Nouvelle France, nouvelles familles | #Amfis2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:12non_speechChiffre
« En France, entre 60 et 70 % des tâches domestiques et parentales sont encore assurées par les femmes. »
- 6:51non_speechFait
« On a une défaillance massive des services publics, qu'on a une organisation genrée de l'activité économique jusque dans les congés prévus à l'arrivée d'un enfant. »
- 13:08non_speechChiffre
« Les chiffres que Sarah a dit tout à l'heure sont assez parlants. Donc si on prend un peu les l'état des lieux de de l'inégalité dans la parentalité, on a cette espèce de notion de d'instinct maternel qui vient justifier globalement un investissement pas du tout équitable des pères et des mères autour des enfants dans dans les premières années de vie pour les pour les couples hétérosexuels avec des congés qui sont pris massivement par les mères puisque plus dans plus de 9 cas sur 10 les personnes qui prennent les congés parentaux dans les familles héro hérosexuels sont les mères. »
- 13:52non_speechChiffre
« 30 % de de femmes qui travaillent à temps partiel contre 8 % des hommes euh et 80 % des travailleurs à temps partiel qui sont des femmes travailleurs, travailleuses, hein, on pourrait dire plutôt 80 % des travailleuses à temps partiel. »
- 14:37non_speechChiffre
« 75 % du travail domestique, 64 % du travail parental qui est porté par les mères et pas par les pères au sein des couples. »
- 15:20non_speechChiffre
« Les pères gagnent en moyenne un salaire 30 % plus élevé que les mères alors que euh dans des entre une femme sans enfant et un homme sans enfant, c'est les carrés de 8 %. »
- 18:59non_speechPromesse
« Il faut que il y ait une politique ambitieuse avec des congés parentaux réellement égalitaires parce que c'est l'enjeu, c'est d'enrayer la spirale au moment où elle s'installe en fait, c'est-à-dire dans les premières semaines, dans les premiers mois de la vie de l'enfant. »
- 26:15non_speechFait
« On entend partout que maintenant la PMA est accessible à toutes. Alors, est-ce vrai ? Accessible comment ? »
- 28:23non_speechFait
« Cette famille repose essentiellement sur une construction genrée enfin sur une division genrée de la famille où tout repose sur la mer. On oublie aussi que cette norme exclut essentiellement euh toutes les minorités sexuelles et de genre et qu'elle efface aussi la réalité des classes populaires et euh des familles racisées. »
- 32:42non_speechChiffre
« À la Réunion euh les familles parentales monoparentales représentent 40,2 % euh des familles. Elles représentent plus de 50 % dans les entilles françaises. En France hexagonale c'est 23 25 %. »
- 39:13non_speechFait
« On a une super loi, enfin super c'est vite dit qui n'est pas applicable en tout cas qu'il est pour très peu de gens et surtout pour parler des incidences réelles dans la vie de tous les jours pour les familles concernées c'est qu'en fait on se rend compte que c'est une loi qui a été faite qui a été arrachée un petit peu au forceps et en fait euh tout est fait pour nous faire comprendre qu'on ne veut pas de nous. »
- 46:32non_speechPromesse
« Elle prône notamment l'abolition de la famille. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et bien écoutez, bonjour à toutes et à tous. Je suis très heureuse de vous voir aussi nombreux nombreuses pour notre table ronde qui est celle intitulée Nouvelle France, nouvelle famille et que j'ai le plaisir d'animer en compagnie de supers intervenantes que je remercie pour leur pour leur présence. peut-être commencer par me présenter. Je suis Sarah Lin. Euh, je suis députée du groupe de la France insoumise. Je suis membre de la délégation au droit des femmes et de la commission des affaires culturelles et de l'éducation.
Je suis même vice-présidente de la délégation au droit des femmes, même si ces titreslà n'ont pas toujours grand sens à l'Assemblée nationale, mais parfois ça permet de gratter deux trois fonctions euh stratégiques. Et j'ai notamment été coprapporteur d'un rapport sur les politiques d'accompagnement à la parentalité. C'est comme ça que c'était intitulé dans les institutions. Mais donc un rapport, une mission parlementaire sur la parentalité. Comme toutes les mission parlementaire, c'est toujours avec un gr un membre de l'opposition et un membre du gouvernement. Donc c'était avec une députée mode. Donc c'est pas c'était pas très facile d'aboutir à beaucoup de propositions.
Je vous dirai deux trois choses que j'ai réussi à à faire en commun avec elle. Et donc je me préoccupe beaucoup de ces questions de parentalité, de famille et évidemment sous un angle féministe intersectionnel et je trouvais ça important de pouvoir tenir cette table ronde, cette conférence aujourd'hui à nos amphis 2026. Donc je remercie pour leur présence Morgane Madeline Massard qui est coprésidente de l'association Parents et féministe, Mariama Soabi qui est avocate membre de l'association Mam en solo et Vanina Mozikonaci qui est philosophe, maîtresse de conférence et autrice d'apprendre à philosopher en féministe.
Alors tout d'abord, cette table ronde, je je souhaite l'inscrire dans la continuité d'une partie du programme de ses enfis. Je sais pas si vous avez remarqué mais il y a des fils rouges plus ou moins conscients qui se construisent au fil de ce programme. Et si vous regardez le programme de cette journée et ben vous aviez ce matin en même temps et c'est d'ailleurs le drame de ces fil c'est qu'il y a beaucoup de choses en même temps. Ça crée beaucoup de frustrations mais du coup d'envie de revenir ou de poursuivre les échanges.
Ce matin, on avait lieu en même temps un temps fort autour du livre de Clémence Gué qui vient de paraître et qui s'intitule pour une politique de l'amitié qui est un livre qui remet en cause en fait ce focus des politiques publiques autour du couple de la famille dans leur en plus leur caractère extrêmement hétéro patatriarcal.
Et puis il y avait en même temps une conférence sur le thème en finir avec l'adultisme par ma collègue Marianne Maximi et je crois que ça fait une espèce de continuité avec la conférence qu'on va tenir tout de suite et puis avec celle qui suivra aussi animée par Gabriel Catala cet après-midi à 15h30 et qui a pour titre violence sexuelle faite aux enfants système judiciaire et de santé à l'épreuve de la réparation. Tout ça dessine un paysage dans lequel nous à la France insoumise, on on s'inscrit un horizon de réflexion, une réflexion sur un horizon de rupture résolument anti patriarcal dans lequel on veut euh inscrire cette réflexion sur la famille.
Alors dans ce contexte-là, vous allez me dire le titre de la table ronde Nouvelle France nouvelle famille peut paraître déjà un peu provocateur puisque ou au moins paradoxal puisque est-ce qu'on est encore possible de reprendre la notion de famille, la notion de France si centrale dans des discours qui sont des discours natalistes, nationalistes, patriotique, patriarcau, imprégné d'idéologie réactionnaire, sexiste, raciste, bref parce qu'il fallait pas jeter à la poubelle ces mots-là carrément. Bon, je ne me je ne me contenterai pas, je ne me satisferais pas que l'on jette ces mots à la poubelle. Nous, on l'assume.
On assume de nous demander de quelle façon ces nouvelles familles peuvent non seulement et bien être libéré de ce cadre réactionnaire dont je viens de parler, mais peut-être comment elles peuvent être un levier et contribuer à libérer la société tout en entière, à nous faire à faire advenir cette nouvelle France que l'on appelle de nos vœux. Comment de nouvelles familles parties prenantes d'une nouvelle France pourraient contribuer à abattre l'ordre réactionnaire ou inversement tout projet de rupture avec les systèmes de domination patriarcal racistes capitaliste n'implique-t-il pas nécessairement bah qu'on revoit cette institution de la famille ?
Parce que cette institution de la famille c'est quand même la cellule de base de la nation. C'est quand même un enjeu fondamental des politiques impérialistes, coloniales et racistes. C'est quand même l'espace privilégié d'un travail reproductif gratuit qui est indispensable au capitalisme, hein. La la reprodu le travail la reproduction du force la force de travail. Et puis bah c'est le noyau du patriarcat, la famille. Et c'est aussi euh pour reprendre une expression qui a été employée spécifiquement euh pour parler de l'inceste, ben la famille, c'est aussi le berceau des domination. Domination sur les femmes, domination sur les enfants qu'on appelle aussi la domination adultiste.
Bref, est-ce que c'est pas finalement le premier des chantiers à ouvrir si on veut changer la société tout entière ? Alors, qu'est-ce que j'entends dans cette conférence par la notion de nouvelle famille ? Et ben, c'est un peu comme Nouvelle-France. Vous avez vu la polémique qu'on a pu nous faire sur Nouvelle-France. La Nouvelle France, elle est là depuis fort longtemps. Le sujet c'est pas est-ce qu'il nouvelles familles qu'on a vu surgir là récemment sous notre loupe.
C'est pas tant ça que de se dire ce sont des nouveaux sujets politiques, sujets de lutte politique, de lutte en tout cas qu'on va nous qu'on va devoir entendre, qui sont pas forcément nouvelles mais qu'en tout cas qui font le paysage de voilà de ce qui est en mouvement aujourd'hui dans le pays pour faire advenir du nouveau. Ce sont ces familles qui sortent de la norme hétéropatriarcale et qui d'une façon ont toujours existé. Leur forme et leur statut diffèrent selon les espaces géographiques et culturels. En France, elle diffèrent aussi au gré de l'évolution des institutions, de la conquête de nouveaux droits.
Et nous, on va pas du coup s'y intéresser ici juste comme une donnée à cartographier, mais ces nouvelles familles ont fait le pari qu'elles sont le moteur d'une transformation de notre société parce qu'elles sont parties prenantes de la construction de cette Nouvelle France, de cette aspiration à rompre avec les systèmes de domination. Alors, ce sont qui ces nouvelles familles ? Ce sont des familles piparentales hétérosexuelles qui aspirent à sortir d'un modèle patriarcal tel qui s'exprime en France. On on va le rappeler vite fait, ça va sans doute être rappelé au cours de la conférence. En France, entre 60 et 70 % des tâches domestiques et parentales sont encore assurées par les femmes.
Euh et c'est pas du tout à cause d'un mode d'organisation singulier qui toucherait singulièrement l'individualité de chacune des familles. C'est c'est pas sans lien avec le fait que dans le pays, on a des inégalités de revenus énormes entre les femmes et les hommes. Bien plus énormes quand il s'agit des femmes ayant des enfants et des hommes ayant des enfants que entre travailleurs et travailleuses sans enfants. qu'on a une défaillance massive des services publics, qu'on a une organisation genrée de l'activité économique jusque dans les congés prévus à l'arrivée d'un enfant.
Donc ce sont déjà ces familles biparentales hétérosexuelles qui disent "Ben nous, on aspire à quelque chose de différent de ce que vous avez dans votre dans ce propre modèle biparental hétérosexuel." Puis ce sont évidemment aussi les familles monoparentales, les familles recomposées, les familles cuir plus ou moins reconnues par les institutions aspirant plus ou moins à l'être d'ailleurs reconnu et qui sont souvent l'objet de discours marginalisant, stigmatisant comme si c'était une part spécifique de la population mais qui en fait sont à la fois de plus en plus nombreuses, peut-être sont la masse en fait des familles telles qu'elles existent dans leur diversité et surtout sont centrales dans une dynamique profonde de remise en question de la norme hétéropatriarcale.
Elles aspirent toutes ces familles à développer une parentalité, une éducation égalitaire féministe. À ce titre, elles sont aussi bah le berceau de nouvelles génération, de cette nouvelle France qu'on aspire à voir arriver au pouvoir. Une France, une déjà des nouvouvelles générations apte à libérer la France des systèmes des différents systèmes de domination. Et ces familles et bien elles se heurent à des obstacles incessants, à des institutions qui sont profondément patriarcales, que l'on parle du monde du travail, que l'on parle de l'école, que l'on parle de la justice.
