Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationyoutube.com· 18 décembre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileOutre-merDéfenseÉconomie & entreprises

TEMPS DE PAROLE Estelle Youssouffa (partie 2) Jeudi 18 decembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Invité politiqueChiffre
    « 90 % des expulsions d'étrangers en situation irrégulière réalisé dans notre pays l'été depuis Mayotte. »
  • 0:50Invité politiqueChiffre
    « L'exécution des obligations de quitter le territoire français ont un taux d'exécution, je crois, qui est moins de 10 % en France. »
  • 3:02Invité politiqueFait
    « Si la frontière existe, faut faut la matérialiser. C'est ça le sujet. »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « Les comorts envoient leur population pour prendre le contrôle de Mayotte, mais les comorts ont quand même aussi engagé depuis plusieurs années le trafic humain avec les migrants qui arrivent d'Afrique et de Madagascar. »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « On a vu le coup d'état à Madagascar. On sait que Daesh a repris du poil de la bête dans le canal du Mozambique. »
  • 7:12Invité politiqueFait
    « Ces bateaux-là sont postés à la Réunion et toujours pas à Mayotte. »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « On a une reconstruction qui n'est toujours pas là alors que les promesses ont été faites. »
  • 10:06Invité politiqueFait
    « Le président de la République permet l'évacuation du président Radjoel, il met en danger tous les Français qui sont à Madagascar et les binationaux. »
  • 11:34Invité politiqueFait
    « Paris est toujours en train de considérer les outremères comme des tremplins pour projeter la puissance mais ne semble pas réaliser que c'est aussi des points de vulnérabilité. »
  • 12:55Invité politiqueFait
    « Moscou qui dit "On va aider les comor à prendre le contrôle de Mayotte, je prends ça très au sérieux." »
  • 14:19Invité politiqueFait
    « Il a développé une vision du développement économique pour notre île. Fort intéressante cette vision. Elle elle fixait une une trajectoire et une ambition notamment autour d'un d'un immense pôle aéroportuaire. »
  • 15:03Invité politiqueFait
    « Il y a une décision de justice qui est prise euh et c'est panique à bord parce que effectivement euh les juges ont dit euh il faut euh mettre fin à la DSP. »
  • 16:30Invité politiqueFait
    « Le quai numéro 1 qui n'est toujours pas réparé. Le quai numéro 2, on attend ça devient l'arlésienne. »
  • 17:57Invité politiquePromesse
    « On a besoin que la France investisse, que notre pays développe nous développe pour nous donner le plein potentiel. »

Temps de parole

  • Estelle Youssouffa100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Estelle Youssouffa

Merci de votre fidélité pour le second temps de parole. Et bien comme je vous le dis, on reste avec Estelle Youssoufa qui est toujours avec nous, madame la députée madame Constancein. Petite petite question mais pas pas àudine. On a appris que 90 % des expulsions d'étrangers en situation irrégulière réalisé dans notre pays l'été depuis Mayotte. Oui, ça fait longtemps hein que Mayotte sert les statistiques du ministère de l'intérieur. Moi, j'ai toujours été contre cette politique de la reconduite à la frontière parce qu'en fait c'est la libre circulation à nos frais. Faut juste arrêter de se raconter des histoires hein.

Les Comoriens rentrent à Mayotte comme s'ils étaient chez eux avec les reconduites qui nous coûte une fortune parce que c'est extrêmement cher de faire des reconduites à la frontière. Mais ça permet au ministère de l'intérieur de de dire on travaille à la lutte contre l'immigration clandestine. On a encore eu cette discussion avec la ministre de l'outre avec le préfet. Euh moi je reviens à l'étymologie de lutte contre l'immigration clandestine. Ça veut dire lutter contre l'entrée illégale sur le territoire. Voilà. C'est pas la reconduite, c'est déjà un constat d'échec.

