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interviewyoutube.com· 11 mai 2026

Entretien avec Prisca Thévenot

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Fréquences protestantes, l'instantané politique à Lille-Bey. Auditeurs, auditrices, heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode d'Instantané politique. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Priska Théveno, députée Renaissance d'Aude-Seine.

Bonjour Madame la députée, bonne année. Bonjour, tous mes voeux. Merci d'avoir cette invitation sur Fréquences protestantes.

Dans quel temps d'esprit abordez-vous cette entrée politique ? Engagée, soucieuse, que toutes les voix puissent être entendues, mais également soucieuse que les réformes nécessaires pour notre pays puissent être menées. 2023 sera l'année de la réforme de nos retraites, affirme le Président de la République lors de ses vœux à la Nation.

Est-ce le bon moment pour une réforme aussi clivante dans un contexte particulier que connaît le monde ? Pour être très claire, est-ce qu'il n'y a pas de bon moment pour faire une réforme, une réforme aussi importante ? Est-ce qu'il y a un bon contexte ?

Qu'est-ce qu'un bon contexte ? Je veux dire qu'à un moment, il faut aussi pouvoir prendre le taureau par les cornes et voir ce qu'il faut faire pour ne pas être demain au pied du mur, ce qu'on pourrait nous reprocher à ce moment-là, à raison. Pour le sujet de la réforme des retraites, plus que de parler de la réforme des retraites, ou peut-être avant d'en parler, l'enjeu c'est peut-être aujourd'hui de s'arrêter sur la retraite telle qu'elle existe aujourd'hui, ce système tel qu'il existe aujourd'hui.

C'est un système de retraite par répartition, c'est-à-dire que ce sont les actifs qui cotisent et ainsi financent les pensions de nos retraités. Donc c'est un formidable système de solidarité intergénérationnelle. Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que nous devons conserver cette solidarité à l'heure où notre pays est traversé par de grandes crises.

Rappeler qu'en France, nous avons un système national qui repose sur la solidarité internationale, je pense que nous pouvons en être fiers. Seulement, si nous en sommes fiers, nous devons aussi être responsables. Parce qu'aujourd'hui, ce système ne peut pas continuer à exister ainsi.

Pourquoi ? Son mode de financement, comme je vous l'ai dit, repose sur cette solidarité intergénérationnelle. Or, avec le vieillissement de la population, on sait qu'on a de moins en moins d'actifs qui sont en capacité de financer les pensions de nos retraités.

Dans les années 60, on avait 4 actifs pour 1 retraité. Puis on a eu, au début des années 2000, 1,8 actifs pour 1 retraité. D'ici quelques temps, on sera à 1,4 pour 1 retraité.

Donc on voit que nous avons un problème de financement. Ensuite, nous avons d'autres sujets. Par exemple, le sujet de l'égalité femmes-hommes.

On sait qu'aujourd'hui, les femmes en retraite ont une pension plus basse que les hommes à la retraite. Est-ce que c'est normal ? Je ne crois pas.

Nous avons également un sujet de précarité quand on arrive à la retraite. Bon nombre de nos concitoyens, quand ils arrivent à la retraite, se retrouvent avec des pensions minimales extrêmement basses. Est-ce que nous devons accepter cela ?

Absolument pas. Nous avons aussi le sujet des carrières longues et des pénibilités à avoir. Donc, ce que je suis en train de vous dire, c'est que, avant de parler de la réforme, peut-être regardons le système actuel et demandons-nous si nous voulons continuer ainsi ou nous voulons permettre de le continuer, mais continuer mieux.

Je pense que le dialogue social qui s'est tenu ces derniers jours a été l'occasion de revenir sur les enjeux de cette retraite. Mais malheureusement, ce dialogue semble se solder vers un échec. Même le syndicat considéré comme le plus réformiste, la CFDT, n'en veut pas.

Comment faire passer une réforme dans de telles conditions ? C'est pour ça que je le dis encore une fois. Ils ne veulent pas de quoi.

S'ils veulent, au contraire, garder le système actuel tel que je vous l'ai décrit il y a quelques instants, à ce moment-là, j'ai envie de vous dire, oui, nous sommes en désaccord avec ces syndicats et il n'y a pas de débat. Moi, je veux qu'on puisse augmenter la pension minimale de nos retraités. Moi, je veux qu'on puisse mieux prendre en compte les pénibilités et les carrières longues.