Et ce patriarcat et là on arrive, on touche à un paradoxe, tout le monde explique que comme il est partout, il est dans les mentalités, hein, il est systémique mais du coup il est partout, et bien on doit le combattre par l'éducation, par le changement des mentalités et ça présente un risque qui est d'oublier que quand on dit que c'est systémique et bien c'est structurel et que donc il faut peut-être s'attaquer aux structures et que parfois expliquer que c'est une question d'éducation, c'est une façon d'exonérer la responsabilité du politique qui façonne ces structures à coup de politique publique, à coup de droit accordé ou non.
Et c'est un des risques que l'on prend ici en étant quatre femmes autour de cette table à s'assigner la tâche de penser les nouvelles familles et la déconstruction du modèle hétéropatriarcal. Euh voilà, donc il faut que cette conférence, elle parle de politique et de solution politique et pas de comment nous on doit se débrouiller pour changer la société en changeant les mentalités, en donnant des conférences ou en éduquant autrement nos enfants. Donc il y a cette injonction paradoxale qu'on va essayer de de lever.
une façon insidieuse de faire reposer sur ses familles et vous l'aurez deviné surtout sur ses femmes, la lutte contre la société patriarcale tout entière, la charge cette transformation et c'est l'écueil de l'individualisation, de la dépolitisation de la question féministe reléguée finalement à des pratiques du quotidien. Mesdames, messieurs, surtout mesdames, est-ce que vous pratiquez au quotidien le féminisme dans l'éducation que vous donnez ? Le féminisme dans votre couple, le féminisme dans vos vacances, le féminisme dans vos enfis ? Voilà.
Et bien, c'est ce qu'on va essayer de de de contourner, d'éviter ces injonctions parce que ce sont aussi des injonctions qui sont retournées contre les femmes, retourner contre les minorités, retourner contre les classes populaires qu'on va aller regarder de près en se demandant si cette famille issue des classes populaires a bien intégré la demande qu'on lui fait de rompre avec le patriarcat.
Euh voilà, d'où l'importance de cette analyse systémique qu'on va essayer de de mener de ce à quoi se heurte d'un point de vue institutionnel, d'un point de vue politique l'aspiration de ces nouvelles familles à sortir du modèle étoréopatriarcal et donc queles se réponses politiques possibles puisqu'on est là pour ça ? Quels obstacles rencontrent-elles pour se constituer, pour être connu ? Quelles sont leurs revendications ? Qu'est-ce qui les meut ? Qu'est-ce qui les mobilise ? Et quels sont les nouveaux droits, les transformations des institutions pour répondre ? Alors, je vais vous proposer un premier temps d'échange enfin de d'intervention liminaire de nos trois intervenantes.
On va les laisser se rebondir sur leurs interventions aussi et je rebondirai aussi pour que ce soit le plus fluide possible. Et puis après évidemment, il y aura un temps d'échange avec vous chers camarades. Je commence par Morgane Madeline Massar. Morgan, tu es coprésidente de l'association Parents et féministes. Tu es donc c'est une association qui se donne pour mission devrait pour une parentalité égalitaire entre les pères et les mères pour une enfance sans également pour une enfance sans sexisme.
[raclement de gorge] Dans cette association, vous accompagnez les parents avec des espaces de parole, des outils, des informations sur les réseaux sociaux, mais vous avez aussi cette activité de plaidoyer pour défendre des mesures politiques en faveur de l'égalité.
Est-ce que Morgan, tu peux nous faire un état des lieux de ces mesures euh de c de cette inégalité dans la parentalité et notamment bah et bien dans ces familles biparentales, hétérosexuelles, quels que soient les choix individuels faits par ses familles, on a une organisation sociale culturelle qui assigne toujours le rôle de soin à la mère, le statut d'autorité au père et qui en réalité pousse de façon insidieuse, sans le dire, en fait, à une monoparentalité de fête puisque tout repose sur les mères encore et fait peser sur elle une pénalité maternelle, ce fameux coût économique mais aussi physique, mental d'une parentalité reposant essentiellement sur les femmes.
Quels sont les leviers politiques pour sortir de cette organisation sociale que vous vous avez et pour une éducation féministe que vous avez vous identifié chez parents et féministes ? La parole est à toi pour 10 minutes. Merci Sarah et merci de de proposer ce temps d'échange et puis d'amener cette question ici parce que c'est c'est vrai que c'est des questionnements autour de la parentalité comme espace politique qui sont voilà vraiment à investir.
Nous cette question des nouvelles familles, elle fait écho parce que au sein de notre association, on a ce qui nous rassemble, c'est le désir de chercher des façons d'être parents qui déjouent les stéréotypes de genre, qui déjouent les assignations. On accueille en notre sein à la fois des mères et des pères euh et parce qu'on considère que les questions liées à la parentalité doivent être prises en charge par les femmes comme par les hommes. On est quand même une grosse majorité de mères. Donc s'il y a des paires que ça investit, enfin que ça intéresse de s'investir sur ces questions, ils sont les bienvenus.
Euh alors pourquoi c'est important et pourquoi je dirais même c'est indispensable et c'est urgent de de déconstruire les les injonctions autour de la parentalité ? D'abord parce que actuellement la parentalité c'est quelque chose qui met à mal les femmes et qui a un vecteur d'inégalité énorme entre les hommes et les femmes. Les chiffres que Sarah a dit tout à l'heure sont assez parlants.
Donc si on prend un peu les l'état des lieux de de l'inégalité dans la parentalité, on a cette espèce de notion de d'instinct maternel qui vient justifier globalement un investissement pas du tout équitable des pères et des mères autour des enfants dans dans les premières années de vie pour les pour les couples hétérosexuels avec des congés qui sont pris massivement par les mères puisque plus dans plus de 9 cas sur 10 les personnes qui prennent les congés parentaux dans les familles héro hérosexuels sont les mères.
Ensuite, ça ça s'enchaîne en fait, il y a la prise de temps partiel avec 30 % de de femmes qui travaillent à temps partiel contre 8 % des hommes euh et 80 % des travailleurs à temps partiel qui sont des femmes travailleurs, travailleuses, hein, on pourrait dire plutôt 80 % des travailleuses à temps partiel. Euh et puis donc on parlait aussi de de travail reproductif et plus globalement on a cette charge domestique qui repose sur les femmes, la charge de éducative parentale euh et effectivement 75 % du travail domestique, 64 % du travail parental qui est porté par les mères et pas par les pères au sein des couples.
Et puis de manière générale pendant toute la période de l'enfance et jusqu'à assez tardivement, bah c'est la mère qui est sur le front et qui assume la plupart du temps la double journée avec donc un du travail et ensuite le travail à la maison. Euh ça a un coût économique important pour les pour les femmes.
On a il y a un rapport de de 2023 de la fondation des femmes qui a intitulé le coup d'être maire qui est très parlant là-dessus qui détaille vraiment les pertes d'opportunités professionnelles, les pertes de revenus et les les les globalement tout tout ce que les maires vont vont finir par petit à petit accumuler sur leurs épaules comme préjudice en fait lié à la parentalité avec donc un écart de salaire entre femme ayant des enfants et pères ayant des enfants qui est euh de de l'ordre de euh en alors j'ai les pères gagnent en moyenne un salaire 30 % plus élevé que les mères alors que euh dans des entre une femme sans enfant et un homme sans enfant, c'est les carrés de 8 %.
C'est assez parlant en fait sur le le sur cette question là. Euh et puis euh donc on a euh un coût physique et mental qui est important et qui pèse aussi sur les sur les mères, hein, euh et euh qui n'est pas assez euh accompagné. Euh on a un coût physique de la grossesse et de l'accouchement pour celles qui passent par euh par là pour pour devenir parente. Euh on a la difficulté à se projeter finalement dans cette maternité dont on découvre parfois qu'on doit l'assumer en solo ou quasi en solo après la naissance de l'enfant parce que dans les couples, le la question de la garde, la question de l'investissement parental après la naissance est trop souvent vraiment pas suffisamment anticipé.
Euh et euh ça tout ça débouge sur des données sur euh euh les dépressions postpartom qui sont euh assez euh euh vraiment enfin euh qui qui touche massivement donc les les femmes. Il y a aussi une dépression postpartom qui peut toucher des paères mais qui est quand même plus minoritaire et la pression globalement sur les mères est énorme socialement. Euh les modalités éducatives sont jugées. Euh elles sont considérées comme les principales responsables quand les enfants vont mal. Elles en font toujours trop ou pas assez. Enfin voilà, on a tout un cadre où c'est difficile, c'est difficile en fait d'être maire et c'est des des situations où il y a quelque chose à à vraiment à rééquilibrer.
Et finalement, on a ces schémas de répartition genré avec les mères qui sont du côté du K, les hommes qui sont du côté de l'autorité et cetera vont reproduire au sein du couple des schémas de domination qui sont présents dans la société puisque bah la la l'activité reproductive, elle est très peu valorisée. On a une valorisation économique nulle, enfin voilà, on a une valorisation symbolique très relative puisque donc toutes ces activités considérées comme féminines vont être dévalorisées et perçu comme peu intéressantes. Et dans une perspective patriarcale qui reste assez présente, on valorise le le la capacité des maères à se sacrifier.
Alors c'est très bien mais en fait ça n'est pas vraiment suffisant. Euh et euh et alors qu'est-ce qu'on peut mettre en œuvre politiquement pour améliorer, pour vraiment rompre puisque on on est dans dans cette recherche de de rupture euh avec cette situation. Un des leviers principaux pour pour notre association, c'est vraiment l'établissement de congés parentaux qui seraient réellement égalitaire.
Euh parce que même si chacun, chacune doit faire un effort, euh on ne peut pas impulser de changement d'ampleur à un niveau individuel et euh il y a un moment où il faut que il y ait une politique ambitieuse avec des congés parentaux réellement égalitaires parce que c'est l'enjeu, c'est d'enrayer la spirale au moment où elle s'installe en fait, c'est-à-dire dans les premières semaines, dans les premiers mois de la vie de l'enfant où si la mère est incitée systémiquement enfin par le par les congés qui sont proposés à elle surinvestir, être beaucoup présente auprès de l'enfant dès le démarrage et le père pas plus contraint que ça.
En réalité, ce qui s'installe souvent, c'est cette dynamique qui amène les femmes à perdre en en en puissance économique, à à perdre en en disponibilité, enfin bref, c'est le congé les des congés parentaux égaux égalites, c'est vraiment le le bé àabas de ce qui de ce qui est euh demandé en fait pour rompre avec les les inégalités hommes. comme femme dans la parentalité et il y a eu le nouveau congé de naissance qui n'est clairement pas suffisant puisque il entérine en fait le déséquilibre de base. Il il n'incite pas du tout les pères à s'investir dans les premiers mois de la vie de leur enfant. Il ne change rien du tout à ce qui était là précédemment sur ce plan.
Euh, on avait donc le le les le congé maternité qui était de 6 semaines avant et 10 semaines après la naissance et un congé paternité qui était de 25 jours. Et là maintenant, on se retrouve avec la possibilité donc de de prendre jusqu'à 2 mois de congé indemnisé après les congés ces congés de maternité, de paternité ou d'adoption euh avec un dédommagement à 70 % pour un premer mois et à 60 % pour un 2e mois. Donc en fait, il y a pas de remise en cause de de l'inégalité de base de d'investissement euh qui est qui est placé en fait vraiment à la racine et ça c'est très très problématique.
Euh ensuite, il y a le montant de de l'indemnisation, tant qu'à faire, voilà, si on propose un prolongement, un vrai congé parental, ben proposons-le à à la hauteur du salaire et et pas avec quelque chose de dégressif. Et puis en plus derrière, on retombe sur donc la somme de de l'allocation pour le congé parental précédent qui est autour de 40 400 € par mois, ce qui est vraiment ridicule.
