faut donc faire un parti euh un parti prix optimiste.
Nous pouvons faire autrement. J'ai parlé de Nouvelle-France, c'est curieux. Vous ne l'avez pas évoqué dans la et bien oui.
Et ben vous voyez, j'ai pas besoin de vous parler à ma place. Donc laissez-moi faire et vous verrez que ça sera plutôt bien fait parce que je pense être capable de bien exprimer mon opinion sur ce qu'il faut faire. Il y a une opportunité.
Toutes les crises, monsieur le boss, réfléchissez-y du point de vue peut-être même de votre propre existence. Les crises sont toujours pénibles à vivre mais elles sont en même temps une opportunité. Quand elles se dessinent, c'est que l'ancien ordre ne fonctionne plus.
Il faut en inventer un nouveau. Et bien nous passons notre temps à dire regardez la France est un pays d'excellence dans le numérique, dans l'espace et sur la mer. Allons-y, avançons.
Nous sommes les premiers. Regardez ce pays plein d'une jeunesse qui demande qu'à vivre autrement. Allons-y, avançons.
La France n'est pas cette espèce de vague wagon plombée à la queue du cortège que beaucoup voudraient faire croire. Ce n'est pas vrai. Alors donc moi, je refuse de réfléchir en ayant peur.
Je réfléchis d'abord en en posant des actes positif. Si je n'aime pas ce gouvernement, si je vous explique qu'il nuit, alors j'assume et j'essaie de le renverser. Comment ?
Mais par la voie légale, par les élections. Sinon, à quoi ça sert de faire des élections ? Et bien, c'est la question que je vous pose, monsieur le boss, et à travers vous à tous ceux qui m'écoutent.
Alors, vous avez fini par accepter l'idée que dans ce pays, il y a des élections où c'est la gauche qui arrive en tête et où le président de la République peut dire "Le résultat des élections ne me concerne pas" et nomme depuis deux gouvernements qui sont pris dans les partis qui ont le moindre députés à l'Assemblée nationale. Enfin, nous parlons de la France. Vous auriez été censuré au bout de ?
Ah oui, parce que vous savez tout vous qu'on allait être censuré. Monsieur, vous m'avez dit aussi une fois, vous vous personnellement, vous m'avez dit alors avec vous, c'est tout ou rien sur le programme hein. Quand je disais et bien nous, on n'a pas été élu pour 5 minutes après avoir été élu dire on passe par-dessus bord notre notre programme.
Vous vous rappelez ? Attendez, je termine et bien je vous ai fait la démonstration mes camarades puisque moi je n'ai pas été candidat à être député mais mes camarades ont fait la démonstration. Ils ont fait passer toute une série d'amendements, c'est vrai, avec des majorités diverses, qui équilibraient le budget en dessous de 3 % de déficit.
Donc ne me dites pas comme si tout était écrit d'avance, mais monsieur le beau, si tout est écrit d'avance, qu'est-ce qu'on fait là tous les deux ? On est en train, vous comme journaliste par votre métier d'éclairer la scène, moi comme responsable politique de faire de mettre en avant des perspectives. Mais c'est ça la démocratie.
Parlons d'Emmanuel Macron. Parlons d'Emmanuel Macron. Justement concrètement et vous l'avez un petit peu évoqué hier lors de votre meeting face à vos militants.
Au fond, vous disiez que si la censure passait, il fallait et je vous cite qu'Emmanuel Macron s'en aille. Vous rêvez toujours de cette présidentielle anticipée ? Jean-Luc Mélenchon, écoutez, enlevez le mot rêve parce que quand je lis le journal, je rêve de grève général, je rêve de Non, je je suis Alors, vous la souhaitez toujours cette présidentielle anticipée ?
Non plus, j'agis pour l'obtenir. C'est votre but ? Mais bien sûr.
Mais attendez. La crise de régime, elle existe déjà. Si vous l'avez pas vu, je vous la signale.
C'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un président dit "Le résultat des élections ne me concerne pas." À quoi monsieur le boss répond ? "Ah mais de toute façon, vous auriez été battu." Et ben, il fallait le vérifier.
C'est comme ça que ça marche la démocratie. Monsieur le boss de temp lui qui nomme les premier ministres. Oui, mais il nomme pas les journalistes apparemment parce que sinon il le fera aussi.
C heureux. Bah comme vous dites, mais c'est bien comme vous dites. Et bien comme on est dans une démocratie, le pouvoir du président de la République n'est pas d'imposé de force des gouvernements qui décident alors qu'ils disent eux-mêmes que le pays est surendetté d'exanter de toutes dépenses les plus riches.
Pardon monsieur le beau, je vais pas faire de trop mauvais rapprochement mais un pays ruiné avec une dette qui paraît-il serait 3300 milliards de dettes. Non, 3000 milliards. 3300 ?
Bah si, c'était que 300, ça c'est pas mal. Non, mais bon 3000 3000 milliards de dettes, des riches qui veulent pas payer, figurez-vous, des privilégiés qui ne veulent pas payer, figurez-vous que ça s'est déjà produit. Alors, on n'est pas en 1788, mais on est quand même en 2025.
Et je vous dis pour répondre à votre question, monsieur le président Macron a dit qu'il ne dissoudrait pas, vous l'avez entendu comme moi il y a de jours, et a dit aussi qu'il ne démissionnerait pas et qu'il serait président jusqu'au dernier quart d'heure. Voilà. et bien nous allons lui procurer le dernier quart d'heure.
Car si nous faisons tomber le gouvernement, tout le monde comprend que évidemment il n'y a plus qu'une solution, c'est de revoter. Et comme il a dit qu'il ne dissoudrait pas, il ne lui reste que la possibilité de s'en aller. Mais monsieur Leb, je vais vous rassurer, je n'ai pas l'intention d'aller prendre d'assaut physiquement l'Élysée.
Il est possible, c'est pas la question que je vous ai posée. En revanche, la question que je peux vous poser Jean-Luc Pénélangenchon, c'est s'il y a des missions qui pour l'instant est balayée par le président de la République le rappelle, il y aurait donc présidentiel anticipé et dans ce cas-là, vous seriez candidat. Oh, je sais pas, j'attends de voir.
