Francois-Xavier Bellamy invité de la matinale de France Inter
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Qui doit revenir à Matignon selon vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'un Premier ministre d'intérêt public ?
- 6:00RelanceRéponse directe
La politique est clairement à droite depuis 7 ans, c'est une question de boutique ?
- 9:00RelanceRéponse directe
Comment concilier condamnation d'Éric Ciotti et vote RN au second tour ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous du nom 'droite républicaine' ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas travailler avec PS, Macronistes et LR pour un gouvernement fort ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00François-Xavier BellamyFait
« depuis 2012 la France n'a pas réellement connu d'alternance »
- 7:00François-Xavier BellamyChiffre
« 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires »
- 8:00François-Xavier BellamyFait
« le Rassemblement national n'est pas une offre politique de droite »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la France attend après avoir voté trois dimanches elle attend son gouvernement et avec les résultats des législatives nul ne peut dire aujourd'hui qui sera à Matignon pour succéder à Gabriel Atal et de quel bord seront ces ministres alors pour en parler ce matin la tête de liste deslr au Parlement européen réélu le 9 juin dernier François Xavier Belami bonjourour vous êtes également vice-président deslr alors qui doit à qui doit revenir Matignon selon vous avant de répondre à cette question je crois qu'il faut prendre un pas de recul pour prendre la mesure de la crise démocratique que notre pays traverse et cette crise démocratique elle vient du fait que dans ces élections législatives on a vu beaucoup de Français appeler à votter qui ont d'abord essayé de faire barrage de voter contre ce qui leur paraissait le plus inquiétant mais on ne s'en sortira pas avec des votes contre il faut recréer un espoir il faut recréer une alternative et on voit bien que c'est cette alternative c'est cette alternance qui est bloquée les Français ont un immense besoin de changement ils veulent une réorientation profonde des politiques qui sont menées dans ce pays et moi je crois profondément que ce changement c'est une proposition politique de de droite sérieuse raisonnable renouvelée qui peut l'incarner aujourd'hui nous ne sommes pas en mesure nous ne pouvons pas prétendre que nous avonsaineputésassislative bien sûr et nous avons tout à reconstruire c'est avec beaucoup d'humilité que nous devons regarder la réalité de cette expression des Français mais ma conviction profonde c'est que nous avons le devoir de reconstruire parce que si cette offre n'est pas présente alors nous resterons dans ce dans ce blocage finalement nous vivons les conséquences de de cette crise politique qui précède le macronisme mais qu'Emmanuel Macron a aggravé par la promesse du en même temps c'était le le grand engagement d'Emmanuel Macron en 2017 celui de la fin des clivages celui de la fin du clivage droite gauche moi je crois et je le vis tous les jours d'ailleurs au Parlement européen je crois que la démocratie c'est du pluralisme c'est du clivage c'est la reconstruction du désaccord intelligent respectueux raisonnable c'est ce travail-là qui nous attend et c'est la raison pour laquelle une manière de répondre à votre question moi je crois qu'on on doit dans l'équation qui se construira au Parlement demain refuser absolument le en même temps refuser la la compromission les les députés les républicains qui ont été réélus dans un contexte extrêmement difficile qui avec beaucoup de courage on ont mené cette bataille pour une une droite indépendante qui ne renonce pas à défendre ses couleurs et bien aujourd'hui ils le disent avec force à l'Assemblée nationale notre but n'est pas de de chercher la compromission la coalition de chercheromis parce que Emmanuel Macron il appelle à ça il appelle au compromis il appelle à ce que toutes les forces politiques il y en a aucune qui est majoritaire toutes sont minoritaires il faut vous parler vous vous dites non il faut que ce soit marqué il faut un gouvernement soit à droite soit à gauche c'est ça il faut de la clarté la France a besoin de clarté