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Podcast / conversationBACKSEAT· 14 décembre 2024 57 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleTravail & emploi

Méthode Macron, stratégie NFP, avec Marine Tondelier

Au micro : Jean MacierSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 37 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Quelle est votre action de vos premières minutes ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Comment ça se passe ? T'es arrivée, bonjour.

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Et ça, c'est quelque chose que vous aviez acté au sein du NFP ?

  • 7:06OuverteRéponse directe

    Mais vous, vous vous présentez quoi, là, par exemple ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que ce ne serait pas efficace d'obtenir la démission d'Emmanuel Macron pour provoquer des élections présidentielles ?

  • 11:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu regrettes d'être allé lundi au rendez-vous avec Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:05PrésentateurFait
    « À 200 députés, vous n'avez pas encore gagné les élections. »
  • 8:33PrésentateurFait
    « J'appelle ça le bloc facho, mais quand je suis dans le bureau des présidents, je dis le bloc Rassemblement National Ciotti. »
  • 8:56PrésentateurFait
    « Il faut assumer d'avoir un gouvernement compact et cohérent et qui par contre, qu'il soit macroniste ou nouveau Front Populaire, va devoir les chercher des alliances à l'Assemblée. »
  • 9:07PrésentateurFait
    « C'est encore plus compliqué là en décembre que ça n'aurait été le 8 juillet dans l'élan des élections. »
  • 10:00PrésentateurFait
    « S'il y a une présidentielle anticipée là, maintenant, si on passe Noël et Nouvel An là-dessus, c'est une catastrophe. »
  • 10:19PrésentateurFait
    « Il faut faire très attention et il faut... Tu vois, elles, limite, elles sont pour un gouvernement d'urgence, en fait. »
  • 16:48PrésentateurChiffre
    « Il y a 63% des Français qui disent qu'ils sont prêts à consentir un gouvernement de gauche si on renonce au 49-3. »
  • 17:03PrésentateurChiffre
    « Il y a 22% quelqu'un de gauche et il y a 6% seulement qui veulent un Premier ministre issu du camp macroniste. »
  • 23:55PrésentateurFait
    « Il y a une exception qui a été votée pour trois ans pour qu'il puisse y avoir des salons de jeu à Paris, ce qui était interdit. »
  • 24:06PrésentateurChiffre
    « Il y a 1500 emplois, les 1500 personnes employées des salons de jeu de Paris qui n'ont plus de contrat. »
  • 27:37InvitéFait
    « C'est Premier ministre issu des rangs du NFP et Lucie Casté. »
  • 27:40InvitéPromesse
    « Moi j'ai encore dit ce matin si on nous demande un nom c'est celui-là qu'il faut donner. »
  • 27:48InvitéFait
    « Premier ministre Nouveau Front Populaire gouvernement compact et cohérent avec des gens qui ont travaillé ensemble sur ce projet qui sont alignés avec le projet et uniquement du NFP. »
  • 27:55InvitéPromesse
    « Tu t'engages à ne pas faire le 49-3. »
  • 28:31InvitéFait
    « Tu n'as pas de majorité absolue. Donc en fait ils te renversent. »
  • 28:45PrésentateurChiffre
    « Tu dis les super profits 80% des Français sont pour les taxer. »
  • 30:20InvitéFait
    « Moi je suis pour faire la cinquième république je suis pour faire la proportionnelle et ça il faut le faire en urgence pour que prochaine législative se fasse avec un nouveau mode de scrutin. »
  • 31:18InvitéFait
    « Nous on est pour une proportionnelle par région. »
  • 37:21PrésentateurFait
    « Je serais éternellement reconnaissante à Manuel Bompard à Olivier Faure à Fabien Roussel parce que tous avec nos défauts on a réussi à le faire ce nouveau Front Populaire. »
  • 39:15PrésentateurFait
    « La France Insoumise est le parti le plus détesté des Français bien devant le Rassemblement National. »
  • 40:15PrésentateurFait
    « Moi je pense qu'il faut un seul candidat ou une candidature commune s'il y en a vraiment il y en a un qui boule sur le côté je pense qu'avec une candidature commune à plein de gens ceux qui veulent on peut y arriver. »
  • 42:41PrésentateurFait
    « On a écrit une petite feuille de route de ce qu'il nous semblerait falloir faire dans les mois qui viennent. »
  • 53:28PrésentateurFait
    « la Russie par exemple maintenant ils font des déstabilisations des votes »
  • 53:32InvitéFait
    « Henri Rousseau n'a pas remporté la primaire c'était les Russes »
  • 54:39PrésentateurFait
    « s'il y a une démission de Macron la présidentielle est en 35 jours »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Présentateur 211 %
  • Invité6 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

9,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Salut, c'est Jean Macier. Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que si tu veux faire partie des soutiens de l'émission, le meilleur moyen, c'est de rejoindre le Club Backseat pour 15 euros par mois. Bon, j'avais écrit réaction nouveau PM. Bon, bah c'est compliqué, voilà.

0:14
Invité

Bah si, si, si, bah si, vas-y.

0:16
Présentateur

Quelle est votre action de vos premières minutes ? Voilà, donc ce sera demain matin, mesdames et messieurs, quand vous regarderez cette émission en replay, vous aurez le nom. C'est pas sûr. Tu bois vraiment la parole, ma chroniste, il te dit que demain matin, tu es assez sûr. Regarde, tu prends tous les bandeaux BFM depuis une semaine, c'est demain, c'est sûr, encore 48 heures, et en fait... A chaque fois, il a un délai supplémentaire. Alors, non, mais on va en parler, on va en parler.

0:37
Invité

Il ne faut pas croire le maître des horloges, quoi. Moi, je voulais juste savoir quand demain matin, parce qu'il y a demain matin et demain matin, tu vois, genre... Il y a la France qui se lève tôt, voilà, et il y a la France 9h du mat, qui est plutôt mon style. Moi, c'est 11h30 du mat, la France 11h30 du mat.

0:50
Présentateur

Quel matin ? En tout cas, la parole du maître des horloges n'engage que ceux qui lui demandent l'heure, donc ne vous basez pas trop sur ses pronostics. Marine Tourdelier, tu es la secrétaire nationale des écologistes, un des trois partis du Nouveau Front Populaire qui sont allés discuter... Il y en avait quatre. De quoi ? Ah oui, il y en a trois qui ont été discutés. Laisse-moi finir ma phrase. C'est dingue ça ! Je crois qu'elle est communiste aussi. Voilà. L'un des trois partis du Nouveau Front Populaire qui a accepté d'aller discuter avec Emmanuel Macron d'une hypothétique coalition ou accord de non-censure en vue de la formation d'un gouvernement.

Ce n'est pas exactement de ça dont on a été discuté. Alors raconte-moi, non mais en vrai raconte-nous, comment ça se passe ? Comment ça se passe ? T'es arrivée, bonjour. Ouais, déjà. Il était quelle heure ? En fait, il y a eu plusieurs épisodes. Le premier épisode, c'est que quand Barnier est censuré quelques heures avant, comme je suis d'un naturel pénible, je décide, revêtue de mon plus beau sourire, d'écrire à tous les chefs de parti qui ont participé au Front Républicain. C'est-à-dire que je n'écris pas aux Républicains, ils portent très mal leur nom et qui attendent encore leur courrier.

Et donc, je leur écris pour dire, bon, comme prévu, ça n'a pas marché, votre histoire, de remettre un premier ministre de votre camp. Et donc, et si on tentait autrement ? Discutons ensemble, parce que personne n'a la majorité de l'Assemblée nationale. Nous, on veut encore quelqu'un de gauche, mais on aimerait discuter avec vous de comment on fait. Donc, tu prends l'initiative avant même que Macron... Juste avant la censure. Alors, j'ai tout le monde au téléphone dans les 24-48 heures qui suivent, sauf Gabriel Attal. C'est intéressant pour la suite. Ensuite, le lendemain de la censure, donc c'est 24 heures après, je fais une lettre ouverte à Emmanuel Macron. Donc, pourquoi ?

Parce qu'à l'époque, la rumeur enfle qu'il va nommer, donc la censure, c'est le mercredi soir. Et le jeudi midi, je lui écris cette lettre parce que la rumeur enfle qu'à 20 heures, il va annoncer un premier ministre bien, bien à droite, mais en mode rouleau compresseur, c'est trop tard, c'est fini, terminé, bonsoir. Et vous ne pouvez pas censurer, sinon c'est la crise mondiale, le Père Noël annule cette journée, tout ça, quoi. Un peu entonnoir. Et donc, je me dis, il faut s'allonger sur les roues, sous les roues du train pour qu'ils doivent s'arrêter.

Et donc, je fais le JT de 13 heures en disant, je demande à Emmanuel Macron de recevoir tous les chefs de parti du champ républicain parce que sinon, il ne continuera à écouter personne et les mêmes causes produiront les mêmes effets.

3:02
Invité

De ne pas prendre une décision trop vite.

3:05
Présentateur

Je calme.

3:07
Invité

Freinage d'urgence, tu vois. Et ça, c'est quelque chose que vous aviez acté au sein du... avec les autres partis du NK ?

3:12
Présentateur

Je les avais appelés pour leur dire que je faisais ça. Alors, il se trouve qu'entre le temps, on négocie, parce que vous savez, il faut négocier les chaînes, donc on négocie le JT de TF1, le 13 heures. Et donc, il est 9 heures et le 13 heures disent, ok, c'est super. Par contre, vous n'envoyez pas le courrier avant l'émission. Donc, je garde le courrier. J'appelle Olivier Faure pour dire ce que je vais faire. Il dit, c'est une super idée. Je vais faire aussi un courrier pour t'appuyer. Sauf que du coup, son courrier part avant. Bref, tout ça n'est pas très grave. Et donc, je fais le JT. On sort. Emmanuel Macron fait son 20 heures. On ne sait pas s'il va annoncer un truc ou pas.

Et il finit par péter un câble. J'attendais la fin en mode, j'ai hâte pour vous, les Français. Je vous déteste. Je n'oublierai pas. Donc, on voit le truc, ok, manifestement, il ne va pas très bien. Et on apprend le lendemain qu'il va rencontrer des gens. Il va rencontrer tous les chefs de parti de son camp, plus les socialistes. Et donc là, je me dis, tiens, c'est intéressant. Il y a une sélection, manifestement, dans ceux qui sont fréquentables ou pas. Et donc, je commence à aller sur toutes les chaînes, parce que les gens disaient, pourquoi vous n'êtes pas reçus ? Et je dis, je ne sais pas, moi, je ne vais pas faire une commission d'enquête sur moi-même.

Donc, si vous voulez une explication, vous les appelez. Et là, l'entourage de Macron dit aux journalistes politiques qui les appellent, ah, mais c'est parce que Marine Tonnoyer n'a pas demandé d'endez-vous. C'est un peu gonflé. Donc, j'ai quand même fait le JT de 13 heures. Et je retrouve que je lui ai envoyé par texto la lettre ouverte. À Emmanuel Macron ? À Emmanuel Macron. Plus par mail et l'adresse. Bref, je suis un peu plus sûre qu'il l'avait. Et donc, j'étais un peu fâchée. Et le vendredi soir, après la journée de rendez-vous, parce que du coup, il y a plein, y compris Roland Descure, il y en a plein qui m'appellent en disant, mais pourquoi il ne vous reçoit pas ? C'est pas normal.