Ah mais comment monsieur ? Attendez, vous êtes encore le mieux placé, non ? Dans votre mouvement, c'est possible mais je sais pas justement preuve de de modestie un peu.
Gen non, c'est non, je suis un être en politique très rationnel et très calculateur comme vous l'aurez observé. Et donc là, par exemple, la situation se dessinait qui permettait d'articuler un mouvement social le 10 septembre avec une motion de censure pour obtenir un résultat politique qui soit compris par des millions de Français qui s'étantent associés au succès du 10 septembre seraiit heureux d'en voir la conclusion politique avec la censure. Et bien, s'il y avait une présidentielle anticipée, nous aurons les réunions que nous avons prévu d'avoir pour décider quelle serait la candidature insoumise.
Et je peux vous dire tout de suite que cette fois-ci, comme les autres, ça sera pas moi le problème. Moi, je peux être une solution à la condition que j'en sois d'accord. Donc tout ça, ce sont des choses qu'il faut dont il faut parler avec le sérieux et la tranquillité de l'esprit de responsabilité.
Bon, et dans le cas qui semblerait le plus probable où il n'y aurait pas de présidentiel anticipé, est-ce qu'au fond parce que vous croyez que c'est Emmanuel Macron qui décide encore quand mettre fin à son mandat. Et dans ce cas-là, il y a quand même un temps assez court qui nous sépare du début de la campagne présidentielle Jean-Luc Péléchon, on voit mal que vous soyez pas candidat. Franchement et bien vous verrez bien.
Et vous en avez envie. Mais c'est pas une affaire d'envie. Pardon de vous contrarier sans cesse, mais je vois bien une envie de changer les choses, une envie de s'engager, une envie de De toute façon, quoi quelle que soit la situation, jusqu'à mon dernier souffle, je serai un homme engagé.
Mais il y a bien des postes de combat et puis il y a aussi une génération de relève. Mais il n'est pas dit non plus que c'est la relève qu'il faut faire maintenant. Vous savez, j'ai commis une fois l'erreur de dire euh je pas la relève maintenant.
Ça je attendez, non mais j'ai dit non mais j'ai pas dit ça non plus. Ça peut être la mais j'ai fait une erreur une fois en disant je souhaite être remplacé pas patatra 24 heures après, on se tapait une querelle interne entre deux personnes qui voulaient me remplacer. Bon, il a fallu depuis prendre quelques mesures d'autorité pour dire euh non, ça ne se passera pas comme ça.
Ici, c'est pas la foire et c'est pas un endroit où on marchant de son Voilà. Donc le mouvement insoumis fera preuve de son sens des responsabilités comme nous l'avons fait depuis le début et je vous garantis qu'il y aura une candidature insoumise puisque comme vous l'avez vu la discussion est ouverte de savoir quelle orientation politique doit être en tête à gauche et elle sera décidée quand cette candidature insoumise après les municipales ? C'est le calendrier que vous vous fixez.
Euh on n pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes.
Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur le Boss, dites-vous bien que si la la motion de censure fait tomber le gouvernement Bairou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre.
Écoutez, le premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors, il y a qu'en France que quelqu'un peut dire "Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma politique, mais je reste quand même." Il assume quand même ce devoir de de responsabilité.
Euh vous pouvez lui reconnaître ça quand même, d'essayer de euh sauver en quelque sorte la France du surendettement. Non, non, il n'essaie pas de sauver la France du surendettement. il essaie de faire payer au grand nombre la dette que un tout petit nombre de personnes affligé à ce pays.
Parce que si ce pays est dans cette difficulté, c'est aussi parce qu'on a passé son temps à arroser euh le le système euh des actionnaires dans ce pays. C'est eux qui sont les premiers gagnants de la purge et les responsables de ces milliards de dettes. Revenons sur 2027.
Mieux vos amis, si on peut encore appeler ça des amis euh Olivier Fortaliste, Marine Tondelier, des écologistes, encore François Ruffin et d'autres vous exhorte à participer à une primaire de la gauche en en 2027, vous dites non, vous refusez. Vous aimeriez que je dise non et que demain on est un débat ? Il a dit non, l'autre a dit oui.
Écoutez, tout ça est un bal masqué. Euh vous avez madame Tondelier et qui est dans la spécialité et la pique distribué à tout le monde y compris à ses propres amis. Et cette femme qui a refusé une liste commune aux élections européennes qui nous traitait de forceur quand on insister tout d'un coup ce prétend super unitaire mais ses amis passent leur temps à dire tout sauf les insoumis.
Bah là elle vous propose une candidature commune. Pourquoi vous dites non cette fois-ci ? Vous avez peur de perdre la primaire ?
Oui, voilà, c'est ça vous avez trouvé la bonne réponse. C'est une annonce que vous nous faites. Voilà, c'est une annonce que je vous fais et accessoirement je vous dis une chose.
Je ne voudrais pas que la France a de nouveau le spectacle pitoyable qui fut celui de la primaire des socialistes. à te dire et que je te cause et que je te fais des réunions et que ceci et que cela, tout le monde vote et quand le vote est fini, le vote est à peine fini que le candidat numéro 2 fiche le camp avec Macron, c'est monsieur Vals et que tous les autres, c'est-à-dire que la primaire n'a jamais réglé le problème politique de fond qui est l'opposition éventuelle entre deux lignes. Monsieur Vals et monsieur Amont avaient deux lignes complètement différentes.
Ah bah vous êtes d'accord donc tout va bien. Passons à la question suivante. Pas d'accord mais j'avais une autre question sur ça.
Justement parce que la gauche peut-elle encore au fond gagner une présidentielle sans candidature commune ? On a l'impression que votre dans votre logiciel vous ne pensez qu'au premier tour. Comment vous faites pour gagner le second tour ensuite ?
Devinez. Pardon monsieur le boss mais je vous en prie. Faites un effort, essayez de deviner.
Allez-y, on va jouer au devinett ce soir sur BFM. À votre avis, à votre avis, comment on fait pour gagner ? Vous avez même pas le soutien des autres parties de gauche qui ne veulent pas vous soutenir.
Voilà. Ah, vous dites déjà qu'ils ne veulent pas me soutenir. Alors, pourquoi irions-nous ?
