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interview28 minutes - ARTE· 5 décembre 2025 45 min

Label pour les médias, Donald Trump s'assoupit, gaz russe … | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir et bienvenue. Je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro du club de 21 minutes. Prenez place.

Nos clubistes sont déjà là ce soir. Ils sont journalistes, essayistes, économistes et dessinateurs et ils vont vous accompagner sur le chemin de l'actualité de la semaine au menu ce soir. Cette fois, ça y est, l'Europe avait déjà divisé sa facture depuis le début de la guerre en Ukraine.

Mais après des mois de discussion entre Étatsmembres, l'Union européenne coupera complètement le robinet du gaz russe d'ici la fin septembre 2027. Une décision qui réjouit la présidente de la commission. Russia Alors, ce choix est-il risqué ?

L'Europe a-t-elle les moyens de se priver totalement du gaz russe ? On en débattra puis nous recevrons notre invité de la semaine une certaine Coco. Si si c'est bien elle, c'est la même.

Notre coco préférée qui viendra nous présenter son nouvel album 4 ans de dessin paru dans Charlie ou Libération et parfois inédit pour rire quand même de cette drôle d'époque qui ne tourne pas toujours très rond. Et en fin d'émission, nous retrouverons le toujours pitoresque David Castello Lopez. Salut David.

Bonjour Renault. De quoi vous nous parlez ce soir ? Je vous parle de véhicules de loisir, donc tout ce qui est euh camping-car, caravane, vanne aménagée.

Euh ça va être super. Van aménager, ça doit vous plaire. À tout à l'heure David.

Voilà donc le programme du club de 28 minutes. C'est parti. Bonsoir Natacha Tri.

Bonsoir. Bienvenue à vous Natacha et Frédéric 16 bien sûr. Frédéric.

Bonsoir. Ravi de vous retrouver les amis. Voici nos clubistes de ce soir.

Bonsoir Thomas Porcher. Porcher. Bienvenue Thomas.

Vous êtes, je le rappelle, économiste, membre des économistes atérés, professeur à la Paris School of Business et votre dernier livre s'intitule le vacataire, expérience vécue de la précarité à l'université chez Stock. Bienvenue à vous. À vos côtés, Natacha Poloni.

Bonsoir Natacha, bienvenue. Bonsoir. Essayiste, directrice de cette toute nouvelle revue trimestrielle l'audace penser, produire, construire.

Vaste programme. Exactement. Bravo !

Euh, bonne chance. Voilà, bonne chance à l'audace, l'audace, toujours de l'audace évidemment. Bienvenue à vous Natacha.

Et euh à propos d'audace, voilà, nous n'en manquons pas car nous vous avons invité Jean Quatreemer, sinon je me laisserai servi. Bienvenue à vous Jean Quatreem euh toujours correspondant européen de Libération et au pupitre notre ami Éric Truant. Salut Ric.

Bonjour. Bonjour. Bienvenue Éric, dessinateur, membre de Cartooning for Peace.

Et alors vous, ça aussi c'est audacieux, vous publiez dans quelques jours euh le 10 décembre, tiens, comme par hasard, euh un recueil de dessins de l'actualité 2025. Voici votre journal d'un prisonnier. Ça me rappelle quelque chose.

Euh merci à tous d'être là les amis. On va commencer avec la première actualité de la semaine Frédéric. Cette première actualité pour lutter contre les fake news.

Les journalistes doivent-ils labelliser les médias qui font vraiment de l'information. C'est en tout cas le souhait d'Emmanuel Macron. Oui.

Jusqu'à ulcérer la droite et l'extrême droite qui dénonce une dérive autoritaire, voir un ministère de la vérité comme chez Horwell. Des craintes initié et amplifié par les médias du groupe Bolloré à l'image de cette du journal du dimanche vers un contrôle de l'information. Rien que ça, la polémique a obligé l'Élysée à réagir, à rappeler les propos exacts d'Emmanuel Macron.

Non, il ne s'agit pas d'un contrôle de la presse par l'État. C'est pas l'État qui doit vérifier. Si c'est l'État qui doit vérifier, là ça devient une dictature.

Je pense que c'est important que il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puissent dire ça c'est c'est des gens qui sont sérieux, ça c'est pas des gens qui informment. Autrement dit, un label décerné par les journalistes ou par leurs représentants pour dire quels sont les les médias qui ont un contenu journalistique vérifié au milieu du grand torent de vidéos et d'articles qui se déversent sur nos smartphones avec son lot d'information mensongère ou déformé. Natacha Polonie, ce type de label serait utile selon vous ou contre-productif ?

Il faut manier ça avec énormément de précaution parce que évidemment qu'il y a eu immédiatement une surréaction d'une partie du prisme idéologique sur le thème dictature et cetera en manipulant exactement ce qui avait ce qui avait été dit. Pour autant, je me méfie beaucoup. Moi, j'ai le souvenir quand j'ai commencé comme jeune journaliste, je m'occupais à Marianne des questions d'éducation.

Et quand j'ai commencé à écrire sur les inquiétudes des professeurs sur la baisse du niveau et cetera, on m'a dit "Ah mais non, c'est pas vrai." Regarder les chiffres. La direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'éducation nationale dit que le niveau monte.

La preuve entre 85 et 95, on a doublé le nombre de Bâcheliers, donc le niveau monte. Bon, je pense que depuis on a compris que c'était pas exactement ça qui était dans ça fait partie du débat entre médias. C'était pas un journal des des professionnels, des journalistes m'ont expliqué, c'est que mes sources n'étaient pas des sources officielles et que donc mon travail n'était pas sérieux parce que le travail sérieux, c'était celui qui consistait à dire que le niveau montait.

Donc, je me méfie des labellisations. Je pense qu'il y a un réel problème de fausses informations, mais que ça se règle par l'éducation permanente, le travail de du temps long. Et c'est on ne on ne convaincra pas en donnant l'impression à des gens qui croient qu'on manipule l'information que en fait on veut verrouiller ça.

Jean-Creemer parce que cette idée de labellisation ça existe déjà. C'est le JTI qui a été initié par Reporter son frontière depuis 2017. 17 médias français qui ont été labellisés.

Est-ce que c'est bah contreproductif ? Ça marche ? C'est une mauvaise idée ?

Qu'est-ce que vous en qu'est-ce que vous en pensez ? Moi je suis exactement comme Natacha. Je suis extrêmement méfiant à l'égard de ce genre de choses.

