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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 5 avril 2024 17 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeImmigration & asile

Sur la violence à l'école et la transmission des savoirs (François-Xavier BELLAMY sur CNEWS)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:00OuverteRéponse directe

    François-Xavier Bellamy, vous évoquez la nécessité de réapprendre le bien et le mal. Comment faire concrètement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'une partie de la jeunesse est en opposition culturelle avec le modèle éducatif français ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Vous évoquez les enseignants comme des matons de prison. Comment faire concrètement ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    François-Xavier Bellamy, l'Europe peut-elle jouer un rôle pour la sécurité des Français ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne décollez-vous pas dans les sondages malgré vos propositions ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment vous distinguer de Jordan Bardella et Marion Maréchal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François-Xavier BellamyFait
    « il faut réapprendre à punir et il faut enfin que dans ce pays on sorte de l'excuse de minorité »
  • 0:50François-Xavier BellamyFait
    « il suffit de regarder ces derniers jours aujourd'hui c'est ce jeune qui meurt hier c'était Samara à Montpellier avant-hier on en a peu parlé mais 5 une jeune fille qui passe à tabac une autre jeune fille »
  • 2:00François-Xavier BellamyFait
    « il faut transmettre à nouveau les repères essentiels »
  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « on nous enseignait dans notre formation d'enseignant on nous disait voilà vous devez surtout pas transmettre les élèves doivent pouvoir inventer leur propre représentation du monde »
  • 14:00François-Xavier BellamyFait
    « la Commission européenne a voulu interdire à ses fonctionnaires de souhaiter joyeux Noël »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le maire de vir Châtillon a tout dit en réalité cette situation elle est elle est le résultat d'une histoire déjà longue celle de l'effondrement de l'école de l'effondrement de de l'éducation de l'état d'urgence éducative que notre pays traverse moi je voudrais dire évidemment à quel point je pense aux parents de ce garçon qui a été tué à sa famille à ses professeurs aussi je crois que la première réponse c'est bien sûr que ce qui l'ont tué soit puni et effectivement il faut réapprendre à punir et il faut enfin que dans ce pays on sorte de l'excuse de minorité parce qu'il y a pas d'excuse quand on commet un crime comme celui-ci quand on commet un crime avec une telle violence contre un jeune même quand on est soi-même un jeune il y a pas d'excuse de minorité et le grand drame c'est que cette excuse de minorité accuse aujourd'hui ceux qui ont laissé faire ce déferlement de de violence qui qui qui duent déjà depuis longtemps moi je je pense je pense à tous les parents à tous les grands-parents qui voient leurs enfants aller à l'école et qui se demande maintenant ce qui pourra bien arriver à leurs enfants à l'école à l'école devant leur établissement devant un collège un lycée des lieux où on ne devrait jamais craindre le PER et pourtant c'est ce qui se produit et c'est ce qui se produit je le redis depuis longtemps il suffit de regarder ces derniers jours aujourd'hui c'est ce jeune qui meurt hier c'était Samara à Montpellier avant-hier on en a peu parlé mais 5 une jeune fille qui passe à tabac une autre jeune fille à tour qui sont aujourd'hui déféré tous les jours en réalité si vous regardez l'actualité locale qui ne remonte pas toujours dans les médias nationaux tous les jours la violence frappe à l'école moi j'ai commencé à enseigner il y a il y a longtemps maintenant j'avais 23 ans après ma ma première rentrée un gamin de mon établissement a été tué devant la porte du lycée à coup de tournevis et j'avais raconté ça c'est le c'est le début de mon engagement politique c'est mon c'est mon premier engagement publque je me suis engagé dans la vie publique de ce pays parce que je voulais dire la crise de l'école dans un moment où tout le monde encore relativisait ce qui se passe où tout le monde disait non tout va bien le le niveau monondte ça n'a jamais été aussi bon à ce moment-là je je voyais bien moi comme professeur comme comme tellement de collègues je vois bien je sais je l'ai touché du doigt à quel point la crise de l'école l'effondrement de l'école produit cette violence gratuite aveugle cette sauvagerie qui monte que faut-il faire François Xavier bami puisque nous l'avons souligné