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Podcast / conversationBruno Gollnisch· 21 novembre 2013 11 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalAgriculture & alimentationTransportsInstitutions & élections

Gabegie bruxelloise, Prix Sakharov, dédiabolisation... : les vérités de Gollnisch

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Bruno GollnischFait
    « Nous avons voté contre un certain nombre de dépenses inutiles. »
  • 0:30Bruno GollnischChiffre
    « Nous sommes contributeurs nets, c'est-à-dire que nous donnons beaucoup plus que ce que nous recevons. »
  • 2:00Bruno GollnischFait
    « Nous avons voté les crédits pour le satellite européen. »
  • 4:30Bruno GollnischFait
    « On peut continuer moyennant un certain nombre d'aménagements à passer par le seuil naturel de Vinimi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bruno Golniche, bonjour. Bonjour. Nous voilà de nouveau à Strasbourg pour la session de novembre de ce parlement.

Et oui, c'est une session qui est très largement consacrée au vote du budget de l'année prochaine, du budget européen pour les 7 prochaines années. 1000 milliards d'euros. Exactement.

Il y a de quoi faire. Et justement de tous les programmes politiques et cetera qui vont être comment dire qui vont faire l'objet des financements de la communauté. Euh nous vous savons eurosceptique.

Vous avez voté contre tout ou euh non ? Euh bien sûr, nous avons voté contre un certain nombre de dépenses inutiles. Nous avons voté d'autre part contre des programmes dont nous souhaiterions la renationalisation.

Par exemple, la politique agricole commune, nos positions européennes faisait peur à beaucoup d'agriculteurs. Mais nous préférerions nous aider les agriculteurs français avec l'argent que nous donnons en ce moment à l'Europe. Je vous rappelle que nous sommes contributeurs nets, c'est-à-dire que nous donnons beaucoup plus que ce que nous recevons.

Par conséquent, quand on dit aux agriculteurs, quand on essaie de leur faire peur en leur disant "Ben, si euh les tests du Front National Triomph, vous n'aurez plus d'aide de la part de l'Europe." C'est tout à fait absurde. Mais il y a d'autres programmes par exemple pour lesquels nous avons été réservés.

Je pense en particulier à un programme qui est extrêmement séduisant dans le cadre de la politique des transports qui est le TGV Lyon Turin mais qui requi que l'on perce un tunnel de 50 km à travers les Alpes. C'est un un un projet pharaonique beaucoup plus coûteux encore que le tunnel sous la manche et à mon avis beaucoup moins utile parce qu'on peut continuer moyennant un certain nombre d'aménagements à passer par le seuil naturel de Vinimi. Par conséquent, là-dessus, nous avons été réservés.

Nous nous sommes abstenus sur pourtant une initiative qui est sympathique. Les échange d'étudiants, les bourses Erasmous. En principe, nous ne sommes pas hostiles à ces bourses, mais en l'occurrence on en a étendu tellement le champ et l'application à des programmes d'animateurs sociaux dans les banlieux et cetera qui ne nous paraissaient pas devoir justifier le sacrifice de l'argent des Européens.

En revanche, par exemple, nous avons voté les crédits pour le satellite européen. C'est important que nous disposions d'un satellite et d'un système de positionnement par satellite de GPS qui soit indépendant des États-Unis d'Amérique, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle et c'est important aussi bien sur le plan civil que sur le plan militaire. D'une façon générale, je suis personnellement favorable à la réduction de tout le système de l'Union européenne à un système de gestion par programme.

Des programmes précis, chiffrés, quantifiables sur lesquels les citoyens européens puissent mettre un bilan, qu'est-ce que ça coûte et qu'est-ce que ça nous rapporte comme avantage. Donc pragmatique et pas dogmatique. absolument et débarrasser de toute cette hyper réglementation qui prétend encadrer tous les aspects de la vie politique, économique, sociale, culturel, sexuel devrais-je dire euh sans s'en s'en plaisanter euh de 450 millions d'Européens.