Par exemple, on a essayé de créer l'équivalent de l'ordre des avocats avec des ordres de journalistes, avec des comité de déontologie et cetera. Et on s'aperçoite quoi là, je peux vous le dire enf en Belgique, il y a un organe comme celui-là qui existe et il est pénétré par bah la gauche radicale parce qu'il y a l'accès à faire et donc elles sont dans ces ils sont ils sont dans ces organes là, ils les contrôlent bien et le résultat c'est quoi ? Ce sont des donneurs de leçon.

C'estàdire on ne fait plus on ne vérifie plus si les faits sont exacts, si on ment et cetera. La question n'est pas là. c'est est-ce qu'on traite bien l'information telle qu'on devrait la traiter au nom du bien le bien le bien informationnel ?

Et donc je suis extrêmement méfiant parce que les sur moi je j'ai euh les une partie des journalistes évidemment euh voudront imposer leur vue euh aux autres journalistes. Et on le voit par exemple dans le fact. C'est fascinant le fact.

Au départ ça partait de la vérification des faits et ensuite c'est maintenant c'est la façon dont on traite les faits. Alors là je suis désolé il y a un problème. Thomas Porcher.

Est-ce qu'il y a pas aussi une réaction un peu corporatise dans ce que dit à l'instant Jean Rem c'est tout de suite dès qu'il s'agit de réguler un peu l'information attention liberté de la presse la labellisation. Je suis compte mais après il faudrait peut-être assurer une plus grande pluralité parfois y compris des intervenants et des sujets traités sur certaines chaînes. Alors il y avait le conseil d'état qui avait rendu une décision.

Je pense qu'il faut faudrait peut-être un peu resserrer ça. Et puis après, il faudrait aussi s'interroger sur un certain nombre de choses. La concentration par exemple entre les mains de de de de patron privés, de milliardaires, d'un certain nombre de médias, le fait de renforcer aussi le service public pour assurer qu'il y ait une pluralité des offres de médias.

Et et et après une dernière chose que je dirais aussi, c'est que là il y a un changement moi qui me fait peur, c'est qu'aujourd'hui une grosse partie des informations viennent des réseaux sociaux qui qui est quasiment le Far West avec l'IA qui va devenir encore plus le Far West. Et moi, je me souviens qu'il y a encore pas si longtemps, il y avait ce qui se passait dans les médias, il y avait la caisse de résonance sur les réseaux sociaux et maintenant c'est l'inverse. Ce qui se passe sur les réseaux sociaux alimente les débats du jour dans certaines chaînes d'information et ça c'est très dangereux.

Donc il faudrait aller un petit peu regarder ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec effectivement la question des algorithmes Natacha Poloni. C'est vrai que ça propose ces réseaux sociaux des contenus qui sont déjà beaucoup vu qui vont plaire parce qu'ils sont potentiellement des informations déformées ou choquantes. Et finalement c'est aussi ça que dit Emmanuel Macron, c'est qu'il peut y avoir des labels pour contrer ce flot d'information.

C'est pas par des labels qu'on va concr la souveraineté numérique, c'est-à-dire par la capacité que nous aurons en Europe à avoir une agora, c'est-à-dire l'espace public de débat qui n'appartiennent pas à des entreprises soit américaines soit chinoises. Ça c'est c'est la directive par exemple la DSA, fameux Digital Service Act de l'Europe. Non mais sauf que quand on a le DSA mais qu'on a pas les les entreprises, c'est très concret.

La question c'est pas de c'est pas de réguler, c'est d'avoir les entreprises qui nous appartiennent. Et deuxième point très important, je pense que le pluralisme, il est pas seulement au niveau global des médias, il doit être au sein de chaque rédaction. Or là, on voit des pôles antagonistes et chaque média est radicalisé.

C'est dangereux parce que les gens se mettent à regarder le média qui les intéresse et on reproduit à la télévision les bulles cognitives qu'on a sur les réseaux. Polarisation dans le débat politique comme dans le débat public. Une polarisation tient à ce propos un dessin d'Éric Tru.

Oui. Alors, je crois que le le le plateau de C News est totalement d'accord avec le plateau de 21 ce soir. Ça nous rappelle 1984 et on voit Jordan Baré à droite.

Innocent 84, j'étais pas né. Merci Éric. Frédéric, votre duel de la semaine maintenant, il oppose deux responsables politiques qui se déchirent à propos d'un article de la Constitution.

Oui, à ma gauche, Sébastien Lecornu, 39 ans, le premier ministre. À ma droite, Bruno Retaillot, 65 ans, le patron du parti les Républicains et potentiel candidat pour 2027. Alors avant 2027, il y a déjà le budget pour l'an prochain à faire adopter et ce n'est pas gagné.

L'Assemblée nationale y travaille en ce moment souvent dans la douleur puisqu'il n'existe aucune majorité claire. Alors Sébastien Lecornu, on appelle, vous l'avez entendu, au compromis. Il essaie de lâcher du l'est.

Par exemple, il a renoncé ce matin à doubler les franchises médicales. C'est un geste évidemment en direction du du PS qui arithmétiquement peut faire basculer les majorités. Sauf que ce qui plaît au Parti socialiste ne plaît pas forcément à la droite et vice-versa dans ces conditions, comment arriver à bâtir une majorité de de circonstance mission très difficile et même mission impossible d'après Bruno Rotaillot, cet homme, le président du parti les Républicains, lui il dit à Sébastien Lecnu, "Putôt que de rêver de compromis, il faut assumer un moment, ça ne passera pas.

Alors, pourquoi ne pas assumer un 493 ?" Il faut l'assumer. Il faut l'assumer.

Et je dis très clairement que on ne peut pas voter un budget euh à tout prix. Je suis perfadé que jamais les socialistes ne voteraient une censure. Donc pourquoi n'utilise-t-il pas ce que la Constitution lui permet de faire pour avoir un budget conforme aux intérêts de la nation ?

Conforme aux intérêts de la nation. Ce 493, il est très connu maintenant cet article très controversé aussi he qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf s'il y a une motion de censure qui renverse le gouvernement. Même Gérard Larch est en train de dire "Oui, il faut un 493, allez-y." Alors, est-ce que c'est une solution miracle ce 493 ?

En fait, ça rangerait un peu tout le monde, hein, parce que les oppositions comme ça ne seraient pas obligées de voter des mesures qu'ell qu'ell contestent. Euh et en même temps, il y aurait quand même un budget. On éviterait les scénarios un peu un peu incertains, un peu inédit de loi spéciale ou bien de d'ordonnance.

D'ailleurs, il n'y a pas qu'à droite que le 493 est réclamé. À gauche, François Hollande y est favorable, tout comme Ellisabeth Borne, l'ancienne premier ministre d'Emmanuel Macron. qui a cette phrase "Les gens que je croise franchement ils s'en fichent de la méthode 493 ou pas.