Allez-y, allez-y, allez-y sur la primaire et puis ensuite vous pourriez peut-être essayer d'avoir une légitimité accrue après la primaire. Voilà, la légitimité c'est celle que donnent les électeur, il y en a aucune autre qui vaille et c'est certainement pas trois quatre signatures de parti politique et la soup logo qui fait avancer l'affaire. Il va se passer un grand événement en France.
Vous le savez comme moi, vous êtes observateur de la vie politique. Le peuple français est en mouvement et il sera en mouvement dans les élections. Alors arrêtez de recommencer les petits calculs de la période où tout ça s'arrangait entre potes.
C'est fini. Par conséquent, qu' y a-t-il à faire ? Au premier tour, il faut faire campagne et au deuxème tour, il faut faire campagne encore parce que c'est la règle de la démocratie.
Et ne croyez pas qu'il suffirait que des gens signent en bas d'un papier "J'aime monsieur" machin pour que la masse des Français se disent autre chose que ce sont des menteurs. Ils pensent les Français qu'il faut trancher. Alors, il y a un débat intéressant qui a été lancé par monsieur Gluxman.
Ça c'est vrai. Il dit, il assume, il dit je serai candidat quoi qu'il arrive parce que je représente une orientation gauche en gros celle qui m son propos exact à Média part dit on sait tous qu'il y aura deux offres politiques en 2027 qui ne sont pas solubles l'une dans l'autre. Est-ce que c'est aujourd'hui votre seul adversaire à gauche Raphaël Gusman ?
Mais quand bien même moi je ne dirais même passer nous ne sommes pas d'accord et au moins lui ne fait pas l'hypocrite. Par pourquoi je dis l'hypocrite ? Parce que lorsque nous avons fait le nouveau Front populaire, monsieur Fort avait dit qui va être premier ministre le groupe le plus important.
Ça se trouve que c'est les insoumis. On avait à peine fini de voter. Qu'il dit oui mais pas Mélenchon pour au moins savoir pourquoi.
Non, il y a pas d'explication. Mais par contre il vient, il dit c'est moi fort qui doit être le premier ministre et on perd 10 jours à discuter de ça. Donc si vous voulez c'est cette samba là, ce bal masqué là qu'on ne peut pas infliger au français.
Donc on annonce la couleur. Monsieur Gluxman a dit qu'en toute hypothèse, il serait candidat pour porter la ligne qu'on connaît tous qui est celle de Hollande, de madame Carole Delgat, de monsieur le maire de Rouan, de toute l'opposition à monsieur Fort dans le Parti socialiste. Si par hasard nous faisions l'erreur d'aller nous abîmer dans une primaire et que par certitude nous la gagnerions, car nous sommes les plus nombreux sur le terrain, le lendemain ils s'en iraient tous. vous monsieur le boss, vous viendriez me poser la question disant "Monsieur Mélenchon, comment vous comptez faire pour être élu alors que les gens qui étaient avec vous sont déjà partis de l'autre côté ?
Donc évitons-nous toute cette comédie, ce cirque ? Nous sommes des gens sérieux. Nous avons travaillé sur un programme et nous tâchons de raller une majorité de Français.
Vous avez 831 mesures, vous avez un socle de parrainage qui j'imagine augmente, vous êtes en campagne permanente. Vous appuyez quand sur le bouton pour vous-même ? Monsieur Mélenchon, je pardon de vous relancer mais et que vous êtes impatient, vous maintenez suspense pour rien.
Permettez-moi de vous rappeler ce magnifique vers qui dit le désir dont qui s'accroit à mesure que les faits se reculent. Cela signifie que ayez la patience d'attendre un peu et faites-moi confiance en tant que tortue électorale pour savoir que moi-même et mes amis qui depuis font souvent mieux que moi, nous savons doser l'effort. C'est long 2 ans mais supposez que ça devienne très court, c'est-à-dire qu'on se mette à voter à la présidentielle en janvier prochain parce qu'entre-temps le chef de l'État aurait dû constater qu'on en serait au 3è gouvernement qu'on fait tomber.
Et bien à ce moment-là, il faut être prêt. Nous sommes prêts. Mais je ne veux pas, puisque vous avez abordé le thème, je ne veux pas rejeter le propos de monsieur Gluxman parce qu'il dit quelque chose, il annonce quelque chose.
En toute hypothèse, il y aura sa candidature, c'est-à-dire la proposition d'une ligne politique que je désapprouve et je ne ferai pas semblant de lui dire "Monsieur Gluxman, si vous gagnez la primaire, je vous soutiendrai parce que ce n'est pas le cas et que ce serait un mensonge." Et lui me fait l'honneur de me dire "Si vous gagnez, monsieur Mélenchon, je ne vous soutiendrai pas. Moi ou ou l'un ou l'une de l'autre de mes camarades soumis, je ne vous soutiendrai pas parce que je ne suis pas d'accord.
Au moins, c'est franc, c'est clair et c'est dit tout de suite. Alors, tout le reste est une agitation sans sujet, voyez-vous. Voilà des gens qui disent "On va faire une primaire." Alors, qu'est-ce que c'est ?
C'est juste euh comme a dit une fois monsieur Fort, "On va faire un concours de casting parce qu'on va se mettre d'accord sur le programme puis après on changera la personne." Qu'est-ce que c'est que ce Qu'est-ce que c'est ce truc ? Bah, c'est peut-être pas absurde de d'abord s'accorder sur le programme sur le En effet, ben c'est clair, nous en avons déjà voté un, c'était le Nouveau Front populaire.
Alors, que s'est-il passé ? Ils ont signé ça, ils sont fait lire dessus et tout d'un coup ils en veulent plus, ils en veulent un autre. Qu'est-ce que c'est que cette comédie ?
Ce bal masqué où tout le monde fait semblant. Et bien moi, je ne fais pas semblant. Il y a un programme sur la table, celui qu'on a déjà mis en œuvre.
Donc les anciens partenaires, j'en suis certain, vont le reprendre à leur compte. Ils vont s'ans doute l'enrichir. Mais alors qu'ils le disent tout de suite, ils sont donc bien toujours sur la ligne de rupture et non pas sur la ligne d'accompagnement qui est celle de monsieur Gluxman.
