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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 12 décembre 2024 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & famille

Marie-Noëlle Battistel, le parti de la montagne

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Bonjour Marie-Noëlle Battistel.

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Il y a un élément déclencheur, c'est un drame qui a frappé votre village de la salle en Beaumont, en Isère.

  • 1:18OuverteRéponse directe

    C'est vraiment ce drame-là qui a déclenché votre envie de vous engager en politique ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Mais vous dites que c'est ce mandat à la tête d'un petit village de 300 habitants que vous avez préféré. Pourquoi ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Et quand on regarde les sujets qui vous mobilisent encore aujourd'hui, on voit que la montagne est partout.

  • 4:19OuverteRéponse directe

    En 2007, vous avez franchi une nouvelle étape, on peut dire, dans votre engagement avec Didier Migaud, qui vous a proposé de devenir sa suppléante.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44PrésentateurFait
    « C'était dans la nuit du 7 au 8 janvier 1994. »
  • 1:09InvitéFait
    « Deux couples manquent toujours à l'appel. »
  • 1:14PrésentateurChiffre
    « Alors, quatre personnes sont mortes dans ce glissement de terrain. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Je militais beaucoup dans le monde associatif à cette époque. »
  • 1:43Invité politiqueChiffre
    « il y a eu quatre personnes décédées, mais il y a eu aussi dix familles qui ont perdu leur maison »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « l'élection municipale de 1995, l'année suivante, où j'ai été élue conseillère municipale d'opposition »
  • 2:17PrésentateurFait
    « Vous êtes donc devenue maire pendant 19 ans de ce village. »
  • 2:26PrésentateurFait
    « Vous avez aussi été conseillère régionale, présidente de l'intercommunalité, aujourd'hui députée. »
  • 4:11Invité politiqueChiffre
    « Moi, ça fait 13 ans que je suis députée »
  • 6:59PrésentateurChiffre
    « votre ancien suppléant avait 14 points d'avance sur vous. »
  • 7:06PrésentateurChiffre
    « vous l'avez emporté avec 8 points d'avance sur lui. »
  • 8:10Invité politiqueChiffre
    « je suis passée effectivement de 19% au premier tour à 58% au deuxième tour »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « il y avait une tellement forte majorité qu'effectivement, la parole de l'opposition était réduite à néant. »
  • 9:42Invité politiqueFait
    « voir un certain nombre d'élus qui me paraissaient assez déconnectés des choses de la réalité et du quotidien des gens »
  • 11:55Invité politiqueFait
    « C'est comme conduire un autocar. Il y a des risques. »

Temps de parole

  • Marie-Noëlle Battistel62 %
  • Présentateur35 %
  • Invité3 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La montagne, ça vous gagne. Ce slogan colle parfaitement à mon invité. Ancienne monitrice de ski, c'est pour défendre son village de montagne qu'elle s'est engagée en politique. Un combat pour ses territoires enclavés qu'elle mène aujourd'hui en tant que députée. Bonjour Marie-Noëlle Battistel. Bonjour. Alors vous êtes aujourd'hui députée du groupe socialiste, mais à votre tout début, ce n'est pas pour défendre les idées d'un parti que vous êtes engagée. Il y a un élément déclencheur, c'est un drame qui a frappé votre village de la salle en Beaumont, en Isère. C'était dans la nuit du 7 au 8 janvier 1994.

0:49
Invité

Voici ce qui reste de la partie haute du village de Salle en Beaumont, 200 habitants. C'était la maison du Boulanger. Et voici où cette nuit s'est arrêtée la Nationale 85, la route Napoléon, qui relie ou plutôt reliait Grenoble-Agape.

1:02
Présentateur

Il nous est arrivé, mais moi, ça c'est la montagne qui est tombée.

1:06
Invité

Puis c'est tout. Deux couples manquent toujours à l'appel. Leur maison était là, avant le passage d'un mur debout de 30 mètres de haut et 200 mètres de large.

1:14
Présentateur

Alors, quatre personnes sont mortes dans ce glissement de terrain. C'est vraiment ce drame-là qui a déclenché votre envie de vous engager en politique ?

1:23
Marie-Noëlle Battistel

Oui, tout à fait. C'est finalement un événement tragique dans cette commune, où j'habitais déjà depuis plusieurs années, qui a déclenché mon envie d'aller plus loin. Je militais beaucoup dans le monde associatif à cette époque. Et on s'est engagé pour aider les sinistrés, puisqu'il y a eu quatre personnes décédées, mais il y a eu aussi dix familles qui ont perdu leur maison et qu'il fallait accompagner. Et j'ai vite vu les limites du monde associatif et de l'action associative, pour finalement ensuite reconstruire, passer à la reconstruction du village.