Ce qu'ils veulent c'est d'abord qu'on ait un budget." Alors voilà une situation quand même assez paradoxale où on voit des partis qui réclament le 493 qui implleurent de ne pas être entendu au niveau de l'Assemblée nationale mais Sébastien Locornu leur a adressé une fin de non recevoir cette semaine. En tout cas je le redis il n'y aura pas d'utilisation du 49 aléato 3 de la Constitution et d'engagement de la responsabilité du gouvernement.

Ça veut donc dire que vous avez la responsabilité finale de cette copie. Ça veut dire qu'il faut en avoir envie. Ça veut dire aussi qu'il faut s'en donner les moyens.

Voilà, Sébastien Lecornu, inflexible. Il avait promis hein dès le début de ne pas utiliser le 493. Il s'en tient donc à sa promesse aussi pour renvoyer la responsabilité vers le parlementaire.

Faites votre travail et assumez. Premier test ce mardi avec le vote solennel à l'Assemblée nationale du budget de la sécurité sociale. Jean-Aremè, il a tort Sébastien Lecornu de refuser ainsi un 493.

Oui, il a tort mais il est coincé maintenant. Il a annoncé qu'il ne le ferait pas. Je vois pas comment il peut le faire.

Dire il pariait sur quoi ? Sur le caractère raisonnable des partis, leur capacité. Oui, voilà.

Sur le capacité à faire un compromis. En l'occurrence comme si on allait du jour au lendemain passer d'un régime présidentiel à un régime parlementaire, ce qui n'est pas le cas. et les partis ont fait la démonstration que ça n'était pas le cas.

Donc le seul moyen de faire passer le budget, ça serait le 493. Et c'est grave hein, attendez, tout le monde a l'air de de dire que c'est de la politique politicienne. S'il y a pas de 493, notamment le budget des armées de 7 milliards n'augmentera pas de 7 milliards d'euros comme c'est prévu.

Ve dire, on voit bien tous les jours, il y a des tensions qui sont avec la Russie qui augmentent. Le président Zelenski a failli se faire tuer. Euh, il y avait un attentat qui le visait en Irlande.

C'estàdire ça se rapproche et là on est là en train de discuter du sexe des anges. Vous saz ça rappelle vraiment la chute de Byzance euh en 1453 face aux armées ottomanes. Natacha Poloni, d'un point de vue démocratique, ça dit quoi quand même ?

Ces députés qui disent surtout retirez-nous le droit de vote. On veut pas donner notre avis en fait. On veut pas trancher donc utiliser un cageux.

C'est la continuité de ce qu'on voit depuis maintenant euh plus de enfin depuis 2024 en particulier la dissolution mais même avant, c'est-à-dire des intérêts particuliers qui sont à l'œuvre puisque là en effet le sujet c'est qu'on a une présidentielle qui se rapproche des municipales là dans quelques mois et du coup on a des partis politiques qui n'ont aucune envie d'envoyer le message à leurs électeurs qu'ils ont accepté des choses qu'ils considéraient comme inacceptable. Donc en effet, mais bien sûr, mais ils ont ils ont accepté depuis très longtemps de ne plus exercer le pouvoir et de faire semblant. C'està-dire qu'on a des partis politiques, on a des représentants politiques qui prononcent des discours, je crois en si, je veux ça et cetera.

Mais derrière, ils savent que ça ne sera pas appliqué. Puis c'est pas leur problème, c'est la posture. Et derrière, si ça peut faire quelques petites vidéos qu'on peut mettre sur les réseaux sociaux pour montrer à quel point on s'est battu sur tel trip, l'application réelle, tout le monde s'en fiche.

En tout cas, au milieu de tout ça, il y a quelqu'un qui est déchiré, n'est-ce pas ? Éric Tru ? Oui, je reprends l'image du sexe des anges de que Jean vient d'évoquer avec un premier ministre qui est pris entre bah Olivier Fort et Olivier Fortnit.

Du PLFS ont été votés là. Oui, les recettes du PFS ont été voté aujourd'hui. Voilà, on verra mardi.

Il a gagné son premier paris, disons-le. Ouais. C'est l'heure maintenant de la une internationale.

C'était ce matin à la une du Global Times, la version en anglais d'un tableauide publié par le régime chinois. Chie rencontre Macron et appelle à élargir le champ de la coopération. En retour, Emmanuel Macron a appelé la Chine à faire des investissements croisés pour rééquilibrer ses relations commerciales.

Le déficit de la France avec Pékin a doublé à peu près en 10 ans. Celui de l'Europe ne se porte guère mieux. Alors l'appel d'Emmanuel Macron Thomas Porchet peut-il être entendu par Shjin Ping ?

Est-ce qu'on peut imaginer des relations commerciales rééquilibrées entre la Chine et l'Europe ? Je je ne crois pas. Mais en fait le vrai problème c'est pas de rééquilibrer nos relations parce que vous savez là dans dans le déficit commercial, il y a peut-être des entreprises occidentales qui se sont installées en Chine et qui nous renvoie les produits qu'ils ont fabriqué en Chine.

C'est pas problème. C'est déficit record c'est pas non en fait le vrai problème il est où ? Il est que nous avons des marques chinoises qui déferlent depuis quelques années pas longtemps, pas si longtemps que ça, qui déferlent sur le marché français et qui là montrent une supériorité technologique des Chinois.

Euh par exemple les voitures électriques, BYDI qui sont installées à côté des Champs-Élysées, au centre de Paris devant la cathédrale à Milan. euh quand même, c'est les pays de l'automobile là et qui ont une supériorité technologique. TikTok, on n' pas de substitut, vous l'avez très bien dit.

Donc qui déferlent très facilement. Euh vous avez sur les le l'habillement euh Chine avec des des coûts de production extrêmement faible. Ça ça montre une supériorité dans les capacités de production mais aussi dans la technologie de la Chine.

Et ça c'est plus important que finalement ces déficits où vous avez euh des marques parfois occidentales qui qui sont pensées en Californie mais qui produisent en Chine et qui nous renvoient euh euh qui nous renvoient leurs produits. Le la la vraie la vraie question c'est que et qu' a soué Emmanuel Macron, c'est qu'en fait il y a un inversement aujourd'hui de la position de force finalement de de de l'Occident. On voit bien que que l'Occident veut s'associer à la Chine pour bénéficier finalement du savoir-faire chinois. ce qui était l'inverse à l'époque de Dengia Ping qui voulait que les entreprises européennes viennent en Chine pour aider les Chinois.

Natacha Poloni, Emmanuel Macron qui dit coopération. Mais est-ce que c'est vraiment l'enjeu coopération économique avec la Chine ? Alors, il faut peut-être rappeler un chiffre.