Euh donc voilà, vraiment il y a un un travail à faire pour amener une dimension égalitaire et et euh une forme d'obligation pour les pères de prendre un congé parental euh un congé dans les premières semaines, dans les premiers mois de la vie de l'enfant et pas leur donner la possibilité de prendre au bout de 6 mois. au bout de 6 mois, en fait, si on n'a pas appris à à à fréquenter son enfant, à développer des compétences de Cer qui se développent en fait dans le contact avec l'enfant, c'est en fait c'est trop tard. enfin, c'est vraiment euh prendre le le problème à l'envers.
Euh et puis un autre levier important pour permettre aux parents, hommes comme femme, finalement, de se projeter euh sereinement dans la parentalité, ce serait le développement de mode de garde euh de mode de garde qui qui permettent euh de bah voilà de de pouvoir euh se dire "Je prends un congé pendant un mois, pendant 2 mois, mais derrière je sais que je vais pouvoir revenir sur sur le marché du travail." Euh là, ben voilà, c'est les femmes qui se retrouvent à galérer euh pour faire garder leurs enfants. Euh les hommes nétant pas sortis du marché du travail ne ne vont pas avoir de problème pour y retourner. Enfin, voilà, on est on est dans quelque chose qui est qui est peu efficace.
Euh et c'est aussi une perte qui voilà, c'est le service public qui qui a vraiment besoin d'être renforcé à ce niveau-là. Euh ça c'est un autre moyen important. Et puis je vais passer rapidement sur deux autres points qui nous paraissent au sein de notre assaut très important.
Il y a la lutte euh dans le champ éducatif, donc avec le programme Evars qui a été mis en place euh au sein de l'éducation nationale et qui concerne toutes les classes de la maternelle euh à la fin du lycée euh parce que ça permet de déjouer les stéréotype de genre et euh de de de contourner les difficultés qu'on a quand on voit les les femmes qui performment à l'école, enfin les filles qui performment à l'école et qui se retrouvent après dans des filières dévaloriser. Euh c'est quelque chose qui ne devrait plus être.
Euh et puis évidemment pour réfléchir en collectif euh sur les questions de respect, de d'acceptation de la différence, euh apprendre à nommer ses émotions, communiquer, comprendre la notion de consentement, enfin tout ça c'est des choses l'éducation nationale est en droit de d'appliquer réellement euh ces ces programmes et pas voilà et ça ça nécessite de former les enseignants qui on peut pas qu'on peut pas laisser comme ça en disant voilà un programme débrouillez-vous, il y a vraiment quelque chose à à renforcer. et à soutenir.
Et puis troisème point, ben il nous semble important qu'il y ait une réflexion aussi sur le soutien à la parentalité qui viennent renforcer la lutte contre les violences éducatives ordinaires, renforcer le soutien, la parentalité avec l'accès à des ressources à des professionnels pour accompagner les parents. Ça appareil, c'est quelque chose qui devrait être porté à l'échelle de l'État de façon plus volontaire et puis accompagner les familles en promouvant une éducation respectueuse des enfants et en luttant contre les violences éducatives qui sont voilà pour l'instant pas assez mis en avant dans le dans l'accompagnement qu'on donne au aux jeunes parents.
Voilà, je j'ai déjà dépassé mon temps. Merci beaucoup. Merci. Je vais donner je vais donner la parole à Mariaabi. Alors tu tu es avocate et membre de l'association Maman Solo qui milite en faveur de la PMA pour toutes et qui regroupe notamment des mèes solos par choix. Alors de quelle façon pour ces familles ce ce choix de la monoparentalité contrevient à l'idée euh selon laquelle la famille hétéropatriarcale serait en fait la norme de référence.
Euh je dirais aussi comment euh comment cette monoparentalité par choix contrevient aussi à un certain discours, un certain regard posé sur les familles monoparental qui sont beaucoup euh euh regardé de haut euh et stigmatisé dans ce pays comme si euh la vraie difficulté des familles monoparales aujourd'hui, c'est qu'il y a pas de papa et que il faudrait retrouver que à quel endroit on remet le papa et sous sous quel rôle. Donc en général, on lui demande de faire un joue un rôle d'autorité au moment où il y a des des révoltes urbaines. Vous avez remarqué ça c'est le moment où tout d'un coup on se préoccupe de où sont passés les papas parce que apparemment ce serait ça le sujet.
Euh donc comment est-ce que euh voilà les familles euh euh finalement le choix de la monoparentalité vient poser plein de questions à euh la norme étoréopatriarcale et à la signation euh genrée des des rôles parentaux et comment elle renvoie aussi à des systèmes de parenté autre que ceux qui sont actuellement reconnus, je vais dire aussi en France et à quel qu'à à quel point c'est lié aussi à à une certaine ethnocentrisme et à une certaine vision culturelle de la famille qui est très situé géographiquement, qui est très situé économiquement et qui et et qui est à à remettre en question.
Euh où en est-on aussi peut-être un on a besoin de ton ton information pour savoir où on en est depuis la loi de bioéthique 5 ans, depuis la dernière loi de biotique qui date de 5 ans parce que voilà, on entend partout que maintenant la PMA est accessible à toutes. Alors, est-ce vrai ? Accessible comment ? On a besoin de savoir un peu où on en est. Je sais que vous avez un plédoyer là-dessus euh dans l'association Maman Solo. Et euh quel est euh voilà l'impact sur le quotidien concret des des familles concernées de de pour de cette loi ?
Quels obstacles rencontrent-elles en temps encore à la fois pour leur existence matérielle, c'est pour pour former, pour faire famille mais aussi pour leur reconnaissance institutionnel avec les questions aussi de reconnaissance, de filiation, de parentalité qui là aussi interroge la vision biparentale, hétéropatriarcale euh qui qui nous est présentée comme une comme une norme. Alors, je te remercie. Euh bonjour.
Alors pour me situer et surtout comprendre pour que vous puissiez comprendre d'où je parle et l'articulation de mon propos, je précise que ma famille est originaire de l'océan Indien, ça a une importance sur ce que je vais développer par la suite et que je suis maman d'une petite fille conçue au Danemark il y a maintenant 11 ans, donc bien avant la loi de bioéthique. Alors ouais, vous m'entendez ? Bon d'accord. Euh alors euh il me semble important en tout cas euh de mon point de vue euh situé de déconstruire un petit peu cette notion de euh norme euh parentale euh et hétéropatriarcale.
dans le sens où dans l'imaginaire collectif, une famille normale est nécessairement constituée d'un papa, d'une maman, donc d'une d'une diade hétérosexuelle et donc marié avec filiation patriinéaire, c'est-à-dire transmission du nom du père. Euh et donc c'est une construction qui est censée être universelle euh et qui est le résultat euh enfin qui est la structure actuelle de notre code civil. Euh sauf que en réalité c'est une construction juridique et économique euh qui date de Napoléon, donc enfin du code de Napoléon 1804 et euh et qui ne sert qu'à protéger le patrimoine euh et l'affiliation paternelle.
Et on oublierait presque et là je remercie Morgan de d'être venu là-dessus que finalement cette famille repose essentiellement sur une construction genrée enfin sur une division genrée de la famille où tout repose sur la mer. On oublie aussi que cette norme exclut essentiellement euh toutes les minorités sexuelles et de genre et qu'elle efface aussi la réalité des classes populaires et euh des familles racisées.
Toutes ces personnes donc minorités sexuelles de gens familles populaire racisé finalement se retrouve puisque elles constitue des entités qui ne sont pas reconnues en tant que tel des entités où les solidarités solidarité excusez-moi ont dû s'organiser par nécessité économique ou historique et constitue donc des entités des familles euh qui ne sont pas réellement prises en compte mais qui réellement existent et ont toujours existé jusqu'à présent. Alors euh pour développer mon propos, euh je de quoi parle-t-on ? Alors tout à l'heure Sarah, tu l'as dit, on parle des familles donc monoparentales qu'elles soi subie ou choisie.
On parle des familles trans, on parle des familles homoparentales, on parle des familles recomposées, on parle des familles euh euh des coparentalités, des euh des des familles choisies et et en fait ce sont des familles et tu l'as dit tout à l'heure qui ne sont pas du tout nouvelles qui sont juste un peu plus visibles parce qu'on en parle, parce qu'on a une loi qui est entrée en en vigueur et on découvre que toutes ces familles qui existaient en périphérie bah existent réellement dans elles sortent de cet imaginaire collectif et elles sont là.
Et j'ai tendance à penser et à le dire euh sans honte que lorsqu'on met tout ce bon monde bout à bout, finalement, tu as dit tout à l'heure, tu as parlé de famille peut-être la masse, mais en fait moi, je suis persuadée que lorsqu'on met tout ce beau monde bout à bout, en fait ça constitue la majorité des familles actuellement en France, mais qu'on s'en tient à ce fantasme d'une famille hétéropatriarcale nucléaire et qui est aujourd'hui la une norme juridique mais purement symbolique. alors que la réalité, la majorité est certainement toute celle dont on ne parle jamais qui existe et qui a appris à à exister par ses propres moyens à créer des solidarités entre elles.
Alors, c'est important car et on le dit, c'est aussi pour cela qu'on est là aujourd'hui parce que la famille c'est un enjeu politique et juridique. Celles qui toutes celles qui sont considérées comme étant normales, les familles normales sont celles qui vont bénéficier de la protection, de la reconnaissance sociale et des droits qui ont découlent. Et donc, c'est important de pouvoir euh parler de ces familles-là euh et euh de pouvoir les mettre en avant. Tout à l'heure, je disais que justement ma famille vient de l'Osin Indien euh et que je suis une famille monoparentale à moi toute seule. Voilà.
Et c'est important euh parce que pour moi faire famille autrement, ça a toujours été une évidence parce que j'ai beau être né et avoir grandi euh dans l'hexagone, je sais que d'autres types de familles existent puisque je viens d'une famille matril linéaire, c'est-à-dire avec transmission par la mère, avec organisation sociale autour enfin par les femmes, avec une constellation des femmes de femmes qui qui sont là. Les hommes sont pas éclus, ils décident eux-mêmes de ne pas faire partie de de cette de cette cellule. Euh et finalement euh des familles où le rôle euh où l'oncle maternel a beaucoup plus d'importance, beaucoup plus de devoirs que le père biologique.
Donc j'ai toujours su que d'autres types de familles existaient. Donc pour moi, faire famille autrement et ne pas forcément rentrer dans le cadre euh dans le moule attendu était une évidence. Et euh donc j'ai pas forcément l'impression de rompre un truc si ce n'est que oui, il y a la loi, les religions et cetera qui me font comprendre que je suis à la marge, mais non, en fait, je pour moi, j'estime être aussi dans ma norme, dans ma réalité et euh et en fait, on se rend compte aussi que c'est la réalité de beaucoup de monde.
Alors et donc oui des si je dis cela, c'est parce que il y a donc des des familles qui des familles qui existent hors de ce cadre rigide de la loi qui ont toujours existé qui ont existé avant même la loi française. Et là, je parlais tout à l'heure de l'é indien et je parle aussi de la zone Caraïbe puisque on a tendance et tu l'as dit tout à l'heure avoir un discours très pathologisant sur les familles monoparentales dont la plupart c'est vrai ont à leur tête des femmes. Euh et lorsqu'on voit la zone Caraïbe et la zone au Saint-Indien euh effectivement on a une proportion qui est assez importante mais qui est aussi d à l'histoire.
