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InterviewTF1 (sur YouTube)· 14 mai 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Présidentielle : Benjamin Lucas-Lundy annonce sa candidature à la primaire de la gauche|TF1 INFO

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Face à l'antavirus et la gastro-entérite, le gouvernement assume le protocole sanitaire le plus strict d'Europe. Est-ce que vous trouvez cela justifié ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a annoncé des aides ciblées sur les carburants. Vous qui êtes écologiste, trouvez-vous normal d'utiliser de l'argent public pour aider les énergies fossiles ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pour financer des politiques comme l'électrification des transports, il faut faire des économies ailleurs. Le gouvernement évoque 6 milliards de coût. Comment voyez-vous cela ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez de rétablir l'ISF et de taxer les héritages. Comment financeriez-vous ces mesures ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon s'est déclaré candidat à la présidentielle. Vous, vous vous présentez à la primaire de gauche. Pensez-vous que cette primaire a encore un sens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Benjamin Lucas-LundyFait
    « On a besoin de financer aujourd'hui les urgences, les réponses aux urgences du présent de nos compatriotes et il y en a beaucoup. La crise sociale elle est là. Les inégalités se sont amplifiées. »
  • 6:00Benjamin Lucas-LundyPromesse
    « Nous considérons qu'il faut augmenter les recettes, c'est-à-dire aller chercher chez les ultra riches, chez les multinationales. On a proposé la tax Zukman, on propose un certain nombre de dispositifs. Oui. Rétablir un impôt de solidarité sur la fortune. »
  • 9:00Benjamin Lucas-LundyFait
    « On a porté ensemble un programme celui du Nouveau Front populaire en commun, tous d'ailleurs de Hollande à Mélenchon. »
  • 9:30Benjamin Lucas-LundyFait
    « On a besoin de remettre le progrès au cœur de tout parce qu'aujourd'hui l'extrême droite, elle a imposé ces thèmes, ces termes et sa vision rance de la société. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

à l'heure de l'invité politique du jour. Bonjour Adrien Gendre. Vous recevez ce matin Benjamin Lucas lundi député génération est des Yvelines.

Bonjour Benjamin Lucas Lundi. Les autorités françaises se sont retrouvées confrontées à deux cas d'école en matière médicale ces derniers jours, dernières heures. L'antairus et la gastroentérite.

Face à l'antavirus, le gouvernement affirme assume d'avoir le protocole sanitaire le plus strict d'Europe. Et puis face à la gastro-entérite, on l'a vu, 1700 personnes ont été provisoirement confinées sur un bateau à Bordeaux. Est-ce que le gouvernement et les autorités, de votre point de vue, ont raison d'appliquer une sorte de principe de précaution maximale ?

Oui, moi je veux pas entrer dans une forme de polémique permanente sur ces questions-là qui sont graves, qui touchent à la santé de nos compatriotes, mais il y a les mots et puis il y a les actes et il y a la question, on l'a vu depuis le Covid de notre système de santé. Ce gouvernement, les pouvoirs successifs qui sont succédés depuis que Emmanuel Macron est président de la République ont fermé des lits. Par exemple, l'hôpital Bicha à Paris où sont accueillis les premières victimes de de ce terrible virus.

C'est un hôpital qui est menacé de fermeture par le gouvernement. Euh donc on voit bien qu'il faut pas être là dans une forme d'hypocrisie. Il faut de la confiance collective mais il faut aussi de la transparence et puis il faut des actes et un soutien à notre système de santé à nos soys.

Mais quand vous dites ça, pardon, vous considérez que le gouvernement veut volontairement porter atteinte à la santé des Français ? Je considère que la réalité, c'est que la politique de ce gouvernement depuis 10 ans, elle nuit à la qualité de soins, elle nuit à l'offre de soins. On a des on a des déserts médicaux, on a des soignants qui sont en souffrance, on a dans toutes les salles d'urgence euh dans les salles d'attente des urgences, des temps d'attente qui sont considérables et qui se sont euh dramatiquement amplifiées ces dernières années.

Donc oui, c'est le résultat d'une politique d'austérité, une politique qui n'a pas anticipé justement ces crises qui malheureusement arrivent et peuvent arriver. Alors, il vous a pas échappé qu'il y a aussi une situation budgétaire qui est très contrainte. On le voit d'ailleurs aussi sur le front des carburants.

