Discours de rentrée au Mézenc 2025 | Laurent Wauquiez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:10Invité politiqueChiffre
« On a mis des bourses au mérite pour les étudiants qui se donnent du mal. »
- 5:19Invité politiqueChiffre
« L'addiction à la dépense publique, le déficit le plus élevé de la zone euro, le fait que maintenant la France est perçue comme étant moins crédible que l'Italie, la Grèce ou l'Espagne. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Une éducation nationale qui n'apprend plus à lire, écrire et compter, une insécurité et une immigration qui sont totalement hors de contrôle. »
- 22:14Invité politiqueChiffre
« Quand nous sommes arrivés à la tête de la région, la CGT touchait 3 millions d'euros de subvention. et ben on a fait 3 millions d'euros d'économie et on a arrêté de payer la CGT. »
- 25:54Invité politiqueFait
« Quand est-ce qu'on s'attaque enfin à la bureaucratie administrative parisienne et à toutes ces agences qui pululent et qui nous coûtent une fortune ? »
- 29:41Invité politiqueChiffre
« Il y a près de 35 % des gens qui sont au RSA qui ont moins de 35 ans. »
- 30:19Invité politiquePromesse
« Conditionner à au moins 3 ans de travail l'accès des étrangers aux aides sociales. »
- 41:13Invité politiqueFait
« En France, quand on a des étrangers dangereux qu'on les met dans un centre de reconduite administrative, nous n'avons le droit de les garder qu'une poignée de dizaine de jours. Dans tous les autres pays européens, quasiment en Allemagne, en Italie, la rétention peut atteindre 18 mois. »
Temps de parole
- Laurent Wauquiez98 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mes amis, c'est bah vous le savez, toujours un immense plaisir de lancer la rentrée ici avec vous. C'est la 14e fois qu'on se retrouve ici au maisin. On l'a fait sous la pluie, on l'a fait avec les orages, on l'a fait dans le brouillard, on l'a fait avec le beau temps, on l'a fait avec un climat vivifiant. Pendant toute la semaine, il a plu, demain, il pleut. Aujourd'hui temps magnifique. Les bonnes nouvelles sont rares pendant cette rentrée. Profitons-en. Il fait beau sur le malgré tout de bonne augure. Alors, vous savez à quel point pour moi ce lieu compte. Ici, on est dans notre région au confin entre l'Ardèche et la Hauteloire.
Vous savez à quel point surtout dans cette période qui est difficile, ça compte pour moi de vous retrouver et nous avons évidemment des choses importantes à nous dire. Je veux remercier tous ceux qui sont là, tous les amis élus qui sont venus, que ce soit nos parlementaires, nos maires nos conseillers régionaux autour de Fabrice, Marie, notre présidente de département. Je veux remercier aussi Yannick Neder, notre ministre de la santé qui est venu hier et qui défend avec acharnement une santé dans les territoires qui lutte contre le gaspillage administratif à Paris. notre région, notre belle région, notre grande région au Verronalpe.
Je voudrais juste en dire un tout petit mot parce qu'elle dit aussi quelque chose de ce qui ne va plus dans ce qu'est la politique française et de ce qu'il faut changer. Ce que nous avons accompli dans notre région, nous l'avons accompli ensemble. On l'a accompli avec une seule ligne directrice des convictions et surtout des résultats. La politique nationale se meurt en ce moment d'avoir tout à la fois aussi peu de conviction et plus aucun résultat. Le drame, c'est tout ce qu'on a voulu combattre ici. Nous, ce qu'on a voulu, c'est que les choses soient claires autour des valeurs qu'on défend.
En Ronalpe, on a défendu le mérite et l'effort avec Fabrice, avec Nicolas, avec toute l'équipe des concil régionaux, on a mis des bourses au mérite pour les étudiants qui se donnent du mal. Et je veux remercier les jeunes républicains et les militants de l'Uni qui nous ont toujours soutenu dans ce combat pour tirer nos jeunes vers le haut. Ici, nous avons été les premiers à sécuriser nos lycées alors qu'au niveau national, le gouvernement n'est encore à découvrir queil faut protéger nos lycées contre les intrusions de l'insécurité ou du trafic de drogue.
Ici, avec Yannique, on s'est battu très tôt pour défendre l'accès à la santé dans tous les territoires et pas uniquement sur les plus grandes métropoles. On a toujours cru que le pays ne tiendrait pas seulement avec une startup nation, mais qu'il fallait aussi des industries et qu'il fallait irriguer notre territoire avec des artisans, des agriculteurs, des industries qui incarnent notre savoir-faire.
Et la seule bonne nouvelle économique de l'été a été Safran qui a pris la plus grosse décision d'investissement industriel des dernières années et qui au lieu d'aller au Canada, au lieu d'aller aux États-Unis, a fait le choix de la France et s'est installé chez nous en Auvergneur Ronalpe, montrant que quand on gère bien une région, on a des résultats dans notre pays.
[Applaudissements]
Et depuis 10 ans surtout, nous tenons une région, n'en parlez pas ailleurs, dans laquelle nous n'avons augmenter aucun impôt en 10ant. Une région dans laquelle nous n'avons pas augmenté le poids de la dette. Une région dans laquelle on a baissé de 15 % la dépense publique. Une région qui montre juste que quand on fait attention, on n'est pas obligé d'aller prendre dans la poche des Français ensuite l'argent public qu'on gaspille. Si seulement la France avait été gérée de la même manière pendant 10 ans.