On a par exemple la à la Réunion euh les familles parentales monoparentales représentent 40,2 % euh des familles. Elles représentent plus de 50 % dans les entilles françaises. En France hexagonale c'est 23 25 %. Donc c'est pour dire que la structure familiale majoritaire et ancienne dans les outresemers, c'est la famille monoparentale. Et ça ça a des raisons historiques qui qui remonent à l'esclavage euh et euh on développera éventuellement tout à l'heure si on a le temps. Et et du coup, les femmes ont toujours par résistance et par besoin de de créer quelque chose qui soit stable et qui soit sécure ont toujours fait en sorte de s'organiser.
Ainsi, on a par exemple aux Antillomitan qui est la femme centrale autour de laquelle se s'organise toute la famille et on a les familles comme je le disais tout à l'heure matri linéaire et matri focal dans l'O indien à savoir où tout se transmet par la femme et matrie matrie focale dans le sens où finalement c'est l'homme qui vient chez la femme puisqu'on sait que de toute façon à un moment donné il va partir et un autre va revenir et cetera et cetera. Donc euh du coup, ce sont des systèmes qui ont toujours existé, qui sont antérieurs à la loi française et qui pour autant ne sont pas reconnus.
Alors, je vais pas romantiser en disant que c'est magnifique et cetera, d'autant que parce que c'est c'est mettre de côté les réalités économiques qui sont qui sont assez complexes, qui sont aussi dû au fait que le système n'est pas du tout adapté à ces familles-là, ne serait-ce que en terme d'architecture et de logement puisque autant dans les antis dans les Caraïbes, dans l'One indien et cetera, le village de femmes va se constituer de manière naturelle.
dans l'hexagone, on a euh des appartements qui sont conçus pour un couple parental et un ou deux enfants ou plus, mais voilà, on n' pas de système de logement qui soit adapté à des communautés euh qui puissent vivre entre elles euh pour élever un ou deux enfants ensemble. Euh c'est pas aussi adapté parce que et là ça ça touche tout le monde, le système de garde est totalement insuffisant.
Ce qui fait que pour le taux d'emploi du parent référent est assez faible, en tout cas les familles monoparentales parce que lorsque il faut travailler euh je sais pas x heure pour finalement réinjecter l'intégralité de son salaire dans son mode de garde, bon la plupart décide de ne pas travailler avec ce que l'on connaît comme incidence économique. Alors, comme je l'ai dit, ça il y a un discours qui est assez pathologisant mais moi j'insiste sur le fait que non, sont pas des familles anormales, sont pas des familles désorganisées, sont des structures qui existent, qui fonctionnent et si on leur donne suffisamment de moyens, bah elles fonctionneront encore mieux.
Euh et j'ai plus l'impression qu'on essaie de faire en sorte enfin on privilégie des structures des structures familiales où la notion de domination va prévaloir ou la violence va exister plutôt que une famille monoparentale ou cuir ou là aussi je vais pas idéaliser mais où cette notion de violence ne va pas exister mais où il y a il y a un niveau de sécurité de sérénité qu'on ne retrouve pas ailleurs et moi J'ai un exemple qui me vient en tête et qu'on essaie de reproduire à Maman Solo qui est qui est aussi ce qui se passe dans au Caraïbes ou dans le solindien, c'est que finalement on est certes une multiplicité de femmes qui vivent euh un peu partout en France ou ailleurs et on essaie de s'entraider une véritable solidarité, une chaîne de solidarité qui fait que là actuellement ma fille, elle est partie 15 jours en campagne à la campagne chez une copine.
Je peux la laisser tranquillement chez cette copine, les yeux fermés sans me poser de questions. D'autres peuvent prendre les enfants des autres pour quelques jours. On organise des soirées pyjamas entre nous. Ça permet aussi à à certaines mères de souffler. On essaie de de de d'apporter des brass supplémentaires lorsque un postpartom est un peu plus compliqué. tout un tas de choses qui pourraient être pris en charge par la communauté et qui finalement euh mais est pris en charge par nous parce qu'on crée des solutions entre nous pour pouvoir s'entraider.
Et ce qui me permet, je crois que je suis en délai mais bon, je je vais essayer, je vais je vais faire vite, c'est aussi parce que ces réalités là existent. Enfin, cette réalité pour moi démontre qu'il y a 1000 manières d'élever un enfant et dans la sécurité et l'amour, c'est aussi pour parce que ça ça existe que je le connais, que je l'ai expérimenté, que je considère aujourd'hui notre code civil. Alors, c'est un petit peu radical, mais notre code civil pour ma part est une sorte d'anomalie juridique, en tout cas idéologique même, en tout cas en ce qui concerne les familles.
Alors euh là, au-delà de l'aspect résistance, euh je vais passer rapidement à la loi biotique parce que je je je grignote un peu beaucoup sur le temps. Euh tu parlais de la loi biotique.
Alors oui, ça ça nous permet nous que ce soit les femmes solo ou les personnes cuir et cetera de de alors pas toutes mais pour certains c'est aussi une façon d'entrer en résistance de pouvoir créer une famille autrement et c'est aussi pour cela qu'on a milité pour avoir un cadre juridique qui nous protège qui soit sécurioéthique qui est une révolution parce que ça permet à toutes les femmes de pouvoir préserver leur fertilité avoir accès à la PMA hors métive médical motif médicale, ce qui est une grande avancée euh mais elle est totalement incomplète à savoir que il y a de nombreuses embûches.
Alors, je vais pas revenir sur toutes, il y a eu beaucoup d'articles récemment qui démontrent que bon, il y a une impréparation, des enveloppes qui étaient largement insuffisantes, une répartition des centres qui est totalement inégale, euh une pénurie des gamètes de manière générale et une absence totale, une rareté de gamettes de personnes non caucasiennes. des discriminations arbitraires avec un contrat moral et un contrôle moral et social qui est effectué. On a l'exclusion des personnes translasses malgré les décisions de la CDH, malgré, j'ai envie de dire feu, le défenseur des droits feu parce que bon, vu ce qui nous est arrivé, voilà, on va pas pouvoir compter là-dessus pour la suite.
Donc du coup, tout un tas de choses qui me posent question sur la pertinence de créer un droit. Euh dans l'exercice dépend des variables euh qui reproduisent les hiérarchies sociales euh classiques, à savoir âge, valide euh validisme, conformité aux normes de genre, euh couleur de peau, euh statut économique.
Donc tout ça pour dire que on a une super loi, enfin super c'est vite dit qui n'est pas applicable en tout cas qu'il est pour très peu de gens et surtout pour parler des incidences réelles dans la vie de tous les jours pour les familles concernées c'est qu'en fait on se rend compte que c'est une loi qui a été faite qui a été arrachée un petit peu au forceps et en fait euh tout est fait pour nous faire comprendre qu'on ne veut pas de nous. Un cas concret, c'est que 5 ans plus tard, 5 ans après, les logiciels notamment de la CQ, de la CAF et cetera ne sont pas à jour.
Donc lorsqu'on fait une démarche et on l'a encore expérimenté récemment, une femme de l'association, on fait une démarche, ça bloque absolument pas enfin ça bloque parce qu'il faut absolument désigner le nom du père 5 ans plus tard. Donc l'astuce que certaines trouvent euh font, c'est euh soit de mettre deux fois le même nom, mais après on a une petite lettre de voilà pour dire que c'est pas possible ou alors de faire un courrier un peu salé, mais bon là aussi c'est ça demande quand même euh de mobiliser une charge assez importante surtout en postpartom où on a besoin de tout sauf de ça.
Et donc contrairement à des pays comme le Danemark, le Portugal, l'Espagne qui ont fait en sorte d'avoir des logiciels dynamiques où à partir du moment où on dit qu'on est solo, tout s'éteint, enfin passe en surbrillance et on fait les choses naturellement. en France, on reste bloqué sur ça. Je ne parle même pas du livret de famille où on est obligé de justifier le fait que bon, on est solo pour être en première page.
Enfin, il y a tout un tas de choses qui ont des incidences réelles sur nos vies de tous les jours et qui nous permet de de se dire que oui, on a une loi qui est très peu euh applicable mais surtout une loi qui nous dit, excusez-moi du terme, mais merde, qui nous dit en fait, on ne veut pas de vous. Et j'ai cru comprendre que si certains partis passaient, bon, on ferait il feraiit tout pour justement revenir sur cela. Est-ce que c'est juridement faisable ou pas ? Mais bon euh voilà. Donc la légitimité de nos familles euh est remise en cause souvent et on en arrive à se dire que oui, il y a aujourd'hui une véritable hiérarchisation des familles. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais voilà.
Merci beaucoup. Merci pour tous ces ces éclairages précieux et je vais passer la parole maintenant à Vanina Mozikonaci. Donc tu es philosophe, tu es maîtresse de conférence, tu as écrit apprendre à philosopher en féministe et tu vas je pense nous aider à philosopher en féministe autour de cette idée de nouvelles familles, de famille féministe, de famille cuir. Alors qu'est-ce qu'on peut faire de cette notion de famille qui est si intrinsinquement liée aux idéologies réactionnaires ? Certains mouvements féministes ont pu revendiquer même l'abolition de la famille. Alors pourquoi ? Comment est-ce qu'on peut imaginer une politique féministe de la famille ?
Est-ce qu'on peut imaginer une politique éducative féministe avec tous les pièges de la notion aussi d'éducation féministe ? Donc quels sont ces pièges, ces écueils, ces limites qu'on doit d'embler prendre en compte quand on on aspire vraiment à la rupture ? Merci. Merci Sarah. Euh alors je pour répondre à toutes ces questions qui sont liées mais qui sont complexes, je me suis dit que j'allais vous raconter une histoire parce qu'il me semble cette l'histoire que de la personne que je vais vous raconter répond un peu à ces questions. Je voudrais vous parler d'une féministe qui a vécu au début du 20e siècle qui s'appelle Madeleine Peltier qui est née en 1874 qui est morte en 1939.
Madeleine Peltier, c'est une féministe assez exceptionnelle. Le terme qui revient le plus souvent pour elle, c'est avant-gardiste. Quand on la lit, on a l'impression de lire quelqu'un qui faisait partie du MLF dans les années 70. Elle était donc féministe, avait des une sensibilité anarchiste, néomaltusienne, franc-maçonne, proche des communistes aussi. et je trouve que sa vie, enfin certaines grandes étapes de sa vie répondent un peu à toutes ces questions. Alors la première grande chose à savoir sur Madeleine Peltier pour ce qui nous occupe, c'est que c'est la première féministe française à écrire un texte dans lequel les mots éducation féministe sont dans le titre.
Elle a écrit un livre en 1914 qui s'appelle l'éducation féministe des filles. Et donc quand on lit ce texte, on se dit génial, un manuel pour savoir comment faire. Sauf que la dans les premières pages, ce qu'elle écrit c'est "Alors, je vous préviens tout de suite, ce livre ne sert à rien." C'est-à-dire que ce livre est inutile puisque ce sont ces termes en fait la mère féministe qui essaiera euh de d'injecter en fait du féminisme dans la façon d'élever ses enfants, toute la société sera contre elle. Donc ça n'aura pas d'effets. Ça sera comme une goutte d'eau dans l'océan, dit-elle.
Mais elle dit "Mais bon, je l'écris quand même parce que c'est bien d'être cohérent avec soi-même, avec ses valeurs et surtout faut être un peu pragmatique." Et effectivement, on peut dire que l'éducation qu'elle propose dans ce livre est très pragmatique puisqu'elle dit tout simplement "Il faut masculiniser les petites filles." Voilà, il faut les leur apprendre à se battre, à être égoïste. Il faut les il faut qu'elle soit très autonome, il faut qu'elle n'ait peur de rien et cetera.