Autre sujet dont les auditeurs vont certainement avoir entendu parler par la presse, la remise du prix Sakarof ce midi à une jeune femme, Malala Yousafsa. Parfaitement. Malussaf qui est une jeune pakistanaise qui habitant dans le nord de ce pays a été l'objet de pression par les talibans qui interdisaient aux filles d'aller à l'école.

Euh elle a lutté à sa façon contre ce fanatisme islamique et elle a d'ailleurs été de ce fait grièvement blessée dans un attentat. On a essayé de la tuer. Elle a reçu une balle dans la tête.

Elle en est heureusement tout à fait réchappé. nous a fait une démonstration extrêmement brillante d'ailleurs euh une jeune fille de 16 ans. Je suis heureux d'ailleurs que euh l'initiative de la remise de ce prix Sakarof censé euh honorer des défenseurs de la liberté d'expression et qui a parfois, il faut bien le dire, été moins bien décerné.

Euh mais pour une fois, l'initiative en a appartenu à des députés que l'on pourrait dire euh nationaux patriotes euh au nombre desquels je m'honore d'avoir été et par conséquent nous sommes heureux euh que ce prix Sakarov a été remis à cette courageuse jeune fille qui reste certainement un exemple et un modèle de lutte contre le fanatisme et en l'occurrence le fanatisme islamiste. Autre sujet de cette session, un rapport extrêmement dangereux, le rapport Fox Effner concernant soi-disant les sièges des institutions européennes mais qui en en fait vise à remettre en cause le siège du Parlement européen à Strasbourg. Oui, en réalité l'enfer est pavé de bonnes intentions et il y a beaucoup d'hypocrisie dans cette dans cette démarche.

On a fait adopter d'ailleurs par une large majorité de ce Parlement européen le fait que le Parlement puisse demander une renégociation des traités pour n'avoir plus qu'un seul lieu de travail. Et et bien évidemment, si cela était accepté, la majorité de ce parlement, les britanniques en tête, décideraient de tout regrouper à Bruxelles. En réalité, nous vivons là l'aboutissement d'un processus qui est parfaitement exemplaire, symptomatique de à la fois de la volonté des Européistes de créer un super état européen dont Bruxelles partagé comme vous le savez entre la Flandre et la Wallenie serait un espèce de district fédéral.

Bruxelles serait aux États-Unis d'Europe ce que Washington DC Washington le district de de Washington est aux États-Unis d'Amérique. Voilà c'est ça le but, c'est d'y regrouper toutes les institutions. Ce qui procède, comme je l'ai dit à mes camarades britanniques eurosceptiques, en réalité d'une logique d'une logique étatique.

C'est pour instaurer le super état euromondialiste. Nous nous avons défendu Strasbourg qui est le siège légal officiel du du Parlement européen. Mais il faut bien dire que le Strasbourg n'a pas été défendu par le gouvernement français.

Nous vivons 25 ans d'impéricie. Je me souviens que déjà en 86 quand j'étais à l'Assemblée nationale française à la commission des affaires européennes, on disait il faut faire les aménagements nécessaires à Strasbourg. Il faut que les lignes aériennes soient suffisantes pour euh amener en période de session des gens d'un peu partout en Europe.

Rien de tout cela n'a été fait. C'est absolument indigent, scandaleux. Et on a construit, c'est vrai, un un nouvel euh hémicycle et un nouveau bâtiment de ce parlement.

Les bureaux, ils sont plus petits encore que dans le précédent et surtout le gouvernement français a laissé dans l'illégalité la plus totale et pourtant ça a duré 3 ans, il y avait le temps de réagir, construire en vue du Parlement européen un immense bâtiment sur fonds privés comportant un hémicycle qui a été loué à prix d'or dans la dernière heure du mandat du président socialiste espagnol Baronne Crespo. J'ai essayé d'attirer l'attention. Euh, il est certain qu'on a créé de ce fait une situation absolument intenable dans laquelle ces beaux locaux de Strasbourg sont occupés 3 jours et demi par mois.