tout à l'heure c'est vrai que dans la bouche du du maire de vir Châtillon il n'est pas question de mettre plus et bien de caméras de surveillance plus de moyens techniques si je puis dire mais il dit il faut réapprendre le bien le mal on en est là très concrètement aujourd'hui mais bien sûr il faut transmettre à nouveau les repères essentiels on vit une crise éducative majeure qui qui se vit dans l'effondrement des résultats de notre école mais derrière les savoirs derrière la culture il y a en réalité la transmission d'une certaine manière de vivre j'entendais ce que vous disiez tout à l'heure sur ces ces repères essentiels qui sont aujourd'hui fragilisé et au fond on a euh on hérite maintenant d'une société qui a voulu cette déconstruction qui l'a qui l'a pensé euh on hérite de de ce de cette volonté de défaire tous les repères de de discéditz du très clairement moi j'ai moi j'ai été jeune professeur à l'U FM pendant ma formation on nous enseignait je l'ai raconté dans un livre qui s'appelle les dshérités c'était il y a 10 ans maintenant on nous enseignait dans notre formation d'enseignant on nous disait voilà vous devez surtout pas transmettre les élèves doivent pouvoir inventer leur propre représentation du monde il faut surtout pas transmettre des connaissances des savoirs surtout pas de cours magistral surtout pas vouloir tenir à l'autorité du professeur il fallait absolument tout égaliser tout horizontaliser tout relativiser ben voilà on voit le le résultat aujourd'hui Louis dragnel est-ce qu'il y a pas aussi une limite on on voit depuis plusieurs mois il y a on apprend on écoute il y a des il y a des annonces de lancement de plan de sécurisation des écoles puis un plan de sécurisation des hôpitaux puis des plans de sécurisation de certains quartiers est-ce que il y a pas un problème global qui concerne pas exclusivement l'école parce que on a l'impression que voilà aujourd'hui toute la focale est mise sur l'école donc il faut mettre on écoutait il faut mettre des moyens techniques faut mettre des policiers dans les écoles mais en fait le problème concerne toute la société et l'école n'est-elle pas le le reflet cette violence qui traverse l'ensemble de la société bien sûr mais c'est un c'est un reflet particulièrement choquant parce que c'est justement l'école qui est le premier lieu pour combattre contre cette sauvagerie qui monte parce que c'est l'école qui civilise eston se trombe pas en se concentrant uniquement sur l'école et et en en essayant de se dire voilà on va continuer à mettre voilà des moyens uniquement sur la sécurisation des écoles puis sur la sécurisation des hôpitaux puis et on a l'impression que c'est des c'est des petites briques qu'on met les unes à côté des autres sans jamais voir c'est c'est un moyen on peut avoir cette impression là c'est un moyen de ne jamais voir la réalité du du problème profond qui est toutes les causes qui arrivent en fait en amont de de de l'arrivée de ces enfants à l'école là là je par totalement votre point de vue c'est que c'est pas comme le disait le maire de vir Châtillon c'est pas avec des caméras des barrières des dispositif technique qu'on va lutter contre cette violence qui traverse toute la société c'est d'abord en en réapprenant à la génération qui vient les principes essentiel qui font la vie en société quand on est devant un tel ensuvagement vous pouvez mettre des policiers derrière l'épaule de chaque Français à la fin vous n'arriverez pas à lutter contre cette barbarie qui monte et donc il faut réapprendre l'essentiel le bien le mal transmettre la culture transmettre les savoirs qui font qu'on arrive à vivre en société et puis évidemment punir quand il le faut dès qu'il le faut c'est une proposition toute simple on l'a fait depuis très longtemps mais à l'école déjà pour commencer aujourd'hui regardez les jeunes qui avaient menacé de viol la petite Samara l'avait menacé de viol de quoi ont-il écoper 2 jours de suspension temporaire 2 jours d'exclusion temporaire de leur établissement scolaire comment vous voulez que ce soit convainquant en réalité la punition c'est la première forme de la pédagogie et en France on a c'est le docteur Maurice Berger qui est psychiatre qui le dit de depuis très longtemps on on assiste aussi à la montée de cette sauvagerie parce qu'on a refusé de punir parce qu'on a c'est le docteur berger qui emploie ces mots on a un gouvernement qui a une doctrine antipénale qui ne veut pas de la peine pour aller en prison en France il faut être déjà multi multirécidiviste il faut s'être déjà installé dans la violence et ça c'est le contraire de la pédagogie qui devrait aller avec la sanction il faut punir dès la première infraction il faut de la