Il y a même un recueil de texte de Madeleine Peltier qui est sortie il y a pas longtemps, il y a 2 ans je crois où l'intitulé c'est qui a été choisi par Christine Bar, l'historienne qui a fait le recueil, c'est "J'ai donné un revolver à la petite fille." Vous voyez un peu le l'esprit ? Donc elle écrit ça et je pourrais y revenir. Effectivement, elle a une méfiance profonde vis-à-vis de l'idée de l'éducation féministe parce que elle considère que finalement faire l'éducation, c'est pas c'est pas faire de la politique d'une certaine manière. Je pourrais y revenir euh plus tard. Mais bon voilà, elle elle propose quand même des solutions pragmatiques.
Donc ça c'est un premier une première un premier jalon dans la vie de Madeleine Peltier. Deuxème deuxème élément important, c'est que quand on quand elle pense quelque chose de de l'ordre de la transformation sociale réelle, elle est très audacieuse, très radicale, bien plus que les autres féministes de son époque qui demandaient l'accès aux droits civils et civiques. Elle elle dit droit civil civique, c'est le minimum en fait, il faut demander beaucoup plus. Et elle prône notamment l'abolition de la famille.
Donc déjà, vous voyez, bon après elle est marxiste he Marx et Angel parlaient déjà d'évolution de la famille et elle a écrit un ouvrage qui s'appelle l'État éducateur où elle dit voilà en fait communisme enfin mise en commun, communisation du de l'éducation des enfants et abolition de la mise en ménage et de la famille. Donc en fait, on voit que pour elle, la vraie transformation, elle se passera pas à l'échelle des petits gestes éducatifs au sein de la famille, mais que c'est une transformation radicale ou pour le dire autrement révolutionnaire, quoi. Et là aussi, ben je vais y revenir dans un instant avec des théories plus contemporaines d'abolition de la famille.
Donc état éducateur, proposition de Madeleine Peltier. Et Madeleine Peltier à la fin de sa vie est très révélatrice d'une question que posait Sarah au tout début à savoir mais finalement ce titre Nouvelle France, nouvelle famille, il a une drôle d'odeur quand même. C'est bizarre parce que bon ce lien entre famille et nation en général il est pas tout à fait marqué à gauche. Enfin, il est en tout cas pour nous il doit éveiller des soupçons. Et bien figurez-vous que Madeleine Peltier euh était médecin, elle était psychiatre.
C'est la première interne en psychiatrie en France française et qu'elle comme elle était néaltusienne et qu'elle était proavortement et pro contraception, elle faisait des avortements clandestins et à la fin de sa vie, donc madame Pétit, je vous ai dit, elle elle meurt en en 1939. La fin de sa vie, ça correspond à quoi ? Ça correspond à l'entre de guerre. Et ben, l'entre de guerre, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est ça veut dire quoi ? Ça veut dire retour en force du natalisme, du familialisme parce que retour en force du nationalisme. Donc voyez là, il y a on voit le lien qui se fait tout de suite. Quand je disais ça sent pas bon, c'est là que ça sent pas bon.
Et euh pour donner un un élément, dans les années 1920, il y a des lois qu'on a aussi appelé des lois célérates qui viennent condamner et plus fermement euh la propagande pour la contraception et pour l'avortement. Donc madame Pétier, faut se dire, elle elle fait des avortements dans ce contexte extrêmement euh hostile à la à la liberté sexuelle et au droit de disposer enfin et au droit reproductif. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ben, elle a fini par être dénoncée.
Et en fait, toutes les femmes qui étaient concernées par l'opération, donc aussi bien la jeune femme avortée qui était mineure si je me trompe pas que sa femme de ménage qui l'assistait, que d'autres femmes qui étaient dans le dans le secret, elles ont toutes été arrêtées et elles ont été envoyées en prison. Mais Madeleine Peltier, comme elle avait un handicap à la fin de sa vie, ils ont pas pu la condamner. Et donc qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils l'ont envoyé à l'asile et elle est morte à l'asile. Donc c'est quand même paradoxal pour la première psychiatre de France. Donc voilà.
Donc en fait pour moi ça répond un peu voilà cette vie de Madeleine Peltier, elle a fait beaucoup d'autres choses. Elle est partie en en Russie soviétique en cachette et cetera. Je vous invite à lire sa vie. Mais je trouve ça répond un peu à toutes les questions qui étaient qui étaient mêlées. Euh j'en viens à des choses plus théoriques sur la question de l'abolition. Donc pourquoi ? Comment ? Pourquoi est-ce que c'est une proposition féministe ? Mais pas que hein puisque je vous l'ai dit tout à l'heure, Marx et Angels en parlent par en parlent entre autres.
Euh donc effectivement le geste féministe fondamental qui consiste à dire le privé et politique a pour conséquence de désenchanter la famille puisque bah si le privé est politique, ça veut dire que la sphère privée c'est pas une bulle refuge à l'écart des rapports sociaux et des dominations. Ça veut dire que bah dans la famille en fait il y a du conflit, il y a des intérêts antagonistes, il y a de l'exploitation. Donc finalement, si on part si on part de ça, bah c'est un peu logique d'en arriver à se dire bah pourquoi maintenir ce truc ? Pourquoi maintenir ce truc alors que c'est le lieu qui est le plus dangereux pour les femmes et les enfants ?
le lieu d'une exploitation, voilà, du travail domestique, comme l'ont dit mes collègues, que c'est finalement un endroit où on cache où il y a il y a une sorte de non droit qui est masqué par tout un tas de justifications idéologiques du genre la nature, l'amour, tout ça. Donc en fait, c'est logique de vouloir l'abolition de la famille. Et euh et effectivement et ça rejoint un peu la conférence de Clémence Gauté ce matin. Il y a un pas mal de propositions féministe en faveur de l'abolition de la famille. Il vont même jusqu'à dire mais la famille c'est la c'est l'institution antisociale par excellence.
C'est-à-dire que c'est là où on va privatiser la tension, le soin, la solidarité, le CER et donc ça va dévitaliser ça dans toutes les autres relations. C'était un peu ce que montrait voilà Clémence Gueté par rapport à la au mépris dont frapp dont sont frappé les relations amicales ce matin. Et alors donc cette proposition d'abolition de la famille, elle elle date, je vous ai parlé de Madeleine Peltier début du 20e siècle. Dans les années 70, on a eu aussi pas mal de propositions. Je pense par exemple à Jula Miss Fari Stone qui était États-Uienne.
Puis après dans les années 80, il y a eu un peu un reflux parce que il y a eu un peu bon déjà il y a eu un reflux euh de la vague féministe mais aussi parce qu'il y avait un peu la recherche de respectabilité. Donc en disant non mais vous inquiétez pas, on n'est pas des féministes hystériques qui veulent abolir la famille, on est gentil et cetera. Puis ben ça c'est passé parce que là depuis peu, il y a un regain d'intérêt pour cette question. Et là, je vous ai même amené deux livres pour vous les montrer. Il y a deux Il y a eu deux traductions très récentes sur ce sujet.
Abolir la famille capitalisme et communisation du soin de Marie O'Bryen qui est qui est paru aux éditions La Tempête et un livre que j'adore pour en finir avec la famille de Sophie Lewis qui a été traduit aux éditions hystériques et associées. Éditions qui sont par ailleurs en mauvaise posture suite à à le problème lié au au distributeur Makassar. Donc si vous voulez acheter des livres de chez Hstérique associé, ça les aidera.
Euh et donc en fait ça revient cette question disant "Mais finalement si on veut être vraiment radical, si on veut vraiment être cohérente, on doit on doit être en faveur de l'abolition de la famille." Et euh ce que dit Sophie Lewi, c'est bah en fait euh non seulement c'est une privatisation du CER qu'il faut questionner parce qu'en fait on a le droit de vouloir socialiser le qu, le soin, la tension, mais en plus il y a quelque chose de fondamentalement arbitraire et cruel dans la famille parce que c'est la loterie arbitraire qui fait qu'on est dans une famille plutôt qu'une autre. Et comment ça se fait que nous socialistes on accepte ça ?
ce qu'elle dit au début du livre, elle dit "En général quand vous parlez à des camarades de gauche, abolir le capitalisme, OK, abolir la famille, bof." Et donc elle dit "Mais voilà, c'est un truc qui nous on a du mal à le penser alors que quelque part bah il y a plein de choses que en tant que socialiste, on est censé refuser." Et je voudrais vous lire un un passage justement où elle parle de cette loterie cruelle qui me semble assez éclairant. Euh voilà le donc c'est page 15 de En finir avec la famille.
La famille incarne l'affirmation légale selon laquelle un bébé, un nouveau né humain, serait le produit d'une diade romantique familiale et que cet acte de génération attribuait attribuerait en retour aux géniteurs et génitrices non seulement des droits de propriété sur leur progéniture, la parentalité, mais aussi une responsabilité quasi exclusive à l'égard de l'enfant. La dépendance quasi totale de la jeune personne à l'égard de ses tuteurs et tutrices est dépeinte non pas comme une loterie cruelle, ce qu'elle est pourtant clairement, mais comme une chose naturelle, sans nul besoin de mitigation sociale et en outre belle pour toutes les parties concernées.
et un peu plus loin avec beaucoup d'humour, elle ajoute "Il nous faut tous et toutes découvrir notre véritable nom et lutter ensemble contre ce système qui laisse des données arbitraires figurant sur les actes de naissance déterminer le destin des gens." Cela devrait être le béabas du socialisme et non une excentricité marginale de quelques cuir d'ultra gauche que de chercher à atteindre un régime de cohabitation et de collectivisation de l'alimentation. des loisirs, des soins aux personnes âgées et de l'éducation des enfants dans lequel personne, pour citer Marie O'Brayen ne serait plus attaché par des liens forgés et mainten par la violence.
Donc, il y a aussi cette question de l'arbitraire du naturel où elle dit "Mais comment ça se fait que nous on accepte ça ?" Et à ça, ce qui a été beaucoup répondu à ce genre de critique, c'est "OK, bon d'accord, pas la famille naturelle, une famille plus élargie." OK ? Et en plus, on a qu'à remplacer la famille naturelle par une famille choisie. Après tout, pourquoi pas ? Et là, ce qu'elle dit et ça rejoint un peu le aussi la question de la rupture et de la nouveauté, elle dit "Mais même là, quand on dit famille choisie, pourquoi on narrive pas à se débarrasser de ce symbole de la famille ?
Pourquoi c'est au prisme de la famille comme comme dans l'expression famille choisie qu'on essaie de euh penser nos liens nos liens privilégiés ? Et euh là encore, elle dit "Bah moi, je préfère parler de camarades en fait plutôt que de frères et de sœur." Euh moi, la fraternité et la sorité c'est pour moi c'est piégé. Je préfère parler de camarade. Et elle cite Dona Arawe qui est une philosophe féministe états-unienne. J'aimerais aussi la vous lire juste un petit passage. Don Araé dit la chose suivante, donc c'était en 1997, ça fait un moment. J'en bol de devoir créer du lien à travers la parenté et la famille.
J'aspire à des modèles de solidarité, d'unité humaine et de différence ancré dans de l'amitié, du travail, des objectifs en partie partagé, une douleur collective difficile à guérir, l'inévitable mortalité et un espoir tenace. Il est temps de théoriser un inconscient non familier. Et ça c'est un problème, enfin ça je trouve que ce qui est c'est pour ça que j'aime ce livre, c'est que elle prend au sérieux le fait que quand on dit abolir la famille aux gens, même des gens qui ont vécu les pires choses dans leur famille, tout le monde se crispe. Tout le monde se crispe et dit "Mais non, mais moi j'aime ma famille.