Et, bien évidemment, tout ça, ça demande des financements. Alors, soit on considère qu'on va baisser les pensions de nos retraités pour financer cela, soit on considère qu'on va beaucoup plus imposer l'ensemble des Français pour financer cela. Je suis, nous sommes opposés à ces deux premières propositions.

Nous pensons qu'au contraire, nous devons tous, collectivement, pour celles et ceux qui sont en condition, travailler un peu plus longtemps. Donc, c'est pour ça que je dis encore une fois, être opposé de manière extrêmement forte et sans pouvoir négocier cette réforme, ça veut dire accepter le système actuel qui n'est absolument pas une panacée. François Bayrou, le haut commissaire au plan, considérait qu'il n'y avait pas assez de pédagogie sur le sujet.

Partagez-vous son point de vue. Il n'y a pas une mauvaise communication sur la part du gouvernement. Ou pensez-vous que les oppositions et les syndicats concentrent le débat sur l'âge de 65 ans ?

Écoutez, moi, c'est vrai qu'on parle beaucoup de l'âge. On parle beaucoup, presque essentiellement, de l'âge. Maintenant, plutôt que d'aller décerner des bons points, des mauvais points, je pense que l'enjeu qu'on a collectivement, c'est que le débat se passe bien.

Pourquoi ? Parce que c'est une demande qui est adressée par les Français. Les Français, en juillet de l'année dernière, ont mis, quelque part, en quelque sorte, une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale.

Plus que jamais, l'Assemblée nationale est représentative des grands courants politiques de notre pays. Nous avons tout pour faire un bon débat, ce débat qui nous est demandé par les Français sur l'ensemble des sujets, que ce soit la retraite, le pouvoir d'achat, l'énergie, tous ces sujets. Alors mettons en place toutes les conditions pour avoir ce débat, et voyons comment les débats se passent.

Encore une fois, je ne suis pas là pour dire que cette réforme doit passer coûte que coûte, etc. Laissons le débat se faire. Or, aujourd'hui, de simplement dire non, je ne veux pas, ça veut dire quoi ?

Mettons-nous autour de la table, parlons-en, et puis voyons comment on avance ensemble. Laissons le débat se faire, mais on vient d'apprendre dans un article parisien, le ministre du Travail, qui disait qu'il y a de fortes chances que ce projet soit inscrit dans le fameux projet de loi de la sécurité sociale, c'est que lui, il peut passer facilement avec un 49.3 sans épuiser le 49.3, le joker.

Je vais vous donner un exemple. Parlons de ce fameux sujet du 49.3, etc., et du jeu que font certaines, et attention, j'insiste sur certaines oppositions.

On a, par exemple, Marine Le Pen, qui, depuis 2-3 jours, nous fait tout un sujet, l'alarme au cœur, etc., pour nous dire qu'il faut aider, effectivement, nos boulangers et nos artisans. J'ai envie de dire oui, Marine Le Pen, vous avez tout à fait raison.

Nous devons aider nos petits commerçants, nous devons aider nos PME, nos TPE, nos boulangers, nos bouchers, etc. Mais qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, nous avons encore le bouclier tarifaire qui se poursuit sur un an entier ? Qu'est-ce qui fait aujourd'hui que nous avons mis en place une indemnité carburant pour les gros rouleurs ?

C'est le budget que cette même personne a refusé de voter. Donc, à un moment, j'aime bien les grandes paroles, mais peut-être regardons les actes. Et sur les actes, eh bien, force est de constater que beaucoup demandent beaucoup de choses, mais quand on leur dit d'aller voter, d'un seul coup, ils ont, excusez-moi du terme, mais envie d'aller faire pipi.

Eh bien, il est temps de prendre ses responsabilités aussi. Parlant de responsabilités, la réforme ne pourra passer aussi qu'avec le soutien de la droite dite républicaine, notamment les députés LR. Mais on constate néanmoins depuis quelques temps certaines ambiguïtés de la part du nouveau président du parti, Éric Ciotti, qui écarte tout relèvement brutal de l'âge de 65 ans.

Mais pourtant, sa candidate a fait campagne sur ce sujet. Avez-vous peur de vous retrouver ceux dans cette bataille ? Vous pensez qu'il joue un peu une sorte de politique politicienne ?