Mais ce que nous avons fait, je suis convaincu qu'on peut le faire pour la France parce qu'en Ronalp est une petite France parce que nous en avons fait l'image de ce qui est une France qui réussit. Parce que les leçons et les solutions que nous avons appliqué ici sont transposables au niveau national. Vous savez tous l'implication qui reste la mienne pour notre région. Mais aujourd'hui, je veux parler de notre pays qui va si mal. Qu'avons-nous sous les yeux depuis quelques jours ? Ceux qui promettaient encore hier qu'ils avaient renoncé à censurer le gouvernement et qui maintenant se précipitent pour faire chuter les institution, ceux qui critiquent tout et ne proposent rien.
Ceux qui n'avaient rien à voir avec le mouvement du 10 septembre et qui maintenant s'emporte les porte-paroles s'autoproclamant à la tête d'une révolution anticapitaliste. Tout cela serait comm si ça n'était tragique. Tout cela serait comix si nous n'avions pas la profonde conscience, ce qui nous déchire au fond de nous, de nous dire "Mais comment notre pays aussi merveilleux peut-on arriver à le mettre à ce point-là la tête à l'envers ? Qu'est-ce qu'il faut pour repartir dans la bonne direction ? Jusqu'où faut-il tomber dans notre pays pour qu'enfin on reparte dans le chemin de reconstruction de la nation française ?
Parce que derrière ce qui est devenu la médiocrité de la scène politique, derrière les abîmes de ce que représente maintenant le débat l'Assemblée nationale qui me fait tellement honte quand je vois ce cinéma, la médiocrité de ces députés de la France insoumise qui n'hésitent pas à sortir les drapeaux palestiniens dans l'hémicycle du peuple français. Dernière cette médiocrité, il y a ce qui est le plus grave. Il y a ce que nous nous sentons bien, c'est que notre pays va mal et qu'on cherche des solutions et que les Français cherchent des remèdes.
L'addiction à la dépense publique, le déficit le plus élevé de la zone euro, le fait que maintenant la France est perçue comme étant moins crédible que l'Italie, la Grèce ou l'Espagne. Tout à la fois des impôts confiscatoires et des services publics qui ne marchent plus alors que c'était l'honneur et la fierté de la France. le délabrement de la santé, une éducation nationale qui n'apprend plus à lire, écrire et compter, une insécurité et une immigration qui sont totalement hors de contrôle et le tout avec les turbulences internationales qui planent au-dessus de nos têtes. Et tout ça maintenant avec une instabilité politique contre laquelle je vous mettais en garde l'année dernière.
Le président Pompidou, président du Cantal, a été premier ministre sous le général de Gaulle pendant 6 ans, unique premier ministre et nous en 2 ans nous aurons réussi à essaurer quatre premier ministres. Mes amis, un pays qui a une telle instabilité ne peut pas arriver à se reconstruire. Et voilà que nous entamons cette rentrée avec la question de confiance posée par François B. Je sais je vois ce qu'est l'inquiétude des Français. Les Français sont perdus. Il y a de la colère, il y a de la lassitude, il y a du dégoût et il y a aussi de l'inquiétude. Il cherchent des repères, il cherchent un chemin pour enfin sortir notre pays du déclin dans lequel nous en lisons chaque jour un peu plus.
Au fond d'eux, il se méfi nous proposent que de renverser la table. Mais il se demande bien comment est-ce qu'on peut sortir de l'anas. Je vais vous dire ce qu'est mon analyse, ce que j'en pense, ce que je souhaite que nous proposions ensemble. Mais auparavant, je voudrais avoir un propos très court sur le fonctionnement de notre famille politique lors de l'élection interne et merci de votre soutien. Elle a eu le résultat qu'on a connu. J'ai tout de suite dit qu'il était indispensable que nous soyons soudés et que nous repartions de l'avant ensemble et que nous puissions aider le président de notre parti à réussir.
Nous avons fait campagne Bruno et moi en expliquant l'un et l'autre que dans le fonctionnement de notre parti, il fallait maintenant que les adhérents aient la parole, qu'il fallait que dans les moments importants des décisions politiques fortes de notre famille politique, les adhérents soient consultés. Nous sommes le parti gaoliste. Nous sommes au 21e siècle. On ne peut pas continuer à avoir un parti dans lequel nos adhérents ne sont pas consultés. Nous y sommes. On ne peut pas faire campagne sur une chose et ensuite ne plus l'appliquer. Ça c'est terrible en politique. Nous y sommes. On est à un moment important où notre famille politique a décidé ce qu'elle souhaite pour l'avenir.
Quel positionnement sur cette question des institutions, de l'instabilité, du chemin de redressement. Nous allons être amenés à prendre position le 8 septembre. Je ne conçois pas que cette position soit prise sans que les adhérents de notre famille politique soient consultés. Et il ne faut pas craindre l'opinion de ceux qui sont les adhérents de notre famille politique. Il ne faut pas craindre la diversité parce qu'elle fait la force de notre famille. Nous aurons un congrès les 6 et 7 septembre. Et bien ce que je demande c'est qu'on organise une consultation numérique.
C'est quand même devenu très facile pour les adhérents de notre famille et que vous puissiez dire vous aussi ce que vous souhaitez exprimer. Alors maintenant, quelle est l'analyse et le regard que je porte sur la situation qui est la nôtre ? Pour cela, je voudrais, si vous me le permettiez, revenir un an en avant sur le chemin que nous avons accompli ensemble. Il y a un an et nous nous en avions parlé ici même, nous avons été amenés à faire un choix. un choix de responsabilité, un choix qui n'était pas facile, un choix que nous avons pris au fond pour une seule raison, empêcher l'accès de l'extrême gauche au pouvoir.
Nous avons fait le choix de faire œuvre utile et nous avons fait le choix de participer au gouvernement de Michel Barnier. Je n'ai aucun regret sur la décision que nous avons pris à ce moment-là, mais j'ai bien dit le gouvernement de Michel Barnier et je n'ai pas dit le gouvernement de François Beot. Et il n'a échappé à personne que François Beou n'est pas Michel Barnier. Il n'a échappé à personne et vous savez que j'ai souvent mis en garde dessus ce qu'avait été le parcours de François Beou.