Et effectivement, tant que on continue à faire 90 % de du chiffre des reconduites à la frontière, c'est-à-dire que quand même les les l'exécution des obligations de quitter le territoire français ont un taux d'exécution, je crois, qui est moins de 10 % en France. Et donc, si vous vous dites que 90 % de ces OQTF, c'est à Mayotte, vous avez compris l'importance de laisser aussi grande ouverte la frontière. Ça permet de de ne pas dire qu'on est complètement impuissant face à les face à la à l'immigration. Mais en fait pour nous, pour notre territoire, c'est pas ça la solution. La solution c'est de changer de ton avec les comors.

C'est de remettre en question cette relation malsine et d'affirmer notre souveraineté. Moi, je suis euh particulièrement euh mécontente de de se satisfcier. C'est pas ça le la solution, c'est pas les reconduite en soi. C'est que les gens arrêtent de rentrer. C'est que la marine nationale se mobilise pour protéger notre frontière. C'est que euh, comment dire, euh, on fasse du pushback et qu'on renvoie ces bateaux, pas qu'on soit en train de les amener à terre pour les mettre dans notre cras et que ça nous coûte une fortune, qu'on ouvre du droit à des personnes qui sont illégalement sur le territoire.

Mais Estelle Youssoufa, quand vous vous tenez ce discours auprès des autorités parisiennes, euh c'est quoi le retour que vous avez ? Parce que nous ici, on sait tous en fait ce que vous dites. On est à peu près tout tous d'accord avec vous. Qu'est-ce qu'il vous disent à Paris quand quand vous dites ce genre de quand vous tenez ce discours ? Moi, je me satisfais pas de du constat d'échec ni de de la capitulation. Moi, c'est quelque chose que je ne sais pas entendre. Je considère qu'on ne peut pas abandonner. Je ne je ne n'accepte pas l'impuissance publique. Je n'accepte pas que mes interlocuteurs me regardent comme si j'étais une éberluée.

Si si nous Maurè et Maoré n'avons pas reçu le même mot et que la frontière n'est qu'un concept, faut juste nous informer. Mais si on met des milliards dans la défense nationale du pays, bah j'aimerais qu'on défende nationalement le pays dont Mayotte fait partie. Donc si la frontière existe, faut faut la matérialiser. C'est ça le sujet. Après, je ne dis pas que c'est facile ni que c'est simple. Je pense que c'est une vraie révolutionnicienne parce que ce qu'on est en train de de subir à Mayotte, mais pas que. C'est aussi ce qui se passe en Grèce ou en Italie, la frontière n'est pas qu'une frontière à terre, c'est aussi une frontière en mer.

Et c'est vrai que ça demande une révolution dans la le droit en mer de faire matérialiser cette frontière. Mais quand vous voyez que les Grecs et les Italiens repoussent les bateaux de migrants, ça s'appelle le pushback, moi j'aimerais que à Mayotte on fasse la même chose. Alors Estelle, vous avez justement sur les sujets de défense de nos frontières et donc plus largement de défense de notre pays. Vous avez lors du débat voulu sur cette question par le premier ministre, monsieur le Cornu, vous avez pris la parole pour rappeler la vulnérabilité de de Mayotte et donc de la de la France dans l'océan Indien.

Oui, parce que je pense qu'il y a une un aveuglement ou en tout cas une prise en compte qui n'est pas à la hauteur des enjeux par rapport à la la situation de Mayotte. Il y a la question des flux migratoires qui sont instrumentalisés par les comorts. Les comorts envoient leur population pour prendre le contrôle de Mayotte, mais les comorts ont quand même aussi engagé depuis plusieurs années le trafic humain avec les migrants qui arrivent d'Afrique et de Madagascar. C'est-à-dire que la plaque tournante, elle est à quelques dizaines de kilomètres de chez nous où les trafiquants comoriens permettent l'entrée des demandeurs d'asile.