Les Chinois ont accès à 98 % des marchés publics européens. Les Européens ont accès à 2 % des marchés publics chinois. Donc moi, je veux bien qu'on augmente la coopération.

Il va falloir un certain temps, d'autant plus que la Chine n'a aucune intention d'augmenter la coopération. Mais il me semble que le problème économique, moi je je rejoins pas Thomas Porcher sur un point, c'est que je pense que le déficit commercial, il doit se lire à différents points de vue. Oui, la vérité c'est qu'aujourd'hui la Chine est en train de prendre une avance technologique, mais il faut comprendre pourquoi on en est arrivé là.

Premier point, on a au sein de l'Union européenne des chevaux de 3 qui ont intérêt à continuer à importer parce que il y a notre déficit commercial vis-à-vis de la Chine directement, mais si vous regardez notre déficit commercial vis-à-vis des Pays-Bas qui eux ont un déficit commercial gigantesque vis-à-vis de la Chine, en 2022, c'était 120 milliards d'euros, sauf qu'ils avaient 326 milliards d'euros d'excédents commercial vis-à-vis du reste de l'Europe. C'est-à-dire qu'il déversent les produits chinoises dans le reste de l'Europe et il nous désindustrialise. Deuxème point, BYD vient d'annoncer qu' qu'elle allait s'implanter à Tarragon.

Ça veut dire que là aussi, l'Espagne a décidé, comme elle n'a pas d'industrie automobile, d'accueillir une usine pour pouvoir inonder le marché européen. Donc il faut qu'on revoit nos règles, nos rapports de force avec nos partenaires. Tran va nous régler tout ça avec un dessin.

Oui, j'ai résumé un peu le le l'équilibre actuel des des forces commerciales en jeu shine versus le Merci Éric. Frédéric, l'autre actualité de la semaine, c'est donc l'Europe qui décide de couper le robinet du gaz russe. Oui, le sevrage, ce sera pour 2027.

C'est un accord historique entre le Parlement européen et les États-mandres. Donc, zéro gaz russe importé dans l'Union européenne à partir de 2027. Avant le début de la guerre en Ukraine, le gaz russe représentait près de la moitié des stocks importés par les pays européens.

C'est aujourd'hui moins de 15 %. L'Europe espère ainsi tarir la machine économique russe. C'est une bonne décision pour vous, Jean-Câre.

Bah déjà c'est une décision absolument nécessaire mais il faut savoir que le temps qu'elle soit elle entre en vigueur, c'estàdire d'ici le 1er janvier 2027, on va acheter pour 200 milliards d'euros de gaz liquéfié ou de gaz naturel aux Russes. C'est ce qui sera deux fois plus que le prêt qu'on va faire à l'Ukraine, le prêt financier qu'on va faire à l'Ukraine avec les avoirs russes bloqués là qu'on va sans doute trouver un accord. Mais on peut pas aller plus vite en terme de dépendance.

C'est ça. C'est ça parce que c'est une dépendance qui a été organisée à partir des années 2000 sous l'impulsion de l'Allemagne. C'est aussi simple que ça.

L'Allemagne a voulu s'est dit "Je vais acheter du gaz russe bon marché parce que elle a pas vu le danger qui représentait la Russie et ce avec ce gaz russe bon marché je vais développer mon industrie paris gagnant parce que dans le même temps, qu'est-ce qu'a fait l'Allemagne ? Elle a tenté de tuer l'industrie nucléaire française avec une certaine efficacité, il faut connaître, aidé par nos écologistes qui ont tout fait pour qu'on puisse fermer les centrales nucléaires, ne pas développer notre nucléaire et cetera. Et donc la l'Allemagne a bénéficié pendant 20 ans d'une énergie bon marché pendant que nous on augmenté le coût de notre énergie, ce qui annuit à nos à nos industriels pour sortir de cette dépendance.

Et attendez, c'est en 4 ans là, on est sorti de la dépendance. Vous m'auriez dit il y a 4 ans, on va sortir de la dépendance à gard du gaz russe en l'espace de 4 ans. J'aurais dit pas cru.

Alors et le problème c'est que tout ça coup dernier mot c'est que comment on remplace le gaz russe ? en achetant du gaz nikfi américa deux fois le prix auquel il les Américains se fournissent sur leur territoire. Moi je dis bravo, merci les Allemands.

Justement, tournons-nous vers vers l'économiste de ce plateau Thomas Porcher. C'est vrai que ce gaz russe, il va être remplacé par ce qu'on appelle le GNL, le gaz liquéfié qui vient pour partie des États-Unis, un peu du Qatar également. Est-ce qu'on est-ce que est-ce qu'on doit s'attendre nous français, nous européens à ce que les factures augmentent substantiellement pour le gaz ?

Alors ça ça en fait ça dépend aussi du bilan énergétique de chaque pays parce que nous en fait la part du gaz elle est pas si importante ouais nous la France l'électricité est majoritairement produit par du nucléaire donc a priori euh si nous avons une production d'électricité nucléaire qui est excédentaire à part dans certains pointes ou certaines configuration les prix ne devraient pas augmenter fortement mais il est vrai alors après le Qatar arrive à faire des des prix quand même défiant en toute concurrence sur le gaz liquifié hein quand même. Mais après, il est vrai que normalement sur les contrats de long terme que nous avons et que certains pays, les pays de l'Est notamment, la Hongrie avait avec avec la Russie, il est possible que pour eux les prix augmentent parce queil y avait pas un prix qui était le même pour tout le monde. C'était des prix qui étaient négociés de gré à gré.

Alors cette décision européenne, elle vise évidemment à sanctionner Vadimir Poutine et et à essayer d'étouffer l'économie russe. Frédéric et le Kremelin a réagi he d'ailleurs à cette décision européenne pour Moscou. Cela va accélérer la perte de puissance de l'Europe.

Vladimir Poutine lui est est sur le mode même pas mal. J'ai d'autres clients notamment l'Inde où le président russe est en visite aujourd'hui. Идиспевайную поставку топлива длярастущей индийской экономики.

Voilà. Donald Trump en Inde, Natacha Poloni, l'Inde qui a été frappée massivement par les droits de douane de Donald Trump, le président américain qui voulait punir les Indiens d'acheter encore des hydrocarbures russes sans effet manifestement. Alors les en effet les sanctions secondaires que Donald Trump a imposé, la réponse de l'Inde a été très ambivalente, c'est-à-dire que ils ont bougé un petit peu sur leurs achats vis-à-vis de la Russie, mais malgré tout ce qu'a fait Narend Drodi immédiatement, c'est d'aller voir Shijinping ce qu'il n'avait pas fait depuis des années pour envoyer le message aux États-Unis, nous sommes indépendants et nous ne dépendons pas.