prison dès la première violence et cette prison même des peines de prison courtes même des peines de prison rapides elle a un effet dissuasif c'est ce que font par exemple d'autres pays en Europe prenez les Pays-Bas les Pays-Bas ont fait ça ils ont construit massivement des places de prison ils incarcèrent dès la première infraction grave ils envoient en prison et contrairement à ce qu'on dit ça ne conduit pas à la récidive la prison c'est pas l'école du crime ça ne l'est en France que parce qu'encore une fois on envoie en prison que des gens qui sont déjà installés dans la criminalité déjà installés dans un mode de vie qui est fondé sur la violence mais si vous réprimez de manière très direct dès la première infraction si comme le dit le maire de virich châtillant si on réapprend à punir il y a aucune raison cette violence soit une fatalité transmettre transmettre vraiment offrir le meilleur de la culture qui vient civiliser les cœurs et et ensuite parce que ça va avec la pédagogie sanctionner ceux qui font preuve de violence dès la première infraction et on sortira de cette spirale il y a aucune raison qu'on y soit condamné nous allons revenir sur votre campagne sur votre projet dans un instant mais avant Véronique jaquier souhaitait vous interpeller oui question très concrète vous venez de nous évoquer les enseignants finalement comme des matons de prison mais aucun enseignant ne veut jouer ce rôle de finalement de rééducation ou de punition tel que nous venons de d'en parler en entendant le le maire de vir Châtillon alors concrètement comment fait-on parce que la le combat il il devient plus civilisationnel que politique d'abord j'ai jamais pensé que les enseignnants devaient être des matoui parce que vous donniez cet exemple de la le rôle des enseignants c'est pas de rééduquer c'est d'éduquer vous savez Anna Aren disait que la grande question de l'éducation c'est pas seulement pour préparer l'avenir quel monde laisserons-nous à nos enfants mais quels enfants laisserons-nous à notre monde et moi c'est la question que je me pose quand je vois ce qui se passe aujourd'hui quels enfants laissons-nous à notre monde et je vais être très provocateur en disant ça mais c'est pas de la faute de nos enfants c'est pas de la faute de la génération qui vient c'est la génération des adultes qui a manqué à son devoir qui a manqué à son travail et les professeurs aujourd'hui ils sont placés dans une situation d'injonction paradoxale ils sont devant une forme de situation totalement contradictoire on leur demande de faire en sorte que la société soit plus apaisée on leur demande de faire de leurs élèves des bons citoyens on leur demande de lutter contre les stéréotypes on leur demande de rétablir l'égalité on leur demande d'assurer que nos élèves seront plus écoresponsables on leur demande tout et n'importe quoi mais on leur retire les moyens de faire vraiment leur métier c'est-à-dire transmettre transmettre le savoir transmettre la connaissance comment est-ce que vous faites pour transmettre quand vous avez des élèves qui perturbent votre cours parfois très peu nombreux mais que vous ne pouvez pas écarter de la classe qu' le perturbe continuellement comment est-ce que vous faites pour transmettre quand vous êtes confronté à cette violence qui monte sans arrêt y compris parfois il faut bien le dire de la part des familles des parents y compris parce que souvent les familles les parents euh quand on voit des cas aussi graves n'ont pas eux-mêmes assumé leurs responsabilités il faut le dire franchement mais quand vous pouvez pas faire le travail de la famille à la place de la famille quand elle le fait pas il y a dans ce pays des des millions de familles qui font leur travail du mieux qu'elles peuvent qui éduquent du mieux qu'elles peuvent qui transmettent du mieux qu'elles peuvent mais qui sont confronté elles aussi à ce climat d'impunité qui d'une certaine façon laisse prise à une violence débridée et selon vous François xavieradimi est-ce qu'une partie de la jeunesse est en opposition culturelle au fond avec le modèle éducatif français est-ce que c'est une réalité moi je crois que quand on vient devant des élèves en leur disant j'ai j'ai quelque chose à vous transmettre qui mérite que vous le receviez j'ai quelque chose à vous apprendre parce que c'est ça qu'un professeur a au cœur quand il commence son travail et bien on retrouve toujours en eux la soif infini d'apprendre c'est pas nos élèves qui ont déconstruit l'école c'est pas nos élèves qui nous ont expliqué que l'école était un lieu de violence structurelle qui reproduisait nécessairement les inégalités sociales ça c'est Pierre Bourdieu qui a été le maître a penser des années de formation de