OK, c'est une machine disciplinaire biologisante naturaliste, mais c'est ma machine disciplinaire biologisante naturaliste." Et le le livre fait enfin fait beaucoup d'humour là-dessus. Euh je finirai juste avec en vous lisant le premier paragraphe que j'ai trouvé hyper drôle et qui dit bah en fait voilà ce que c'est être révolutionnaire hein. Être évolutionnaire c'est réussir à se projeter dans quelque chose qui est parfois dur affectivement qui est parfois bah qui nous qui implique peut-être de faire une croix sur certaines choses, une refonte de l'individu. Et donc voilà ce qu'elle écrit pour ouvrir le livre. En finir avec la famille, abolir la famille.
Autant abolir la gravité ou abolir Dieu. Donc maintenant la gauche essaie de nous confisquer mamie et de nous enlever nos enfants et c'est censé être progressiste. C'est quoi ce délire ? Donc je pense je trouve ça bien voilà qu'elle prenne au sérieux cette question là et il me semble voilà quand on parle de rupture quand on parle de nouveauté Nouvelle France ouou autrees forme de nouveauté ben c'est vrai qu'il a il y a aussi des choses comme ça à surmonter parce que effectivement bah d'un point de vue affectif peut-être qu'on mérite mieux que la famille mais en attendant pour beaucoup c'est tout ce qu'on a aussi. Alors, je j'ai dépassé mon temps de 5 minutes que je vais m'arrêter.
Je voulais vous faire un petit point sur cinq bonnes raisons de se méfier des éducations féministes de façon un peu provocatrice, mais je le ferai peut-être plus tard. Voilà. Merci de votre attention. Merci. Euh, merci beaucoup de terminer par ces euh ces alertes importantes, enfin cette remise en cause même de nos de nos réflexes. Voilà. Euh est-ce que alors en terme de temps, on a un petit peu dépassé ? Est-ce qu'on se fait un dernier euh est-ce que vous voulez rebondir sur ce qui vient de se dire les unes les autres un petit peu ? Ouais. Euh on du coup on fait plus cours, on se dit pas à 5000 par personne mais en rebond rapide.
On voit si tu rebonds peut-être tu peux peut-être nous compléter après sur l'éducation les choses que tu voulais nous dire et euh on laissera la parole ensuite à la salle. que je me permettrai moi aussi juste d'intervenir un petit peu pour quand même vous mettre au point sur les différents mesures qu'on enfin voilà les choses qu'on propose à la dans notre programme l'avenir en commun à la France insoumise en écho à ce qui a été dit même si effectivement on n' pas de chapitre à volire la famille et je suis pas sûre [rires] que ce soit pour 2027 euh mais on a deux trois petites choses qui sont déjà des petites dynamites dans la dans la machine.
Et du coup, je vous laisse rebondir les unes sur les autres avant de d'y venir à mon tour. Oui, je te remercie. Alors, très très rapidement peut-être déjà sur ce que tu viens de dire sur le fait d'abolir la famille.
alors finalement c'est pas totalement une utopie et là aussi je me permets de sortir du cadre hexagonal franco-français pour parler d'une initiative enfin c'est pas une initiative seulement puisque ça datte depuis 1990 de ce qui se passe par exemple au Kenya avec un village qui s'appelle Umoja où là aussi parce que je rebondis aussi parce que tu parlais de berceau de des dominations doré du je crois voilà euh et tu l'as dit aussi la famille c'est le lieu où de toutes les abominations, de toutes les violences et cetera Bah au Kenya, il y a un groupe de femmes qui au bout d'un moment a décidé de taper du point sur la table.
des femmes qui ont été violentées, qui ont été agressées sexuellement et cetera et qui ont décidé justement de se réunir dans un village ou moja qui veut dire unité et qui depuis vivent comme elles elles vivent leur meilleure vie tout simplement et et elles élèvent leurs enfants et euh et bien entendu lorsqu'elles ont un garçon, elles essaient de l'élever le de la meilleure des façons possibles en lui montrant le fait que il y a autre chose que la violence qui est censée être intrinsèque à ce genre et qui est aussi une construction sociale la plupart du temps.
Mais voilà, elles élèvent les garçons pour en faire des hommes responsables et à partir d'un moment, bon ces garçons volent de leur proposel, quittent le quittent le village et c'est un village où finalement tout le monde met la met la patte élève les garçons. Alors toutes ne sont pas ne sont pas lesbiennes et donc de temps en temps elles font venir un homme ou alors elles vont vers lui pour pouvoir concevoir ou tout simplement pour les plaisirs de la vie. Donc euh elles sont pas justes euh dans leurs bulles, mais c'est pour dire que voilà ce c'est pas totalement une utopie. Euh le fait d'abolir la famille telle qu'on la connaît et d'autres modèles existent.
Euh après, je rebondirai ce qu'a dit euh sur ce qu'a dit Morgan, mais je vais D'accord. Oui. Euh, tu parlais justement de logistique euh logistique après le postpartom et et en fait moi ça ça m'a ça m'a fait ticker parce que ce qu'on reproche souvent aux familles monoparentales au solo choisis, c'est le fait que oh là là tu vas être toute seule ou là là il faut absolument un homme et cetera et cetera.
Alors, je ne sais pas pour les autres, mais nous au sein de l'association et moi aussi avant même l'association, euh le fait est qu'on sait qu'on sera seul, donc on s'organise, on s'organise, on fait des tableaux Excel, on fait des trucs, enfin c'est ça en est presque risible pour les gens à l'extérieur. On on essaie de se constituer une constellation de copines. Euh on on calcule jusqu'à à la moindre couche, on se fait des budgets prévisionnels et cetera. Et je ne dis pas que ça empêche le euh le le la dépression, voilà. Mais le fait est que on fait en sorte de pouvoir aborder cette période avec sérénité et on est hyper entouré.
Et j'ai presque envie de dire parce que je le vois aussi dans mes dossiers, j'ai l'impression qu'on est beaucoup plus entouré que les femmes hétérosexuelles qui accouchent et qui ont justement l'homme qui va pas prendre ses 11 jours alors qui va les prendre pour pouvoir euh alors je capure je voilà qui va les prendre pour pouvoir euh aller voilà [rires] voilà [souffle coupé] et euh et finalement des femmes qui finalement se retrouveront seules à tout gérer euh ou alors devoir accueillir la belle famille ou devoir gérer d'autres choses.
Nous là aussi c'est pas rose pour tout le monde, c'est pas toujours simple mais on s'organise en conséquence et on a toujours des bras supplémentaires, on a toujours les copines, on a toujours tout un tas de choses et et donc cette organisation, je pense que ça peut être mise en place, voilà, ça peut inspirer d'autres et du coup moi ça m'énerve légèrement lorsqu'on on nous critique où on se dit "Oui, elle va être seule et" et ça génère des signalements justement et là on a une série de de sujets qui qui interviennent parce qu'on estime que on On est des enfin il y a des alertes qui interviennent parce queon estime qu'on est isolé, qu'on est qu'on est à risque et cetera.
Alors que non, on fait tout, on se prépare, on fait tout pour éviter justement que les choses ne soient plus compliquées qu'elles ne devrait l'être. Merci beaucoup. Alors justement, je je voulais rebondir un peu sur la notion le fait que les familles monoparentales soient confrontées à un discours stigmatisant et pathologisant pour dire que en fait de de notre point de vue du côté de de des familles monoparentales ou du côté des parentalités cuir que vont se développer des tas de dynamiques super intéressantes évidemment en premier lieu aussi pour les familles hétérosexuelles.
Et dans notre assaut, nous ne sommes pas que des familles hétérosexuelles et enfin voilà, on on revendique pas du tout une vision de la famille avec un papa et une maman, je tiens à le préciser. Euh et donc voilà. Oui, c'est dans ces espaces que qu'on qui sont stigmatisés, qui sont considérés comme marginaux, qu'en fait on voit se construire des façons différentes de de distribuer les rôles autour de l'enfant, des façons différentes de construire le relation éducative.
Donc oui, évidemment, il faudrait aussi pour que pour que le les les choses soient bien faites du point de vue de la des congés parentaux et de l'accompagnement que peuvent recevoir des des femmes en postpartum, qu'elles puissent aussi peut-être désigner une personne de leur choix qui ne serait peut-être pas forcément le père. Enfin, j'en sais rien. Il y a des choses à réfléchir mais voilà, il y a il y a il y a toute une réflexion à avoir autour de ça. Et puis je voulais juste rebondir sur ce que tu avais dit Vanina sur le fait que oui, ben voilà, être vraiment révolutionnaire c'est sortir de la famille. Oui, certes. Euh moi j'aime bien la notion amille aussi.
On enlève le F et donc voilà, c'est comment on construit un environnement où à plusieurs on peut entourer le l'enfant. Euh et puis euh dire que nous ce qu'on essaie en fait bah c'est d'introduire cette révolution au sein de la parentalité. Euh mais euh c'est vrai que ça amène à à remettre en question aussi la famille. Merci. Euh du coup, je fais mes cinq mes cinq raisons si vous voulez bien. En plus, ça reprend, il y en a une, enfin il y en a deux qui reprennent aussi ce que ce que vous venez de de rappeler aussi bien Morgan que Mariama. Alors, je je vais repartir de ce que disait Madeleine Peltier.
Donc, la première raison qui pourrait jeter un peu de soupçon sur les éducation féministe sur le fait que l'éducation ce serait la solution quand on parle de d'antisexisme alors que par contre c'est jamais évoqué quand on parle d'anticapitalisme. Déjà rien que ça, on devrait me dire "Mais pourquoi est-ce que pour le sexisme on dit que c'est l'éducation et pour le capitalisme on dit pas que c'est l'éducation ?" c'est que bah souvent on a tendance à avoir une vision de la socialisation c'est l'éducation. Sauf que la socialisation non, c'est tout au long de la vie.
Et donc c'est pas parce que à un moment donné on prend certaines habitudes, on intègre certaines normes dans la socialisation au début de la vie qu'on va les porter toute sa vie surtout si le contexte ne nous y conduit pas. Donc il y a déjà cette première chose à envisager qui est bah c'est pas parce que j'apprends dans ma famille ou à l'école que bah le consentement c'est important, que ça va rester gravé, que ça va plus bouger. Si toute la société contredit ça ensuite au fur et à mesure de ma vie, ça restera pas. Donc il y a la question de l'efficace qui qui tend à être surévalué parce qu'on oublie que la socialisation c'est tout au long de la vie.
et encore heureux parce que si euh on était juste déterminé par notre éducation, ce serait quand même terrifiant. Ensuite, bah ça va un peu avec la même chose, c'est que souvent qui dit euh éducation dit tendance à individualiser l'enjeu, c'est-à-dire à se dire finalement qu'est-ce que c'est euh euh enfin lutter féministement, bah c'est fabriquer des gens déconstruits, hein. Vous savez, le la le fameux homme déconstruit. Euh comme si en fait bah c'était quoi le renverser le patriarcat ? faire en sorte que que tous les hommes soient déconstruits.
Sauf que c'est finalement une asproche très moralisante de du problème comme s'il fallait voilà acquérir certaines vertus et que à partir de de là on avait enfin on avait gagné gagné la bataille et comme le disait Morgan tout à l'heure bah en fait cette moralisation du problème elle rejaillit aussi sur les éducateurs et les éducatrices et notamment les parents et en particulier les mères. Euh moi quand j'ai commencé ma thèse en 2000 dans les années 2010, il y avait pas il y avait aucun à l'époque manuel d'éducation féministe ou presque pas.
Aujourd'hui, il y en a plein et en fait c'est extrêmement euh enfin si vous êtes parents et que vous lisez ça euh vous avez un poids, une responsabilité sur les épaules qui est démesurée et en plus démesuré alors que comme je viens de le dire, c'est pas sûr que ce soit si efficace que ça. Et donc maintenant donc en plus de de travailler, d'avoir du temps pour son enfant, de faire en sorte qu'il joue, de pas d'être assez libertaire, de lui donner des jouets en bois et pas en plastique avec plein de de perturbateurs endocriniens, de faire manger bio et cetera. Maintenant, en plus, il faut aussi l'éduquer féministement.