Et bien je dis à monsieur Fort, si tu fais ça, tu as la certitude absolue que la moitié de tes troupes qui ont voté contre toi au congrès du parti ira naturellement avec monsieur Gluxman. Au nom de quoi irais-je me fourer au milieu de ce nid frelon ? Bon, on se retrouvera évidemment sur BFM TV pour l'annonce de votre candidature, mais j'espère que vous avez pas pendant 12 ans présidentielle me saouler avec ça Jean-Luc Mélenchon.
À l'international, l'actualité est aussi marquée par le drame humanitaire des civils palestiniens Gaza, le drame des otages israéliens toujours détenu par le Hamas. L'ONU a déclaré hier pour la première fois au Moyen-Orient la famine dans l'enclave palestinienne. Emmanuel Macron doit tenir donc un discours en septembre aux Nations- Unies pour reconnaître l'état de Palestine.
Est-ce que vous l'appelez dans ce contexte à aller plus loin lors de sa prise de parole en septembre aux Nations- Unies aux États-Unis ? Bon écoutez, on lui a reproché d'avoir reporté au mois de septembre, nous y sommes quasiment. Donc il avait déjà accéléré le processus condition était pas forcément révo un parfait porte-parole mais permettez que moi qui non je ne suis porte-parole de personne Jeanluc Mélenchon j'ai même pas le temps de finir une phrase que vous êtes déjà en train de me réciter le capit vous avez le temps mais j'apporte des précisions c'est tout ah oui des précisions ou je vous reconnais le fait que vous êtes une rédaction quand il faut vous apporter des précisions.
On en parlera peut-être à un autre moment et vous faites bien et je vous respecte pour ça même si nous sommes en désaccord absolu sur à peu près tout. Mais dans le cas précis, revenons à monsieur Macron. Revenons à monsieur Macron.
Il a dit et on lui a fait le proche. Donc je le rappelle parce que je veux mettre en valeur le fait que je le félicite au mois de septembre de reconnaître l'état de Palestine et puisqu'il en est là et d'autres pays vont le faire paraît-il. euh je crois l'Australie, le Royaume-Uni, enfin une série de pays vont le faire euh aussi.
Cela prouve que parmi les dirigeants qui était les plus rétifs euh euh à montrer du doigt à monsieur Netaniaou, maintenant ils ont compris que c'est un génocide, c'est une abomination. Et vous savez pourquoi je prononce le mot génocide ? C'est parce que la famine fait partie des cas de base de du la figure du génocide.
Bien, mais on ne peut pas en rester à ça. Il y a une décision politique à prendre. l'embargo sur les armes et l'interruption de l'accord de coopération entre l'Union européenne et euh le Israël.
Alors, pardon sur les armes Jean-Luc Mélenchon très rapidement, mais euh ce qu'affirme je Sébastien Lecnu, pardon, le ministre des armées, c'est que la France ne vend pas d'armes à Israël. Ce sont des composants utilisés dans le cadre d'une dome de fer, donc le système de défense. C'est ce que dit Sébastien Lecnu.
Là encore, j'apporte une précision qui est avancée par le ministre des armées. Voilà, vous vous dites ça à propos du ministre des armées et moi je vais vous citer le chef de fil euh de la commission défense des insoumis qui dit "Ce n'est pas vrai, nous avons étudié le dossier. Je pourrais vous citer cette ONG qui a fait le bilan de ce que nous vendons.
Et puis il y a un moment si vous voulez où on arrive à l'hypocrisie. Celui qui dit "Ah ben moi, je vends des balles mais pas des fusils." Oui, d'accord.
Enfin, on met les balles dans les fusils et par conséquent ce c'est du pinaillage et ce n'est pas digne. La France a su dans un moment terrible. Le général de Gaulle a interrompu les fournitures d'armement à l'armée de l'époque d'Israël qui pourtant était dans une situation assez compliquée.
Alors maintenant, dans la situation dans laquelle on est, la France peut le faire. Et puis je ne demande pas seulement que la France le fasse, je demande que l'Europe le fasse. Et voyez-vous, il y a un moment qui m'a paru bien cruel, c'est lorsque c'est euh la délégation ou je ne sais quoi, le club des Européens était dans le bureau oval, il y avait monsieur Ouais. il y avait monsieur Trump en face.
Alors euh, ils ont bavardé, ils n'ont rien obtenu. Mais il y avait une chose qu'ils auraient pu décider, ceux qui étaient là, c'était de dire "Écoutez, top là, on est d'accord, on livre plus d'armes." Et s'ils avaient dit "On ne livre plus d'armes", et bien la guerre se serait immédiatement arrêtée parce qu'il n'y aurait plus d'armes pour la faire.
Mais j'ajoute une chose, c'est parce qu'ils n'ont rien fait que monsieur Netaniaou s'est senti encouragé. Et monsieur Netaniaou quand il parle de du Hamas, c'est assez intéressant. Il dit "To ceux qui parlent de la Palestine soutiennent le Hamas".
C'est bien moi je vais dire tous ceux qui ne parlent pas de Netaniaahou et bien masquent le crime de génocide. Vous m'avez bien compris. Si à ce moment-là les gens qui étaient là avaient dit maintenant ça suffit et ben monsieur Netaniaahou n'aurait pas annoncé qu'il va envahir Gaza et la rasé la ville de Gaza et il n'aurait pas annoncé que la famine allait se durcir.
Justement il a annoncé ce ce plan de conquête sur sur Gazaville avec notamment la mobilisation de 60000 réservistes. Qui qui peut arrêter aujourd'hui Benjamin Netaniaou ? Que peut faire la France ?
Est-ce qu'il y a que Donald Trump qui peut l'arrêter aujourd'hui ? Monsieur Trump peut tout mais puisque vous parlez de l'appel des réservist, je va pas tourner autour du pot, c'est curieux. ce point de mon intervention n'a pas retenu votre intérêt.
Moi, je dis que monsieur Netaniaou a appelé des Français h à aller là-bas comme réserviste et moi j'appelle les Français à ne pas aller là-bas et à ne pas déshonorer la France dans un combat indigne de massacrer une population civile. Et je dis aux jeunes français qui pourraient être tentés de le faire, ne faites pas ça. Car c'est aussi vous-même et aussi une certaine idée du judaïsme en France que vous trahiriez.