Et on a vu que ça transformait Mayotte en cocotte minute avec le stade de Cavani mais aussi à Tsunzu. C'est-à-dire que les demandeurs d'asy ne sont pas expulsables. On peut pas faire du chiffre comme on le fait avec les OQTF et les reconduites à la frontière. Les demandeurs d'asile en fait, ils ont droit à une protection et ça nous rend tous dingue puisqu'on a pas accès à Mayotte à nos droits les plus fondamentaux. Donc on se retrouve avec les comores qui ont augmenté la pression migratoire avec deux types de migrants, les migrants comoriens plus les migrants africains.

Et on voit que ça panique complètement et ça désorganise les services publics et les forces de l'ordre parce que ça les mobilise de manière considérable. La deuxième chose que que l'on voit aussi c'est l'instabilité régionale. On a vu le coup d'état à Madagascar. On sait que Daesh a repris du poil de la bête dans le canal du Mozambique. Je rappelle que c'est à quelques centaines de kilomètres de nous. En Tanzanie, il y a des violences extrêmement graves avec une instabilité politique et une répression qui font qu'il y a quand même un risque de coup politique très fort. Et là aussi, c'est à c'est à moins d'une heure de de nous en avion.

Euh et on a vu cette année des affrontements extrêmement violents au Kenya. Donc en fait nous on est dans un environnement immédiat qui est quand même très instable. pas très instable, moyennement très instable, violent avec un risque que nous qui sommes au milieu, littéralement, géographiquement au milieu, on soit contaminé. Le risque c'est évidemment avec euh le succès euh des pouchistes à Madagascar que il y en ait deux trois qui soient inspirés au Comor, hein. C'est comme ça quand même qu'Azali est arrivé au pouvoir. C'est lui-même un PIS dont il sait ce qui le menace.

Euh outre l'usure du pouvoir et la corruption et le fait qu'il n'arrive à rien dans son pays, il y a quand même nécessairement des généraux qui sont en train de se poser deux trois questions au com avec une population qui a les mêmes sujets de révolte que Madagascar, c'est-à-dire la pauvreté, pas d'accès à l'eau, l'électricité, une corruption généralisée. Le mouvement des Genes Z qui a renversé le pouvoir à Madagascar a commencé en Asie. C'est un espèce de phénomène mondial qui est quand même très inquiétant. Nous, on est aussi en risque de d'instabilité sur notre île.

Euh donc, si vous voulez, le fait que par exemple pour les patrouilleurs outreem euh Paris n'est toujours pas changé d'avis, c'est-à-dire que ce sont les bateaux de la Marine nationale qui sont censés lutter contre l'immigration clandestine. Ces bateaux-là sont postés à la Réunion et toujours pas à Mayotte. Moi, je ne comprends pas et je refuse de comprendre cette inepsie. C'est une anomalie politique, c'est pas une stratégie de défense de Mayotte. Quand on voit que notre pays qui est quand même déstabilisé et qui est en lutte contre la Russie, on voit que la Russie est très offensive dans la région.

Elle est à Madagascar, elle est aussi au comient les comorts dans leur revendication de Mayotte. On voit là cette semaine, c'était le président de la République qui fait face à des tonnes de fake news sur un peu un pseudo PCH à Paris. C'était complètement faux avec de l'intelligence artificielle, des fausses vidéos et cetera, mais ça a circulé avec des millions de vues. Nous à Mayotte, on le voit bien qu'on a des tonnes de de fausses informations qui circulent. Ça ne circule pas sur vos médias à vous, mais ça circule sur TikTok, ça circule sur WhatsApp en masse et c'est des fausses informations qui alimentent une paranoïa, qui alimentent un une tension.