Je dis, écoutez, moi, je m'en fous. Et sur les chaînes de télé, je raconte que c'est les 6 ans de mon fils le lendemain. Et que de toute façon, je rentre à Aïna Beaumont parce que j'ai la piscine à boule avec tous les copains de sa classe. Il y a un grand hangar à Aïna avec une piscine à boule. C'est super. Donc, je dis, écoutez, moi, je n'en fais pas une affaire personnelle. Je ne vais pas me rouler par terre. J'ai piscine à boule en plus. Je vais passer une super journée. Donc, je rentre à Aïna. Sur cette entrefaites, j'ai un coup de fil du conseiller politique de Macron qui me dit, vous comprenez, Madame Tondelier, on veut vraiment vous reçoit lundi. C'est très important pour nous.

Donc, je lui dis ma phrase préférée. Soit c'est du manque de respect, soit c'est de l'incompétence. Et dans les deux cas, c'est un problème à votre niveau. Non, non, non, mais vraiment, bon, je prends le point, bref. Et donc, on décide d'y aller le lundi. Et ce qui est très drôle, c'est que quand je suis rentrée dans le bureau de l'ISÉ, donc moi, c'était vraiment pour dire les choses cash comme d'hab. Pareil, sur les plateaux télé, à l'entrée du rendez-vous, pendant le rendez-vous, à la sortie. Donc, ça se passe exactement comme ça. Et je rentre et puis, Emmanuel Macron dit, donc, voilà, vous avez vu, on a reçu le vendredi un tel, un tel, un tel. On reçoit ce matin les communistes, vous.

Puis, le RN est appelé. Alors, je dis, je ne comprends pas, le RN, quand je suis rentrée, je lis encore à la presse, ils sont en train de s'énerver parce qu'ils n'avaient pas de rendez-vous. Elle me dit, oui, oui, j'ai fait exprès, ils ne sont appelés que ce matin pour bien marquer la différence avec les autres. Et donc, du coup, je dis, bah oui, je vois bien, c'est comme vous avez fait entre moi et les socialistes. Et là, il bloque comme ça en disant, bon. Et il fait, non, mais c'est parce qu'en fait, il n'y a pas d'explication, en fait. Le message est reçu, c'est très clair. Je vois ce que vous essayez de faire.

Et donc, tout de suite, il a dit, non, mais je sais que je ne gagnerai pas là-dessus avec vous. Donc, j'arrête de combattre là-dessus. On va parler maintenant de tout le reste. Et donc, c'était un rendez-vous assez cash et qui a le mérite d'exister parce que je trouve qu'on a beau ne pas être d'accord du tout, dans, je pense qu'en démocratie, l'incommunicabilité, c'est le pire. C'est quand tu n'es même plus capable d'être dans la même pièce pour te parler, quoi. Mais certains de vos partenaires du Nouveau Front Populaire vous accusent de trahir le programme du NFP. Qui aurait pu dire ça ?

Les Insoumis vous accusent d'être des traîtres parce que vous allez négocier le programme sur lequel vous avez été élu et que vous allez baisser vos frocs devant le président de la République pour participer à un gouvernement. Ils ne le disent pas exactement comme ça. Ça dépend lesquels. Si je regarde l'interview qu'on a faite la semaine dernière du gobernalysis, on n'était pas très loin.

6:48
Invité

Par contre, très souvent, ils vont dire ça ne sert à rien d'aller discuter avec ce mec qui, de toute façon, fera comme il a décidé lui et on s'attend tous à ce que ce soit décevant demain.

6:59
Présentateur

Non, mais on n'est jamais déçus totalement. Il y a toujours des surprises qu'on n'avait pas prévues, quand même.

7:04
Invité

Oui, mais jamais dans le bon sens, quand même. Mais vous, vous vous présentez quoi, là, par exemple ?

7:08
Présentateur

Après ces discussions ? Juste pour répondre sur la critique des Insoumis, moi, premièrement, je respecte tout le monde. Si je commentais toutes les minutes ce que je pense de ce qu'ils font, on ne serait pas rendus et je ne vois pas l'intérêt de se donner en spectacle. Donc, je ne le fais pas. Je peux comprendre que ce ne soit pas leur stratégie et je le respecte parce que dans le nouveau front populaire, c'est la biodiversité d'un écosystème, n'est-ce pas ? Chacun est à son poste, joue un rôle différent et c'est OK, en fait.

Mais j'estime que quand vraiment tu es à fond dans les causes, les gens et les valeurs que tu prétends défendre, tu ne peux pas dire tant que ce n'est pas le grand soir où je n'ai pas tous les leviers d'action et les pleins pouvoirs pour mettre en œuvre 100% mon programme, eh bien, j'attends. Et je trouve que... Enfin, moi, j'étais encore du coup à Élimbeaumont ce week-end. Quand tu discutes avec les parents juste des gamins de ta classe, il y a des gens, tu leur mets peut-être pas le SMIC à 1 600 euros mais à 1 500. Peut-être qu'ils prennent, en fait. Peut-être qu'en fait, ils préfèrent qu'on aille topé là-dessus.

Ça ne veut pas dire qu'on va être ministre du gouvernement Retailleau, qu'on va négocier je ne sais quoi avec je ne sais qui. Ça veut juste dire que... J'ai appris dans la première partie que tu avais dit qu'on n'avait pas gagné les législatives. Oui, je suis toujours en désaccord là-dessus. Non, je te jure, à 200 députés, vous n'avez pas encore gagné les élections. J'ai fait de mon mieux. D'accord, mais il y a quand même 27 sondages sur 27 qui donnaient Bardella à Matignon. Il n'y est pas. Première victoire, n'est-ce pas ? Première victoire, c'est ça ? Donc c'est une non-victoire de Bardella. Jusque-là, c'est pas... On prend. Et deuxièmement, on était quand même premiers.

Donc c'est comme ça. On n'a pas la majorité absolue. T'as raison. Mais ça veut dire qu'il y a trois blocs à l'Assemblée. Le bloc NFP, ça on voit bien. Le bloc des centristes macronistes. Et j'appelle ça le bloc facho, mais quand je suis dans le bureau des présidents, je dis le bloc Rassemblement National Ciotti. C'est joliment dit. Et donc, pour gouverner, moi je ne pense pas qu'il faille faire un gouvernement d'intérêt national, je ne sais pas quoi. Déjà, un gouvernement d'intérêt général, ça voudrait dire que les autres étaient pour des intérêts particuliers. Remarque, c'est vrai, mais c'est bizarre d'appeler ça. Ça le mérite d'être honnête. C'est ça, ça le mérite d'être honnête.

Mais je ne pense pas qu'en ajoutant des carottes, dénaver des carpes et des lapins, tu fasses un gouvernement en fait. Donc moi, je pense qu'il faut assumer d'avoir un gouvernement compact et cohérent et qui par contre, qu'il soit macroniste ou nouveau Front Populaire, va devoir les chercher des alliances à l'Assemblée. Un gouvernement qui pourra mettre en place tout son programme, ça n'existe pas. Et c'est encore plus compliqué là en décembre que ça n'aurait été le 8 juillet dans l'élan des élections. Donc ça, il faut l'avoir en tête.

Mais est-ce que ce ne serait pas efficace d'obtenir la démission d'Emmanuel Macron pour provoquer des élections présidentielles et remporter une bonne fois pour toute la bataille ? Ça aussi, c'est une stratégie qui est proposée.

9:21
Invité

Pas sûr que ça suive derrière dans les urnes à l'Assemblée ? Déjà, pas sûr.

9:25
Présentateur

Déjà, de toute façon,

9:26
Invité

l'Assemblée, elle reste.

9:27
Présentateur

Oui, c'est ça. Déjà, l'Assemblée reste. Deuxièmement, Macron, si tu as un moyen pour le dévisser de son siège, tu m'expliques, mais je n'en ai pas. Donc on ne va pas aller assiéger l'Elysée avec des baïonnettes en fait. Il y en a qui pourraient le faire. Non, ne faites pas ça. Et troisièmement... Mais refusez de discuter avec lui. J'ai eu les responsables syndicaux des plus grosses centrales de ce pays, des plus grosses centrales syndicales, y compris des plus radicales. Je ne cite pas de nom, mais ils me disent, Marine, il y a 300 plans de licenciement en cours, des dizaines de milliers d'emplois.

Et ils disent, s'il y a une présidentielle anticipée là, maintenant, si on passe Noël et Nouvel An là-dessus, c'est une catastrophe. Parce que vraiment, là, par exemple, rien que le jour de la censure Barnier, le lendemain, Renaud, il a annoncé un truc qu'il n'y avait aucun gouvernement pour eux pour parer. Et donc, elles disent... Pas le chanteur. Comment ? Le chanteur. Non. L'autre. Toujours debout. L'autre, celui qui suffrime des emplois. Il faut expliquer aux gens. Mais donc, du coup, voilà, elles me disent, il faut faire très attention et il faut... Tu vois, elles, limite, elles sont pour un gouvernement d'urgence, en fait. Elles, c'est plutôt un gouvernement transitoire d'urgence.

On se met d'accord sur les 10 sujets les plus urgents, perdre des emplois industriels, je ne sais pas quoi, 10 sujets, et on ne fait que ça pendant six mois et on attend la dissolution. Tu vois, il faut entendre que, en fait, les gens à différents endroits de France pensent des choses différentes selon l'endroit où ils sont. Et par ailleurs, pour tous les gens qui disent mais les politiques, mettez-vous d'accord, débrouillez-vous, c'est quand même pas si compliqué. Moi, j'ai regardé sur BFM où ils me disent exactement ça sur le plateau de l'éduit de la liste. Bah, mettez-vous d'accord, rien, vous êtes nuls.

J'ai dit, mais vous avez entendu, les deux heures d'avant, il y avait une édition spéciale avec des Français qui venaient parler de leurs problèmes. Alors, ils n'étaient tous pas contents, c'était leur point commun, mais il y en a une qui n'était pas contente parce qu'elle payait trop d'URSSAF et trop de charges sur ses salaires. L'autre qui n'était pas contente parce que son SMIC n'était pas assez élevé. Donc certes, tout le monde n'est pas content, mais les Français demandent des choses très différentes. Et ils ont voté pour des choses assez incompatibles. Et donc, c'est normal que ce ne soit pas facile derrière. Ce n'est pas que de la faute des politiques qui sont nulles, en fait.

Il y en a aussi qui sont nulles, par ailleurs. Mais ce n'est pas juste ça, le sujet.

11:17
Invité

Malek ? Deux questions. Est-ce que tu regrettes d'être allé lundi au rendez-vous avec Macron ? Et deuxièmement, qu'est-ce que tu lui demandes ? Est-ce qu'on parle d'une composition gouvernementale ? Est-ce qu'on parle de mesures concrètes pour l'avis des gens ? Qu'est-ce que tu lui dis ?