Et c'est comme ça que j'ai décidé de m'engager dans l'élection municipale de 1995, l'année suivante, où j'ai été élue conseillère municipale d'opposition avec deux autres de mes collègues. Je suis devenue maire en 1998, trois ans plus tard après la démission du maire précédent.

2:15
Présentateur

Oui, parce qu'en fait le maire a démissionné. Et alors là, il y a plusieurs élus de sa propre liste qui ont décidé finalement de voter pour vous, contre toute attente. Vous êtes donc devenue maire pendant 19 ans de ce village. Vous avez aussi été conseillère régionale, présidente de l'intercommunalité, aujourd'hui députée. Mais vous dites que c'est ce mandat à la tête d'un petit village de 300 habitants que vous avez préféré. Pourquoi ?

2:36
Marie-Noëlle Battistel

Parce que la proximité, pour moi, c'est mon ADN. Et c'est vrai que quel est le plus beau mandat pour un élu que celui de maire, où on est au contact des concitoyens tout le temps, j'ai envie de dire matin, midi et soir, où chacun a notre numéro de portable et on est interpellé pour toutes les situations, qu'elles soient sociales ou d'autres difficultés. Et on a aussi une capacité d'agir extrêmement rapide. Quand on prend des décisions dans une commune de 350 habitants, on peut quasiment l'appliquer le lendemain matin.

3:09
Présentateur

Ce qui n'est pas le cas dans ma mission d'aujourd'hui, effectivement. C'est donc l'effondrement d'une montagne, c'est donc un drame qui est à l'origine de votre engagement en politique. Et quand on regarde les sujets qui vous mobilisent encore aujourd'hui, on voit que la montagne est partout. Vous avez d'ailleurs présidé l'ANEM, qui est l'Association nationale des élus de montagne. Et quand vous en parlez, vous présentez cette association comme le parti de la montagne. C'est-à-dire que quand on est élu de montagne, il n'y a plus de droite, de gauche, de centre. On défend tous la même cause.

3:40
Marie-Noëlle Battistel

Oui, les combats de la montagne sont transpartisans. Et en fait, effectivement, ce que j'ai beaucoup aimé dans cette association, c'était vraiment d'avoir un rassemblement d'élus, quel que soit leur bord politique, qui porte les mêmes valeurs et la même défense de ces territoires de montagne et la défense de la spécificité montagnarde, qui est quand même un sujet extrêmement important pour les gens qui y vivent, qui est vraiment difficile à faire entendre à l'Assemblée, je peux vous le dire. Moi, ça fait 13 ans que je suis députée et j'ai l'impression que je rabâche de manière permanente que la spécificité de la montagne doit être prise en compte, ce qui n'est pas du tout toujours le cas.

4:19
Présentateur

En 2007, vous avez franchi une nouvelle étape, on peut dire, dans votre engagement avec Didier Migaud, qui vous a proposé de devenir sa suppléante. Il se trouve que trois ans plus tard, Didier Migaud a été nommé à la présidence de la Cour des comptes et à ce moment-là, il a fallu trouver quelqu'un au sein du PS pour lui succéder et le Parti Socialiste vous a choisi, vous, vous n'y attendiez pas du tout. Pourquoi ? Vous ne vous projetiez pas dans ce mandat-là de députée ?

4:45
Marie-Noëlle Battistel

La petite anecdote, c'est que lorsque j'ai accepté d'être la suppléante de Didier Migaud, j'étais d'ailleurs surprise qu'il vienne à l'époque me solliciter et je lui avais dit « Très bien, mais ne sois jamais ministre, parce que je ne souhaite pas être députée ». Et trois ans après, il avait tenu son engagement, il n'a pas été ministre, mais enfin, il a dû... C'était un autre cas de figure que vous n'aviez pas anticipé. Pas du tout, du tout, du tout. Il a dû démissionner et la question s'est posée de comment... Qui pour lui succéder ? J'ai donc eu une semaine pour réfléchir. Est-ce que je m'engage dans ce mandat qui n'était absolument pas prévu pour moi ?