Il a annulé immédiatement une commande de F35. Bref, le message de l'Inde, c'est de dire "Nous ne rentrons pas dans le récit américain des des rapports de force." Et c'est là où c'était extrêmement dangereux.

C'est-à-dire que il va falloir arriver à piloter de façon à ce que les sanctions contre la Russie ne se retournent pas contre les Européens et les Américains. Ça ça c'est pas grave si ça se retourne contre les Américains, ça me dérange pas. Ce qui m'intéresse, c'est les Européens.

Comment on va faire dans ce monde où finalement des pays des puissances s'autonomisent et décident de s'entendre entre elles contre nous ? Jeanomber qui sera perdant à l'arrivée est-ce que c'est effectivement la Russie ou est-ce que par Ricochel les Européens aussi peuvent voir ces décisions tourner contrê il faut arrêter sur le myth que la Russie peut contourner survivre durablement avec nos sanctions. L'économie russe est à genoux les les 90 % de son budget est consacré aux dépenses militaires et effectivement le peuple russe peut supporter parce que le peuple russe a tout supporté.

Ils ont jamais connu la démocratie. Ça fait des siècles et des siècles de toute façon que ils souffrent et ça peut durer des siècles et des siècles. Mais encore une fois, c'est la la donc la Russie peut supporter longtemps ce genre de chos euh et donc me mener des guerres à l'étranger.

Mais en ce qui nous concerne nous, nous sommes au contraire. Ça nous pousse à nous autonomiser et on gagnera parce que par exemple on est en train de nouveau de développer notre industrie nucléaire. ça nous pousse à changer.

On est en train de passer des accords avec On est en train de passer des accords avec aussi on est en train de négocier avec la Chine dans ce que vous montriez à l'instant et on parce que l'idée n'est pas tombé non plus dans l'orbite de la Chine hein. C'est donc c'est très c'est très sympathique mais moi ça fait 3 ans que j'entends que l'économie russe est à genou. Alors euh le problème c'est qu' ils se sont organisés pour être indépendants et depuis très longtemps et moi ce qui m'intéresse c'est l'économie européenne.

Et pour l'instant l'économie européenne elle ne s'automise pas. Elle est en train de se rendre dépendante des États-Unis. Ce sera le mot de la fin en tout cas pour ce soir.

Scandaleux, je peux pas lui répondre. Je peux pas lui répondre mais ça montre ce qu'elle débatendre peut-être l'émission labellisé. Vous êtes sag Si vous êtes sag, vous reviendrez gens.

En tout cas, c'est vrai qu'il y a quand même des conséquences pour l'économie russe. Voilà, certains consultants subissent de plein fois ces décisions. Oui.

Dimanche, je me suis demandé qui pour qui c'était dur et c'est dur notamment pour bah pour notre François Fillion national. Merci Éric. Et c'est vrai, Noël approche.

Natacha, c'est maintenant votre pointcom de la semaine. Ce soir, bah c'est un vieux président américain qui pique du nez en public. Mais c'est du vu ça, on en a connu un.

Alors cette fois-ci, c'est Donald Trump qui a été pris en flagrant délit de Somnolance ce mardi. Plein conseil des ministres. Le président des États-Unis a été filmé en train de lutter contre le sommeil.

Alors, c'est pas la première fois que ça arrive. Euh début novembre, on l'a déjà vu euh s'endormir au bureau en pleine conférence de presse. Alors pendant c'était pendant 20 minutes quand même.

Et là, l'ironie du sort, ça n'échappe à personne pendant la campagne électorale. Le républicain avait surnommé son adversaire Sleepy Joe Joe l'endormi. Le voir dans la même situation aujourd'hui, bah forcément, ça provoque des réactions amusées comme celle-ci, la revanche de Joe Biden.

Vu le président Trump avait en effet bâti une partie de son discours politique précisément et bien sur ses moqueries. Voilà donc les surnoms sur internet ont fusé d'idonne donne le somnol ou encore commander in sleep un jeu de mot avec commander in chief et puis c'est aussi le timing qui est embarrassinant Natacha ben oui puisque Trump venait tout juste d'affirmer qu'il était plus vif qu'il y a 25 ans quand un journaliste l'interrogeait sur son état de santé quelques plus tard, on voyait les paupières lourdes, très lourdes comme le monde cette vidéo réalisée par Ria. Alors ces assoupissements à répétition, ça alimente les inquiétudes.

L'écrivain Wage Alice le soulligne, Trump s'endort à nouveau pendant une réunion télévision du cabinet. Le président de 79 ans aux chevilles enflées n'est pas en bonne santé. C'est évident pour tous ceux qui ont des yeux pour voir et en effet les observateurs ont constaté récemment des équimoses, chevilles gonflées, mains irritées.

Ce sont des symptômes d'insuffisance veineuse chronique et la santé du président des États-Unis est donc désormais au cœur du débat public. D'autant plus que le presque octagénère n'a pas fait preuve de grande transparence notamment par rapport à une IREM passée en octobre, un flou qui alimente donc les rumeurs sur un possible déclin cognitif. Alors, la Maison Blanche est montée de pied au créneau.

La porte-parole Caroline Lévit affirme que le président écoutait très attentivement cette ce cette réunion marathon de 3h. Elle a aussi déclaré "L'imagerie cardio-vasculaire du président est parfaitement normale. Ce niveau d'évaluation détaillé confirme qu'il reste en excellente santé globale." Marc Sigel, spécialiste santé de Fox News, quant à lui, affirme même, il compare même cette sieste de Trump à celle que prenait Thomas Edison, ce génie qu'il pratiquait pour pour stimuler sa créativité.

Pas d'inquiétude donc sur un éventuel crash de faculté cognitif. Thomas Porchet, alors là, on plaisante mais la santé du président de la première de la première puissance mondiale, c'est un sujet de première importance. Oui, c'est un sujet de première importance.

Après, je je peux pas lui lancer la pierre puisque à titre personnel, il m'est arrivé parfois dans des réunions de lutter contre le sommeil et d'avoir le nez qui piquait. Voilà. Donc ça peut il a 79 ans, j'imagine que ça peut arriver à tout le monde.

Non mais oui. Oui. Trêve de plaisanterie effectivement.

Bon, il faut avoir on a eu nous des présidents qui ont été malades et nous nous ne l'avons pas su et donc c'est important d'avoir une la plus grande transparence sur l'état de santé d'un chef d'état. C'est clair. Gens vous êtes jamais entendu endormi pardon pendant une conférence de rédaction.