Il faut comprendre que les ingérences étrangères, elles s'appuyent toujours sur une réalité. elle ne la crée pas. On n pas d'eau à Mayotte et c'est inadmissible. On a des services de l'État qui sont sous-dimensionnés par rapport aux enjeux de Mayotte. On a une reconstruction qui n'est toujours pas là alors que les promesses ont été faites. On a un état qui est faible alors que on a besoin de l'État à Mayotte. Et donc dans ce contexte, les ingérences étrangères, ce que alimente les Comor mais aussi l'Azerbaïdjan ou la Russie alimente une tension qui est déjà sociale, qui est déjà très forte et alimente une instabilité politique.

Moi, je voulais le rappeler parce que quand on entend le discours qu'il y a en métropole pour pour parler simplement, mais l'hexagone qui est en train de recalibrer tous les efforts militaires pour protéger l'hexagone en cas de guerre à terre, à l'est avec l'Ukraine, en fait, où sont les investissements pour la Marine nationale pour les outresemes ? On voit bien qu'on a des problèmes budgétaires. Est-ce qu'on est en train de prendre en compte dans la réorientation de la défense nationale la menace qui pèse en outreem ? Que ce soit pour Mayotte, mais aussi par exemple pour la Nouvelle-Calédonie qui est l'objet de beaucoup d'ingérences avec les Chinois, l'Azerbaïdjan.

On voit qu'il y a un débat qui est quand même avec de lourdes conséquences pour nous avec deux îles du Pacifique que le qued d'Orsé pense rétrocéder à à une à un pays du le Vanouatus au ferreur. ces deux îles, si le qued d'or cède et dit on est capable de donner des terres françaises parce queil y a une revendication d'une puissance étrangère, vous imaginez les phédominaux pour nous ? Bien sûr. Donc on comprend très bien qu'on est dans une période historique à risque.

Et moi effectivement je suis très inquiète parce que je je pense que dans cette période où à Paris on fait des choix qui semblent nous oublier quand le président de la République permet l'évacuation du président Radjoel, il met en danger tous les Français qui sont à Madagascar et les binationaux. Euh et évidemment, moi j'ai lancé l'alerte en disant attention parce que s'il vous prend l'idée d'aller évacuer euh les autorités comoriennes si elles sont mises en cause, il est hors de question de nous mettre nous en danger parce que en 2008, c'est ce qui avait provoqué des émeutes antiblanc à Mayotte. Bien sûr.

Donc il faut faire très attention à la posture que prend notre pays parce que ça a c'est observé, c'est analysé et ça nous met directement en danger. Et je pense que il y a il y a une méconnaissance où en tout cas les problèmes sont tellement importants en Europe qu'on a le sentiment que Paris par moment perd de vue un peu ce qu'il se passe pour nous. C'est-à-dire que quand je discute avec euh le qu d'ors et que je leur dis attention à ce que vous êtes en train de faire un Madagascar parce que pour nous ça peut avoir des conséquences immédiates. Ah oui, c'était un angle mort de notre vision. Sympa l'angle mort. Bon bon euh bah oui. Bon ben bonjour. Euh oui.

Non non mais la réponse, la première réponse a été non mais la Réunion n'a aucun risque. Ah ben oui oui, je me doute bien que la Réunion n'a aucun risque. Nous oui. Et ça c'est quelque chose quand même qui est profondément inquiétant dans cette manière de voir la situation internationale. Paris est toujours en train de considérer les outremères comme des tremplins pour projeter la puissance mais ne semble pas réaliser que c'est aussi des points de vulnérabilité et que donc il faut défendre.

Moi, je suis particulièrement mobilisée pour dire attention, nous nous sommes des points de vulnérabilité, il faut consolider, il faut descendre défendre et c'est pour ça que le fait que l'État soit aussi lent dans la reconstruction, ça nous vulnérabilise même au point au niveau international parce que c'est regardé, c'est exploité et c'est tout un discours antifrançais, tout un discours indépendantiste qui commence à se développer à Mayotte et c'est extrêmement dangereux parce que je voudrais quand même rappeler deux trois choses. les uns et les autres qui sont en train de dire Mayotte libre, c'est le moment d'aller prendre indépendance. Toute façon, Paris ne fait rien.