Car le judaïsme en France a toujours été un judaïsme patriotique. Est-ce que vous savez que dans les synagogues, on prie pour la République chaque fois que sont réunis les fidèles ? Par conséquent, il y a une tradition républicaine très forte dans le judaïsme français pour respecter les bases, l'esprit de la République, liberté, égalité, fraternité qui exclut la participation à un génocide.
Et je leur dis, jeunes gens, vous vous mettrez vous-même en danger car voyez-vous, il y a déjà des associations qui disent queil faut poursuivre en justice ceux qui participent à un crime de guerre. Et les deux ministres, c'est-à-dire le ministre des affaires étrangères et le ministre de la défense, ont dit que si tel était le cas, en effet, il serait poursuivi. Donc de grâce, ne faites pas ça, n'y allez pas, ce n'est pas une bonne cause.
Euh je voudrais vous faire réagir sur cette lettre qu'a envoyé le Premier ministre israélien directement à Emmanuel Macron, lettre qui date du 17 août où il accuse le chef de l'État, je cite, d'alimenter le feu antisémite en reconnaissant l'état de Palestine. Alors l'Élysée a d'abord répondu en estimant que cette analyse formulée par Benjamin Letoniaou était je cite erroné abject Emmanuel Macron n'a pas encore directement répondu mais que répondez-vous à cette lettre qui vise ceux qui justement appellent à la reconnaissance d'un état de Palestine et c'est votre Je me joins à monsieur Macron pour dire que c'est abject et monsieur Netaniaou ferait bien de se souvenir qu'il n'a pas l'autorité pour parler au nom des juifs dans le monde parce que le nombre de communautés juives qui disent pas en notre nom n'avez pas le droit Monsieur Netaniaou, ce que vous faites représente votre parti politique, votre gouvernement mais pas les juifs du monde. Avoir établi cette équation abominable, quiconque critique monsieur Netaniau est un antisémite, au contraire propage l'antisémitisme.
Car des gens de bonne foi peuvent penser que et ben critiquer Netaniau, c'est être antisémite. Et bien, c'est une erreur totale et je demande qu'on distingue comme je l'ai fait sans cesse pendant toute la campagne des élections européennes. Nous ne confondons pas un sniper qui tire 95 fois sur des femmes et des enfants avec n'importe quel juif.
Non, c'est un israélien au combat qui se comporte d'une manière indigne. La communauté en France, je vais vous le dire, je vous le rappelle, 100 % des manifestations de soutien à la Palestine et contre monsieur Netaniaou en France 100 % ont vu la participation de l'Union des Juifs de France qui est une organisation communautaire progressiste. Le premier ministre israélien accuse donc le président de la République d'alimenter, je cite, le feu antisémite.
Votre parti est aussi accusé directement par l'ambassadeur d'Israël en France, monsieur Zarka. Il dit ceci dans les colones du Parisien, je le cite, "Certains partis politiques en France comme la France insoumise instrumentalisent le conflit israélo-palestinien et attise l'antisémitisme à des fins politiques et cyniques." Fin de citation.
Qu'est-ce que vous répondez à l'ambassadeur ? D'abord que je l'interrogerai, bien le rôle d'un ambassadeur de porter des appréciations sur la vie politique intérieure de tel ou tel pays. Il y a euh chez certains une tendance, une pente à se croire au-dessus des lois et des usages les plus ordinaires.
Alors, voici un ambassadeur qui décne de insulter le premier parti parlementaire de la gauche française qui est LFI, parce que je vous rappelle que c'est ça que nous sommes. Et j'ai vu par exemple dans des cérémonies telle ou telle commencer à prendre à partie notamment à propos de l'arabe du Veldive. Elle est fit dans des conditions qui sont abjectes.
Oui, c'est ab parce que c'est eux qui établissent un lien entre la critique de monsieur Netaniau et l'antisémitisme. Alors que ce sont deux questions totalement différentes. Et je trouve que l'ambassadeur d'Israël devrait être convoqué par le président de la République qui devrait lui dire "Écoutez monsieur, évitez de vous mêler des débats des Français parce que vous aurez remarqué que l'ambassadeur de France en Israël n'a pas dit que le gouvernement d'extrême droite et suprématiste de monsieur Netaniaahu était un gouvernement raciste qu'il est suprématiste et violent et d'extrême droite.
L'ambassadeur de France en Israël n'a rien dit parce que c'est pas son rôle de participer à la vie intérieure d'Israël. Donc maintenant, je demande que chacun retrouve un peu de dignité dans et de respect euh pour les autres. Ici, c'est la France, ce n'est pas Gaza.
Et et donc on se tient et la France a connu une explosion des actes antisémites, notamment en 2023- 2024 par rapport à la période depuis 2012. Euh, il y a eu un acte antisémite qui a ému la communauté juive et la communauté nationale également, c'est cette arbre en hommage à Ilan Alimi qui a été abattu en scène Saint-Denis. Ilan Alemi, ce jeune euh homme juif tué, torturé par le gang des barbares en 2006, l'un de vos députés, Éric Cocrel, député de la circonscription, a réagi a dit que c'était un acte antisémite.
J'ai pas vu de réaction de votre part sur cet acte qui a ému, blessé beaucoup de personnes. Alors, est-ce que vous en avez déduit ? Mais pourquoi pourquoi ne pas le dire clairement Jean-Luc Mélenchon, votre député Éric Crel l'a affirmé mais j'ai pas vu. 71, vous allez poser la question à 71 députés, il était en l'occurrence député de la circonscription.
Ça s'est pruit. Voilà. Et bien, on peut considérer qu'il a parlé pour nous tous et je vais vous dire pourquoi.
Attendez, monsieur, attendez, attendez un peu là. Faut pas vous exciter comme ça. Je n'excite pas du tout.
Le l'événement a eu lieu le quand ? C'était il y a à peu près 3 semaines. Non, le 15 août, moi je connais la date.
Très bien. Le 15 août. Le 15 août.
Le 15 août, monsieur, je descendais de l'avion avec 9h de décalage. Donc vous ne m'en voudrez pas. Je n'ai pas immédiatement capté ce qui se passait.