J'ai toujours dit la responsabilité qui avait été la sienne dans l'élection de François Hollande et au fond dans les années catastrophiques qui se sont ensuite succédé dans l'histoire politique de notre pays. Je n'oublie pas qui est François Beou. Nous avons décidé ensuite de continuer à lui apporter un soutien dans le cadre de son gouvernement mais nous avons toujours, nous les républicains, été très clairs. Ce soutien ne sera pas automatique. Ce sera un soutien exigeant. texte par texte et guidé uniquement par une seule chose, apporter un minimum de stabilité au pays et pas pour renier nos convictions. Et c'est ces convictions qui doivent éclairer aujourd'hui notre attitude.
La première de ces convictions, je vous l'ai dit, il ne peut pas y avoir de redressement de la France dans le désordre et l'instabilité. Nous n'avons jamais été du côté du chaos et je ne veux pas que nous soyons du côté du chaos. Or, dans la période que nous traversons, ne nous y trompons pas. Il y a un prédateur. Il y a quelqu'un qui est prêt à allumer tous les incendies. Il y a quelqu'un qui n'attend que le chaos pour faire la révolution dont il rêve. C'est Jean-Luc Mélenchon. C'est la France insoumise et c'est le premier danger politique pour l'avenir de notre pays. Et nous ne devons pas nous tromper dessus.
Je le dis aujourd'hui plus que jamais, l'extrême gauche est la première menace sur l'avenir de la France. La France insoumise est devenue un parti qui est tout à la fois un parti antifrançais et antirépublicain. Et comment s'en étonner quand on parle de quelqu'un qui révère quand même de grands démocrates de l'histoire tels que Léon Trotski, Fidè Castro ou Hugo Chavez. C'est dire si au moins il a le mérite d'afficher son modèle et la récupération qu'il est en train de faire du mouvement du 10 septembre signe sa volonté d'installer le chaos dans notre pays. Et je l'entends déjà dire que dans la foulée du 8 et du 10 septembre, il veut diriger le pays. Non merci. Non merci.
Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, Mathilde Panu, Daniel Obonau, Louis Boyard pour diriger notre pays. Mes amis, non merci et les républicains seront le premier barrage face à cela. Mais ils attendent le 8 septembre. Ils attendent derrière le 10 septembre. Ils ont déjà annoncé que cela se prolongerait le 18 septembre. Ils appellent de leur vœux le blocage du pays pour mieux prospérer sur le désordre et ces forces une fois qu'elles seront libérées, plus rien ne pourra les arrêter et elles mettront à les derniers piliers solides de notre nation. Nous parlons de gens qui manifestent au côté du Hamas, organisation terroriste.
Nous parlons de gens qui prôent la haine de la France, qui traitent nos policiers d'assassins et qui proposent de faire sauter le délit d'apologie du terrorisme. Nous avons un premier devoir qui est de tout faire pour arrêter la France insoumise.
[Applaudissements]
Et donc tout simplement, je ne veux jamais associer ma voix au vote de la France insoumise. Je ne veux pas que nous votions avec la France insoumise ni le 8 septembre ni un autre jour. Et j'ai été le premier à appeler à la constitution d'un front républicain contre la France insoumise. Et les socialistes qui pour une part d'entre eux étaient respectables feraient bien à un moment de clarifier une bonne fois pour toutes leur position et de s'engager à ne plus jamais. faire d'alliance avec cette extrême gauche antiépublicaine et antilaïque. Alors oui, et nous devons le prendre en compte. Voter pour le chaos, ce n'est pas la solution.
Ajouter de l'instabilité au désordre, ce n'est pas la solution. Renverser la table pour plonger le pays dans l'abîme, ce n'est pas la solution. Mais je suis aussi inquiet de voir ce qui est en train de se jouer parce que dans le même temps, face à ces forces de chaos, on a le sentiment d'un train projeté à toute allure, quitte à dérailler, qui est prêt à emporter toutes nos institutions sans même plus prendre la peine d'écouter les Français, leurs aspirations, leurs besoins. Et où on nous dit juste c'est pour ou c'est contre, le 8 septembre vous êtes avec ou vous n'êtes pas avec. Comment prétendre sauver la France si l'on n'écoute pas les Français ?
Comment prétendre présider aux destinés d'un pays si on ne prend plus la peine d'écouter ce que disent les Français et ce qu'ils attendent ? Nous avons assumé d'être au gouvernement pour arrêter l'extrême gauche. Très bien. Mais les Républicains, mes amis, je le dis ici, ne peuvent pas renoncer à défendre leurs idées et leurs convictions. Les Républicains ne peuvent pas devenir un parti de Godillot. Les républicains ne doivent pas signer un chèque en blanc à François Beou en renonçant à nos valeurs et à ce que les Français attendent de nous. Et la question de confiance ne doit pas nous amener à fermer les yeux sur ce qui ne va pas ou sur ce que nous voulons changer.
Sinon tout simplement nous allons perdre notre âme, nous allons perdre notre utilité. Et quelle est cette âme de la droite ? La droite, c'est le travail. L'âme de la droite, la responsabilité de la droite, c'est de défendre la France qui travaille et la France qui a travaillé toute sa vie. C'est ça notre responsabilité.
[Applaudissements]
Et si je me suis engagé de nouveau dans le combat national, c'est pour défendre nos convictions, pas pour les trahir. Et je le dis à tous mes amis républicains, nous avons une responsabilité, une responsabilité envers cette France que plus personne ne défend. Cette France qui travaille parce que qui porte encore sa voix ? l'extrême gauche qui n'a que le mot d'impôt à la bouche. Les socialistes qui ont trahi depuis l'époque de Jean Jorè la défense des ouvriers, des salariés, l'extrême droite qui n'a pas le courage de dénoncer l'assistana. Et quand on n pas le courage de dénoncer l'assistana, on ne peut pas défendre la France qui travaille. C'est à nous de porter cette voie.
