Les 5 actus de la semaine n°23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« Olivier Faure accuse LREM de détournements de fonds publics. »
- 4:20Fait
« 34e samedi de mobilisation des Gilets jaunes. »
- 4:50Chiffre
« 10% de soutien en faveur du RIP concernant la privatisation d'ADP. »
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Bienvenue à tous dans les 5 actus de la semaine d'UPR TV. Olivier Faure accuse LREM de détournements de fonds publics. En effet, le premier secrétaire du PS a révélé une note portant l'entête de l'Assemblée nationale dans laquelle Jean-Marie Girier, le directeur de cabinet du président de l'Assemblée nationale, trace la feuille de route de la majorité pour les municipales.
On y apprend que des membres de plusieurs ministères sont chargés de s'investir dans la campagne municipale d'En marche. Olivier Faure a raison. Les membres des cabinets ministériels ne devraient pas servir à d'autres missions que celles pour lesquelles ils sont payés.
Encore le signe d'un abus de pouvoir de la part de LREM. De son côté, Alexandre Langlois, le secrétaire général du syndicat de police Vigi, a été suspendu de ses fonctions de gardien de la paix, affecté au renseignement territorial pour 12 mois dont 6 avec sursis. Il paie ses prises de position contre sa hiérarchie et dénonce une décision personnelle du ministre de l'Intérieur.
La dérive autoritaire du régime Macron se poursuit avec cette sanction injustifiée contre un syndicaliste de la police. Il est maintenant possible de le soutenir via une cagnotte pour s'opposer à l'objectif de cette mission qui est de l'asphyxier financièrement. Nous apprenons également que Raymond Barre détenait une fortune secrète qui était cachée en Suisse.
En effet, l'ancien Premier ministre aurait dissimulé quelque 11 millions de francs suisses à Bâle, une fortune découverte par le fisc français. Comme nous l'avions rappelé, Raymond Barre ne s'était pas privé de faire la morale aux Français en jouant les père La Vertu. C'était un européiste acharné qui fut vice-président de la Commission européenne de 1967 à 1973.
L'origine des fonds qu'il a perçus demeure inconnue. Qui les avait versés ? Quand ?
En échange de quels services ? Voilà des questions qu'il faudra élucider. Grève aux urgences pour commencer, avec une manifesation nationale à Paris pour maintenir la pression.
Les personnels soignants des urgences étaient appelés à défiler mardi 2 juillet. Ils revendiquent 300 € de hausse de salaire, des effectifs supplémentaires et un moratoire sur les fermetures de lits. Du côté du centre hospitalier régional universitaire de Nancy-Brabois, nous apprenons que 598 postes sont supprimés.
C'est l'annonce faite par la direction générale au conseil de surveillance du CHRU, avant le passage devant le Copermo le 16 juillet, le Copermo étant le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre des soins. Nous apprenons également un fait marquant. Nino est né dans la nuit au bord de la route faute de maternité alliée.
Sa maman a accouché dans une ambulance de pompier dans la nuit de lundi à mardi à Creste. Elle se rendait en voiture à la maternité de Valence, qui est située à près de 2 heures de route de son domicile. Les personnels soignants peuvent manifester, le gouvernement est contraint d'appliquer les politiques économiques des traités et des directives européennes.
Ceux-ci imposent le démantèlement de la protection sociale en France. SNCF, écoles, hôpitaux sont privatisés ou fermés. L'appartenance à l'UE n'aura pour effet que de continuer à davantage détériorer cette situation.
Et en parlant d'école, nous apprenons également la fermeture définitive de 400 d'entre elles à travers la France rurale. En conclusion de son dénommé grand débat, Emmanuel Macron avait affirmé qu'il n'y aurait plus aucune fermeture d'école sans l'accord des maires. Mais pourtant, une étude du ministère de l'Éducation nationale a en effet révélé ce 3 juillet 2019 que quelque 400 établissements ruraux devraient définitivement fermer d'ici la rentrée, la plupart sur décision des maires et des communautés de communes.
Car les maires sont contraints de donner leur accord du fait de l'étranglement de leurs ressources financières décidé par l'État. Selon Bercy, le déficit budgétaire plonge de 28,8 milliards d'euros fin mai. Il s'élève à 83,9 milliards d'euros contre seulement 51,1 à la fin mai 2018.