Et pour être clair, je suis resté un peu dans le coltard au moins ou de jours. Mais je remarque dans votre question que vous ne vous êtes pas étonné d'un autre de mes silences ce 15 jours, ce 15 août. Vous avez remarqué que je n'ai rien dit sur l'attentat qui a eu lieu contre une mosquée.
Et vous savez pourquoi ? Et bien parce que je revenais et que je n'étais pas attentif à l'actualité en C'est bien d'avoir votre explication Jean-Luc Mélenchon. Premièrement, oui mais vos insinuations comme c si si si vous dites pourquoi vous n'avez rien dit mais vous ne me parlez pas de la mosquée pourquoi vous ne m'en avez pas parlé mais on peut en parler et vous en parlez évidemment et d'ailleurs et d'ailleurs il y a une hausse aussi des actes antimusulmans. a été donné par le ministère de l'intérieur.
Évidemment, alors maintenant, je vais vous dire que je condamne évidemment un acte comme celui qui consiste à saccager en symbole. Là, c'est un symbole d'une d'une haute portée car quelqu'un a été assassiné dans des conditions abjectes par des abrutis assassins et en effet antisémite qui ne mérite que notre mépris. Et donc évidemment, comme je l'ai toujours fait, je condamne quel que soit le crime dès lors que c'est un crime raciste.
Et il y a une explosion en effet euh des attitudes racistes dans la confusion euh sur l'antisémitisme, mais une multiplication des actes islamophobes aussi, mais aussi des actes antichrétiens. Voilà que d'une manière ou d'une autre, certains essayent de ramener les guerres de religion dans notre pays dont je veux rappeler à nos concitoyens qu'elles ont duré 3 siècles déjà entre catholiques et protestants, que les juifs furent traités d'une manière abjecte dans l'ancien régime. Ils ont été expulsés 11 fois de France.
C'est dire euh dans quelle situation tout ça et c'est grâce à la révolution et à notamment Maximilian Robespierre qui a fait reconnaître la citoyenneté pleine et entière de tous les Français quelle que soi leur religion et notamment les juifs puisqu'ils étaient exclus de tout. Par conséquent, le message à dire c'est "Ayez confiance dans la République et défendez ses valeurs." Et je ne supporte pas qu'on dise que quand je me bat contre l'islamophobie, je ferai en quelque sorte une politique de clientèle électorale.
Non, je fais la politique fondamentale de la France àas les guerres de religion. La liberté de conscience doit être totale. Et aujourd'hui, j'observe que dans le monde entier, on s'en prend aussi bien aux juifs qu'aux musulmans d'une manière qui est inacceptable.
Et je me sens évidemment du côté des victimes et je les défends. Mais que puis-je faire d'autre que le pouvoir de la parole ? Je tâche de le faire aussi bien que je peux.
Et c'est pourquoi c'est si meurtrissant qu'on nous accuse de cette façon, soit de communautarisme clientéliste. Dois-je accuser tous ceux qui prennent partie pour monsieur Netaniaou et qu'il nous accusent d'antisémitisme ? Dois-je les accuser de communautarisme ?
Bien sûr que je ne le ferai pas. Je ne suis pas fou. Je ne veux pas faire aux autres ce que je ne veux pas qu'il me fasse.
Jean-Luc Mélenchon euh à l'international toujours ces dernières semaines ont été marquées par euh plusieurs sommets euh qui se sont tenu pour tenter de parvenir à une paix en Ukraine euh parce que la guerre dure depuis maintenant 3 ans et demi. Un sommet en Alaska, tête à tête entre Trump et Poutine, un sommet ensuite à la Maison Blanche avec Volodimir Zelenski, Donald Trump et des leaders européens. Il y a une image qui a marqué les esprits.
Elle va s'afficher sur l'écran de BFM TV. On est lundi dans le bureau oval dans la Maison Blanche, Donald Trump face à se leaders européens de l'OTAN plus le président ukrainien. Que que vous inspire cette photo ?
C'est lamentable, c'est humiliant pour la France et pour l'Europe, l'Union européenne. D'abord, regardez bien la photo. Il y a 6 Européens.
Vous en retirez deux qui ne représentent pas un pays en particulier, madame Vaner Lyen et le secrétaire général de l'OTAN. 6 - 2 é= 4 4 bien dans les 4 il y en a un qui n'est pas membre de l'Union européenne le premier ministre il en reste donc trois pourquoi cela il y a 27 pays dans l'Union européenne qui a désigné ces gens-là pour être là et que venait-il demander ? Je vous ai dit il y a un instant ce qu'il pouvait régler sur place puisqueil y avait là les trois premières puissances militaires d'Europe quoi qu'il manque la 4è qui est la Pologne ils auraient pu dire on arrête les vents d'armes.
Vous on en a déjà parlé je n'y reviens pas mais ils sont allés demander des garanties pour monsieur Zelanski mais monsieur Zelki est assez grand pour les dire tout seul et il y a pas besoin qu'il y en ait quatre sur 27 parce qu'on fait la veu d'une faiblesse si on vient à 4 alors qu'on devrait être 27. Euh mais par contre, il y avait puisqu'ils étaient là, ils avaient qu'à demander des garanties pour l'Europe à propos de la fin de la guerre en Ukraine. Nous avons des garanties à demander.
Par exemple, si on veut une paix durable, monsieur le boss, et bien il faut commencer par dire plus personne ne fera de tir en profondeur, donc plus de missiles de 500 à 5000 km. Deuxièmement, quoi qu'il arrive, nous garantissons tous la sécurité des centrales nucléaires. Ensuite et bien nous allons déminer la mer noire.
Et puis persuant qu'on en ait à parler de tout ça, on pourrait vérifier que les Russes ont bien détruit toutes leur capacités d'armes chimiques. Les Américains ont mis plus de 25 ans à le faire. Bon, il y a donc des garanties européennes, ils ne les ont pas réclamé.
Attendez, j'ai pas fini. l'Europe et ses valeurs éternelles. La démocratie, elle a pas un mot à dire à propos de la démocratie dans le coin et puisque nous sommes en train de défendre l'Ukraine à juste titre puisqu'elle a été envahie, est-ce qu'on ne pourrait pas dire par exemple pour commencer monsieur Zelinski n'est plus président de la République ukrainienne puisque ça fait 3 mois que son mandat est arrivé au bout.