les Français ont besoin de clarté on a vécu trop de confusion trop de de de contradictions trop de renimentss qui ont abîmé profondément la la politique et et notre famille politique elle aussi elle a besoin de se reconstruire et elle se reconstruira je l'ai toujours dit dans la clarté et dans la cohérence nous nous ne sommes pas évidemment volontaires pour bloquer le pays pour empêcher les choses d'avancer donc ce que nous avons dit très clairement c'est que nous sommes prêts à déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale nos propositions de loi sur les sujets majeurs dont la France a besoin sur la question de l'immigration sur la question du pouvoir d'achat avec la revalorisation du travail parce que l'une des grandes crises de ce pays c'est que la France qui travaille qui a travaillé toute sa vie n'arrive plus à joindre les debouts sur la question évidemment de la curé les enjeux sont forts mais mais parlons quand même de la figure de la figure du Premier ministre parce que ça détermine tout le reste en fait Bruno retaillot il demande aujourd'hui un premier ministre d'intérêt public qu'est-ce que ça peut être un premier ministre d'intérêt public moi je suis d'accord avec Bruno rotaillot quand il dit que une manière de s'en sortir serait de trouver d'identifier c'est la responsabilité du Président de la République mais d'identifier un Premier ministre qui soit au-dessus des partis politiques parce qu'aujourd'hui on voit bien d'une certaine manière que en effet aucune formation politique ne peut prétendre revendiquer la la victoire pard mais j'entends le nouveau front populaire qui nous fait croire qu'il a gagné cette élection mais c'est faux la vérité c'est que 75 % des Français disent aujourd'hui comme le montre d'ailleurs le résultat de dimanche dernier ne pas vouloir d'un gouvernement du nouveau front populaire le Front populaire de qui a le plus de députés aujourd'hui 180 c'est plus que le groupe ensemble et c'est plus que le groupe du Rassemblement national pas une majorité et pour gouverner il faut une majorité et donc la vraie question aujourd'hui et nous nous disons clairement avec les républicains que encore une fois nous ne sommes pas là pour revendiquer des postes des places nous n'avons aucune espèce d'intention de rentrer au gouvernement notre but n'est pas de chercher à à négocier pour nous-mêmes et nous ne prétendons pas je crois qu'encore une fois ce qui doit nous distinguer aujourd'hui c'est l'humilité nous ne prétendons pas avoir gagné cette élection législative mais mais nous disons en revanche que avec toute notre détermination nous nous engagerons pour éviter que des forces minoritaires ne confisquent que cette élection et notamment pour éviter un gouvernement situé de force de gauche et d'extrême gauche qui abîmeraiit profondément le pays et c'est la raison pour laquelle à la différence du rassemblement national dont on voit que sur ce sujet comme sur d'autres il est malheureusement d'une ambigué dangereuse nous nous disons depuis le début que nous censurerons un gouvernement qui serait constitué par cette alliance de la gauche parce que ça ne représente pas le pays sur la censure vous allez censurer un gouvernement RN et vous allez censurer également un gouvernement de gauche donc vous censurez à peu près toutes les forces qui peuvent aujourd'hui proposer un gouver non encore une fois qu'est-ce que vous ne senturerez pas en fait il faut trouver une équation qui qui qui permette d'avancer pour la France et je crois qu'il faut repartir du contenu vous savez les Français je pense qu' ils ont le tourni d'entendre parler depuis des jours des semaines maintenant de ces affaires de parti la question qui compte le plus c'est le résultat que les Français attendent des politiques qu'il faut mener on a des urgences dans ce pays je citais tout à l'heure la question de l'immigration la question de la sécurité la question du pouvoir d'achat tout à l'heure dominiic à votre micro rappelez qu'aujourd'hui nous nous avons dans ce pays 9 millions de pauvres c'est de ça qu'il faut parler on est prêt nous à porter à l'Assemblée nationale des propositions de texte parce que c'est ça qui compte c'est ça qui doit faire la proposition d'une force politique parlementaire