C'est à nous de porter la voix des classes moyennes. C'est à nous de défendre ceux qui aujourd'hui n'ont plus aucune personnalité, aucun mouvement qui est là pour les défendre et faire entendre leurs aspirations. Et pour moi, mes amis, c'est la clé de la rentrée. Tout le débat politique avec cette histoire du 8 septembre est en train de devenir fou. Tout semble se résumer à une seule question. Vous êtes pour ou vous êtes contre ? Rien de plus à ajouter. Ah bon ? Mais alors, on ne peut même plus s'exprimer. Non, vous êtes pour ou vous êtes contre, c'est tout. Ah bon ? Et bien moi, pourtant je pense que les Français attendent autre chose.
Je pense que les Français attendent une voix différente. Je pense que ce que les Français veulent, c'est qu'ils le disent très simplement. Ils ne veulent pas de l'instabilité, mais ce qui leur a été proposé avec le budget ne leur va pas. Et donc ce qu'ils entendent, c'est qu'il y ait une formation politique qui se dresse et qui disent "Nous ne voulons pas de l'instabilité, mais c'est parce que nous ne voulons pas de l'instabilité qu'il faut corriger ce qui ne va pas dans le budget qui a été proposé au début de l'été." Et quel est le problème ? Pourquoi ça coince ? Pourquoi François Bairrou a tant de mal à convaincre ?
Certains disent "Les Français ne veulent pas faire d'efforts." Je ne le crois pas. J'en suis même le témoin. Nous avons ici dans notre région fait beaucoup d'efforts et les habitants de notre région nous ont refait confiance en considérant que précisément ils étaient contents qu'on fasse des économies à condition que les impôts n'augmentent pas. Le contrat était clair. Pourquoi là ça ne marche pas ? Pourquoi ça coince ? Je ne suis pas soupçonné de complaisance à l'égard de Beou. Vous savez que je n'ai pas d'affection particulière. Mais je lui reconnais parce que j'essaie d'être juste.
Je lui reconnais d'avoir eu le courage de remettre sur le débat cette question du gaspillage de l'argent public et de la nécessité de remettre de l'ordre dans les comptes. Et donc je vous le dis, je ne pense pas que c'est ça qui coince. Qu'est-ce qui coince ? Le problème est pas là. Le problème c'est que les Français quand il a présenté son budget ont parfaitement compris qu'une fois encore c'était les mêmes qui allaient payer, qu'une fois encore tous les efforts allaient encore être demandés comme d'habitude à la France qui travaille et à la France qui a travaillé toute sa vie. Et c'est ça ce que les Français ne veulent pas.
C'est ça ce qu'il nous demande de changer et c'est là-dessus que je veux entendre la voix des Républicains. Je ne veux pas nous entendre nous précipiter en renant à nos convictions. Je veux nous entendre juste porter cette voix juste d'une France qui est prête aux efforts à condition qu'il soit équitablement réparti. Et donc la semaine prochaine, je n'irai pas voir le Premier ministre pour lui signer un chèque en blanc. J'irai voir le premier ministre pour lui dire qu'il doit entendre la France qui travaille et corriger tant qu'il est temps ce qui ne va pas dans son budget. Voilà ce que j'irais dire au Premier ministre.
[Applaudissements]
Et pour que les efforts soient acceptés, il faut qu'ils soient justes. On ne peut pas demander des efforts à ceux qui payent déjà temps pour que les autres touchent les aides sociales en donnant le sentiment de ne même plus se donner du mal pour chercher du travail. Ça ça n'est pas juste. Demander à ceux qui travaillent de travailler plus sans même être payé, ça n'est pas juste. Demander au retraités de payer plus sans que l'État fasse suffisamment d'effort sur le gaspillage de l'argent public. Ça ça n'est pas juste.
Demander aux Français de faire des efforts et de payer encore plus d'impôts alors qu'on a même pas le courage d'arrêter la folie du gaspillage de l'AME ou du titre de séjour de soins pour des étrangers qui viennent chez nous et qui n'ont même pas cotisé. Ça ça n'est pas juste mes amis. Travailler plus pour gagner moins et payer plus. Ça n'est pas comme ça qu'on reconstruira la France.
[Applaudissements]
Alors, comprenez-moi bien et je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïté dessus. Je ne viens pas ici vous dire qu'il faut moins d'économie. Ça, je le laisse aux autres. Je sais trop cette facilité du politique qui dès qu'on met une piste d'économie sur la table part dans l'autre sens en disant non, trop compliqué, pas celle-là, une autre. Avec les républicains, avec les députés, avec les parlementaires, avec nos amis sénateurs, nous avons fait l'effort de mettre depuis des mois des pistes d'économie sur la table. Contre vent et maré. Vous savez que depuis des années, j'ai dénoncé le cancer de la sistana et j'ai souvent été critiqué pour cela. Je n'ai jamais cédé.
Je n'ai jamais bougé d'un pousse de terrain sur mes convictions, mes idées et ce que j'ai défendu. Jamais. L'illusion de l'argent magique, le quoi qu'il en compte aux autres, nous l'avons toujours combattu. Dans toutes mes responsabilité, à la ville du puit, à l'agglomération, à la région, nous n'avons jamais augmenté ni la dette ni la fiscalité. Et c'est parfois plus simple qu'on ne le pense. Il faut juste un tout petit peu de courage. Vous savez cet exemple que j'aime bien rappeler quand nous sommes arrivés à la tête de la région, la CGT touchait 3 millions d'euros de subvention. et ben on a fait 3 millions d'euros d'économie et on a arrêté de payer la CGT.