11:30
Présentateur

Alors moi, je ne regrette jamais parce que je pense qu'on a toujours su faire de ces rendez-vous quelque chose. Vous vous rappelez les rendez-vous de Saint-Denis ? On était les chefs de parti. Ça a duré 13 heures, 13 heures à côté d'Éric Ciotti. À un moment, ils ont servi à manger pour nous restaurer. C'était du pain à dos. Moi, je suis végétarienne. Je disais,

11:46
Invité

on va attendre encore quelques heures.

11:49
Présentateur

Donc, c'était... Il y a plein de gens qui disaient que ça ne sert à rien. Il n'y aura pas de suite. Sauf qu'en fait, j'y étais et que j'ai pu faire un tunnel de 20 minutes sur l'écologie à un moment et que je me dis qu'il y a peut-être des gens autour de la table. C'est le seul moment où ils en ont entendu parler dans leur mois. Je trouve toujours que c'est intéressant. Après, on n'est pas juste là pour faire une thèse. Mais je trouve qu'Emmanuel Macron, il est quand même poussé dans ses retranchements. Le fait qu'il n'ait pas nommé le jeudi à 20 heures mais qu'il ait dû organiser cette réunion, c'est intéressant.

Le fait d'avoir tout le monde autour de la table, c'est intéressant aussi parce que moi, il y avait Les Républicains donc j'ai pu leur dire en face avec toute mon honnêteté, ma sincérité que je trouvais qu'ils ne devaient pas être là. D'ailleurs, ils sont venus assises parce que c'est tellement de bim chez eux. C'était probablement réciproque. Vous savez, ils ont une sorte de direction transitoire. Ils sont venus assises parce qu'il y a différents... On aurait dit les verts des années 90. Je leur ai dit, ça ne les a pas du tout fait rire cette blague. Vous êtes beaucoup plus drôle. Et voilà.

12:41
Invité

Mais t'as pris des auteurs, toi ? Comment ? T'as pris des auteurs ?

12:43
Présentateur

Non, c'est mes vraies blagues.

12:45
Invité

D'accord, ok.

12:46
Présentateur

Mais franchement, c'était un rendez-vous assez intéressant et puis moi, vous me connaissez, j'étais là-bas. Donc là, si j'ai bien compris, c'est ceux qui ont participé au barrage républicain plus les républicains. Et donc je dis, votre point commun, c'est normalement de ne pas vouloir que le RN gagne, si j'ai bien compris et que j'oublie le communiqué de presse de Matignon qui cite Le Pen et tout ce que vous avez fait pendant trois mois. Bon, soit vous expiez vos péchés et vous voulez faire autre chose, j'entends. Mais du coup, est-ce que vous avez compris que si vous ne changez pas de politique en 2027, c'est ça qui va arriver ? Et c'est là non, pas vraiment, si.

Et en fait, ce qui est intéressant, c'est qu'avec Fort et Roussel, on n'a pas le même tempérament, on n'a pas le même langage, mais dans ces passages de relais-là, tu peux toujours compter sur un et deux-deux pour reprendre le bâton derrière. Vous étiez unis tous les trois ? Alors, on n'est pas du tout aux mêmes endroits, mais ce n'est jamais le cas, il nous éclate. Moi, j'étais à côté d'Emmanuel Macron, je crois qu'il m'avait mis là pour m'avoir à l'œil, tu sais, un peu genre... Il y avait Gabriel Attal d'un côté, mutique. Il a parlé une fois 45 secondes, je ne sais pas... Il a dit quoi ? Qu'il n'avait pas de ligne rouge, sauf LFI et notre programme, apparemment.

Non, ça, c'était Laurent Wauquiez. Non, mais sympa.

13:48
Invité

Ça, c'était Laurent Wauquiez.

13:49
Présentateur

Ils étaient tous là en mode je n'ai pas de ligne rouge, mais oui, je crois que ce que tu vas prononcer s'appelle une ligne rouge, mais ce n'est pas grave. Et donc, voilà, alors ce qui était intéressant, c'est qu'on s'était bien calé avant avec les socialistes et les communistes, malgré les choses où on n'est pas d'accord. Et en fait, on est arrivé en disant nous, on a une proposition. Bon, qu'est-ce qu'ils vont dire ? Un premier ministre, macroniste, ah non, raté les gars.

On veut un premier ministre, alors je dis moi, issu de la gauche et des écologistes, du nouveau Front populaire et je dis arrêtez de nous dire Jean-Yves Vaudrian, je ne sais pas quoi parce qu'il a été socialiste il y a dix ans. Je dis Gabriel Attal, il n'était pas premier ministre de la NUPES alors qu'il a eu sa carte OMJS. D'ailleurs, il a dit non, je n'ai jamais eu ma carte OMJS donc j'ai dit, eh bien, t'aurais pu Gabriel. Tout le monde s'est marré dans la pièce. Donc, j'ai dit, quand on est issu des grands de la gauche et des écologistes, c'est genre de maintenant, ce n'est pas de il y a dix ans.

Et on dit donc, en échange, puisqu'il faut un compromis, n'est-ce pas, on s'engage à ne pas utiliser le 49-3. Alors, c'est peut-être un détail pour vous mais en fait, ça veut dire beaucoup. Ça veut dire que tu es obligé de respecter la démocratie parlementaire. Donc, ça veut dire, oui, que tu ne peux pas appliquer 100% de ton programme mais de toute manière, ce n'est pas possible en fait. Donc, ça tombe bien et quelque part, tu prouves à ceux qui disent mais qu'est-ce qu'ils vont faire ? Tout va nous échapper ? Non, parce que le Parlement pourra faire son travail et ça nous changera depuis les dernières années.

Et une fois que tu as dit ça, donc tu le dis, l'autre leur dit, on est déjà trois à l'avoir dit sur six tours de parole donc ça commence à un an. Puis après, tu dis, mais par contre, moi, au milieu de la Réunion, je réinterviens en disant mais je n'ai pas bien compris par contre comment on était venus pour faire des compromis. J'en ai entendu aucun à part celui que nous, on vient de faire donc j'aimerais comprendre en fait, quels compromis vous proposez à part que ce soit encore vous, encore avec votre politique alors que vous avez perdu les élections.

Oui, non mais en fait, nous, et puis ça repart pour un tour où tu n'as rien compris et je trouve qu'on a été bon et que d'ailleurs, quand tu regardais le film à la sortie, ça renvoyait quand même Macron dans ses 33 et l'avantage, il va nommer qui il veut. On le connaît, on ne va pas faire semblant que parce qu'on lui a parlé trois minutes, il a changé d'avis. Mais il ne pourra plus dire vous avez Michel Barnier ou Retailleau ou je ne sais pas qui et c'est à cause du NFP qui n'a pas voulu faire de concession qui est inflexible parce que c'est ça moi qui m'a blessée en fait cet été. Ça s'est fini comme ça devait se finir.

Le mec n'a jamais eu l'intention de céder le pouvoir mais il a pu dire et dans l'opinion publique, ça a eu prise un peu que c'était à cause de nous et ça, il ne faut pas retomber dans ces pièges-là et il y a un sondage qui est sorti hier qui est assez intéressant. Vous savez, quand on fait ça, on se met en risque. Les insoumis disent traite, vendu, machin truc, c'est retweeté, retweeté, retweeté. Moi, j'ai l'impression d'en avoir moins pris dans la gueule que d'autres mais quand même, ce n'est pas agréable et alors que tu le fais pour de bonnes raisons et je pense qu'on peut se faire confiance.

Les gens, ils savent que je ne vais pas aller vendre, j'allais dire mes fesses mais c'est très vulgaire, je ne veux pas aller me vendre pour un poste ou pour moi, je ne veux pas être ministre d'un gouvernement macroniste de je ne sais pas quoi, il y a zéro chance et on est sympa. Vous abandonnez Lucie Castel ? Absolument pas. Elle est toujours sur la table l'option Lucie Castel ? Il se trouve que ce matin, encore au cas de vérité à Télématin, j'en ai parlé parce que le présentateur, ils sont quand même le présentateur, tu as vu, c'est un lapsus. C'est qui ?

16:36
Invité

C'est quelqu'un comme moi ?

16:38
Présentateur

Arnaud.

16:39
Invité

Arnaud quoi ?

16:40
Présentateur

Julien Arnaud. Julien Arnaud.

16:41
Invité

Tu vois,

16:44
Présentateur

il dit, je montre le sondage qui est sorti hier qui dit, donc déjà, il y a 63% des Français qui disent qu'ils sont prêts à consentir un gouvernement de gauche si on renonce au 49-3. Intéressant, ils ont mieux compris notre proposition que les macronistes. Et surtout, il y a un sondage des Français, donc il y en a 41% qui préfèreraient quelqu'un issu de la société civile ou du monde de l'entreprise, mais quand tu vois, donc après, il y a 22% quelqu'un de gauche et il y a 6% seulement qui veulent un Premier ministre issu du camp macroniste.

C'est-à-dire qu'il y a des gens, ils ont voté pour eux, mais ils trouvent, mais non, mais ils disent, on a perdu, on a perdu, c'est tout, il faut arrêter d'insister, on n'aura jamais de budget sinon. Donc je monte ce truc-là et puis il dit, ouais, mais vous voyez, il veut quelqu'un de la société civile et de gauche, est-ce que si on additionnait pas, si on additionnait ces deux lignes, donc de gauche et de la société civile, on pourrait, et donc je me dis, le mec va dire Lucie Casté et le mec me dit, on pourrait pas arriver à quelqu'un genre Pierre Moscovici. C'est de l'économie circulaire.

Pierre Moscovici est un ancien ministre de l'économie, ancien commissaire européen, actuel premier président de la Cour des comptes et pas un gauchiste. Vous n'en avez pas marre ? Vous ne voulez pas donner des noms de femmes, des noms de jeunes, des nouveaux ? Puis là, il me fait, Bernard Cazeneuve ? Non. Et en fait, il y a quand même un truc, je pense qu'il faut qu'on se dise, et je sais que si vous serez d'accord, c'est qu'il faut arrêter avec les mecs, ça fait des décennies qu'ils sont là, ils n'aventuraient plus rien de nouveau alors que là, ce dont on a besoin, c'est quand même un truc nouveau, un peu d'élan, de souffle d'espoir, d'enthousiasme, enfin quelque chose quoi. Léa.

18:08
Invité

Oui, c'est bien dit effectivement. On vient de parler un peu de la méthode, une tentative de méthode, je ne sais pas trop comment nommer ça, mais la presse nomme ça la méthode Macron pour essayer de nommer effectivement un nouveau premier ministre et avoir un gouvernement qui tienne à peu près la route. À sa place, vous auriez fait quoi ? Comment vous seriez prise ? Je crois que je ne serais pas à sa place.

18:29
Présentateur

Ah non,

18:29
Invité

ça ne serait pas la réponse que j'attendais. Non mais je ne me mettrais pas dans ce genre de situation.

18:32
Présentateur

C'est-à-dire, vous laisserez Matignon faire, vous laisserez le Parlement faire ? Oui.

18:35
Invité

Si vous étiez présidente

18:36
Présentateur

de la République ?

18:36
Invité

Actuellement, avec la configuration actuelle, admettons, vous êtes présidente de la République, votre majorité est celle qu'Emmanuel Macron a aujourd'hui sur les bancs de l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que vous faites ?

