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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 11 septembre 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôtsTravail & emploi

Bientôt le retour des gilets jaunes ? "Ce n'est pas impossible" (John-Christopher Rolland)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on est en train d'entrer dans une zone de turbulence qui va compliquer l'équation budgétaire ?

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on en est loin ? Le retour des gilets jaunes dans le courant du mois d'octobre.

  • 8:50ComplaisanteRéponse directe

    Vous aviez l'air de dire oui, il nous reste 30 secondes, vous pouvez réagir sur les gilets jaunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Chiffre
    « On peut trouver 30 milliards simplement en faisant des économies. »
  • 1:59Fait
    « Avec des emplois, vous avez tous vos paramètres et vous avez votre bouclage financier. »
  • 4:31Fait
    « Il suffit que vous avez une révision de croissance à la baisse et puis vous verrez que c'est plus 30 milliards. »
  • 5:11Fabien RousellFait
    « J'appelle les Français à se mobiliser comme nous avons su le faire en 2018 avec les gilets jaunes. »
  • 6:22Fait
    « Un budget doit être annuel. C'est on peut pas avoir si vous voulez des expédients. »
  • 8:50Fait
    « Il y a des aides ciblées par rapport à la hausse du carburant. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Alors Pascal de Lima, vous lisez l'INC vient de diviser par près de sa prévision de croissance 04 cette année contre 07 prévu au mois de juin initialement. Est-ce qu'on est en train d'entrer dans une zone de turbulence qui va compliquer l'équation budgétaire ? Oui, parce qu'on est pris en étau euh parce que effectivement, comme je le disais tout à l'heure, 0,1 % de croissance en moins, c'est 1,7 milliards de déficit en plus. Euh et que par conséquent euh bah il y a pas beaucoup de croissance en face. Donc on peut aujourd'hui tomber dans l'austérité pratiquement une austérité excessive qui va encore euh fonctionner de la croissance. C'est-à-dire qu'aujourd'hui en théorie le monde idéal voudrait qu'on fasse une dépense publique intelligente, l'éducation, l'innovation pour relancer la

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on peut trouver 30 milliards simplement en faisant des économies. On peut trouver 30 milliards ça sans fonctionner les Français parce qu'on a bien compris que c'était une partie du problème. Vous avez vu toutes les solutions présentées par Florent Bouteille il a un instant, elles sont quasiment toutes abandonnées par le gouvernement parce que et bien elles font trop de levées de bouclier et c'est pas possible dans cette période c'est exactement ça. On peut faire 30 milliards avec des petites mesures les unes additionnées avec les autres mais bon ça s'appelle du clientélisme quelque part. C'est-à-dire que finalement euh vous créez des vous choisit vous créez des tensions entre les catégories socio-professionnelles, entre les Français eux-mêmes, entre les jeunes, les vieux, euh ceux qui

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travaillent, ceux qui travaillent pas. C'estàd toutes ces petites mesurettes. Moi, je trouve que ce devrait pas être une communication gouvernementale. Moi, je trouve que ça devrait être une affaire d'experts. Et donc les 30 milliards et c'est là où où il y aurait une communication à faire, c'est sur la transition économique et numérique et les emplois. Parce que encore une fois, j'insiste là-dessus, avec des emplois, vous avez tous vos paramètres et vous avez votre bouclage financier. Sauf que pas d'emploi pour les seniors, peu d'emploi pour les jeunes. Une transition numérique qui est très très faible en France qui ralentit. On a les Chinois, les États-Unis qui nous devancent largement sur plein de domaines du futur. Et aujourd'hui, alors on va nous dire il y a l'aérospatial, il y a

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l'automobile, il y a le luxe, LVMH et cetera, il y a la défense certes, mais ce sont des industries traditionnelles et aujourd'hui on veut aller vers l'avenir et créer les emplois d'avenir. Donc je trouve que c'est une économie qui a du mal à se tourner vers le futur. Et là, il y a 30 milliards. Il faut économiser sans casser la croissance. Est-ce que c'est pas finalement la plus grande difficulté du gouvernement avant d'en venir aux réactions des Français ? économiser plus pour dépenser mieux. C'estd économiser oui alors ça on laisse les experts faire mais pour dépenser mieux et communiquer sur une vision d'avenir qui est l'économie France de demain. On avait essayé avec France 2030 d'ailleurs on parle de difficultés des Français. J'ai vu Mistral lever 3