Moi je vous dis juste hein, le la seconde où il n'y aurait plus le drapeau français à Zaouzi, il y aurait un drapeau comorien la seconde d'après et ce serait reconnu par la communauté internationale. Il y a pas de mayotte seule. Soit Mayotte est française, ce qu'elle est, ce qu'elle a choisi et pour moi, il n'est pas question de remettre en cause ce choix. Aussi imparfait et insatisfaisant que ce soit. et notre pays est en grande difficulté. On n'est franchement pas les seuls à endurer une situation compliquée. Ouais, ça il faut pas l'oublier hein. Mais soit soit les coms prennent le contrôle de notre île.

Faut faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt en développant un discours antifrançais en laissant penser que Mayotte peut tenir seul dans son environnement. En plus, je suis pas convaincu que le niveau de la classe politique euh nous encourage ou nous donne foi dans notre capacité à l'autogestion, hein. Franchement, quand on voit ce qui se passe au niveau des de certaines collectivités et et l'énervement dans lequel est notre population euh par rapport à nos élus, je pense que faut faut arrêter de se raconter des histoires et tous les discours masqués qui sont en train de lutter contre Paris, d'appuyer là où ça fait mal. Et moi je ne pas du tout que nos problèmes sont graves.

Je ne dis pas qu'on a pas de problème. Je dis simplement attention parce que c'est pas le moment de se raconter des histoires. C'est pas le moment de penser que tout est calme, que c'est c'est stable. C'est au contraire extrêmement fragile et on le vit dans notre chair. Quand on voit l'état dans lequel se trouve l'île, franchement, c'est pas le moment d'aller mettre le feu ou d'aller trouver que une petite une petite un petit mouvement social ou une crise d'indépendance. nous ferait le plus grand bien. Moi quand j'entends Moscou qui dit "On va aider les comor à prendre le contrôle de Mayotte, je prends ça très au sérieux.

J'aimerais qu'à Paris on le prenne aussi au sérieux." Alors Estelle, il y a un autre sujet qui est qui est important dans l'actualité. En avril dernier, le président de la République est venu à Mayotte, vous vous en souvenez, vous étiez vous étiez là. Il a développé une vision du développement économique pour notre île. Fort intéressante cette vision. Elle elle fixait une une trajectoire et une ambition notamment autour d'un d'un immense pôle aéroportuaire. Euh on est presque 8 9 mois après euh depuis une décision de justice est intervenue au niveau du port, on a l'impression qu'il se passe plus rien du tout.

Alors, il y a eu un décret, non, il y a eu un décret qui a été pris pour activer le le chantier de l'aéroport de Bouilloni. Donc, euh, on est euh là-dessus. Euh, et dans la programmation pour la reconstruction, il y a l'argent qui est prévu pour l'aéroport dans le nord de Lille. Mais effectivement, la situation au port de Longonie, elle est extrêmement inquiétante. C'est-à-dire que moi, je j'alerte, on est moi ça fait des années que j'entends tout le monde taper sur Madame Nelle en disant il faut qu'elle il faut qu'elle parte, il faut qu'elle parte.

Là, il y a une décision, voilà, il y a une décision de justice qui est prise euh et c'est panique à bord parce que effectivement euh les juges ont dit euh il faut euh mettre fin à la DSP et euh comment dire en septembre dans 9 mois effectivement fin août, euh Madame Nel serait tout à fait fondée à tout lâcher fin août, prendre ses ouvriers et laisser le port nu. Ouais. Et je veux dire, on est face à un énorme problème parce qu'on a pas d'opérateur et donc quand je il y a même plus de directeur au port au niveau du conseil départemental.