C'est aussi facile que ça parfois des économies.
[Applaudissements]
Alors, je ne sous-estime pas bien sûr le péril d'un état dont le premier poste de dépense dans quelques mois sera le remboursement des intérêts de la dette devant l'éducation nationale ou la défense. Entendez-moi, je ne parle même pas du remboursement du capital. Juste la France va mettre chaque année comme premier poste le simple remboursement des intérêts de sa dette. Vous savez comme j'aime l'histoire de France parce que l'histoire de France, elle est riche des leçons, elle enseigne, elle guide. On veut nous faire croire que la France est un pays de panier percé. C'est faux.
À chaque fois que la France a gaspillé l'argent public, elle a toujours été emportée dans les tumultes de l'histoire. C'est la France de l'an 1000 où les rois de France encore fragiles dans le prolongement du CAP n'arrivent pas à gérer le domaine royal et sont sous la coupe des barons. C'est la France de la guerre de 100 ans qui n'a pas seulement été vaincue par les arcs anglais mais tout simplement parce que le budget de la France était exangue et mal géré et que les Anglais eux avaient les finances pour nourrir cette guerre dans laquelle ils ont failli emporter le royaume de France. C'est l'histoire de la fin de l'ancien régime avec le gaspillage de Louis XV qui prépare la révolution.
Mais à l'inverse, à chaque fois que la France a été bien gérée, elle s'est tout de suite redressé et avec beaucoup plus de facilité qu'on le pense. Ce qui doit aussi nous inciter à l'optimisme et à la détermination à la fois. C'est la France de Louis X. Louis qui a géré lui qui a géré le Dauphiné. C'est la France de Suie, le ministre d'Henri I qui a redressé les comptes publics. C'est la France de Napoléon qui jusqu'en 1815 n'a jamais eu un budget en déficit alors même qu'il sillonnait les routes de l'Europe pour battre toutes les armées des nations coalisées contre lui.
C'est la France de De Gaulle qui, contrairement à ce que l'on pense, était un excellent gestionnaire et qui commence le redressement du pays par le redressement de ses finances. C'est cela l'histoire de notre pays. La France n'est pas un pays du gaspillage. À chaque fois que la France a gaspillé, elle a été emportée dans les tourments. La France était un pays qui savait gérer avec précaution ses finances.
Et c'est pour cela qu'avec les députés de la droite républicaine, nous ne demandons pas moins d'économie, nous en demandons plus, mais des vraies économies, pas des augmentations d'impôts déguisés, pas des économies qui en réalité consistent à prendre dans la poche des Français comme toujours. Et je vais le dire très clairement même si ça me fait beaucoup d'ennemis. Quand est-ce qu'on s'attaque enfin à la bureaucratie administrative parisienne et à toutes ces agences qui pululent et qui nous coûtent une fortune ?
Comment comprendre qu'on présente un budget dans lequel on va à peine baisser de quelques pourcents leur budget alors qu'il faut supprimer dès cette année un/ers de toutes ces agences ? l'ARCOM, l'ADEM, l'ANA, le haut commissariat au plan, la commission nationale du débat public, toutes ces structures où on recycle tous les politiques battues qui sont incapables d'avoir la confiance des Français. Merci madame Najad Valcassem. Mais il y a un moment, ça suffit. Les Français sont indignés de tout ça.
[Applaudissements]
Alors oui, voilà ce que je dirais à François Baou. Corriger tant qu'il est encore temps les mesures ciblant la France qui travaille et là vous aurez les Français à vos côtés mais faites-le avec des économies drastiques sur la bureaucratie, l'immigration et l'assistana.
[Applaudissements]
Et oui, j'ai le même diagnostic que toi. La suppression des deux jours ferniers est une erreur. Cette mesure a soulevé beaucoup de colère dans le pays parce qu'elle est devenue immédiatement le symbole de cette politique consistant à ne demander des efforts qu'à ceux qui travaillent déjà alors que les autres touchent les sociales. Alors oui, bien sûr. Si on dit on renonce à cette mesure, ça coûte et bien j'ai une proposition que l'argent que ça coûte nous allions le chercher dans la lutte contre la fraude et la sistana.
Et j'ai une proposition comme quoi les esprits se rencontrent plutôt que de faire sauter les deux jours fériers de la France qui travaille, qu'on s'attaque aux 365 jours fériers par an de ceux qui ne font rien dans notre pays. Et là, les choses seront justes. Et là, les choses seront justes. On ouvre le débat sur la libération du temps de travail pour les entreprises comme pour les salariés. Oui. Que l'on reprenne la défiscalisation des heures supplémentaires parce que moi je préfère les idées qui sont simples au dispositif qui sont trop compliqués. C'était l'une des meilleures mesures portées par la droite au cours des dernières années. Ça c'est des bonnes mesures.
Et de l'autre côté engageons une lutte contre l'assistana. Est-ce que vous vous rendez compte qu'il y a près de 35 % des gens qui sont au RSA qui ont moins de 35 ans ? Qui peut croire que quand on a 25 ans, on n'arrive pas dans la France d'aujourd'hui où les hôteliers, les restaurateurs, tous ceux qui travaillent n'arrivent à trouver personne, il soit impossible de trouver un travail. Et je suis désolé, c'est pas le message que je veux envoyer à notre jeune génération. Moi, je veux dire à notre jeune génération, on va vous aider à réussir, à entreprendre, à ce que les gens vous fassent confiance, à y aller. Mais votre avenir, c'est pas le RSA jeune avant d'avoir commencé à travailler.