18:48
Présentateur

Moi, je pense que la base, c'est quand même de respecter le résultat des élections. Je suis désolée, je suis peut-être vieille France, mais c'est un truc qui se fait normalement en démocratie. Jean, regarde-moi. Explique-moi comment tu respectes le résultat des élections alors que tu as toi-même dit que ces élections ont produit une Assemblée tripolarisée.

19:09
Invité

Là, on parle d'accord, juste pour terminer mon petit cas pratique, l'énoncé du cas pratique, on parle d'un accord de non-censure. C'est ce qui a été posé sur la table. Est-ce que vous ferez autre chose en proposant, c'est ce qui tourne en tout cas à ce stade, en proposant peut-être une proposition sur la base d'un programme avec des partis qui se mettraient d'accord, etc. Quitte à ce que ça prenne davantage de temps, qu'est-ce que vous feriez ?

19:34
Présentateur

J'accepte le cas pratique, mais on est d'accord, je n'ai pas fait 40 milliards de cadeaux aux plus riches, je n'ai pas fait 9 millions de copres, je n'ai pas fait une action climatique.

19:43
Invité

Vous êtes Marine Tondelier avec vos convictions, avec vos compétences, votre histoire, tout.

19:47
Présentateur

Ce que je lui ai expliqué, c'est que l'excuse de dire, parce que ça fait deux fois qu'il nous sort l'excuse de la censure possible, il dissout dans ses arguments de dissolution, il dit si je ne dissous pas, on ne pourra pas voter de budget, il y aura une censure. Ah bah super ! J'ai une stratégie. Et quand il nomme Barnier, après je vous rappelle, tout un été, où il se fout de notre gueule, quand il dit, non mais malheureusement, je ne peux pas nommer de Premier ministre en juillet et en août parce qu'il y a les Jeux Olympiques, mais pourquoi tu fais une dissolution en juin, Emmanuel ? La trêve olympique. Vraiment ?

Non mais, tu as le droit de ne pas vouloir changer de Premier ministre, du coup tu dissous pas, c'est plus simple. Et il finit par nommer au bout de 51 jours Michel Barnier qui met lui-même trois semaines à faire un gouvernement, je vous rappelle, au bout de trois semaines où il fait son gouvernement, si Lucie Casté avait mis plus de 24 heures, elle aurait été conspuée par les historiens en me disant mais elle est vraiment nulle, il faut arrêter de mettre des femmes, l'incompétence, elles ne sont d'accord sur rien.

J'étais sommée de me justifier sur le fait que je m'étais bien mise d'accord avec Fabien Roussel sur le nombre d'éoliennes qu'on allait mettre dans le bassin crélois en Picardie, c'était vraiment en été. Et eux, ils mettent trois semaines à faire un gouvernement, ils ne sont même pas d'accord sur est-ce qu'il faut augmenter les impôts, oui ou non. Ils en débattent ensemble, publiquement, entre eux dans la presse, donc tout ça est très sérieux. Et donc, quand il nomme Barnier, il dit, je nomme lui, je ne peux pas nommer Lucie Casté, je suis obligée parce que c'est le seul dont j'ai pu m'assurer qu'il ne serait pas censuré. Ah bah bon con. Une deuxième fois.

Et donc, dans son bureau là, quand on y était vendredi, je lui ai dit, mais il faut arrêter de penser, enfin, vous êtes président de la République, c'est-à-dire que si vous dites, je nomme Lucie Casté parce que, premièrement, je pense qu'il avait le devoir de nous laisser essayer, au pire, on se viandait et puis c'était notre faute. Il ne pouvait pas ne pas nous laisser essayer. Donc, il devait nous laisser nous y coller. Et deuxièmement, s'il a peur qu'elle soit censurée, mais il a quand même des députés à lui mais je lui ai dit, dans son bureau, je lui ai dit, vous avez normalement un peu de prise sur vos troupes. Bon, il m'a dit que non.

21:37
Invité

Usul. Bon, d'après ce qu'on a compris, à un moment, il semblait que Macron n'avait plus envie de se retrouver dans la main du RN, que finalement, ce n'était pas des alliés si fiables que ça, ils ont leur propre agenda.

21:47
Présentateur

Je ne sais pas, tu lui dis ça, il dit, non mais ça, c'est Michel Barnier, moi, ce n'était pas ça. Ah,

21:50
Invité

maintenant, il dit ça ?

21:50
Présentateur

Et puis, c'était à cause de nous parce que, comme on ne voulait pas discuter, il devait discuter avec les seuls maîtres sympas. Parce que là,

21:54
Invité

s'il nous renomme un autre avatar du macronisme et des politiques qu'on connaît déjà, la reconduction du même avec une nouvelle tête, donc le RN, peut-être cette fois-ci, ne censurera pas tout de suite, mais s'il n'y a pas d'accord de non-censure, les mêmes causes

22:08
Présentateur

produiront les mêmes conséquences.

22:09
Invité

Oui, mais ma question, c'est s'il n'y a pas d'accord de non-censure, est-ce que cette fois-ci, aussi, toute la gauche va dire comme un seul homme, eh bien, non-censurera ?

22:16
Présentateur

C'est une vraie question.

22:17
Invité

C'est une vraie question

22:18
Présentateur

et pour tout vous dire, j'ai encore passé l'après-midi à me la poser. Alors, c'est très difficile parce qu'on ne sait même pas qui est le Premier ministre. Alors, si c'est Retailleau, ce n'est peut-être pas pareil que si c'est, je ne trouve pas de nom bien, en fait, hors de l'NFP, désolé.

22:31
Invité

Tu n'as pas envie de te mouiller aussi sur un nom ? Un truc qui ressemble un peu plus au socialiste, dans l'esprit, Laurent Berger, qui accepterait d'y aller. Non, mais Laurent Berger, non. Je sais, il ne veut pas, mais bon.

22:38
Présentateur

Non, mais on a dit tout à l'heure à la région, ce sera peut-être Berger, je pensais Aurore Berger, j'ai eu peur, mais après.

22:43
Locuteur

Wow,

22:43
Invité

tu m'as fait peur,

22:44
Présentateur

moi aussi. Bah ouais, ils ont tous les mêmes noms, comment va-t-on faire ?

22:47
Invité

Tu trolles.

22:48
Présentateur

Non, mais il y a un truc où, tu vois, par exemple, nommer Cazeneuve ou je ne sais pas qui d'ex-socialiste, pas trop, mais en plus encore.

22:54
Invité

Michel Sapin, allez. Ce serait sympa, ça. J'y ai pensé. Tu sais qu'il y ai pensé. Michel Sapin pour Noël. Vous me tentez. J'y ai pensé.

23:01
Présentateur

Bah ça, par exemple, c'est fracturé, en fait, après avoir fracturé le NFP, c'est fracturé le Parti Socialiste. Parce qu'il y en a qui iraient, d'autres qui n'iraient pas. Donc voilà, là, ce qu'on voit, par contre, c'est que depuis, il y a l'option Roland Lescure qui circule, c'est à couteau tiré au sein du camp macroniste. Moi, il y avait les gens de l'UDI dans les Hauts-de-France au conseil général qui vient de voir en disant « Surtout pas Bayrou, il faut faire quelque chose, interposez-vous ». Et en fait, tu vois que c'est un camp quand même. Nous, parfois, on a nos défauts, ok, mais chez eux, c'est pire quand même. Donc, il y a un truc comme ça. Donc, voyons qui il nomme.

En fait, il y a deux solutions. Dire, on censure tout de suite et on censure jusqu'à ce qu'il nomme quelqu'un du NFP, ce qui risque peut-être de ne jamais arriver. Et moi, je vois bien, y compris la CGT, la CFDT, qui disent tel plan, tel truc, attention, il y a urgence. Là, j'avais quelqu'un qui m'écrivait qui est, vous savez, croupier à Paris. Eh bien, vous me demandez le rapport avec la choucroute, mais quand t'es croupier dans les casinos, en fait, les salons de jeu, il y a une exception qui a été votée pour trois ans pour qu'il puisse y avoir des salons de jeu à Paris, ce qui était interdit, parce que normalement, les casinos, vous savez, c'est quand on y est. Bien sûr.

Et donc, si au 31 décembre, il n'y a pas un texte financier qui réautorise ça, eh bien, il y a 1500 emplois, les 1500 personnes employées des salons de jeu de Paris qui n'ont plus de contrat, il n'y a pas non plus de chômage partiel, technique. Et moi, je commence à recevoir beaucoup de gens qui m'écrivent en disant nous, s'il n'y a pas de... La loi spéciale, ça ne couvre pas ça. Il y a même, par exemple, les grandes associations environnementales qui disent la loi spéciale, ça va reconduire les trucs de base, mais nous, nos subventions, ce n'est pas dedans. On a vu aussi des agriculteurs qui ont, pour certains, attaqué des...

Et je pense que là, on est tranquille dans l'émission, on passe une bonne soirée, mais quand on va arriver le 28 décembre, le 29 décembre, ça peut devenir très explosif. Donc ça, il faut quand même l'avoir en tête. C'est de la politique, ce n'est pas de la politique fiction, ce n'est pas un jeu vidéo, c'est la vraie vie des gens. Donc il y a ça. La deuxième chose, c'est que, il y a ce que je vous disais tout à l'heure, est-ce qu'on dit c'est tout le programme, rien que le programme, et tant qu'on n'a pas tout notre programme, on préfère avoir rien et pouvoir dire que vous êtes des gros connards.

24:54
Invité

Non mais l'alternative, ce n'est pas où tu viens d'imiter Jean-Luc Mélenchon, là ?

24:57
Présentateur

Non, non, je le fais beaucoup mieux.

24:59
Invité

Non mais l'alternative, ce n'est pas soit tout le programme, soit la trahison, c'est que là, l'alternative, c'est est-ce que la gauche gouverne et peut réparer des trucs qu'ont fait les macronistes, là ?

25:12
Présentateur

Non mais gouverner, il faut nous nommer. S'il ne le fait pas, il ne fait pas. Que veux-tu que nous fassions ? Le sujet, c'est s'il nomme quelqu'un, pas de nous.

25:18
Invité

Faire une politique de gauche.

25:19
Présentateur

Est-ce qu'on a le droit ? Moi, je pense que vraiment, il n'y a pas d'intérêt à aller dans un gouvernement, déjà je pense qu'ils ne veulent pas qu'on y aille, et deuxièmement, moi je ne vois pas, ça n'a pas de sens en fait, d'aller dans un gouvernement avec des gens qui ne sont pas de tombards politiques.

25:31
Invité

Mais même un gouvernement NFP sous surveillance et avec accord de non-censure du centre, des macronistes et du bloc macroniste, bon, LFI n'ira pas là-dedans parce que c'est d'ailleurs dans les conditions, je pense, que les autres.