Je veux dire moi je les auditions qu'on a mené pour les lois Mayottes avec le conseil départemental, les déclarations publiques, les discours qui ont été tenus par le conseil départemental auprès de l'exécutif sont quatre ou cinq versions différentes. Je ne sais pas ce que veut le conseil départemental avec le port de Longonie. Est-ce qu'il veut donner le port à à l'État ? Comment est-ce que le conseil départemental euh percevrait euh l'oxroit de mer auquel Bercy veut mettre fin ? Que d'autres départements d'outremè veulent euh abolir ? Moi je je ne sais pas je ne sais pas comment est-ce qu'on fait les grands investissements qui sont nécessaires au port de Longonie.

Il y a quand même le quai numéro 1 qui n'est toujours pas réparé. Le quai numéro 2, on attend ça devient l'arlésienne. Il y a euh la partie qui euh accueillait l'approvisionnement en gaz et en hydrocarbure qui a été très abîmée par euh par euh avec un marché de l'État d'ailleurs pour réparer par euh par euh le cyclon chido. Donc en fait, on a un port, notre poumon économique et notre euh notre intraveuse vitale qui est en très très mauvais état physique et qui est aussi légalement très fragilisé avec pas de directeur mais surtout visiblement pas d'opérateur dans 9 mois.

Il y a une mission X de l'État avec des inspecteurs qui m'interrogent et je leur dis un expliquez-moi ce que vous voulez faire de l'État parce que de du port parce que je ne sais toujours pas quelle est la vision de l'État et de est-ce que vous avez pris en compte les enjeux de défense ? On revient à à ma discussion un peu plus tôt. Moi, je me bats pour que Longonie ait aussi une partie militaire parce que là, ce qu'on est en train de de souhaiter c'est d'avoir le port à quelques kilomètres de l'aéroport et donc on est une grosse zone économique et c'est un projet qui est structurant pour toute l'île s qu'on puisse avoir une protection aussi.

Pour moi, idéalement, il y a le commandement de gendarmerie qui doit être construit là-bas et aussi un port euh militaire en eau profonde qui permet d'accueillir à temps complet les patrouilleurs autreemères que je demande. Je n'imagine pas que dans l'absence de réflexion, on n''est pas compris qu'il faut quand même avoir un projet qui soit ambitieux et clair pour Mayotte. C'est pas qu'une question de gouvernance, c'est pas qu'une question de qui a le beau titre avec le collier de d'ilang et de Jasmin. c'est quand même de savoir comment ça fonctionne et pourquoi. Qu'est-ce quel est le projet sur 10, 15, 20 ans pour le port de Longonie ?

Quand on suit notre démographie, quand on suit le développement économique dans la région, il y a quand même des gros enjeux. Il y a d'énormes enjeux pour notre survie mais aussi pour notre prospérité. Moi, je voudrais et c'est la plus grosse frustration de mon mandat, c'est qu'on arrête d'être dans la survie et qu'on soit dans l'ambition des projets, quelque chose de positif, quelque chose qui nous permette d'avancer. Et en fait effectivement, ce projet d'avoir le port et l'aéroport, si on restructure toute cette partie de l'île, qu'on l'outille avec des infrastructures qui soient performantes, évidemment que ça booste toute l'île, ça nous permet d'avancer.

Ça nous fait un gros projet qui permet de construire, de créer des emplois et qui permet de générer de la richesse parce que et d'offrir des trajectoire à la jeunesse également.

Oui, parce que parce que en fait la question du port et de l'aéroport parce que les gens vont dire "Oui, mais le port à Tamatave est moins cher, le port à la Réunion est déjà tout construit, au Kenya c'est moins cher et cetera." Sauf que en zone Union européenne, en zone euro, avec le droit, avec la possibilité de protéger les les entreprises qui investiraient à Mayotte et qui travailleraient sur le port, qui opéreraient à Mayotte, avec la la les abattements fiscaux pour une zone économique spéciale, ça nous permettrait de créer vraiment de la richesse et d'être à proximité des champs gaziers du Mozambique.