l'éducation nationale c'est pas nos élèves c'est pas mes élèves même issus de l'immigration qui m'ont dit il n'y a pas de culture française c'est Emmanuel Macron candidat à la présidence de la République c'est pas mes élèves qui m'ont dit même issu de l'immigration que la France était coupable de crime contre l'humanité c'est Emmanuel Macron candidat à la présidence de la République et en disant ça je ne dis pas qu'il est la cause du problème mais qu'il en est le symptôme le fait est que on a construit une école sur le fait de ne pas assumer de dire qui nous sommes ce que nous avons à transmettre la culture qui peut nous relier et quand vous ne transmettez pas une culture quand vous n'êtes pas capable de dire à une génération toute entière quelle est la culture à laquelle il faut s'assimiler à laquelle il faut participer qu'il faut rejoindre quand la culture n'est plus transmise comment s'étonner de voir ressurgir le contraire de la culture c'est-à-dire la barbarie mais c'est à ça qu'on assiste aujourd'hui c'est exactement ce qu'on a sous les yeux c'est le résultat de ces années de déconstruction de ces années d'idéologie et ça pour le coup je le redit et et peut-être c'est l'espoir qu'on peut partager dans ce moment tellement sombre mais mais moi j'en suis convaincu si on se présente devant des jeunes demain si on se présente devant des élèves en leur disant ils n'attendent que cela d'une certaine manière on a des repères à partager avec vous et évidemment c'est difficile parce que la relation pédagogique c'est toujours compliqué l'éducation c'est toujours rugueux évidemment c'est difficile mais à la fin c'est profondément ce à quoi ils aspirent le plus François Xavier benamis vous êtes donc tête de liste les républiquain pour les élections européennes on sait que peu de Français se déplacent pour ce scrutin là il y a eu ce drame cet après-midi enant en quoi l'Europe elle peut jouer un rôle finalement pour la sécurité des Français est-ce que dans votre programme vous pouvez pensez-vous influer sur cette sécurité depuis Bruxelles B cette question là la question éducative c'est une question nationale et il faut qu'elle le reste d'ailleurs moi je crois pas qu'il y a une valeur ajoutée estce que l'Europe se saisisse des questions d'éducation à la place de nos états donc ça c'est notre devoir comme français la crise éducative qu'on traverse en France elle crée un décrochage de plus de la France au plan européen on a aujourd'hui il suffit de regarder toutes les statistiques internationales nos élèves sont les derniers d'Europe en mathématiques euh on a un jeune Français sur 5 qui ne sait pas lire le français à 18 ans et ça ça contribue de ce climat de violence évidemment euh on a euh aujourd'hui le système scolaire en France le plus inégalitaire de tout le CDE réparer ça c'est notre devoir aussi pour garantir la place de la France en Europe dans les années qui viendront et pour ça peut-être l'espace européen peut être un moyen pour s'inspirer des bonnes pratiques je parlais des Pays-Bas tout à l'heure les Pays-Bas pendant très longtemps ils ont connu cette flambée de la violence ils ont décidé de miser sur une politique pénale beaucoup plus offensive ils ont construit je le disais euh de très nombreuses de prison et aujourd'hui ils en ont tellement plus besoin qu'il louent des places de prison à la Belgique ou à la Norvège pour incarcérer leurs détenus donc à nous de faire le travail chez nous aussi à nous nous inspirer de ce qui marche ailleurs et puis évidemment derrière ce qu'on évoque derrière cette crise de l'identité cette crise de l'appartenance il y a bien sûr aussi le phénomène migratoire comment ne pas le voir il joue évidemment j'entends que le parquet explique que dans l'affaire de la petite Samara il y a aucune dimension religieuse moi ce que j'entends surtout c'est ce que disait sa mère quand elle témoignait du fait que derrière la viux vience que subissait sa fille il y avait le fait qu'elle s'habillait à l'européenne vous demandez vous demandez à ce que l'Europe fasse une pause en matière migratoire aujourd'hui très clairement mais pas seulement une pause il faut évidemment qu'on sorte de cette folie migratoire qui fait que aujourd'hui dans notre pays on a de l'incapacité absolue de contrôler l'immigration illégale et et parallèlement des chiffres d'entrées légales qui n'ont jamais été aussi important monsieur Darmanin au ministère de l'intérieur c'est 1 million de nouveaux arrivants sur les les deux dernières années on n'a jamais accueilli autant d'étrangers en France y compris de façon légale et ça la conséquence de ça c'est qu'évidemment c'est impossible de réussir le défi de l'assimilation je parlais avec un maire