25:41
Présentateur

Tu peux faire un degré d'ébrogation de la réforme des retraites. C'est pour ça qu'ils ne veulent pas. Mais je pense que quand même être aux commandes, ça se prend, même quand c'est dans une configuration complexe. En fait, on ne peut pas dire c'est trop compliqué, on n'y va pas. La vie, c'est compliqué en fait. La vie politique est compliquée et là, on sait bien qu'il va falloir sortir de sa zone de confort anyway. Mais par contre, la seule question qui se pose, c'est si c'est un gouvernement macroniste, en fait, soit tu dis on ne vous parle pas, on ne vous parle pas, on ne vous parle pas et tu les condamnes d'aller rebosser avec l'ERN, sauter à la corde et puis tomber, se viander un moment.

Soit tu dis, moi ça c'est maligne aujourd'hui, c'est que je ne vois pas comment ils nous convainquent de ne pas voter la censure. Je ne vois pas, le prix est tellement élevé par rapport à là où ils sont et là où on est, je ne vois pas. Mais peut-être que si tu dis on veut l'ISF, l'abrogation de la réforme des retraites, le SMIC à 1600 euros et l'école intégralement gratuite et la reconnaissance de l'autorité de l'État palestinien, je fais une sorte de liste au Père Noël et j'oubliais plein de trucs, la loi climat, interdiction de la pub pour les suivre, ils disent oui, oui, oui, oui, ah là c'est vraiment dur, ah non mais on n'a pas le choix.

Tu vois, est-ce que tu prends ou est-ce que tu dis non on te censure quand même et du coup tu n'as rien ? Mais ce chemin s'ouvrira-t-il ? Je n'en sais rien.

26:46
Invité

Si il nous nomme un Premier ministre de gauche comme demandé, je ne sais pas, il dit allez Olivier Faure parce qu'il veut continuer Macron à casser la gauche comme il peut.

26:55
Présentateur

Il ne la casse pas, il lui donne les clés du camion, c'est autre chose.

26:57
Invité

Oui mais dans quelle mesure ?

26:59
Présentateur

J'étais avec Olivier Faure au téléphone tout à l'heure, il n'a pas été appelé pour être Premier ministre. Je vous confie, on risque de vous décevoir.

27:04
Invité

Dans l'accord de non-censure pourrait y avoir comme condition de vous me garder quelques ministres macronistes spécialement dans des postes régaliens importants à Bercy.

27:14
Présentateur

On ne va pas faire Olivier Faure avec Retailleau au ministre de l'Intérieur.

27:16
Invité

Non mais même sans LR mais au moins avec des macronistes et avec un Premier ministre de gauche.

27:20
Présentateur

Mais les macronistes ils sont de plus en plus de droite quand même.

27:23
Invité

Mais oui, c'est pour ça qu'il suffit

27:24
Présentateur

qu'ils soient au bon poste. Du coup, qu'est-ce qu'il reste en fait ? Il reste nous comme d'habitude. Oui, c'est ça. D'accord, avec 200 députés. Oui mais tu peux faire. Je vous refais mon plan de départ. Je suis désolée, il n'est pas parfait mais je n'en ai pas d'autre. Donc voilà. C'est Premier ministre issu des rangs du NFP et Lucie Casté. Moi j'ai encore dit ce matin si on nous demande un nom c'est celui-là qu'il faut donner. Après il peut nous en proposer d'autres du moment que ce ne sont pas des provocations comme tous ceux qu'il a proposé jusque maintenant. On peut regarder.

Donc Premier ministre Nouveau Front Populaire gouvernement compact et cohérent avec des gens qui ont travaillé ensemble sur ce projet qui sont alignés avec le projet et uniquement du NFP et tu t'engages à ne pas faire le 49-3. Et donc comme tu t'engages à ne pas faire le 49-3 tu peux aller discuter d'un pacte de non-censure et en fait tu sais qu'il y a des choses que tu ne pourras pas faire passer. C'est comme ça. Tu t'empêches d'utiliser la seule arme qui te permet de te sortir d'une solution inextricable. Moi je ne suis pas pour les armes. Je pense qu'il faut mieux convaincer. Ça me paraît au mieux naïf. J'aime bien l'idée.

Oui mais si tu te dis que tu vas faire le 49-3 en fait déjà ils ne te nomment pas la première chose et la deuxième chose c'est qu'ils te censurent direct. Mais tu en as besoin pour pouvoir faire pression. Ou alors comment ça ils te censurent direct ? Pourquoi ils te censurent direct ? Tu fais pression de quoi ?

28:31
Invité

Tu n'as pas de majorité absolue. Donc en fait ils te renversent.

28:33
Présentateur

C'est bien ce que je dis. D'accord.

28:34
Invité

Là le 49-3

28:35
Présentateur

Donc ils renverseront tes lois finalement à le défaut de renverser ton gouvernement ils renverseront tes lois. Non parce que par exemple sur les super profits le modem il est d'accord avec nous. Et puis je pense qu'il faut aller dire par exemple tu dis les super profits 80% des français sont pour les taxer. Ce n'est pas des choses qui sont bien un mérite, un talent c'est ça. Te tombe du ciel tu en rends 20% rends l'argent. Bon tu dis 80% des français sont pour alors on va faire voter. Ah toi Jean-Michel tu ne veux pas voter Jean-Michel es-tu sûr ? On va donc l'écrire au compte rendu donc toute la France regardez Jean-Michel ne veut pas taxer.

Tu vois tu mets un peu les gens face à leur responsabilité. Parce que le 49-3 c'est il y a un truc le gouvernement n'a pas à faire d'efforts. Il peut aller au rouleau compresseur oui alors amusez-vous qu'un jour les députés puis à la fin je mettrai mon truc de départ. Et pour l'opposition c'est confortable aussi. Parce que tu fais tes trucs tu fais ton sketch tu dis quoi ? Non ! Tu peux faire passer des trucs qui sont inapplicables tu dis bah j'en s'en fous on l'a fait adopter. Tu vois c'est pas c'est pas responsabilisant.

Et donc alors c'est marrant ton truc d'arme parce que c'est j'ai entendu quelqu'un autour de la table dire oui on fait ça parce que sinon vous vous avez en fait on vous demande un pistolet avec des vrais balles. Donc il faut un désarmement bilatéral. C'est pas faux. Non c'est ça. Là où là où Edouard Philippe j'ai entendu que Marine Le Pen l'avait dit aussi dit il ne faut pas rendre des armes constitutionnelles parce qu'on en a besoin. Bah oui mais là c'est pour 30 mois et peut-être moins c'est une dissolution.

C'est dans un cas de figure exceptionnel on a besoin de recréer de la confiance et je pense que c'est une manière de hisser le drapeau blanc en disant ce qu'on va faire on va le faire pour la France. Tout le monde vous regarde. C'est un geste de confiance tu te mets en risque. Il y a beaucoup de gens dans le chat qui voulaient que je vous pose la question que je te pose la question de l'assemblée constituante. Est-ce que tu es favorable à ce que pour se sortir de cette impasse institutionnelle on solde une bonne fois pour toute la cinquième république et on passe à autre chose ?

Moi je suis pour faire la cinquième république je suis pour faire la proportionnelle et ça il faut le faire en urgence pour que prochaine législative se fasse avec un nouveau mode de scrutin. Avec une prime majoritaire comme le demande Marine Le Pen ? C'est tout un débat. Moi je suis pour laisser travailler les parlementaires là-dessus parce qu'il y a plein de débats. Ma région c'est les Hauts-de-France. Aujourd'hui ma députée c'est Marine Le Pen donc ce cas est très fictif. A Élam Beaumont c'est Marine Le Pen. Tu fais Hauts-de-France à la proportionnelle. Magnifique circonscription tu étais venue m'aider. Je suis venue t'aider.

Et ça ne nous a pas aidé jusqu'au bout mais c'était sympa de venir. Ce n'était pas de ta vote évidemment tout le monde a compris. Mais donc tu fais les Hauts-de-France les gens disent ah oui mais ils n'auront plus assez de l'un au territoire donc faire une proportionnelle par département.

Le problème d'une proportionnelle par département moi dans le Pas-de-Calais il y a 14 députés donc c'est très proportionnel mais les départements où tu n'as que deux députés en fait ça veut dire qu'il y a des territoires qui auront accès à la proportionnelle parce qu'ils ont 14, 15, 20 députés et des territoires où ce ne sera pas vraiment la proportionnelle parce que quand tu n'as que deux députés à la proportionnelle ça reste en fait quasiment un scrutin et une éliminale à deux tours. Et donc nous on est pour une proportionnelle par région.

Après sur la constituante le problème c'est aussi le temps que ça prend parce qu'il y a tellement d'urgence là que si tu dis alors ça fait six mois on fait une grande constituante on fait des petits post-it partout en France pour écart la constitution bon je pense qu'il y a quand même quelques trucs un peu urgents à faire et notamment sur les sites industriels à sauver là dans les semaines qui viennent. Peut-être commencer par une convention citoyenne sur le renouveau démocratique par exemple.

Exactement j'ai lu un livre là-dessus Coliseum je ne sais pas si vous avez vu c'est Thomas Bronec qui est un journaliste qui a sorti un livre et ils font une c'est la France mais genre dans dix ans c'est encore plus avancé donc déjà il y a des féministes extrémistes qui tuent des mecs à chaque féminicide elle tue un mec au hasard en France et elle laisse le nom de la nana qui a eu le féminicide sur son corps en mode ça c'est pour Elsa ça c'est pour Elodie et les mecs disent mais c'est hyper injuste il n'a rien fait elle non plus oui mais là il ne pouvait pas défendre elle non plus et donc il y a un truc tu vois on est arrivé ça votre projet

32:16
Invité

Marine Tondelier et surtout

32:18
Présentateur

et surtout il y a une convention citoyenne qui a une grosse crise démocratique et donc le président qui est élu il dit bah moi je suis élu pour tout changer donc la convention citoyenne demande que les présidentielles se jouent maintenant dans une émission de télé-réalité ah oui génial sur backseat voilà et il y a un gros grosse bronca des députés qui n'acceptent pas mais le président demande à chaque formation politique de faire sa primaire par télé-réalité

32:44
Invité

à réfléchir à réfléchir

32:46
Présentateur

Malek j'ai pas dit qu'il fallait faire ça

32:48
Invité

tu parlais de confiance de crise démocratique tu penses quoi de l'état dans la tête de plein de français et de l'électorat d'ailleurs du nouveau front populaire après cette séquence des 6 mois t'en as plein qui sont allés des fois même pour la première fois aller voter en juin et on les a remercie et on les a remercie est-ce que tu penses qu'ils y retourneront est-ce qu'on a pas est-ce que la séquence n'a pas fini par redégoutter des dégoûtés

33:16
Présentateur

ah bah si c'est le cas d'à peu près toutes les séquences politiques depuis 50 ans malheureusement parce que c'est ça aussi des élections c'est que tu remets t'as l'impression que tu peux changer le monde et t'y vas et souvent ça ne suffit pas donc ça c'est hyper désespérant y compris pour nous parce qu'on s'est quand même un peu donné dans cette affaire moi ce qui m'embête le plus en fait c'est de voir les gens se déchirer et en fait on a le droit de ne pas être d'accord c'est ok en fait on n'est pas dans les mêmes parties donc c'est sûr qu'un insoumis un socialiste ils ne vont pas partir en vacances ensemble il y en a est-ce qu'ils reviennent de vacances ensemble ça c'est pas sûr on n'est pas obligé d'être amis tout le temps et d'être d'accord surtout mais il y a un truc de respect Jean on est déjà parti