Non, je ne sais pas. Là, je pense que c'est surtout un sujet interne aux Républicains. Effectivement, ils viennent de sortir d'une élection interne, qui a nommé comme président Éric Ciotti.

Il y a différents courants qui existent et qui ne sont pas forcément alignés sur certains sujets, notamment le sujet de la retraite. Ce qui est sûr, c'est qu'eux aussi ont envie d'avancer sur une réforme, parce que le système actuel, ils en portent les mêmes conclusions. Avançons sur tout ça.

Mais c'est pour ça que je le dis encore une fois, nous pourrons avoir un débat parlementaire, aussi bien en commission qu'en hémicycle, sur la base de tous ces courants de pensée, sur la base de toutes ces propositions et modalités. Faisons-le, faisons-le sainement. Mais je le dis encore une fois, ne rejetons pas le débat par défaut.

Le 65 ans n'a pas un totem, vous êtes prêt à tout, à un compromis, à une ouverture. Mais n'y a-t-il pas un risque de dénaturer la réforme voulue par le chef de l'État lui-même ? Il ne s'agit pas de nénaturer, encore une fois, il ne s'agit pas de la réforme d'Emmanuel Macron.

Pardon, oui, il l'a portée pendant sa campagne des présidentielles. Et bien évidemment, en tant que député de la majorité présidentielle et porte-parole de la majorité présidentielle, je porte aussi cette réforme. Mais au final, c'est une réforme, et je vous l'ai expliqué en début, c'est une réforme pour les Français.

C'est d'autant plus une réforme pour les Français que c'est aussi ce qu'on va léguer à nos enfants. Je le dis, moi je fais partie de cette génération où on disait, mais nous de toute façon on n'aura pas de retraite. Et bien peut-être que là, on a l'opportunité de se dire que non seulement la génération à laquelle je fais partie en aura une, que ceux qui vont aller bientôt à la retraite pourront avoir une pension minimale réévaluée, et qu'en plus, pardon, nous allons léguer un héritage fabuleux à nos enfants, c'est-à-dire un système de retraite qui repose sur une solidarité intergénérationnelle.

Est-ce que ce n'est pas un beau cadeau à faire à nos enfants ? Donc c'est pour ça que je dis encore une fois, travaillons sur les modalités de mise en oeuvre de cette réforme, arrêtons d'en voir simplement un outil pour dire on n'aime pas Emmanuel Macron, c'est bon, mais je pense qu'on a passé l'âge de ce genre de discussion, et avançons sereinement mais en responsabilité pour notre pays. Le débat s'annonce très hauleux, très passionnant à l'Assemblée nationale.

Alors, comment votre groupe se prépare, sachant que vous ne disposez plus de la majorité absolue ? Écoutez, ce sujet de la majorité, pas majorité, en attendant, on a réussi quand même à faire passer des textes. Et quand je dis on, c'est l'Assemblée nationale.

Je suis une députée parmi 577 autres députés, donc ça veut dire que je prends en considération l'entièreté de l'Assemblée nationale, et nous avons par exemple mis en place les différents boucliers tarifaires, etc. Pendant l'été dernier, le PAC pouvoir d'achat a été voté à l'Assemblée nationale. Nous avons voté, avant les vacances de fête de fin d'année, une loi d'accélération sur les énergies renouvelables.

Donc, le Parlement fait son travail. Je pense qu'aujourd'hui, l'enjeu que nous avons, c'est de rappeler que nous ne sommes pas en campagne pour nos familles politiques, mais nous sommes en campagne pour notre pays. Et ce devoir-là doit nous préoccuper en priorité.

Merci. Cette rentrée est aussi marquée par la crise que connaît la boulangerie française. Beaucoup ont vu leur facture multiplier par 10 fois, pas plus pour d'autres.

Le président de la République, qui l'a recevée ce matin à l'Elysée, a exhorté les fournisseurs d'énergie à renégocier les contrats excessifs en janvier. La société énergétique ne joue pas vraiment le jeu, selon vous ? Et ne sont-ils pas aussi victimes de la situation ?

Non, non, attention. Déjà, ne mettons pas tout le monde dans le même panier, mais effectivement, il y a des contrats qui doivent être renégociés. Et loin de moi l'idée qu'ils ne jouent pas le jeu, puisque nous sommes sur cette phase qui est en train de se mettre en place.