Ça vous est jamais arrivé en vous écoutant souvent ? Nous avons été ensemble dans le même journal et à chaque fois c'est vra c'était je m'endormais et j'étais jeune à l'époque en ce que ce que ces communiquants ont expliqué c'est qu'il méditait donc en fait il se contemple le nombril de l'intérieur mais en revanche on ne mesurera jamais assez l'importance qu'a eu le fait de cacher la santé de Joe Biden, l'influence que ça a eu sur l'histoire du monde parce que ça a empêché de remplacer un candidat qui n'était pas le bon. En tout cas, vous savez que tout ce que vous avez dit sur Donald Trump à l'instant, bah c'est rien que pour deux faux, n'est-ce pas Éric ?

Oui, même si j'ai la preuve visuelle qu'il s'est endormi une seconde puisqu'il a laissé une tâche orange à son bureau. Merci Éric. Vous avez chacun choisi une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet actualité de la semaine.

Donc nous allons commencer avec votre photo Natacha Poloni. Vous nous emmenez au Onduras. Il s'agit du candidat qui est arrivé au premier tour premier pardon au premier tour d'élection présidentielle au Ronduras.

Asfour. Alors il y a on est encore en train de recomter en fait les voix mais ce qui est intéressant là-dedans, c'est premier point que une fois de plus il y a une ingérence massive des États-Unis. Donald Trump soutient ce candidat contre l'autre a donc déclaré immédiatement que il était victorieux et que toute contestation de sa victoire alors même qu'ils sont à touche touche était une façon de voler l'élection et derrière il y a comme au au Venezuela l'argument qui consiste à dire il faut lutter contre le narcotrafic et je vais m'investir.

Sauf que le même Donald Trump la même semaine, Grassie Juan Orlando Hernandez, ex-président du race, condamné à la prison à 45 ans de prison pour traf pour aux États-Unis pour trafic de drogues massif, c'estàdire qui coordonnait carrément les bateaux. Ce qui prouve bien que les États-Unis quand ils s'ingèrent, quand il quand ils revivifient la fameuse doctrine Monro, à savoir le fait que l'Amérique latine ça leur appartient, c'est pas vraiment pour lutter contre le narcotrafic. Merci Natacha.

On va enchaîner avec votre photo Thomas Thomas Porcheter. Euh vous nous emmenez au Sri Lanka victime d'inondation terrible avec à l'heure qu'il est plus de 600 morts selon les derniers bilans. Oui, tout à fait.

Alors, c'est pour nous rappeler en fait que effectivement, on va être confronté à ce type d'événement météorologique de plus en plus fréquemment avec le dérèglement climatique. Que les alertes fonctionne mais que la question de toute l'adaptation des personnes des des êtres qui qui vivent dans ces régions-là n'est pas encore n'est pas encore là et que ce soit finalement au Sri Lanka ou à Valence. On a vu que les alertes ont fonctionné mais que les gens n'ont pas su quoi faire en réalité et donc ils ont subi.

Donc il va falloir vraiment commencer à s'intéresser à toute la question de l'adaptation au dérèglement climatique. Merci Thomas et on va finir avec votre photo Jean 4em. Il s'agit d'une photo de Christophe Gless, journaliste français détenu en Algérie après une nouvelle condamnation en appel à 7 ans de prison.

À l'issue évidemment d'un procès complètement truqué. Il s'agit d'un journaliste sportif he je le rappelle travaille notamment pour Sofoot. Voilà.

Et qui et qui enqué sur un sur un club de Kabili, donc un club berbère et il s'est retrouvé accusé d'espionnage. C'est le je dirais que c'est c'est le sort qui nous attend tous quand on va dans des états voyou la fameuse mec de liberté vous savez que temps venté par Rima Hassan député européenne et les filles bien c'est un état voyou c'estàd que chacun d'entre nous autant que nous sommes mais n'importe quel touriste et cetera comme quand on va en Irgéri on risque de retrouver dans une dans un cul de bas de fausse parce que c'est la diplomatie ce que j'appelle la diplomatie des otages et voilà donc là et ce qui m'étonne un peu plus un peu concernant Christophe Glaise c'est que je trouve qu'en fait on est en en dessous de la Vous vous rappelez à l'époque Emmanuel Macron a pris la parole à plusieurs représentants de par c'est un de nos confrères hein donc ça devrait quasiment être à la une de tous nos journaux per de façon permanente pour qu'on fasse pression silence silence du monde du sport total vous avez entendu parler ça commence ça commence ça commence à bouger depuis 24 he même plus d'un an que que presque un an je crois qu'il est qu'il est en prison je veux dire c'est on s'est mobilisé beaucoup plus vite pour sal même si j'ai trouvé qu'on était en dessous de la main donc il faut se mobiliser pour obtenir sa libération et puis il faut éviter d'aller en Algérie tant que ce régime est en C'est aussi simple que ça parce que sinon c'est courir un risque qui n'est pas qui extrêmement dangereux. Merci Jean Quatreem.

Un dessin d'Éric Truan. Euh oui, un dessin bah que peut-on dire de plus ? Un dessin un petit dessin hommage à Christophe et en écho à notre premier sujet sur la labellisation des médias.

Quoi ? Un méti un un label dontologique dans votre poche. 7 ans.

Merci Éric. C'est l'heure maintenant d'accueillir notre invité de la semaine et je suis sûr que vous l'avez déjà croisé quelque part sans doute d'ailleurs sur le plateau du club de 28 minutes parce qu'elle s'appelle Coco. Qui qui est là ?

C'est Coco. Salut Coco dis bienvenue Coco. Enfin je vous ai en face de moi dans parce que en général c'est dans le dos et je suis pas toujours rassuré lorsque vous êtes à la place d'Éric Trant là-bas derrière.

Et si vous êtes à cette place Coco, c'est parce que vous publiez ce formidable album aux éditions des arènes, un album Signé Coco. Évidemment, c'est bien vous, vous confirmez, c'est moi. Euh et on en a aucun doute he dès qu'on dès qu'on l'ouvre et qu'on se jette dans vos dessins. 500 dessins parus ces quatre dernières années dans Libération et dans Charlie Heboto.

Des dessins inédits aussi pour pour certains. Et puis aussi d'ailleurs des bandes dessinées dont on parlera dans un instant pour raconter les coulisses de l'accueil de certains de vos dessins qu'on suscité des torrents de de haine, de menaces parfois parce qu'ils étaient incompris par ceux que vous appelez les neneux, les Nigo, les cons bêtement. Voilà, il est possible que nous les évoquions.