Le gouvernement a annoncé des aides ciblées mais laisse en suspend pour le moment la nouvelle vague d'aide qui est attendue sur le fond quand il s'agit d'aider des carburants, c'est-à-dire des énergies fossiles. Vous qui avez une sensibilité écologiste, est-ce que vous dites il faut utiliser de l'argent public pour ça ? Bien sûr, c'est pas des carburants qu'il faut aider.

Ce sont les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour aller chercher leurs enfants à l'école, pour aller s'occuper d'un proche en perte en perte d'autonomie. On est face à un sujet de cohésion nationale. Euh cette semaine encore, du fait des prix excessifs des carburants, vous avez des millions de français qui euh se serrent la ceinture, qui euh euh tirent la langue à chaque fois qu'ils doivent aller travailler, aller chercher leurs enfants à l'école et cetera.

Donc c'est ça le sujet. Ensuite, la question écologique évidemment elle est posée. Là aussi, on peut décider à chaque crise de faire comme le Premier ministre, se faire des peintures de guerre sur le tor, se dire "Vous allez voir ce que vous allez voir." D'ailleurs, on voit pas grand-chose en réalité dans les aides concrètes pour nos compatriotes, mais il faut anticiper et donc il faut sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, il faut électrifier nos transports, il faut développer nos transports en commun, il faut mieux accompagner nos compatriotes qui aujourd'hui ont besoin de de la voiture.

Tout ça encore une fois n'a pas été anticipé. Or, la catastrophe écologique, la dépendance aux énergies fossiles, on la connaît, elle existe. Ça fait des années que c'est documenté, ça fait des années qu'on la vit.

Ces crises pétrolières, elles vont durer, elles vont s'amplifier. La situation géopolitique, vous la commentez tous les tous les matins, elle est pas au beau fixe. Donc, on a besoin là aussi d'anticipation.

Mais il ne faut pas aujourd'hui pénaliser celles et ceux qui ont besoin de leur voiture comme outil de travail, comme outil de vie sociale. C'est vraiment un enjeu de cohésion républicaine aujourd'hui. Est-ce que vous reconnaissez que pour financer ces politiques, par exemple le plan électrification que le gouvernement a annoncé, il faut faire des économies par ailleurs.

Le chef du gouvernement a dit ça va nous coûter 6 milliards global cette crise en quelques semaines à peine entre les recettes fiscales qu'on n pas et les dépenses en plus qu'on doit faire. Mais on a un désaccords philosophiques avec le gouvernement. Nous nous considérons que pour augmenter les dépenses qui sont nécessaires pour la question de la protection écologique, mais aussi pour la question de nos services publics, moi par exemple, je pense que il faut réduire les inégalités scolaires, donc créer un service public de l'aide au devoir et du soutien scolaire.

Je pense qu'il faut aujourd'hui mieux investir dans nos services publics la protection des français, la sécurité, la santé. Voilà, je pense qu'il faut mieux partager les richesses notamment. Et donc le gouvernement considère qu'il faut pour faire face aux défis qui sont devant nous euh baisser euh la dépense.

Nous nous considérons qu'il faut augmenter les recettes, c'est-à-dire aller chercher chez les ultra riches, chez les multinationales. On a proposé la tax Zukman, on propose un certain nombre de dispositifs. Oui.

Rétablir un impôt de solidarité sur la fortune. S'attaquer par exemple aussi à la question aujourd'hui de la rente et de l'héritage. On est dans une société où vous pouvez naître milliardaire.

C'est le jour de votre naissance, vous avez une minute d'existence de vie, vous êtes déjà du simple fait du patrimoine accumulé par vos parents, de la rente, pas de ce qu'ils ont réussi à à construire avec une vie de travail. Mais vous pouvez naître multimillionnaire ou milliardaire. Tout ça crée une inégalité insupportable qui pèse sur notre capacité à faire ce confisquer au bébé tout héritage possible futur.

Caricaturez pas mais je veux oui par exemple qu'on définisse un héritage maximum. C'est-à-dire qu'on dise qu'il y a une forme de d'essence à mettre aujourd'hui dans le partage des richesses. Tout simplement parce qu'on en a besoin.

Vous venez de citer des défis qui sont devant nous. On a besoin de financer aujourd'hui les urgences les réponses aux urgences du présent de nos compatriotes et il y en a beaucoup. La crise sociale elle est là.