La Runion, elle est de l'autre côté, quel que soi ce que les uns et les autres pensent. Et je sais bien que les Rionnés sont très impatients de voir euh pouvoir prendre leur part du gâteau, sauf que le gâteau en fait, il est près de Mayotte avant tout. Donc on a besoin que la France investisse, que notre pays développe nous développe pour nous donner le plein potentiel. sinon on ne sera toujours qu'anglué dans des problèmes. Et moi, je n'accepte pas que effectivement on soit toujours face à des interlocuteurs qui semblent pris au dépourvu. On a l'impression, moi j'ai j'ai suis comme vous hein, j'ai suivi les feuilletons judiciaires des nombreuses procédures lancées contre madame Nel.

J'ai entendu des litanies d'élus qui étaient en train de déplorer la gestion du port. Là, il y a une opportunité que je vais pas commenter. C'est une décision de justice. Et là, tout le monde se regarde avec des grands yeux comme des lapin dans les phards d'une voiture, apeuré et avec zéro zéro vision. Zéro vision. Mais là, ils nous mettent tous dedans. C'est-à-dire que non seulement le port a besoin d'être reconstruit, que l'on consolide les investissements au-delà des quais, qu'on consolide les investissements et qu'on ait une vision. Est-ce que madame Nel doit partir ou pas ? Et si elle part, vous mettez qui et comment ? Avec quel contrat ?

Moi, je je peux euh euh tout entendre, mais en fait euh euh jusqu'à présent, elle a fait le boulot. Elle a bien fait le boulot malgré tous les obstacles que les uns les uns et les autres lui ont mis sur la route. Et en fait là, tout le monde s'est précipité en se disant "Tant mieux, elle part et puis en fait c'est panique à bord au port, il y a rien qui fonctionne et c'est vraiment pour moi extrêmement inquiétant.

C'est le dossier par rapport à l'année qui arrive où je me dis est-ce que est-ce qu'à Paris on a compris la la l'importance stratégique du port juste pour notre survie mais le fait que plus on attend plus les investissements vous savez que les investissements que ce soit pour le port ou l'aéroport ils avaient été comment dire envisagés avant la guerre en Ukraine c'est-à-dire qu'avant que les coûts explosent à Mayot les coûts ont explosé d'abord pour la guerre en Ukraine et alors maintenant avec les coûts de la reconstruction on a dans quelques jours et on a alerté l'exécutif sur le fait qu'il y a une taxe carbone qui va s'imposer, ça pourrait faire augmenter de 20 à 25 % le prix du ciment et des matériaux de construction à partir du 1er janvier, c'est-à-dire dans 15 jours.

Je veux dire, on est sur des enjeux qui sont pressants et à chaque fois, on est face à des interlocuteurs qui nous regardent au niveau de de du gouvernement. Ah bon ? Ah oui, ah oui, c'est important, c'est urgent. Euh oui, enfin c'est avant-hi. Je suis surprise de vous informer de quelque chose qui est normalement dans votre périmètre et en fait ça va avoir des conséquences immédiates très importante. Donc oui, sur le port c'est quelque chose de très inquiétant. Estelle, le temps touche à à ça.

Oui, file à grande vitesse, mais je suis très contente parce que on a atteint l'objectif, c'est-à-dire de sortir de l'urgence quotidienne pour prendre un peu de hauteur et se poser la question des grands dossiers de de demain et je crois que les choses sont assez claires. Bon courage pour nous défendre. Merci. [rires] Oui, il m'en faut parfois. Mais bon courage pour vous la semaine prochaine parce que c'est vraiment très important ce qui va se jouer à l'Assemblée nationale et et je sais que vous vous battrez pour nous. Alors bon courage toujours toujours toujours toujours se battre pour Mayotte et puis à très vite. À bientôt. Bonne fête de fin d'année à tous.

C'est la fin de ce temps de parole. tout de suite la suite de nos programmes.