alors c'est qui nous parce que la droite on s'y retrouve plus très bien aujourd'hui il y en a quand même beaucoup de nuances après ce qui s'est passé avec Eric cotti combien il y a de nuance à droite est-ce que vous vous reparlez aujourd'hui non mais nous sommes absolument unis avec les députés les républicains qui ont été réélus élus dans cette élection L particulièrement difficile en ayant défendu les couleurs la parole d'une droite indépendante une droite qui assume ses convictions une droite qui a refuser de baisser pavillon et de se compromettre encore une fois par des par des par des accords d'appareil qui n'avaient pas de sens et moi je voudrais dire d'ailleurs à tous les Français qui ont qui ont confié leur colère au rassemblement national que on voit bien aujourd'hui dans le résultat de ces élections que le rassemblement national n'est pas une alternative que ce n'est pas une force d'alternance parce que la vérité de de de cette élection législative c'est que les Français ne veulent pas dans leur grande majorité lui confier les clés du pays contrairement à ce que tous les observateurs avait prédit contrairement à ce que certains ont été cherchés peut-être par une forme de calcul non et cette élection elle montre plus que jamais c'est peut-être paradoxal évidemment j'ai conscience que c'est difficile de le dire mais cette élection montre plus que jamais qu'on a besoin de reconstruire un vrai clivage droite gauche un clivage clair assumé cohérent encore une fois comme on le vit dans la plupart des pays européens chez nos voisin moi je je le vois tous les jours dans le travail que nous faisons à Bruxelles à Strasbourg depuis l'élection européenne je suis au Parlement européen tous les jours pour faire entendre la voix des Français comme je m'y étais engagé avec les élus de notre délégation et bien chez nos voisins européens on le voit bien c'est aujourd'hui des forces de droite gouvernementale qui reprennent partout leurs responsabilités qui sont aujourd'hui en en responsabilité ou qui sont sur le point de réunir une majorité comme en Espagne en Allemagne et on voit bien que c'est de cette position politique que la France a besoin aussi même si aujourd'hui elle traverse une crise profonde comme notre vie démocratique Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français il entend laisser un petit peu de temps alors déjà est-ce qu'on a le temps est-ce qu'on peut par exemple enjamber les Jeux Olympiques les Jeux paralympiques et et laisser laisser filer plusieurs semaine jusqu'à la rentrée pour avoir un nouveau gouvernement vous parliez d'urgence tout à l'heure oui je crois qu'on n' pas la possibilité de perdre 3 ans on peut pas se se résigner à ce que les 3 ans qui nous séparent de la proch prochaine élection présidentielle soit 3 ans perdu pour le pays la France n'est pas dans une situation où elle pourrait se permettre de perdre ce temps précieux en revanche on le voit bien aujourd'hui dans l'immédiat de toute façon il y a pas de solution donc il va bien falloir en trouver une je crois que le Président de la République ne peut pas faire durer indéfiniment cette période de transition mais s'il y a pas de solution il faut il faut en prendre acte dans l'immédiat Emmanuel Macron entend aussi laisser un petit peu de temps force politique pour battir des compromis alors vous qui travaillez au Parlement européen une terre de compromis est-ce que vous pensez que la France en est capable de ses compromis mais la vraie question encore une fois c'est le contenu vous savez nous on est en train de préparer justement le prochain mandat européen et comment ça se passe concrètement on a pris une semaine entière la semaine dernière avec notre groupe le groupe de la droite européenne le groupe du PPE et on s'est réuni pour écrire le projet que nous voulons à la fin de cette campagne européenne le projet que nous voulons porter en Europe dans les 5 prochaines années et c'est sur la base de ce texte et sur la base de ce projet que nous allons maintenant rentrer dans le débat parlementaire mais mais nous nous disons en France que nous sommes prêts à faire le même exercice avec les républicains avec cette droite indépendante et bien nous avons des propositions à faire aux autres formations