Ça ne peut pas tenir. Il fallait que la France négocie par exemple euh au moment de la Constitution euh de la Banque centrale européenne euh l'abandon de la candidature de Lyon au profit de Francfort contre le fait de tout regrouper à Strasbourg. Mais il est certain que la situation actuelle hélas n'est pas tenable.

Une partie de l'administration est encore à Luxembourg. Euh les sessions planières ont lieu 3 jours et demi euh par mois euh à Strasbourg et le reste du temps, tout se tient à Bruxelles. Euh ça ne tiendra pas très longtemps s'il n'y a pas de la part du gouvernement français euh au Conseil européen euh des mesures très fermes et des propositions positives.

En tout cas, pour vous, le combat euh continue. Et à propos de de combat, justement, ce sera peut-être une question centrale de la prochaine mandature et donc des de la prochaine campagne des élection européennes. Beaucoup de de choses, peut-être beaucoup de bêtises sont dites dans la presse ou même par les sondages en ce moment, comment dire en France sur le succès annoncé du Front National, ces raisons et ces et ces acteurs.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Non, je me réjouis des bons sondages. Euh, je suis quand même quelquefois un petit peu effaré du grégarisme d'un certain nombre de journaliste.

Je n'ai rien par exemple contre le journaliste qui a fait un excellent article, un article plutôt agréable dans le Figaro magazine d'il y a une dizaine de jours sur ces ces nouveaux intellectuels qui rallent le Front National, ces conseillers politiques de tout poil comme si auparavant le Front National avait été un ramassi de brut au Front Bas. Alors euh je ne connais pas le journaliste en question et est peut-être récemment arrivé sinon dans la profession, du moins au contact du Front National. que je sache, il y a quand même eu un certain nombre d'intellectuels, entre guillemets si tentez que ce nom, ce mot vaille dire encore quelque chose, euh au Front National dès les débuts dans la volonté d'élargissement et de réunion de la part de Jean-Marie Le Pen, que je sache, par exemple le président de notre conseil scientifique, un maître de conférence à l'université de Grenoble, Huc Petit, professeur d'histoire des idées politiques et même chargé de la chair des droits de l'homme.

C'est dire que et bon euh ses compétences professionnelles s'imposent euh alors même que l'on connaissait son engagement politique qui est un des garçons les plus brillants de sa génération. Je crois que c'était un intellectuel. Le doyen Audri Jean Audri qui est l'un des linguistes les plus éminents de France était aussi que je sache un intellectuel où l'africaniste Bernard Lugan auprès duquel nous pouvions recueillir des informations sur l'évolution de la situation. dans ce dans ce continent.

Euh je euh pense à madame Dachari, par exemple, professeur honoraire à la Sorbonne de géographie physique et de géographie des transports qui est l'une des personnes qui connaît le mieux euh justement cette question euh d'économie des transports. Je pense au professeur Robyz également professeur à la Sorbonne, euh excusez-moi de me citer moi-même puisque j'ai été quand même doyen de faculté et que j'ai été à la fois maître de conférence de droit avant de devenir professeur euh de de langue et de civilisation de l'Extrême Orient. Bon, encore une fois, c'est un certain nombre de de gens qui qui découvrent que tout est que tout est beau, que tout est nouveau, tant mieux, tant mieux, mais qui ne perçoivent pas la continuité qu'il y est remarquable, qu'il y a eu dans notre action.

C'est une action de persévérance. Et moi, je me réjouis sans réserve de cette dédiabolisation. Je crois qu'elle résulte avant toute chose du fait que les Français ont pris conscience que nous posons les bonnes questions, nous avons les bonnes réponses et nous avons des gens qui sont capables de les porter comme on le verra non seulement aux élections municipales mais aux prochaines élections européennes.

Merci Bruno Ganich. Merci.