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milliards. On voit bien qu'il y a une société à deux vitesses. On voit bien qu'il est en train de se faire le monde de demain. Mais le russellement fonctionne pas et c'est ça qu'il faut travailler. Et vous disiez il y a un instant Serimino que il n'y avait pas encore pour l'instant de de conjonction des luttes mais de conjonction des crises. Mais la conjonction des crises n'entraînent-elles pas inévitablement la conjonction des luttes ? Parce qu'on voit aujourd'hui, on était tout à l'heure dans le journal avec les débitants de tabac. On pourrait parler des agents EDF, on pourrait parler des policiers, on pourrait parler des pompiers. On sent bien qu'il y a un vent qui se lève et tout cela en période de campagne présidentielle. Oui, c'est pour ça que je suis assez

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d'accord avec vous si on pouvait avoir un débat apaisé sur le budget, ce qui n'est pas du tout le cas parce que on a une assemblée morcelée et parce que il y a la campagne présidentielle. C'estàd que on peut avoir l'ambition d'un budget mais là ce sera sans doute un budget sans ambition pour la bonne et simple raison que il faut aussi permettre que la société pour répondre à votre question reste stable parce que il y a la présidentielle et que le premier ministre lui-même le dit. Un certain nombre de débats ne seront pas tranchés par ce budget. La fiscalité, le débat sur les retraites, c'est de l'ordre de la présidentielle. Donc on voit bien que il faut tenter d'avoir un budget, on verra lequel, quels seront les arbitrages, mais aussi d'aller, on va dire en janvier-février en fonction du

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vote dans un moment où la présidentielle sera à plein et que euh bah chacun euh portera son option. Donc euh je précise enfin que si un un président ou une présidente décide de dissoudre, euh il y aura donc une nouvelle assemblée nationale et donc un nouveau débat budgétaire, ce qu'on appelle une loi de finance rectificative. Donc c'est un presque un budget de transition au pire des moments assemblée morcelée campagne présidentielle. Après on peut avoir juste pour pour aller dans son sens si clairement on avait la possibilité le temps d'avoir un budget qui projette je pense que les les responsables politiques le feraient. Ce qui est terrible, c'est ce qu'on disait ensemble, c'est que l'incertitude est énorme sur le terrain géopolitique et que même si vous trouvez les 30

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milliards, il suffit que vous avez une révision de croissance à la baisse et puis vous verrez que c'est plus 30 milliards. Donc c'est assez pété si vous le voulez bien. Fabien Rousell, le secrétaire national du parti communiste français, candidat à l'élection présidentielle, il était ce matin l'invité des 4V sur France 2. Pour lui, il faut justement cette conjonction des lut écouté. Si le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français. J'appelle les Français à se mobiliser comme nous avons su le faire en 2018 avec les gilets jaunes. Je les appelle à se mobiliser sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l'Élysée, devant Mathon, devant devant devant Matan pour que

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enfin enfin ce gouvernement agisse. N'attendons pas les élections présidentielles. Alors Jean-Christopher Roland, au-delà de Fabien Rousell, il y a une petite musique qui monte he le retour des gilets jaunes dans le courant du mois d'octobre. Vous y croyez vous ? Est-ce qu'on en est loin ? Alors, c'est c'est pas impossible. En revanche, en revanche quand même ce qu'on observe depuis la crise des gilets jaunes, c'est qu'il y a une forme d'accoutumance finalement à la crise à euh une résignation non des français presque une résilience si vous voulez et et moi je et puis en plus c'est paradoxal parce que plus vous enfoncez dans la baisse du pouvoir d'achat, plus vous êtes tenu par vos crédits, vos crédits consommation et cetera et moins vous pouvez ensuite

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aller si vous voulez perdre une journée de travail pour prendre le cas le plus extrême pour justement manifester. Alors ce qui ce qui est embêtant c'est que on organise le débat budgétaire en France. deux choses. D'abord avec le pistolet de la dette et particulièrement le pistolet des intérêts de la dette sur la tempe. Et ça c'est vraiment délétaire sur le plan démocratique. Tout parti confondu et en plus on on commence à bricoler la Constitution. Là c'est ce qu'on revient à dire tout à l'heure et ce que Serge a ajouté c'est que on en revient à des budgets conditionnels. Un budget doit être annuel. C'est on peut pas avoir si vous voulez des expédients. Ça c'est c'est la constitution qui l'exige en disant mais c'est pas grave de toute façon il y aura un collectif après