tout près de chez moi dans dans les ivelines un maire qui me disait mais tous les 15 jours dans un foyer de jeunes migrants tous les 15 jours de nouveaux arrivants qui viennent comment vous voulez qu'on s'en sorte on a à peine fait le travail d'essayer d'insérer ceux qui sont là autant qu'on peut comme on peut qu' y a déjà des nouveaux arrivants qui viennent avec évidemment parce que c'est pas des des individus atomisés qui se déplacent ils viennent avec leur culture ils viennent avec leur mode de vie ils viennent avec leur représentation du monde ils viennent avec leur religion et on voit bien que c'est très difficile de reconstruire l'unité d'une société quand on est devant une telle situation il nous reste un peu plus de 2 minutes vous êtes crédité aujourd'hui à 7 % dans les sondages pourquoi est-ce que vous ne décollez pas selon vous ce que vous venez de partager et bien au fond c'est vous rejoignez beaucoup de Français on le sait et aujourd'hui vous ne décollez pas pourquoi ce mais je crois que les Français n'ont pas encore vraiment l'esprit à la campagne européenne je les comprends d'ailleurs très bien parce qu'il y a tellement de sujets d'inquiétude du quotidien qui pèseent sur eux aujourd'hui moi je ne doute pas que quand on en viendra au moment où on va rentrer vraiment dans ces débats de l'élection européenne je ne doute pas qu'à ce moment-là les Français regarderont non pas seulement quels sont les paroles quels sont les discours de chacun des candidats aussi quels sont les actes parce que c'est ça qui compte le plus pour moi quel est le bilan de chacun au Parlement européen et on voit bien que y compris sur ces sujets-l vous savez y compris sur la question de la protection de nos repères culturels et essentiel quand la Commission européenne a voulu promouvoir par des publicités qu'elle finançait euh la le le hijab par exemple en proclamant que la joie est dans le hijab c'est nous qui avons empêché cette dérive quand la Commission européenne a voulu interdire à ses fonctionnaires de souhaiter joyeux Noël c'est nous qui avons empêché cette dérive et ça c'est des signaux faibles de cette crise de la culture de cette crise de l'appartenance de cette crise de l'identité de cette déconstruction des repères communs qui conduit à la fin à toutes les violences que nous voyons aujourd'hui je l'avais dit dans ces termesl au Parlement européen malheureusement on constate que le réveil n'a pas encore eu lieu mais je crois que quand les Français s'intéresseront à l'élection européenne ils feront confiance à ceux qui ont su mener les combat qu'il fallait pour pouvoir reconstruire ce qui est nécessaire à la protection de notre modèle commun et donc de notre sécurité deain Louis dragnel pour conclure il y a il y a beaucoup de Français qui vous qui regardent l'affiche et qui voient François à droite François Xavier belleamis Jordan Bardella Marion maréchal et ils ont l'impression ils le disent on a l'impression que c'est une photo avec des cousins germains qui ont des nuances parfois pas très si pas si importante que ça aujourd'hui comment est-ce que vous allez essayer de de de desserrer un peu les taux de de justement de vous distinguer à la fois de Jordan bardellaa et de Marion maréchal moi vous savez je crois que la France elle a besoin de retrouver de la clarté dans la vie publique retrouver de la simplicité retrouver de la constance et de la cohérence et moi je représente les couleurs d'une droite qui veut se reconstruire pour pouvoir demain reconstruire le pays vous avez aujourd'hui au pouvoir des gens qui ont dit qu'ils étaient en même temps de gauche et de droite et on voit à quoi ça nous conduit en réalité derrière ce en même temps c'est toute la crise du pays de l'autre côté je vois le rassemblement national qui dit on est ni de droite ni de gauche bon ben nous on est la droite et je crois que dans ce pays il y a une majorité d'électeurs qui effectivement se reconnaissent dans des valeurs que la droite défend qu'elle porte qui font son identité politique retrouver l'autorité à l'école retrouver l'ordre dans les comptes retrouver l'ordre dans les rues des chose toute simple et moi je dis à tous ces Français de droite qui peut-être ont pu avoir le sentiment par le passé que la venir était ailleurs je leur dis c'est le moment ou jamais de reconstruire de reconstruire une famille politique claire constante moi vous savez j'ai pas changé euh le rassemblement national dit tout et son contraire sur l'Europe aujourd'hui il dit sur l'Union européenne le contraire de ce qu'il disait il y a encore quelques années moi ce que je dis aujourd'hui je le disais hier je le dirai demain et cette constance-là elle est la clé de la confiance retrouvée