Donc, laissons les faire déjà avant de commencer à jeter le bébé et l'eau du bain. Maintenant, ce qui est important pour moi...

C'est quasiment des menaces, on a vu Bruno Le Maire...

Ce n'est pas des menaces, c'est un rappel de responsabilité. En ces temps de crise, nous avons tous notre responsabilité pour faire que collectivement nous tenons. Et nous avons su le montrer par ailleurs.

Nous l'avons fait dans le cadre de la crise de la Covid. Nous saurons le faire dans le cadre de la crise de l'énergie et dans le cadre de la crise de l'inflation. Je le dis de façon très claire.

Moi, mon objet, aujourd'hui, ce n'est pas d'exhorter ou de menacer, mais c'est peut-être de rappeler. De rappeler, effectivement, à nos artisans, nos entreprises, nos TPE, nos PME, qu'il y a différents outils qui sont à leur disposition aujourd'hui. Il y a, effectivement, la poursuite du bouclier tarifaire pour les entreprises qui ne sont pas éligibles à ce bouclier tarifaire.

Il y a l'amortisseur électricité auquel peut s'ajouter des aides encore plus spécifiques qui peuvent être adressées pour nos entreprises. L'enjeu, aujourd'hui, il est là. Parce que, loin de moi, l'envie et l'idée de faire de la polémique alors qu'il y a des préoccupations du quotidien pour ces artisans.

C'est à ça, aujourd'hui, qu'on doit faire attention, être dans cette explication, dans cette communication, mais également être en capacité de réagir s'il y a des trous dans la raquette. Vous êtes également mobilisé sur ce sujet. Vous avez contacté les boulangers de votre circonscription hier après-midi.

Qu'est-ce qui ressort de ces échanges ? Oui, j'ai commencé hier. Parce qu'effectivement, ce qui m'a marquée, c'est quand Bruno Le Maire a expliqué, donc ministre de l'économie, que bon nombre d'aides n'étaient pas, aujourd'hui, utilisées par les personnes éligibles.

Donc, je me suis dit, je vais appeler et je vais commencer à le faire. Donc, je vais continuer cet après-midi après votre passage et jusqu'à la fin de la semaine. Ce qui ressort pour le moment, c'est que la plupart ont vu une augmentation sur la fin d'année, mais pas une augmentation extrêmement importante.

Je parle pour l'instant de ceux que j'ai eus au téléphone sur ma circonscription. Donc, ils attendaient, ils sont attentifs, sur le mois de janvier. Certains demandaient déjà comment faire en sorte pour se renseigner sur les aides à disposition.

Donc, je leur ai communiqué le site internet et le numéro de téléphone. Donc, pour l'instant, nous sommes sur de la mise en relation. Je n'ai pas eu pour l'instant de boulanger qui m'avait dit, d'ailleurs, j'appelle aussi d'autres artisans, parce qu'ils ne sont pas les seuls, m'ayant dit qu'ils avaient eu une multiplication par 10, par 15, par 20 de leur facture.

Mais je vais continuer. Ça se trouve, en sortant de votre émission, je vais en avoir un téléphone qui va me le dire ainsi. En grève, depuis 15 jours également, et dans la rue, pour manifester cet après-midi, les médecins libéraux reclament un passage du tarif des consultations de 25 à 50 euros.

Je vous dis raisonnable cette demande, comme le ministre de la Santé l'a dit. Déjà, rappelons le contexte. Effectivement, tous les 4 ans, si je ne m'abuse, il y a effectivement les négociations, les concertations, les discussions autour des, notamment, tarifications des actes médicaux.

Donc, c'est normal qu'il y ait des revendications en ce moment qui s'expriment et qui soient entendues et qui soient demandées extrêmement fortes ou pas d'ailleurs. Donc, c'est le temps aujourd'hui. Ces concertations ont lieu.

Ce que je pense, c'est qu'il faut laisser ces concertations se faire et nous verrons les conclusions. Maintenant, ce que j'aimerais rappeler aussi, c'est que ce qui est demandé aujourd'hui, c'est un doublement du tarif. Je trouve ça quand même énorme.

Est-ce qu'il faut augmenter les tarifs ? Pourquoi pas ? Mais attention, si on augmente les tarifs, ça veut dire aussi qu'on a en capacité de dire à tous les Français, les Françaises, nos petits Français, nos petites Françaises aussi, les petits, qu'ils pourront trouver un médecin le soir, qu'ils pourront trouver un médecin le week-end.