politiques et notamment évidemment au président de la République et encore une fois notre but n'est pas de de négocier des postes ou des places les Français ne veulent plus de cela notre but il est de dire quelle est l'urgence pour le pays sans rien vouloir pour nous-même sans rien vouloir pour un parti mais tout pour ce pays qui a tellement besoin d'action alors justement on va aller tout de suite au standard retrouver Charles bonjour Charles oui bonjour France Inter bonjour Mon posez votre question bonjour en fait ce qui m'a fait tilter c'est dès le début de l'entretien mon bel ami il disait que la France avait besoin d'une alternance à droite mais franchement depuis 7 ans la politique elle est clairement à droite le la flexibilisation du marché du travail la loi immigration la réforme des retraites 80 % des lois vous auriez pu les voter au OLR est-ce que c'est pas qu'une question de boutique en fait moi je suis ENAC d'accord absolu avec vous Charles sur le diagnostic la vérité c'est que je crois que depuis 2012 la France n'a pas réellement connu d'alternance la loi immigration que vous évoquz elle a été envoyée par le président lui-même au Conseil constitutionnel et elle a été censurée dans une très grande partie tous les efforts que nous avions fait pour contribuer à ce travail ont été malheureusement rayé d'un trait de plume et je crois que ça contribué au malaise démocratique qui a mené à cette élection législative pour le reste quel est le bilan de ces se dernières années retraite quel est le bilan des 7 dernières années ces 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires c'est une école qui continue son effondrement c'est finalement la politique de de des années François Hollande qui ont été poursuivies dans l'éducation nationale je suis professeur moi-même ça fait des années que je dénonce la fragilisation de la transmission des savoirs fondamentaux et cette politique de la gauche elle a été malheureusement poursuivie dans les années qui ont suivi c'est sur un président de gauche vous dites vous bien sûr derrière le en même temps il y a en fait le fait de c'est ce qui conduit encore une fois je le redis à ce malaise démocratique parce que moi j'assume d'être de tempérament de caractère de conviction attaché à ce que défend la famille politique d'une droite qui j'espère a quelque chose à proposer pour reconstruire un espoir pour ce pays mais je crois qu'on a besoin d'un clivage on a besoin d'un débat avec une gauche qui elle aussi assume ses convictions et je crois que le en même temps a été au cœur de la crise démocratique que nous vivons parce que en même temps ça voulait dire bien souvent parler comme la droite mais en réalité agir comme la gauche on le voit sur le le bilan en terme migratoire finalement on n jamais eu autant d'immigration légale dans ce pays et ça correspond plutôt à une politique de de gauche on le voit sur les sujets de de sécurité d'ordre publ de justice en réalité je crois que non la France n'a pas connu l'alternance depuis maintenant 12 ans et c'est ce qui crée le la situation de malaise profond dans laquelle nous nous trouvons on retourne au standard tout de suite retrouver Angelo bonjour Angelo bonjour France Inter monsieur Belami bonjour bonjour alors maintenant que je vous écoute parler je je comprends mieux V votre attitude avant le premier tour même des élections législatives comment arrivez-vous à concilier le fait un jour de condamner Eric cotti pour son ralliment orn et vous avant même le premier tour dire moi en cas de deuxème tour RN insoumis au Front populaire je ne sais plus je voterai RN quelle est l'utilité de dire ça avant le premier tour si ce n'est un gros clin d'œil au RN d'autre part je vous remercie de m'apprendre que Macron est de gauche ça c'est une vraie trouvaille mais c'est c'est c'est certainement en tous les cas dans son parcours un élément sur lequel on peut s'accorder il vient de la gauche et je crois qu'en réalité il a poursuivi cette trajectoire quel que soient les les les apparences sur la question de de de de ce choix de deuxième tour moi je je crois à la clarté je vous le disais je pense qu'il faut assumer j'ai assumé de défendre les couleurs de la droite qui ne doit pas je crois se dissoudre dans le