Mais est-ce que vous vous doutiez Coco que ce serait ça deviendrait aussi difficile et parfois aussi risqué de dessiner lorsque vous aviez été encouragé à le faire par un certain monsieur Fleurau. C'était qui ce monsieur Fleurau ? Et qu'est-ce qu' vous a dit ?

Monsieur Florau, c'était mon prof de SVT en 5e. Et récemment, c'est vrai qu'en fouillant dans l'appartement de mon père, en tombant sur un carton, il avait écrit que je devrais me lancer dans une carrière de dessinatrice et c'était en 5e. Voilà le monsieur Florau.

Ah voilà. Fier de vous. Il est fier de vous.

Il l'a bien fait. Est-ce qu'il y a un dessin parmi tous les dessins que vous avez fait ? Un dessin coup de cœur que vous aimez particulièrement un dessin coup de cœur, il y en a un que j'aime massé.

Oui, sur les femmes afghanes. Bah voilà, sur bah sur pour rappeler déjà leurs conditions. Les femmes afghanes interdites de parler entre ell.

En fait, elles sont en murée vivantes dans leur dans leur bourka et interdites de tout jusqu'à presque de respirer. Donc le le quand le dessinateur arrive à trouver une idée graphique comme celle-là, on est toujours assez content puisque le dessin est quasiment muet et elle parle avec leur corps en dessinant ce SOS comme un appel à l'aide. Et puis bah il y a les deux talibans dégoûtés derrière.

Euh voilà, ça dit beaucoup de la de la de leur condition et on devrait s'en émouvoir tout le temps quand on est pris de liberté comme on l' en France. On a quand même de la chance. Euh voilà, c'est ça fait partie des dessins que j'aime bien par exemple.

Et quand je disais que c'est parfois risqué et dangereux de dessiner, il y a des dessins qui sont mal perçus, mal compris ou pas compris du tout ou totalement instrumentalisés, vous avez une vingtaine de pages de bandes dessinées pour raconter les coulisses de ce fameux dessin sur le le Ramadan à Gaza qui avait été publié par Libération au printemps 2024. Vous vouliez dénoncer les bombardements israéliens sur Gaza et voilà et la famine qui régnait à Gaza et vous avez fait un dessin ironique évoquant justement le Ramadan en pleine famine sous les bombes israéliennes et là vous êtes pris des torrents de haine de menaces y compris d'ailleurs pas seulement anonyme y compris d'élélu. Oui d'élus.

Alors oui, ce dessin c'était la conjonction un peu de de actualités he le début du Ramadan et le jeûne. Donc c'est mon travail de le faire et j'ai même pas mis plus d'ironie que ça. Et ce que je raconte dans dans cette dans cette BD c'est déjà la violence qu'on reçoit et c'est vrai qu'après le 7 janvier 2015, c'est ça reste toujours complètement insensé pour un dessin comme celui-là qui est enfin qui est un basique hein, je trouve de de recevoir tout ça. le fait dans mon plein droit et quand la députée les filles a a réagi là-dessus enfin sauf chikou Ouais ouais ouais euh moi j'ai trouvé ça constant et euh et de la part d'une députée qui forcément comprend ce dessin je veux dire euh elleinrumentalise complètement elle instrumentalise la phrase d'Antoine Leris enfin voilà c'est c'est et de surcrois ça a conduit donc à des menaces des menaces de mort euh qui ont conduit à l'époque à renforcer encore votre protection puisque que vous évoquiez le 7 janvier.

Évidemment, vous avez survécu à l'attentat de de Charlie du 7 janvier. Donc ça a relancé cette cette haine et ces menaces là à ce moment-là. Oui.

Après, il y a eu beaucoup de soutien quand même de confrères, de confès, de vous aussi de voilà euh comme si les choses s'étaient un peu renversées. C'était tellement insensé et c'est cette députée ça a fait beaucoup réagir. Donc je me suis sentie beaucoup et très très soutenu par la suite.

Ouais. Et dans ce livre Coco, il y a à la fois les dessins publiés dans la presse, mais aussi des dessins refusés par la rédaction. On va on va en voir un.

Euh c'est après euh la mort euh du pape, un dessin qui n'a pas été euh publié euh dans la dans la presse, notamment à Libération où vous œuvrez, hein. Euh qu'est-ce que ça ? Voilà, c'est celui-ci.

Qu'est-ce que ça crée chez la dessinatrice que vous êtes quand un dessin est refusé ? Bah, c'est en fait tout le monde le sait pas. C'est pas une censure.

C'est c'est la règle en fait. à un moment, il y a des choix éditoriaux qui se font donc on nen veut pas du tout au rédaction. C'est comme ça même Cabu avait des dessins à refuser.

Ce qui semble qui est celui qui vous a en quelque sorte appris le dessin lorsque vous êtes arrivé à Charéquipe. Mais c'est vrai que Kabu il transmettait beaucoup puis il avait une générosité, une gentillesse tout de suite. Donc voilà pour revenir sur ce dessin, ça fait partie du job mais parfois il y en a on aime bien quand même, on aurait bien aimé qu' qui passe.

Donc là je me permets de donner aux lecteurs un peu des inédits un peu voilà la mort. Ça concerne tout le monde mais même le pape. Vous avez un sacré rythme quand même parce qu'entre la quotidienne chez l'Bé en hebdo chez Charlie ici enfin une liste non exhaustive en plus comment ça vous vient d'où votre je sais pas vos bonnes idées graphiques justement les asticau qu'on vient de voir c'est quoi vos si vous avez des trucs à faut quand même avoir mauvais esprit bah l'envie déjà la passion du dessin l'envie de de réagir aussi à l'actualité qui est vraiment un puit incroyable d'inspiration d'envie de de donner son avis politique aussi puisque C'est surtout cette liberté qu'on a de pouvoir le faire sur tous les sujets et bah c'est merveilleux.

Enfin, moi je je me lâ il y a plein de sacrés faire ces dessins là et à nous obliger à rire de nous-même. Mais je crois qu'on on en a vraiment besoin de faire ces dessins. On a on a besoin c'est vous qui dessinez vos tatouages parce que je sais pas je trouvais qu'avec les dessins, il pouvait y avoir Bah Richard en a parlé dans la préface du Richard c'est Richard Malka bien sûr notre ami Richard Malka l'avocat de Charlie qu'on embrasse au passage qui fait une très belle préface.

Et il y a un dessin que j'aime beaucoup, ben c'est c'est Charb ici et T news. Voilà, je les ai fait après. C'est pour donner un peu de courage de continuer ce formidable journal qui est Charlie Hebdo.

