Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (4 novembre 2020)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'en fait, vous voulez les pleins pouvoirs et vous profitez honteusement de la crise de la Covid »
- 0:42Invité politiqueFait
« Et vous profitez de la misère, de l'injustice, des morts, vous profitez de cela pour faire passer des dispositions absolument dérogatoires. »
- 1:32Invité politiqueFait
« La marge de manœuvre, c'est supprimer le Parlement. C'est ça votre politique. »
- 2:19Invité politiqueFait
« je pourrais vous faire remarquer que ce sont sans doute les députés de la majorité qui sont les plus malheureux de cette situation »
- 2:39Invité politiqueFait
« c'est parce que vous avez supprimé les coupes-circuits de la démocratie, parce que vous ne faites plus travailler les commissions »
- 3:51Invité politiqueFait
« le porte-parole peut dire quelque chose qui est démenti deux heures après par le Premier ministre »
- 5:32Invité politiqueFait
« de surcroît, vous baïonnez le Parlement en n'acceptant même pas une clause de revoyure dans peu de temps »
- 5:51Invité politiqueFait
« Vous êtes en train de faire ce que vous dénoncez en permanence dans les autres pays. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan95 %
- ?3 %
≈ 41,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci, M. Dupont-Aignan.
Oui, Mme la Présidente, Mme la Ministre, en écoutant les débats, on se rend compte, et notamment grâce à l'amendement de notre collègue, qu'on est dans une situation complètement surréaliste. Marge de manœuvre, j'ai bien écouté Mme la Ministre, marge de manœuvre. Marge de manœuvre dépend de qui ? Au dépend des salariés, au dépend du Parlement ? C'est-à-dire qu'en fait, vous voulez les pleins pouvoirs et vous profitez honteusement de la crise de la Covid, honteusement de la crise de la Covid, en essayant de culpabiliser les Français, en essayant de culpabiliser toute personne qui s'oppose à votre politique pour avoir votre marge de manœuvre. En fait, la démocratie vous gêne.
C'est ça le fond du problème. Et vous profitez de la misère, de l'injustice, des morts, vous profitez de cela pour faire passer des dispositions absolument dérogatoires. Dérogatoires ! Alors oui, ça vous gêne que je le dise, mais c'est la réalité. Vous profitez de cette horrible crise, de ces drames humains, pour faire passer des dispositions et vous asseoir sur les règles démocratiques du pays. C'est ça la réalité. Marge de manœuvre. La Ministre a été très claire. Vous voulez une marge de manœuvre. Et d'ailleurs, vous en êtes à un point que dès que l'opposition dit quelque chose, vous ne le supportez plus. M.
le Ministre est parti en vrille hier parce qu'en fait, il est tellement habitué à avoir un océan de satisfaction permanente. Vous n'imaginez même plus la contradiction. Vous ne la supportez plus. Vous voulez faire abstraction de tout. La marge de manœuvre, c'est supprimer le Parlement. C'est ça votre politique.
Merci, chers collègues.
Merci,
Mme la Ministre. M. Dupont-Aignan.
Oui,
je voudrais, Mme la Présidente, Mme la Ministre, revenir sur la remarque de M. Di Philippot sur cet amendement. Parce que, en vérité, la question de la confiance qu'il soulevait,
s
'il y a autant de contradictions, d'incohérences, de couacs
dans
vos décisions, c'est parce que vous vous privez, justement, de la consultation du Parlement, de l'échange qu'il y a dans notre Parlement. D'ailleurs, je pourrais vous faire remarquer que ce sont sans doute les députés de la majorité qui sont les plus malheureux de cette situation parce que, vu les erreurs, les échecs, les contradictions, les absurdités, les absurdités que vous devez assumer devant les Français, je pense que si vous ne laissiez pas des chefs de bureau du ministère de la Santé prendre toutes les mesures, j'ose imaginer quand même que vous auriez un tout petit peu de bon sens pour au moins éviter que des décisions complètement délirantes soient prises.
Et si ces décisions délirantes sont prises, contradictoires, insupportables pour nos concitoyens, c'est parce que vous avez supprimé les coupes-circuits de la démocratie, parce que vous ne faites plus travailler les commissions, parce que vous avez confié tous les pouvoirs à une administration de la santé qui est totalement dépassée par les événements. Et ce faisant, vous êtes en train de vous couper et de couper les Français de décisions importantes pour assurer la sécurité sanitaire.
Donc, la vraie question que nous posons, un certain nombre d'entre nous, c'est que si le Parlement existe, c'est parce que quand même c'est préférable d'avoir une discussion entre nous, représentants du peuple, plutôt que de laisser quelques
personnes décider
sans aucune connaissance du terrain des lois qui vont s'appliquer.
Oui,
Madame la Présidente, Madame la Ministre, c'est justement parce que nous sommes dans une crise terrible
que
vous avez besoin de consulter.
Et
c'est là où on ne comprend plus. Alors, vous ne supportez pas les parlementaires parce qu'ils vous donnent un autre avis et que vous pensez que parce que vous avez la majorité, vous pouvez tout faire. Admettons.
Bon,
mais pourquoi ne pas consulter alors ces fameuses organisations qui permettent d'éviter des erreurs
?
D'ailleurs,
il
ne semble pas y avoir même de consultation au sein du gouvernement puisque le porte-parole peut dire quelque chose qui est démenti deux heures après par le Premier ministre. Donc,
il
y a quand même un vrai problème. Et ce que soulevait notre collègue Brindeau sur les ARS, juste 10 secondes, le directeur de l'ARS d'Ile-de-France est venu devant le conseil départemental de l'Essonne. Et quand un maire, conseiller départemental, a posé une question, une question,
il
s'est emporté et a dit qu'on l'agressait et a voulu partir. Donc, le fonctionnement que vous instaurez au sommet
est
en train de descendre dans tout le système administratif. Et voilà pourquoi aussi les soignants, les directeurs d'hôpital, ceux qui sont sur le terrain, ne supportent plus les OUCAZ, ne les comprennent plus.
Et
au lieu d'essayer de comprendre ce qui ne va pas dans notre pays depuis des semaines, au lieu d'essayer de comprendre pourquoi les Français rejettent de plus en plus vos mesures, non, vous continuez, vous foncez dans le mur. On aura tout fait pour vous mettre en garde. On aura tout fait pour essayer de vous faire entendre raison. Et, j'ajoute dernier point, Mme Dumas, notre collègue Dumas a raison, quand on fait des propositions, jamais vous ne répondez au courrier. Nous vous avons adressé des courriers à M. Véran, il n'a jamais répondu.
M. Dupont-Aignan a demandé la parole.
Mme la Présidente, Mme la Ministre, c'est une véritable mascarade.
Et
les Français qui nous regardent
sont
effarés de ce que vous êtes en train de faire. Car non seulement vous menez une politique discutable, incohérente, contradictoire et dramatiquement inefficace, parce que vous n'avez pas pris les mesures qui s'imposaient,
et
de surcroît, vous baïonnez le Parlement en n'acceptant même pas une clause de revoyure dans peu de temps. Non mais, je ne
sais
pas si vous réalisez si Poutine faisait ça ou Trump, mais on vous entendrait,
on
vous entendrait,
et
vous proposerez des cris considérables. En fait, vous êtes en train de faire ce que vous dénoncez en permanence dans les autres pays. Vous êtes en train de faire ce que vous n'acceptez de personne.
C
'est une honte absolue pour notre République.
Nicolas Dupont-Aignan