rassemblement national j'en suis convaincu parce que le rassemblement national n'est pas une offre politique de droite ça n'est pas une offre politique sérieuse qui prennent la France au sérieux qui prennent les Français au sérieux et qui puissent préparer une alternance mais ça n'empêche pas que aujourd'hui je suis désolé de vous le dire Angelo mais quand j'entends en effet la France insoumise quand j'entends Jean-Luc Mélenchon quand j'entends des figures de cette formation politique qui malheureusement se compromettent avec l'antisémitisme qui sont prêts à justifier la violence politique qui assume finalement de rompre avec les éléments fondamentaux du parlementarisme et de la tradition démocratique oui je considère qu'il y a là un danger immense pour le pays et je le redis tout à l'heure c'est pas comme ça bien sûr qu'on va retrouver de l'espoir c'est pas en faisant barage qu'on va proposer aux Français le chemin d'espérance dont le pays a tant besoin mais malgré tout il faut aussi assumer de chercher dans des deuxièm tour à éviter le pire je le redis aujourd'hui les candidats et c'est ce que je disais avant le premier tour d'ailleurs si vous m'avez bien écouté les candidats qui avait le plus de chance de réunir les Français au deuxième tour pour éviter cette dérive de l'extrême gauche comme pour apporter une alternance que le rassemblement national n'est pas c'était les candidats de la droite indépendante de cette droite courageuse sérieuse solide et ils l'ont montré d'ailleurs parce que alors qu'on promettait à ce groupe parlementaire le groupe LR une disparition totale dans cette élection ils sont en réalité revenus plus nombreux qu'avant à l'Assemblée nationale et moi je voudrais leur dire je voudrais leur dire mon admiration pour le le combat qu'ils ont mené à ces parlementaires à ces candidats des républicains qui ont assumé de s'engager avec beaucoup de courage et de détermination dans une élection que tout le monde leur promettait perdu d'avance et qui ont montré que les Français en réalité savaient leur faire confiance pour le travail qu'ils mènent tous les jours mais à propos des insoumis Marine Le Pen a promis hier que le RN censurerait tout gouvernement comprenant des ministres issus de la France insoumise ou des écologistes donc vous dites la même chose vous êtes sur la même ligne que Marine Le Pen B alors la différence c'est que moi je n'ai rien compris à ce que dit le rassemblement national parce que dans la même journée ils ont dit deux choses totalement contradictoire la première chose qu'ils ont dit c'est qu'il ne censureraiit pas un gouvernement du nouveau front populaire ou un gouvernement composé d'élus de la France insoumise ils ont clarifier un petit peu après en disant qu'il aurait censure moi j'appelle pas tellement ça une clarification j'appelle ça une sorte d'improbable revirement peut-être devant la levée de bouclier que leur expression a suscité la vérité c'est qu'ils ont commencé par dire qu'ils étaient prêts à voter des mesures proposées par la France insoumise si elles allaient dans le bon sens que ça leur poserait pas de problème de travailler avec un gouvernement de gauche ou d'extrême gauche moi je encore une fois je le redis euh je crois à la nécessaire clarté je crois à la constance je crois à la cohérence et nous nous disons depuis le début comme d'ailleurs certains des députés macronistes l'ont dit également que des ministres qui viendraient de la France insoumise dans ce gouvernement feraient pour nous l'objet d'une motion de censure immédiate mais on a l'impression que pour vous le le plus grave danger aujourd'hui c'est plus la gauche que l'extrême droite mais je le redis encore une fois quand je regarde la France insoumise y compris au Parlement européen quand j'entends au Parlement européen des collègues de la France insoumisse qui pendant des mois ont refusé de dire que le Hamas était une organisation terroriste pardon mais oui on peut pas dire qu'on défend la République contre la montée de l'antisémitisme et fermé met les yeux sur cette dérive de la France insoumise et j'observe d'ailleurs que la gauche qui reconstruit une offre politique décente et capable de réunir de l'autre côté de la Manche c'est une gauche qui a choisi avec beaucoup