Les inégalités se sont amplifiées. La pauvreté la misère elles existent. Puis répondre au grand défi pour notre nation. la transition écologique, la réindustrialisation de notre pays également.

Dans un an, il y a une élection présidentielle à gauche, il y a un candidat qui lui trace déjà sa route, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il s'est déclaré officiellement il y a 10 jours sur TF1. En parallèle de ça, il y a une primaire à gauche qui s'en lise.

Les socialistes qui sont divisés, François Ruffin insoumis qui annoncé qu'il maintiendrait quand même sa candidature même si cette primaire n'a pas lieu. Est-ce que vous vous croyez encore à cette primaire de gauche ? Sa on célèbre les 90 ans du Front populaire.

Il y avait un mot de Léon Bloom qui disait "Je le crois parce que je l'espère". Donc moi, je fais preuve de volontarisme tout simplement parce que nous n'avons pas le choix en réalité que de trouver les chemins pour nous rassembler. On est le 14 mai.

Vous me faites le plaisir de m'inviter à cette date-là. Dans un an pile, nous serons dans le premier jour du mandat du nouveau président de la République. Et moi, je vis comme des millions de Français, ce que j'appelle la génération nouveaux Fronts populaire, c'est ces gens qui se sont mobilisés, qui ont fait irruption dans les élections législatives de 2024 pour empêcher l'extrême droite de gagner.

Je vis comme eux dans l'angoisse panique que le président de la République dans un an ce soit l'extrême droite, ce soit monsieur Bardella ou madame Le Pen. Pas parce que simplement parce que je les aime pas, pas simplement parce que monsieur Bardella est ridicule, pas parce que madame Le Pen est une reprise de justice, euh mais parce que euh aujourd'hui la réalité c'est que le programme de l'extrême droite, c'est la préférence nationale. C'est quoi la préférence nationale ?

C'est l'apartide dans toutes les sphères de la société, dans l'accès au logement, dans les services publics, dans l'emploi. C'est-à-dire c'est la fin de la République telle qu'on la connaît, l'état de droit. Il y a un à gauche qui porte ça dans la première de gauche.

Je rappelle hein, il y a les anciens insoumis François Ruffin, Clémentin l'écologiste Marine Tondelier. Est-ce que l'un de vous est l'un d'eux pardon est votre candidat ? Est-ce que vous voyez aujourd'hui vos idées représenter ?

Mais on a porté ensemble un programme celui du Nouveau Front populaire en commun, tous d'ailleurs de Hollande à Mélenchon. Donc on doit être capable de se sentir représenté par chacune et par chacun. Là en l'occurrence sur la primaire, moi je souhaite être candidat pour porter justement le cri de colère et le cri d'espoir de cette génération nouveaux Fronts populairire. ceux qui ont la peur panique de voir l'extrême droite arriver au pouvoir qui veulent le rassemblement le rassemblement de toute la gauche pas l'union à moitié l'union aux deux tiers l'union de toute la gauche et des écologistes comme nous l'avons fait avec le nouveau Front populaire pour renouer avec l'idée de progrès même si ça ajoute de la division à la division et une gauche déjà fracturée non mais on discute on est dans cette phase là mais pourquoi l'objectif de ça c'est quoi comment on va battre l'extrême droite comment on peut trouver le chemin du rassemblement en renoin avec l'idée de progrè c'est-à-dire l'idée que nous ne sommes pas condamnés notre génération à vivre moins bien que celle de nos parents, que ceux qui vont venir après nous la génération de nos enfants, la génération de mon fils qui a 18 mois vivra mieux que nous dans une société débarrassée des pesticides, dans une société débarrassée du racisme, du sexisme, des discriminations, dans une société où on fera vivre pleinement le droit international, la solidarité à l'égard aujourd'hui des peuples qui souffrent de la guerre et et de la misère. une société dans laquelle le partage, la justice sociale, la dignité, ça voudra dire quelque chose.

Dans une société par exemple, on parlait des prix des carburants où chacune et chacun pourra partir en vacances l'été pour permettre à sa famille de s'évader, de respirer, de découvrir des choses, une société de l'égalité, de la justice. On a besoin de remettre le progrès au cœur de tout parce qu'aujourd'hui l'extrême droite, elle a imposé ces thèmes, ces termes et sa vision rance de la société. Merci beaucoup.

Merci beaucoup Benjamin Luc lundi.