Le déficit augmente parce que les recettes fiscales baissent. Le gouvernement minimise le problème en arguant des changements induits par le prélèvement à la source, mais ne mentionne pas les questions de l'ISF, du CICE et des paradis fiscaux européens. Rappelons que l'argument du déficit est utilisé pour justifier l'austérité, qui ne manquera pas de perdurer.
L'assurance chômage, à présent, où la réforme pourrait pénaliser 1 chômeur indemnisé sur 5, selon un document confidentiel de l'Unédic, qui estime à environ 500 000 le nombre de personnes dont l'ouverture du droit à indemnisation serait retardée ou annulée à partir d'avril 2020, comme le prévoit la réforme de l'assurance chômage. Concernant les vrais chiffres du chômage, qui sont supérieurs à ceux annoncés par le gouvernement, nous vous conseillons une excellente synthèse de la situation parue dans Neonmag, que vous trouverez dans la description. L'économie du pays qui reste dans un climat d'austérité.
En témoigne le 34e samedi de mobilisation des Gilets jaunes. Même si la mobilisation a faibli, ils restent déterminés à ne rien lâcher, compte tenu de leur situation précaire. Nous apprenons également que Jérôme Rodriguez va entamer une grève de la faim devant le ministère de l'Intérieur pour avoir l'accès aux documents de l'enquête de l'IGPN le concernant.
Cette forme extrême de contestation est assez rare en France. Il est alarmant de constater qu'un des leaders des Gilets jaunes en soit réduit à cela pour obtenir ce que la justice lui a accordé. Les chefs d'État (NDLR : et de gouvernement) ont nommé plusieurs nouveaux représentants aux postes clés de l'UE lors du sommet organisé ce mardi 2 juillet 2019.
Josep Borrell, pour commencer. Il s'agit de l'ancien président espagnol du Parlement européen. Il prend le poste de haut représentant aux affaires extérieures.
Josep Borrell, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, qui avait notamment scandalisé par ses propos sur les génocides des Amérindiens, est un européiste forcené, qui avait cru d'ailleurs bon souligner les menaces censées faire peser la Russie, définie par lui-même comme « vieille ennemie sur l'UE ». Il donne clairement le ton de sa future politique. David Sassoli, le nouveau président du Parlement européen, entame son troisième mandat sur les bancs de l'institution.
Ancien journaliste italien, il est connu pour être un facilitateur pour faire passer les textes. Suffit-il d'être à l'aise à l'oral et centriste pour être président du Parlement ? Gageons qu'avec une telle personnalité, le législateur européen ne fera de vagues et appliquera les propositions de la Commission.
Ursula von der Leyen, une proche d'Angela Merkel qui sera la future présidente de la Commission européenne. À la fois par tradition familiale et par goût personnel, Ursula von der Leyen est une admiratrice sans réserve des États-Unis et une européiste acharnée. Et enfin, Christine Lagarde, qui deviendra la prochaine présidente de la BCE le 1er novembre prochain.
La Française quitte donc son poste au FMI. Pour un décryptage plus détaillé de ces nominations, nous vous conseillons l'entretien de François Asselineau sur TV Libertés, que vous retrouverez dans la description. Passons maintenant à la bonne nouvelle de la semaine.
Il y a déjà 10% de soutien en faveur du RIP concernant la privatisation d'ADP. Pour que le référendum ait lieu, il faut que 4 717 396 Français inscrits sur les listes électorales signent d'ici au 12 mars 2020. Ils sont près de 466 000 à l'avoir fait en 18 jours, malgré le site qui est difficile d'accès.
Si les contributions continuent à ce rythme, il devrait être possible de s'opposer à cette privatisation qui spolie le peuple français. Encore faudrait-il se mobiliser cet été pour faire signer les Français sur les marchés, les places de village, lors des apéritifs entre amis. Il est en effet important de s'organiser, et notamment d'expliquer comment déjouer les difficultés du site.
Pour une fois que nous avons le moyen direct de nous opposer aux décisions prises par l'UE, ça serait dommage de la manquer. Voilà. C'est tout pour cette édition.
Nous vous disons : « À très bientôt pour une nouvelle vidéo ». Et d'ici là, n'hésitez pas à réagir à toutes ces nouvelles dans les commentaires. — Bonjour !
Je voudrais deux Copermos, s'il vous plaît. — (Rire d'Alexandra) — Bien sûr. Sur place ou à emporter ? — Dont un sans glace.