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l'élection présidentielle. La prévisibilité, ça veut pas dire s'enfoncer dans une seule option, nécessite qu'il y ait un débat serein. Et ce débat serein, tel qu'il commence n'aura à mon sens pas lieu. Et donc ça peut-être ça peut être l'étincelle à un moment donné, d'autant qu'on est en campagne électorale ou parce que juste pour on souvient que l'étincelle la dernière fois c'était les 80 km/h. Voilà. Entre autres, ça concerne la voiture mais juste juste d'un mot le prix du gazol, les propositions qui sont sur la table, donc pas celles qui ont été vraisemblement écartées, elles sont clientélistes aussi. Je suis désolé mais promettre une baisse de la contribution exceptionnelle pour satisfaire les patrons, il va falloir qu'elle soit substantielle. Quand on dit qu'on va

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couper les collectivité territorial dont je rappelle que les politiques publiques sont directement au service des citoyens les plus en difficulté, bah faudra que le passer au-dessus du Sénat pour ça. Donc franchement on rentre dans un imbrogliot, ça ça augure rien de bon. Serge Oui. Vous parliez de retour ou pas des des gilets jaunes, on l'a vu par exemple sur le carburant qui ne cesse d'augmenter depuis la crise au Moyen-Orient. Les Français, ils ont pas décidé d'aller dans la rue comme à l'époque des gilets jaunes. Ils ont fait leur tambouille tant qu'ils ont pu en réduisant par exemple leur consommation, en faisant des demi-plins, en réduisant un certain nombre d'autres secteurs de leur de leurs dépenses. Parfois l'alimentation, parfois les loisirs, on l'a vu pendant pendant l'été. Donc

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ils peuvent plus aller beaucoup plus loin là, ils ont déjà renié. C'est c'est pour ça que soit effectivement et vous aviez raison d'utiliser le mot de résignation et on verra comment ça se passe avec un certain nombre de de militantisme corporatiste he on le voit par exemple en ce moment avec les les bureaux de tabac soit la présidentielle peut faire que un certain nombre de luttes communes se retrouvent pour l'instant clairement alors on peut toujours se tromper à à 48 72 ou un peu plus pour l'instant le climat n'en est pas là mais c'est vrai que l'explosion du débat budgétaire avec cette assemblée morcelée ajoutée à cela avec chacun qui sera dans son couloir pour la présidentielle et des surenchères internes au parti avec les primaires pour les uns et les concurrences pour

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les autres, ça peut créer ce genre de chose. Pour l'instant, on est pas une somme John Christopher Rolland, une somme de de de revendication catégorielle, sectorielle, j'allais dire, ça peut faire boule de neige vraiment ? Bah, ça va être compliqué parce que on a on a quand même fracturé. D'ailleurs, aujourd'hui, on est en train de rechercher qui sera en première ligne pour réponger la dette. Là, on parle des retraités. Ça a déjà été un débat qui a été plus ou moins amené l'année dernière. à chaque fois qu'on cherche de l'argent, on parle notamment des retraités. Il y a des aides ciblées par rapport à la hausse du carburant. Il y a des aides ciblées qui est morcelé ciblé aussi. Pour le carburant avec l'idée que le coupable vient d'ailleurs puisque c'est le contexte enfin international

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mais si on va avoir dans la communication regardez ce qui s'est passé en Grèce, les fonctionnaires vont se faire raboter aussi leur traitement. Pascalim, je vous je vous laisse réagir sur les gilets jaunes parce que vous vous aviez l'air de dire je vous voyais au piner du chef, vous avez de dire oui, il nous reste 30 secondes, je vous précise. Bah bien sûr que le le risque de crise sociale est très fort puisqu'il y a une société à deux vitesses qui est en train de se créer. Vous savez que la jeunesse aujourd'hui, il y a le développement de la précarité principalement lié aux technologies, c'est mon avis, qu'il y a des contrats courts qui se développent de plus en plus, qu'il y a la question des indépendants qui explose d'une façon hallucinante. C'estd qu'aujourd'hui il y

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a plus de travail stable et pour moi le nerf de la guerre c'est l'emploi et c'est le le travail parce que le travail ça fait de la croissance permet de former et ça fait des recettes fiscales et cetera et cetera. Il y a tout un tout un circuit favorable de cercle vertueux par le la place du travail et c'est ça que je voudrais dire. S'il y a pas de travail, il y a des visions forcément sociales.