Bravo, bravo à toute l'équipe de Charlie et bravo à vous Coco évidemment de continuer. Il y a il y a du sacré dans cet album puis il y a surtout de sacrés dessins et puis il y a aussi un peu de sexe. Il y a des voilà il des sex parce que j'ai pas retrouvé de caricature de Jean 4, j'ai peut-être pas bien regardé mais Ah d'accord, on les a Oui, on les garde ici en stock pour s'en servir le moment venu.

Signé Coco, c'est aux arènes et un dessin justement d'Éric Truan qui va évoquer un personnage dont vous parlez dans ce livre. Ouais. Alors, faute d'avoir eu une idée graphique aussi bonne que celle de Coco, bah j'ai une idée neneux.

Euh, on peut pas tout dessiner. On n'est pas en Chine ici. Oui.

Qu'est-ce qu'on peut ? Merci Éric, c'est l'heure maintenant. Merci Coco de retrouver notre ami David Castello Lopez en vrai sur le plateau.

Le voici. Bonsoir David. Bienvenue à vous.

Chaque semaine, vous venez nous parler d'un objet. Vous vous posez des questions que pas grand monde à part vous ne se pose. Il faut bien dire.

Vous y répondez à votre façon. Un tantinet absurde. Et votre chronique s'appelle le monde des choses.

Monde des choses. Monde des choses. Ce soir, Ce soir, David, vous allez nous parler de camping-car.

Oui, j'aimerais demander aux gens qui se trouvent dans ce studio, mais aussi aux téléspectateurs devant leur poste de convoquer un instant leur enfance. Est-ce que vous vous souvenez quand vous étiez enfant ? À quel point vous aimiez tout ce qui ressemblit tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une cabane, les petites tentes cubiques en toile pour se changer à la plage, votre propre lit.

Le soir, vous allumiez une lampe torche sous la couette et brusquement vous étiez dans un minuscule espace intérieur qui vous appartenait. Et pour ceux qui en ont eu la chance, le camping-car, le camping-car, c'est comme une cabane, mais une cabane d'un genre suprême puisqu'elle se déplace. C'est une cabane qui bouge.

Et quand on est enfant, ça c'est incroyable. La dernière fois que je suis rentré dans un camping-car, c'était il y a 40 ans, en 1985, j'ai retrouvé une photo. Alors, j'ai pas l'air si content que ça dessus, mais croyez-moi, c'était une jubilation de chaque instant.

Vous avez pas bougé. Donc quand j'ai su quand j'ai su à fait quand j'ai su qu'il y avait au Bourget à côté de Paris un salon entier dédié au camping-car, caravane et autres véhicules de loisir, j'ai foncé. Quand je suis rentré, l'émerveillement de 1985 s'est réactivé sur le champ et j'ai tout de suite demandé où sont les meilleurs camping-car, s'il vous plaît ?

Et on m'a dit, "Allez voir la marque allemande Concorde, c'est la Rolls-Royce du camping-car." Alors, je suis arrivé sur le stand et j'ai vu écrit Concord Rise Mobile House Lidenshaft. Vous savez ce que ça veut dire ?

Allemand LV1 en plus. Ouais. On est quand même sur une chaîne franco-allemande, personne parle allemand.

Ça veut dire et l'ID Shaft ? Alors l'ID Shaft, ça je sais pas. Le camping, le camping car par passion.

Voilà, et là et là je suis rentré dans un modèle et j'ai halluciné. Dedans, c'est le luxe. Il y a des douches en simil marbre qu'on va voir là, de l'électroménager haut gamme et surtout une chambre avec un lit rond.

OK. Alors, vous le savez comme moi, un lit rond, c'est beaucoup plus chic qu'un qu'un lit rectangulaire et c'est aussi beaucoup plus érotique. On s'imagine tout de suite y faire des choses sous la surveillance de ce petit Labrador en porcelaine.

Mais c'est pas tout. Chez Concorde, ils ont un modèle qui s'appelle le Centurion. Et la particularité du centurion, c'est que c'est un camping-car dans lequel vous pouvez mettre une voiture.

Je répète, c'est un camping-car dans lequel vous pouvez mettre une voiture dans le camping-car. C'est génial. Alors, il il est un petit peu cher le centurion.

Faut faut compter minimum 8500 € mais franchement pour une poupée russe à moteur, c'est donné. Alors, après euh les Concordes, je suis rentré dans des douzaines de modèles différents et j'ai fini par découvrir ce que dans le milieu du véhicule de loisir, on appelle un van aménagé. Est-ce que vous me croirez si je vous dis que la joie que j'ai ressenti devant les vannes aménagées, elle a été encore plus forte que devant le centurion ?

Parce que certes, aménager un appartement tout équipé dans un semi-remorque comme le Centurion, c'est pas facile, mais bon, aménager un appartement dans un van, c'est un exploit. Regardez-moi ça. Vous êtes devant une petite fourgonnette banale et là un appartement avec chambre, salle à manger, cuisine et salle de bain.

Tout ça pour moins d'un die prix d'un Concord centurion. Franchement, c'est donné. Bref, le monde des véhicules de loisirs, c'est une sorte de Disneyland pour adultes.

Alors, pour finir, pour finir, si vous voulez en savoir plus sur les véhicules euh de loisirs, je me permets de vous conseiller quelques publications périodiques. D'abord bien sûr véhicule de loisir magazine qui est un magazine un petit peu trop généraliste à mon goût. Si vous êtes comme moi plutôt camping-car, ce qu'il vous faut, c'est camping-car magazine ou le monde du camping-car ou éventuellement esprit camping-car.

Si vous êtes euh caravane en revanche euh je vous conseille plutôt le monde du pleinire euh camping caravaning qui parle exclusivement de caravane hein, pas de camping-car. Et enfin si vous êtes team van aménager sans hésitation, c'est bien sûr Van life qu'il vous faut et tout ça tout ça Renault et ben c'est ah merci avec le poster central j'espère merciement. Merci David vous avez fait une note de frais pour tout ça ?

Ouais je vais passer voir la Conta quand même. Je vais leur en parler. Merci David.

Un dessin d'Éric Trent. Euh oui, effectivement la liberté bah c'est le van et quelqu'un a rejeté un élément à cette liberté, la fin de la signalisation et notre ami Luouis Sarkozi. Bien sûr, très bonne idée.

Merci Éric. Merci à tous les amis. On se retrouve demain à la même heure 20h05 sur Té pour 21 minutes samedi et son club international.

Comme toujours, on va se quitter en musique bah avec un clin d'œil à votre chronique. À l'instant David, vous nous avez invité à grimper à bord de votre camping-car. Ne le prenez surtout pas mal mais il y a quelqu'un qui nous attend dans sa caravane.

Raphaël Chus. Je suis né dans cette caravane et nous partons. Allez, viens.

Viens.