Mais c'est la constitution ukrainienne qui le prévoit. Loi martiale, pas d'élection libre. Vous rendez compte de que vous vous demandez à Volzimir Zelenski de quitter de quitter le pouvoir alors que le pays est sous les bombes.
Vous trouvez ça normal ? Voilà. Mais vous vous trouvez normal de dire nous allons signer un accord de paix avec un homme qui pourrait être remplacé demain par un autre dans une élection et qui dirait "Écoutez, je suis qu'à signé la dernière fois, il était pas élu donc moi je suis pas engagé." Donc pour vous, Volodimaire Zinsk est un obstacle à la paix.
Non, je n'ai pas dit ça. Je suis en train de vous dire quelque chose que vous allez pouvoir finir par comprendre si je le répète une deuxième fois. L'Europe doit demander des garanties démocratiques en plus de garanties militaires pour elle-même.
Alors, je viens d'en évoquer une, j'en ai une autre qui sans doute vous émouverra un peu plus profondément. Peut-être pouront-on demander que dans la paix, il soit prévu le rétablissement de la liberté syndicale car les syndicats sont interdits en Ukraine. Et vous dites la même chose évidemment pour la Russie.
Monsieur, je ne me contente pas de dire la même chose. Je suis allé en Russie faire une conférence de presse au moment des grèves sur les retraites pour réclamer la liberté syndicale. Je n'ai pas fini, je viens d'évoquer la liberté syndicale et je vous et je vous et je j'interroge aussi sur un autre sujet qui est le rétablissement du droit des organisations politiques d'opposition à fonctionner en Ukraine.
Nous ne sommes, écoutez-moi monsieur le tout ce que je viens de vous dire n'a qu'un but. c'est de dire la démocratie fait partie des conditions de la paix. On ne peut donc pas dire on nous les Européens, on n' rien à dire sur le sujet.
Alors on va là-bas mais on a parlé de quoi avec monsieur Trump ? Vous pouvez me le dire à la fin ? Jean-Luc Mélenchon, vous avez proposé hier lors de votre meeting face à vos militants que les quatre régions qui sont revendiquées par la Russie organisent des vote pour décider que les peuples votent de ces quatre régions.
Pardon, mais vous parlez de la démocratie qui serait une condition de la sécurité et de la paix, mais vous avez vraiment confiance dans la Russie d'organiser des élections libres, démocratiques dans des régions qui sont occupées par l'armée russe. Alors, d'abord formuler ma mon idée, comme je l'ai dit, c'est pas comme vous venez de le présenter, c'est des journalistes, vos collègues, qui ont demandé à monsieur Macron s'il y a des sessions de territoire, serez-vous d'accord ou non avec cet art de simplifier les questions qui n'appartiennent qu'à votre profession. Je reprends vos propos d'hier, Jean-Luc, si je vous ai écouté mais laissez-moi terminer.
Alors bon donc on lui a posé cette question, il a répondu "Ah bah non, c'est pas le droit international." H et puis le journaliste lui a dit "Oui, mais si monsieur Zelinski l'acceptait, alors monsieur Macron a dit "Ah, dans ce cas, c'est prévu par le droit international." Et bien moi je dis non, vous ne pouvez pas céder des territoires et des peuples comme si c'était des choses.
Donc si vous décidez un jour de faire une session de territoire, je n'ai pas dit qu'il fallait le faire mais si vous décidez de le faire, faites voter la population du Donbas. On reviendrait la question aussitôt. Première question, c'est pas ce qu'on croit ou non au russes, c'est il faut d'abord en cesser le feu pour voter.
Donc on est d'accord pour dire que le fait d'avancer en démocratie oblige à la paix. Et vous croyez que Poutine veut en cesser le feu, veut arrêter la guerre ? Non mais attendez, je ne suis pas dans la peau de monsieur Poutine et je les combats continuent des attaques de monsieur le boss.
Vous étiez encore dans votre lit quand j'ai condamné l'invasion de la Russie. Vous dormiez ? Ah non, je suis parti en Ukraine couvrir la guerre pour BFM TV2.
Je vous en félicite mais quand l'invasion a eu lieu, moi qui n'ai pas la possibilité d'aller ici ou là, je me trouvais à la Réunion. L'invasion a eu lieu à 5h du matin, à 6h, j'ai condamné. Par conséquent, ne me demandez pas ce que je pense de cette affaire.
Ne reprenez pas la routine qui consiste à dire que je ne sais pour quelle raison nous serions enfin non, nous sommes hostiles à toute invasion comme manière de régler les problèmes. Et je suis désolé si j'ai pu vous blesser en vous disant vous n'étiez pas réveillé parce que vous avez fait le travail et je vous en félicite car nous avions besoin d'informations sur ce qui se passait. Voilà.
Donc revenons à cette affaire. Est-ce que je fais confiance à monsieur Poutine pour organiser les élections en Ukraine ? certainement non.
C'est la raison c'est la raison pour laquelle s'il doit y avoir des élections en Ukraine et bien je propose qu'on ne fasse pas comme on a fait dans le passé au Kosovo nous les Européens démocrates et compagnie qui les avons organisé sous le contrôle de personne mais que ce soit l'ONU qui le fasse. Donc vous voyez monsieur le boss la paix ça signifie d'abord le fait qu'on fait un cesser le feu pour pouvoir voter et ensuite des garanties démocratiques. Mais écoutez-moi bien, l'important c'est qu'on fasse voter parce que si on ne fait pas voter et bien au lieu d'avoir une paix durable, on aura une paix incertaine de gens parce qu'il peut se trouver des gens en Ukraine qui disent "Mais pas du tout, nous n'avons pas envie d'être russe, nous avons envie d'être Ukrainien et on peut penser que ça existe.
La preuve, c'est que quand même ils se battent. Donc non, on ne les approprie pas à quelqu'un sans vote. Voilà, je crois que ce sont des choses de bon sens.
Mais encore une fois, on fait la paix avec son ennemi, l'ennemi de l'Ukraine et l'ennemi d'une manière générale des Européens qui n'approuvent pas les invasions comme c'est notre cas. et ben c'est monsieur Poutine, c'est avec lui. Mais remarquez que la première fois que j'ai dit il faut faire la paix et pour ça il faut avoir des garanties mutuelles, je me suis fait traiter d'agent de Poutine.