Ça c'est il faut pas oublier aussi enfin ce qu'il y a d'injonction derrière. J'y reviendrai aussi dans un instant sur la question de la pathologisation de certains styles éducatifs. Et donc qui dit moralisation dit dépolitisation du problème. Euh je enfin un exemple que je donne souvent et du coup les gens après ils repartent un peu traumatisés, c'est que une des personnes qui n'a cessé de dire que l'éducation c'était la solution à plein de mots politiques notamment à la violence et qui s'en est servi énormément après les attentats de 2015 qui a dit texto en fait si on si on éduquait bien nos enfants, il y aurait pas eu les attentats 2015. C'est Manuel Vals.
Est-ce que vous avez envie d'être d'accord avec Manuel Vals ? Voilà. Bon ben c'est voilà, je sais que c'est un peu du chantage mais si vous dites l'éducation c'est la solution, vous êtes d'accord avec Manuel Vals. Pourquoi est-ce que c'est aussi pourquoi est-ce que c'est aussi pratique en fait pour des gens comme Manuel Vals de dire que l'éducation c'est la solution ? Parce que c'est une forme de procrastination politique. C'est une façon de pas changer les choses ici et maintenant avec des réformes. C'est une façon de dire bon bah du coup on va bien éduquer nos enfants puis bah plus tard ça sera juste. Mais aujourd'hui du coup c'est injuste c'est comme ça non ?
Et en plus si vous si on reprend le présupposé, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que on va planter des graines d'une société nouvelle dans la tête des enfants en espérant qu'ils feront mieux. C'est quand même une façon très objectivante, objectifiante de voir les enfants aussi. Et là, on retombe sur des enjeux aussi de domination adulte euh de dire voilà euh finalement euh euh qu'est-ce que enfin comment est-ce que le le l'enfant lui-même est considéré dans un processus éducatif ? Et là les enfin vous avez pas mal de textes antiomination adulte qui sont anti-éducatifs pour cette raisonlà aussi.
Et enfin, dernier point, c'est que si on est vraiment matérialiste, si on est vraiment marxiste, il y a quand même un truc qui donc si on est matérialiste, par définition, on n'est pas idéaliste. Donc on considère que si les gens font des choses, c'est qu'il que leur intérêt matériel est là. C'est-à-dire qu'en fait euh souvent quand on pose le problème en terme d'éducation, ça revient à dire "Oui, mais ils agissent mal parce qu'ils savent pas ou parce que ils ont été mal éduqués." Sauf que ça revient oublier l'idée que bah peut-être que si euh des personnes sont sexistes, racistes, euh homophobes, agistes et cetera, c'est que c'est aussi leur intérêt de l'être.
Enfin euh le matérialisme c'est ça, c'est aussi rappeler que il y a un intérêt parce que quand il y a des dominés, il y a des dominants aussi. Quand il y a des euh quand il y a de l'oppression, il y a des privilèges. Et donc ça ça me permet de revenir sur un bouquin qui a eu un énorme succès qui est le livre de Lucille Petavin, le coût de la virilité où elle disait "Bah en fait la 4e découverture, il y a écrit "On aurait tous intérêt à être élevés comme des filles." Bah non, précisément pas. C'est un enfin il y a un intérêt à ne pas enfin à être un homme aujourd'hui qui est que bah on peut exploiter le travail domestique et cetera.
Et donc cette question de l'éducation, elle passe un peu vite sur la question de l'intérêt et c'est pas c'est pas juste "Oh ben, on savait pas." Et pour finir, c'est le dernier point que je voulais soulever donc sur ce que disait Mariama, c'est que l'éducation, le fait d'exiger une éducation progressiste de la part des mères, de la part des parents, mais en particulier des mères, c'est aussi une forme de disciplinarisation. C'est aussi une façon de dire tel style éducatif, il est pathologique, il est pas bon.
Il faut il faut que bon ben voilà, les prolétaires, ils soient un peu plus ils éduquent un peu plus leurs enfants comme la classe moyenne, les racisés qu'ils éduquent un peu plus leurs enfants comme les blancs. Donc ça peut être aussi le vecteur d'un contrôle et d'une disciplinarisation.
Il y a un un une enquête en sociologie qui a été faite par deux autrices Valérie Walkerdein et Hélène Lu qui s'appelle Democracy in the kitchen qui montre que dans dans le Royaume-Uni des années 70-80 le le prétexte d'une éducation progressiste servait justement à contrôler les maires seules, les maires prolétaires, les maires racisés en disant "Mais en fait vous vous faites une éducation un peu autoritaire et réactionnaire donc on va venir voir ce que vous faites." Donc voilà, ça pour moi c'est la dernière raison mais qui est quand même pas des moindres. Donc j'espère que la prochaine fois qu'on vous dira contre le sexisme, l'éducation c'est la solution, bah vous penserez à Manuel Vals.
Merci beaucoup. Bon, il nous reste 15 minutes. On aimerait quand même prendre des échanges avec la salle. J'ai juste essayer de rebondir rapidement. Bon, déjà pour commencer par ce ce sur quoi tu termines et et vous dire moi comment dans ma dans ma mission parlementaire sur les politiques d'accompagnement à la parentalité, rien que le choix du titre a été déjà un débat avec ma corrapporteur modè et moi les politiques d'accompagnement à la parentalité, gros point d'alerte parce que l'accompagnement à la parentalité ou ce qui est appelé aujourd'hui soutien à la parentalité, c'est quelque chose qui soit est totalement défaillant il y a plus de budget, il y a plus rien.
Voilà, on vous dit qu'on fait des trucs, on les fait pas. C'est que les gens les femmes euh et je comme ça je le case là euh la première cause de mortalité des femmes dans l'année qui suit l'accouchement. D'accord ? Dans l'année qui suit l'accouchement, c'est pas l'hémorragie, c'est pas les maladies cardio-vasculaires, c'est pas je sais pas quoi, c'est le suicide en France. OK. Donc voilà. Donc c'est ça la situation dans laquelle on est.
Donc politique d'accompagnement à la parentalité déjà soutien la parentalité, ça serait si ça marchait bien, s'il le faisait bien dans le pays parce qu'on a peut-être un peu moins de femmes qui se suicideraient qui seraient dans l'isolement total après leur accouchement et notamment effectivement dans des familles hétéro hétéro auxquels on a on a fait croire depuis des générations que c'était tout à fait que vous alliez avoir autre enfant que tout allait bien se passer.
On vous a pas expliqué, vous allez être toute seule, qu'il y a plus de service public, que vous êtes en galère, vous aurez pas la vous aurez pas le mode de garde au moment où vous pensiez l'avoir et cetera et donc vous vous retrouvez en galère parce que parfois des familles monoparentales ont davantage anticipé parce que ell on les a pointé du doigt depuis le début en disant ben tu t'engages dans un truc impossible et du coup elles elles ont été chercher leur leurs propres ressources face aux défaillances des politiques publiques.
Donc soutien à la parentalité 1 déjà bah ça se saurait si les parents étaient soutenus de ce qui s'appelle soutien à la parentalité souvent en fait des dispositifs de contrôle social parce que qui bénéficie avec des gros guillemets des politiques de soutien à la parentalité en fait c'est les familles des quartiers populaires qu'on va aller voir pour savoir si euh ça se passe bien, elles savent bien comment faire, s'il y a pas des violences éducatives, s'il y a pas Alors qu'en général un des sujets par exemple des signalements et on vous le dira dans mon éducatif, c'est quand même des questions de précarité.
C'est je me rends compte que il y a un enfant qui arrive à l'école, il a pas de petit, il a pas petit-déjeuner, il a pas pu bien dormir parce qu'il est dans une chambre avec ses cinq autres frères et sœurs et que du coup évidemment il a pas pu bien dormir ou bien pu faire ses devoirs là avec. Donc c'est souvent en fait des questions de qui sont vraiment des questions de précarité. Et c'est la même question que l'on rencontre quand on parle des familles monoparentales et c'était ça mon débat avec ma courra rapporteur aussi, c'est que le regard sur les familles monoparentales en général quand est-ce qu'on se préoccupe des familles monoparentales ?
Quand il y a une révolte urbaine et qu'on constate "Ah bah tiens, ces enfants qui ont été brûlés des voitures, on ne sait pas pourquoi." Si, parce que vous avez tué l'un des leurs en leur expliquant que c'était tout à fait normal et que le policier finirait de toute façon par être exempté, hein. Voilà. Parce que c'est ça au départ, c'est d'être acquitté. Voilà. Donc c'est la mort de Naël. Et bah tiens, on constate que c'est beaucoup des enfants de famille monoparale. Et là, on va expliquer que il leur manque quoi ? Un père. Et qu'est-ce que c'est un père ? C'est la loi, c'est l'autorité, il leur a manqué ça. Voilà. Donc et ça ça dit tout.
Ça dit qu'on entend pas ce que disent les familles monoparentales. 25 % des familles sont monoparentales. Qu'est-ce qu'elles disent ? Elles disent "Nosements, ils sont pas adaptés. Euh notre notre emploi, il est pas adapté. Je peux pas concilier, j'arrive pas à concilier." En fait, c'est d'ailleurs c'est pas tout à fait vrai que les familles monoparentales, en fait, elles ont un taux d'emploi qui est assez élevé. En fait, elles travaillent beaucoup plus que ce que ce qu'on raconte sur les familles monoparentales. C'est juste qu'elles travaillent à temps partiel en fait qu' elles exercent des métiers qui leur permettent pas de vivre.
Donc en fait, elles ont un emploi qui est pas qui est pas adapté au fait de pouvoir nourrir leurs enfants et de pouvoir aussi amener leurs enfants à l'école et aussi ramener leurs enfants de l'école et cetera et cetera. Euh et donc vous avez le même regard stigmatisement. Donc les questions de parentalité, c'est vraiment beaucoup des questions de contrôle social. Là c'est pour euh donner mon écho à Vanina pour qu'elle comprenne que j'ai bien compris pourquoi. Et donc en fait comment la la patrie et la famille ça liit très bien. C'est-à-dire que la famille c'est pas un espace de résistance.
Quand vous voulez faire une famille féministe, là vous entrez en résistance par rapport à tout l'ensemble du système patriarcal de la société. Mais en réalité les deux se reposent bien sur l'autre. Ce qui permet à l'inceste de d'être un inceste d'état, c'est d'être en fait une une violence de masse dans le pays massivement non puni. C'est c'est cette alliance entre enf c'est en fait ce qu'on ce qu'on permet ce droit de propriété qu'on permet et qu'on donne notamment au père sur les enfants. Et donc au moment où il y a des révoltures urbaines, qu'est-ce qu'on dit ? On dit il manque de paires pour faire la loi. Donc c'est ces paires-là que la société veut fabriquer.
Donc aujourd'hui, il y a une partie du discours féministe disant "On a besoin de remettre les paires dans le jeu, mais pourquoi faire ? Pour être quoi comme père ?" En fait euh et quand Macron ce qui propose à ce moment-là, c'est dire "On va faire un droit de visite obligatoire pour les paères ou alors quand certains disent on va mettre des garde alterné automatique".