Ça ça détruit une génération. L'avenir d'une génération, c'est de leur faire confiance et de leur dire "Vous avez de l'énergie, on va vous faire votre place, mais on y met une condition, c'est qu'il faut avoir de l'envie, du courage, du travail, le sens de l'effort. C'est comme ça qu'on enseigne à une génération de prendre sa place et et après de conduire les destinées de la nation." Bravo ! Bravo ! Alors oui, on a mis des propositions sur la table et j'attends qu'elle soit reprise. Fusionner toutes les aides sociales. Il y en a plus d'une vingtaine dans notre pays.
Une seule aide sociale plafonnée à 70 % du SMIC dans tous les cas de figure pour qu'on ne puisse plus jamais gagner plus d'argent en restant chez soi qu'en travaillant. Et je le répète, je suis convaincu qu'il faut limiter pour les personnes qui sont aptes à travailler le RSA à 2 ans parce que sinon ça n'a plus de limite et que la réalité c'est qu'aider les gens, c'est les aider à reprendre le chemin du travail et ça n'est pas les enfermer à vie dans le RSA et l'assistana.
[Applaudissements]
Et attaquons-nous enfin à l'immigration incontrôlée. Et on n'y arrivera pas si on n' pas le courage de supprimer la ME, si on n' pas le courage de supprimer le titre de séjours pour soin. Et il faut, je l'ai toujours dit, conditionner à au moins 3 ans de travail l'accès des étrangers aux aides sociales parce que sinon ça n'est pas juste et qu'on attire juste chez nous des gens qui ne viennent même plus pour travailler ou pour s'intégrer ou s'assimiler.
[Applaudissements]
J'ai parlé de la jeunesse. Et bien, monsieur le Premier ministre, je voudrais ajouter quelque chose. Je vais parler des boomers. C'est une erreur d'ouvrir une fracture entre génération. Je vais vous dire ce que je pense c'est absurde. C'est tellement facile de faire d'une génération un bouqu émissaire. C'est tellement facile d'expliquer qu'une génération porterait toute la responsabilité de la situation actuelle. Mais que je sache, ce ne sont pas les boomers qui ont mis les 35 heures. Ce ne sont pas les boomers qui ont mis le RSA. Ce ne sont pas les boomers qui étaient aux commande de la destinée de l'État. Ce ne sont pas les boomers qui ont désindustrialisé la France.
Qui a pris toutes ces décisions ? bien souvent une gauche qui a amené notre pays dans l'ornière et une classe politique de droite qui n'a pas eu le courage ensuite de revenir sur ces décisions. Et je ne veux pas qu'on esquive nos responsabilités. Les boomers, ils ont le visage de mon père qui est ici, que j'ai toujours vu travailler, qui a toujours fait preuve de courage, d'enthousiasme, qui s'est jamais résigné, qui a toujours eu du tempérament, que j'ai toujours vu avec de l'envie, qui a travaillé parfois beaucoup plus qu'à notre époque. Et on va enseigner que c'est de sa faute.
Les boomers, ils ont le visage de ma maman que j'adore, qui est là, qui nous a élevé, qui appartenait à une génération où les femmes n'étaient pas promise au travail et qui pourtant s'est battu alors même qu'on lui expliquait qu'elle devait rester au foyer et qui a travaillé, qui a fait son parcours professionnel, qui nous a élevé et je suis fière d'elle et je veux les remercier l'un comme l'autre. L'un comme l'autre. Je veux leur dire que je les aime et je veux aussi que nos enfants, que Baptiste Louise soient fière de leurs grands-parents parce qu'onvera pas une génération dans la haine et le reproche de l'autre.
Je veux leur dire que cette génération a aussi construit la France, qu'elle a contribué à faire la France telle qu'elle est. Une France dont aussi nous pouvons être fiers et qu'on ne fera pas une génération en enseignant à nos enfants à détester ceux qui les ont précédés. On enseignera et on élèvera une génération en lui disant "Ils vous ont précédé, ils ont fait du bon travail et vous vous êtes encore plus formidable et vous allez faire mieux." Et c'est comme ça qu'on progresse. C'est comme ça qu'on fait une belle France
[Applaudissements]
quand je pense que mon fils court plus vite que moi en plus au marathon. Si j'avais besoin de me convaincre il vont faire mieux que nous. Alors, c'est cela que nous devons porter. C'est cette vision du pays que je veux que nous construisions ensemble. Ne vous trompez pas, ça n'est pas seulement pour le 8 septembre, ça n'est pas seulement pour le 10 septembre. C'est la vision qui est le seul chemin qui permettra de reconstruire la France. Je vais vous dire ce que je crois très profondément au fond de moi. Nous nous demandons tous mais pourquoi ça va si mal ? Quel est ce mal qui ronge la France ? Quel est ce poison qui semble petit à petit détruire tout ce qui nous est cher ?
Et bien pour moi c'est la dévalorisation du travail, c'est la perte du rapport à l'effort, c'est le fait que maintenant celui qui se donne du mal dans notre pays n'est plus récompensé. Mais le remède est là, le mal est là, mais le remède est là. Aussi terrible et la maladie, aussi possible et la la renaissance et la résurrection. C'est possible. Il n'y a rien qui nous arrête. Il faut juste que nous ayons le courage d'arrêter cela. Il faut juste que nous ayons le courage de dire "Mais stop, ça suffit. Ça fait des années qu'on a fait ça. Ça fait des années qu'on a fait croire que la justice c'est de verser des aides sociales. Non, la justice c'est le salaire, c'est le travail.
C'est faire en sorte que celui qui travaille ne se fait pas confisquer son travail par des impôts et par une dépense publique confiscatrice. Ça c'est un pays et je vais même aller plus loin. C'est pas seulement une question de feuille de salaire. Quand je parle de travail, d'effort de mérite, je parle de valeur. Je parle de ce sur quoi on construit une société. Aucune société ne peut tenir si elle est injuste. Et la première condition de justice, c'est la récompense de l'effort.