33:57
Invité

en vacances je ne suis pas socialiste t'es pas insoumis non plus que je sache

34:01
Présentateur

ça ça embrouille déjà je pense qu'il y a un truc élémentaire je vous ai parlé tout à l'heure de la biodiversité j'essaye d'appliquer des concepts écolos à chaque fois là je vais vous parler d'efficacité énergétique c'est qu'en fait quand dans ta vie militante on va dire sur 24 heures on doit militer à peu près 20 heures quand on est chef de parti et si t'en passes la moitié à embrouiller les autres de ton propre camp politique en fait je vois pas l'intérêt et moi j'en ai marre qu'à chaque fois que je fasse un plateau télé tout ça pour me dire que pensez-vous d'Olivier Fort qui a dit sur Jean-Luc Mélenchon qui avait dit sur Olivier Fort qui avait lui-même dit sur Jean-Luc Mélenchon bah rien en fait je m'en fous ça me saoule j'ai un avis personnel mais tu vois à un moment il faut arrêter de se donner un spectacle moi j'ai pas envie que tu sois avec des pop-corn en train de dire alors que va faire le NFP aujourd'hui vraiment on sort les pop-corn on va encore se marrer j'en peux plus de ça et sans gueuler

34:42
Invité

voilà sous les fenêtres de ton parti il y a une jeune génération qui est venue dire ne nous trahissez pas

34:49
Présentateur

ils étaient venus crier et la jeunesse exige

34:52
Invité

le front populaire et j'ai cru comprendre que ça avait accéléré les négociations

34:55
Présentateur

ah oui il y a 600 mecs derrière qui vont bientôt finir par cramer les poubelles et ils ont raison et je disais si quelqu'un veut aller sur le trottoir partir c'est vrai et je disais s'il y a des gens qui veulent partir et expliquer sur le trottoir aux 600 personnes que parce que leur nom était après le deuxième au lieu du troisième ils veulent partir je vous souhaite bon courage et j'avais ouvert la fenêtre en disant chantez plus fort chantez plus fort et ça avait un peu accéléré

35:20
Invité

mais avec ce donc ne nous trahissez pas avec cette jeunesse qui a exigé le front populaire c'est quoi là le travail pour qu'on y arrive enfin et qu'on change l'avis des gens

35:28
Présentateur

alors la première question c'est quoi trahir est-ce que trahir c'est avoir pu appliquer que la moitié ou un quart de ton programme ou avoir dit je voulais tout et je lâcherai rien et à la fin t'as rien mais t'as rien lâché mais t'as rien donc tu vois ça c'est des gens on peut philosopher six heures et surtout ce qu'on leur doit c'est de préparer les prochaines élections et je vous avoue que vous avez peut-être vu qu'avec Lucie Casté on a lancé un petit move j'allais y venir j'y réponds maintenant ou pas comme tu veux je ne veux pas perturber non mais alors pour ceux qui nous écoutent effectivement il y a une semaine Lucie Casté et toi avaient lancé une initiative toutes les deux pour trouver aussi une issue pour l'avenir de la gauche qui passerait selon vous deux par une candidature commune au nouveau Front Populaire à l'élection présidentielle est-ce que tu peux nous raconter d'où vient cette initiative qu'est-ce que vous avez voulu faire avec Lucie Casté et est-ce que vous ne lancez pas un pavé dans la mare au mauvais moment

36:18
Invité

et je précise un truc que j'avais entendu il y a quelques années c'était au moment de la NUPES un certain Jérôme Gage dire cette candidature unique n'aurait aucun sens si en fait elle ne s'appuyait pas sur d'abord un programme comme une plateforme unique ce travail programmatique est-ce qu'on part du principe qu'il a été fait et que c'est là-dessus parce que si c'est juste une histoire de casting et que en fait c'est ça ce qui joue dans une primaire c'est-à-dire qu'en effet quand tu es au PS ce n'est pas pareil de voter Emmanuel Valls que de voter Benoît Hamon parce que ça ne va pas être la même politique là l'idée c'est que ok jouons le jeu du casting de on vote par contre c'est pour la même politique qui aurait été décidé en amont qui est clair à peu près pour tout le monde qui peut reposer sur ce qui a déjà été fait pour le Front Populaire ou pour la NUPES est-ce que c'est ça l'idée de garder quand même en gros de rester sur une gauche de rupture ou de encore refaire le match avec la droite du PS avec les Glucksmans etc qui voudraient qu'on rompe avec la rupture

37:10
Présentateur

Marine Tandelier ça fait beaucoup de questions la première chose que je vais dire je vais commencer par être positive c'est de dire quand même que malgré les petites frictions qu'il y a parfois moi je serais éternellement reconnaissante à Manuel Bompard à Olivier Faure à Fabien Roussel parce que tous avec nos défauts on a réussi à le faire ce nouveau Front Populaire et c'était très évidemment que c'est politique mais les facteurs humains ils comptent aussi beaucoup le fait par exemple d'être des hauts de France tous les deux avec Fabien et de pouvoir se parler en chine et se détendre dans l'arrière-cuisine en disant bon Fabien le fait avec Olivier d'être toujours en confiance le fait avec Manuel de ne pas parler pendant un an et puis tout d'un coup c'est dit bon c'est bon t'as compris j'ai compris il y a toujours les réunions hebdo et ben justement ce matin on en avait encore une c'est le jeudi et ça je trouve ça hyper important parce que de ces réunions par exemple rien n'a jamais fuité c'est-à-dire qu'on est capable d'avoir un cadre de confiance vous savez il y a beaucoup de réunions politiques vous allez et vous savez que ce qui va compter c'est pas la réunion c'est comment elle va être racontée à l'extérieur dans la presse et donc tu vois que les gens ils font leur interve pour pouvoir dire et j'ai dit ça et lui je lui ai dit ça et après j'ai fait ça

38:11
Invité

comme quand tu vas à l'Élysée c'est exactement ce que tu fais mais tu sais moi

38:16
Présentateur

à ma première réunion des chefs de parti Saint-Denis j'ai vu à la fin ce qui en était fait dans la presse j'ai dit ok c'est ça le game ok pas de problème je vais jouer à ça mais dans nos fronts populaires entre chefs quand on est juste tous les quatre et avec Lucie Casté j'ajoute qu'elle est à toutes les réunions c'est comme ça que ça se passe et ça c'est hyper précieux il reste cette force de rappel là donc ça je le dis et je les en remercie parce que vraiment même enfin moi j'arrive encore à discuter avec les trois et Lucie évidemment et on s'appelle quasiment tous les jours en ce moment et ça c'est hyper important

38:44
Invité

donc le programme la gauche de rupture

38:46
Présentateur

deuxièmement le problème c'est qu'on voit bien par contre il y a des stratégies différentes et des intérêts en fait divergents pour la présidentielle c'est que Jean-Luc il considère que c'est son moment que ça a toujours été que c'est après l'huile d'éluge mais moi je suis désolée quand je vois les sondages de deuxième tour en fait je suis inquiète parce que moi je veux pas Marine Le Pen

39:02
Invité

et donc moi je m'en fous d'ailleurs t'as dit il y a eu 27 sondages pendant la législative qui donnait le RN en tête et puis finalement ça n'a pas été le cas

39:08
Présentateur

ouais mais c'était jamais très loin c'était rattrapable là si tu veux enfin moi il y a un truc qui commence à m'interpeller c'est une vraie angoisse c'est que la France Insoumise est le parti le plus détesté des français bien devant le Rassemblement National c'est inquiétant pour les français et j'ai vu là même que pour je sais plus combien de leurs électeurs ils te diront que c'est à cause des médias non mais il y a je sais plus combien de pourcents de leurs électeurs qui ne souhaitent pas qu'il y ait un premier ministre insoumis enfin tu vois il commence à y avoir un truc y compris dans la base FI mais je sais aussi qu'ils sont capables tout d'un coup de dire pendant trois semaines allez là on est on fait enfin on change de stratégie on est respectable on est respectable je sais tout ça mais à un moment ça me stresse quand même j'ai le droit et surtout je pense que le but du jeu n'est pas d'être au deuxième tour c'est de gagner le deuxième tour surtout quand t'es face à Panarin Le Pen

39:52
Invité

puis être président de la République mais moi je parlais du programme

39:56
Présentateur

non mais oui mais je réponds à Jean en même temps si tu le permets c'est comme ça en émission puis de gagner non tu réponds la question de gagner l'élection présidentielle puis de gouverner de gouverner pour changer la vie vraiment et donc c'est quand même tu vois être au deuxième tour c'est que la première étage de la fusée et donc si tu mets quelqu'un qui juste deuxième tour deuxième tour deuxième tour t'as oublié les étapes d'après ensuite donc moi je pense qu'il faut un seul candidat ou une candidature commune s'il y en a vraiment il y en a un qui boule sur le côté je pense qu'avec une candidature commune à plein de gens ceux qui veulent on peut y arriver

40:24
Invité

un ticket une campagne commune

40:25
Présentateur

mais on voit bien que dans les réunions du jeudi matin quand on parle de ce sujet là en fait dans les réunions du jeudi matin on fait plein de trucs urgents et du coup faire l'urgent et l'important c'est un métier quand même on a du mal à faire l'important tout le monde tout le monde dit que oui mais c'est parce que les insoumis ils ont 2027 en tête et même avant ils postulent etc et au demi-heure ils ont le droit mais j'allais te poser la question les autres parce que ça va 5 minutes Fabien Roussel il n'a pas l'air super chaud pour se ranger derrière quelqu'un d'autre c'est quand même sa ligne au PCF l'autonomisation du parti donc tu vois chacun a sa dynamique mais je pense que quand tu parles des candidatures communes les gens y voient quand même l'IFI c'est plus compliqué mais les gens y voient quand même avec Lucie on essaye beaucoup d'en parler et on voit que c'est compliqué y compris quand t'es chef de parti t'as ton appareil tout ça donc on s'est dit à un moment et c'est peut-être pas un hasard que ce soit les deux meufs qui lancent le truc on s'est dit en fait il faut lancer un truc si on attend que tout le monde soit d'accord pour le faire en fait on le lancera trop tard c'était déjà un peu trop tard parce qu'il y avait les histoires d'émotions de censure qui arrivaient on pensait que ce serait autour du 20 décembre au début de la motion de censure sur le PLF

41:21
Invité

c'est ce qu'avait dit Jean-Luc

41:22
Présentateur

et c'est ce qu'avait dit Jean-Luc et ben il s'est gouré et c'est arrivé un peu plus tôt mais tant mieux vu le stress dans lequel ça plonge la France si on était le 24 décembre ce serait quand même un peu désespérant et donc on lance ce truc et vraiment parce qu'il fallait une impulsion de départ il fallait une impulsion de départ pour faire exactement ce que t'as dit commencer par travailler le projet et pendant qu'on travaille le projet commencer à réfléchir à comment on désigne peut-être un candidat parce que si tu commences ta première réunion c'est sur comment on désigne un candidat t'es sûr que t'arrives jamais à la deuxième réunion donc il faut un socle commun et d'ailleurs on va voir quand on aura un socle commun que les gens seront sondés en fait tu sondes même sans nom tu sondes qui veut voter le socle commun à la candidature commune les électeurs de gauche ceux qui ont voté Jadot en 2019 Mélenchon en 2022 Glucksmann en 2024 ils voteront pour le socle commun la plupart au-delà même de la question d'incarnation on n'est pas et ne seraient autorisés