de détermination de rompre avec cette dérive de l'antisémitisme de rompre avec la démagogie je crois malheureusement qu'aujourd'hui la gauche française ne prend pas ce cheminl Laurent vquier c'est l'avenir de la droite républicaine aujourd'hui moi je suis très admiratif du choix qu'a fait Laurent voquier de s'engager dans cette élection législative il était président de région il aurait pu rester à distance regarder la situation il a choisi de s'engager de prendre ce risque à l'époque il y a 3 semaines c'était évidemment dans une situation extrêmement difficile et et c'était un Paris extrêmement courageux aujourd'hui revient à l'assemé nationale on a la chance d'entendre sa voix elle va compter et comme président de groupe les républicains à l'Assemblée nationale il va jouer un rôle alors il a changé le nom ça s'appelle maintenant la droite républicaine qu'est-ce que vous en pensez de ce nom mais je je vous le redis moi je suis parfaitement d'accord avec cette évolution parce qu'elle elle elle dit finalement la nécessaire clarté retrouvée encore une fois la démocratie c'est un clivage c'est du pluralisme et et je crois qu'il faut aimer à nouveau ce pluralisme il faut retrouver la la jubilation d'un désaccord respectueux intelligent construit il y a dans ce pays a une gauche qui assume ses convictions mais il faut qu'il y ait aussi une droite qui assume d'avoir une proposition à faire au pays d'être la promesse que la France attend pour pouvoir se reconstruire et le fait de s'assumer comme tel à l'Assemblée nationale c'est un signe de cette clarté retrouvée dont nous avons ont tellement besoin et leur renvoquier ce sera votre candidat en 2027 2027 est un autre jour mais en tous les cas c'est cet engagement compte et on a besoin de lui on va aller au standard peut-être entendre Jean-Denis bonjour Jean-Denis oui bonjour je vous en prie posez votre question merci pour merci pour la qualité de de votre émission et merci France interre Bonjour Monsieur Belami merci avant tout pour votre clarté euh concernant le RN euh maintenant voilà la situation est-ce que ça peut être justement un déclic et profiter de cette situation pour éventuellement comme le président l'a demandé essayer de travailler ensemble avec des des des noms forts du côté PS côté Macron côté LR et vraiment créer un gouvernement fort républicain et essayer de se parler j'ai bien j'ai bien compris que il faut un LR maintenant une droite républicaine fort et droit dans botte mais nous allons devoir travailler ensemble c'est c'est c'est obligé sinon on va devoir euh rester dans cette position ça va être impossible je pense qu'il faut mettre de côté le RN LFI ça je pense que tout le monde est d'accord pour ça donc pourquoi le PS les macronistes et LR pourrai pas essayer de travailler ensemble euh merci pour pour cette question si franche et elle est importante bien sûr moi je je vous le redis encore une fois nous ne voulons pas bloquer le pays nous nous ne voulons pas l'abîmer dans des jeux partisans dans des curelles inutiles nous nous devons reconstruire un débat intelligible pour les Français et donc ce que nous disons c'est que nous sommes prêts encore une fois à mettre sur la table des propositions de texte des propositions de loi et ensuite charge à chacun de se déterminer c'est ce qu'on fait encore une fois je le redis tous les jours aussi dans le travail parlementaire européen mais je ne crois pas qu'on sauvera le pays en prolongeant et en aggravant le en même temps ce qui nous a mis dans cette situation aujourd'hui c'est la confusion c'est le en même temps il faut sortir au contraire du en même temps c'est ce que les Français nous demandent il faut retrouver de la clarté et ça ça veut dire que on peut pas imaginer essayer de faire des compromis au prix de cette nécessaire transparence d'une offre politique qui doit se reconstruire maintenant sur des bases qui soient claires et je le redis nous nous ne demandons rien pour nous-mêmes nous ne voulons rien pour un parti nous voulons tout pour le pays et tout pour cette clarté retrouvée dont la France a tellement besoin c'est bien compris merci beaucoup François Xavier béamie d'avoir été l'invité de la matinale de France Inter bonne journée à vous merci
François-Xavier Bellamy