Mais non, des garanties mutuelles, il faut en donner à l'Ukraine, il faut en donner à la Russie, il faut en donner à nous, les Français et au reste de l'Union européenne sur les garanties de sécurité justement, elles sont au cœur de ce processus et des perspectives de paix. Emmanuel Macron et d'autres pays de la coalition des volontaires, donc ces États qui viennent en aide à à l'effort de guerre, souhaitent notamment participer à l'envoi de de troupes de troupes européennes sur le sol ukrainien mais en arrière du front. Euh est-ce qu'il faut des troupes françaises par exemple en Ukraine pour soutenir notamment la ?
D'abord, commençons par dire une chose. Cet italien fasciste qui s'en est pris au président français en disant qu'il a eu lui-même là-bas avec Vous parlez de Matthéo Salvini qui dit ceci. Si Emmanuel Macron le veut, qu'il y ait lui-même, mets un casque, prends un fusil et vas-y toi-même en Ukraine.
Ouais, c'est pas des façons de parler pour un pays fondateur de l'Union européenne à un autre pays. Je pense qu'on ne gagne rien. Je ne dis pas que nous qui sommes, vous un journaliste, moi, un militant politique, les mots des fois mais pas quand on exerce une responsabilité gouvernementale.
Personne n'a le droit de nous parler comme ça. Si nous décidons de faire une chose ou une autre, nous le faisons. Alors évidemment, on serait faible si on le décidait sans vote.
Maintenant, je viens spécifiquement à votre question qui est de dire est-ce qu'on doit aller là-bas sur le terrain ? Je vais vous dire qui doit aller sur le terrain. Ce sont des troupes de l'ONU.
Et alors dans le cadre de l'ONU, doit-il y avoir des Français ? Oui, comme il y en a par exemple au Liban où il y a une force d'interposition dans laquelle il y a des Français. Donc il faut s'il doit y avoir une garantie de paix que ce soit l'ONU de manière à ce que à aucun moment les Russes ou qui que ce soit d'autres disent "Ah bah tout de même alors on a fait tout ça pour éviter que l'OTAN vienne et pour finir il viennent quand même." Donc je pense que ça serait pas quelque chose d'habile pour la paix.
Les troupes de l'ONU personne peut dire le contraire puisque les Russes eux-mêmes sont membres de l'ONU. Jean-Luc Mélenchon arrive à à la fin de cet entretien qu'on a tenu ici depuis Châtonu sur Iser depuis les universités d'été de LFI. L'un de nos confrères euh Olivier Pérou, journaliste au journal Le Monde euh s'est vu refuser son accréditation par votre mouvement.
Il est l'auteur notamment euh d'un livre enquête sur la France insoumise. Euh Jean-Luc Mélenchon, refuser d'accréditer un journaliste, est-ce que c'est pas là une atteinte grave à la liberté de la presse ? Non et ce n'est pas d'abord vous demandez une accréditation, vous admettrez que c'est comme dans les mariages, on vous pose la question : "Voulez-vous épouser ?" Et vous répondez oui ou non ?
Et on choisit pas ces journalistes, monsieur Mélenchon ? Nous avons Benjia la liberté de la presse. La presse répond à un certain nombre de règles déontologiques.
Je veux faire remarquer qu'il y a ici 70 journalistes français et étrangers. Monsieur le boss, dans un moment d'optimisme, je ferais comme s'il y en avait au moins un qui nous ait d'avis plutôt favorable. Ce n'est pas le cas.
Mais vous parlez de démocratie tous les jours de l'année et là vous choisissez vos journalistes. En démocratie, on choisit pas les journalistes. Jean-Luc Mélenchon mais nous ne choisissons pas les journalistes.
Quand le livre est paru qui est un cousu d'insulte, de diffamation, de de mise en cause de la vie privée d'une manière souvent complètement inventée avec les éléments les plus perturbés qui venaient faire qui met en cause nos propres gosses. Nous sommes des êtres humains, monsieur le boss. Nous avons une dignité.
Nous avons écrit au monde et à libération pour dire il y a un problème, le chef de votre rubrique nous qualifie de secte. Nous sommes la première organisation de gauche au Parlement. Deuxièmement, nos vies privées.
Alors, monsieur le bos, est-ce que ma réplique ça devrait être de parler de votre vie privée que je ne connais pas et qui doit être tout à fait honorable, j'en suis certain. Mais franchement, ce sont des méthodes où notre dignité humaine, nous n'avons interdit absolument pas au monde d'être présent. La preuve, nous avons accrédité leur journaliste et libération tout d'un coup. euh décide queil retire son journaliste présent ici.
Alors, je terminerai par une question. Donc, on ne peut pas refuser quelqu'un qui vous traite mal. Alors, dites-nous quelle est la solution.
On vous a proposé un conseil déontologique de la presse. Ils en ont pas voulu et vous savez pourquoi je vous réponds comme je le fais dans le détail et sans colère m'adressant à vous, c'est que la société des journalistes de BFM a en effet posé la question de savoir pourquoi nous avons et nous avons réagi et nous avons réagi et nous avons manifesté notre désapprobation. Jean-Luc Mél bien sûr, mais laissez-moi terminer ma phrase.
Vous verrez, vous allez entendre des choses agréables maintenant. Nous vous respectons parce que vous êtes la seule société de journalistes qui une fois a dit lorsque le président d'honneur de l'ALICRAM a traité de Gbels et bien ce n'est pas les journalistes sur le plateau qu'on répliqué, c'est vous et qui m'avez dit non ça c'est trop. Alors, je vous respecte pour ça et je vous dis que le monde est comme tous les autres journaux bienvenus, mais nous attendons que le monde ne nous compare pas à monsieur Poutine et règle le problème qui nous est posé.
Nous sommes des personnes humaines, nous avons une vie de famille. Nous ne permettons pas qu'on parle de notre vie privée. C'est clair.
Merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon. Merci à vous d'être venu jusqu d'avoir accepté cette interview depuis Château neuf sur Iser dans la drôome pour votre rentrée poli la se que j'ai fait avec ce TF1
Jean-Luc Mélenchon