Pour moi, il n'y a rien de plus beau dans une société que d'avoir quelqu'un qui est issu d'un milieu modeste et auquel on dit parce que tu te donnes du mal et que tu as de l'envie, tu vas pouvoir réussir et t'élever tout en haut. Et quand je dis ça, j'ai le même respect pour l'aide soignante, l'infirmière libérale, la fonctionnaire de sous-préfecture qui se donne du mal, l'artisan, l'agriculteur, le startuper, le chef d'entreprise, le patron de LVMH parce que pour moi tous ils incarnent ce visage d'une France que j'aime, une France qui travaille et qui se donne du mal.
Et bien sûr, ce combat devra être mené, Florence, à l'école parce que c'est là où tout commence et c'est là où tout a commencé par se dégrader. Quand on a laissé dans notre école Geoffroid se mettre en place petit à petit l'idéologie de gauche qui nous a expliqué que le mérite, l'effort était un gros mot, on a commencé à perdre la France et la bataille, le cœur de la bataille de demain, elle sera dans l'école un sujet que la droite trop souvent a sous-estimé par le passé. Alors, avant que nous partions à l'assaut de cette montagne redoutable qui nous attend dernièrement, près de 1800 m d'ascension terrible, les montagnes d'Auvergne placide, sereines, mais que rien ne détourne.
presque aussi belle que les montagnes savoyard. Monsieur Pancook, avant que nous partions à cette ascension, je voudrais finir avec une dernière réflexion. Je veux juste que nous prenions un instant ce moment de recul tous ensemble. Je veux que nous prenions ce petit moment de recul par rapport au sous-bressau de l'actualité parce que tout est fait dans notre pays pour que une actualité chasse l'autre. et que l'on finisse par n'y plus rien comprendre. Si nous n'y prenons garde, ce que retiendra l'histoire, ça n'est pas la chute d'un gouvernement, c'est le long naufrage de la France.
Ce naufrage de la France, il a un nom, c'est ce que j'appelle l'enlisement dans l'impuissance, la phase terminale de la crise de la démocratie française. Quelle est-elle ? Qu'est-ce que nous constatons ? Parce que si on ne met pas des mots sur les choses, nous n'arriverons pas à les changer. La réalité, c'est que le pays est bloqué. La France est bloquée. Ce ne sont plus les Français qui décident. Ce ne sont plus les élus pour lesquels vous votez qui décident. Nous avons des gouvernements, nous avons des ministres, nous avons des députés, des sénateurs. Il y en a qu'on aime, il y en a qu'on aime pas.
On les entend faire des discours, mais surtout ce qu'on constate c'est qu'ils peuvent dire ce qu'ils veulent. Il n'y a plus rien qui change dans le pays. Il n'y a plus de résultats. Nous avons basculé des institutions de la 5e République à une crise de régime qui est celle de l'impuissance. Alors, certains font le diagnostic de cette impuissance. Peu remontent à sa racine et presque aucun n'en tire les conclusions. Il faut bien comprendre ce que nous allons devoir secouer. Ceux qui pensent qu'il suffit de voter pour ceux pour lesquels on n jamais voté pour que le pays reprenne la bonne direction se trompe.
Ceux qui pensent, y compris parmi nous, qu'il suffit de donner de bonnes idées sans même changer le cours des institutions se trompent. Ceux qui ne sont pas capables de mettre le débat au bon niveau, c'est-à-dire la crise des institutions de la 5e République et le régime de l'impuissance qui fait que nous avons face à nous maintenant un système dans lequel tout est fait pour nous empêcher de corriger la trajectoire de la France n'ont rien compris à la situation dans laquelle on est.
Mes amis, nous plus que d'autres, nous devons le comprendre parce que c'était le diagnostic du général de Gaulle et parce qu'il avait parfaitement compris en 1958 que si on ne change pas les institutions dans notre pays, c'est le système qui finira par nous manger et nous ensevelir. Et bien, nous y sommes. La réalité, c'est qu'une pensée de gauche qui se minoritaire dans le pays a tout entrepris depuis des années pour mettre la main sur tous les leviers qui permettent, malgré la volonté des Français, de cadnasser l'avenir de notre pays. De quoi on parle ?
du Conseil constitutionnel, des juges des cours suprêmes, des autorités administratives indépendantes, de toutes ces associations d'extrême gauche qui sont financé sur fonds publics et qui n'ont de cesse que de bloquer tous les projets dans notre pays. Tous ces organismes qui ont fait dériver l'état de droit et ont transformé la démocratie française d'un état de droit en un régime politique qui leur sert à dicter leurs idées aux Français. J'ai le plus grand respect pour le Conseil constitutionnel quand il est là pour défendre les institutions, mais je ne respecte pas un juge qui est maintenant devenu un juge politique et qui juge en idéologie et qui ne juge plus en droit.
Et quand on dit ça, on me dit "Ou là là, au secours, vous n'avez pas le droit. C'est un débat interdit." Mais bien sûr qu'il est interdit parce que le verrou est là et que tant que nous ne ferons pas sauter ce ver, nous ne pourrons pas reconstruire la France. On me dit, "Vous n'avez pas le droit de dire ça, c'est les fondements de la démocratie." Ah bon ? Mais le Conseil constitutionnel de 1958 n'était pas fait pour censurer les lois comme il les censure aujourd'hui. Le général Deaul reviendrait aujourd'hui, dirait "Mais qu'avez-vous fait de ma 5e République ? Les juges des courses suprêmes n'avaient pas le droit jusqu'à la fin des années 80 de censurer des lois.