Est-ce que j'ai suffisamment de temps et de capacité pour m'y investir pleinement ? Et puis, l'aventure était sûrement trop belle à tenter et j'ai accepté de le faire. Et j'ai été soutenue, effectivement, par le Parti Socialiste parce qu'à l'époque, je n'étais pas socialiste. Ce n'était pas une condition que m'avait posée Didier Migaud pour partir avec lui dans cette aventure.

5:42
Présentateur

Et donc, vous avez été élue, réélue et vous-même, vous avez dû choisir un suppléant. Alors, les liens entre un député et son suppléant peuvent être très forts, mais la politique est aussi faite de trahison. Et vous avez connu cela en 2017. On était à un mois des législatives quand votre suppléant, non seulement, a changé de bord, il a rejoint Emmanuel Macron, mais il s'est présenté face à vous, aux législatives. Comment on se remet d'un coup pareil ?

6:10
Marie-Noëlle Battistel

D'abord, on est un peu surpris, on est un peu sous le choc de se dire, bon, s'il me l'avait dit six mois ou un an avant, bon, voilà, je ne me sens plus bien au sein du Parti Socialiste et j'envisage de rejoindre Emmanuel Macron. Bon, très bien, chacun fait sa voix. Et là, ça a été quand même assez soudain. Je n'y étais pas forcément préparée. Et puis, on n'avait pas beaucoup de temps pour trouver un autre suppléant et puis se relancer dans cette dynamique. Ça coupe la dynamique quand même. Et de se relancer dans cette campagne. Bon, nous l'avons fait. Nous avons relevé le défi. Et aujourd'hui, j'ai un suppléant extrêmement fidèle qui m'accompagne. Et voilà, les choses sont passées.

Mais c'est vrai que la politique est parfois difficile.

6:53
Présentateur

Et surtout, ça a failli vous coûter votre siège à l'Assemblée. Parce qu'au soir du premier tour de cette élection, votre ancien suppléant avait 14 points d'avance sur vous. Tout le monde pensait qu'il allait gagner au second tour. Et pourtant, vous l'avez emporté. Et vous l'avez emporté avec 8 points d'avance sur lui. Je crois qu'il y a plusieurs élus de droite qui avaient appelé à l'époque à voter pour vous dans l'entre-deux-tours. Est-ce que vous diriez que c'est ce que vous appelez justement le parti de la montagne qui vous a aidé à remporter cette élection ?

7:20
Marie-Noëlle Battistel

Oui, je crois que c'est un peu ça. Ça a fait partie de cette réussite collective. J'ai l'habitude de dire que cette campagne, ça a été la plus difficile de par ces événements, mais aussi la plus belle parce que c'était une victoire collective avec un rassemblement d'élus et de citoyens qui n'étaient pas forcément de mon camp politique, mais qui ont voulu marquer le fait que ça ne se fait pas d'avoir un comportement comme ça à la dernière minute. Et puis, les montagnards se sont aussi mobilisés en disant textuellement, un élu m'a dit « Non, ce n'est pas possible, on ne peut pas perdre notre député de montagne ». Et donc, il y a eu effectivement une forte mobilisation.

7:58
Présentateur

Et se retrouver dans les combats que vous avez menés au nom des habitants.

8:01
Marie-Noëlle Battistel

Voilà, et puis la proximité avec laquelle je traitais les sujets de manière régulière. Et donc, je suis passée effectivement de 19% au premier tour à 58% au deuxième tour, ce qui est un grand saut.

8:13
Présentateur

Depuis 2022, vous siégez dans une assemblée qui n'a pas de majorité absolue, une assemblée qui est quand même plus agitée, on va dire, que les précédentes. Il y a beaucoup de députés et de ministres qui s'en plaignent, qui parlent même de bordélisation de l'assemblée. Vous, vous ne vous en plaignez pas. Pourquoi ?

8:29
Marie-Noëlle Battistel

Ce n'est pas que je ne m'en plains pas. Il y a des moments qui sont difficiles. Moi, je trouve plus d'intérêt à ce mandat que le mandat précédent, puisqu'il y avait une tellement forte majorité qu'effectivement, la parole de l'opposition était réduite à néant. Là, on a quand même une capacité à agir lorsque la majorité recherche une majorité, effectivement.