42:09
Invité

à se présenter à ce genre de primaire que de gens qui diraient ce sera pour porter ce socle commun

42:13
Présentateur

C'est mon avis mais j'accepte d'autres avis il faut qu'on en discute et surtout ce qu'on voulait aussi j'ajoute juste ça c'est qu'il y a plein de gens qui ont été dans le NFP qui veulent soutenir s'engager écrire le programme faire plein de trucs militer mais qui ne veulent pas être membre d'un des quatre partis et ceux-là en fait si on attend de pouvoir permettre un cadre commun NFP avec des adhésions ça ne se fera jamais il y a des trop d'intérêts divergents donc on s'est dit ceux-là ils viennent dans l'initiative et là par exemple on va faire un webinaire la semaine prochaine pour pouvoir discuter avec eux on va créer des groupes de travail on a écrit une petite feuille de route de ce qu'il nous semblerait falloir faire dans les mois qui viennent qu'on va soumettre à tous les partis politiques pour dire pour qu'on l'amende avec eux moi par exemple je pense qu'il faut faire un tour de France pour aller un peu rencontrer tu vois faire des étapes et pas que dans des grandes villes une grande marche ?

comment ? une grande marche ? avec des cahiers de déléances qu'on mettrai après dans les sous-sols des préfectures

43:00
Invité

vous allez refaire la grande marche

43:02
Présentateur

en fait je pense qu'il y a besoin pendant quelques mois de se taire et d'écouter aussi c'est important c'est ce que j'ai fait quand je suis devenue secrétaire nationale on a fait les stades généraux de l'écologie on s'est tué 150 jours on a écouté on a fait 250 réunions partout en France on a fait des questionnaires en ligne on a fait il y a 200 c'était intéressant notamment les personnes qui avaient une sensibilité écologiste vous disaient qu'est-ce qu'ils reprochaient aux partis écologistes tu dis que tu veux voter pour nous mais que tu ne peux pas le faire parce qu'on est ceci ou cela viens nous expliquer tu dis que tu devrais être adhéant chez nous mais que tu n'as pas envie viens nous expliquer le résultat de ça

43:33
Invité

ça a été votre campagne aux européennes

43:35
Présentateur

merci Usul je n'en attendais pas moins de fois j'attendais la pique je trouvais ça trop sympa j'avais une petite question non mais du coup on a changé de nom on a changé de logo on a changé de statut on a changé de fonctionnement on a créé un statut il y a les adhérents il y a des soutiens qui ne veulent pas adhérer mais qui peuvent venir participer aux formations sur les municipales ils peuvent on a vraiment créé un nouveau mouvement ça s'appelle les écologistes et on peut rejoindre pour un euro si on veut adhérer ou on peut soutenir et il y a eu on a triplé le nom d'adhérents en fait il y a eu une très légère coupure vous êtes de retour dans le chat avec nous ne vous inquiétez pas ça a duré moins d'une seconde c'est quand Usul a été méchant avec moi on a censuré ta réponse on ne voulait pas l'entendre tu aurais pu censurer sa question c'est ça c'était une très bonne question de la part d'Usul je trouve Léa

44:14
Invité

juste pour être certaine que ça va dans le bon sens quand même cette proposition que vous êtes en train de faire j'imagine que vous y adossez une stratégie pour les législatives parce qu'il n'y a pas que la présidentielle on voit bien à quel point les élections législatives peuvent avoir une importance et du coup ça

44:28
Présentateur

bien sûr mais en fait Lucie et moi on est fidèles à la promesse du nouveau Front Populaire on ne veut pas faire autre chose on ne veut pas dire vous restez là nous on va faire un truc mieux on veut que le cadre du NFP perdure après on peut changer de nom à un moment tout ça c'est pas grave et donc là je vois bien il y a la menace nucléaire c'est si vous continuez vous et bien on ne fera plus la corolle du législatif avec vous et bien moi non plus ok super bon tout le monde va se détendre on va rediscuter

44:54
Invité

les quid des municipales d'ailleurs parce que là les alliances sont en train de se jouer actuellement et bien les municipales

44:58
Présentateur

c'est plus compliqué c'est plus compliqué pour plusieurs régions pour plusieurs régions dans plusieurs régions et pour plusieurs raisons parce que déjà je prends juste le cas des maires écolos qui ont été élus en 2020 et aucun maire n'a été élu sans alliance donc nous vraiment l'état d'esprit en 2020 c'était de bosser avec tout le monde c'est comme ça qu'on a toujours fait sauf que par exemple à Strasbourg il y avait Catherine Trottman pour ceux qui connaissent Catherine Trottman elle est socialiste mais un peu à l'ancienne elle était maire elle voulait sa revanche elle a dit jamais elle est vert et puis Jeanne Barzéguian elle est jeune elle est nue elle n'y arrivera jamais bon non seulement elle a gagné et puis ça se passe très bien mais Catherine Trottman elle est élue d'opposition et elle fait chier Jeanne Barzéguian à chaque conseil municipal depuis 5 ans et donc ni Jeanne n'a pas envie je pense de faire une municipale avec Catherine Trottman et Catherine Trottman non plus et ça n'a rien à voir avec moi et moi ce que tu veux dire c'est qu'il y a des contextes locaux un peu compliqués à Bordeaux c'est Philippe Poutou Philippe Poutou n'aurait pas gagné Bordeaux Pierre Hurmique il gagne Bordeaux et Philippe Poutou il est en opposition de Pierre Hurmique et ils n'ont pas envie non plus de partir ni en vacances ni en campagne ensemble et donc il y a des villes où par ailleurs y compris électoralement le nouveau Front Populaire stratégiquement n'est pas la bonne chose à faire Ah bon ?

Parce qu'il y a des villes qui se gagnent plutôt par le centre il y a des villes qui ont des histoires comme ça moi je vous dis ça à Hélène Beaumont j'ai fait une liste qu'elle est de la France Insoumise aux gaullistes donc j'ai fait très très large comme rassemblement On parlait de Lyon par exemple Des fois ça a du sens des fois moins Lyon ça s'est bien passé pour vous quand même Exactement On me disait toujours que Lyon était toujours très modéré plutôt à droite C'est centriste Bourgeois centriste les écolos vous avez été élus Oui mais tu vois par exemple Je vais essayer que personne se sente ciblé mais les insoumis ils ne sont pas insoumis pareil dans toutes les villes et les socialistes ils ne sont pas non plus socialistes pareil dans toutes les villes C'est le moins qu'on puisse dire Voilà c'est bon j'ai insulté personne Et les Verts aussi peut-être

46:48
Invité

Et les Verts aussi

46:50
Présentateur

Mais tu vois il se trouve qu'à Lyon il y a des adjoints insoumis je pense qu'ils sont ce que je lutte dans la presse c'est qu'ils se sentent respectés dans leur boulot d'adjoints je pense que les Verts ils savent quand même faire ça c'est-à-dire faire vivre un collectif c'est pas un parti hégémonique les Verts donc quand tu dis je vais être maire Vert il y aura de la place pour tout le monde sur ma liste on va se faire confiance c'est un truc sincère peut-être que des fois c'est naïf mais on est vraiment sincère et donc quand on fait ensemble ça marche là j'étais à Nice parce que j'ai fait le tour de toutes les villes de droite dont je pense qu'elles peuvent basculer là vous dites Nice la meuf a de l'espérance bah en fait sachez que Ciotti a décidé de se présenter contre Estrosi et donc c'est une super nouvelle parce que la droite est éclatée et donc ça crée un petit chemin et Nice qui devient écolo franchement je meurs de rire je meurs de rire j'y vais 150 personnes dans la salle toutes venues écouter comment aller faire et avec des communistes des insoumis des socialistes qui viennent et il se trouve que il y a une écolo qui est depuis plusieurs mandats dans l'opposition qui a écrit à tous les directeurs d'école pour dire Estrosi voilà leur revendication qui a obtenu des choses la nana elle est bien implantée elle a été élue les gens lui font confiance bah tu vois tout le monde est venu moi j'ai dit je ne dis pas ça doit être une ville écolo débrouillez-vous je dis nous on propose Juliette on met cette option sur la table si vous en avez d'autres mettez-les on compare on prend une décision dans les semaines qui viennent et si vous partez ensemble en format NFP moi je viendrai vous soutenir et j'ai fait ça dans plusieurs villes à Mulhouse je suis allée à Cholet parce que je suis allée voir Michelin aussi qui faisait la manif et il y a un écolo très très chaud à Cholet donc je suis allée à l'Orient enfin il y a plein de villes qui peuvent basculer et moi je vais vous dire c'est dans ces villes-là que j'ai envie de mettre mon énergie la vérité c'est que les endroits où la gauche va partir très divisée souvent c'est des villes de gauche qui seront de gauche toute leur vie on est très contents pour les gens qui habitent et pour les gens qui militent mais je ne vais pas y passer mes jours et minuit ils n'ont pas besoin de moi je préfère aller dans les endroits un peu d'adversité c'est ma formation politique Medine-Pas-de-Calais oui c'est ça je rappelle que tu es venu à Hélène Beaumont dirigé par le Rassemblement National donc c'est effectivement une philosophie d'action on va là où on peut être utile pour gagner là où on a déjà gagné bon on ne va pas y passer plus de temps on les laisse se débrouiller on leur fait confiance Malek

48:44
Invité

une fois qu'on sera mis d'accord sur le socle sur le fond des idées si ce n'est pas primaire est-ce que c'est cette technique de nous on propose un nom qui propose un meilleur nom en fait je n'arrive pas à savoir comment vous arrivez à vous mettre d'accord sur un nom à la fin des fonds pourquoi on ne ferait pas une primaire ? parce que les insoumis ne voudront jamais d'une primaire et que je continue de penser que ça doit se faire aussi avec les insoumis

49:05
Présentateur

mais les insoumis ils ne veulent pas d'une primaire mais ils veulent quoi en fait ?