Aujourd'hui, c'est eux qui font la loi. L'administration française était une administration qui était à l'époque où on avait des vraies politiques, qui était sous l'autorité du politique parce qu'elle chacun était à sa place. Le politique décidait, l'administration mettait en œuvre. Et si à la région on y arrive, c'est parce que chez nous c'est comme ça que ça se passe. Et si au niveau national ça ne marchait plus, c'est parce que maintenant ce sont les autorités administratives indépendantes qui décident à la place des ministres et des élus. Et si nous n'avions pas compris, il y a eu cette décision pendant l'été qui était tellement clair.
On a essayé de corriger quelque chose qui aurait dû être une évidence. En France, quand on a des étrangers dangereux qu'on les met dans un centre de reconduite administrative, nous n'avons le droit de les garder qu'une poignée de dizaine de jours. Dans tous les autres pays européens, quasiment en Allemagne, en Italie, la rétention peut atteindre 18 mois. Elle est illimitée au Royaume-Uni. Les Républicains ont porté le projet de le mettre jusqu'à 210 jours. Ceci était destiné à répondre à l'ignoble assassinat de Philippines violé et tué par un étranger multirécidiviste qui venait d'être libéré d'un centre de rétention administrative. Et bien qu'a fait le Conseil constitutionnel ?
Il a censuré cette loi et j'aimerais bien savoir au nom de quoi on n plus le droit de faire en France ce que l'Allemagne, l'Italie ou le Royaume-Uni peuvent faire que je sache, ce sont des démocraties. Oui, nous sommes dans une crise de régime et rien de tout ce que je vous dis ne pourra se mettre en place. Rien de tout ce que disent les politiques ne pourra se mettre en place si nous ne faisons pas sauter ces verrou. Nous ne sommes plus dans la 5e République. Je veux que nous la retrouvions et c'est par cela qu'il faudra commencer revoir de fond en comble les institutions de la République française.
La première chose que je souhaite, c'est que ce soit un pays dans lequel la volonté des Français ne soit plus corsetée par les juifes des cours suprêmes. On ne décide pas à la place des Français. On ne décide pas à la place des élus. La deuxième chose que je souhaite, c'est que nous nous libérions de la tyrannie de ces autorités administratives indépendantes qui nous coûtent aussi cher. Une administration indépendante, ça n'existe pas parce que sinon ça n'est plus une démocratie, c'est une dictature administrative. Et ça se supprime. Ça a été créé en masse depuis les années 90. Ça n'est pas inscrit dans la tradition républicaine française.
Et la troisème chose, arrêter de financer toutes ces associations, toutes ces associations qui bloquent la 69, qui font des recours. Nous sommes complètement fous. On finance ceux qui sont là pour bloquer la France. Voilà ce que nous avons à préparer, ce que Richelieu résumait, l'art de rendre possible ce qui est nécessaire. Aujourd'hui, en France, nous avons créé des institutions qui rendent impossible de faire ce qui est nécessaire. Nous devons à nouveau rendre possible le fait de faire ce qui est nécessaire. Mes amis, je veux finir par une leçon d'optimisme. Si nous allons jusque-là, c'est possible. Il n'y a rien d'impossible à retrouver cet esprit de la France.
Il n'y a rien d'impossible à se libérer de ces chaînes parce qu'elles ne sont pas inscrites dans ce qui est l'âme de notre pays. La France, ça n'est pas les impôts, ça n'est pas la sistana, ça n'est pas la dette, ça n'est pas l'insécurité, ça n'est pas le communautarisme, ça n'est pas le wisme. Non, la France c'est cette histoire qu'on aime admirer au puit du fou et ces paysages qui nous émerveillent ici au Min. Et la France, c'est aussi cette nation d'ingénieur capable d'accueillir la nouvelle usine Safran ou ces techniciens de génie de l'intelligence artificielle qui sont capables de défier les Américains. La France, c'est les deux ensemble.
La France, c'est l'enracinement et l'inventivité. La France, c'est la qualité de vie et la créativité. La France est tout à la fois l'artisanat d'excellence avec ces objets merveilleux que font des entreprises comme Hermes et qui sont enviés dans le monde entier et qui sont fabriqués à quelques kilomètres d'ici. Mais c'est aussi le rafale, ce bijou de technologie qui incarne la France de l'innovation. La France, c'est les deux. La France, c'est la tradition et la modernité. Et c'est ça ce qui fait que notre pays a tant de talents. La France, c'est cette nation qui crée un million d'entreprises et qui a en même temps un million d'artisans. La France est agriculteurs du Cantal.
Mais c'est aussi les chercheurs de Grenoble. C'est ça la France. La France c'est l'envie. La France c'est l'enthousiasme. La France est le panache. La France, je vous l'ai toujours dit, elle a des ailes mais aujourd'hui elle a juste des chaînes et elle attend que nous la libérions de ces chaînes pour que nous construions ce chemin du redressement de la France pour que revive la République et que vive la France. Vive la France et vive la République mes amis. Merci à tous. Merci à tous. Merci à tous. Merci à tous. Merci à vous. Merci à tous. Maintenant, j'aimerais bien vous demander de venir chanter une marseillaise avec moi.
Si je peux avoir mes élus et les représentants des jeunes républicains et de l'uni, on va chanter cette marseillaise ensemble. Allez, venez. Chloï, en avant. Allez, bien sûr. SWZ Allez, vas-y. Enfant de la patrie, jour de gloire est arrivé contre nous de la tyrannie. Les tendeurs sanglantes élevées. Les tardurs sanglantes élevées. Entendez-vous dans nos campagnes mugir ces féroces soldats ? Il viennent jusque dans vos bras. Égorger vos fils et vos compagnes. Citoyens, formez vos bataillons. Marchons, marchons qu'un s impurreuve sillons. Excellent. Excellent.
[Applaudissements]
Super
Laurent Wauquiez