Parce que nous sommes dans une société où nous avons effectivement des droits, nous avons aussi des devoirs. Donc, je pense que c'est aussi important de rappeler tout ça. Mais attention, rappelons aussi qu'il s'agit de l'argent des Français dont nous parlons.

La façade de Matignon a été aspergée de peinture hier. Je ne sais pas si vous avez vu les images. Et aujourd'hui, après-midi, c'était à Bercy.

Oui. Vous craignez pour les institutions françaises dans ce contexte ? Non mais, je vais être très claire.

Au nom de l'écologie, je précise que...

Justement, on n'est pas dans l'écologie. Ces actes, qui sont des actes de vandalisme, disons les choses, qui veulent alerter sur l'écologie, est-ce que ces actes eux-mêmes sont respectuels à l'environnement ? Je ne pense pas.

Est-ce que vous avez l'impression qu'en faisant ça, on fait avancer la cause ? Fait du buzz ! Fait du buzz !

On met un peu de couleur sur les portes. Mais d'une, je trouve que ça ne fait pas avancer la cause, que c'est une extrêmement mauvaise image à donner à nos enfants, etc., qui ont envie de s'engager sur ces sujets-là.

Et moi, ce que j'invite plutôt à faire, c'est de venir rencontrer les députés, les élus locaux qui sont engagés sur ces sujets, faire des actions citoyennes sur ces sujets. Mais venir, excusez-moi, renverser de la peinture ou se coller la main sur un Van Gogh, pardon, ça fait venir les caméras, mais ça ne fait pas avancer le climat. Donc non, je n'irai pas plus loin dans ce que je peux dire sur ce sujet, parce que je trouve ça vraiment pas très malin.

Maintenant, le plus important pour moi, c'est de voir comment on avance sur ce sujet, et on continue à avancer sur ce sujet. Mais attention, il ne s'agit pas de défendre la planète contre les humains. L'enjeu, et ça, j'aime bien le rappeler, ça paraît si anodin, mais c'est important de le rappeler, l'enjeu, c'est de faire que tout le monde puisse s'emparer de la cause écologique.

Et je pense qu'on le fait tous, en réalité, au quotidien, bien plus qu'il y a cinq ans, et j'espère qu'on le fera encore plus dans cinq ans. On espère qu'ils ne viendront pas au Palais Bourbon si vous aspergez de peinture. Pour terminer, vous êtes député depuis six mois, membre de la majorité dite relative.

Quel premier bilan tirez-vous de la tenue des débats au sein de l'émissi ? Et comment voyez-vous la suite des débats de cette année ? Moi, j'ai envie de vous dire plein d'anecdotes qui expliquent à quel point, par moment, c'est compliqué, par moment, certains crient, d'autres posent des amendements qui sont assez étonnants, etc.

Eh bien non, moi, j'ai envie de commencer cette année en vous racontant peut-être ce dont on parle très peu dans les médias, c'est que par moment, ça se passe bien. Et c'est peut-être cette couleur d'espoir que j'ai envie d'apporter aujourd'hui, parce que je pourrais très bien m'amuser à taper sur la France Insoumise ou sur la Rassemblement National, j'ai pas envie, j'ai absolument pas envie. Parce qu'il y a ces débats dans l'hémicycle, mais on oublie qu'avant d'arriver dans l'hémicycle, un texte est d'abord en commission.

Et en commission, moi, je suis en commission des affaires sociales, eh bien ça se passe bien. On n'est pas d'accord sur tout. Vraiment, on n'est pas d'accord sur tout.

Mais on arrive à débattre de tout. En se respectant, en s'écoutant, et par moment même, en passant un bon moment. Et c'est peut-être ça que j'ai envie de dire aujourd'hui, peut-être de dire aux gens, alors c'est pas forcément évident d'aller trouver les liens des commissions, parce qu'elles sont diffusées, elles sont disponibles.

Mais peut-être de temps en temps, d'aller voir aussi là, et ça va peut-être redonner foi en la politique. C'est vrai. Merci Madame la députée d'avoir cette invitation.

Je suis fréquente protestante. Merci à vous, auditeurs, auditrices. Portez-vous bien et à très bientôt.