49:08
Invité

ils veulent Jean-Luc et que Jean-Luc

49:09
Présentateur

oui bah donc ça c'est le programme c'est qu'il va y avoir une autre méthode c'est qu'il va y avoir le programme quand Isul parlait du programme du NFET il y a quelqu'un qui a dit l'avenir en commun oui oui bah oui techniquement et d'ailleurs je n'ai pas répondu à Isul sur est-ce que vous faites un autre programme ou pas bon la réalité c'est que le programme du NFP moi je ne renie rien de ce qu'il y a dedans mais il faut quand même avouer qu'on l'a fait en 4 jours et 4 nuits et que la dernière nuit on était plutôt moins frais que la première donc on peut faire mieux non mais tu vois c'est logique je pense que c'est pas sérieux de dire on l'a fait en 4 jours en 4 nuits c'est un truc pendant 50 ans ça ne peut plus bouger on ne touche plus on verrouille

49:40
Invité

il y avait déjà des trucs déjà faits il y avait déjà une base de discussion avec l'avenir en commun

49:45
Présentateur

oui mais c'est un problème ça que s'actualise et puis tu vois quand tu écris ton programme en fait tu auditionnes la société civile tu fais fonctionner des gens ensemble tu crées des équipes c'est hyper important donc je pense qu'il faut le refaire ensuite sur la méthode moi je suis une utopiste peut-être ou alors une avant-gardiste je ne sais pas encore j'ai toujours pensé qu'on pouvait faire autrement qu'une primaire parce que je suis d'accord avec les insoumis sur tous les défauts que ça a une primaire déjà quand tu es candidat à une primaire imaginez on est là c'est des candidats de la primaire tu dois te démarquer donc en fait t'es dans le même camp mais tu vas dire et toi en 1992 ça fait ça et toi ne rigole pas parce que t'as fait ça et toi ça te fait rire et tu vois c'est une machine à division et puis après tu te retrouves tu gagnes tu dois prendre les 4 autres en porte-parole sauf que c'est les 4 que t'as insultées pendant toute la primaire tu vois ça ça a jamais dérangé personne en vrai ça n'a pas empêché Hollande de gagner la présidentielle oui mais après ça a empêché bien Hamon de la gagner quand même et je ne te fais pas toute la liste des primaires écolos c'est pas ça le problème Hamon c'est qu'il était trop de gauche pour le parti socialiste non mais surtout qu'il devait assumer le bilan de Hollande c'était quand même ça qui était complexe on ne fait pas primaire qu'est-ce qu'on fait moi je tout le monde s'est foutu de ma gueule quand j'ai dit ça pour le premier ministre et c'est quand même ce qu'on a fait à la fin je disais moi je veux une j'ai des critères primaire populaire non mais pour le premier ministre moi je disais j'ai des critères je veux quelqu'un qui déjà soit aligné avec le programme UNFP je veux quelqu'un qui soit capable d'apaiser un peu le pays je veux quelqu'un qui soit crédible et qui ait les compétents j'avais listé les critères fiche de poste les critères on les écrit avec des à penser bah oui alors tout le monde disait bah t'as dit quelqu'un qui fédère et qui apaise donc c'est pas Jean-Luc bah désolé mais premier ministre c'est quand même mieux quelqu'un qui fédère et qui apaise que quelqu'un qui engueule tout le monde donc pas Jean-Luc et à la fin quand on a pris tout le monde disait mais des critères tout ça mais quand on a fait Lucie Casté c'était quelqu'un qui respectait tous ses critères la compétence le fait de fédérer son camp comme par hasard comment ?

comme par hasard quand j'ai fait les critères je pensais pas à Lucie Casté je la connaissais pas vraiment tu parles de la négociation qu'ont eue les partis de gauche sur le non pour un premier ministre j'avais dit des critères dans la presse pour premier ministre et là je pense que pour président c'est ça qu'il faut faire et par ailleurs c'est pas juste qui a le meilleur sondage pour être au deuxième tour c'est qui peut gagner qui peut gouverner donc c'est pas une paire

51:52
Invité

ça c'est un accord entre partis

51:55
Présentateur

mais tu vois c'est hyper compliqué parce que c'est qui est légitime c'est à dire que qui fait la fiche de poste mais qui décide vous n'appliquez pas les adhérents du coup ? c'est que les partis c'est que les adhérents par exemple les adhérents

52:05
Invité

décideuses pardon

52:05
Présentateur

par exemple les adhérents moi les verts tu me dis c'est tes adhérents qui décident c'est simple j'en ai une ligne j'ai 18 000 je clique ça envoie si tu veux mettre les sympathisants j'en ai 200 000 je clique ça envoie l'AFI il n'y a que 3 adhérents officiellement dans leur statut

52:17
Invité

ils ont affiché

52:18
Présentateur

ils ont affiché avec genre tu t'es inscrit pour faire une manif retraite en 2022 tu as inscrit l'annonceur de Mélenchon tu t'inscris pour prendre le bus de la NUPES tu finis à inscrire l'annonceur de Jean-Luc Mélenchon c'est quoi leur corps électoral ?

tu ne peux pas le quitter d'ailleurs tu peux te désamener l'annonceur de l'annonceur mais une fois que tu as quitté c'est particulier la France Insoumise effectivement il n'y a pas d'adhérents c'est de la technique très rapidement parce que l'enjeu est quand même énorme être candidat à la présidentielle être président et donc évidemment que chaque voix compte et que tu vois vis-à-vis de la CNIL il y a des réglementations quand même très précises moi je l'ai fait parce que j'avais organisé la primaire des écolos la fois dernière ça ne rigole pas en fait y compris si c'est une primaire payante c'est une authentification avec une carte d'identité pour vérifier que tu existes vraiment que tu n'as pas inscrit ton chat ta belle-mère sans son consentement et je ne sais pas quoi

53:01
Invité

la petite empreinte CB voilà

53:02
Présentateur

donc c'est vraiment beaucoup de critères et se mettre d'accord sur ces critères est aussi compliqué mais c'est la vie et je pense que par ailleurs rien n'est insurmontable parce que l'enjeu est trop grand et on ne va pas dire on ne s'est pas mis d'accord sur les modalités d'organisation donc on ne va pas le faire

53:15
Invité

une primaire ouverte un peu comme ce que vous aviez fait ce n'est pas une intéressante

53:18
Présentateur

oui alors après tu vois bien la primaire ouverte le truc c'est que là on parle d'un enjeu quand même une très grosse primaire avec un vrai enjeu d'être président à la fin et donc tu as aussi des gens qui peuvent venir troller tu vois c'est prouvé que la Russie par exemple maintenant ils font des déstabilisations des votes c'est pour ça que Henri Rousseau

53:32
Invité

n'a pas remporté la primaire c'était les Russes ah mais vous le dites enfin

53:35
Présentateur

vous l'admettez c'était les Russes non mais tu vois tu as les républicains ou je ne sais pas des macronistes qui peuvent dire on va tous aller voter pour Jean-Luc Mélenchon parce que je ne sais pas quoi ça va les faire chier les socialistes il peut se passer tout dans tous les sens c'est pour ça qu'il faut les faire

53:47
Invité

on ré-enchaîne les visios et on discute et on se met d'accord sur un nom

53:51
Présentateur

vous enfermez les quatre comme façon conclète et vous attendez

53:54
Invité

par contre vraie question

53:55
Présentateur

finalement le truc de la télé-réalité

53:57
Invité

c'était pas si mal

53:57
Présentateur

non mais vraie question par contre qu'est-ce qui se passe si la présidentielle a lieu beaucoup plus vite que prévu voilà un certain nombre de personnes en paysage politique se préparent et bien ce que je disais à Lucie puisqu'on discute de comment on organise tout ça c'est qu'il fallait une méthode la méthode pour 2027 et qu'il fallait une méthode d'urgence et bien Lucie Castel se présente elle met tout le monde au pied du mur et paf non j'en sais rien

54:20
Invité

c'est quoi la méthode d'urgence vous l'avez déjà urgemment actée ?

54:24
Présentateur

la première réunion est la semaine prochaine parce qu'on veut en fait on a lancé le truc et on a dit on veut créer la suite avec vous

54:30
Invité

si jamais Macron il pète un câble pendant la nuit et là j'en peux plus ils me font chier allez il me mérite pas voilà

54:36
Présentateur

demain matin il annonce sa démission vous savez que s'il y a une démission de Macron la présidentielle est en 35 jours donc ça va très vite c'est à dire qu'en fait t'as 4 jours pour décider qui quand comment pour avoir les 500 signatures des mères mais ça je pense que si c'est une candidature comment à toute la gauche on va y arriver et même si on décide d'y aller tous séparément on y arrive aussi mais c'est quand même une petite logistique

54:56
Invité

on a réussi à se mettre d'accord sur des investitures sur toutes les circos sur un programme

55:00
Présentateur

t'as pas vu la gueule des réunions

55:01
Invité

oui bah c'est j'ai vu votre tronche

55:03
Présentateur

le jeudi soir on arrive à la fin de cette émission j'ai pas de il y a pas eu de jeu j'ai pas de dernière question si je pensais qu'il y aurait un jeu non le jeu c'est entre nous c'est pas avec les invités politiques après ça fait connu c'est tout on aime pas oui c'est vrai on faisait ça avant en plus on avait rien parlé c'était très gênant on jouait avec des ministres macronistes moi j'ai pas envie de jouer avec un macroniste c'est ça

55:26
Invité

on a joué le jeu c'était un truc qui a été sponsorisé par Jardiland ou Gambert on sait pas encore on a parlé d'arbre dans Matignon

55:34
Présentateur

puisqu'on parle de Matignon Marine Tondelier on va tous aller se coucher là demain matin on s'attend à un nom de premier ministre quelle est la probabilité de chance que ce soit un premier ministre du NFB voilà bonne question j'ai fait un tweet de la dernière chance c'est pas si vous avez vu j'ai dit si Macron attend c'est parce qu'il médite sur ce sondage et j'ai remis le sondage des 63% de français qui disent on veut bien un premier ministre de gauche s'il renonce au 49-3 j'ai dit ça tant bien on renonce au 49-3 continue de méditer il y a encore un espoir l'élu porte conseil et ça répond pas à ma question bah oui mais je sais pas moi je suis pas astrologue désolé c'est toi qui l'a vu au jour de cette semaine Macron c'est-tu la mieux placée du plateau pour nous dire ce que t'en penses il a sorti de nom ou pas ?

non il a pas sorti de nom il a pas sorti de nom non mais c'est pas un poker où il met une lettre de soleil comme ça on peut pas dire dans ses yeux il y a pas un truc de franchement j'en sais rien j'aime pas dire n'importe quoi

56:18
Invité

il a l'air fatigué

56:19
Présentateur

il y a quelqu'un qui a dit

56:24
Invité

si tu nommes Lucie Casté j'annule tout on va lui comme texto

56:27
Présentateur

sur Lucie Casté c'est intéressant ce qu'il nous a dit qu'il avait trouvé parce qu'il a le 23 août le jour de mon anniversaire on était donc tous dans le bureau d'Emmanuel Macron avec Lucie Casté tous les chefs de parti et tous les présidents de groupe parlementaire on était 12 pas de piscine à boules et il a fait passer genre une sorte de grand oral de l'ENA mais genre devant nous c'était très très fort

56:45
Invité

elle nous avait raconté

56:46
Présentateur

et voilà il a reconnu qu'elle avait elle était vraiment chouette tu vois qu'il n'y avait pas grand chose à redire en fait mais que c'est son camp qui allait censurer donc j'ai envie de dire aux macronistes lâchez l'affaire laissez-la au pire ça ne marche pas ils pourront dire qu'on était nuls mais laissez-nous essayer elle a été appelée ? non je ne sais pas je vous dis ça à ma connaissance on lui demandera merci beaucoup Marine Tourdelier d'avoir accepté notre invitation sur le plateau d'action

Méthode Macron, stratégie NFP, avec Marine Tondelier · Pourquijevote