8:50
Présentateur

Vous avez créé votre entreprise de transport peu de temps après votre première candidature au municipal. Vous en êtes restée la patronne pendant longtemps, y compris après votre élection à l'assemblée. On vous voit d'ailleurs au volant d'un de vos autocars ici. C'est compliqué de gérer une entreprise tout en étant députée ? Oui. J'ai qu'un peu comprendre

9:09
Marie-Noëlle Battistel

que c'est extrêmement difficile. Vous l'avez fait pendant plusieurs années. Et à l'époque, j'étais maire de la commune de la Saint-Laurent-Gromont aussi, puisqu'il n'y avait pas la loi sur le non-cumul des mandats. Mais lorsque je suis arrivée en 2010, ça faisait trois ans que je m'étais lancée dans cette aventure d'entreprise de transport avec un associé. Et donc, j'étais élue, censée être élue pour deux années. Donc, je me suis dit... Il fallait garder un filet de sécurité. Voilà.

Et puis, en 2012, après avoir vu pendant deux ans ce qui se passait à l'Assemblée et puis voir un certain nombre d'élus qui me paraissaient assez déconnectés des choses de la réalité et du quotidien des gens, je me suis dit que c'était important pour moi de garder cette entreprise, de garder cette activité, de voir mes salariés le lundi matin ou le vendredi et de rester ancrée dans le concret du monde économique. Et du coup, j'ai fait ce choix alors que j'aurais pu, évidemment, arrêter de travailler.

10:08
Présentateur

Et la députée conduisait régulièrement l'autocar ?

10:11
Marie-Noëlle Battistel

Oui, je faisais le transport scolaire aussi. Alors, les enfants étaient d'un calme plat lorsque je montais au volant. Vous m'avez impressionné d'avoir... Et ça m'est arrivé très, très régulièrement, effectivement.

10:21
Présentateur

Vous dites aussi que vous avez créé cette entreprise parce que vous n'avez pas le tempérament pour travailler pour les autres. Alors, on peut comprendre aussi que ça corresponde aussi à votre goût pour ce mandat de maire. Mais alors, quand on est député, est-ce que ce n'est pas un peu plus compliqué d'avoir ce tempérament-là ?

10:38
Marie-Noëlle Battistel

Alors, je pense que c'est bon d'avoir du tempérament, quoi qu'il arrive. En tout cas, nous, dans notre parti, nous avons quand même l'indépendance de position. Lorsqu'il y a vraiment un sujet qui nous tient à cœur et qui ne fait pas partie de la ligne politique globale de l'ensemble de notre groupe, on a quand même cette liberté de pouvoir à la fois s'exprimer et puis donner sa position à titre personnel. Et donc, moi, je trouve ma place de manière très facile au sein du groupe dans lequel je siège. Mais c'est vrai que je suis assez indépendante de tempérament et que lorsque je suis dans un travail ou une mission qui ne me convient plus, je préfère en partir plutôt que de mal le faire.

11:20
Présentateur

Alors, on va passer au quiz à présent. Vous allez devoir compléter trois phrases que je vais vous proposer. On commence par entre montagnards à l'Assemblée.

11:32
Marie-Noëlle Battistel

Entre montagnards à l'Assemblée ?

11:33
Présentateur

Oui, entre élus de montagne, pas montagnards au sens de la révolution.

11:37
Marie-Noëlle Battistel

Entre élus de montagne à l'Assemblée, eh bien, il y a une espèce de connivence et de complicité et de partage des mêmes convictions. Et donc, comme je le disais tout à l'heure,

11:46
Présentateur

une action collective. Vous retrouvez le dépassement des clivages, y compris dans l'hémicycle. Faire de la politique, c'est comme conduire un autocar. Je vous laisse compléter.

11:55
Marie-Noëlle Battistel

C'est comme conduire un autocar. Il y a des risques. On l'a vu tout à l'heure. C'est une fonction, puisque là, on est sur une fonction plutôt qu'un métier exigeant, où on n'a pas forcément le droit à l'erreur, ni au volant d'un quart, ni à la tribune, parce que tous nos mots sont épluchés et commentés. Et commentés. Donc, j'ai envie de dire que c'est deux métiers exigeants. Enfin, le prochain suppléant qui me trahit, qu'est-ce qui lui arrivera ? Il n'y en aura plus, puisqu'il a vu que ça ne marchait pas.

12:31
Présentateur

Il aura vu que ça ne marchait pas. Il est averti. Le suppléant que vous avez choisi aujourd'hui, il sait qu'il n'a pas intérêt à...

12:37
Marie-Noëlle Battistel

Je pense qu'il ne me trahira jamais et il n'a, comme moi, à ce stade, pas le souhait d'être député comme je l'étais précédemment.

12:46
Présentateur

Merci beaucoup, Marie-Noëlle Baptiste, d'être venue dans la politique. Merci à vous.