En fait, il ils ne répondent pas aux revendications des maires isolées qui disent "Moi, mon sujet c'est euh de j'aimerais que la pension alimentaire elle arrive en fait dans mon qu' qu'elle arrive dans mon compte en banque en fait parce que sinon je ne peux pas nourrir mes enfants ou moi mon sujet c'est que mon logement il est pas adapté." Ça répond en fait plutôt au discours des paères, au discours masculiniste, des paires qui disent "Moi, je veux la garde volteur né automatique parce que c'est une bonne façon de ne pas payer de pension alimentaire et puis après je verrai bien si je m'occupe des enfants ou pas ou parce que je vais pouvoir contrôler les faites et gestes de mon ancienne épouse et de mon ancienne compagne parce qu'en fait en général les groupes comme SOS, papa et cetera qui revendiquent ça, ce sont aussi des groupes masculinistes qui sont en train de jouer sur le terrain et c'est de la domination adulte sur le terrain de l'éducation des enfants et de de de du droit de propriété sur les enfants.
Il ils en font un des terrains du conflit et de la domination sur leur exonjointe parce qu'ils ont perdu un contrôle avec la séparation. Ils reprennent le contrôle sur leur ex à travers les enfants. C'est bien documenté d'ailleurs. Les féminicides sont souvent voilà se produisent souvent à des moments avec les séparations et cetera. et quand vous regardez de près récemment, il y a eu aussi il y a des féminicides qui sont aussi des infanticides. Il y a des féminicides où les enfants sont sont ont été utilisés hein dans le le conflit euh enfin qui n'est pas un conflit dans les violences exercées sur les femmes.
Donc voilà, je fais juste tout ce paysage là pour montrer comment tout ça toutes ces violences s'inscrivent. Et donc sur les familles monoparentales, moi ça m'a frappé que ce discours-là c'était toujours de faire des choses que demandent pas les les maires isolées. Et quand on les écoute, bah c'est des questions de précarité qui sont liées à l'inadaptation. C'est comme pour le handicap ou pour d'autres situations, c'est votre société entière, elle a décidé que ça c'était la norme et tout le reste est complètement inadapté. Les services publics, les logements et tout inadapté à des formes familiales différentes et du coup c'est à ça qu'il faudrait répondre.
Alors du coup il y a il y a il y a si on veut non on veut un temps de parole je je vous invite à aller voir dans le programme de la France insoumise sur un certain nombre de choses qui ont été évoquées. Une des premières façons de casser la famille ou en tout cas de sortir de cette vision de la famille c'est la question de la filiation. Donc on a beaucoup de choses pour dire qu'on on veut mettre fin à la présomption de paternité dans le cadre du mariage. On veut simplifier les règles de on veut reconnaître des rôles de parents sociaux.
Euh Clémence Gué dans son livre sur l'amitié, elle avance sur la question de donner une valeur concrète au parrainage civil euh euh de de d'étendre euh l'accès à des congés spécifiques, à des gens hors hors des parents et cetera. Donc ça c'est tout ce sujet euh créer une forme d'adoption sociale. Évidemment sur la PMA. Bon tu l'as tu l'as évoqué. Nous je vous renvoie deux textes qui ont été déposés. euh Clémence Gueté euh une proposition de résolution sur la PMA pour l'accès effectif de la PMA à toutes et tous parce que effectivement il y a les questions en fait de maillage du territoire de enfin il y a plein de d'obstacles en fait.
Et puis il y a aussi une proposition de loi de ma collègue Colenio antidiscrimination parce qu'aujourd'hui la PMA, elle est censée être pour toutes mais en fait si vous êtes euh euh transgenre, si vous êtes une personne transgenre, en fait en réalité là alors là vous allez encore plus faire bugger les cases que vous a décrite Mariama. C'est juste pas possible. Voilà, vous pouvez pas avoir recours alors qu'en fait c'est ça a été montré par la CODH, c'est proprement discriminatoire. Si c'est un droit, c'est un droit y compris pour les personnes qui ont eu un parcours d'état de changement d'état civil. Et là vous faites complètement bugger la matrice. Donc elle a déposé cette proposition là.
Ça c'est pour la question de l'affiliation.
Je m'en voudrais de ne pas parler de la question des congés qui pour moi est assez assez fondamentale parce que quand je vous dis quelle paire on veut fabriquer, à quel moment on se pose la question de où sont les paires après la séparation pour les remettre dans le game, y compris parfois à suite à des violences, y compris parfois suite à des violences sexuelles et j'en viens aussi à une à une proposition comporte qui est le fait de protéger les mères protectrices parce qu'aujourd'hui vous avez des mes dénoncent des violences paternelles notamment incestuelles incestueux incestueuses ou incestuelles et qui dénoncent ces violences là et qui se retrouvent elle pour survie pour non présentation enfant.
Donc c'est une des choses qu'on défend qu'on a défendu, qu'on a déposé une proposition de loi. Ça c'est ma collègue André Torin suite à la commission d'enquête sur les les violences incestueuse pour protéger ses mères protectrices. Donc en fait on remet les paires à la fin. Mais qui vous parle des paires qu'on veut fabriquer à la naissance si jamais ils veulent être là ? Si les mères ont voulu qu'il y ait un père et si les pères ont voulu être des pères et être des pères au sens ben être une mère comme une autre, c'est-à-dire prendre soin. Voilà. pas être la loi, pas être celui qui empêche de brûler des voitures, pas être ce sujet, mais s'occuper d'un enfant quand il nî.
Et là, en fait, juste c'est une aberration. C'est juste qu'aujourd'hui ben en fait la garantie, moi je parle pas de congé obligatoire, je parle de congé garantie. Je suis un homme qui veut euh m'occuper de mon enfant, j'ai 11 jours garantie à la naissance de mon enfant. Et donc c'est ça en fait parce que sinon j'ai un mois mais le reste est mais c'est facultatif le reste au-delà des 11 jours. Donc en fait obligatoire c'est-à-dire pour ton employeur ton employeur il a l'obligation de te donner les 11 jours.
Mais après faut quand même OK tu as le droit à un mois mais est-ce que quand tu es en CDD et là on touche à des questions de classe et après on va aller regarder les hommes en CDD, les hommes précaires, les maçons. Ah il a pas pris tout son congé paternité. Bah oui bah super tu es maçon sous-traitant, tu vas aller voir ton patron, tu vas dire "J'aimerais prendre mon moi parce que c'est marqué dans la loi et que j'ai le droit." Voilà. Bah non. Ben donc là la question l'obligation la question des structures, c'est que c'est pas des questions individuelles de est-ce que chacun va prendre son congé et s'il veut aller au PMU après et ben ça se régèlera dans le couple.
OK là elle aura des raisons de le quitter. Mais en fait le sujet c'est surtout qu'il peut même pas aller prendre son truc pour aller au PMU parce qu'en réalité c'est des droits qu'on fait semblant d'avoir donné aux gens mais que seules des bourges peuvent se payer. Et alors encore plus le congé le fameux congé de naissance qui là est totalement inégalitaire parce que qui va prendre un congé à 70 % de son salaire ?
Bah déjà ceux qui peuvent se le permettre et puis et puis dans le couple bah celle qui a le salaire le plus bas donc la femme donc qui va prendre un mois de plus de congé à 70 % de son salaire et donc il perdre puis un mois encore de plus parce qu'elle a toujours pas trouvé de classe en crèche à 60 % de son salaire et il perd c'est madame. Donc vous vous retrouvez avec monsieur qui a 11 jours de congé et madame qui en a pris final a pris 6 mois. Ah super la belle ville et beau congé. euh s'est épuisé avec son enfant pendant 6 mois seul et en plus a euh déjà perdu durablement du salaire et cetera et a déjà vu son niveau de vie chuter.
Euh un dernier le dernier rapport du un rapport de la fin de l'année dernière du conseil d'analyse économique dit que 90 % des inégalités de revenus entre hommes et femmes, 90 % sont d à la parentalité. C'est énorme comme chiffre en fait. Donc voilà. Donc moi, nous on défend à la France insoumise un congé paternité. Déjà, on s'en on enlève le congé paternité. ralbol du congé de la notion de congé paternité congé d'accueil de l'enfant pour les deux parents ou pour le nombre de parents qu'il y a parce que peut-être qu'on pourrait arriver à des filiations différentes.
Coné d'accueil de l'enfant égal pour les les deux parents euh et aujourd'hui euh le congé maternité a 16 semaines dont 8 obligatoires et je vous annonce en avant-première que j'ai réussi à faire bouger le programme pour qu'on arrive à 20 semaines parce qu'il y a aussi un sujet de congés qui sont trop courts et on a un enjeu de réduction du temps de travail qui est aussi un enjeu d'augmentation du temps parental et on a besoin de d'allonger les congés y compris pour les maères. Et donc moi, je ne voulais pas allonger les congés sans le faire pour les paères parce que c'est un facteur d'inégalité.
Mais par contre, porter le congé maternité à égalité avec le congé maternité, tout fusionner dans un congé d'accueil de l'enfant identique pour les deux parents à 20 enfin donc à 20 semaines, à 4 mois et 20 semaines, donc 5 mois et avec la possibilité de le de le confier quand vous êtes en situation de monoparentalité à la personne de votre choix.
Et donc là, on reboucle sur les questions de filiation différentes, c'est-à-dire bah, vous êtes maman solo, ce deuxième congé, vous y avez le droit et vous décidez de la personne salariée qui va elle pouvoir interrompre son son voir son employeur et dire "Bah oui, mais là, je suis en congé et c'est je sais pas si ce sera approché dans peu importe peu importe comment on appelle ça mais en tout cas c'est un congé qui permet d'accueillir et quelque part qui permet de faire famille autrement et de se dire bah oui bah quelqu'un qui a été là qui s'est arrêté pour la naissance l'arrivée d'un enfant c'est quelqu'un qui a une place dans la constellation familiale.
Est-ce que ce sera est-ce qu'on va le nommer père, mère ou est-ce que c'est juste quelqu'un, un parrain, une marine, une tente, quelqu'un qui a été là ? Mais en tout cas, faut que la société le permette. Donc ça, je voulais le je voulais le le le préciser. Outre la bataille qu'on a mené pour que le congé de naissance ait vraiment lieu, nous ce qu'on défendra voilà. Bon, il y a pour les mesures sur les familles monoparentales, voilà. Ah ouais, on est en fait on va pas réussir du tout à faire le on va pas réussir à faire le temps d'échange. Voilà, c'est le je suis en train de me rendre compte que mais vous pourrez prolonger les échanges. Venez nous voir après, on pourra squatter.
Moi, j'ai un peu de temps pour squatter là et nous écrire. Mais voilà, euh il y a on a parlé de l'éducation avec toutes les tous les bévoles, mais c'est aussi ça, c'est qu'on peut pas demander dans les familles aux éducations, à l'éducation de se faire si euh à un moment l'éducation nationale est par revue en profondeur et c'est pas seulement avec des programmes de l'évars, mais aussi raisonner, réfléchir sur la question de la domination adulte dans l'éducation euh nationale. Voilà.
Bon, on a euh je vous invite à aller regarder aussi euh ce qui s'est dit ce matin sur la domination adulte par Marianne Maximi parce que je pense que là vous aurez plein de de ressources aussi sur comment est-ce qu'on pense des mesures systémiques pour aussi euh euh répondre au fait que euh la famille est quand même le premier lieu aussi des violences exercées exercées notamment sur les enfants et sur cette génération future à qui on demande souvent de faire tout ce que nous on n pas réussi à faire et c'est ce qu'on veut éviter cette procrastination politique. Je termine sur ces thème là, tu as parlé de procrastination politique.
Moi je trouve très important qu'on ait ce genre de temps d'échange et je vous remercie encore de votre présence à vous toutes et tous parce que c'est ce qui nous évite justement d'être en train de voilà d'espérer que magiquement les choses se règlent par les gens qui consultent des des tips sur les réseaux sociaux pour être de meilleurs parents. Non, c'est pas ça qu'on veut. Ce qu'on veut, c'est des politiques pour changer les systèmes. C'est ça à quoi on travaille et continuer à nous y aider. Ça on vous on accueillera toutes vos propositions avec plaisir. Voilà, je vous remercie.
[applaudissements]